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La Méthodes de mesure

cond expérimentales

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ther
miq
ue Ben Amara Balkis |1ére année
énergétique groupe2
Année universitaire :2017/2018
Table des matières

INTRODUCTION GÉNÉRALE 

I. DÉFINITION DE LA CONDUCTIVITÉ 
II. MÉTHODES DE MESURE
   II.I. EN RÉGIME PERMANENT 
     II.I.I. MÉTHODE DU MUR OU DE LA PLAQUE 
    II.I.II. MÉTHODE DE LA COUCHE CYLINDRIQUE 
   II.II. EN RÉGIME QUASI ÉTABLI 
II.II.I. MÉTHODE DU FIL CHAUD
II.II.II. MÉTHODES DE CONTACT : SONDES THERMIQUES
II.III.EN RÉGIME TRANSITOIRE 
II.III.I. METHODE DE LASER FLASH
CONCLUSION
 
 
 
 
 

 
 

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Introduction générale :

La connaissance des propriétés thermo-physiques des matériaux est


importante pour les applications industrielles et pour la recherche académique.
L’une de ces propriétés est la conductivité thermique qui présente le thème
principal de ce travail.
Ce travail présente plusieurs parties. La premiére partie donne une définition
de la conductivité. Les autres parties met l’accent sur les différentes méthodes
de mesure. Ils sont classés en fonction du régime de la perturbation thermique :
stationnaire, quasi-établi et transitoire. On introduit aussi brièvement le champ
d’applications relatif à chaque méthode de mesure.

I. Définition de la conductivité: 
  
 La conductivité thermique notée λ s'exprime en W⋅ m−1 ⋅K−1 et correspond
au flux de chaleur traversant un mètre de matériau soumis à un écart de
température de 1 kelvin entre la face entrante et la face sortante.
Pour les fluides, elle varie également avec la pression. Lorsque la pression croît,
les conductivités thermiques des gaz ou des liquides augmentent. 
Plus la conductivité thermique est grande, plus le matériau est conducteur, plus
elle est petite, plus le matériau est isolant. 
Ci-dessous on présente quelques valeurs de conductivité thermique pour de
différents matériaux et divers états de la matière dans des conditions normales
de température et de pression.

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Figure: Ordres de grandeur pour les conductivités thermiques de la matière

II. Méthode de mesure: 
II.I. EN RÉGIME PERMANENT: 

II. I.I. Méthode du mur ou de la plaque: 


1.Méthode absolue :

La plaque du matériau, de surface A, est mise en contact par une face avec une
source chaude et par l'autre face avec une source froide. Les deux faces sont
planes, parallèles et leurs dimensions sont grandes par rapport à l’épaisseur. On
repère les températures en deux points x et y à l'intérieur du corps, séparés
d'une distance e, et on mesure le flux transmis à travers la surface en régime
permanent. Il est important de bien isoler le solide par ses faces latérales. IL
faut que le contact soit parfait entre les deux matériaux (pas d’air).

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Le schéma ci-contre illustre le processus. La source chaude est une
plaque chauffante et la source froide est de la glace. 

Figure: Plaque chaude gardée - Schéma de principe pour la méthode de la


plaque chaude

On pèse l'eau récupérée aprés un temps donné, ce qui permet de déterminer Le


flux de chaleur (correspondant à la fusion de la même masse de glace) ayant
traversé le matériau. On mesure parallèlement les deux températures θ0 et θ1.
on en déduit alors la conductivité du matériau : 

2.Méthode de comparaison :

On rapporte la mesure de la conductivité d'un solide à celle, connue, d'un


autre solide. On superpose alors deux plaques d'épaisseurs e 1 et e2 et de
conductivités thermiques λ1 et λ2.
On dispose des thermocouples sur les faces A et C et à l'interface B des
plaques et on munit l'ensemble d'un calorifuge.

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En régime permanent, le flux Q peut s'exprimer par :

D'où 

La popularité de la méthode de la plaque chaude vient de sa simplicité


d'une part et de sa précision d'autre part. Les conductivités thermiques de
matériaux isolants mesurées avec cette méthode sont données avec une
incertitude relative de 5 %

II.I. II. Méthode de la couche cylindrique :

On réalise un cylindre creux de longueur L avec la substance dont on veut


déterminer la conductivité. A l'intérieur de ce cylindre, on met en place un
circuit fournissant un flux de chaleur constant Q (résistance thermique).

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On mesure les températures en deux points A et B situés à des distances
rA et rBde l'axe. En régime permanent :

Le flux de chaleur est égal à la puissance apportée par la résistance


thermique. Pour le déterminer, on mesure donc la ddp ou l'intensité aux
bornes de la résistance.
Le cylindre n'étant pas illimité, on doit éviter les pertes par les extrémités.
Les deux derniéres méthodes restent valables pour déterminer la
conductivité thermique des gaz ou des liquides, à condition de prendre de
grandes précautions pour éviter la convection naturelle.
En outre, le principal inconvénient rencontré lorsqu'on utilise cette
méthode est le temps d'attente relativement long avant de pouvoir
effectuer une mesure. En effet, par principe, il est nécessaire d'atteindre le
régime permanent pour pouvoir procéder à la mesure. Dans le cas
d'échantillons très isolants ou d'épaisseurs importantes, ce temps se
compte en heures voire en jours.

II.II. En régime quasi-établi: 

Les méthodes de mesure en régime quasi-établi se caractérisent par la mesure


simultanée d’un flux de chaleur (en général constant) et d’une température
(variable avec le temps). Elles permettent d’atteindre un ou plusieurs
paramètres thermophysiques suivant la complexité du modèle et de la méthode
d’identification ; elles diffèrent selon la géométrie de l’échantillon. 

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L’identification s’effectue plutôt aux temps longs, ce qui justifie l’appellation de
régime quasi établi ; elles correspondent aux types C, H, N, O et P du tableau 1. 
Pour une approche fine, le modèle physique doit prendre en compte l’élément
chauffant (sondes ), le milieu et l’interface sonde-milieu. La quasi-totalité des
modèles font l’hypothèse d’un transfert unidirectionnel qu’il faudra donc
respecter au moment de la mesure (contrainte sur les dimensions de
l’échantillon par exemple) 

 II.II.I. Méthode du fil chaud :

Le principe de la sonde à chocs est de produire localement un échauffement


faible du matériau (quelques degrés au dessus de la température ambiante) et
de mesurer cette élévation de température au cours du temps (durée de
quelques minutes). Par un traitement mathématique de ce signal intégré a
l’aide d’un logiciel, l’identification de la conductivité thermique est réalisée.

La méthode du fil chaud est aujourd'hui la méthode de référence pour la


mesure de conductivité thermique des liquides et des gaz. Cette méthode a été
initialement introduite pour des mesures sur les liquides non conducteurs mais
a progressivement été adaptée pour la caractérisation de liquides en général, de
gaz et même de solides

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II.II. II. Méthodes de contact : Sondes thermiques:

La sonde à plan chaud suppose un transport thermique unidirectionnel : un


flux de chaleur surfacique constant est imposé au centre d'un milieu supposé
infini. La température est mesurée au niveau du plan source.

Figure: Méthode du plan chaud : modèle et réalisation

II.III. En régime variable ou transitoire :

Les propriétés thermo-physiques sont déduites suite à une perturbation


thermique contrôlée de l'échantillon. On distingue trois catégories de
perturbations :
▷ Excitation périodique
▷ Excitation impulsionnelle
▷ Excitation aléatoire

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II.III.I. Méthode de « laser flash» :

Cette méthode dite mesure la diffusivité thermique, qui, après le fait de


connaître la capacité calorifique et la masse volumique, permet de remonter à
la conductivité thermique.
Ceci est possible par la relation :

Figure : Appareil ‘’Laser


flash’’(schéma)

Pour résumer, le modèle de laser flash considère que l'échantillon est perturbé
de manière homogène sur sa face avant par une impulsion supposée infiniment
courte. La propagation se fait dans l'échantillon de manière unidirectionnelle et
adiabatique. La température est mesurée en face arrière.

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Figure : appareil ‘’Laser Flash’’ réel

La difficulté de cette technique réside dans le choix des paramètres de mesure


optima (puissance du laser et épaisseur de l'échantillon)

II.III. II. Source ruban chaud :

La méthode du ruban chaud en régime transitoire utilise un fin ruban plan


métallique plaçé à l'intérieur de l'échantillon, et qui est à la fois une source
plane de chaleur et un capteur de variations de température. Un courant
électrique d'intensité constante est généré dans le ruban, produisant une
augmentation de température qui va modifier la valeur de la résistance
électrique du ruban Ces variations sont quantifiables par la mesure de
différences de potentiel entre les extrémités du ruban, et permettent de
calculer la conductivité thermique de l’échantillon.

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Conclusion :

Le nombre important de méthodes existantes pour la caractérisation de


propriétés thermo-physiques, montre qu'il n'existe pas de solution unique
adaptée à toutes les problématiques. Le choix de la méthode doit répondre aux
besoins spécifiques des travaux menés. Pour cela, il est nécessaire de se baser
sur de différents critères (type de conducteur thermique, propriétés thermo-
physique de l’échantillon…).
Il est toujours souhaitable de confronter plusieurs mesures du même paramètre
avec deux méthodes différentes pour s'assurer de la cohérence des résultats.

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Bibliographie: 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conductivité_thermique 
http://pedagotech.inp-toulouse.fr/ 
http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/mesures-analyses-
th1/mesure-des-grandeurs-thermophysiques-42544210.html  
http://www.neotim.fr/sites/resources/files/plaquette%20CEP%20v1.03.pdf
http://docnum.univ-lorraine.fr/public/INPL_T_1997_BAKLOUTI_M.pdf

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