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UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA

FACULTE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

EXPOSE DE AUDIT BANCAIRE

LA LIBERALISATION
FINANCIRE ET
L’INTERMEDIATION BANCAIRE

Noms et prénoms : Professeur :


- AIT HAMMOUDA Dihia Mr MOUFFOUK
- BOULAICHE Tiziri
-

2019-2020
Sommaire

Introduction

Chapitre 1 : l’intermédiation bancaires

Section 1 : définitions de l’intermédiation financière des banques

Section 2 : les activités et spécificités des banques

Section3 : les intervenants de l’intermédiation bancaire

Chapitre 2 : La libéralisation financière


Section 1 : définition de la libéralisation financière et approche théorique de MC
KINNON et SHAW
Section 2 : les caractéristiques de La libéralisation financière
Section 3 : les principaux risques de La libéralisation financière
Chapitre 3 :l’impact de la libéralisation financière sur l’activité d'intermédiation
bancaire
Section 1 :l'intermédiation bancaire après la libéralisation
Section 2 : les formes essentielles de l'évolution de l'intermédiation bancaire
Section 3 : Annexe, cas de L'Algérie
Conclusion
Bibliographie
Introduction

La banque représente l’une des institutions majeures au sein du système financier et


économique. Ainsi sa structure et ses fonctions évoluent ou bien fluctuent avec l’instauration
de nouvelles réformes concernant l’organisation et le fonctionnement du système ansi que ses
autres compartiments.

Dans un premier lieu on abordera l’une des fonctions de base de la banque ; l’intermédiation
bancaire. Puis dans un second lieu on parlera de la libéralisation financière qui englobe
réformes nouveaux concepts et apports directement appliquées à l’intégralité des composantes
du système économique, par ailleurs son impact sur l’intermédiation bancaire illustré dans la
dernière partie de cet exposé. Il faudra aussi donner de brèves information sur le cas de
l’Algérie à l’ère du libéralisme.

Ainsi on aura répondu au thème de l’exposé qui s’intitule : la libéralisation financière et


l’intermédiation bancaire.
Chapitre1 : l’intermédiation bancaire

Section1 : Définitions de l’intermédiation financière des banques

 selon l’approche classique de gurly et shaw (1960) : la banque est définie comme un
intermédiaire financier monétaire .l’activité principale de la banque est
l’intermédiation entre les agents à excédent de ressource et les agents à déficit de
financements, recevant des premiers des dépôts liquides à vue ou à terme contre
rémunération, et octroyant aux deuxième des crédits rémunérés à taux d’intérêt.
 Selon Jean Pierre Paratat : Les intermédiaires financiers bancaires peuvent être définis
comme des établissements bancaires qui collectent des ressources dégagées pour des
particuliers, des entreprises ou des pays extérieurs à la métropole et les émettent à la
disposition d'autre particulier, entreprises ou pays extérieurs à la métropole pour la
couverture de leurs besoins de financement .
 De leur coté, Towsend (1979), Diamand et Dybing (1983) et autres, insistent sur la
particularité et l'importance des banques dans le financement de l'économie « leur rôle
spécial décrit la réalité qu'elles fournissent la liquidité pour leurs clients pour financer
leurs projets d'investissements

Section2 : Les activités et les spécificités d’intermédiation bancaires

A) Les activités d’intermédiation bancaire

Les établissements bancaires exercent des fonctions traditionnelles d'intermédiaires qui se


traduisent par les opérations de banque avec leurs clients parmi ces activité ont distingué :

 La collecte de l’épargne

Pour pouvoir exercer sa principale activité, à savoir la distribution du crédit et la création de la


monnaie, la banque a besoin à collecter des ressources qui prennent souvent la forme de
dépôts à vue et à terme, de bon de caisse et les certificats de dépôt et de compte d'épargne :

 Les dépôt à vue

Ce sont des dépôts qui se traduisent par d’intérêt dont l’épargnant au le droit de retirer son
argent à tous les moments et dans l’immédiat.

 Les dépôts à terme


Ce sont des dépôts qui se rémunéré par des taux d’intérêt appliqué par les banques
commercial dont l’épargnant n’a pas le droit de retirer ses dépôt avant l’échéance.

 Les bons de caisses et les certificats de dépôts

Ce sont des ressources théoriquement stables, mais en réalités, souvent volatiles lors des
arrivées d'échéances et surtout coûteuses (taux proche de celui du marché monétaire) car elles
sont concurrencées par les sociétés d'investissement à capital variable (SICAV) et les fonds
communs de placement monétaire (FCP) ou de trésorerie.

 Les comptes d'épargne (livret, épargne-logement) 

Cesont des ressources à vue mais structurellement stables et peu rémunérées.

 L’octroi des crédits

Octroi de crédit constitue l’activité primordiale de la banque à travers le recyclage de


l’épargne prédéfinie aux crédits soit à court et moyen terme soit à long terme.

 Les crédit à court terme

Les crédits à court terme sa durée inférieur à 2 ans généralement consenti par les banques de
dépôt Comme : bon de trésorier, les engagements par signature (aval, caution, acceptation),
les crédits par caisse (escompte, avance en compte courant, facilité de caisse ou de
découverte.

 Les crédits à moyen terme

Les crédits à moyen terme consentis dans le cadre d’un marché financier par une échéance
2ans à 7 ans pour les crédits d’équipement.

 Les crédit à long terme

Les crédits à long terme consentis dans le cadre d’un marché financier par une échéance 2ans
à 7 ans comme le crédit-bail.

B ) Les spécificités d’intermédiation bancaire

L'activité traditionnelle d'une banque consiste à collecter des dépôts à vue pour accorder des
crédits à court terme. Mais à côté de ces fonctions primordiales, d'autres avantages s'ajoutent
pour distinguer la banque de ses institutions financières.

 La gestion des moyens de paiement


La banque géré les moyens de paiement en matière de la production des chèques, carte
bancaire comme elle offre des services qui met à la disposition de leur client.

 La réduction des coûts de transactions 

L'intermédiation bancaire permet également de supprimer les coûts induits par la recherche
d'une enquête de solvabilité, le suivi des emprunts, la gestion des défaillances et des saisies
financières

Exemple on supposant qu'il y ait 10 prêteurs et 10 emprunteurs potentiels, nous avons alors
théoriquement 100 couples. Mais si ces agents transitent tous par un seul intermédiaire nous
aurons 20 couples seulement c'est-à-dire on peut aboutir au même échange avec 20
transactions au lieu de 100 grâce à l'intervention de la banque

 La réduction des asymétries informationnelles 

Asymétrie d’information s’explique par l’existence déséquilibre d’information entre les


préteurs et les emprunteurs c’est-à-dire inégalité dans l’accès à l’information ce qui implique
l’augmentation des couts de transaction sur le marché et la banque est mieux capable de géré
l’information et réduire ses asymétries parce que elle peut se renseigner sur la santé financière
de ces clients et disposer de l'information pertinente nécessaire pour décider de ses
transactions.

 Un pouvoir de création monétaire

La banque à le pouvoir de crée la monnaie à partir des crédits qu’elle offre aux agents à
déficit de financement et par la transformation des dépôts a vue en crédit à long terme.

Section 3 : Les intervenants de l’intermédiation bancaire

 Les banque commerciales

Les banque commerciale exercice une activité traditionnel qui est l’octroi de crédit et reçois
des ressource et elles jouent un rôleprimordiale dans l’intermédiation bancaire dans le
financement de l’économie par fourniture de liquidité nécessaire et aussi la création monétaire
à travers l’octroi de crédit.
 Les banque mutualiste

Les banques mutualistes sont, à côté des banques commerciales ou publiques, des banques qui
appartiennent à leurs clients, il n'y a aucun actionnaire. Les banques mutualistes sont détenues
par leurs clients qui peuvent être des personnes physiques ou morales. Egalement appelée
banque coopérative, la banque mutualiste se caractérise ainsi par deux éléments principaux :
les clients sont propriétaires de leur banque et ils sont à la fois associés et usagers.

 Les caisses d’épargne et prévoyance

Leur principaux fonctions sont d’ordre d’intérêt générale, elle contribue à effectuer des
opérations suivant : protection de l’épargne populaire, financement de logement social,
développement régionale.

 Les caisses des crédits municipal

La caisse de Crédit Municipal estun établissement public de crédit joue le rôle des banques
octroyant des crédits à court terme caractérisé par son orientation social, elle accord des prêts
de gage (un prêt fait après dépôt d’un bien de garantie et le montant de prêt est proportionnel
à la valeur de bien déposé
Chapitre 2 : La libéralisation financière
Section 1 : Définition de la libéralisation financière et approche théorique de MC Kinnon et
Shaw
A ) Définition de la libéralisation financière :

c’est une politique qui fonde sur la suppression des tous les contraintes qui empêche
le bonne fonctionnement de l’activité financière

B ) Approche théorique de MC Kinnon et Shaw :

Approche théorique, Mc Kinnon et Shaw défendant la hausse des taux d’intérêt,


l’ouverture du compte du capital, la dérégulation du système bancaire et le retrait de
l’intervention publique. Leur objectif est la mobilisation de l’épargne domestique et
l’amélioration de son affectation dans des projets d’investissements plus rentable et
par conséquent une augmentation de la croissance.
Ainsi ces auteurs considèrent la libéralisation financière comme une
solution pour sortir d’un régime répression financière et moyen efficace accélérer et
stimuler la croissance économique des payes émergents.
Dans les modèle de Mc Kinnon et Shaw, la réussite de processus de
libéralisation financière dépend de la vérification de trois hypothèse :
 L’approfondissement effectif du secteur financier.
 Une relation positive entre le taux d’intérêt et l’épargne.
 La complémentarité parfaite entre encaisses monétaires et investissement.
Pour Mc Kinnon et Shaw, la libéralisation financière serait la meilleure
solution pour promouvoir la croissance économique cette hypothèse repose sur deux
arguments.
D’une par, le plafonnement des taux d’intérêt à des niveaux artificiellement ébas
réduit l’épargne, l’offre des fonds prêtables, ceci conduit à un rationnement de
l’investissement et un ralentissement de la croissance économique.
D’autre part, répression financière entraine une mauvaise allocation des
crédits.

Section 2 :les caractéristiques de La libéralisation financière


A ) les caractéristiques de la libéralisation interne de secteur financier :
Elle mesure la libéralisation de trois variables les taux d’intérêt, les crédits et la
concurrence bancaire.
 La libéralisation des taux d’intérêt : elle englobe du contrôle , de la fixation et de
plafonnement des taux intérêt débiteur créditeurs.
 La libéralisation des crédits : elle signifie l’élimination du contrôle de
l’orientation vers le secteur prioritaire, du plafonnement des créditspour d’autre
secteurs et la réduction ou la suppression des réserves obligatoires
 La libéralisation des secteurs bancaires : elle englobe la suppression des limites à
l’installation et à la participation des banques et à l’établissement des banques
universelles.
B ) les caractéristiques de la libéralisation des marchés financiers :
Elle englobe la suppression des restriction contre la détention par les investisseurs
domestique et étrangers de titres des compagnies domestique cotées sur le marche de
titres et l’élimination des contraintes de capital et au versement des dividendes, des
intérêts et des bénéfices.
C ) la règle des trois D :
 Déréglementation : désigne la suppression de l’état dans l’économie.
 Décroisement : c’est la suppression de tous les barrières entre les différents marche
dans l’objectif de la libre circulation des capitaux.
 Désintermédiation ; c’est le passage de la financement indirecte vers le
financement directe.

Certains auteures ajoutant un 4ieme “ D “pour dématérialisation avec le développement


rapide des technologie de l’information fin des année 90.
Section 3 : les principaux risques de La libéralisation financière
Malgré les nombreux arguments que nous avons déjà cités, en faveur de la libéralisation,
cette dernière présente également des risques les principaux de la nouvelle économie
financière sont les suivants.
A- Des mouvements des capitaux déstabilisateurs :

Abstraction faite de la théorie économique l’expérience a montre que si la libéralisation des


mouvements de capitaux précède le renforcement du système financier intérieure, elle peut
causer de graves problèmes économiques la libéralisation financière interne comme externe,
accroit notamment les risque de cris si elle ne s’accompagne pas de mesures de surveillance
et de réglementation prudentielles cohérentes et rigoureuses (et de politiques
macroéconomique appropriées) la libéralisation interne, en intensifiant la concurrences dans
le secteur financier, rend les intermédiation plus vulnérables aux conséquences des prêts
irrécouvrables et des mauvaises pratique de gestion. Elle peut permettre aux banque de
développer leur activités à risques a un rythme qui dépasse de loin leur capacité de
gestionelle peut permettre aux banques en difficulté de « risquer le tout pour le tout » en
s’engageantdes projets d’investissement risqués avec l’aide de financements couteux. En
donnant aux banques l’accès à des instruments dérives complexes, elle peut compliquer
l’évaluation du bilan des banques ainsi que la surveillance, l’évaluation et la limitation des
risques, toutes taches qui incombent aux autorités de contrôle.
B- Contagion internationale des crises financières :

La mondialisation des marches financiers a incité beaucoup de gérants de portefeuilles à


investir dans un grand nombre de pays dans des secteurs spécifiques ou selon des critères de
risque précis. Cette stratégie a accru les risques de contagion lorsque le marché vient soudain
a manquer de liquidité dans tel ou tel pays, non pas parce que sa situation économique est
foncièrement mauvaise, mais parce qu’il partage certains traits avec un autre pays qui à perdu
la confiance des marches la contagion ( et le comportement des investisseur)
Sont particulièrement présente lorsque l’on dispose de peu d’information sur la santé
financière du pays.
C- Vulnérabilité et propension aux crises du secteur financier :
Les possibilités plus variées de placements profitables qu’offre un système de lire
concurrence tendent à accroitre les taux de rendement. Dans le même temps. Elles exposent
les investissements, particuliers ou institutionnels, à de plus grands risques, de fait
notamment des bulles spéculatives. Si lev surcroit de risque n’est pas convenablement
maitrisé, les institutions financière peuvent se retrouver vulnérables en cas d’événements
imprévus qui provoquent une chute soudaine des prix des actifs financières ou réels. Le jeu
des forces du marché peut donc s’assortir d’un plus grand risque de crises systémique, comme
en témoignent les nombreuses crises bancaires qui ont secoué tant des pays industrialisés que
des pays émergents depuis la fin des années 80. Ce problème est particulièrement aigu
durant la transition à un système de marché, car les normes de contrôle et la capacités de
gestion des risques mettent du temps à se mettre en place.
D- Délinquance financière :

Il risque de devenir plus facile, avec des marches financières mondialisés de blanchir des
capitaux mal acquis, provenant par exemple du trafic de drogue ou de la corruption. Il risque
en outre de devenir plus aisé d’échapper à l’impôt en investissant dans un paradis fiscal. Enfin
il est craindreque la réglementation financière et le mécanismes de surveillance des places
financière extraterritoriales soient insuffisants, se qui peut menacer la stabilité du système tout
entier.
La libéralisation financière est inévitable pour l’ensemble des pays qui souhaitent tirer parti
des bienfaits considérables – hausse de l’investissement, croissances plus rapide et
amélioration du niveau de vie – d’une participation élargie au système économique mondial
ouvert, on cette ère moderne de la technologie et des communications. Cependant, comme
l’ont démontré les nouveaux événements en Asie, en Russie et en Amérique latine, la
libéralisation financière présente également des ris.
Chapitre 3 : l’impact de la libéralisation financière sur l’activité d'intermédiation
bancaire
Section 1 : l'intermédiation bancaire après la libéralisation
Les reformes apportées au secteur bancaire suite au libéralisme appliqué au système
financier et économique sont multiples, notamment la privatisation de ce dernier,
l’élimination des contrôles sur crédit ainsi que tant d'autre aussi cités dans le chapitre
précédent.
Mais suite au thème de l'exposé on parlera sur l’impacte changeant l'intermédiation de la
banque, l'une de ses fonctions de bases et des plus traditionnelles.
A partir des années 80, une reforme major a été mise en place dans le cadre de cette
fonction, qui est la réduction des activités assimilés a l'intermédiation dite traditionnelle
et l'apparition de nouveaux aspects caractérisant l'intermédiation ainsi devenue celle du
marché. Cela s'explique avec la hausse de la concurrence face au marché laissant la
banque dans l’impasse de changer de stratégie ; d'offrir des crédits plus risqués et de
s'orienter plus vers les opérations de marché. Chose notée sur les bilans bancaires qui ont
vu baisser le part du crédit et des dépôts face à celle des titres.
La banque est devenue un intermédiaire financier et pratique la finance indirecte en
intervenant sur le marché financier, s’intercale entre les préteurs et emprunteurs ultimes
et cela en transformant les actifs financiers et en assurant la transformation des échéances
et des risques.
Les agents à besoin de financement n’ont pas forcement les même préférences que ceux
à capacité de financement, le rôle de la banque est donc de rendre compatible les
demandes des agents qui lui font recours.

Section 2 : les formes essentielles de l'évolution de l'intermédiation bancaire


Après avoir expliqué l'aspect général dans la première section on revient ici pour citer
notamment que les formes essentielles de l'évolution de l'intermédiation bancaire, et
celles-ci se résument en trois grands axes.
 Le phénomène de mobiliérisation des bilans bancaires : Ce phénomène consiste en
la grande progression enregistrée dans les bilans bancaires qui indique clairement la
transformation vers les opérations sur titres. En effet, cette transformation importante
montre que les banques financent l’économie de façon plus active par acheter les titres
émis par les agents à besoin de financement. En outre, elles émettent des titres pour
leur propre compte qui sont devenus une part importante des ressources des banques
 La marchéisation des conditions bancaires : L’opération de marchéisation des
conditions bancaires consiste à modifier les conditions débitrices et créditrices en
s’adaptant aux conditions du marché financier. Ainsi, les banques tentent d’offrir de
nouveaux produits plus adaptés aux besoins des clients pour répondre à une grande
concurrence dans les activités bancaires notamment l’activité de crédit. En effet, à
cause du développement du marché financier (le financement par titres), les
entreprises sont devenues la partie la plus forte dans le rapport entre les banques et les
entreprises. Cette nouvelle situation a obligé les banques à octroyer aux entreprises des
crédits sous conditions débitrices plus favorables et plus adaptées avec les conditions
de marché. L’opération de marchéisation ne concerne pas seulement les conditions
débitrices, mais, elle concerne aussi les conditions créditrices des banques qui
consistent en des taux d’intérêt versés par les banques sur les dépôts des clients.
 Le développement des opérations de hors bilan : Le hors-bilan consiste en des
comptes ou des opérations annexés au bilan. Ces comptes comportent les engagements
futurs ou potentiels de la banque n’ayant pas donné lieu à un flux de trésorerie. Les
opérations hors bilan des établissement de crédit ont connu une évolution importante
dans la majorité des pays développés. Aux États-Unis, la diminution des activités
traditionnelles des banques a conduit ces dernières vers le développement des
opérations hors bilan qu’ont enregistré une progression majeure depuis les années
quatre-vingt. Ainsi, La part des revenus résultant des activités hors bilan, pour les
banques américaines, est passés de 19 % sur la période 1960-1980 à 43 % du produit
net bancaire en 1999.

Section 3 : Annexe, cas de L'Algérie

Apres les années 80 et vers 1990, la loi sur la monnaie et le crédit a été instauré en
Algérie.Cette loi prévoyait la libéralisation des activités financières et bancaires, elle s’est
concrétisée par le désengagement graduel de l’État, la mise en place de programmes et de
mesures encourageants les intermédiaires financiers à mobiliser l'épargne intérieur, son
affectation au investisseurs, notamment privés, et par là l'instauration d'un
environnement se basant sur la concurrence et la stimulation financière. Ce passage
illustre bien que même l'activité bancaire en Algérie a été encouragé à devenir celle du
marché et à être opérer dans les même circonstances du marché.

On notera dans ce prochain point l'évaluation empirique de l'impact des réformes de


libéralisation financière sur le système bancaire algérien, il se traduit par une nette
amélioration de l'intermédiation ainsi que de l'activité bancaire, ce qu'on pourra souligner
par les aspects suivant :

 Libéralisation des taux d'intérêts débiteurs ainsi que ceux créditeurs.


 Augmentation du niveau de collecte d'épargne et du volume de dépôts à terme
collectés durant 1990 allant jusqu’à 2012.
 Amélioration de la rentabilité des fonds propres des banques publics et privées
ainsi que leurs marges.

Malgré le retour de la croissance économique et la baisse des taux de chômage, grace au


financement de l'investissement, on remarque une répression déguisée exercée par les banques
publiques qui continue toujours à dominer l'activité bancaire en Algérie . Pour cette raison
les résultats obtenus depuis le débuts des reformes faite par la loi de la monnaie et du crédit
restent insignifiants et ne permettent pas d’assurer une croissance économique soutenue.

Conclusion
Avant les années 80, la fonction principale des banques était l'intermédiation financière. Au
sens strict du terme, cette fonction consiste à collecter les ressources des agents économiques
disposant d'une capacité de financement pour les mettre à la disposition des agents déficitaires
ayant un besoin de financement.

Avec l’émergence de la libéralisation financière qui se traduit par plusieurs phénomènes : une
accélération de l'innovation financière, une ample déréglementation, une globalisation
financière)le mode de fonctionnements des banque à changer et tous les systèmes financiers
semblent glisser d'un système dominé par les banques, ou la fonction principale des banques
était l'intermédiation financière, vers un système ouvert et régulé par le marché (courtage et
échange direct de titres).

Bibliographie
 La privatisation du secteur financier ; étude comparative entre l’Egypte et la France ;
Thèse pour obtenir le grade de DOCTEUR de l’Université de Lille 2 ; Université de
droit et de la santé de Lille 2- sciences économiques et sociales.
 BENSLIMAN Hanane, Dr BEKRETI Lakhder, Evaluation du système bancaire de
l’Algérie : De la répression à la libéralisation financière, Article de la Revue finance et
marché.
 Mr BOUDJELIL Sofian, Mr ZEGUAGH Laziz, Impact des réformes bancaire sur
l’intermédiation bancaire en Algérie, Mémoire en vue de l’obtention du diplôme de
master en sciences économiques, Université de Béjaia,2013.
 KADA Aiboud, Lakhder ADOUKA, Habib BAYER BEN, Libéralisation financière et
croissance économique : approche empirique appliquée au cas de l’Algérie. 2015.

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