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‫الجمهورية التونسية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬


‫جامعة تونس‬
‫المدرسة الوطنية العليـا للمهندسين بتونـس‬
Département de Génie Mécanique ‫قسم الهندسة الميكانيكية‬

RAPORT DU PROJET DE FIN D’ANNEE


Cycle Ingénieur en Génie Mécanique

Projet intitulé

LES EOLIENNE : TECHNOLOGIE ET PRINCIPE DE


FONCTIONNEMENT

Présenté par :

Yakoubi Mohamed Chedi


Agrebi Mohamed

Devant le jury composé de :

Mr Rezgui Mohamed Ali Président


Mr Ridha Suissi Encadrant
Table de matières

1. Introduction générale
…………………………………………………………….
2. Définition de l'énergie éolienne…………………………………….
2.1.Présentation de l’éolienne …………………………………………………
2.1.1. Problématique sur l’exploitation de l’énergie renouvelable…………………….
2.1.2. Les énergies renouvelables constituent donc une alternative aux énergies
fossiles à
plusieurs titres…………………………………………………………………
2.1.3. Transformation de l’énergie du vent en électricité …………………………….
2.1.4. Définition de l'énergie éolienne……………………………………………..
2.1.5. L’architecture d’une éolienne à axe horizontal………………………………………

3. Etat de l’art et situation de l’éolien dans le monde actuel ………..

3.1.La capacité mondiale installée de l’énergie éolienne : ………………………………


3.2. Estimation de la capacité mondiale en GW………………………………………….
3.3. Répartition Continentale :……………………………………………………..

4. Types de structures selon les flotteurs……………………….

4.1. Flotteur à lignes tendues (Tensioned Leg Platform ou TLP) ……………………


4.2. Caracteristiques generales du TLP……………………………………………………….
4.3. Les lignes de mouillage…………………………………………………………
4.4. Les câbles inter-éoliennes :………………………………………………………………..

5. Fondations…………………………………………………………….

5.1. Les ancrages……………………………………………………………


5.1.1. Ancre à draguer :……………………………………………
5.1.2. Pile enfoncée :………………………………………………………
5.1.3. Pile à succion :……………………………………………………
5.1.4. Ancre gravitaire :……………………………………………
5.2. Installation des éoliennes sur le
site…………………………………………………………………..

6. principe du fonctionnementde l’éolienne ……………

6.1. Constitutions de l’éolienne à axe horizontal …………………………


6.2. fonctionnement……………………………………………………..
6.3. Présentation du système…………………………………………….
7. Etude théorique d’éolienne………………………………..

7.1 Energie cinétique du


vent ……………………………………………………………………………….
7.2. Masse du volume
d’air …………………………………………………………………………..
7.3. Puissance théoriquement
récupérable ……………………………………………………………….
7.4. Loi de
Betz …………………………………………………………………………………………….
7.5. Action du vent sur les
pales ……………………………………………………………………………
7.6 Couple moteur
……………………………………………………………………………………………….
7.7. Etude de
cas………………………………………………………………………………………………

Liste des figures

Figure 1 : Schéma descriptif d'une nacelle d'éolienne

Figure 2 :La statistique de La capacité mondiale

Figure 3 :estimation de la capacité éolienne installée dans le monde

Figure 4 :Répartition continentale de la capacité ajoutée en 2018 :

Figure 5 :: types de flotteurs

Figure 6 :bouées de TLP

Figure 7 :lignes de mouillage

Figure 8 :les ombilicaux vue 3D

Figure 9 :les ombilicaux vue 2D

Figure 10 :

Figure 11 :

Figure 12 :

Figure 13 :

Figure 14 :
Figure 15 :

Figure 16 ::schéma simplifié de principe d’un aérogénérateur :

Figure 17 :

Figure 18 :schéma de principe des constituants principaux de l’éolienne VESTAT

Figure 19 :Structure générale de transmission de puissance d’une éolienne

Figure 20 :

Figure 21 :

Figure 22 :

1. Introduction :
Le contexte environnemental pousse le domaine de l’éolien à se tourner vers
l’offshore. l’objectif en matière d’énergie éolienne est la production de 25 000
Mégawatts. Les experts s’accordent à dire que cet objectif est irréalisable sans le
développement de l’éolien offshore. A vrai dire, la technologie offshore présente de
nombreux avantages par rapport à l’éolien terrestre. Du fait de l’absence d’obstacle,
la longueur de rugosité est faible (Troen &Petersen (1989) et Lange et al. (2004)) .
Le potentiel éolien en mer bénéficie donc de vitesses moyennes de vent plus
élevées que son homologue terrestre. Le taux de turbulence y est également plus
faible. Ces deux aspects conduisent respectivement à une augmentation de la
puissance récupérable mais aussi à une diminution des phénomènes de fatigue
aérodynamique. On peut également citer le vaste espace disponible ainsi que
l’absence de contraintes sur la taille des turbines qui permet également d’augmenter
la puissance des machines. Dans ce contexte apparaissent de nouvelles
problématiques.De plus, le secteur de l’éolien, pour obtenir une énergie compétitive,
ne peut pas se permettre de largement sur-dimensionner les plateformes comme
c’est le cas de l’industrie pétrolière. En effet, à l’heure actuelle, le principal frein de
l’éolien offshore réside dans son coût d’installation et de fonctionnement bien
supérieur à l’éolien terrestre. Il apparaît donc nécessaire, pour l’étude de tels
systèmes, de disposer d’outils numériques mais également d’installations.

2.1. Présentation de l’éolienne :

2.1.1 Problématique sur l’exploitation de l’énergie renouvelable :


Le développement et l’exploitation des énergies renouvelables ont connu une forte
croissance ces dernières années. Pour les prochaines décennies, tout système
énergétique durable sera basé sur l’utilisation rationnelle des sources traditionnelles
et sur un recours accru aux énergies renouvelables.

2.1.2. Les énergies renouvelables constituent donc une alternative


aux énergies fossiles à plusieurs titres :
Elles sont généralement moins perturbatrices de l'environnement :
- Elles n'émettent pas de gaz à effet de serre et ne produisent pas de déchets
;
- Elles sont inépuisables ;
- Elles autorisent une production décentralisée adaptée à la fois aux
ressources et aux besoins locaux ;
- Elles offrent une importante indépendance énergétique.

2.1.3. Transformation de l’énergie du vent en électricité :


Pour la suite de cette épreuve nous nous intéresserons aux dispositifs de conversion
permettant de transformer l’énergie éolienne en énergie électrique. Dans un premier
temps nous présenterons les caractéristiques générales d’un aérogénérateur
existant, puis nous analyserons les chaînes de conversion mécanique et électrique
qui lui sont associées.

2.1.4. Définition de l'énergie éolienne :


Un aérogénérateur, plus communément appelé éolienne, est un dispositif qui
transforme l'énergie cinétique du vent en énergie mécanique disponible sur un arbre
de transmission puis en énergie électrique par l'intermédiaire d'un générateur.

2.1.5. L’architecture d’une éolienne à axe horizontal :


L’architecture d’une éolienne à axe horizontal comporte les éléments suivants :
- Le mât, il soutient la nacelle et permet d’élever la hauteur du rotor. L’intérêt est de
capter des vents plus hauts, donc plus réguliers et plus forts. Celui-ci est composé
de 4 à 5 tronçons en acier pour les éoliennes les plus puissantes. Il peut mesurer
jusqu’à 90 mètres pour une éolienne de 8 MW. A sa base, se trouvent tous les
éléments techniques nécessaires pour la transformation de la tension produite et le
raccordement au réseau.
- La nacelle, située en haut du mât, elle abrite les composants essentiels de la
production d’énergie électrique. On peut y trouver notamment l’alternateur et son
accouplement, le système de refroidissement de l’alternateur et le moteur servant à
l’orientation de la nacelle en fonction de la direction du vent.
- Le rotor, il est composé du moyeu et des pales. Son diamètre atteint 180 mètres,
avec des pales de 88 mètres, pour les éoliennes les plus puissantes. Les matériaux
utilisés actuellement pour ces dernières sont la fibre de verre et la fibre de carbone.
Leur profil est modélisé en fonction de la puissance de la turbine et de la vitesse de
rotation du rotor. Un système de vérins intégré dans le moyeu permet de faire varier
l’angle d’attaque des pales en fonction de la vitesse du vent. En cas de tempête il est
possible de modifier l’angle d’attaque de manière à obtenir un couple moteur nul et
donc de protéger l’éolienne. La totalité des éoliennes de forte puissance possèdent 3
pales. En effet, ce choix s’avère être le meilleur compromis entre le rendement de

l’éolienne et son coût de fabrication.


# Pour une éolienne de 8 MW, la hauteur totale atteint 210 mètres en bout de pale,
pour un poids total de plus de 500 tonnes.
Figure1 : Schéma descriptif d'une nacelle d'éolienne

3. Etat de l’art et situation de l’éolien dans le monde


actuel :
3.1. La capacité mondiale installée de l’énergie éolienne :

La statistique de la figure1 représente la capacité totale de production d'énergie


éolienne dans le monde, en gigawatts, entre 2008 et 2018. La capacité de production
mondiale d'une telle énergie était ainsi en hausse au cours de cette période. En
2018, la capacité de production mondiale s'élevait à environ 564 GW. L'énergie
éolienne représentait donc plus d'un cinquième de la capacité de production à partir
de toutes les énergies renouvelables dans le monde en 2018.

Figure 2 :La statistique de La capacité mondiale.

3.2. Estimation de la capacité mondiale en GW

La statistique de la figure2 représente une estimation de la capacité éolienne


installée dans le monde entre 2018 et 2022. On apprend que 840 gigawatts de
puissance éolienne devraient être installés en 2022 :
Figure 3 :estimation de la capacité éolienne installée dans le monde

3.3. Répartition
70 Continentale :
60
En termes de répartition
50 continentale, la plus forte
progression de l'industrie
40 éolienne se situe en
30 Asie, et le centre de
gravité de l’éolien
20 mondial s'est encore
éloigné de l‘Europe et de
10 l‘Amérique du nord .
L‘Asie représente la plus
0 forte part des nouvelles
2015 2016 2017 2018 installations (54.6%),
suivie de l‘Europe
(27.0%) et de l‘Amérique
Europe North America Asia du nord (16.7%),
l‘Amérique latine (1.2%),
et l‘Afrique (0.4%) n'occupent toujours qu'un rôle marginal pour les nouvelles
installations.
Figure 4 : Répartition continentale de la capacité ajoutée en 2018 :

4. Types de structures selon les flotteurs :

on distingue trois grandes catégories de flotteurs : le flotteur semi-submersible, la «


Tensioned Leg Platform » et la bouée « SPAR » :

figure 5 : types de flotteurs


4.1. Flotteur à lignes tendues (Tensioned Leg Platform ou TLP) :

A l’heure actuelle, contrairement au semi-submersible et au SPAR, aucun


démonstrateur d’éolienne avec flotteur TLP n’a été construit dans le monde.
Cependant, cette technologie a déjà fait ses preuves dans le domaine des
plateformes de forage offshore et présente des qualités de stabilité excellentes. A la
différence du semi-submersible, la majeure partie du flotteur TLP est maintenue
immergée par un ancrage sous tension qui le tire vers le fond. Les lignes de
mouillage, soumises à un effort important, doivent résister à la dérive ainsi qu’à la
poussée d’Archimède du flotteur. En contrepartie, cet excès de flottabilité retenu par
des lignes tendues apporte une grande stabilité à l’ensemble. Comparé au flotteur
semi-submersible, le tonnage de la structure d’un flotteur TLP est presque divisé par
deux. En résulte un coût à la construction moindre, ainsi qu’une manipulation plus
aisée lors du remorquage et de l’installation. La mise sous tension des lignes
mouillages demande en revanche l’assistance de navires spécialisés et parfois la
présence de treuils sur le flotteur pour ajuster la tension. Le TLP creuse ensuite
l’écart en matière de coût grâce à ses lignes de mouillage plus courtes que le
mouillage caténaire, car le prix de l’ancrage représente une part non négligeable du
prix de l’ensemble. Par ailleurs, aucun système de ballastage automatique n’est
nécessaire puisque ses lignes de mouillage tendues empêchent toute prise de gîte.
Enfin, comme le semi-submersible, le flotteur TLP et sa turbine peuvent être
assemblés à quai dans la majorité des installations portuaires modernes, puis
remorqués jusqu’au site de production.
4.2. Caracteristiques generales du TLP :
4.3. Les lignes de mouillage :

Les différentes technologies de mouillage actuellement en service pour les


plateformes pétrolières s’appliquent parfaitement à l’éolien offshore flottant. C’est
ainsi que les matériaux utilisés seront l’acier ou la fibre synthétique, sous forme de
câble ou encore de chaînes, en configuration caténaire, lignes tendues ou bien semi-
tendu. Trois configurations de mouillage se distinguent pour un flotteur. Les lignes de
mouillage tendues pour les flotteurs TLP, le mouillage caténaire pour les flotteurs
SPAR et semi-submersibles et enfin, moins répandu, le mouillage semi-tendu,
adapté à un flotteur semi-submersible.

Le flotteur TLP a besoin de lignes de mouillage tendues pour assurer son maintien.
Pour cette configuration, les deux matériaux utilisés sont le câble d’acier et la ligne
en fibres synthétiques. L’avantage principal de l’acier est son prix. Le second est la
faible élasticité du câble. Ceci permet de garder une tension importante
continuellement afin de maintenir le flotteur immobile. Cependant le poids du câble
est non-négligeable, et sa rigidité complique d’autant plus sa manipulation. C’est
pourquoi on associe souvent une section en fibre synthétique à l’extrémité du câble
en acier. De son côté, les avantages de la fibre synthétique poussent la plupart des
constructeurs à opter pour ce matériau. Tout d’abord, son poids est bien moindre
que l’acier.

Certaines fibres ont même une densité plus faible que l’eau et participent alors à la
flottabilité de l’ensemble. De plus, elle est facilement manipulable ce qui rend son
installation et sa mise sous tension plus rapide. Elle résiste également mieux dans le
temps à l’environnement marin. Cependant elle aura une plus forte déformation
élastique que l’acier, ce qui peut nuire à la stabilité du flotteur. La fibre utilisée est le
plus souvent le polyester qui possède une très grande résistance à la rupture, même
mouillé. A titre d’exemple, pour un simple diamètre de 48mm sa charge de rupture
sera de plus de 80 tonnes.

Parfaitement à la verticale en configuration TLP, les lignes de mouillage ont une très
faible empreinte au sol car seules les ancres reposent sur le fond marin. Ceci permet
de réduire leur
incidence sur l’environnement.
Figure 7 :lignes de mouillage

D’autre part, les forces qui s’appliquent sur les ancres sont plus élevées que pour le
mouillage caténaire et le semi-tendu. En résulte la nécessité d’avoir des lignes de
mouillages avec une charge de rupture supérieure et plus couteuses. Cependant, il
s’avère que le prix des lignes du mouillage tendues est deux fois moins élevé que
celles du mouillage caténaire. Ceci est obtenu grâce à la longueur des lignes à
profondeur égale, en moyenne de 700 mètres pour le caténaire, contre 80 mètres
pour le tendu.

4.4. Les câbles inter-éoliennes :

Le réseau électrique inter-éoliennes d’une ferme commerciale consiste à faire


transiter l’énergie produite d’une éolienne à l’autre à travers des câbles électriques
sous-marins dans lesquels circule un courant alternatif triphasé . Ces câbles
contiennent également les fibres optiques nécessaires à la transmission des
informations (données de production, alertes de dysfonctionnement, etc.). Une
double armure métallique intégrée au câble le protège des différents chocs et
abrasions pouvant être rencontrés sur les fonds marins. Cette double protection
permet également aux câbles de garder leur intégrité et leur fonctionnement malgré
les mouvements des flotteurs : ce sont des câbles dits « dynamiques » (également
appelés « ombilicaux »).

Figure 8 : les ombilicaux vue 3D

Figure 9 : les ombilicaux vue 2D

5. Fondations :
5.1. Les ancrages :
L’ancrage est très varié sur l’ensemble des projets d’éolien flottant. Il dépend bien
évidemment du choix de la configuration des lignes de mouillages, mais également
de la qualité du fond marin et de la tension appliquée sur les ancres. Cette
technologie est également bien maitrisée par les industriels, forts de leur expérience
acquise dans l’exploitation de champs pétrolier et gazier en mer.

5.1.1. Ancre à draguer :


Ce type d’ancre est
particulièrement adapté au
mouillage à lignes caténaires. Sa
forme est conçue pour résister à
une traction horizontale, sa
capacité de retenue est alors
obtenue par la résistance du sol
face à l’avancée de la partie plane
de l’ancre. Son installation est
relativement aisée avec l’aide de
navires remorqueurs type AHTS,
elle pénètrera de plusieurs mètres
dans le sol, et parfois jusqu’à une
vingtaine de mètres dans les sols
les plus meubles. Elle est
préconisée pour les sols
constitués de sédiments
agglomérés. Il faudra veiller à ce qu’ils ne soient tout de même pas trop durs afin de
permettre la pénétration de l’ancre. Lors du démantèlement de l’éolienne, l’ancre à
draguer pourra être récupérée. Par la suite, elle sera réutilisée ou recyclée suivant
l’état d’usure.

Figure 10

5.1.2. Pile enfoncée :

La pile, appelée aussi pieu, peut être appliquée


à tous les types de mouillage. Elle est faite pour
résister à des charges de toutes directions,
horizontale pour le caténaire, à 45 degrés pour
le semi-tendu et verticale pour le mouillage
tendu. Son installation consiste à enfoncer un
pieu dans le sol marin, par vibration, par
pression hydraulique ou par forage. Il existe
également la possibilité de couler directement
dans le sol le béton constituant la pile. A titre
d’exemple, pour les fondations d’une éolienne
offshore posée, l’enfoncement de la pile se fait
sur une longueur allant de 20 à 130 mètres,
suivant les propriétés du sol sur lequel elle se
trouve. La pile est adaptée à une large gamme
de sols différents et les divers procédés
d’installation donnent la possibilité de s’adapter à la dureté du sol si besoin est. Pour
le démantèlement de l’éolienne, il sera très difficile et parfois même impossible de
récupérer la pile. La plupart du temps ce type de fondation est donc laissé dans le
sol marin. Figure 11

5.1.3. Pile à succion :

Comme la pile enfoncée, la


pile à succion convient à tous
les types de mouillage, avec
des tractions dans différentes
directions, allant de la
verticale à l’horizontal. La pile
à succion est plus facile et
plus rapide à installer que la
pile enfoncée, surtout lorsque
les profondeurs augmentent.
Sa structure prend la forme
d’une cloche qu’on enfonce
dans le sol marin. On applique
ensuite une pression négative
sous la cloche ce qui aura
pour effet de verrouiller son
enfoncement. La ligne de
mouillage est fixée sur le côté de la pile, à l’endroit où se trouve le point optimal de
fixation. Elle fonctionne très bien pour les sols composés d’argiles molles et plus
généralement les sols dont la
Figure 12

pénétration est facile, mais n’est pas applicable aux sols durs. La pile à succion ne
pourra pas non plus être installée sur des sols sablonneux meubles, où il n’est pas
possible d’obtenir une pression négative suffisante. Elle présente l’avantage d’être
facilement récupérable lors du démantèlement de l’éolienne. Il suffit d’augmenter la
pression sous la cloche jusqu’à la pression
positive nécessaire.

5.1.4. Ancre gravitaire :

L’ancre gravitaire est le système d’ancrage le


plus simple à concevoir. Elle retient le flotteur
uniquement grâce à sa lourde masse qui reste
posée sur le fond. Le poids moyen d’une ancre
étant de 650 tonnes pour les projets actuels. Elle
convient mieux à un mouillage à lignes tendues mais peut se trouver parfois avec un
mouillage caténaire. Son installation est très simple, puisqu’il suffit de la poser sans
nécessairement l’enfoncer. L’ancre gravitaire est destinée aux sols durs. En effet, sur
un sol meuble les ancres risqueraient de s’enfoncer inégalement, ce qui
déstabiliserait l’ensemble. Elle reste également incompatible avec des fonds
rocheux, à moins d’une préparation du fond au préalable pour l’aplanir. Ceci
augmente évidemment le coût de l’installation. L’ancre gravitaire sera rarement
récupérée lors du démantèlement de l’éolienne. Son poids et sa taille rendent la
tâche très difficile. De plus,
l’ancre agit comme un récif artificiel qui est souvent jugé figure
13
préférable de ne pas déplacer.

5.2. Installation des éoliennes sur le site :


 
La première étape consiste à préinstaller les ancres à draguer avant l’arrivée de
l’éolienne sur le site. Cette manœuvre est réalisée à l’aide de navires remorqueurs
de type AHTS, qui vont
tout d’abord déposer
l’ancre à environ 40
mètres du point
d’ancrage final. Celle-ci
est reliée au remorqueur
par une section de la
ligne de mouillage qu’il
retient sur son pont. Le
remorqueur procède
ensuite à un tirage
progressif de l’ensemble
sur 40 mètres. Traîner de
la sorte l’ancre permet de
l’ensouiller à une profondeur suffisante au niveau du point d’ancrage final. Le dernier
maillon de la ligne de mouillage est alors relié à une bouée de surface via un câble
provisoire, afin de faciliter la
récupération de la chaîne et le raccordement figure 14
à l’éolienne en temps voulu.
Le flotteur et la turbine sont assemblés à quai, dans des bassins dédiés. L’ensemble
est ensuite remorqué jusqu’au site d’installation à l’aide d’un remorqueur AHTS et de
remorqueurs hauturiers. Arrivés sur le site, les lignes de mouillage sont relevées une
par une avec l’aide du câble provisoire préinstallé, et connectées successivement
aux point d’ancrage du flotteur. Les lignes sont enfin mises sous tension grâce à des
tendeurs situés sur les flotteurs.
La dernière étape de
l’installation de l’éolienne est la
pose de l’ombilical, assurée par
un navire spécialisé. Celui-ci
est en partie maintenu entre
deux eaux par une succession
de flotteurs, le reste est posé
sur le fond marin. L’installation
complète d’une éolienne sur le
site, de la pré-installation des 6
ancres jusqu’à la connexion de
l’ombilical, est réalisée en 3 ou
4 jours, hors aléas
météorologiques.

Figure 15

6. principe du fonctionnementde l’éolienne :

6.1. Constitutions de l’éolienne à axe horizontal :


Figure 16 :schéma simplifié de principe d’un aérogénérateur :

Les éoliennes à axe horizontal sont plus largement employées. Même si elles
nécessitent très souvent un mécanisme d’orientation des pales, elles présentent
un rendement aérodynamique plus élevé, démarrent de façon autonome et
représentent un faible encombrement au niveau dusol.

Une éolienne est composée de plusieurs constituants présents sur les Figures 1 et
2 : un mat, ou tour, supporte la nacelle et le rotor. Il est important qu’il soit haut du
fait de l’augmentation de la vitesse du vent avec la hauteur et aussi du diamètre
du rotor. Il est tubulaire et contient un ascenseur. La nacelle partiellement
insonorisée, avec une armature métallique, accueille le générateur et son système
de refroidissement, le multiplicateur de vitesse et les différents équipements
électroniques de contrôle qui permettent de commander les différents actionneurs
d’orientation ainsi que le fonctionnement global del’éolienne.
Figure 17

Le multiplicateur de vitesse comporte un arbre lent (arbre principal sur le schéma


ci-dessus) supportant le rotor et un arbre à grande fréquence de rotation (1500
tours/min). Il est équipé d’un frein à disque, auquel est accouplé le générateur. Le
multiplicateur de vitesse peut être pourvu d’un système de refroidissement à
l’huile.

Le rotor possède trois pales qui permettent de capter l’énergie du vent et de la


transférer à l’arbre lent. Un système hydraulique permet d’orienter les pales et de
réguler la fréquence de rotation du rotor à une valeur constante. Les pales
fournissent également un frein aérodynamique par « mise en drapeau » ou
seulement par rotation de leurs extrémités. Un mécanisme utilisant des moteurs
d’orientation permet d’orienter la nacelle face au vent. Un anémomètre et une
girouette situés sur le toit de la nacelle fournissent les données nécessaires au
système de contrôle pour orienter l’éolienne et la déclencher ou l’arrêter selon la
vitesse du vent.

6.2. fonctionnement :

Quand le vent se lève, l’unité centrale grâce à la girouette située à l'arrière de la


nacelle, commande aux moteurs d'orientation de placer l'éolienne face au vent.
Les trois pales sont mises en mouvement par la seule force du vent. Elles
entraînent avec elles l'arbre principal qui est lié à l’arbre d’entrée du
multiplicateur.
Dès que la vitesse du vent sera suffisante (4 m/s soit environ 15 km/h),
l'éolienne peut être couplée au générateur par l’arbre de sortie du multiplicateur
et peut fournir de l’électricité au réseau. Les pales tournent alors à une
fréquence de rotation de 30 tours par minute et entraînent le générateur à 1500
tours par minute. Cette fréquence de rotation restera constante tout au long de
la période de production. Lorsque la vitesse du vent atteint (14 m/s soit 50
km/h), l'éolienne fournit sa puissance nominale. Le générateur délivre alors un
courant électrique alternatif à la tension de 690 volts à 50 Hz dont l'intensité
varie en fonction de la vitesse du vent. Ainsi, lorsque la vitesse du vent croît, la
portance s'exerçant sur les pales augmente et la puissance délivrée par le
générateurs'accroît.

Pour des vitesses de vent supérieures à 14 m/s (soit environ 50 km/h), la


puissance est maintenue constante en réduisant progressivement la portance
des pales. L’unité hydraulique régule cette portance en modifiant l'angle de
calage des pales qui pivotent sur leurs axes.
Lorsque la vitesse du vent dépasse 25 m/s (soit 90 km/h), les pales sont mises
en drapeau (parallèles à la direction du vent) et leur portance devient quasiment
nulle. Tant que la vitesse du vent reste supérieure à 90 km/h, le rotor de
l’éolienne est « en roue libre » et le générateur est déconnecté du réseau :
l’éolienne ne produit plus d’électricité. Dès que la vitesse du vent diminue,
l’éolienne se remet en production.
Toutes ces opérations sont entièrement automatiques et gérées par l’unité
centrale. En cas d'arrêt d’urgence, un frein à disque placé sur l’arbre rapide du
multiplicateur permet de stopperl'éolienne afin d’éviter sadestruction. Au pied de
l’éolienne, un transformateur convertit la tension de 690 volts en 20000 volts,
tension du réseau national d'Électricité de France sur lequel toute l'électricité
produite est déversée.

6.3. Présentation du système :

L’éolienne que nous allons étudier correspond à la catégorie moyenne selon


sa puissance nominale délivrée au réseau. Il s’agit de l’éolienne polyvalente V52-
850 kW fabriquée par la société Démaoïse VESTAT .Voici ses caractéristiques
techniques :
Figure 18 : schéma de principe des constituants principaux de l’éolienne VESTAT

Figure 19 :Structure générale de transmission


7. Etude théorique d’éolienne
Une éolienne a pour rôle de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie
électrique.

7.1 Energie cinétique du vent 

1
Ec = . m . v 2
2

m: masse du volume d’air (en kg)


v: vitesse instantanée du vent (en m/s)
Ec  : énergie cinétique (en joules)

7.2. Masse du volume d’air 


m=ρ . v

v : Volume d’air occupé (en m3)

ρ: Masse volumique (en Kg/m3)

7.3. Puissance théoriquement récupérable :


1
Pcinétique = . ρ. S . v 3
2

ρ :Masse volumique de l’air

v : vitesse du vent (en m/s)


S : surface du capteur éolien (en m2)

7.4. Loi de Betz :

Une éolienne est une machine permettant de convertir l'énergie cinétique du vent en
énergie mécanique de type éolienne. En effet, le vent fait tourner des pales qui font-
elles même tourner le générateur de l'éolienne.
Cette énergie dépend de trois paramètres :
-la forme et la longueur des pales,
-la vitesse du vent
-la température qui influe sur la densité de l’air.
16
Mais, une éolienne ne pourra jamais convertir en énergie mécanique plus de
27
(59%) de l’énergie cinétique du vent et on peut démontrer ce pourcentage par la
théorie de Betz  :
On prend :
v 0: Vitesse axiale initile du vent
S0: Surface à l’entrée du tube de courant
v1 : Vitesse du vent dans le plan du rotor
S1: Surface du rotor
v 2: Vitesse du vent à l’aval du rotor
S2: Surface à l’aval du vent

Figure 20
On supposera l’air incompressible, ce qui permettra d’écrire la conservation du débit
volumique :
S0 . v 0=S1 . v 1=S2 . v 2
Le théorème d’Euler (variation de la quantité de mouvement de la veine de vent
entre l’amont et l’aval de l’hélice) permet d’écrire que la force F s’exerçant sur les
pales de l’aéromoteur est donnée par l’expression :
F=ρ . S 1 . v 1 .(v 0 . v 2)
On obtient ainsi l’expression de la puissance mécanique fournie à l’aéromoteur :
P=F . v 1=ρ . S 1 . v 12 . (v 0−v 2)
De plus, la masse d’air élémentaire dm traversant l’éolienne pendant le temps dt est :
dm= ρ. S 1 . v 1 . dt
La variation d’énergie cinétique de cette masse dm lorsque la vitesse passe de la
valeur v 0à la valeur v 2est définit par :
1
d W c = . dm.(v 02−v 22)
2
La variation de l’énergie cinétique par seconde de la masse d’air est :
d Wc 1 2 2
Pc = = ρ. S1 . v 1 . ( v 0 −v 2 )
dt 2
En exprimant que Pc =P , on en déduit que :
(v 0 + v 2)
v1 =
2
Ainsi la puissance récupérable selon la théorie de Betz s’énonce :
1
Pr = ρ. S1 . ( v 0 +v 2 )2 .(v 0−v 2 )
4

La limite de Betz :
La relation devant exister entre v 0et v 2pour que cette puissance Pr passe par un
maximum soit :
d Pr
=0 .Soit v 0=3. v 2
d v2
Dans ces conditions la puissance maximale s’écrit :
8
Pmax = ρ . S . v 03
27
16 1 16
Pmax =
27 2 ( )
. ρ . S . v 3 = Pd
27
Ce qui signifie que la puissance maximale récupérable ne pourra jamais représenter plus de
16/27× 100 = 59,26 % de la puissance disponible due au vent, c’est la limite de Betz.

7.5. Action du vent sur les pales :

Vitesse angulaire du rotor :


w=2 π . f
w : vitesse angulaire (en rad/s)
f : fréquence de rotation du rotor (en s−1 )
Vitesse du vent crée par le déplacement de la pale:
n
U =w . r=2 π . f .r =2 π . f . .r
60
U: vitesse du vent dû au déplacement de la pale ou vitesse tangentielle (en m/s)
W: vitesse angulaire du rotor (en rad/s)
r : distance du point considéré à l’axe de rotation(en m)
f : fréquence de rotation du rotor (hertz= s−1 =tour/seconde)
n: fréquence de rotation du rotor (en tour/min)
Vitesse relative de la pale: (en m/s)

v r=√ v 2 +U 2
v:vitesse du vent (en m/s)
U:vitesse tangentielle du point considéré ( en m/s)

Figure 21 :

Les forces de portance et de traînée:

Figure 22

Avec α =angle d ' attaque des pales=β +i


β=anglede calage
i=angle d’incidence
Force de portance:

ρair 2
d Rz =C z . . l . v r .dr
2

Rz
C z =Cd = =coefficient de portance
Avec ρ air 2
.l . v r
2

l=longueur de pale

S=surface de la pale =l.c (c=corde de la pale)

ρair = masse volumique de l’air

Intégration le long de la pale:

1
R z=ξ= . ρair . v r2 . S . C z
2

Force de traînée:

ρ air 2
d Rx =Cd . .l . v r . dr
2

Rx
C x =C l= =coefficient de traînée
Avec ρair 2
.l . v r
2

Intégration le long de la pale:

1
D=R x = . ρair . v 2r . S .C x
2

Force totale:

d FT =d R z . cosα +d Rx . sin α

Intégration le long de la pale:


1
F t= . ρair . S . Cr
2

Avec C r=coefficient totale=C l . cos α +C d .sin α

Finesse du profil:

Cd
s=
CL

Couple mécanique produite par l’éolienne:

P
Q t =n .∫ r . F t=¿ n .∫ r .(d R z . cos α +d R X . sin α )= ¿
w

Avec n : nombre de pale

7.6 Couple moteur :

Q t =n .∫ d F M =n∫ d R z . sin α−d R x . cos α

ρ.c 2 1
Q M =n . l 2 . .( v + . U 2 . ( C z . sin α . C x .cos α ) )
2 √3

Moment de flexion :

M F =√ Q2t +Q2M

7.7. Etude de cas :


L’éolienne E126 de Enercon :

Diamètre de rotor : 5.4 m

Surface balayée : 23 m 2

Poids de turbine : 270 Kg

Longueur du mât : 18 m

Diamètre du mât : 0.9 m

 Les pales : profil NACA 4412


Longeur de la pale : l=0.1m

Corde de la pale : c=182 mm

Surface de la pale : S =l¿ C=0.0182 m2

Coefficient de portance : C z =0.90

Coefficient de traînée : C x =−0.113

Angle d’attaque : α =2.81 ∘

Masse volumique d’air : ρair =1.25 Kg/m 3

Matériau : Alimunium
3
 Puissance récupérable : Précup=0.37 S . v =1060W
1 2
 Force de portance : R z= . ρair . v r . S .C z
2
1
¿ ×1.25 ×52 ×0.0182 ×0.90
2
R z=0.2551 N
1 2
 Force de traînée : R x = ρair . v r . S . C x =−0.0321 N
2
1
 Force totale : F t= . ρair . S . Ct
2
Avec : C t=C z . cos α +C x . sin α =0.893
F t=0.2540 N
 Couple mécanique produite par l’éolienne :
Q t =n . R . ( R z .cos α + R x . sin α )
¿ 0.759 × R

R= distance moyenne

 Couple moteur : Q M =n . R ( R Z .cos α −Rx . sin α )


¿ 0.7806 R

Moment de flexion : M f =√ Q 2t +Q 2M = √ R2 (0.759 2+0.78006 2)= 1.088R


Bibliographie

-Etude sur la filière éolienne française : bilan, prospective et


stratégie. ADEME

-Commande Floue de la Machine Synchrone à Aimant Permanant


(MSAP) utilisée dans un système éolien. Mémoire Université
Ferhat Abbas de Setif.

-Calcul des efforts subis par les éoliennes de moyenne et forte


puissance. Doctorat de l'Université des Sciences et Technologies
de Lille 1
-Mémoire en réponse du maître d'ouvrage Eoliennes en Mer
Dieppe Le Tréport.

-PROJET DE FIN D’ETUDES. UNIVERSITÉ SIDI MOHAMED BEN


ABDELLAH.

-Groupe de Travail « Fondations d’éoliennes offshore ».


Recommandations pour la conception et le calcul des fondations
d’éoliennes offshore.

-Mémoire de Fin d’Etude. République Algérienne Démocratique et


Populaire Ministère de l’enseignement Supérieur et de la
recherche Scientifique

-L’EOLIEN OFFSHORE FLOTTANT. Guillaume BRACQ

Conclusion :
Les avantages de l’énergie éolienne dans la lutte aux changements climatiques :
 
La position des auteurs en matière de lutte aux changements climatiques est celle
de la plupart des organisations de la société civile à travers le monde, soit une
réduction substantielle des émissions de gaz à effet de serre de façon à limiter la
croissance de la température moyenne du globe à moins de deux degrés Celsius,
préférablement à moins de 1,5 degré Celsius24. Pour ce faire, les émissions
mondiales de GES doivent plafonner d’ici environ 5 ans et diminuer rapidement par
la suite. D’ici 2050, les émissions des pays développés doivent avoir été réduites
de quelque 80 %, sous leurs niveaux de 1990, ce qui implique très certainement
une décarbonisation complète de l’ensemble du secteur énergétique, ce qui inclut
également la production d’électricité à base de gaz naturel et de charbon. Cette
transition doit se faire en très peu de temps, si l’on veut éviter des changements
climatiques catastrophiques pour les écosystèmes et l’Humanité.
Le Québec a l’avantage ou la chance, selon celui qui le regarde, d’avoir
développé l’hydroélectricité sans avoir prévu l’avantage important de ses faibles
émissions de GES par kWh produit. Beaucoup plus tard, la province a choisi de
mettre en veilleuse la centrale au gaz naturel de Bécancour et de fermer la
centrale au mazout de Tracy.