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Introduction :

-L’eau est une ressource limitée et vulnérable, vitale pour l’homme, sa survie,
sa santé et son alimentation ; elle l’est également pour ses activités agricoles,
économiques et la qualité de son environnement en dépend étroitement.
Cependant, elle est le réceptacle universel de tout type de pollution. L’homme
doit faire face à une diminution des ressources hydrique naturelles et à la
dégradation croissante de la qualité de l’eau due principalement aux
insuffisances de traitement des eaux d’égouts, aux rejets d’effluents industriels
et domestiques, aux infiltrations des résidus d’engrais, de pesticides
agricoles…..etc. Ces nuisances comptent parmi les principales causes de
pollution des eaux. Leur gravité est fonction de la densité des populations, des
pratiques agricoles et industrielles et de la présence ou non de dispositifs de
récupération et de traitement des eaux usées. En Algérie l’eau a été hissée au
rang de priorité nationale depuis plus d’une décennie. Les disponibilités en eau
sont estimées à 17 milliards de m3 par an dont 12 milliards de m3 dans la
région Nord, avec 10 milliard de m3 des ressources superficielles. L’exploitation
de ces ressources en eau est très intense avec les besoins grandissants liés à
une demande cumulée de trois secteurs souvent concurrentiels (la ville,
l’industrie et le périmètre d’irrigation). La mobilisation des eaux superficielles a
été de tous les temps une préoccupation majeure des pouvoirs publics. En
effet, le code des eaux, promulgué en 2005, définit l’eau comme bien de la
collectivité nationale. Selon ce texte, le premier principe sur lequel se fonde
l’utilisation, la gestion et le développement durable des ressources en eau, est
le droit à l’accès à l’eau et à l’assainissement pour satisfaire les besoins
fondamentaux de la population, dans le respect de l’équité en matière de
services publics. Devant les besoins en eau douce qui ne cessent de croître
coite et vu l’impossibilité de se contenter seulement de ces ressources
naturelles conventionnelles, un programme de mobilisation des ressources en
eau a été mis en œuvre, et aussi le recours au traitement des eaux ou à
l’épuration pour la production d’une eau potable ou réutilisable.

-ce présent travail explique en détail la détermination de la demande chimique


en oxygène (DCO) .
Définition de la DCO :

-la DCo décrit les besoins en oxygènes des matières oxydables présentes dans
l’eau d’un effluents .il s’agit en grande partie de matières organiques qui seront
oxydées lors de réaction enzymatiques, ou d’ions oxydables (fer ferreux,
chlorures, sulfures, nitrites …)

Appliquées aux effluents traités par une station d’épuration, la mesure de la


DCO permet d’apprécier l’efficacité du traitement appliqué et d’évaluer
l’impact du rejet sur l’environnement quant au risque d’asphyxie par une trop
grande consommation d’oxygène lors des réactions de dégradation et
d’oxydation.

But du TP :
C’est la détermination de la demande chimique en oxygène de l’eau décantée .

Méthodes de détermination de la DCO :


 Méthode de spectrophotomètre.
 Méthode de KIT HACH LCK 144/314.

Remarque :

Un spectrophotomètre est un appareil qui permet de mesurer l’absorbance


d’une solution à une longueur d’onde donné ou sur une région donnée du
spectre, selon la loi de bees-lambert, l’absorbance d’une solution est
proportionnelle à la concentration des substances en solution à condition se
placer à la longueur d’onde à laquelle la substance absorbe les rayons
lumineux.
 Voici un tableau qui représente les concentrations de DCO en mg/ld’o2
en fonction de l’absorbance de la solution :

DCO mg/ld’o2 Absorbance


0 0
50 0.028
100 0.038
200 0.075
300 0.1110
500 0.1880

Le graphique : concentration de DCO mg/l d’o2 en fonction de l’absorbance.

dco en mg/ld'o2
600

500

400
dco en mg/ld'o2
300

200

100

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2

L’équation de ce graphe est : Y= 2669 X −6.625

Y : concentration de DCO.

X : l’absorbance.

Principe et théorie :

La matière oxydable contenue dans un échantillon est oxydée par chauffage à


reflux en milieu fortement acide H 2 so 42 avec une quantité connue de dichromate
de potassium pendant deux heures, le dichromate qui, enfin de réaction, n’as
pas réagi est titré par une solution de sel de Mohr fe¿ on obtient la DCO en
déduisant la quantité de dichromate réduite par la solution à analyser.

On opère en présence d’un catalyseur ( Ag+¿¿) et en présence d’un complexant


des ions chlorures ¿:

hg 2+¿¿ Complexe cl en Hg cl 2 qui empèche cl d’être oxydé par le dichromate


−¿¿ −¿¿

en dichlore cl2 gazeux. La concentration de la solution de sel de mohr n’étant


pas stable (oxydation à l’air) il est indispensable de déterminer le titre exact de
la solution utilisée pour une série de dosages.une mesure de DCO doit être
faite simultanément sur les échantillons et sur de l’eau distillée qui est utilisée
pour faire les différentes dilutions cette mesure constitue ce qu’on l’appel un
blanc, en effet le bichromate est susceptible d’oxyder l’eau en oxygène.

Donc on résume la matière oxydable dans l’échantillon qui réagit avec le


dichromate de potassium provoque un changement de couleur dont
l’absorbance est proportionnelle à la quantité de bichromate de potassium
réduit et se mesure en équivalent d’oxygène.

Appareillage :
 Bloc chauffant à 148°c.
 Spectrophotomètre UV visible.
 Réfrigérant.
 Balance de précision.

Les réactifs :
 2.45g/l dichromate de potassium k 2 cr 2 o7

 acide sulfurique H 2 so 42 concentré d=1.83


 sulfate mercurique cristallisé hg so 4
 1.65g sulfate d’argent Ag2 so 4

 L’équation de la réaction :
 Matières organiques +k 2 cr 2 o7 +h2 so 4 + Ag→ co 2+h2 o+cr 3 +¿¿
Mode opératoire :

1) dosage de l’échantillon :

On prend deux tubes t1 et t2 ; on met dans le t1 l’échantillon et dans le t2 l’eau


distillée, pour le premier tube on va mettre :

 2ml d’échantillon
 1ml de solution de dichotomate de potassium k 2 cr 2 o7
 1g de sulfate de mercure hg so 4
 3 ml de solution de sulfate d’argent Ag2 so 4

2) étape de minéralisation :

On met les deux tubes t1 et t2 dans un bloc chauffant pour 2h et à 148°c.

3) étape de refroidissement :
On enlève les deux tubes t1 et t2 qui sont dans le bloc chauffant après on fait le
refroidissement.

Après l’étape de refroidissement on prend l’eau distillée pour neutraliser


l’appareil.

4) étape de mesure :

On met le tube qui contient l’échantillon dans le spectrophotomètre qui


mesure la DCO.

L’appareil nous donne la valeur de X et les valeurs de Y on les obtient à partir


de cette équation :

Y=2669 X −6.625.
Le rôle de sulfate d’argent :
Le sulfate d’argent apporte les ions ( Ag+¿¿) qui servent comme catalyseur
d’oxydation parce que certaine matières organiques sont très lente à oxyder
par le dichromate.

Le rôle de sulfate de mercure :


Le sulfate de mercure est utilisé comme catalyseur pour la production
d’acétaldéhyde à partir d’acétylène et d’eau.

Le rôle du chauffage :
Le rôle du chauffage est d’augmenter la vitesse de la réaction (aspect cinétique)
et éventuellement de rendre la ou les réactions quantitatives (aspect
thermodynamique, par déplacement d’équilibre).

Le rôle du réfrigérant :
Le rôle du réfrigérant est de condenser les vapeurs des divers constituants
susceptible de s’évaporer lors du chauffage en les faisant passer de l’état
gazeux à l’état liquide et en les récupérant dans le ballon da façon à éviter les
pertes.

Normes de DCO pour les eaux usées :


NA <90 mg/l d’o2.

OMS <90mg/l d’o2.

NFT < 125 mg/l d’o2.

La biodégradabilité est exprimée par un coefficient k :


DCO
K= DBO

 Si K <1.5 l’effluent est biodégradable.


 Si 1.5< K <2.5 l’effluent est moyennement biodégradable.
 Si K ≥ 2.5 l’effluent n’est pas biodégradable.
Calcul et résultat :
 Pour la DCO on a :

Valeur de la DCO à l’entrée = 180mg/l

Valeur de la dco à la sortie=50mg/l

 Pour la DBO5 on a :

Valeur de la DBO5 à la sortie=90mg/l

 on calcule :
180−50
 Le rendement: R= 180 =0.72

DCO
en utilisant la formule de K= DBO on calcule :

50
 K à la sortie : K = 90 =0.55

Conclusion :
La Demande Chimique en Oxygène : c’est la quantité d’O2 qu’il faut fournir à
un échantillon d’eau pour réduire, par voie chimique, les matières oxydables.

se mesure en oxydant, à chaud et en milieu acide, toutes les matières


organiques présentes dans l’échantillon. On utilise un oxydant puissant tel que
le bichromate de potassium (mg/l).

intèrprétation des calculs :

Le rapport DCO / DBO5 donne une indication sur le caractère biodégradable


des effluents ; D’après les valeurs de k calculée ( k=0.55) , on déduit que à la
sortie de la step l’effluent est biodégradable.

Le rendement de la station est assez bon R=0.72, généralement le rendement


moyen d’une station d’épuration est de 60%.