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AMBASSADE DE FRANCE EN AFRIQUE DU SUD

SERVICE ECONOMIQUE REGIONAL POUR L’AFRIQUE AUSTRALE

Réalisé par: Paul Raso Pretoria, le 16 mai 2017


Relue par: Pascal Carrere et William Roos

Tableau de bord conjoncturel d’Afrique australe

Le FMI confirme la reprise de la croissance économique régionale en 2017 mais à un rythme encore insuffisant

Suivant l’accélération du PIB mondial (augmentation du taux de croissance de 3,1 % en 2016 à 3,5 % cette année) et
en Afrique sub-saharienne (de 1,4 % à 2,6 %), le FMI confirme la reprise de l’activité économique en Afrique australe.
Après 0,5 % en 2016 (un point bas depuis 2009, largement dû à la mauvaise performance de l’Afrique du Sud et
l’Angola), la croissance régionale atteindrait 1,4 % cette année et 1,9 % en 2018. Mais ce rythme serait encore
nettement inférieur aux performances passées (3,7 % en moyenne sur 2010/14) et insuffisant pour faire
significativement progresser le PIB par habitant compte tenu de la croissance démographique.

Cette accélération en 2017 serait dans tous les pays de la région, à l’exception du Lesotho qui verrait son taux de
croissance se réduire entre 2016 et 2017 (de 2,9 % à 2,2 %). L’accélération serait massive en Namibie (plus de 3
points), nette (plus d’un point de pourcentage) pour l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique et le
Zimbabwe, et plus modeste (moins de 1 point) pour l’Afrique du Sud, la Zambie et le Swaziland. Les deux premières
économies de la région, l’Afrique du Sud (62 % du PIB régional) et l’Angola (20 %), ne progresseraient que
d’environ 1%, tandis que les plus fortes croissances (au-dessus de 3%) seraient pour le Mozambique, la
Zambie, le Botswana et le Malawi.

Les conditions météorologiques et la bonne orientation des prix des produits de base, ainsi que des facteurs pays
spécifiques porteront cette accélération de l’activité

Au plan régional, deux grands facteurs viennent expliquer ce rebond anticipé de la croissance.

 D’une part, après une année 2016 marquée par la plus sévère sécheresse connue dans la région depuis 1992, la
normalisation des conditions météorologiques va permettre le redémarrage des secteurs agricoles (ils
représentent 29 % du PIB au Malawi, 25 % au Mozambique, 14 % en Zambie, 12 % au Zimbabwe),
l’augmentation des productions hydroélectriques (Zambie et Zimbabwe) et la diminution de l’inflation
alimentaire qui va affecter positivement la consommation des ménages, notamment des plus défavorisés.

 D’autre part, alors que la région est très dépendante de l’exploitation des produits de base, l’augmentation de la
demande externe mondiale de matières premières devrait orienter les cours à la hausse. Selon les
prévisions d’avril 2017 de la Banque mondiale, si globalement le prix moyen des produits agricoles resterait
stable entre 2016 et 2017 (-0,4 %), celui des métaux augmenterait de +9,8 % (+12,2 % pour l’aluminium ;
+18,1 % pour le cuivre ; +11,3 % pour le minerai fer et +9,4 % pour le nickel) et celui de l’énergie de +24,6 %
(+28,5 % pour le pétrole, +6,2 % pour le charbon et +20 % pour le gaz). Ces hausses des prix seront à la fois
positives pour les comptes externes via le rééquilibrage des balances commerciales et pour les finances
publiques au travers des recettes d’exportations et budgétaires. Toutefois, dans le cas de la hausse des cours du
pétrole, seul l’Angola en bénéficiera puisque les autres pays demeurent importateurs nets de ce produit.

Certains pays bénéficieront également de sources d’amélioration de l’activité économique plus spécifiques.

 A contre-courant de l’orientation restrictive des politiques économiques mises en place dans l’ensemble des
pays d’Afrique australe, le Botswana maintient l’orientation accommodante de son policy-mix (combinaison
des politiques budgétaire et monétaire), favorable à l’activité, grâce aux marges de manœuvre dont le pays
dispose (réserves de change importantes, dette publique faible, faiblesse des pressions inflationnistes).
 La Namibie va profiter de l’augmentation de la production d’uranium (mine de Husab), d’or (mine d’Otjikoto)
et de cuivre (mine de Tschud) ainsi que du développement de l’élevage.
 Le Lesotho bénéficiera de la mise en œuvre de la 2nd phase du projet Lesotho Highlands Water, du dynamisme
du secteur minier (dont la mine de diamants de Liqhobong) et du renouvellement pour 2017 de l’AGOA (Africa

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Growth and Opportunity Act - l’aide américaine garantissant l’accès libre de droits de douanes au marché
américain).

Ce rebond serait cependant freiné par des pressions inflationnistes, un manque de liquidités en monnaie
nationale ou en devises (selon le régime de change) et une situation dégradée des finances publiques

Exceptions faites du Botswana (pressions inflationnistes modérées) et du Zimbabwe (fin anticipée de la déflation avec
un taux d’inflation moyen prévu à +3 % selon le FMI), la plupart des pays d’Afrique australe continueraient
d’être pénalisés par une inflation élevée cette année, bien qu’orientée globalement à la baisse, et par une
politique monétaire de ce fait plutôt restrictive pour prolonger le ralentissement des prix. En glissement annuel,
l’inflation moyenne s’élèverait à +27 % en Angola, à +19 % au Mozambique, à +12,9 % au Malawi, à +9 % en
Zambie et dépasserait les +6 % dans les pays membres de la zone monétaire commune (hors Botswana). La hausse des
prix de détail devrait peser négativement sur la consommation, laquelle est déjà contrainte dans certains pays par le
haut niveau d’endettement des ménages (Afrique du Sud, Namibie).

De plus, selon le régime de change, peut s’ajouter un manque de liquidité qui affectent fortement l’activité :
manque de devises pour les pays au désalignement de change massif (Angola) ou sans monnaie nationale (Zimbabwe)
; raréfaction du crédit domestique dans les pays où une dépréciation forte a fait bondir l’inflation et conduit à une
politique monétaire très restrictive (Zambie qu’ayant réduit son taux directeur de 300 pdb depuis le début de l’année ;
et dans une moindre mesure Mozambique qui souffre d’un problème de liquidité en monnaie locale). Ces pénuries de
liquidités pénalisent l’investissement privé, les paiements des fonctionnaires, les activités dépendant d’importations…

Enfin, la situation dégradée des finances publiques (la dette publique régionale s’élèverait à 54,9 % du PIB en 2017 et
le ralentissement de l’activité réduit les recettes, notamment douanières qui comptent beaucoup pour des pays de la
Southern African Customs Union comme le Lesotho et du Swaziland), les risques associés aux entreprises publiques et
la pression exercée par les agences de notation conduit plutôt à des efforts de consolidation budgétaire dans de
nombreux pays qui freinent l’activité. De plus, la plus ou moins grande fermeture de certains pays à l’aide des
bailleurs multilatéraux (Zimbabwe du fait d’arriérés de paiement, Mozambique du fait du scandale sur la dette
cachée) freine l’investissement public.

A moyen terme, si la région recèle un potentiel de croissance élevé et offre ainsi des perspectives favorables
pour les entreprises internationales, sa matérialisation nécessite de lever des freins structurels

L’Afrique australe dispose d’un potentiel de croissance élevé du fait de sa croissance démographique, d’une richesse
minière encore en développement (gaz au Mozambique, nouvelles mines au Botswana, Namibie, Lesotho…), de
l’essor de sa classe moyenne (notamment en Afrique du Sud), du processus de rattrapage en cours et à venir en terme
de productivité et de sa capacité à exporter vers les autres régions d’Afrique (cas de l’Afrique du Sud en particulier) et
dans les pays développés (potentiel offert par l’Accord de Partenariat Economique (APE) signé en 2016 entre l'Union
européenne et six pays d’Afrique australe, par l’AGOA avec les Etats-Unis). A cela s’ajoutent la puissance de la place
financière de Johannesburg (le Johannesburg Stock Exchange est la 17ème capitalisation mondiale et le 1er marché
boursier d’Afrique) et la qualité des infrastructures sud-africaines pour desservir la région. Cependant différentes
contraintes pèsent sur ce potentiel : l’environnement des affaires, le manque de compétitivité et le niveau parfois élevé
de la corruption appellent à d’importantes réformes structurelles. Elles sont nécessaires à la fois pour augmenter la
taille du secteur privé, favoriser la diversification des économies, résorber les goulots d’étranglement (notamment dans
les infrastructures) et faire face aux enjeux sociaux (chômage et inégalités élevés).

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La dégradation de la notation de la dette souveraine sud-africaine et ses conséquences au plan régional

Début avril, les agences de notation Standard & Poor’s et Fitch ont abaissé leur notation de la dette souveraine sud-
africaine libellée en devises en catégorie spéculative, prolongeant un mouvement amorcé depuis 2012. Distinction
importante entre les deux agences, seul Fitch a également placé dans cette catégorie sa note de la dette libellée en rand
tandis que celle de S&P reste à un cran au-dessus. En outre, Fitch place sa notation sous perspective stable alors que
S&P lui associe une perspective négative. Ces décisions interviennent notamment en réaction au large remaniement
ministériel opéré par le Président Jacob Zuma le 30 mars dernier (dont un nouveau tandem au ministère des Finances)
qui fait craindre un relâchement des risques budgétaires, notamment ceux associés aux entreprises publiques, et des
difficultés politiques pour la mise en œuvre de réforme structurelles favorables à la croissance à moyen terme. Si
l’Afrique du Sud est le premier pays touché (avec à ce stade des conséquences négatives perceptibles mais encore
modérées s’agissant du cours du rand, de la bourse et des coûts d’emprunt), la région va aussi en subir les
conséquences en raison des liens commerciaux très étroits qui existent entre les économies et des transferts des
migrants travaillant en Afrique du Sud. Cela affectera directement les recettes douanières des pays membres de la
SACU (Lesotho, Botswana, Namibie, Swaziland). Ces derniers sont aussi liés à l’Afrique du Sud au travers de
l’ancrage de leur devise au rand sud-africain (taux de change fixe pour le Lesotho, la Namibie et le Swaziland – parité
glissante où le rand occupe 45 % du panier de monnaie pour le Botswana) et donc de leur politique monétaire.
Achevé de rédiger le 16 mai 2017

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TAUX DE CROISSANCE TRIMESTRIEL DU PIB

Evolution en glissement annuel (%)

Evolution en glissement annuel (%)

2014 2015 2016


%
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Afrique du Sud* -1,6 0,7 2,2 4,1 1,9 -1,8 0,4 0,5 -1,5 3,1 0,4 -0,3
Botswana 3,3 4,6 6,0 2,7 2,7 -0,3 -5,4 -3,5 2,3 3,9 6,9 4,2
Mozambique 8,5 9,1 6,6 5,6 5,5 7,1 7,7 6,0 4,9 3,4 3,7 1,1
Namibie 7,5 4,9 2,9 10,1 6,5 7,4 6,3 4,5 4,8 0,1 -0,8 -3,1

Sources : Banques centrales nationales (disponibles pour les seuls pays de l’Afrique australe susvisés)

* : en rythme trimestriel annualisé

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TAUX DE CROISSANCE ANNUEL DU PIB

Evolution en glissement annuel (%)

Evolution en glissement annuel (%)

2010 2011 2012 2013 2014 2015 (e) 2016 (p) 2017 (p)
Afrique sub-saharienne 7,0 5,0 4,3 5,3 5,1 3,4 1,4 2,6

Afrique australe 4,1 4,0 3,6 4,1 2,9 1,9 0,5 1,4

Afrique du Sud 3,0 3,3 2,2 2,5 1,7 1,3 0,3 0,8
Angola 3,4 3,9 5,2 6,8 4,8 3,0 0,0 1,3
Botswana 8,6 6,0 4,5 11,3 4,1 -1,7 2,9 4,1
Lesotho 6,9 4,5 5,3 3,6 3,4 2,5 2,9 2,2
Malawi 6,9 4,9 1,9 5,2 5,7 3,0 2,3 4,5
Mozambique 6,7 7,1 7,2 7,1 7,4 6,6 3,4 4,5
Namibie 6,0 5,1 5,1 5,7 6,5 5,3 0,1 3,5
Swaziland 3,5 2,0 3,5 4,8 3,6 1,1 -0,4 0,3
Zambie 10,3 5,6 7,6 5,1 4,7 2,9 3,0 3,5
Zimbabwe 11,4 11,9 10,6 4,5 3,9 1,1 0,5 2,0

Sources : prévisions d’avril 2017 du FMI, calculs du SER Pretoria

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TAUX D’INFLATION

Evolution en glissement annuel (%)

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TAUX D’INFLATION

Evolution en glissement annuel (%)

Evolution en glissement annuel (%)


2017
(%) 2013 2014 2015 2016
jan fév mars avr
Afrique du Sud 5,8 6,1 4,6 6,3 6,6 6,3 6,1 nd
Angola 8,8 7,3 10,3 32,4 39,7 38,3 36,5 34,8
Botswana 5,9 4,4 3,1 2,8 3,1 3,4 3,5 3,4
Lesotho 5,0 4,0 5,0 7,0 5,0 5,2 nd nd
Malawi 28,3 23,8 21,9 21,7 18,2 16,1 15,8 14,6
Mozambique 4,2 2,3 2,4 19,2 20,6 20,9 21,6 21,3
Namibie 5,6 5,3 3,4 6,7 8,2 7,8 7,0 6,7
Swaziland 5,6 5,7 5,0 8,0 8,2 6,8 6,0 7,0
Zambie 7,0 7,8 10,1 17,9 7,0 6,8 6,7 6,7
Zimbabwe 1,6 -0,2 -2,4 -1,6 -0,7 0,1 0,2 0,5
Sources : Banques centrales, Instituts des statistiques et FMI

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TAUX DE CHANGE NOMINAUX POUR 1 DOLLAR US (base 100 = janvier 2014)

Dépréciation

Appréciation

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TAUX DIRECTEUR DE LA BANQUE CENTRALE (%)

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Notations souveraines (dette en devises)

Fitch Moody’s S&P


BB+ Baa2 ↘ BB+ ↘
Afrique du Sud
Avril 2017 (-) Avril 2017 (↘) Avril 2017 (-)
B↘ B1 ↘ B↘
Angola
Sept 2016 (-) Avr 2016 (-) Août 2016 (↘)
A-↘
Botswana nd A2
Avr 2016 (↘)
B+
Lesotho nd nd
Avr 2016 (-)
CC Caa3 ↘ SD
Mozambique
Mai 2016 (-) Juil 2016 (-) Jan 2017 (-)
BBB- ↘ Baa3 ↘
Namibie nd
Sept 2016(↘) Dec 2016 (↘)
B↘ B3↘ B↘
Zambie
Fev 2016 (↘) Avr 2016 (-) Mars 2016 (↘)

Note : ↘ (perspective négative), ↗ (perspective positive)


Changement intervenu en 2016/2017: - (déclassement), + (reclassement), ↘ (mise sous perspective négative), ↗ (mise sous
perspective positive)

Lecture : la notation souveraine de l’Afrique du Sud a été dégradée avril 2017 par Fitch et S&P et mise sous perspective
négative par Moody’s

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Solde budgétaire (% PIB)

Dette publique (% PIB)

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Solde courant (% PIB)

Déficits jumeaux en 2016 (% PIB)

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Répartition du PIB de l’Afrique australe (zone de compétence du SER de Pretoria)


En % du total de la richesse régionale (2016)

PIB/tête (USD)

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Prix des matières premières (base 100 = janvier 2008)

2017 2018 2019 2020


Produits 2014 2015 2016
(P) (P) (P) (P)
Charbon (Australie $/tonne) 70,1 57,5 65,9 70,0 60,0 55,0 55,4
Energie Pétrole brut (spot $/baril) 96,2 50,8 42,8 55,0 60,0 61,5 62,9
Gaz naturel USA (US$/million British
4,4 2,6 2,5 3,0 3,5 3,6 3,7
thermal units)
Produits Maïs ($/tonne) 193 170 159 160 163 167 170
agricoles Tabac ($/tonne) 4991 4908 4806 5000 4960 4920 4880
Aluminium ($/m) 1867 1665 1604 1800 1828 1856 1885
Métaux
et Cuivre ($/tonne) 6863 5510 4868 5750 5838 5927 6017
minerais Nickel ($/tonne) 16893 11863 9595 10500 11034 11594 12183
Métaux
Or ($/once) 1266 1161 1249 1225 1206 1187 1169
précieux
Source: Banque mondiale, prévisions d’avril 2017

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PRINCIPAUX INDICATEURS MACROECONOMIQUES – CHIFFRES 2016

Afrique du
2016 Angola Botswana Lesotho Malawi Mozambique Namibie Swaziland Zambie Zimbabwe
Sud
Population (millions) 55,9 27,4 2,2 1,9 18,6 28,8 2,3 1,1 16,7 14,5
PIB (Mds USD) 294,1 95,8 15,0 2,3 5,5 11,3 10,6 3,8 21,3 14,2
PIB/habitant (USD) 5261 3502 6972 1170 295 392 4630 3330 1275 977
Investissement/PIB (%) 19,5 8,4 21,3 7,5 11,3 38,6 27,8 12,3 38,4 17,2
Epargne/PIB (%) 16,2 4,0 36,1 19,4 -4,1 -0,3 16,6 7,1 32,9 17,0
Exportations /PIB (%) 30,9 33,9 54,3 39,9 25,3 27,4 38,8 47,1 37,6 24,9
Importations/PIB (%) 31,9 36,1 54,1 88,5 36,1 72,9 59,8 54,3 40,5 50,4
Solde courant/PIB (%) -3,3 -4,3 14,7 -7,7 -15,5 -38,9 -11,2 -5,2 -5,5 -1,6
Dépenses publiques (% PIB) 33,0 23,7 33,9 49,8 33,0 30,7 39,4 36,9 24,0 35,0
Recettes publiques (% PIB) 29,4 19,6 32,0 42,1 25,2 24,7 31,5 24,5 17,9 24,7
Solde public/PIB (%) -3,5 -4,1 -1,9 -7,7 -7,8 -6,0 -7,8 -12,4 -6,1 -10,2
Dette publique/PIB (%) 50,5 71,9 13,9 47,8 62,1 115,2 42,1 27,5 53,1 75,3
IDE reçus (M USD, 2015) 1772 8681 394 169 143 3711 1078 -121 1653 421

Sources : FMI et CNUCED

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PRINCIPAUX INDICATEURS STRUCTURELS


(classement)

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Commerce international : principaux clients, fournisseurs et produits échangés (2015)

Exportations Importations Fournisseurs Clients


1- Métaux/perles précieux (17,9%) Pétrole (15,7%) Chine (18,3%) Chine (9,1%)
Afrique du
Sud 2- Véhicules (11,3%) Machines outil (13,9%) Allemagne (11,3%) Etats-Unis (7,6%)
3- Minerais (10,5%) Equipements électriques (11,1%) Etats-Unis (7%) Allemagne (6,6%)
1- Pétrole (97,1%) Machines outil (16,6%) Chine (22,9%) Chine (46,9%)
Angola 2- Métaux/perles précieux (2,3%) Navires (9,9%) Portugal (14,4%) Inde (9,3%)
3- Sel, sulfure, ciment, etc (0,1%) Equipements électriques (8,6%) Corée (11,5%) Etats-Unis (8,6%)
1- Métaux/perles précieux (79,1%) Métaux/perles précieux (22,1%) Afrique du Sud (75,1%) Belgique (41,1%)
Botswana 2- Nickel (5,2%) Pétrole (14,9%) Canada (9%) Inde (14,7%)
3- Equipements électriques (3,2%) Machines outil (8,3%) Chine (4,1%) Afrique du Sud (11,3%)
1- Métaux/perles précieux (34%) Pétrole (13,2%) Afrique du Sud (84,3%) Etats-Unis (36,9%)
Lesotho 2- Vêtements (28,4%) Equipements électriques (7,5%) Chine (6%) Belgique (30%)
3- Autres vêtements (16,6%) Véhicules (5,7%) Taipei, Chine (4,5%) Afrique du Sud (28,8%)
1- Tabac (45,9%) Pétrole (10,8%) Afrique du Sud (18%) Belgique (10,6%)
Malawi 2- Sucres (9,1%) Fertilisants (9,7%) Chine (13,1%) Zimbabwe (9,3%)
3- Café, thé, épices (6,6%) Produits pharmaceutiques (8,4%) Emirats Arabes Unis (11%) Mozambique (9,2%)
1- Aluminium (33,6%) Pétrole (13%) Afrique du Sud (30,1%) Pays-Bas (29,8%)
Mozambique 2- Pétrole (30,4%) Machines outil (12%) Chine (12,5%) Afrique du Sud (18,3%)
3- Tabac (9,2%) Véhicules (9,2%) Pays-Bas (7,3%) Inde (10,6%)
1- Poissons (23,2%) Véhicules (13,7%) Afrique du Sud (70,9%) Afrique du Sud (20,5%)
Namibie 2- Produits chimiques (14,9%) Machines outil (11,2%) Chine (8,5%) Belgique (9,4%)
3- Cuivre (14,5%) Pétrole (9,2%) Etats-Unis (2,2%) Espagne (9,1%)
1- Parfums, cosmétiques (25,4%) Pétrole (15,1%) Afrique du Sud (84,8%) Afrique du Sud (68,2%)
Swaziland 2- Sucres (23,8%) Véhicules (7,5%) Inde (4,5%) Mozambique (3,2%)
3- Produits chimiques (10,9%) Machines outil (6,8%) Chine (2,1%) Inde (2,6%)
1- Cuivre (73,8%) Pétrole (18,7%) Afrique du Sud (30,9%) Suisse (44,3%)
Zambie 2- Céréales (2,9%) Machines outil (14,6%) Congo (11,2%) Chine (14,5%)
3- Métaux/perles précieux (2,9%) Minerais (7,3%) Chine (8,2%) Singapour (7,8%)
1- Tabac (33,1%) Pétrole (26,4%) Afrique du Sud (38,4%) Afrique du Sud (71,1%)
Zimbabwe 2- Métaux/perles précieux (31,3%) Machines outil (9,3%) Singapour (22,3%) Mozambique (15,1%)
3- Minerais (8,4%) Véhicules (7,7%) Chine (7,6%) Emirats Arabes Unis (5,5%)

Source : Centre du commerce international (agence conjointe de l’Organisation Mondiale du Commerce et des Nations Unies)
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