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Actes de la Conférence

des Nations Unies


sur
LE COMMERCE
ET LE DÉVELOPPEMENT

1
Acte final et Rapport

Publié par
DUNOD, éditeur, Paris
avec la collaboration
des
NATIONS UNIES

/-!*•
NOTE

Les désignations utilisées dans cette publication et la présentation des données qui y figu-
rent n'impliquent de la part du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies aucune
prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses auto-
rités, ni quant au tracé de ses frontières.

Les cotes des documents de l'Organisation des Nations Unies se composent de lettres
majuscules et de chiifres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit
d'un document de l'Organisation.

E/CONF.46/139
E/CONF.46/141, Vo.l I

PUBLICATION DES NATIONS UNIES


N° de vente : 64. II.B.ll

Prix : broché, 24 F ; relié, 34 F

Copyright © United Nations, 1965


Manufactured in France
Copyright © Nations Unies, 1965
Imprimé en France
AVANT-PROPOS

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, qui s'est tenue
au printemps de 1964, ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire des efforts déployés par
les Nations Unies pour accélérer le développement économique des pays en voie de déve-
loppement. Cette Conférence marque la voie vers un ordre économique international plus
équitable et plus rationnel dans lequel les nations pauvres, qui constituent la grande majo-
rité de l'humanité, seront enfin en mesure de recueillir une part adéquate des fruits du pro-
grès économique et technique.
La Conférence a posé les premiers jalons d'une nouvelle politique commerciale orientée
vers le développement. Elle a, de surcroît, reconnu que l'acceptation des politiques et des
principes généraux en matière de commerce international ne prendra tout son sens que si
ces politiques et ces principes sont appliqués dans l'action concrète par des rouages inter-
nationaux efficaces.
Les résultats de la Conférence témoignent avec éloquence de la sagesse de ses participants.
Malgré des divergences d'opinions sur de nombreux problèmes, ils ont travaillé sans relâ-
che pour parvenir au plus grand degré possible d'accord sur une série de mesures urgentes
qui doivent être prises tant par les pays développés que par les pays en voie de développe-
ment. Ils ont décidé aussi d'étudier plus avant nombre d'autres mesures sur lesquelles l'ac-
cord n'a pu encore se faire,
La publication des Actes de la Conférence vise en premier lieu à mettre à la disposition
des gouvernements et de l'Assemblée générale un tableau complet de ce qui a été accompli
et de ce qui reste à faire. Cette collection devrait répondre aussi à l'intérêt accru que la
Conférence a suscité dans de larges secteurs de l'opinion pour les questions de dévelop-
pement et de commerce.
Je veux espérer que la tâche amorcée à Genève sera poursuivie avec élan et audace.

(J\>VOL^U^*^~*

U THANT
Secrétaire général des Nations Unies

î-i*
NOTE LIMINAIRE

Cette collection en huit volumes a pour but de Quatrième commission : Dispositions institution-
fournir la documentation qui se rattache aux Actes nelles.
de la Conférence des Nations Unies sur le commerce Cinquième commission : L'expansion du com-
et le développement. Outre les Actes proprement merce international et son importance pour le déve-
dits de la Conférence et les rapports des cinq gran- loppement économique, et les incidences des grou-
des commissions, la présente collection contient la pements économiques régionaux.
majeure partie de la documentation qui avait été
préparée en vue de la Conférence, ainsi que d'autres La répartition des mémoires entre l'une ou l'autre
documents mentionnés au cours des débats. Seules de ces cinq parties est forcément quelque peu
les études d'un caractère plus limité, telles que les arbitraire, étant donné que certains d'entre eux
monographies nationales ou des monographies par intéressent plus d'une commission. Le texte de la
produits, n'ont pas été, pour des raisons techniques, documentation préparatoire est présenté dans cette
reproduites. collection sous la forme dans laquelle elle avait
L'Acte final adopté par la Conférence (y compris été initialement soumise à la Conférence, sans aucun
les 35 principes et les 57 recommandations) est changement quant aux références indiquées. Néan-
publié dans le volume premier, en même temps que moins, lorsque mention est faite de documents por-
le Rapport de la Conférence. Ce volume contient en tant la cote E/CONF.46/... qui sont reproduits
outre un répertoire complet de tous les documents dans la présente collection, le numéro du volume
utilisés pendant la Conférence. dans lequel ces documents figurent a été indiqué.
Le rapport présenté par le Secrétaire général de Le volume VIII contient les documents de la
la Conférence avant le début de celle-ci, sous le Conférence sur le commerce et le développement
titre Vers une nouvelle politique commerciale en qu'il paraissait utile de publier aux fins de référence,
vue du développement économique, est publié dans alors même qu'ils ne se rapportaient pas directement
le volume II. Celui-ci contient aussi les discours à l'une ou l'autre des catégories prévues dans les
d'ouverture prononcés par le Président de la Confé- autres volumes de la collection. Ces documents
dération suisse, le Secrétaire général de l'Organisa- comprennent les rapports sur les trois sessions du
tion des Nations Unies, le Président et le Secrétaire Comité préparatoire, ainsi qu'une lettre du Secré-
général de la Conférence, ainsi que les déclarations taire général de la Conférence contenant une liste
de principes faites au début et à la fin de la Confé- des questions évoquées dans les discussions préli-
rence par les chefs de délégation et par les représen- minaires sur les divers points inscrits à l'ordre du
tants d'institutions spécialisées et du GATT, de jour, comme cela avait été annoncé lors de la
groupements économiques régionaux, d'organisations troisième session du Comité préparatoire ; ce volume
non gouvernementales, etc. contient en outre un certain nombre de lettres et
La documentation préparatoire est publiée dans d'aide-mémoire touchant diverses autres questions
les volumes III à VII inclus. Pour la commodité du soulevées au cours des séances, cinq projets de
lecteur, cette documentation a été organisée en cinq recommandations qui n'ont pu être examinés faute
parties, selon les points de l'ordre du jour affectés à de temps, mais dont la Conférence a estimé qu'ils
chacune des cinq grandes commissions : présentaient un intérêt suffisant pour qu'il faille en
recommander la transmission à 1' « organisme per-
Première commission : Problèmes internationaux manent », un extrait pertinent d'une brochure publiée
des produits de base. par l'Organisation des Nations Unies pour l'ali-
Deuxième commission : Commerce des articles mentation et l'agriculture (FAO), qu'il est main-
manufacturés et des articles semi-finis. tenant difficile de se procurer mais qui a été souvent
Troisième commission : Amélioration du com- citée pendant la Conférence, des communications
merce invisible des pays en voie de développement de deux organisations non gouvernementales et,
et financement de l'expansion du commerce inter- enfin, la liste des membres des délégations qui ont
national. assisté à la Conférence, des observateurs envoyés par
diverses organisations ainsi que du Secrétariat de V. FINANCEMENT ET COMMERCE INVISIBLE
la Conférence. DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES
Les volumes de cette collection portent les titres VI. EXPANSION DU COMMERCE INTERNATIONAL
ci-après : GROUPEMENTS RÉGIONAUX Première partie
I. A C T E FINAL ET RAPPORT VII. EXPANSION DU COMMERCE INTERNATIONAL
II. DÉCLARATIONS DE PRINCIPES GROUPEMENTS RÉGIONAUX Deuxième partie
III. COMMERCE DES PRODUITS DE BASE yill. DOCUMENTS DIVERS ET LISTE DES PARTI-
IV. COMMERCE DES ARTICLES MANUFACTURÉS ET CIPANTS.
SEMIS-FINIS

NOTE EXPLICATIVE

Les signes suivants ont été employés dans tous les tableaux :
Deux points (..) indiquent soit que l'on ne possède pas de renseignements, soit que les renseignements
en question n'ont pas été fournis séparément ;
Le tiret (—) indique que le montant est nul ou négligeable ;
Un blanc laissé dans un tableau indique que la rubrique est sans objet -dans le cas considéré ;
Le signe (-) placé devant un nombre indique, sauf mention contraire, un déficit ou une diminution ;
Le point (.) indique les décimales ;
La barre transversale (/) indique une campagne agricole ou un exercice financier, par exemple
1960/1961 ;
Le trait d'union (-) entre deux millésimes, par exemple 1961-1963, indique qu'il s'agit de la période
tout entière (y compris la première et la dernière année mentionnées).
Sauf indication contraire, le terme « tonne » s'entend de la tonne métrique, et le terme « dollar » du
dollar des Etats-Unis d'Amérique.
Sauf indication contraire, les taux annuels de croissance ou de modification sont des taux annuels
composés.
La somme des montants détaillés ou des pourcentages ne correspond pas nécessairement au total
indiqué, car les chiffres ont été arrondis.
Certaines abréviations ont été utilisées :
AELE Association européenne de libre-échange ;
AID Association internationale pour le développement ;
BID Banque interaméricaine pour le développement ;
BIRD Banque internationale pour la reconstruction et le développement ;
CAD Comité de l'Assistance au développement (de l'Organisation de coopération et de dévelop-
pement économiques) ;
CAEM . . . . Conseil d'aide économique mutuelle ;
CCIPB . . . . Commission du commerce international des produits de base ;
CTCI Classification type pour le commerce international ;
FAO Organisation pour l'alimentation et l'agriculture ;
FED Fonds européen de développement (de la Communauté économique européenne) ;
FISE Fonds des Nations Unies pour l'enfance ;
FSNU Fonds spécial des Nations Unies ;
GATT Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ;
ICCICA .. . Commission de coordination provisoire des ententes relatives aux produits de base ;
ICICI Industrial Credit and Investment Corporation of India ;
OEA Organisation des Etats américains ;
OECE Organisation européenne de coopération économique ;
OCDE . . . . Organisation de coopération et de développement économiques ;
OPEP Organisation des pays exportateurs de pétrole ;
PEAT Programme élargi d'assistance technique (des Nations Unies) ;
SFI Société financière internationale ;
UNRWA . . . Office de secours et de travaux des Nations Unies.
« Rhodésie et Nyassaland » s'entend de la Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland.
La République sud-africaine est ainsi désignée, même quand les données portent sur la période
antérieure au 31 mai 1961, alors que ce pays s'appslait Union sud-africaine.
Lorsque la présentation statistique l'impose, « Malaisie » est employé pour désigner la Fédération de
Malaisie et Singapour, « Afrique du Sud » pour désigner la République sud-africaine, le Sud-Ouest
africain et le Bassoutoland, le Betchouanaland et le Souaziland, territoires de la Haute-Commission,
et « RAU » pour désigner la République arabe unie.
TABLE DES MATIÈRES

ACTE FINAL

PREMIÈRE PARTIE. PRÉAMBULE


Sections Pages
I. Origine de la Conférence 3
II. Organisation de la Conférence 4
III. Constatations 6
IV. Raisons et considérations 8

DEUXIÈME PARTIE. RÉCAPITULATION DES RECOMMANDATIONS DE LA CONFÉRENCE

I. Principes 11
II. Problèmes internationaux relatifs aux produits de base 13
III. Commerce des articles manufacturés et des articles semi-finis 14
IV. Financement destiné à permettre une expansion des échanges internationaux et
amélioration du commerce invisible des pays en voie de développement 15
V. Dispositions institutionnelles 16
VI. Problèmes spéciaux 17
VII. Programme de travail 17

TROISIÈME PARTIE. ANNEXES

A. Textes des recommandations adoptées par la Conférence 19


A.I.l Principes généraux et principes particuliers 20
A.I.2 Principes relatifs au commerce en transit des pays sans littoral . . . . 28
A.I.3 Principes régissant les relations commerciales internationales et les
politiques commerciales propres à favoriser le développement 29
A.II.l Ententes internationales sur les produits de base, suppression des entra-
ves aux échanges et expansion du commerce 29
A.II.2 Mise en œuvre 34
A.II.3 Examen des principes et directives générales 34
A.II.4 Mesures de promotion commerciale 35
A.II.5 Mesures en vue de favoriser le commerce entre les pays en voie de
développement 35
A.II.6 Programme mondial d'aide alimentaire 36
A.II.7 Concurrence des produits synthétiques et des produits de remplacement 36
A.II.8 Etude de l'organisation du commerce des produits de base 37
A.II.9 Minéraux et combustibles 37
A.III.l Expansion des activités des Nations Unies dans le domaine de l'indus-
trialisation — Création d'une institution spécialisée des Nations Unies
pour le développement industriel 38
Pages
A.III.2 Accords entre branches industrielles sur une division partielle du travail
entre les pays en voie de développement et les pays développés qui
s'intéressent à cette forme de coopération et auxquels ce système
peut s'appliquer 39
A.III.3 Critères applicables à la création d'industries dans les pays en voie de
développement ayant des possibilités d'exportation 40
A.III.4 Principes directeurs régissant les politiques tarifaires et autres à appli-
quer aux articles manufacturés et aux articles semi-finis des pays en
voie de développement 42
A.III.5 Préférences 44
A.III.6 Mesures à prendre par les pays développés à économie de marché
pour favoriser l'expansion et la diversification des exportations d'ar-
ticles manufacturés et d'articles semi-finis des pays en voie de déve-
loppement 44
A.III. 7 Mesures à prendre par les pays à économie planifiée pour favoriser
l'expansion et la diversification des exportations d'articles manufacturés
et d'articles semi-finis des pays en voie de développement 45
A.III.8 Mesures et actions destinées à favoriser le commerce des articles manu-
facturés et des articles semi-finis entre les pays en voie de dévelop-
pement 46
A.IV.l Directives pour une coopération financière internationale 47
A.IV.2 Croissance et aide 49
A.IV.3 Objectifs de la coopération financière et technique internationale . . . 50
A.IV.4 Conditions de financement 50
A.IV.5 Problème du service de la dette dans les pays en voie de développement 52
A.IV.6 Arrangements de crédit, de caractère non financier, relatifs à la livrai-
son de biens d'équipement 53
A.IV.7 Fonds d'équipement des Nations Unies 53
A.IV.8 Tranformation progressive du Fonds spécial des Nations Unies . . . . 54
A.IV.9 Création d'un fonds de développement régional 54
A.IV.10 Développement régional 55
A.IV.ll Système destiné à accroître les mouvements de capitaux vers les pays
en voie de développement au moyen d'un fonds de péréquation des
intérêts 55
A.IV.12 Développement des investissements privés étrangers dans les pays en
voie de développement 56
A.IV.13 Besoins du secteur public pour le transfert de ressources extérieures
aux pays en voie de développement 57
A.IV.l4 Crédits fournisseurs et assurance-crédit dans les pays développés et
les pays en voie de développement 58
A.IV.l5 Projet visant à réduire, au moyen d'un fonds de bonification d'intérêt,
les intérêts sur les prêts consentis aux pays en voie de développement. 58
A.IV.16 Projet relatif à l'étude du financement de la commercialisation des pro-
duits primaires exportés par les pays en voie de développement . . . . 59
A.IV.l7 Etude des mesures relatives au système de crédit compensatoire prati-
qué par le Fonds monétaire international 59
A.IV.l8 Mesures financières supplémentaires 60
A.IV.19 Incidences monétaires internationales 61
A.IV.20 Participation des pays en voie de développement aux activités des insti-
tutions financières et monétaires internationales 61
Pages
A.IV.21 Problèmes relatifs aux transports maritimes 62
A.IV.22 Entente réalisée sur les questions relatives aux transports maritimes 62
A.IV.23 Assurances et réassurances 63
A.IV.24 Mesures destinées à accroître les recettes que les pays en voie de déve-
loppement tirent du tourisme 63
A.IV.25 Conditions de la coopération économique et technique 65
A.IV.26 Transfert des connaissances techniques 66
A.V.l Dispositions institutionnelles, méthodes et mécanismes destinés à la
mise en œuvre des mesures relatives à l'expansion du commerce
international 66
A.V.2 Dispositions transitoires 70
A.V.3 Mandat des organes subsidiaires 71
A.VI.l Préparation d'une convention relative au commerce de transit des pays
sans littoral 71
A.VI.2 Besoins commerciaux des pays en voie de développement dont les
exportations se composent principalement de produits naturels qui ne
se renouvellent pas 71
A.VI.3 Accords commerciaux à long terme 72
A.VI.4 Participation directe d'organismes commerciaux d'Etat au commerce
extérieur 72
A.VI.5 Evaluation économique et sociale des zones critiques des pays en
voie de développement 73
A.VI.6 Préparation d'études suivies et de rapports sur le commerce et le déve-
loppement 73
A.VI.7 Problèmes qui se posent dans les relations commerciales entre pays à
systèmes économiques et sociaux différents 74
A.VI.8 Incidences des groupements économiques régionaux 74
A.VI.9 Besoins du développement de l'éducation et de la science 74
A.VI.10 Mise au point des aspects du programme économique de désarmement
qui concernent le commerce 74

B. Observations des délégations 76


C. Autres documents 98
CLAUSES FINALES 109

RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

I. HISTORIQUE ET CONSTITUTION DE LA CONFÉRENCE 115


II. DÉCISIONS PRISES PAR LA CONFÉRENCE' AU SUJET DES RAPPORTS DES COMMIS-
SIONS 120
Commission de vérification des pouvoirs 120
Bureau 120
Première commission 120
Deuxième commission 121
Troisième commission 122
Quatrième commission 123
Cinquième commission 124
Comité de rédaction de l'Acte final 126
III. ADOPTION DU RAPPORT DE LA CONFÉRENCE 127
Pages

ANNEXES

A. RAPPORT DE LA COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS 128


B. RAPPORT DU BUREAU 130
A) Acte final. Rapport et Actes de la Conférence 130
B) Rapports des grandes commissions 130
C) Mandat du Comité de rédaction de l'Acte final 131
C. NOTE DU PRÉSIDENT : NOMBRE DE MEMBRES ET COMPOSITION DU COMITÉ DE
RÉDACTION DE L'ACTE FINAL 132
D. RAPPORT DE LA PREMIÈRE COMMISSION 133

Problèmes internationaux des produits de base


1. Etude des tendances et perspectives à longue échéance — y compris les ter-
mes de l'échange — pour les pays de production primaire [point 11 a) de
l'ordre du jour] 134
2. Programme de mesures et actions en vue d'éliminer les entraves (tarifs doua-
niers et autres obstacles) et les pratiques discriminatoires, d'élargir les
débouchés pour les exportations de produits primaires et d'accroître la
consommation et l'importation de ces produits dans les pays développés
[point 11 b) de l'ordre du jour] 136
3. Mesures de stabilisation des marchés de produits primaires à des prix équi-
tables et rémunérateurs, y compris les accords relatifs aux produits de
base [point 11 d) de l'ordre du jour] 139
4. Mesures financières internationales de compensation et mesures de stabilisa-
tion des recettes provenant de l'exportation des produits primaires à des
niveaux satisfaisants [point 11 e) de l'ordre du jour] 142
Projets de recommandations relatives aux points 11 b) et 11 d) de l'ordre du jour :
A) Mise en œuvre 142
B) Suppression des entraves et expansion du commerce 142
C) Mesures de promotion commerciale 144
D) Concurrence des produits synthétiques et des produits de remplacement . . 145
E) Ententes internationales sur les produits de base 146
F) Programme mondial d'aide alimentaire 148
G) Etude de l'organisation du commerce des produits de base 149
H) Examen des principes et directives générales 149
5. Mesures et actions en vue de favoriser le commerce des produits de base
entre pays en voie de développement [point 11 c) de l'ordre du jour] 149
Projet de recommandations :
I) Mesures en vue de favoriser le commerce entre les pays en voie de déve-
loppement 150
6. Observations des délégations sur les recommandations de la commission . . 151
Appendice I : Incidence des produits synthétiques et des produits de remplace-
ment sur le commerce des produits primaires 154
Annexe de l'appendice I : Déclaration faite au Groupe de travail 1 par le représen-
tant de la FAO, le 24 avril 1964 157
Appendice II : Mesures financières internationales de compensation et mesures de
stabilisation des recettes provenant de l'exportation des produits pri-
maires à des niveaux satisfaisants : Note de transmission de la Pre-
mière commission à la Troisième commission 158
Pages
Appendice III : Principes d'une politique relative aux produits de base 160

E. RAPPORT DE LA DEUXIÈME COMMISSION 163

Commerce des articles manufacturés et des articles semi-finis


Introduction : Organisation des travaux 163
Les questions dont la commission était saisie 163
Point 12 de l'ordre du jour :
Commerce des articles manufacturés et des articles semi-finis 163
a) Mesures et actions en vue de la diversification et de l'expansion des exporta-
tions d'articles manufacturés et d'articles semi-finis des pays en voie de déve-
loppement aux fins d'accroître leur participation au commerce mondial . . . . 166
b) Mesures destinées à favoriser l'expansion, dans les pays développés, de dé-
bouchés pour les articles manufacturés et les articles semi-finis exportés par
les pays en voie de développement 172
i) programme de mesures et actions en vue de la réduction et de l'élimi-
nation progressives des droits de douane frappant les importations d'ar-
ticles manufacturés et d'articles semi-finis 172
ii) programme de mesures et actions en vue de la réduction et de l'élimi-
nation progressives des restrictions, quantitatives et autres, ainsi que
des pratiques discriminatoires imposées à l'importation d'articles ma-
nufacturés et d'articles semi-finis 172
iii) programme de mesures et actions en vue d'élargir les débouchés pour
les exportations d'articles manufacturés et d'articles semi-finis produits
dans les pays en voie de développement, ainsi que d'accroître la con-
sommation et les importations de ces articles 172
c) Mesures et actions en vue de favoriser le commerce d'articles manufac-
turés et d'articles semi-finis entre les pays en voie de développement 178
Appendice I : Tableau synoptique des propositions 185
Appendice II : Texte de la proposition mentionnée au paragraphe 36 du
rapport de la Deuxième commission 189
Appendice III : Liste des documents présentés à la commission 190

F. RAPPORT DE LA TROISIÈME COMMISSION 193


Problèmes internationaux relatifs aux produits de base :
Mesures financières internationales de compensation et mesures de stabilisa-
tion des recettes provenant de l'exportation des produits primaires à des
niveaux satisfaisants
Amélioration du commerce invisible des pays en voie de développement —
Financement destiné à permettre une expansion des échanges internatio-
naux
Chapitre I. Introduction générale 193
Chapitre II. Résumé du débat général 194
1. Bref résumé du débat 194
2. Propositions et suggestions présentées au cours des débats . 196
Chapitre III. Examen de propositions 201
1. Propositions relatives au financement destiné à permettre une
expansion des échanges internationaux 201
A. Croissance économique et ressources en devises 201
B. Principes applicables au financement extérieur du déve-
loppement économique 206
Pages
C. Mesures destinées à accroître le courant des capitaux
étrangers et mesures concernant l'assistance multilatérale 211
D. Mesures destinées à alléger le fardeau de l'endettement
extérieur 221
2. Propositions relatives au financement compensatoire et aux
mesures financières supplémentaires 229
3. Propositions relatives au commerce invisible des pays en voie
de développement 232
A. Transports maritimes 232
B. Tourisme et voyages 234
C. Assurance et réassurance 235
D. Transfert des connaissances techniques 236
Chapitre IV. Résumé et conclusions
Appendice I : Texte des projets de recommandations approuvés par la com-
mission 238
Appendice II : Rapport du Groupe de travail des transports maritimes 252
G. RAPPORT DE LA QUATRIÈME COMMISSION 265
Dispositions institutionnelles, méthodes et mécanismes
pour exécuter des mesures relatives à l'expansion du commerce international
Organisation des travaux 265
Introduction 266
Examen des propositions 268
Propositions transmises par d'autres commissions au sujet des questions insti-
tutionnelles 276
Dispositions prévues pour la période intérimaire 276
Appendice I : Recommandations adoptées par la Quatrième commission . . . . 277
Appendice II : Première comparaison des projets de recommandations for-
mellement présentés à la Quatrième commission 281
Appendice III : Deuxième comparaison des projets de recommandations for-
mellement présentés à la Quatrième commission 310
Appendice IV : Propositions relatives aux dispositions institutionnelles 332
H. RAPPORT DE LA CINQUIÈME COMMISSION 339
Appendice I : Rapport de la Sous-Commission des pays sans littoral à la
Cinquième commission 366
Appendice II : Rapport du groupe de travail créé par la Cinquième commis-
sion en vue d'élaborer des projets de principes sur le point
10 e) 369
Annexe à l'Appendice II :
Liste des principaux documents dont le groupe de travail a été saisi 377
Appendice III : Observations particulières présentées par les délégations 380
I. RÉPERTOIRE DES DOCUMENTS DE LA CONFÉRENCE ET DE SON COMITÉ PRÉPARA-
TOIRE 383

J. RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE LA CONFÉRENCE 420


Table des matières des huit volumes de la collection 427
Acte Final

adopté par la Conférence


à sa trente-cmquième séance plénière,
tenue le 15 juin 1964

¡-i
ACTE FINAL
PREMIÈRE PARTIE - PRÉAMBULE

La Conférence des Nations Unies sur le commerce 3. En prenant la décision de réunir la Confê\
et le développement a adopté le présent Acte final : rence des Nations Unies suri le commerce et le déve-
loppement, l'Assemblée générale des Nations Unies
s'est inspirée de certaines considérations essentielles.
Section I Le progrès économique et social dans le monde
dépend dans une large mesure d'une expansion régu-
ORIGINE* DE LA CONFÉRENCE lière des échanges internationaux. Un vaste réseau
d'échanges équitables et mutuellement avantageux
1. Les Etats participant à la Conférence sont assure une bonne base à l'établissement de relations
déterminés à atteindre les buts élevés inscrits dans de bon voisinage entre Etats, il aide à renforcer la
la Charte des Nations Unies, notamment à « favo- paix et à améliorer l'atmosphère de confiance et de
riser le progrès social et instaurer de meilleures compréhension mutuelles entre les nations, et il favo-
conditions de vie dans une liberté plus grande » \ rise le_relèvement_du niveau de vie et l'accélération
à rechercher un système international de coopéra- du progrès économique "dans tous' les pays du
tion économique meilleur et plus efficace, qui per- monde. Enfin, l'accélération du développement éco-
mette d'éliminer la division du monde en zones de nomique des pays en voie de développement dépend
pauvreté et zones d'abondance et d'assurer la pros- dans une large mesure de l'accroissement substantiel
périté de tous, et à trouver les moyens de mobiliser de; la part qu'ils prennent dans les échanges inter-
les ressources humaines et matérielles du monde en nationaux.
vue de supprimer partout la pauvreté. A une époque 4. L'œuvre de développement, qui implique
où le progrès scientifique a mis à la portée des toute une série d'ajustements de structure du milieu
hommes une abondance inconnue auparavant, il économique et social où| vit l'homme, doit profiter
est essentiel que les courants du commerce mondial à l'ensemble, de la population. Les pays en voie de
contribuent à l'élimination des grandes disparités développement tentent déjà résolument d'assurer
économiques entre nations. La communauté inter- chez eux, par leurs propres efforts, une croissance
nationale doit unir ses efforts pour que dans tous économique auto-entretenue qui, elle-même, favorise
les pays — quels qu'en soient la dimension, la le progrès social. Ces efforts doivent être poursuivis
richesse et le régime économique ou social — les et élargis. Le progrès économique et le progrès
avantages que l'on retire du commerce international social devraient aller de pair. Si les privilèges, la
servent le développement économique et le progrès richesse et la pauvreté extrêmes, ainsi que l'injustice
social. sociale persistent, l'objectif de développement ne
peut être atteint. Si l'aspect social et culturel du
2. Reconnaissant que la paix et la prospérité développement est méconnu, le progrès économique
universelles sont étroitement liées et que la crois- à lui seul ne peut assurer des bienfaits durables.
sance économique des pays en voie de développe- 5. Les pays en voie de développement recon-
ment contribuera également à celle des pays déve- naissent que l'élévation du niveau de vie de leur
loppés, sd rendant compte du danger que constitue population leur incombe au premier chef, mais leurs
l'écart grandissant entre les niveaux de vie des efforts en ce sens seront gravement compromis s'ils
peuples et convaincus que la coopération interna- ne sont pas complétés et renforcés par une action
tionale peut aider les pays en voie de développe- internationale constructive fondée sur le respect de
ment à atteindre un niveau de vie plus élevé, les la souveraineté nationale. Il est essentiel que, grâce
Etats signataires du présent Acte final sont résolus, à cette action, la politique internationale en matière
dans un sentiment de solidarité humaine, « à recou- de commerce et de développement aboutisse à une
rir aux institutions internationales pour favoriser nouvelle division internationale du travail qui soit
le progrès économique et social de tous les peu- plus rationnelle et plus équitable et qui s'accom-
ples » 1 . pagne des ajustements nécessaires dans la produc-
tion et le commerce mondiaux. L'augmentation de
1 Préambule de la Charte des Nations Unies la productivité et l'accroissement du pouvoir d'achat

3
4 ACTE FINAL

qui en résulteront dans les pays en voie de déve- résulté n'a pu être comblé par les réserves d'or
loppement contribueront à la croissance économique et de devises, qui se sont révélées insuffisantes, et
des pays industrialisés eux-mêmes et deviendront il a fallu y remédier dans une large mesure par
ainsi un instrument de la prospérité mondiale. des importations de capitaux. Une telle solution,
6. Les questions soumises à la Conférence ont toutefois, ne saurait en elle-même être complète
eu dès le début un caractère ardu et pressant. Les ou durable ; le service de la dette extérieure et les
degrés de développement sont évidemment différents, sorties de capitaux imputables à d'autres « transac-
mais le revenu total des pays en voie de dévelop- tions invisibles » peuvent constituer en soi une
pement, qui représentent les deux tiers de la popu- très lourde charge pour ces pays. En outre, les
lation du globe, ne dépasse guère le dixième de termes de l'échange ont évolué au préjudice des
celui des pays industrialisés. En outre, l'énorme pays en voie de développement. Au cours des der-
accroissement démographique des pays en voie de nières années, ceux-ci ont dû, pour la plupart, faire
développement multiplie les difficultés auxquelles face à la baisse des prix de leurs exportations de
ces pays se heurtent pour assurer à leur population produits primaires alors que les prix auxquels ils
le strict minimum indispensable à une vie décente. importaient des articles manufacturés, et notam-
Il faut donc s'efforcer de créer en commun de ment des biens d'équipement, étaient en hausse.
nouveaux échanges et une abondance nouvelle, afin Cette détérioration des termes de l'échange, jointe
de partager les bienfaits d'une prospérité commune au fait que certains pays en voie de développement
et, partant, d'éviter le gaspillage et les autres consé- sont fortement tributaires de leurs exportations de
quences fâcheuses des entraves au développement. produits primaires, a réduit leur capacité d'impor-
La communauté internationale doit participer à une tation. Si ces facteurs et ces tendances défavorables
politique constructive et universelle de coopération ne sont pas modifiés dans un proche avenir, les
en matière de commerce et de développement qui efforts qu'ils déploient pour développer, diversifier
favorisera le progrès économique dans le monde et industrialiser leur économie seront gravement
entier. compromis.
7. Que la période 1960-1970 ait été proclamée 9. Profondément conscients de l'urgence des
Décennie des Nations Unies pour le développement, problèmes dont la Conférence s'est occupée, les
cela montre que partout dans le monde on se pré- Etats participant à cette Conférence, prenant acte
occupe vivement de la nécessité urgente de relever le des recommandations de celle-ci, sont déterminés à
niveau de vie des pays en voie de développement ; tout mettre en œuvre pour établir les fondements
c'est aussi la preuve que les Membres des Nations d'un ordre économique mondial meilleur.
Unies sont résolus à unir leurs efforts pour mener
cette tâche à bien. Un peu partout aussi on a Section II
considéré comme insuffisant l'objectif fixé pour la
Décennie, qui est d'aboutir à un taux minimal de ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE
croissance du revenu national global de 5 p. 100
par an d'ici 1970. Même pour atteindre ce taux 10. Au cours de la troisième semaine du mois
minimal, il importe essentiellement que les pays en de décembre 1961, quand l'Assemblée générale des
voie de développement comme les pays développés Nations Unies a proclamé la période décennale en
engagent une action et prennent des mesures, notam- cours « Décennie des Nations Unies pour le déve-
ment pour relever le niveau et accélérer le rythme loppement », elle a également demandé au Secré-
d'accroissement des recettes que les pays en voie de taire général de consulter les Membres de l'Orga-
développement tirent du commerce extérieur, afin nisation sur l'opportunité de convoquer une confé-
de les aider à en corriger le déséquilibre persistant. rence internationale relative aux problèmes du com-
8. La Conférence des Nations Unies sur le merce. Les deux résolutions 1707 (XVI) et 1710
commerce et le développement a été réunie pour (XVI) s'inspiraient de la conviction croissante qu'un
trouver, grâce à la coopération internationale et nouveau programme hardi de collaboration éco-
dans l'intérêt de tous les peuples, des solutions nomique internationale permettrait d'atteindre plus
appropriées aux problèmes du commerce mondial sûrement les objectifs économiques de la Charte,
et particulièrement aux problèmes urgents du et c'est de cette conviction qu'est née la Conférence
commerce et de l'expansion des pays en voie de des Nations Unies sur le commerce et le dévelop-
développement. A un moment où leurs besoins pement.
d'importation de biens nécessaires au développement 11. La Conférence du Caire sur les problèmes
et de connaissances techniques augmentaient, les du développement économique, qui s'est tenue en
pays en voie de développement se sont trouvés aux juillet 1962, a publié une déclaration que l'Assem-
prises avec des difficultés résultant de l'insuffisance blée générale des Nations Unies a accueillie ulté-
de leurs recettes d'exportation et de leur capacité rieurement avec satisfaction dans sa résolution
d'importer des biens et des services. L'accroissement 1820 (XVII) et qui recommandait vivement la
des besoins d'importation n'a pas été accompagné convocation à bref délai d'une conférence inter-
en effet d'une expansion correspondante des recettes nationale sur le commerce et le développement.
d'exportation. Le déficit commercial qui en est L'idée d'organiser cette conférence ayant fait son
PREMIÈRE PARTIE — PRÉAMBULE 5

chemin, l'Assemblée générale des Nations Unies a tion pratique de la Conférence se poursuivait, l'As-
approuvé le 8 décembre 1962 [résolution 1785 semblée générale et le Conseil économique et social
(XVII)], la décision prise en août 1962 par le étaient le siège de débats où s'exprimaient les grands
Conseil économique et social [résolution 917 espoirs que la réunion de la Conférence suscitait
(XXXIV)] de convoquer la présente Conférence et parmi les peuples des Nations Unies en tant qu'étape
de créer un Comité préparatoire pour examiner décisive vers la coopération internationale en matière
son ordre du jour. Le Secrétaire général était prié de commerce et de développement.
d'inviter tous les Etats Membres de l'Organisation 13. Conscients des grands espoirs ainsi éveillés,
des Nations Unies, des institutions spécialisées ou les représentants des cent vingt Etats dont les noms
de l'Agence internationale de l'énergie atomique à figurent ci-après 5 se sont réunis à Genève du 23
prendre part à la Conférence. Les délibérations qui mars au 16 juin 1964 pour prendre part à la
ont eu lieu au Comité préparatoire, au cours de ses Conférence des Nations Unies sur le commerce et
trois sessions 2 , ont été fructueuses : le Comité a le développement :
établi un ordre du jour provisoire détaillé de la
Conférence ; il a préparé aussi un rapport dans Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algérie,
lequel il définissait les problèmes a étudier et sug- Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche,
gérait les directions dans lesquelles des solutions Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Bu-
pouvaient être recherchées. A la demande du rundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili,
Comité, les secrétariats de l'ONU et des organi- Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo
sations qui lui sont reliées ont préparé un grand (Léopoldville), Costa Rica, Côte-d'Ivoire, Cuba,
nombre d'études sur les questions à examiner. Le Dahomey, Danemark, El Salvador, Equateur, Espa-
Secrétaire général de la Conférence a demandé gne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande,
l'avis des gouvernements et de quelques person- France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée,
nalités eminentes et a préparé son rapport intitulé Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indo-
Vers une nouvelle politique commerciale en vue du nésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie,
développement économique (voir volume II). Les Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos,
Etats Membres, séparément ou en groupes, ont Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg,
présenté à la Conférence des propositions et des Madagascar, Malaisie, Mali,í 'Maroc, Mauritanie,
suggestions utiles. Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua,
Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda,
12. Le 18 juillet 1963, le Conseil économique Pakistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Phi-
et social a décidé que la Conférence des Nations lippines, Pologne, Portugal, République arabe unie,
Unies sur le commerce et le développement se tien République centrafricaine, République de Corée,
drait à Genève du 23 mars au 15 juin 1964 et il ? République Dominicaine, République du Viet-Nam,
approuvé l'ordre du jour provisoire établi par le République fédérale d'Allemagne, République socia-
Comité préparatoire [résolution 963 (XXXVI) du liste soviétique de Biélorussie, République socialiste
Conseil économique et social]. Par une résolution soviétique d'Ukraine, Roumanie, Royaume-Uni de
du 11 novembre 1963 [résolution 1897 (XVIII)], Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda,
l'Assemblée générale a pris note des travaux du Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone,
Comité préparatoire et du Secrétaire général de la Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tanganyika 6 , Tchad,
Conférence, accueilli avec satisfaction la Décla- Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et
ration commune des pays en voie de développe Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques
ment 3 et invité les Etats à tenir dûment compte de socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
cette déclaration. Les commissions économiques Yougoslavie, Zanzibar 6.
régionales et d'autres organisations régionales ont
14. Le discours d'ouverture a été prononcé par
examiné les questions relatives au commerce et au
le Président de la Confédération suisse ; le Secré-
développement et ont adopté des résolutions et des
taire général de l'Organisation des Nations Unies
déclarations importantes 4 . Pendant que l'organisa-
a également pris la parole devant la Conférence et
de nombreux chefs d'Etat ont envoyé des messages
2 La première session du Comité préparatoire a eu lieu d'encouragement et des vœux de succès. Après avoir
au Siège de l'Organisation des Nations Unies du 22 jan- adopté son ordre du jour et élu un Président, vingt-
vier au 5 février 1963, la seconde à l'Office européen des
Nations Unies à Genève, du 21 mai au 29 juin 1963, et la
troisième au Siège de l'Organisation des Nations Unies du
3 au 15 février 1964. A sa troisième session, le Comité a mique pour l'Afrique et par la Commission économique et
décidé que des séances officieuses privées précéderaient l'ou- sociale de l'Organisation de l'Unité africaine à Niamey, la
verture de la Conférence. Ces séances préliminaires ont eu résolution de la Commission économique; pour l'Europe et les
lieu à Genève du 18 au 23 mars 1964. résolutions de Téhéran adoptées par la Commission écono-
3 La Déclaration commune des pays en voie de développe- mique pour l'Asie et l'Extrême-Orient (pour tous ces textes,
ment a été adoptée en même temps que la résolution de voir les volumes VI et VII).
l'Assemblée générale, dont elle constitue une annexe. 5 La Somalie et le Samoa-Occidental étaient invités mais
4 Voir les rapports concernant la réunion, de Brasilia convo- n'ont pas envoyé de représentants à la Conférence.
quée par la Commission économique pour l'Amérique latine 6 Le 27 mai 1964, à la suite de la création de la République-
et la Charte d'Alta Gracia approuvée par le Comité spécial Unie du Tanganyika et de Zanzibar, la délégation du Tanganyika
de coordination latino-américain de l'Organisation des Etats et la délégation de Zanzibar ont été réunies en une seule délé-
américains, les résolutions adoptées par la Commission écono- gation.
6 ACTE FINAL

sept Vice-Présidents et un Rapporteur, la Confé- pement n'ont pas été capables d'accroître leurs
rence a entendu les discours de son Président et de exportations à un rythme plus rapide.
son Secrétaire général, ainsi que les déclarations 18. Les difficultés que les pays en voie de
générales qui ont été faites pendant douze jours développement et les pays à économie planifiée se
par les chefs de délégation — ministres pour la vente de leurs produits à des prix rémunérateurs
plupart — et par les représentants d'un certain sur les marchés de la plupart des pays hautement
nombre d'organisations économiques intergouverne- industrialisés ont limité leurs possibilités d'achat de
mentales. Cinq commissions plénières ont été consti- biens d'équipement et d'outillage aux pays déve-
tuées pour l'étude détaillée des divers points de loppés ; cette situation a contribué à ,son tour à
l'ordre du jour. Le Bureau de la Conférence com- rendre le taux d'expansion du commerce mondial
prenait le Président, les Vice-Présidents, le Rappor- plus faible qu'il n'aurait été si les pays en voie
teur et les présidents des cinq commissions. En de développement avaient pu augmenter leurs expor-
outre, la Conférence a désigné un Comité de rédac- tations à un rythme plus rapide. En outre, des
tion chargé de préparer l'Acte final. mesures à effet discriminatoire ou protectionniste
15. En vue de parvenir à un accord sur les appliquées par certains pays développés ont freiné
problèmes qui étaient soumis à la Conférence, de l'expansion du commerce des pays en voie de déve-
nombreuses réunions officieuses ont été tenues, et loppement et du commerce mondial en général.
d'importantes consultations se sont déroulées entre
groupes de délégations. Un trait marquant de la 19. Les difficultés des pays en voie de déve-
Conférence est que les délégations des Etats signa- loppement ont été aggravées par la détérioration des
taires de la Déclaration commune des pays en voie termes de l'échange durant la période 1950-1962.
de développement ont coordonné leur action en vue Le ralentissement de l'augmentation du volume des
d'améliorer la coopération entre toutes les délé- exportations des pays en voie de développement et
gations. l'évolution défavorable des termes de l'échange sont
dus en grande partie à la composition par produits
Section III de leur commerce, qui consiste surtout en échanges
de produits primaires contre des articles manufac-
CONSTATATIONS turés dont les positions relatives sur les marchés
mondiaux ont subi de profondes modifications. Le
La Conférence a été guidée par les constatations commerce mondial d'articles manufacturés a aug-
suivantes : menté à un taux annuel qui représente plus du
16. Le commerce mondial s'est développé de double de celui des produits primaires. Les éléments
façon appréciable au cours des dernières années : la qui ont contribué à la stagnation des exportations
valeur des exportations mondiales a plus que doublé de produits primaires sont, entre autres, le fait que
depuis 1950. La croissance de l'économie dans son la demande de denrées alimentaires n'a guère suivi
ensemble, aidée par des mesures nationales et inter- l'augmentation des revenus des consommateurs dans
nationales, par les énormes progrès de la science les pays évolués où les revenus et la consommation
et de la technique et par les transformations d'ordre de produits alimentaires sont déjà élevés, l'utilisation
social et économique qui se sont produites dans le généralisée de produits synthétiques et de produits
monde, a fourni la principale impulsion à cette de remplacement, et l'augmentation croissante de la
expansion du commerce mondial. production de produits primaires dans les pays
avancés — augmentation due à la fois aux poli-
17. Tous les pays n'ont pas bénéficié dans la tiques nationales, renforcées dans de nombreux cas
même proportion de cette expansion du commerce par des mesures protectionnistes, et à un accrois-
international. Si les exportations des pays en voie sement général de la productivité résultant des
de développement sont passées de 19.2 à 28.9 progrès technologiques. Ces tendances à long terme
milliards de dollars entre 1950 et 1962, ce qui ont été aggravées par des fluctuations à court terme
représente une augmentation de 50 p. 100, elles des recettes d'exportation, causées par des réces-
ont néanmoins progressé à un rythme bien plus lent sions économiques et par d'autres facteurs.
que celles des pays développés. Aussi la part des
pays en voie de développement dans les exportations 20. Les termes de l'échange des pays en voie
mondiales est-elle tombée progressivement de près de développement ont évolué défavorablement, et
d'un tiers en 1950 à un peu plus d'un cinquième le quantum de leurs exportations n'a augmenté que
seulement en 1962. Dans le même temps, les pays très lentement au moment même où leurs besoins
développés à économie de marché voyaient leur d'importations destinées à accélérer le rythme de
part passer des trois cinquièmes aux deux tiers leur croissance économique augmentaient considé-
et les pays à économie planifiée de 8 p. 100 à rablement. Il existe un lien étroit entre le taux de
13 p. 100. L'une des raisons qui expliquent que croissance économique et l'offre de biens d'équi-
le taux d'expansion des exportations mondiales soit pement disponible. Si l'on veut atteindre l'objectif
tombé de 8.4 p. 100 par an au début des années de la Décennie pour le développement, il faut que
1950 à un peu moins de 5 p. 100 au début des les pays en voie de développement aient à leur
années 1960 est que les pays en voie de dévelop- disposition une quantité accrue de biens d'équi-
PREMIÈRE PARTIE — PRÉAMBULE 7

pement. Comme sur ce plan leur capacité interne pays développés à économie de marché. Entre 1950
de production est limitée, ils doivent en importer et 1962, le total des exportations des pays déve-
une grande quantité. Ces importations doivent être loppés à économie de marché vers les pays en voie
financées au moyen des recettes d'exportation et des de développement a augmenté de 98 p. 100, passant
apports de capitaux étrangers. Il est donc évident de 10 milliards 650 millions à 21 milliards 60 mil-
que les pays en voie de développement devront lions de dollars, tandis que les exportations de ces
rechercher les ressources nécessaires pour élever le derniers à destination des pays développés à éco-
taux de croissance en s'efïorçant d'obtenir des nomie de marché se sont accrues de 56 p. 100,
recettes d'exportation supplémentaires et d'augmen- passant de 13 milliards 220 millions à 20 milliards
ter les entrées nettes de capitaux, étrangers à long 660 millions de dollars.
terme, publics et privés. 24. Le fait que les exportations des pays en
21. La balance commerciale des pays en voie voie de développement vers les pays développés à
de développement, qui était excédentaire en 1950, économie de marché ne se sont pas accrues plus
accusait en 1962 un déficit de 2.3 milliards de rapidement peut être attribué à un certain nombre
dollars, tandis que les paiements nets de ces pays de facteurs. On a déjà évoqué dans les paragraphes
pour les revenus d'investissement et autres invisibles précédents certains facteurs généraux qui ont pu
se montaient, vers 1960, à environ 3.3 milliards de contribuer à cette situation. Les politiques suivies
dollars. Ce déficit a été couvert par l'aide fournie prennent diverses formes : programmes de soutien
et par d'autres entrées de capitaux. Toutefois, des prix, imposition de droits de douane, taxes
l'écart entre les besoins d'importations des pays en internes et droits à caractère fiscal sur la consom-
voie de développement et leurs recettes d'exportation mation de produits tropicaux, subventions à l'expor-
est allé en s'élargissant. Cet écart pourrait être de tation de produits intéressant les pays en voie de
l'ordre de 20 milliards de dollars par an, en 1970, développement et application aux produits trans-
si l'on prend pour base le taux de croissance formés de droits de douane plus élevés que ceux
annuel de 5 p. 100 fixé comme objectif pour la qui frappent ces produits lorsqu'ils sont exportés à
Décennie des Nations Unies pour le développement l'état naturel. Pour ces diverses raisons la demande
et en admettant qu'il n'y ait pas de changements par de produits des pays en voie de développement ne
rapport aux tendances des années cinquante, sur s'est accrue que très lentement, et pour certains
lesquelles ont été fondées les estimations ci-dessus produits de base même sont apparus des excédents
du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies. qui ont fait baisser les cours mondiaux de ces
produits. Il est nécessaire d'éliminer ces obstacles en
22. Ces dernières années, les pays en voie de agissant sur le plan national et international pour
développement ont eu de plus en plus recours à la améliorer l'accès aux marchés et élargir les
planification économique et sociale en tant que débouchés des exportations de produits primaires,
moyen le plus efficace d'accélérer leur croissance. semi-finis et manufacturés des pays en voie de
Les plans, les politiques et les institutions de ces développement, afin d'accroître les recettes d'expor-
pays sont conçus pour transformer leur structure tation de ces pays.
économique et sociale et augmenter au maximum
l'épargne, l'investissement et la production, en appli- 25. Parce qu'ils sont relativement récents, les
quant un ordre de priorité prédéterminé en vue échanges commerciaux entre les pays en voie de
d'atteindre le taux de croissance fixé comme objectif. développement et les pays à économie planifiée se
Aussi réalistes que soient les plans élaborés par les sont, jusqu'ici, limités à un assez petit nombre de
pays en voie de développement, la réalisation de pays et ne constituent qu'une faible part du com-
ces plans est entravée par l'instabilité des marchés merce extérieur global de l'ensemble des pays en
internationaux de produits primaires et par diffé- voie de développement. En 1962, les exportations
rentes conditions qui restreignent l'accès des produits des pays en voie de développement à destination
primaires, des articles semi-finis et des articles manu- des pays à économie planifiée ont atteint 1 milliard
facturés aux marchés des pays industrialisés. L'exé- 630 millions de dollars, soit 5.6 p. 100 du montant
cution des plans de développement a été rendue total des exportations des pays en voie de dévelop-
plus difficile encore du fait que ces pays restaient pement, tandis que leurs importations en provenance
tributaires de l'exportation d'un produit unique ou des pays à économie planifiée s'établissaient à 2 mil-
de quelques produits seulement dont les prix sont liards 150 millions de dollars, soit 7.3 p. 100 du
allés en fléchissant. La réalisation des plans d'expan- montant total de leurs importations. Toutefois, ces
sion économique et sociale des pays en voie de échanges ont tendance à augmenter rapidement
développement exige donc une modification appro- depuis quelques années. C'est ainsi que la valeur
priée de la structure actuelle du commerce inter- des exportations des pays à économie planifiée à
national, afin que ces pays aient la possibilité de destination des pays en voie de développement est
s'assurer des sources suffisantes et stables de devises. passée de 405 millions de dollars en 1950 à 2 mil-
liards 150 millions de dollars en 1962, ce qui
23. La plus grande partie — plus des deux représente un accroissement de 430 p. 100, tandis
tiers — du commerce d'importation et d'exportation qu'au cours de la même période les exportations des
des pays en voie de développement se fait avec les pays en voie de développement vers les pays à
8 ACTE FINAL

économie planifiée passaient de 610 millions à 1 années, des efforts sans cesse accrus ont été faits
milliard 630 millions de dollars, soit une augmen- pour résoudre ces problèmes et développer les
tation de 167 p. 100. échanges commerciaux au bénéfice de tous les inté-
26. Cette expansion des échanges a été réalisée ressés, de manière à porter ces échanges à un
principalement dans le cadre d'accords commerciaux niveau qui corresponde aux possibilités.
bilatéraux à moyen et à long terme, qui fixent la 29. La poursuite de ces efforts dans le cadre
quantité ou la valeur des marchandises à échanger, de toutes les instances disponibles, y compris celles
ou les deux à la fois. Malgré la rapidité de l'accrois- que la Conférence recommande de créer, devrait se
sement des échanges commerciaux entre ces deux traduire par un accroissement progressif des échanges
groupes de pays, il existe encore une marge consi- entre pays à systèmes économiques et sociaux dif-
dérable d'expansion possible, à condition que les férents. Jl est reconnu qu'une telle évolution serait
pays intéressés éliminent les obstacles qui empêchent de l'intérêt du commerce mondial dans son ensemble.
une croissance plus rapide et adoptent d'autres 30. Alors que les échanges entre les pays déve-
mesures positives à cet effet. Les principaux obstacles loppés augmentent et que la part de ces échanges
proviennent du fait qu'il n'a pas encore été établi dans le commerce mondial s'accroît, le niveau des
de relations commerciales entre bon nombre de échanges entre les pays en voie de développement
pays en voie de développement et de pays à écono- est très faible et l'importance relative de ces échanges
mie planifiée ; ces obstacles tiennent parfois aussi dans le commerce mondial diminue. L'expansion du
à ce que, à cause du système d'échanges bilatéraux, commerce inter-régional et intra-régional est impor-
tel pays en voie de développement est obligé tante pour les pays en voie de développement, étant
d'équilibrer ses échanges avec tel pays à économie donné qu'elle leur offre de plus grands débouchés
planifiée ; enfin, les organisations commerciales publi- pour leurs produits et leur permet de diversifier
ques et privées de certains pays en voie de dévelop- davantage leurs échanges tout en économisant leurs
pement sont parfois mal renseignées sur les produits maigres ressources en devises. Par conséquent, l'éta-
et sur les politiques et pratiques commerciales des blissement de liens commerciaux plus étroits et plus
pays à économie planifiée. nombreux entre les pays en voie de développement
27. Il serait possible de résoudre ces problèmes est nécessaire.
et d'assurer une expansion plus rapide des échanges
commerciaux entre les pays des deux groupes en Section IV
recourant aux moyens suivants : établissement de
relations commerciales normales entre les pays à RAISONS ET CONSIDÉRATIONS
économie planifiée et un plus grand nombre de pays
en voie de développement ; octroi par les pays à En élaborant ses recommandations, la Conférence
économie planifiée, dans le cadre de leur système s'est inspirée des raisons et considérations essen-
de commerce extérieur, d'avantages spéciaux aux tielles suivantes :
pays en voie de développement, en vue de pro- 31. Le développement d'échanges équitables et
mouvoir de tels échanges ; adoption par les pays à mutuellement avantageux peut favoriser le relève-
économie planifiée, dans le cadre de leurs plans à ment des niveaux de vie, le plein emploi et le
long terme, de mesures propres à assurer la diver- progrès économique rapide dans tous les pays du
sification et la progression correspondante de leurs monde.
importations de produits primaires, d'articles semi-
finis et d'articles manufacturés en provenance des 32. Les problèmes fondamentaux des pays en
pays en voie de développement ; emploi accru, par voie de développement sont bien définis, et ce qu'il
les pays à économie planifiée, en plus des arran- faut maintenant, c'est une volonté universelle d'agir
gements bilatéraux, de méthodes multilatérales de et d'adopter des mesures pratiques visant à accroître
commerce et de paiement lorsque celles-ci sont les exportations et les recettes d'exportation des
considérées comme mutuellement avantageuses pour pays en voie de développement, ainsi qu'à accélérer
tous les coéchangistes. Les pays en voie de dévelop- le développement économique de ces pays.
pement devraient, de leur côté, accorder aux pays à 33. Les difficultés auxquelles les pays en voie
économie planifiée des conditions commerciales qui de développement et d'autres pays qui dépendent
ne soient pas moins favorables que celles qui sont dans une large mesure de l'exportation d'un petit
normalement accordées aux pays développés à éco- nombre de produits primaires se heurtent en matière
nomie de marché. de commerce extérieur tiennent au faible taux de
28. Les échanges commerciaux entre les pays à croissance de la demande de leurs produits pri-
économie planifiée et les pays développés à économie maires, qui représentent 90 p. 100 de leurs expor-
de marché ont connu ces derniers temps une tations, à la part grandissante des pays développés
expansion rapide. Cependant, toutes les possibilités dans le commerce mondial des produits primaires,
d'échanges commerciaux n'ont pas été pleinement et à la détérioration des termes de l'échange des pays
mises à profit par suite d'obstacles d'ordre adminis- en voie de développement qui est intervenue entre
tratif ou d'obstacles imputables à la politique éco- 1950 et 1962.
nomique et commerciale. Au cours des dernières 34. Au cours de la période de réadaptation de
PREMIÈRE PARTIE — PRÉAMBULE 9

la structure de leur économie, les pays en voie de 42. Les pays en voie de développement qui
développement demeureront fortement tributaires de désirent écouler leurs articles manufacturés et semi-
leurs exportations de produits de base pour couvrir finis dans les pays développés se heurtent à des
leurs besoins croissants d'importations dus au pro- obstacles et à des difficultés. Pour qu'ils puissent
cessus d'industrialisation et de diversification. plus facilement exporter des articles manufacturés,
35. Etant donné l'importance primordiale du il faut que leurs produits aient une plus grande
commerce des produits de base pour l'expansion liberté d'accès aux marchés des pays industrialisés,
économique des pays en voie de développement notamment, et aussi à ceux des autres pays en voie
notamment et les difficultés spéciales auxquelles se de développement.
heurte le commerce des produits primaires, il 43. Il conviendrait de faciliter cet accès aux
importe de prendre d'urgence des mesures sur un marchés, non seulement pour les exportations exis-
vaste front, dans un esprit dynamique et systéma- tantes et traditionnelles d'articles manufacturés et
tique, pour aborder de façon concertée les pro- d'articles semi-finis, mais aussi pour une plus large
blèmes internationaux relatifs aux produits de base. gamme de produits, afin d'améliorer les possibilités
36. Il est par conséquent indispensable que tous d'établissement, dans les pays en voie de dévelop-
les pays industrialisés s'efforcent délibérément de pement, d'industries plus variées et avancées du
remédier aux tendances défavorables en question. point de vue technique, produisant des articles d'une
37. Cette action systématique devrait compren- plus grande complexité.
dre notamment la conclusion d'ententes internatio- 44. Pour que les pays développés importent des
nales relatives aux produits de base, qui sont l'un quantités substantielles d'articles manufacturés et
des moyens propres à encourager une croissance semi-finis, il sera peut-être nécessaire d'apporter
dynamique et régulière des recettes réelles d'expor- quelques aménagements à la structure de leurs
tation des pays en voie de développement, afin de industries.
leur fournir des ressources croissantes pour leur 45. L'abaissement des barrières commerciales
développement économique et social, et à assurer améliorerait la capacité des pays en voie de déve-
la stabilisation générale des marchés de produits loppement de concurrencer les producteurs nationaux
primaires. Il est également nécessaire d'accélérer sur le marché de chacun des pays développés, mais
l'élimination des obstacles existants et d'empêcher la non pas leur capacité de concurrencer, sur ces
création de nouveaux obstacles au commerce des marchés, les exportations d'autres pays développés.
produits primaires. Il serait nécessaire, pour assurer l'expansion sou-
38. La compensation financière représente un haitée, de prendre des mesures spéciales en faveur
moyen approprié de résoudre les sérieux problèmes des exportations des pays en voie de développement.
résiduels découlant des fluctuations à court terme 46. Outre cette expansion des exportations d'ar-
des prix des produits primaires et des recettes pro- ticles manufacturés vers les pays développés, celle
venant de l'exportation de ces produits. Des solu- des échanges d'articles manufacturés entre les pays
tions d'ordre financier devraient être recherchées en voie de développement eux-mêmes contribuerait
pour les problèmes résiduels à long terme. à la solution du problème résultant d'une part des
39. Les pays en voie de développement ne besoins économiques et techniques d'une industrie
devraient pas compter uniquement sur l'expansion moderne, et d'autre part de l'étroitesse du marché
de leurs exportations traditionnelles de produits pri- intérieur de chacun de ces pays. En raison de la
maires et de matières premières. Il est essentiel de multiplicité des formes que la coopération écono-
promouvoir, dans les pays en voie de développement, mique peut revêtir dans divers cas et des problèmes
la création d'industries offrant des perspectives d'ex- qu'elle peut causer, une certaine souplesse paraît
portation. La diversification et l'expansion des expor- nécessaire.
tations d'articles manufacturés et d'articles semi-finis 47. La Conférence a examiné les objectifs géné-
comptent parmi les principaux moyens d'aider les raux sur lesquels la communauté internationale
pays en voie de développement à réaliser à la longue pourrait se fonder pour résoudre les problèmes du
l'équilibre de leurs transactions extérieures. développement grâce au commerce et à la coopé-
40. La création et l'expansion, dans les pays en ration internationale. Elle a établi un certain nombre
voie de développement, d'industries ayant des possi- de principes et de critères visant à fournir des direc-
bilités d'exportation, nécessitent toute une série de tives constructives à suivre dans les différents domai-
mesures et d'actions concertées de la part des pays nes de la coopération internationale financière et
en voie de développement —• dans le cadre d'une technique. Les grandes questions relevées sont les
planification générale — ainsi que de la part des suivantes :
pays développés et des organisations internationales a) Nécessité d'aboutir à des taux de croissance
compétentes. plus élevés pour les pays en voie de développement ;
41. Le rôle du secteur public dans l'expansion mesures à prendre par les pays développés et par
économique des pays en voie de développement est les pays en voie de développement, et notamment
reconnu ainsi que celui des capitaux privés, natio- mesures propres à accroître les disponibilités en
naux et étrangers. devises.
10 ACTE FINAL

b) Principes devant régir la coopération financière 51. Enfin, dans d'autres domaines, on admet
et technique internationale ; conditions de l'aide et également que les mesures précises qui ont été pro-
liens à établir entre le commerce et l'aide {trade and posées devraient être examinées plus à fond ou
aid) pour assurer la continuité de plans et pro- étudiées par les organisations internationales compé-
grammes rationnels de développement. tentes.
c) Problèmes de la dette extérieure. 52. En abordant la question des dispositions
d) Nécessité et moyens d'intensifier le courant de institutionnelles, la Conférence a tenu compte du
ressources financières vers les pays en voie de déve- fait que des efforts soutenus sont nécessaires pour
loppement. relever les niveaux de vie de tous les pays et accé-
e) Financement compensatoire ; mesures finan- lérer la croissance économique des pays en voie de
cières supplémentaires. développement, et que le commerce international
est un instrument important de développement éco-
/) Divers aspects du problème des transports nomique. La Conférence a offert une occasion unique
maritimes et de toutes les autres transactions invi- de procéder à un examen complet des problèmes du
sibles. commerce et de ses rapports avec le développement
g) Nécessité de revoir périodiquement ces pro- économique, en particulier des problèmes qui tou-
blèmes. chent de près les pays en voie de développement.
48. Nombreux sont ceux qui reconnaissent l'im- Elle a reconnu que des dispositions institutionnelles
portance et la gravité du problème que pose le appropriées et efficaces sont indispensables si l'on
financement du développement, sous tous ses aspects veut que le commerce international contribue pleine-
multiples et complexes, et ce fait devrait constituer ment à accélérer l'expansion des pays en voie de
le point de départ d'études et d'actions suivies dans développement grâce à l'élaboration et à la mise en
ce domaine. œuvre des politiques nécessaires.
49. On reconnaît aussi qu'il faut que toutes les 53. A cette fin, la Conférence a examiné le
parties intéressées déploient des efforts plus intenses fonctionnement des institutions internationales exis-
et plus méthodiques et que les responsabilités soient tantes et a reconnu tant leur contribution que leurs
équitablement réparties entre les pays développés limites lorsqu'il s'agit de faire face à tous les pro-
et les pays en voie de développement pour susciter blèmes du commerce et aux problèmes connexes du
les efforts de coopération nécessaires sur les plans développement. Elle estime que les gouvernements
national, régional et international. participants doivent utiliser de la manière la plus
50. Plus précisément, il existe, sur certains points efficace possible les institutions et les ententes
d'importance capitale, un accord très général dont auxquelles ils sont parties ou peuvent devenir parties,
la portée est nécessairement limitée mais qui n'en et elle est convaincue, par ailleurs, qu'un nouvel
constitue pas moins un pas en avant. Parmi ces examen des dispositions institutionnelles présentes
points, il y a lieu de citer les suivants : mesures en et envisagées s'impose, compte tenu des travaux et
vue d'accélérer la croissance et d'accroître les dispo- activités des institutions qui existent déjà. La Confé-
nibilités en devises des pays en voie de dévelop- rence a en outre pris note du désir manifesté par un
pement ; directives dans le domaine de la coopéra- grand nombre de pays en voie de développement de
tion financière et technique internationale ; système voir créer une organisation génrale du commerce, et
de financement compensatoire et autres mesures elle a reconnu que de nouvelles dispositions insti-
financières ; directives concernant les problèmes de tutionnelles sont nécessaires afin de poursuivre
la dette extérieure ; certains aspects des transports l'œuvre amorcée par la présente Conférence et de
maritimes liés au commerce des pays en voie de donner suite à ses recommandations et à ses conclu-
développement. sions.
DEUXIÈME PARTIE - RÉCAPITULATION DES RECOMMANDATIONS
DE LA CONFÉRENCE7

Section I Cinquième principe général


Les politiques économiques nationales et interna-
PRINCIPES tionales doivent tendre vers la réalisation d'une
54. La Conférence a recommandé que les rela- division internationale du travail qui soit conforme
tions commerciales internationales et les politiques aux besoins et aux intérêts de tous les pays du
commerciales propres à favoriser le développement monde, et en particulier des pays en voie de déve-
soient régies par les principes ci-après (voir Annexe loppement. Les pays développés doivent aider les
A.I.1) : pays en voie de développement à accélérer leur
progrès économique et social, coopérer aux mesures
Premier principe général prises par ces pays en vue de diversifier leur éco-
Les relations économiques entre les pays, y nomie et encourager à cette fin les ajustements néces-
compris les relations commerciales, seront fondées saires dans leur propre économie.
sur le respect du principe de l'égalité souveraine Sixième principe général
entre les Etats, de l'autodétermination des peuples
et de la non-ingérence dans les affaires intérieures Le commerce international est l'un des facteurs
des autres pays. les plus importants du développement économique.
Il doit être régi par des principes compatibles avec
Deuxième principe général la réalisation du progrès économique et social et
Il n'existera aucune discrimination fondée sur ne doit pas être entravé par des mesures incompa-
les différences entre systèmes socio-économiques. tibles avec cet objectif. Tous les pays doivent colla-
L'adaptation des méthodes commerciales sera com- borer en vue de créer, pour le commerce interna-
patible avec ce principe. tional, des conditions propres à assurer en particulier
un accroissement rapide des recettes d'exportation
Troisième principe général des pays en voie de développement et, d'une manière
générale, à favoriser l'expansion et la diversification
Tout pays a le droit souverain de commercer du commerce entre tous les pays, qu'ils soient à des
Librement avec les autres pays et de disposer libre- niveaux semblables de développement, à des niveaux
ment de ses ressources naturelles dans l'intérêt du différents de développement, ou dotés de systèmes
développement économique et du bien-être de sa économiques et sociaux différents.
population.
Septième principe général
Quatrième principe général
L'expansion et la diversification du commerce
Le développement économique et le progrès social international sont conditionnées par l'élargissement
doivent être la préoccupation commune de toute la de l'accès aux marchés et l'établissement de prix
communauté internationale et doivent, en accroissant rémunérateurs pour les exportations de produits pri-
la prospérité et le bien-être économiques, contribuer maires. Les pays développés réduiront progressi-
à renforcer les relations pacifiques et la coopération vement et supprimeront les barrières douanières et
entre les nations. En conséquence, tous les pays autres obstacles au commerce et à la consommation
s'engagent à appliquer, à l'intérieur comme à l'exté- des produits originaires des pays en voie de déve-
rieur, des politiques économiques destinées à accé- loppement, et ils prendront des mesures positives
lérer la croissance économique dans le monde entier en vue d'ouvrir et d'élargir des débouchés pour les
et, en particulier, à favoriser dans les pays en voie exportations des pays en voie de développement.
de développement un taux de croissance compatible Tous les pays doivent collaborer, par l'intermédiaire
avec la nécessité d'augmenter substantiellement et d'accords internationaux appropriés élaborés systé-
régulièrement le revenu moyen afin de réduire l'écart matiquement, à la mise en œuvre de mesures per-
entre le niveau de vie des pays en voie de dévelop- mettant d'accroître et de stabiliser les recettes
pement et celui des pays développés. d'exportation de produits primaires, et en particulier
celles des pays en voie de développement, à des prix
7 Les résultats des votes sur les principes et les recomman- équitables et rémunérateurs, ainsi que de maintenir
dations adoptés par la Conférence figurent à l'Annexe A. Les
observations et les réserves se trouvent à l'Annexe B. un rapport mutuellement acceptable entre les prix

11
12 ACTE FINAL

des articles manufacturés et ceux des produits pri- l'assistance financière, technique et économique
maires. internationale qui, en venant s'ajouter aux recettes
d'exportation des pays en voie de développement,
Huitième principe général permettra d'étayer et de renforcer les efforts qu'ils
Les échanges internationaux devraient se faire déploient pour accélérer leur croissance économique
dans l'intérêt réciproque des coechangistes, sur la grâce à une diversification, une industrialisation et
base du traitement de la nation la plus favorisée, une augmentation de productivité réalisées dans le
et ne devraient pas comporter de mesures préjudi- cadre de leurs politiques, plans et programmes natio-
ciables aux intérêts commerciaux des autres pays. naux de développement économique. Une telle assis-
Toutefois, les pays développés devraient accorder tance ne doit être subordonnée à aucune condition
des concessions à tous les pays en voie de dévelop- politique ou militaire. Cette assistance, quelles qu'en
pement, faire bénéficier ces pays de toutes les soient la forme et la source, y compris les prêts
concessions qu'ils s'accordent entre eux et, lorsqu'ils et les capitaux étrangers publics et privés, doit être
leur accordent ces concessions ou d'autres, ne pas accordée aux pays en voie de développement à des
exiger de ces pays la réciprocité. De nouvelles pré- conditions qui répondent pleinement aux besoins
férences, tarifaires et non tarifaires, devraient être de ces pays en matière de commerce et de déve-
accordées à l'ensemble des pays en voie de déve- loppement. Les politiques financières et monétaires
loppement, sans l'être pour autant aux pays dévelop- internationales doivent être conçues de manière à
pés. Les pays en voie de développement ne seront tenir entièrement compte des besoins des pays en
pas tenus d'étendre aux pays développés le trai- voie de développement en matière de commerce et
tement préférentiel qu'ils s'accordent entre eux. Les de développement.
préférences spéciales dont certains pays en voie de
développement bénéficient actuellement dans leurs Douzième principe général
échanges avec certains pays développés devraient Tous les pays reconnaissent qu'une proportion
être considérées comme transitoires et sujettes à notable des ressources qui seraient dégagées au cours
réduction progressive. Ces préférences devraient être d'étapes successives, à la suite de la conclusion d'un
supprimées au fur et à mesure qu'entreront en accord sur un désarmement général et complet sous
vigueur des mesures internationales efficaces garan- contrôle international efficace, devrait être employée
tissant des avantages au moins équivalents aux pays à favoriser le développement économique des pays
intéressés. en voie de développement.
Neuvième principe général Treizième principe général
Les pays développés qui participent à des grou- La Conférence a décidé que les principes concer-
pements économiques régionaux doivent faire tout nant le commerce en transit des pays sans littoral
leur possible pour éviter que leur intégration écono- constitueraient une partie distincte des principes
mique ne nuise ou ne porte préjudice à l'essor de adoptés par la Conférence. Ils sont donc reproduits
leurs importations en provenance de pays tiers, et ci-après dans l'Annexe A.I.2.
notamment en provenance des pays en voie de
développement, individuellement ou collectivement. Quatorzième principe général
Dixième principe général La décolonisation complète, opérée conformément
à la Déclaration des Nations Unies sur l'octroi de
Il y a lieu d'encourager, au sein des pays en voie l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux,
de développement, les groupements économiques et la liquidation des séquelles du colonialisme sous
régionaux, l'intégration ou d'autres formes de coopé- toutes ses formes sont une condition nécessaire du
ration économique, en tant que moyen d'accroître le développement économique et de l'exercice de droits
volume de leur commerce intra-régional et extra- souverains sur les ressources naturelles.
régional et de favoriser leur croissance économique
et la diversification de leur industrie et de leur agri- Quinzième principe général
culture, compte dûment tenu des aspects particuliers
du développement des différents pays intéressés et En adoptant des politiques et des mesures inter-
de leur système économique et social. Il faudra nationales en vue du développement économique des
veiller à ce qu'une coopération de cette nature pays en voie de développement, il faut tenir compte
apporte une contribution efficace au développement des caractéristiques particulières et des divers stades
économique de ces pays et ne gêne pas le dévelop- de développement de ces pays (en accordant une
pement économique des autres pays en voie de attention spéciale aux moins développés d'entre
développement qui ne font pas partie de ces grou- eux), en tant que moyen efficace d'assurer une
pements. croissance soutenue comportant des possibilités équi-
tables pour chaque pays en voie de développement.
Onzième principe général 55. La Conférence a recommandé un certain
Les institutions internationales et les pays déve- nombre de principes particuliers destinés à régir les
loppés doivent assurer un accroissement net de relations commerciales internationales et les poli-
DEUXIÈME PARTIE — RÉCAPITULATION DES RECOMMANDATIONS DE LA CONFÉRENCE 13

tiques commerciales propres à favoriser le dévelop- Cinquième principe


pement (voir Annexe A.I.l).
L'Etat transitaire, qui conserve la pleine souve-
56. La Conférence a adopté la recommandation raineté sur son territoire, aura le droit de prendre
suivante concernant les principes relatifs au com- toutes les mesures indispensables pour que l'exercice
merce en transit des pays sans littoral (voir Annexe du droit au transit libre et sans restriction ne porte,
A.I.2) : en aucune façon, atteinte à ses intérêts légitimes de
La Conférence, tout ordre.

Eu égard aux divers aspects du problème du Sixième principe


commerce en transit des pays sans littoral, Afin d'accélérer l'évolution vers la recherche uni-
Considérant que, pour favoriser le développement verselle d'une solution aux problèmes spéciaux et
économique des Etats sans littoral, il importe essen- particuliers du commerce et du développement des
tiellement de leur accorder des facilités pour leur Etats sans littoral dans les différentes régions géo-
permettre de pallier les répercussions que leur situa- graphiques, tous les Etats favoriseront la conclusion,
tion en enclave exerce sur leur commerce, dans ce domaine, d'accords régionaux et d'autres
Adopte les principes ci-après, ainsi que la note accords internationaux.
interprétative y afférente : , Septième principe
Premier principe Les facilités et les droits spéciaux accordés aux
La reconnaissance du droit pour tout Etat sans Etats sans littoral en raison de leur situation géogra-
littoral d'accéder librement à la mer constitue un phique spéciale ne rentrent pas dans le champ
principe indispensable pour l'expansion du com- d'application de la clause de la nation la plus favo-
merce international et le développement économique. risée.
Deuxième principe Huitième principe
Dans les eaux territoriales et les eaux intérieures, Les principes régissant le droit des Etats sans
les navires battant le pavillon d'un Etat sans littoral littoral d'accéder librement à la mer n'abrogeront
doivent avoir des droits identiques et jouir d'un trai- en aucune façon les accords en vigueur entre deux
tement identique à celui dont jouissent les navires ou plusieurs parties contractantes sur les problèmes
des Etats riverains autres que l'Etat territorial. en question, ni ne constitueront d'obstacle à la
conclusion de tels accords à l'avenir, pourvu que ces
Troisième principe derniers n'instituent pas un régime moins favorable,
Pour jouir de la liberté des mers à égalité avec les ni ne soient contraires aux dispositions précitées.
Etats riverains, les Etats dépourvus de littoral doi-
vent pouvoir accéder librement à la mer. A cet Note interprétative
effet, les Etats situés entre la mer et un Etat
dépourvu de littoral devront, d'une commune entente Les principes énoncés ci-dessus sont interdépen-
avec cet Etat et conformément aux conventions dants et chacun d'eux doit être interprété compte
internationales en vigueur, accorder aux navires tenu des autres.
battant le pavillon de cet Etat, en ce qui concerne
l'accès aux ports maritimes et l'utilisation de ces *
**
ports, un traitement égal à celui qui est accordé à
leurs propres navires ou aux navires de tout autre
Etat. 57. Tenant compte du fait qu'elle a adopté des
principes régissant les relations commerciales inter-
Quatrième principe nationales et les politiques commerciales propres à
En vue de favoriser pleinement le développement favoriser le développement, la Conférence a reconnu
économique des Etats sans littoral, tous les autres la nécessité de réaliser au plus tôt un accord aussi
Etats doivent leur accorder, sur la base de la réci- large que possible sur un ensemble de principes et a
procité, le droit au transit libre et sans restriction, recommandé que le mécanisme institutionnel pro-
de telle sorte qu'ils aient libre accès au commerce posé par la Conférence poursuive les efforts entrepris
régional et international, en toutes circonstances et en ce sens (voir Annexe A.I.3).
pour tous produits.
Les marchandises en transit ne doivent être sou- Section II
mises à aucun droit de douane.
PROBLÈMES INTERNATIONAUX RELATIFS
Les moyens de transport employés pour le transit AUX PRODUITS DE BASE
ne doivent pas être soumis à des taxes ou droits
spéciaux supérieurs à ceux qui sont perçus pour 58. En vue de résoudre les problèmes que pose
l'utilisation des moyens de transport de l'Etat tran- le commerce des produits primaires des pays en
sitaire. voie de développement, la Conférence a recom-
14 ACTE FINAL

mandé que les dispositions esquissées ci-après soient l'agriculture. Elle a également recommandé d'enga-
considérées comme un moyen d'accroître les recettes ger une action particulière, de caractère national et
d'exportation des pays en voie de développement, international, lorsque des produits naturels exportés
par des mesures générales et par des mesures par- par les pays en voie de développement se heurtent
ticulières relatives à chacun des produits de base, à la concurrence de produits synthétiques et autres
et qu'à cet effet les gouvernements intéressés prennent produits de remplacement. Elle a aussi recommandé,
des mesures pratiques pour mettre en œuvre, le plus notamment, d'étudier et de préparer un programme
rapidement possible, celles des dispositions ci-après d'action en vue d'organiser le commerce des pro-
qui sont applicables, eu égard à certaines considé- duits de base (voir Annexes A.II.3, A.II.4, A.II.5,
rations (voir Annexe A.II.l), en tant que solution A.II.6, A.II.7 et A.II.8).
aux problèmes urgents des pays en voie de déve-
loppement. 61. La Conférence a constaté que les recettes
en devises de certains pays en voie de développe-
à) Conclusion d'ententes internationales sur les ment dépendent pour beaucoup des exportations
produits de base, qui, tout en tenant compte des de minéraux et de combustibles, et elle a recom-
intérêts des consommateurs dans les pays impor- mandé que les pays développés réduisent ou éliminent
tateurs, viseraient essentiellement à encourager un effectivement les entraves et les mesures de discri-
développement dynamique et soutenu des recettes mination appliquées au commerce ou à la consom-
réelles d'exportation des pays en voie de dévelop- mation de ces produits, en particulier les taxes
pement et à permettre d'établir des prévisions vala- intérieures, afin d'accroître le revenu réel que les-
bles quant au montant de ces recettes, de manière dites exportations procurent aux pays en voie de
à augmenter les ressources que ces pays pourront développement. Elle a également recommandé que
consacrer à leur développement économique et social, des mesures soient prises en vue de procurer aux
grâce à des prix rémunérateurs, équitables et stables pays en voie de développement qui produisent des
pour les produits primaires, compte dûment tenu minéraux et des combustibles un accroissement
du pouvoir d'achat en importations des produits appréciable des recettes qu'ils tirent des exporta-
exportés. Ces ententes devraient en outre permettre tions de ces ressources naturelles (voir Annexe A.
d'assurer aux produits primaires des débouchés II.9).
satisfaisants dans les pays développés, d'accroître
l'importation et la consommation de ces produits Section III
dans les pays développés, et de coordonner les poli-
tiques de production et de commercialisation des COMMERCE DES ARTICLES MANUFACTURÉS
produits primaires (voir Annexes A.II.l et A. II.2) ; ET DES ARTICLES SEMI-FINIS
b) Mise au point d'un programme de mesures 62. La Conférence reconnaît la nécessité pres-
et actions en vue d'éliminer les entraves (tarifs doua- sante de diversifier et d'accroître le commerce d'ex-
niers et autres obstacles) et les pratiques discrimi- portation d'articles manufacturés et d'articles semi-
natoires, d'élargir les débouchés pour les exportations finis des pays en voie de développement, en vue
de produits primaires, et d'accroître la consomma- d'accélérer leur développement économique et de
tion et l'importation de ces produits dans les pays relever leurs niveaux de vie. Elle considère qu'une
développés (voir Annexes A.II.l et A.II.2). action individuelle et collective de la part des pays
59. La Conférence a approuvé le principe de développés comme des pays en voie de développe-
la création d'une Commission des ententes et direc- ment est nécessaire pour permettre à ces derniers
tives relatives aux produits de base dans le cadre de participer de plus en plus à l'expansion du
de l'organe permanent qui serait créé à la suite commerce international des articles manufacturés et
de la Conférence des Nations Unies sur le com- des articles semi-finis, en fonction des besoins de
merce et le développement. La Conférence a leur développement.
également fixé le mandat général de la nouvelle 63. La Conférence a adopté une série de recom-
commission et demandé que l'organe permanent en mandations visant à favoriser le développement des
question l'examine promptement et de façon posi- industries ayant des possibilités d'exportation et à
tive (voir Annexe A.II.l). accroître leurs exportations d'articles manufacturés
60. La Conférence a d'autre part adopté des et d'articles semi-finis. Ces recommandations portent
recommandations concernant les mesures à prendre sur les questions suivantes :
pour accroître les débouchés ouverts aux exporta- a) le développement industriel (voir Annexe A.
tions de produits de base et augmenter la consom- III. 1), et notamment la création d'une institution
mation et l'importation de ces produits, tant dans spécialisée pour le développement industriel ;
les pays industrialisés que dans les pays en voie de b) la conclusion d'accords entre branches indus-
développement. Elle a exprimé sa conviction que trielles en vue d'une division partielle du travail
l'aide alimentaire devrait devenir partie intégrante (voir Annexe A.III.2) ;
et permanente de l'assistance internationale fournie c) la création et le développement d'industries
sous les auspices des Nations Unies et de l'Orga- ayant des possibilités d'exportation (voir Annexe
nisation des Nations Unies pour l'alimentation et A.III.3).
DEUXIÈME PARTIE — RÉCAPITULATION DES RECOMMANDATIONS DE LA CONFÉRENCE 15

64. La Conférence a recommandé que les gou- des échanges et du commerce invisible, la Confé-
vernements participants adoptent pour leur com- rence a réalisé un accord assez général, bien qu'elle
merce extérieur et leurs politiques et programmes n'ait pas toujours abouti à un accord complet.
d'assistance certains principes directeurs visant à
élargir, dans toute la mesure du possible, les débou- 70. La Conférence reconnaît les vives préoccu-
chés ouverts aux articles manufacturés et semi-finis pations exprimées au sujet de l'insuffisance de l'ob-
qui présentent de l'intérêt pour les pays en voie de jectif fixé à l'occasion de la Décennie des Nations
développement, de manière à permettre à ceux-ci Unies pour le développement, à savoir un taux de
d'accroître et de diversifier leurs exportations de croissance de 5 p. 100 par an. La Conférence
ces produits sur une base stable et durable. Ces reconnaît qu'il est nécessaire que les pays en voie
principes directeurs impliquent également, pour les de développement et les pays développés prennent
pays en voie de développement et les pays déve- les uns et les autres des mesures en vue de mobi-
loppés, l'adoption de mesures appropriées en vue liser les ressources nationales et internationales pour
d'encourager la collaboration entre les gouverne- accélérer la croissance des pays en voie de déve-
ments et certains groupes privés, de manière à loppement, si possible à un taux encore plus élevé
accroître dans les pays en voie de développement la que celui envisagé pour la Décennie du développe-
production d'articles destinés à l'exportation (voir ment, et qu'il faut examiner à cette fin la situation,
Annexes A.III.4 et A.III.6). la politique et les plans de chaque pays en voie de
développement avec le consentement du pays inté-
65. La Conférence a noté, d'une part, que tous ressé. A cet égard, la Conférence reconnaît égale-
les pays en voie de développement et une grande ment que la capacité d'importation des pays en voie
majorité des pays développés ont admis le principe de développement résultant du total combiné des
qu'il faut favoriser l'expansion industrielle des pays recettes d'exportation, des recettes invisibles et des
en voie de développement en leur accordant cer- apports de capitaux — compte tenu de l'évolution
taines préférences et, d'autre part, que quelques pays des prix — devrait augmenter suffisamment, que les
développés étaient opposés à ce principe. La Confé- mesures prises par les pays en voie de dévelop-
rence a recommandé que le Secrétaire général de pement eux-mêmes devraient être suffisantes pour
l'Organisation des Nations Unies crée un comité permettre d'atteindre ce taux de croissance plus élevé
de représentants de gouvernements, qui serait chargé et que tous les pays — qu'il s'agisse de pays déve-
d'examiner la question afin de mettre au point la loppés ou de pays en voie de développement •—
meilleure méthode possible d'application de ces pré- devraient prendre, individuellement et conjointement,
férences, sans réciprocité de la part des pays en voie les mesures qui peuvent être nécessaires à cette fin.
de développement, et d'étudier plus avant les diver- La Conférence a recommandé aussi que chaque pays
gences de principe en jeu (voir Annexe A.I1I.5). économiquement avancé s'efforce de fournir aux
66. La Conférence a adopté une recommanda- pays en voie de développement, en s'inspirant des
tion fondée sur le fait que les pays à économie principes énoncés à l'Annexe A.IV.l, des ressources
planifiée sont disposés à prendre des mesures appro- financières d'un montant net minimal aussi proche
priées en vue d'augmenter leurs importations que possible de 1 p. 100 de son revenu national,
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis en en tenant compte toutefois de la situation particu-
provenance des pays en voie de développement (voir lière de certains pays qui sont importateurs nets de
Annexe A.III.7). capitaux (voir Annexe A.IV.2). La Conférence a
67. La Conférence a adopté une recomman- également adopté une recommandation prévoyant
dation exposant certaines mesures pratiques des- notamment que le taux d'intérêt sur les prêts d'Etat
tinées à favoriser les échanges d'articles manufac- aux pays en voie de développement ne devrait nor-
turés et d'articles semi-finis entre les pays en voie malement pas dépasser 3 p. 100 (voir Annexe
de développement (voir Annexe A.III.8). A.IV.3).
68. La Conférence a également adopté une 71. La Conférence a adopté des recommanda-
recommandation par laquelle elle demande aux pays tions concernant les conditions de coopération finan-
développés de prendre certaines mesures en vue cière et technique fournie par les pays industrialisés
notamment d'accroître leurs importations et d'amé- dans le cadre de programmes bilatéraux et multi-
nager la structure de leurs industries (voir Annexe latéraux d'assistance aux pays en voie de dévelop-
A.III.6). pement (voir Annexes A.IV.l, A.IV.3 et A.IV.4).
Section IV 72. La Conférence a proposé certaines mesures
pour réduire le fardeau de plus en plus lourd de
FINANCEMENT DESTINÉ A PERMETTRE UNE EXPANSION
la dette accumulée et du service de la dette dans les
DES ÉCHANGES INTERNATIONAUX ET AMÉLIORATION
pays en voie de développement, en vue de faciliter,
DU COMMERCE INVISIBLE DES PAYS EN VOIE
lorsqu'une telle initiative se justifie, et dans des
DE DÉVELOPPEMENT
conditions appropriées, le réaménagement ou la
consolidation de la dette, avec des délais de grâce
69. Sur les principales questions dont elle était et d'amortissement appropriés et des taux d'intérêt
saisie au sujet du financement du développement, raisonnables (voir Annexes A.IV.l et A.IV.5). Elle
16 ACTE FINAL

a également approuvé la possibilité de livraisons à dation sur la participation des ressortissants des pays
crédit d'équipement industriel remboursable en mar-¡ en voie de développement à l'élaboration de la poli-
chandises (voir Annexe A.IV.6). tique des institutions internationales financières et
73. La Conférence a adopté les recommanda- monétaires (voir Annexe A.IV.20).
tions ci-après en ce qui concerne les mesures à pren- 76. La Conférence a adopté un projet de texte
dre et les études à effectuer touchant l'accroisse- traduisant l'entente réalisée sur certaines questions
ment du volume ou l'amélioration des conditions de relative aux transports maritimes et a recommandé
l'aide financière aux pays en voie de développement : de créer les rouages intergouvernementaux appro-
a) Recommandations relatives à un Fonds d'équi- priés, notamment toute commission qui pourrait être
pement des Nations Unies (voir Annexe A.IV.7) et jugée nécessaire, en vue d'encourager l'entente et la
à la transformation progressive du Fonds spécial des coopération dans le domaine des transports mariti-
Nations Unies (voir Annexe A.IV.8) ; mes, d'élaborer des études et d'établir des rapports
b) Octroi d'une assistance en vue du développe- sur les aspects économiques des transports maritimes
ment sur une base régionale (voir Annexes A.IV.9 et (voir Annexes A.IV.21 et A.IV.22).
A.IV.10) ; 77. La Conférence a également examiné et
c) Intensification du courant de capitaux publics recommandé des mesures concernant l'assurance, le
et privés à destination des secteurs publics et privés tourisme, l'assistance technique et le transfert des
des pays en voie de développement (voir Annexes connaissances techniques, compte tenu de la néces-
A.IV.ll, A.IV.12 et A.IV.13) ; sité d'améliorer le commerce invisible des pays en
d) Etude sur l'utilisation et les modalités du cré- voie de développement (voir Annexes A.IV.23,
dit, du financement et de la commercialisation des A.IV.24, A.IV.25 et A.IV.26).
exportations, et de l'assurance-crédit (voir Annexes
A.IV.14, A.IV.15 et A.IV.16). Section V
74. La Conférence a reconnu en outre que les
mouvements défavorables des recettes d'exportation DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES
des pays en voie de développement peuvent entraver
le développement. Elle a donc recommandé, qu'à 78. La Conférence a recommandé à l'Assem-
propos des difficultés de paiement dues à des insuf- blée générale des Nations Unies d'adopter à sa dix-
fisances temporaires des recettes d'exportation, les neuvième session les dispositions suivantes :
membres du Fonds monétaire international étudient a) La présente Conférence des Nations Unies
certaines mesures visant à assouplir les modalités sur le commerce et le développement devrait être
du système de crédits compensatoires pratiqué par constituée en organe de l'Assemblée générale et se
le Fonds depuis février 1963 (voir Annexe A.IV.17). réunir à des intervalles de trois ans au plus. Les
Quant aux problèmes à plus long terme, la Confé- membres de la Conférence seraient les Etats Mem-
rence a recommandé (voir Annexe A.IV.18) : bres de l'Organisation des Nations Unies, des insti-
a) Que la Banque internationale pour la recons- tutions spécialisées ou de l'Agence internationale de
truction et le développement soit invitée à étudier la l'énergie atomique.
possibilité d'établir un mécanisme qui mettrait des b) Les principales fonctions de la Conférence
ressources financières supplémentaires à la disposi- seront les suivantes :
tion des pays en voie de développement dont les i) Favoriser l'expansion du commerce inter-
recettes d'exportation n'atteignent pas le montant qui national, principalement en vue d'accélérer le
pouvait être raisonnablement escompté. Au nombre développement économique et, en particulier, le
des faits économiques pertinents à prendre en consi- commerce entre pays ayant atteint des niveaux
dération figureraient les répercussions défavorables de développement différents, entre pays en voie
d'une hausse sensible des prix à l'importation. de développement et entre pays à systèmes éco-
b) Que le mécanisme permanent dont la création nomiques et sociaux différents, en tenant compte
est recommandée par la Conférence soit invité à des activités des organisations internationales exis-
étudier et à soumettre à un examen plus poussé les tantes.
propositions et concepts relatifs au financement com- ii) Formuler des principes et des politiques
pensatoire qui ont été formulés par les délégations concernant le commerce international et les pro-
des pays en voie de développement à la Conférence, blèmes connexes du développement économique.
en tenant compte de l'incidence du déficit des recet- iii) Soumettre des propositions pour l'appli-
tes d'exportation et de l'évolution défavorable des cation desdits principes et politiques, et prendre
termes de l'échange. toutes autres mesures relevant de sa compétence
75. La Conférence a également recommandé qui conviennent à cette fin, en tenant compte des
qu'une étude soit faite sur les incidences monétaires différences entre les systèmes économiques et les
internationales des problèmes du commerce et du niveaux de développement.
développement, compte tenu notamment des objec- vi) D'une manière générale, passer en revue
tifs et des décisions de la Conférence (voir Annexe et faciliter la coordination des activités d'autres
A.IV.19). Elle a approuvé en outre une recomman- institutions appartenant au système des Nations
DEUXIÈME PARTIE — RÉCAPITULATION DES RECOMMANDATIONS DE LA CONFÉRENCE 17

Unies dans les domaines du commerce interna- travaillant à plein temps pour assurer les services
tional et des problèmes connexes du développe- nécessaires au bon fonctionnement de la Conférence,
ment économique et collaborer à cet égard avec du Conseil et de ses organes subsidiaires.
l'Assemblée générale et le Conseil économique g) La Conférence devrait examiner, compte tenu
et social à l'exécution des tâches de coordination de l'expérience acquise, l'efficacité et l'évolution
qui leur incombent en vertu de la Charte. future des dispositions institutionnelles en vue de
v) Le cas échéant, prendre des mesures en recommander les modifications et les perfectionne-
collaboration avec les organes compétents de ments qui pourraient s'imposer. A cette fin, elle étu-
l'Organisation des Nations Unies en vue de la diera tous les sujets pertinents, y compris les ques-
négociation et de l'adoption d'instruments juridi- tions relatives à la création d'une organisation géné-
ques multilatéraux dans le domaine du commerce, rale composée de tous les Membres de l'Organisa-
en tenant dûment compte de l'activité des organes tion des Nations Unies ou des institutions qui lui
de négociation existants et en évitant tout dou- sont reliées pour traiter du commerce et de ses rap-
ble emploi. ports avec le développement (voir Annexe A.V.l).
vi) Servir de centre pour l'harmonisation des 79. La Conférence a aussi recommandé des
politiques des Etats et des groupements économi- mesures concernant les dispositions institutionnelles
ques régionaux en matière de commerce et de transitoires et a fait des recommandations au sujet
développement, conformément à l'Article premier du mandat des organes subsidiaires du Conseil du
de la Charte des Nations Unies. commerce et du développement (voir Annexes
vii) Traiter toutes autres questions relevant de A.V.2 et A.V.3).
sa compétence.
c) Un organe permanent de la Conférence, Section VI
dénommé « Conseil du commerce et du développe-
ment », serait établi et rattaché au mécanisme de PROBLÈMES SPÉCIAUX
l'Organisation des Nations Unies dans le domaine
économique. Il serait composé de cinquante-cinq 80. La Conférence a prié le Secrétaire général
membres que la Conférence élirait parmi les Etats de l'Organisation des Nations Unies de constituer
Membres, en tenant pleinement compte de la néces- une commission de vingt-quatre membres, choisis
sité d'assurer une répartition géographique équita- sur la base d'une répartition géographique équitable
ble et de l'opportunité d'assurer en permanence la et représentant, en qualité d'experts gouvernemen-
représentation des principaux Etats commerçants. taux, les Etats sans littoral, les Etats de transit et
d) Pour s'acquitter efficacement de ses fonctions, les autres Etats intéressés. Ladite commission devra
le Conseil créerait les organes subsidiaires dont il se réunir en 1964 pour préparer un nouveau projet
pourrait avoir besoin et notamment trois commis- de convention relatif au commerce en transit des
sions : une commission des produits de base, une pays sans littoral. La Conférence a recommandé que
commission des articles manufacturés et une com- le nouveau projet de convention soit soumis pour
mission des transactions invisibles et du financement examen et adoption à une conférence de plénipoten-
lié au commerce. tiaires qui sera convoquée par les Nations Unies au
é) Chaque Etat représenté à la Conférence devrait milieu de l'année 1965 (voir Annexe A.VI.l).
disposer d'une voix. Sous réserve des dispositions 81. La Conférence a recommandé que l'on
qui seront adoptées par l'Assemblée générale à sa reconnaisse et encourage les organisations internatio-
dix-neuvième session, après examen du rapport et nales groupant, pour la défense de leurs intérêts, les
des propositions que doit soumettre un Comité spé- pays en voie de développement principaux expor-
cial nommé par le Secrétaire général de l'Organisa- tateurs de produits naturels non renouvelables (voir
tion des Nations Unies, les décisions de la Confé- Annexe A.VI.2).
rence sur les questions de fond devraient être prises 82. La Conférence a également adopté une
à la majorité des deux tiers des représentants pré- recommandation sur l'élargissement de l'utilisation
sents et votants et les décisions du Conseil à la des accords commerciaux à long terme (voir Annexe
majorité simple. Le Comité spécial aura pour tâche A.VI.3).
d'élaborer, dans le cadre du mécanisme permanent, 83. La Conférence a recommandé que l'on
des propositions de procédure visant à instituer un s'abstienne de prendre des mesures discriminatoires
processus de conciliation qui se déroulera avant le à l'égard d'organismes commerciaux d'Etat partici-
vote et à constituer une base appropriée pour l'adop- pant au commerce extérieur (voir Annexe A.VI.4).
tion de recommandations relatives à des propositions
concrètes prévoyant des mesures qui affectent de
manière substantielle les intérêts économiques ou Section VII
financiers de certains pays.
PROGRAMME DE TRAVAIL
f) Des dispositions devraient être prises pour
créer immédiatement, dans le cadre du Secrétariat 84. En plus du programme de travail qui résulte
des Nations Unies et conformément à l'Article 101 des recommandations mentionnées plus haut, la
de la Charte, un secrétariat permanent approprié Conférence recommande ce qui suit :

1-2
18 ACTE FINAL

1) Une étude sur la possibilité de réaliser des facturés (voir Annexes A. II. 5, A. II. 7, A. III. 2,
taux de croissance plus élevési que ceux qui ont A. III. 3, A. III. 4, A. III. 6, A. III. 7, A. III. 8,
été enregistrés le plus souvent par chaque pays A. IV. 1, A. IV. 3, A. IV. 4, A. IV. 12 et A. IV.
pendant la dernière décennie, et même plus élevés 25).
que ceux qui ont été fixés à l'occasion de la 6) Une étude des méthodes de paiement qui
Décennie des Nations Unies pour le dévelop- seraient de nature à favoriser les échanges com-
pement, y compris l'étude des mesures que les merciaux entre pays en voie de développement
pays en voie de développement et les pays déve- (voir Annexes A. II. 5 et A. IV. 19).
loppés devraient prendre pour atteindre ces taux 7) Les études économiques et statistiques du
(voir Annexe A.IV.2). commerce mondial qui se révèlent nécessaires,
2) Une étude économique et sociale complète compte spécialement tenu des problèmes des pays
des zones critiques du monde en voie de déve- en voie de développement (voir Annexe A.VI.6).
loppement, ainsi que des mesures spéciales per- 8) La transmission à l'organisme permanent
mettant une action immédiate pour assurer un chargé du commerce qu'on envisage de créer dans
relèvement substantiel du niveau de vie des popu- le cadre des Nations Unies, pour plus ample exa-
lations de ces zones (voir Annexe A.VI.5). men et décision, d'un projet de recommandation
3) Un programme de travail pour la Com- soumis par la Tchécoslovaquie concernant les
mission des ententes et directives relatives aux mesures destinées à favoriser l'expansion des
produits de base, ou tout organe équivalent qui échanges entre pays à systèmes économiques et
pourra être institué dans le cadre du mécanisme sociaux différents (voir Annexe A.VI.7).
permanent, en vue de mettre au point des direc-
tives et procédures appropriées pour les ententes 9) La transmission à l'organisme permanent
relatives aux produits de base, et, en ce qui chargé du commerce, pour plus ample examen et
concerne les produits de base remplissant cer- décision, des projets de recommandation soumis
taines conditions, de procéder à des négociations par un certain nombre de pays en voie de déve-
et de faire entreprendre des études d'experts loppement concernant les politiques et les prati-
(voir Annexes A.II.I. et A.II.3). ques des groupements économiques régionaux
entre pays développés, et la promotion des grou-
4) D'autres études sur la promotion du com- pements économiques régionaux entre pays en
merce et les accords de commercialisation des voie de développement (voir Annexe A.VI.8).
produits de base, des mesures propres à régler
le problème des produits de remplacement, et 10) La transmission pour complément d'étude,
divers types de recherches en vue d'élargir les à l'un des organes qui seront créés par la Confé-
débouchés pour les exportations de produits pri- rence, de la troisième partie de la proposition
maires en provenance des pays en voie de déve- concernant le recours à des subventions pour amé-
loppement (voir Annexes A.II.4, A.II.5, A.II.7, liorer la capacité de concurrence des articles
et A.II.8). manufacturés et des articles semi-finis des pays
5) Des travaux relatifs à la fourniture d'une en voie de développement (voir le rapport de la
assistance économique et technique en vue Conférence, Annexe E, paragraphe 24).
d'accroître les recettes que les pays en voie de 11) L'étude approfondie des aspects commer-
développement tirent des exportations de produits ciaux d'un programme économique de désarme-
primaires, d'articles semi-finis et d'articles manu- ment (voir Annexe A.VI.10).
TROISIÈME PARTIE - ANNEXES

A. TEXTES DES RECOMMANDATIONS ADOPTÉES PAR LA CONFÉRENCE

A.I.l Principes généraux et principes particuliers '


A.I.2 Principes relatifs au commerce en transit des pays sans littoral
A.I.3 Principes régissant les relations commerciales internationales et les politiques commerciales propres à favoriser
le développement
A.II.l Ententes internationales sur les produits de base, suppression des entraves aux échanges et expansion du commerce
A.II.2 Mise en œuvre
A.II.3 Examen des principes et directives générales
A.II.4 Mesures de promotion commerciale
A.II.5 Mesures en vue de favoriser le commerce entre les pays en voie de développement
A.II.6 Programme mondial d'aide alimentaire
A.II.7 Concurrence des produits synthétiques et des produits de remplacement
A.II.8 Etude de l'organisation du commerce des produits de base
A.II.9 Minéraux et combustibles
A.III.l Expansion des activités des Nations Unies dans le domaine de l'industrialisation — Création d'une institution
spécialisée des Nations Unies pour le développement industriel
A.III.2 Accords entre branches industrielles sur une division partielle du travail entre les pays en voie de développement
et les pays développés qui s'intéressent à cette forme de coopération et auxquels ce système peut s'appliquer
A.III.3 Critères applicables à la création, dans les pays en voie de développement, d'industries ayant des possibilités
d'exportation
A.III.4 Principes directeurs régissant les politiques tarifaires et autres à appliquer aux articles manufacturés et aux articles
semi-finis des pays en voie de développement
A.III.5 Préférences
A.III.6 Mesures à prendre par les pays développés à économie de marché pour favoriser l'expansion et la diversification
des exportations d'articles manufacturés et d'artides semi-finis des pays en voie de développement
A.III.7 Mesures à prendre par les pays à économie planifiée pour favoriser l'expansion et la diversification des exportations
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis des pays en voie de développement
A.III.8 Mesures et actions destinées à favoriser le commerce des articles manufacturés et des articles semi-finis entre les
pays en voie de développement
A.IV.l Directives pour une coopération financière internationale
A.IV.2 Croissance et aide
A.IV.3 Objectifs de la coopération financière et technique internationale
A.IV.4 Conditions de financement
A.IV.5 Problème du service de la dette dans les pays en voie de développement
A.IV.6 Arrangements de crédit, de caractère non financier, relatifs à la livraison de biens d'équipement
A.IV.7 Fonds d'équipement des Nations Unies
A.IV.8 Transformation progressive du Fonds spécial des Nations Unies
A.IV.9 Création d'un fonds de développement régional
A.IV.10 Développement régional
A.rv.ll Système destiné à accroître les mouvements de capitaux vers les pays en voie de développement au moyen d'un
fonds de péréquation des intérêts
A.IV.12 Développement des investissements privés étrangers dans les pays en voie de développement
A.IV.l3 Besoins du secteur public pour le transfert de ressources extérieures aux pays en voie de développement
A.IV.14 Crédit-fournisseurs et assurance-crédit dans les pays développés et les pays en voie de développement
A.IV.l5 Projet visant à réduire, au moyen d'un fonds de bonification d'intérêt, les intérêts sur les prêts consentis aux pays
en voie de développement
19
20 ACTE FINAL

A.IV.16 Projet relatif à l'étude du financement de la commercialisation des produits primaires exportés par les pays en voie
de développement
A.IV.17 Etude de mesures relatives au système de crédit compensatoire pratiqué par le Fonds monétaire international
A.IV.18 Mesures financières supplémentaires
A.IV.19 Incidences monétaires internationales
A.IV.20 Participation des pays en voie de développement aux activités des institutions financières et monétaires internatio-
nales
A.IV.21 Problèmes relatifs aux transports maritimes
A.IV.22 Entente réalisée sur les questions relatives aux transports maritimes
A.IV.23 Assurances et réassurances
A.IV.24 Mesures destinées à accroître les recettes que les pays en voie de développement tirent du tourisme
A.IV.25 Conditions de la coopération économique et technique
A.IV.26 Transfert des connaissances techniques
A.V.l Dispositions institutionnelles, méthodes et mécanismes destinés à la mise en œuvre des mesures relatives à
l'expansion du commerce international
A.V.2 Dispositions transitoires
A.V.3 Mandat des organes subsidiaires
A.VI.l Préparation d'une convention relative au commerce en transit des pays sans littoral
A.VI.2 Besoins commerciaux des pays en voie de développement dont les exportations se composent principalement de
produits naturels qui ne se renouvellent pas
A.VI.3 Accords commerciaux à long terme
A.VI.4 Participation directe d'organismes commerciaux d'Etat au commerce extérieur
A.VI.5 Evaluation économique et sociale des zones critiques des pays en voie de développement
A.VI.6 Préparation d'études suivies et de rapports sur le commerce et le développement
A.VI.7 Problèmes qui se posent dans les relations commerciales entre pays à systèmes économiques et sociaux différents
A.VI. 8 Incidences des groupements économiques régionaux
A.VI.9 Besoins du développement de l'éducation et de la science
A.VI. 10 Mise au point des aspects du programme économique de désarmement qui concernent le commerce

Annexe A.I.1 le respect du principe de l'égalité souveraine entre


les Etats, de l'autodétermination des peuples et de
PRINCIPES GÉNÉRAUX la non-ingérence dans les affaires intérieures des
ET PRINCIPES PARTICULIERS autres pays.

La Conférence a recommandé que les relations Deuxième principe général2


commerciales internationales et les politiques com-
merciales propres à favoriser le développement soient Il n'existera aucune discrimination fondée sur
régies par les principes généraux et par les principes les différences entre systèmes socio-économiques.
particuliers ci-après : L'adaptation des méthodes commerciales sera com-
patible avec ce principe.
PRINCIPES GÉNÉRAUX
Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, République arabe unie,
Premier principe général1 République centrafricaine, République de Corée, République
Dominicaine, République du Viet-Nam, République fédérale
d'Allemagne, République socialiste soviétique de Biélorussie,
Les relations économiques entre les pays, y com- République socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie
pris les relations commerciales, seront fondées sur du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-
Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suède,
Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Tri-
1 Le premier principe général a été adopté au vote par nité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques
appel nominal par 113 voix contre 1, avec 2 abstentions : socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougo-
Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, slavie.
Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Bel- Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique.
gique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Se sont abstenus : Portugal, Royaume-Uni de Grande-
Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Bretagne et d'Irlande du Nord.
Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, 2 Le deuxième principe général a été adopté au vote par
Danemark, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, France, appel nominal par 96 voix contre 3, avec 16 abstentions :
Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée^ Haïti, Haute-Volta, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie
Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Saoudite, Argentine, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie,
Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili,
Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-
Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, d'Ivoire, Cuba, Equateur, Ethiopie, Finlande, France, Gabon,
Monaco, Mongolie Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nor- Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Hon-
vège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, duras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Italie,
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 21

Troisième principe général3 régulièrement le revenu moyen afin de réduire l'écart


entre le niveau de vie des pays en voie de dévelop-
Tout pays a le droit souverain de commercer pement et celui des pays développés.
librement avec les autres pays et de disposer libre-
ment de ses ressources naturelles dans l'intérêt du
développement économique et du bien-être de sa Cinquième principe général5
population. Les politiques économiques nationales et interna-
tionales doivent tendre vers la réalisation d'une divi-
Quatrième principe générali sion internationale du travail qui soit conforme aux
besoins et aux intérêts de tous les pays du monde,
Le développement économique et le progrès social et en particulier des pays en voie de développement.
doivent être la préoccupation commune de toute la Les pays développés doivent aider les pays en voie
communauté internationale et doivent, en accroissant de développement à accélérer leur progrès économi-
la prospérité et le bien-être économiques, contribuer que et social, coopérer aux mesures prises par ces
à renforcer les relations pacifiques et la coopération pays en vue de diversifier leur économie et encoura-
entre les nations. En conséquence, tous les pays s'en- ger à cette fin les ajustements nécessaires dans leur
gagent à appliquer, à l'intérieur comme à l'extérieur, propre économie.
des politiques économiques destinées à accélérer la
croissance économique dans le monde entier et, en
particulier, à favoriser dans les pays en voie de Sixième principe général6
développement un taux de croissance compatible Le commerce international est l'un des facteurs
avec la nécessité d'augmenter substantiellement et les plus importants du développement économique.

Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libé- Danemark, Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce,
ria, Libye, Luxembourg. Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde,
Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nige- Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya,
ria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali,
Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République arabe unie, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua,
République centrafricaine, République Dominicaine, République Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan,
socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste sovié- Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Répu-
tique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zan- blique arabe unie, République centrafricaine, République de
zibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Corée, République Dominicaine, République du Viet-Nam, Répu-
Sierra Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï- blique socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste
lande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de
Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone,
Yougoslavie. Soudan, Suède, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo,
Ont voté contre : Canada, Etats-Unis d'Amérique, Répu- Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques
blique fédérale d'Allemagne. socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Chine, Dane- Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique.
mark, Espagne, Irlande, Islande, Liechtenstein, Monaco, Nor- Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Belgique,
vège, Pays-Bas, République de Corée, République du Viet- Canada, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Liechtenstein,
Nam, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Luxembourg, Monaco, Pays-Bas, République fédérale d'Allema-
Suède, Suisse. gne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord,
3 Le troisième principe général a été adopté au vote par appel Saint-Marin, Suisse.
nominal par 94 voix contre 4, avec 18 abstentions : 5 Le cinquième principe général a été adopté au vote par
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- appel nominal par 97 voix contre zéro, avec 19 abstentions :
dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
Cambodge, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo dite, Argentine, Autriche, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie,
(Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Dane- Burundi, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre,
mark, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, Gabon, Ghana, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-
Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hon- d'Ivoire, Cuba, Danemark, Equateur, Ethiopie, Gabon, Ghana,
grie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hon-
Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Mada- grie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jor-
gascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, danie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar,
Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Ouganda, Pakistan, Panama, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal,
Paraguay, Philippines, Pologne, Portugal, République arabe Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda,
unie, République centrafricaine, République de Corée, Républi- Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portu-
que Dominicaine, République du Viet-Nam, République socia- gal, République arabe unie, République centrafricaine, République
liste soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique de Corée, République Dominicaine, République du Viet-Nam,
d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, République socialiste soviétique de Biélorussie, République socia-
Roumanie, Rwanda, Saint-Marin, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, liste soviétique d'Ukraine, République Unie du Tanganyika et de
Suède, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone,
et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes Soudan, Suède, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo,
soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques
Ont voté contre : Australie, Canada, Etats-Unis d'Amérique, socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Ont voté contre : Néant.
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Autriche, Belgique, Came- Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Belgique,
roun, France, Irlande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Canada, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Finlande, France,
Monaco, Nicaragua, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pérou, Répu- Irlande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco,
blique fédérale d'Allemagne, Saint-Siège, Suisse. Pays-Bas, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de
4 Le quatrième principe général a été adopté au vote par Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Suisse.
appel nominal par 96 voix contre une, avec 17 abstentions. 6 Le sixième principe général a été adopté au vote par appel
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, nominal par 114 voix contre une, avec une abstention :
Argentine, Autriche, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé-
Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bir-
Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, manie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun,
22 ACTE FINAL

Il doit être régi par des principes compatibles avec équitables et rémunérateurs, ainsi que de maintenir
la réalisation du progrès économique et social et un rapport mutuellement acceptable entre les prix
ne doit pas être entravé par des mesures incompa- des articles manufacturés et ceux des produits pri-
tibles avec cet objectif. Tous les pays doivent col- maires.
laborer en vue de créer, pour le commerce interna-
tional, des conditions propres à assurer en parti- Huitième principe général8
culier un accroissement rapide des recettes d'exporta-
tion des pays en voie de développement et, d'une Les échanges internationaux devraient se faire
manière générale, à favoriser l'expansion et la diver- dans l'intérêt réciproque des coéchangistes, sur la
sification du commerce entre tous les pays, qu'ils base du traitement de la nation la plus favorisée, et
soient à des niveaux semblables de développement, à ne devraient pas comporter de mesures préjudicia-
des niveaux différents de développement, ou dotés de bles aux intérêts commerciaux des autres pays. Tou-
systèmes économiques et sociaux différents. tefois, les pays développés devraient accorder des
concessions à tous les pays en voie de développe-
Septième principe général7 ment, faire bénéficier ces pays de toutes les conces-
L'expansion et la diversification du commerce sions qu'ils s'accordent entre eux et, lorsqu'ils leur
international sont conditionnées par l'élargissement accordent ces concessions ou d'autres, ne pas exiger
de l'accès aux marchés et l'établissement de prix de ces pays la réciprocité. De nouvelles préférences,
rémunérateurs pour les exportations de produits pri- tarifaires et non tarifaires, devraient être accordées à
maires. Les pays développés réduiront progressive- l'ensemble des pays en voie de développement sans
ment et supprimeront les barrières douanières et l'être pour autant aux pays développés. Les pays en
autres obstacles au commerce et à la consommation voie de développement ne seront pas tenus d'éten-
des produits originaires des pays en voie de déve- dre aux pays développés le traitement préférentiel
loppement, et ils prendront des mesures positives en qu'ils s'accordent entre eux. Les préférences spécia-
vue d'ouvrir et d'élargir des débouchés pour les les dont certains pays en voie de développement
exportations des pays en voie de développement. bénéficient actuellement dans leurs échanges avec
Tous les pays doivent collaborer, par l'intermédiaire certains pays développés devraient être considérées
d'accords internationaux appropriés élaborés systé- comme transitoires et sujettes à réduction progres-
matiquement, à la mise en œuvre de mesures per- sive. Ces préférences devraient être supprimées au
mettant d'accroître et de stabiliser les recettes d'ex- fur et à mesure qu'entreront en vigueur des mesures
portation de produits primaires, et en particulier internationales efficaces garantissant des avantages
celles des pays en voie de développement, à des prix au moins équivalents aux pays intéressés.

russie, République socialiste soviétique d'Ukraine, République-


Canada, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-
Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Danemark, Equateur, Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslo-
Espagne, Ethiopie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Gua- vaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie,
temala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Vene-
Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, zuela, Yémen, Yougoslavie.
Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Ont voté contre : Afrique du Sud, Australie, Canada, Dane-
Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, mark, Etats-Unis d'Amérique, Liechtenstein, Royaume-Uni de
Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse.
Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Se sont abstenus : Autriche, Belgique, Brésil, Espagne, Fin-
Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Por- lande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxem-
tugal, République arabe unie, République centrafricaine, Répu- bourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Répu-
blique de Corée, République Dominicaine, République du Viet- blique fédérale d'Allemagne, Saint-Marin, Suède.
Nam, République fédérale d'Allemagne, République socialiste
soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique 8 Le huitième principe général a été adopté au vote par appel
d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, nominal par 78 voix contre 11, avec 23 abstentions :
Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
Nord, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Bulgarie, Burundi, Cambodge,
Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï- Cameroun, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo (Léopold-
lande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des ville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Equateur, Ethiopie, Gabon, Ghana,
Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yemen, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Hongrie, Inde, Indonésie,
Yougoslavie. Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos,
Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique. Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mau-
S'est abstenue : Chine. ritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria,
Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Répu-
7 Le septième principe général, tel qu'il a été modifié, a été blique arabe unie, République centrafricaine, République de
adopté au vote par appel nominal par 87 voix contre 8, avec Corée, République socialiste soviétique de Biélorussie, Républi-
19 abstentions : que socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanga-
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- nyika et de Zanzibar, Roumanie, Sénégal, Sierra Leone, Soudan,
dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et To-
Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Léo- bago, Tunisie, Union des Républiques socialistes soviétiques,
poldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Equateur, Ethiopie, Uruguay, Yémen, Yougoslavie.
Gabon, Ghana, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Ont voté contre : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Canada,
Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Etats-Unis d'Amérique, Islande, Liechtenstein, Norvège, Royaume-
Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède, Suisse.
Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Se sont abstenus : Belgique, Brésil, Danemark, Espagne, Fin-
Niger, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, lande, France, Grèce, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg,
Philippines, Pologne, République arabe unie, République centra- Monaco, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pays-Bas, Portugal, Répu-
fricaine, République de Corée, République Dominicaine, Répu- blique du Viet-Nam, République fédérale d'Allemagne, Rwanda,
blique du Viet-Nam, République socialiste soviétique de Biélo- Saint-Marin, Saint-Siège, Turquie, Venezuela.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 23

Neuvième principe général9 Onzième principe général u


Les pays développés qui participent à des groupe- Les institutions internationales et les pays déve-
ments économiques régionaux doivent faire tout leur loppés doivent assurer un accroissement net de l'as-
possible pour éviter que leur intégration économique sistance financière, technique et économique inter-
ne nuise ou ne porte préjudice à l'essor de leurs nationale qui, en venant s'ajouter aux recettes d'ex-
importations en provenance de pays tiers, et notam- portation des pays en voie de développement, per-
ment en provenance des pays en voie de développe- mettra d'étayer et de renforcer les efforts qu'ils
ment, individuellement ou collectivement. déploient pour accélérer leur croissance économique
grâce à une diversification, une industrialisation et
Dixième principe général10 une augmentation de productivité réalisées dans le
cadre de leurs politiques, plans et programmes natio-
Il y a lieu d'encourager, au sein des pays en voie naux de développement économique. Une telle assis-
de développement, les groupements économiques tance ne doit être subordonnée à aucune condition
régionaux, l'intégration ou d'autres formes de coopé- politique ou militaire. Cette assistance, quelles qu'en
ration économique, en tant que moyen d'accroître le soient la forme et la source, y compris les prêts et
volume de leur commerce intra-régional et extra- les capitaux étrangers publics et privés, doit être
régional et de favoriser leur croissance économique accordée aux pays en voie de développement à des
et la diversification de leur industrie et de leur agri- conditions qui répondent pleinement aux besoins de
culture, compte dûment tenu des aspects particuliers ces pays en matière de commerce et de développe-
du développement des différents pays intéressés et ment. Les politiques financières et monétaires inter-
de leur système économique et social. Il faudra veil- nationales doivent être conçues de manière à tenir
ler à ce qu'une coopération de cette nature apporte entièrement compte des besoins des pays en voie de
une contribution efficace au développement écono- développement en matière de commerce et de déve-
mique de ces pays et ne gêne pas le développement loppement.
économique des autres pays en voie de développe-
ment qui ne font pas partie de ces groupements. Douzième principe général12
9 Le neuvième principe général a été adopté au vote par appel Tous les pays reconnaissent qu'une proportion
nominal par 106 voix contre zéro, avec 10 abstentions : notable des ressources qui seraient dégagées au
Ont) voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé-
rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Birmanie, cours d'étapes successives, à la suite de la conclusion
Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada,
Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville),
Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Danemark, Equateur, russie, République socialiste soviétique d'Ukraine, République-
Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande, Gabon, Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni de
Ghana, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hon- Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Saint-Marin,
grie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Jamaï- Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suède, Suisse, Syrie,
que, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago,
Libye, Liechtenstein, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mau- Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques
ritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Para- Ont voté contre : Néant.
guay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République arabe S'est abstenu : Japon.
unie, République centrafricaine, République de Corée, Républi- 11 Le onzième principe général a été adopté au vote par appel
que Dominicaine, République du Viet-Nam, République socialiste nominal par 92 voix contre 5, avec 19 abstentions :
soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Rou- dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi,
manie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie,
Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suède, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba,
Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala,
et Tobago, Tunisie, Union des Républiques socialistes soviéti- Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie,
ques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos,
Ont voté contre : Néant. Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mau-
Se sont abstenus : Belgique, France, Grèce, Italie, Luxem- ritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria,
bourg, Monaco, Pays-Bas, République fédérale d'Allemagne, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou,
Saint-Marin, Turquie. Philippines, Pologne, Portugal, République arabe unie, Républi-
10 Le dixième principe général a été adopté au vote par appel que centrafricaine, République Dominicaine, République du Viet-
nominal par 115 voix contre zéro, avec une abstention : Nam, République socialiste soviétique de Biélorussie, République
Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé- socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika
rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra
Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Came- Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo,
roun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socia-
(Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Dane- listes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
mark, Equateur, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Ont voté contre : Afrique du Sud, Australie, Etats-Unis
Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, d'Amérique, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de
Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Se sont asbtenus : Autriche, Belgique, Canada, Danemark,
Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxem- Finlande, France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein,
bourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexi- Luxembourg, Monaco, Norvège, Pays-Bas, République de Corée,
que, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nor- Saint-Marin, Suède, Suisse.
vège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, 12 Le douzième principe général a été adopté au vote par appel
Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République nominal par 83 voix contre 1, avec 30 abstentions :
arabe unie, République centrafricaine, République de Corée, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
République Dominicaine, République du Viet-Nam, République dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge,
fédérale d'Allemagne, République socialiste soviétique de Biélo- Cameroun, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo (Brazza-
24 ACTE FINAL

d'un accord sur un désarmement général et complet Quinzième principe général15


sous contrôle international efficace, devrait être
employée à favoriser le développement économique En adoptant des politiques et des mesures inter-
des pays en voie de développement. nationales en vue du développement économique
des pays en voie de développement, il faut tenir
Treizième principe général13 compte des caractéristiques particulières et des divers
stades de développement de ces pays (en accordant
La Conférence a décidé que les principes concer- une attention spéciale aux moins développés d'entre
nant le commerce en transit des pays sans littoral eux), en tant que moyen efficace d'assurer une crois-
constitueraient une partie distincte des principes sance soutenue comportant des possibilités équita-
adoptés par la Conférence. Ils sont donc reproduits bles pour chaque pays en voie de développement.
ci-après dans l'Annexe A.I.2.
PRINCIPES PARTICULIERS
Quatorzième principe général u
La décolonisation complète, opérée conformément Premier principe particulier 16
à la Déclaration des Nations Unies sur l'octroi de
l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, Les pays développés devraient coopérer avec les
et la liquidation des séquelles du colonialisme sous pays en voie de développement pour fixer des objec-
toutes ses formes sont une condition nécessaire du tifs concernant l'expansion du commerce de ces der-
développement économique et de l'exercice de droits niers et pour examiner périodiquement les mesures
souverains sur les ressources naturelles. prises pour atteindre ces objectifs.

ville), Congo (Lépoldville), Côte-d'Ivoire, Equateur, Espagne, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie,
Ethiopie, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-dTvoire, Cuba,
Haïti, Haute-Volta, Honduras, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Equateur, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée,
Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libé- Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak,
ria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Iran, Israël, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos,
Mexique, Monaco, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nouvelle- Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mau-
Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philip- ritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria,
pines, Portugal, République arabe unie, République centrafri- Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Polo-
caine, République de Corée, République Dominicaine, Républi- gne, République arabe unie, République centrafricaine, Répu-
que du Viet-Nam, République-Unie du Tanganyika et de Zan- blique de Corée, République Dominicaine, République du Viet-
zibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Nam, République socialiste soviétique de Biélorussie, République
Soudan, Syrie, Tchad, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Uru- socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika
guay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Sou-
Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique. dan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Bel- et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes
gique, Bulgarie, Canada, Chine, Cuba, Danemark, Finlande, soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Ont voté contre : Australie, Royaume-Uni de Grande-Breta-
Mongolie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République fédérale d'Al- gne et d'Irlande du Nord.
lemagne, République1 socialiste soviétique de Biélorussie, Répu- Se sont abstenus : Afrique du Sud, Autriche, Belgique, Canada,
blique socialiste soviétique d'Ukraine, Royaume-Uni de Grande- Danemark, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, France, Irlande,
Bretagne et d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Suède, Suisse, Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, Norvège,
Tchécoslovaquie, Turquie, Union des Républiques socialistes Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, République fédérale d'Allemagne,
soviétiques. Saint-Marin, Saint-Siège, Suède, Suisse.
13 Le treizième principe général a été adopté au vote par 15 Le quinzième principe général a été adoptó au vote par
appel nominal par 108 voix contre zéro : appel nominal par 101 voix contre zéro, avec 12 abstentions :
Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé- Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Algérie, Arabie
rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie,
Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Bolivie, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Ceylan, Chili, Chine,
Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville),
(Léopoldville), Côte-dTvoire, Cuba, Danemark, Equateur, Espa- Côte-dTvoire, Cuba, Danemark, Equateur, Etats-Unis d'Améri-
gne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande, France, Gabon, que, Ethiopie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Gua-
Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Hongrie, Inde, temala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde,
Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Israël, Italie, Jordanie, Kenya,
Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar,
Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mon-
Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, golie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-
Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Panama, Zélande, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philip-
Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République arabe unie, pines, Pologne, Portugal, République arabe unie, République
République centrafricaine, République de Corée, République centrafricaine, République de Corée, République fédérale d'Alle-
Dominicaine, République du Viet-Nam, République fédérale d'Al- magne, République socialiste soviétique de Biélorussie, Républi-
lemagne, République socialiste soviétique de Biélorussie, Répu- que socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tan-
que socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tan- ganyika et de Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-
ganyika et de Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Saint-Siège, Séné-
Bretagne et d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Saint-Siège, Séné- gal, Sierra Leone, Soudan, Suède, Suisse, Tchad, Tchécoslova-
Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Syrie, Tchad, quie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Union des
Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Yougoslavie.
Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Ont voté contre : Néant.
Ont voté contre : Néant. 5e sont abstenus : Albanie, Brésil, Canada, Espagne, Islande,
Se sont abstenus : Néant. Jamaïque, Japon, Liechtenstein, République du Viet-Nam,
14 Le quatorzième principe général a été adopté au vote par Rwanda, Syrie, Turquie.
appel nominal par 90 voix contre 2, avec 22 abstentions : 16 Le premier principe particulier a été adopté au vote par
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- appel nominal par 99 voix contre 2, avec 15 abstentions :
dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 25

Deuxième principe particulier17 Troisième principe particulier


L'industrialisation des pays en voie de développe- [La Conférence n'a pris aucune mesure au sujet
ment et la modernisation de leur production agri- d'un principe concernant les préférences. ]
cole sont indispensables à leur développement éco-
nomique et social ainsi qu'à l'expansion et à la diver- Quatrième principe particulier 18
sification de leur commerce. C'est pourquoi les pays Les pays en voie de développement ont le droit
en voie de développement devraient adopter et met- de protéger leurs industries naissantes.
tre en œuvre des plans et des programmes nationaux,
mobiliser toutes leurs ressources intérieures et exé- Cinquième principe particulier19
cuter les réformes nécessaires.
Les mesures intérieures que les pays développés
Les pays développés devraient seconder dans leurs appliquent en vue de soutenir leurs produits primai-
efforts les pays en voie de développement en les res devraient être conçues et appliquées de manière
faisant bénéficier de leurs connaissances techniques, à ne pas encourager les productions non rentables et
de leur assistance technique et financière et des à ne pas priver ainsi les pays en voie de développe-
moyens dont ils disposent pour la formation pro- ment de la possibilité de couvrir, sur des bases sûres
fessionnelle ; ils devraient en outre prendre les mesu- et à des prix rémunérateurs, une proportion juste et
res nécessaires pour accroître leurs importations de raisonnable de la consommation intérieure et de l'ac-
produits transformés et manufacturés en provenance croissement de la consommation intérieure de ces
des pays en voie de développement. produits dans les pays développés.

dite, Argentine, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé-
Burundi, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique,
Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte- Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Came-
d'Ivoire, Cuba, Equateur, Espagne, Ethiopie, France, Gabon, roun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo
Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Dane-
Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Italie, Jamaïque, mark, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, France, Gabon,
Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxem- Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras,
bourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexi- Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël,
que, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban,
Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malaisie,
Philippines, Pologne, Portugal, République arabe unie, Républi- Mali, Maroc Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal,
que centrafricaine, République de Corée, République Domini- Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda,
caine, République du Viet-Nam, République socialiste soviétique Pakistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Polo-
de Biélorussie, République socialiste soviétique d'Ukraine, Répu- gne, Portugal, République arabe unie, République centrafri-
blique-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, caine, République de Corée, République Dominicaine, Républi-
Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie, que du Viet-Nam, République fédérale d'Allemagne, République
Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste sovié-
Tunisie, Turquie, Union dea Républiques socialistes soviétiques, tique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar,
Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du
Ont voté contre : Canada, Etats-Unis d'Amérique. Nord, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone,
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Dane- Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï-
mark, Finlande, Irlande, Islande, Japon, Liechtenstein, Norvège, lande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des
Pays-Bas, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède, Suisse. Yougoslavie.
17 Le deuxième principe particulier a été adopté au vote par Ont voté contre : Néant.
appel nominal par 116 voix contre zéro : Se sont abstenus : Etats-Unis d'Amérique.
Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé- 19 Le cinquième principe particulier a été adopté au vote par
rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bir- appel nominal par 91 voix contre zéro, avec 25 abstentions :
manie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazza- dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi,
ville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Danemark, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie,
Equateur, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba,
France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute- Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guatemala, Guinée,
Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak,
Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie,, Kenya, Koweït, Laos, Liban,
Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie,
Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nouvelle-
Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philip-
Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays- pines, Pologne, Portugal, République arabe unie, République
Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République arabe centrafricaine, République de Corée, République Dominicaine,
unie, République centrafricaine, République de Corée, Républi- République socialiste soviétique de Biélorussie, République socia-
que Dominicaine, République du Viet-Nam, République fédérale liste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et
d'Allemagne, République socialiste soviétique de Biélorussie, de Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
République socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du d'Irlande du Nord, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan,
Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni de Grande- Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et
Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Saint-Marin, Saint- Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes
Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchad, soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie,
Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Ont voté contre : Néant.
Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Bel-
Ont voté contre : Néant. gique, Canada, Danemark, Etats-Unis d'Amérique, Finlande,
Se sont abstenus : Néant. France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein,
Luxembourg, Monaco, Norvège, Pays-Bas, République du Viet-
18 Le quatrième principe particulier a été adopté au vote par Nam, République fédérale d'Allemagne, Saint-Marin, Saint-Siège,
appel nominal par 115 voix contre zéro, avec une abstention : Suède, Suisse.
26 ACTE FINAL

Sixième principe particulier20 produits agricoles, les pays développés devraient s'en-
Les pays développés devraient prendre des mesu- gager à appliquer des critères internationalement
res pour compenser les effets du remplacement des acceptés pour l'écoulement des excédents, de manière
produits originaires des pays en voie de développe- à éviter de compromettre les perspectives d'exporta-
ment. Ils devraient collaborer avec les pays en voie tion des pays en voie de développement et des autres
de développement à la recherche de solutions appro- pays largement tributaires de l'exportation d'un petit
priées et, en particulier, leur fournir une assistance nombre de produits primaires, le commerce inter-
financière et technique pour des études tendant à régional ou intra-régional de ces pays, leur déve-
découvrir et à promouvoir de nouvelles utilisations loppement agricole, ou les programmes de dévelop-
pour les produits dont les débouchés ont diminué à pement des pays qui reçoivent ces excédents à titre
la suite d'innovations techniques et de l'utilisation de d'aide. L'écoulement de tous les excédents et stocks
produits synthétiques. de produits primaires devrait également être régi par
des critères internationalement acceptés. Ces excé-
Septième principe particulier21 dents et ces stocks devraient être écoulés autant que
possible de manière à favoriser le développement
Chaque fois que les mesures internationales ten- économique de tous les pays en voie de développe-
dant à stabiliser les prix des produits primaires par ment, qu'ils soient producteurs ou bénéficiaires.
rapport à ceux des articles manufacturés se révéle-
ront insuffisantes, il conviendra, sur une base équi-
table et universelle et sans préjudice du niveau géné- Neuvième principe particulier23
ral de l'assistance financière aux pays en voie de
développement, de conclure des arrangements pour Tous les pays doivent s'abstenir de toutes formes
corriger et compenser la détérioration des termes de de dumping.
l'échange et la diminution à court terme des recet-
tes d'exportation des pays exportateurs de produits Dixième principe particulier 24
primaires, afin de faciliter la mise en œuvre des
plans et programmes de développement économique. Il convient de mettre à la portée de tous les pays
22
en voie de développement, dans des conditions favo-
Huitième principe particulier rables, les acquisitions de la science et les progrès de
En ce qui concerne l'écoulement d'excédents de la technique et d'encourager leur application aux

20 La Conférence a adopté ce principe sans opposition. tugal, République arabe unie, République centrafricaine, Répu-
21 Le septième principe particulier a été adopté au vote par blique de Corée, République Dominicaine, République du Viet-
appel nominal par 85 voix contre 13, avec 18 abstentions : Nam, République fédérale d'Allemagne, République socialiste
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique
dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge, d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar,
Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo Roumanie, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra
(Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Equa- Leone, Soudan, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï-
teur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, lande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des
Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Yougoslavie.
Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique.
Mexique, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Canada, Dane-
Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Por- mark, France, Islande, Monaco, Royaume-Uni de Grande-Bre-
tugal, République arabe unie, République centrafricaine, Répu- tagne et d'Irlande du Nord, Suède.
blique de Corée, République Dominicaine, République du Viet- 23 Le neuvième principe particulier a été adopté au vote par
Nam, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Rou- appel nominal par 107 voix contre zéro, avec 9 abstentions :
manie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
Syrie, Tchad, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Tur- dite, Argentine, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil,
quie, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine,
Ont voté contre : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Canada, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville),
Danemark, Etats-Unis d'Amérique, Islande, Japon, Liechtenstein, Côte-d'Ivoire, Cuba, Danemark, Equateur, Espagne, Ethiopie,
Norvège, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée,
Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse. Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak,
Se sont abstenus : Belgique, Bulgarie, Finlande, France, Iran, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït,
Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Monaco, Mongolie, Pays- Laos, Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, Mada-
Bas, Pologne, République socialiste soviétique de Biélorussie, gascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco,
République socialiste soviétique d'Ukraine, Saint-Marin, Suède, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nouvelle-Zélande,
Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques. Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philip-
22 Le huitième principe particulier a été adopté au vote par pines, Pologne, Portugal, République arabe unie, République
appel nominal par 106 voix contre une, avec 9 abstentions : centrafricaine, République de Corée, République Dominicaine,
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- République du Viet-Nam, République fédérale d'Allemagne,
dite, Argentine, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, République socialiste soviétique de Biélorussie, République
Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika
Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège,
Côte-d'Ivoire, Cuba, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslo-
Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, vaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie,
Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Israël, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Vene-
Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, zuela, Yémen, Yougoslavie.
Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Ont voté contre : Néant.
Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Canada, Etats-
Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Unis d'Amérique, Irlande, Islande, Norvège, Royaume-Uni de
Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Por- Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 27

besoins du commerce et du développement de ces Toutes les fois que ce sera possible, le rembourse-
pays par l'extension des programmes bilatéraux et ment de ces prêts et crédits devrait se faire en mon-
multilatéraux d'assistance technique. naie locale ou au moyen de produits du pays béné-
ficiaire et, le cas échéant, au moyen de produits
Onzième principe particulier25 industriels obtenus grâce à l'emploi des biens d'équi-
pement fournis.
Tous les pays devraient favoriser l'accroissement
de l'assistance économique multilatérale fournie aux Douzième principe particulier26
pays en voie de développement, en particulier dans
le cadre des Nations Unies, ainsi que l'assistance Tous les pays devraient coopérer à l'élaboration
bilatérale. de mesures destinées à aider les pays en voie de
L'assistance économique aux pays en voie de déve- développement à créer des moyens de transport mari-
loppement sur une base multilatérale devrait revêtir times et autres en vue de leur développement éco-
la forme de dons ou de prêts à des taux d'intérêt nomique, à assurer l'utilisation sans restriction des
aussi bas que possible, remboursables à long terme facilités internationales de transport et l'améliora-
avec des délais de grâce libéralement accordés, tion des conditions de fret et d'assurance pour les
compte tenu de leur capacité générale de rembour- pays en voie de développement, et à promouvoir le
sement, et cette aide devrait être équitablement répar- tourisme dans ces pays afin d'accroître leurs recet-
tie d'après l'urgence des besoins de développement. tes et de réduire leurs dépenses afférentes au com-
L'assistance économique aux pays en voie de déve- merce invisible.
loppement sur une base bilatérale devrait aussi
revêtir la forme de dons ou de prêts à des taux d'in- Treizième principe particulier 2Y
térêt aussi bas que possible, remboursables à long
terme avec des délais de grâce libéralement accordés, Les accords bilatéraux et multilatéraux de com-
et elle devrait selon le cas être fournie sous la forme merce et de paiements, mutuellement profitables,
de prêts non liés ou de prêts en nature, en parti- conclus entre pays en voie de développement consti-
culier sous la forme de biens d'équipement et d'as- tuent un élément essentiel de l'expansion et de la
sistance technique. diversification du commerce international.

24 Le dixième principe particulier a été adopté au vote par soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de
appel nominal par 116 voix contre zéro : Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra
Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé- Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande,
rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Répu-
Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Came- bliques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
roun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo Yougoslavie.
(Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Dane- Ont voté contre : Néant.
mark, Equateur, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Bel-
Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, gique, Canada, Danemark, Etats-Unis d'Amérique, Finlande,
Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxem-
Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, bourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République fédérale d'Al-
Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, lemagne, Royaume Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du
Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Nord, Saint-Marin, Suède, Suisse.
Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nige-
ria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, 26 Le douzième principe particulier a été adopté au vote par
Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, appel nominal par 92 voix contre 7, avec 17 abstentions :
République arabe unie, République centrafricaine, République Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie,
de Corée, République Dominicaine, République du Viet-Nam, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Bir-
République fédérale d'Allemagne, République socialiste sovié- manie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Came-
tique de Biélorussie, République socialiste soviétique d'Ukraine, roun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazza-
République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, ville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Equateur,
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-
Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël,
Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï- Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria,
lande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexi-
Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, que, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nouvelle-
Yougoslavie. Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philip-
pines, Pologne, République arabe unie, République centrafri-
Ont voté contre : Néant. caine, République de Corée, République Dominicaine, Répu-
Se sont abstenus : Néant. lique du Viet-Nam, République socialiste soviétique de Biélo-
25 Le onzième principe particulier a été adopté au vote par russie, République socialiste soviétique d'Ukraine, République-
appel nominal par 93 voix contre zéro, avec 23 abstentions : Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda,
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie,
dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union
Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colom- des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela,
bie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Yémen, Yougoslavie.
Cuba, Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Ont voté contre : Danemark, Etats-Unis d'Amérique, Islande,
Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Norvège, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de
Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède.
Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Se sont abstenus : Belgique, Canada, Espagne, Finlande,
Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, France, Grèce, Irlande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxem-
Nicaragua, Niger, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, bourg, Monaco, Pays-Bas, Portugal, Saint-Marin, Saint-Siège,
Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, République Suisse.
arabe unie, République centrafricaine, République de Corée,
République Dominicaine, République du Viet-Nam, Républi- 27 Le treizième principe particulier a été adopté au vote par
que socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste appel nominal par 111 voix contre zéro, avec 5 abstentions :
28 ACTE FINAL

Annexe A.I.2 telle sorte qu'ils aient libre accès au commerce régio-
nal et international, en toutes circonstances et pour
tous produits.
PRINCIPES RELATIFS AU COMMERCE Les marchandises en transit ne doivent être sou-
EN TRANSIT DES PAYS SANS LITTORAL 28 mises à aucun droit de douane.
Les moyens de transport employés pour le transit
La Conférence, ne doivent pas être soumis à des taxes ou droits
Eu égard aux divers aspects du problème du com- spéciaux supérieurs à ceux qui sont perçus pour
merce en transit des pays sans littoral, l'utilisation des moyens de transport de l'Etat tran-
Considérant que, pour favoriser le développement sitaire.
économique des Etats sans littoral, il importe essen- Cinquième principe
tiellement de leur accorder des facilités pour leur
permettre de pallier les répercussions que leur situa- L'Etat transitaire, qui conserve la pleine souve-
tion en enclave excerce sur leur commerce, raineté sur son territoire, aura le droit de prendre
Adopte les principes ci-après, ainsi que la note toutes les mesures' indispensables pour que l'exercice
interprétative y afférente : du droit au transit libre et sans restriction ne porte,
en aucune façon, atteinte à ses intérêts légitimes de
Premier principe tout ordre.
La reconnaissance du droit pour tout Etat sans Sixième principe
littoral d'accéder librement à la mer constitue un
principe indispensable pour l'expansion du commerce Afin d'accélérer l'évolution vers la recherche uni-
international et le développement économique. verselle d'une solution aux problèmes spéciaux et
particuliers du commerce et du développement des
Deuxième principe Etats sans littoral dans les différentes régions géo-
graphiques, tous les Etats favoriseront la conclusion,
Dans les eaux territoriales et les eaux intérieures, dans ce domaine, d'accords régionaux et d'autres
les navires battant le pavillon d'un Etat sans littoral accords internationaux.
doivent avoir des droits identiques et jouir d'un trai-
tement identique à celui dont jouissent les navires Septième principe
des Etats riverains autres que l'Etat territorial.
Les facilités et les droits spéciaux accordés aux
Troisième principe Etats sans littoral en raison de leur situation géogra-
Pour jouir de la liberté des mers à égalité avec les phique spéciale ne rentrent pas dans le champ d'ap-
Etats riverains, les Etats dépourvus de littoral doi- plication de la clause de la nation la plus favorisée.
vent pouvoir accéder librement à la mer. A cet Huitième principe
effet, les Etats situés entre la mer et un Etat
dépourvu de littoral devront, d'une commune entente Les principes régissant le droit des Etats sans
avec cet Etat et conformément aux conventions inter- littoral d'accéder librement à la mer n'abrogeront en
nationales en vigueur, accorder aux navires battant aucune façon les accords en vigueur entre deux ou
le pavillon de cet Etat, en ce qui concerne l'accès plusieurs parties contractantes sur les problèmes en
aux ports maritimes et l'utilisation de ces ports, un question, ni ne constitueront d'obstacle à la conclu-
traitement égal à celui qui est accordé à leurs pro- sion de tels accords à l'avenir, pourvu que ces der-
pres navires ou aux navires de tout autre Etat. niers n'instituent pas un régime moins favorable, ni
ne soient contraires aux dispositions précitées.
Quatrième principe
Note interprétative
En vue de favoriser pleinement le développement
économique des Etats sans littoral, tous les autres Les principes énoncés ci-dessus sont interdépen-
Etats doivent leur accorder, sur la base de la réci- dants et chacun d'eux doit être interprété compte
procité, le droit au transit libre et sans restriction, de tenu des autres.

Ont voté pour : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, République de Corée, République Dominicaine, République du
Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Autriche, Belgique, Bir- Viet-Nam, République fédérale d'Allemagne, République socia-
manie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Came- liste soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique
roun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazza- d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar,
ville), Congo (Léopoldville), Côte-d'Ivoire, Cuba, Danemark, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du
Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Nord, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone,
Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaï-
Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, lande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des
Italie, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libé- Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
ria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Yougoslavie.
Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Ont voté contre : Néant.
Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Se sont abstenus : Australie, Canada, Etats-Unis d'Améri-
Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, que, Japon, Liechtenstein.
Portugal, République arabe unie, République centrafricaine, 28 La Conférence a adopté ces principes sans opposition.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 29

Annexe A.I.3 nationales qui régissent actuellement le commerce de


ces produits, d'adopter une approche produit par
produit, en adaptant les solutions au produit inté-
PRINCIPES RÉGISSANT LES RELATIONS ressé et en ayant recours, à des degrés divers, à des
COMMERCIALES INTERNATIONALES mesures de libéralisation des échanges et à des
ET LES POLITIQUES COMMERCIALES arrangements de structure à moyen et à long terme,
PROPRES A FAVORISER Prenant acte de l'accord général qui s'est mani-
LE DÉVELOPPEMENT29 festé à la Conférence, sur le fait que les engagements
contractés dans d'autres organismes internationaux
La Conférence, devraient être maintenus et que les efforts actuel-
Considérant qu'elle a adopté des principes régis- lement accomplis dans d'autres organismes interna-
sant les relations commerciales internationales et les tionaux en vue d'aider les pays en voie de
politiques commerciales propres à favoriser le déve- développement devraient être poursuivis parallèle-
loppement, ment aux nouveaux efforts qui seront entrepris en
commun à la suite de cette Conférence,
Tenant compte du paragraphe qui précède et
Recommande que les dispositions figurant sous I
Reconnaissant la nécessité de réaliser au plus tôt et II ci-après soient considérées comme un moyen
un accord aussi large que possible sur un ensemble d'accroître les recettes d'exportation des pays en
de principes, voie de développement par des mesures générales
Recommande que le mécanisme institutionnel pro- et par des mesures particulières relatives à chacun
posé par la Conférence poursuive les efforts entre- des produits de base, et qu'à cet effet les gouver-
pris en ce sens. nements intéressés prennent des mesures pratiques
pour mettre en œuvre le plus tôt possible celles de
leurs dispositions qui sont applicables, à la lumière
Annexe A.II.l des considérations qui précèdent, en tant que solu-
tion aux problèmes urgents des pays en voie de
développement.
ENTENTES INTERNATIONALES
SUR LES PRODUITS DE BASE, I
SUPPRESSION DES ENTRAVES
AUX ÉCHANGES
ET EXPANSION DU COMMERCE 30 ENTENTES INTERNATIONALES SUR LES PRODUITS
DE BASE
INTRODUCTION
La Conférence,
La Conférence,
Reconnaissant que les ententes sur les produits de
Prenant acte de l'opinion, exprimée à la Confé- base contribuent à la stabilisation générale des mar-
rence, selon laquelle l'accès aux marchés est un élé- chés de produits primaires,
ment essentiel des efforts tendant à accroître les
recettes que les pays en voie de développement tirent Souligne le rôle particulier que ces ententes
de leurs exportations de produits de base, devraient jouer en favorisant la croissance économi-
que des pays en voie de développement et, en raison
Prenant acte de l'opinion, exprimée à la Confé- de ce rôle.
rence, selon laquelle le besoin se fait sentir d'une
organisation plus rationnelle du commerce mondial Recommande de prévoir, pour les ententes sur les
des produits primaires par des arrangements de struc- produits de base, les objectifs, les principes et la
ture à moyen et à long terme, portée énoncés ci-après :
Prenant acte de l'opinion exprimée à la Confé-
rence, selon laquelle, afin de résoudre les problèmes A. Objectifs et principes
du commerce des produits de base, il conviendrait 1. L'un des objectifs fondamentaux des ententes
de prendre simultanément des mesures distinctes mais sur les produits de base est, d'une façon générale,
complémentaires tendant à libéraliser l'accès aux d'encourager un développement dynamique et sou-
marchés et à favoriser la conclusion d'accords sur tenu des recettes réelles d'exportation des pays en
les produits, voie de développement, et de permettre d'établir des
Prenant acte de l'opinion exprimée à la Confé- prévisions valables quant au montant de ces recettes,
rence, selon laquelle il est nécessaire, en raison des de manière à augmenter les ressources que ces pays
caractéristiques particulières du marché de chaque pourront consacrer à leur développement écono-
produit de base et de la diversité des politiques mique et social, tout en tenant compte des intérêts
des consommateurs des pays importateurs.
29 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- 2. Pour atteindre cet objectif, les ententes inter-
sition.
30 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- nationales sur les produits de base devraient per-
sition. mettre :
30 ACTE FINAL

a) D'assurer pour les produits primaires, et 5. Toutefois, les accords sur les produits peu-
notamment pour ceux qui sont exportés par les vent porter également, dans certains cas, sur des
pays en voie de développement, des prix stables, groupes de produits. Lorsqu'on estime souhaitable,
équitables et rémunérateurs, compte dûment tenu mais qu'il ne semble pas praticable, de négocier des
du pouvoir d'achat en importations des produits accords pour un groupe de produits, on pourra
exportés ; envisager la possibilité de négocier simultanément
b) D'accroître, notamment dans les pays déve- plusieurs accords distincts portant chacun sur un
loppés, la consommation et l'importation de produits produit. En tout état de cause, il y a avantage à
de base, y compris les produits semi-transformés ou créer, dans le cadre institutionnel qui peut être mis
transformés, originaires des pays en voie de déve- en place, un dispositif commun de consultation et de
loppement ; confrontation où les aspects connexes de toutes ces
c) D'assurer aux produits primaires des pays en ententes pourront être périodiquement passés en
voie de développement, dans le cadre des ententes revue.
sur les produits de base, l'accès aux marchés des
pays développés dans des conditions satisfaisantes ; C. Portée des ententes sur les produits de base
d) De coordonner les politiques de production et 6. On devra s'efforcer d'élargir la portée des
de commercialisation des produits primaires, selon ententes sur les produits de base et de les rendre
qu'il y aura lieu, en vue : assez complètes pour que, outre des clauses rela-
i) D'assurer une adaptation meilleure et plus éco- tives aux prix et aux quantités échangées, elles
nomique entre la consommation et la production contiennent notamment des dispositions relatives aux
mondiales, et d'atténuer les effets préjudiciables qui points suivants :
pourraient résulter de l'existence d'excédents rési- a) Coordination aussi complète que possible des
duels gênants ou de déficits ; politiques nationales de production et de consom-
ii) D'empêcher les fluctuations excessives des prix, mation ;
des rapports de prix et des quantités échangées ; b) Garanties réalistes accordées aux pays en voie
iii) D'obtenir que l'on prenne des mesures appro- de développement en ce qui concerne les conditions
priées pour augmenter la consommation et les impor- d'accès aux marchés des pays développés, afin de
tations avant de recourir à des mesures visant à res- leur assurer une part équitable et raisonnable du
treindre la production et les exportations ; marché et de l'élargissement de ce marché ;
iv) D'encourager la production et la distribution c) Développement des marchés et amélioration
équitable des produits pour lesquels l'offre est insuf- des conditions de commercialisation et des réseaux
fisante ; de distribution des produits.
v) D'obtenir que les pays développés ne prennent 7. Lors de la préparation, de la négociation et
pas de mesures qui encourageraient une production de la mise en œuvre des accords et arrangements
non économique ayant pour effet de priver les pays internationaux relatifs aux produits de base, il y
en voie de développement de la possibilité de s'as- aurait lieu de prendre en considération la nécessité
surer une part équitable et raisonnable de leurs de conserver une certaine souplesse pour l'appli-
marchés et de l'élargissement de ces marchés ; cation des techniques adoptées, afin : d) d'accroître
vi) De faciliter, à long terme, l'adaptation de la les débouchés de ceux des pays en voie de dévelop-
production rendue nécessaire par les changements pement qui sont des producteurs efficaces ; b) de
de structure des marchés mondiaux. permettre aux pays en voie de développement dont
les échanges sont peu importants, ainsi qu'aux pays
B. Types d'ententes relatives aux produits de base qui passent de l'économie de subsistance à l'éco-
nomie monétaire, d'atteindre un niveau de produc-
3. Pour atteindre les objectifs énoncés ci-dessus, tion économique en vue de leur croissance écono-
on peut adopter divers types d'arrangements, depuis mique ; et c) de ne pas entraver l'accès aux marchés
les accords proprement dits sur les produits de base de ceux des pays en voie de développement qui sont
(y compris éventuellement des accords de compen- des producteurs potentiels. Dans l'application des
sation) jusqu'à des arrangements moins formels, tels considérations qui précèdent, on tiendra compte des
que les consultations intergouvernementales menées besoins commerciaux des pays producteurs tradi-
au sein de groupes d'étude s'occupant d'un produit tionnels, et spécialement des pays en voie de déve-
particulier. loppement, ainsi que de la capacité du marché
4. Les ententes internationales sur les produits d'absorber des productions nouvelles.
de base devraient, en règle générale, concerner 8. Les modalités d'application des ententes sur
chacune un produit particulier et tenir dûment les produits devraient varier selon les caractéris-
compte, pour chaque produit, des intérêts des pays tiques du produit ou des groupes de produits inté-
exportateurs et des pays importateurs, des carac- ressés, et l'on pourra avoir recours, selon qu'il
téristiques du produit en cause et du commerce et conviendra, à des mesures telles que les suivantes :
des arrangements commerciaux concernant ce pro- a) Prix-plancher, prix-plafond et fourchettes de
duit. prix;
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 31

b) Arrangements contingentaires ; qui serait établi), des fonctions destinées à assurer


c) Mesures de libéralisation des échanges ; la mise en œuvre de politiques générales et inté-
d) Garantie d'un volume minimum d'importa- grées dans le domaine des produits de base ;
tions ; 2. De coordonner les activités de tous les
é) Contrats et objectifs d'importation à long organismes s'occupant de produits de base, y
terme ; compris les organes appropriés de l'Organisation
/) Arrangements à long terme de vente et d'achat ; des Nations Unies pour l'alimentation et l'agri-
g) Systèmes de stocks régulateurs (y compris les culture (FAO) et les conseils autonomes, groupes
réserves de stabilisation), financés d'étude et autres groupes s'occupant de produits
de base, ainsi que toutes les activités relatives aux
i) soit par les pays exportateurs, produits de base qui sont exercées dans le cadre
ii) soit à la fois par les pays importateurs et de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le
par les pays exportateurs ; commerce (GATT) ;
h) Systèmes de prélèvements dans les pays déve-
loppés importateurs, avec versement des sommes 3. D'assumer des fonctions qui incombent
ainsi prélevées aux pays exportateurs en voie de actuellement à la Commission provisoire de coor-
dination des ententes internationales relatives aux
développement, par l'intermédiaire d'un fonds inter- produits de base (ICCICA) et notamment d'exa-
national approprié ; miner les rapports qu'elle recevra chaque année,
î) Création de fonds en vue d'assurer, notam- ou à tels autres intervalles de temps qu'elle pourra
ment, la mise en œuvre de programmes convenus demander, de tous les organismes mentionnés ci-
de diversification de la production et du commerce, dessus, et de formuler les recommandations qui
dans l'intérêt des pays en voie de développement ; lui paraîtraient opportunes à la lumière de cet
/) Mesures appropriées pour encourager les pays examen ;
exportateurs en voie de développement à ouvrir de 4. D'assumer des fonctions qui incombent
nouveaux marchés aux produits primaires. actuellement à la Commission du commerce inter-
9. Avant d'adopter l'une quelconque des dispo- national des produits de base, et notamment :
sitions ci-dessus, il conviendra d'en examiner les a) De préparer des analyses de la situation du
incidences probables sur l'économie des pays en voie marché pour les divers produits de base, y compris
de développement producteurs de produits primaires, des projections de l'offre et de la demande. Ces
en tenant compte des besoins futurs que leur déve- études devraient être effectuées, le cas échéant, en
loppement économique entraînera pour eux sur le coopération avec les groupes spécialisés qui s'oc-
plan commercial. cupent de produits de base ;
10. La vente de stocks excédentaires détenus b) De préparer des études sur les tendances
par des Etats, y compris les stocks stratégiques de du commerce international des produits primaires
minéraux, de métaux et de matières premières, et, en particulier, sur les rapports entre les prix
devrait s'effectuer conformément à des critères inter- de ces produits et les prix des produits manufac-
nationalement acceptés. turés qui entrent dans le commerce international ;
c) De formuler des recommandations sur des
11. Les excédents agricoles devraient être écoulés mesures de stabilisation à court terme et à long
conformément aux principes de l'Organisation des terme, en particulier en ce qui concerne les termes
Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture de l'échange ;
relatifs à l'écoulement des excédents et compte d) Tout pays membre qui est habilité à par-
dûment tenu des intérêts des pays en voie de déve- ticiper à la Conférence des Nations Unies sur le
loppement qui les reçoivent. commerce et le développement et qui ne serait
pas représenté au sein de la Commission pourra
D. Commission des ententes appeler l'attention de la Commission ou du Comité
et directives relatives aux produits de base 31 exécutif visé au paragraphe 7 ci-après, en vue
d'une action immédiate, sur tout fait nouveau,
12. Le futur Conseil du commerce et du déve- relatif aux marchés de produits de base ou à des
loppement de la Conférence des Nations Unies sur produits particuliers, qui affecterait ses intérêts,
le commerce et le développement (ou tout autre et il pourra prendre part aux délibérations de la
organe équivalent qui serait établi) devrait créer une Commission en la matière.
Commission des ententes et directives relatives aux 5. De prendre des dispositions pour faire éla-
produits de base, qui aurait pour mandat : borer un Accord général sur les ententes relatives
1. D'exercer, sous la direction générale du aux produits de base, qui en énoncerait notam-
futur Conseil (ou de tout autre organe équivalent ment les objectifs et les principes ;
6. De faire connaître au Conseil du com-
31 A sa 56e séance, la Première commission a approuvé en merce et du développement, ou aux gouvernements
général les recommandations ci-après concernant la future participant à la Conférence, ses vues et recom-
Commission des ententes et directives relatives aux produits mandations concernant la nécessité d'une action
de base et elle a décidé de les transmettre à la Quatrième
commission en vue des décisions nécessaires. gouvernementale ou intergouvernementale en vue
32 ACTE FINAL

de résoudre les problèmes actuels ou nouveaux compte des conclusions du groupe spécial d'experts
qui se dégageraient de ses études ; gouvernementaux chargé d'étudier l'organisation
7. La Commission pourra créer, avec l'appro- internationale du commerce des produits de base.
bation du Conseil ou de l'organe équivalent qui
serait établi à l'issue de la Conférence des Nations F. Dispositions générales
Unies sur le commerce et le développement, un
Comité exécutif chargé de l'assister dans ses tra- 16. Dans la mise en œuvre des présentes dispo-
vaux, ainsi que les groupes de travail et groupes sitions, on prendra en considération la nécessité de
d'étude qui pourraient être nécessaires de temps promouvoir l'expansion du commerce international
à autre. des produits de base entre les pays en voie de déve-
loppement et, plus particulièrement, à l'intérieur de
13. La Conférence recommande à l'Organisation leurs groupements régionaux. Il ne devrait en résul-
pour l'alimentation et l'agriculture, aux PARTIES ter aucune diminution du pouvoir d'achat des pays
CONTRACTANTES au GATT, ainsi qu'aux conseils et en voie de développement dans leurs échanges
autres groupes autonomes qui s'occupent de produits mutuels. A cet égard, il conviendra de tenir compte
de base, de prendre les mesures nécessaires pour que des recommandations de la Conférence sur le point
les organismes qui relèvent d'eux et qui s'occupent 11 c) de l'ordre du jour (Mesures et actions en vue
de produits de base présentent tous les ans, ou à de favoriser le commerce des produits de base entre
tels autres intervalles de temps qui pourront être pays en voie de développement).
demandés, des rapports de fond à la Commission des
ententes et directives relatives aux produits de base,
et qu'ils reçoivent des recommandations de politique
générale tendant à l'intégration et à la coordination II
des politiques suivies en matière de produits de
base, conformément aux objectifs de la Commission. A. MESURES RECOMMANDÉES AUX PAYS DÉVELOPPÉS
La Conférence recommande en outre que tous A ÉCONOMIE DE MARCHÉ
les Etats participant à la Conférence des Nations
Unies sur le commerce et le développement soient 1. Dispositions générales
habilités à faire partie de tous les groupes qui s'oc- a) Produits visés dans les recommandations. En
cupent de produits de base. appliquant les recommandations ci-après, les pays
développés devraient s'inspirer des listes établies
E. Programme de travail par les organismes internationaux compétents, dans
lesquelles sont énumérés les produits qui présentent
14. La Commission des ententes et directives une importance particulière pour les pays en voie
relatives aux produits de base (ou tout organe équi- de développement, mais ils ne devraient pas en
valent qui pourra être constitué) et, en attendant sa conclure que ces recommandations portent unique-
création, les organes appropriés des Nations Unies ment sur lesdits produits. Ils devraient tenir compte
(en collaboration avec l'Organisation pour l'alimen- de toutes les représentations qui leur seraient faites
tation et l'agriculture et les autres organisations touchant l'importance que tel pays en voie de déve-
internationales compétentes) devraient, dans les deux loppement donné attache à tel ou tel produit.
années qui suivront la fin de la présente Conférence : b) Dérogations. Il est reconnu que, conformément
a) Aider à organiser, conformément aux objectifs aux dispositions des accords internationaux relatifs
et principes généraux formulés dans la section A, aux produits de base, et dans d'autres cas exception-
des négociations sur les produits de base pour les- nels, un pays développé pourra se trouver dans
quels les pays qui ont une part importante du com- l'obligation de s'écarter des recommandations ci-
merce mondial de ces produits demandent des après en ce qui concerne des produits déterminés.
ententes et pour lesquels on dispose de données suf- Dans ce cas, ce pays développé devrait consulter les
fisantes ; pays en voie de développement qui sont substantiel-
b) Faire entreprendre des études d'experts sur les lement affectés, tenir compte de leurs vues — si
produits qui font l'objet d'une demande analogue, possible avant de prendre des décisions — et s'ef-
mais pour lesquels on ne dispose pas de données forcer par ailleurs de limiter les effets qui pourraient
suffisantes ; porter préjudice aux pays en voie de développement.
c) Mettre au point des directives et des procé- c) Dates de réalisation des objectifs. Les pays
dures appropriées, pour les ententes relatives aux développés devraient s'efforcer de mettre en œuvre
produits de base, en tenant compte des objectifs et au plus tôt les recommandations des paragraphes 3,
principes généraux mentionnés à la section A ci- 4 et 5 ci-après en tenant compte du désir des pays
dessus. en voie de développement de voir réaliser le maxi-
15. La Commission devra ensuite présenter au mum de progrès avant le 31 décembre 1965 et du
Conseil du commerce et du développement et à la fait que les mesures envisagées devraient avoir reçu
Conférence des rapports périodiques au sujet des le maximum d'application pour la fin de la Décennie
ententes sur les produits de base, en tenant dûment des Nations Unies pour le développement.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 33

2. Maintien du statu quo tiques nationales touchant le commerce des produits


Les pays développés ne devraient pas créer de primaires, les pays développés ne devraient pas
nouveaux obstacles tarifaires ou non tarifaires au prendre de mesures qui stimuleraient sur leur ter-
commerce d'exportation de produits primaires des ritoire une production non économique qui aurait
pays en voie de développement, ni accroître les pour effet de priver des pays en voie de dévelop-
obstacles existants. pement de la possibilité de s'assurer une part
équitable et raisonnable des marchés mondiaux et
3. Suppression des entraves au commerce de l'élargissement de ces marchés. Lorsque les sys-
Droits de douane et droits intérieurs à caractère tèmes de protection existants ont des effets préju-
fiscal. diciables sur le commerce et les possibilités de
commerce des pays en voie de développement, les
Sans préjudice des dispositions transitoires men- pays développés devraient s'efforcer de modifier la
tionnées au paragraphe 6, les pays développés forme ou de réduire le volume de cette protection.
devraient :
a) Réduire sensiblement et, si possible, supprimer 6. Dispositions transitoires
les taxes douanières qui frappent les produits pri-
Les arrangements préférentiels entre pays déve-
maires présentant une importance particulière pour
loppés et pays en voie de développement qui se
le commerce des pays en voie de développement ;
traduisent par une discrimination à rencontre d'autres
b) Supprimer le plus tôt possible, et en tout cas pays en voie de développement et qui sont indis-
avant la fin de la Décennie des Nations Unies pour pensables au maintien et à l'accroissement des
le développement, toutes les taxes douanières qui recettes d'exportation et au progrès économique des
frappent les importations de produits tropicaux ; pays peu développés qui en bénéficient actuellement
c) Réduire progressivement et, aussitôt que pos- devraient être supprimés au fur et à mesure que
sible, supprimer les taxes intérieures et les droits à seront effectivement appliquées des mesures inter-
caractère fiscal appliqués spécifiquement aux pro- nationales assurant à ces pays des avantages au
duits primaires provenant en totalité ou en majeure moins équivalents. Ces mesures internationales
partie des pays en voie de développement ; devraient être prises graduellement et de telle sorte
d) Réduire sensiblement et, dans la mesure du qu'elles entrent en application avant la fin de la
possible, supprimer les droits de douane qui frap- Décennie des Nations Unies pour le développement.
pent les produits semi-transformés et transformés
obtenus à partir de produits primaires qui présentent B. MESURES RECOMMANDÉES AUX PAYS DÉVELOPPÉS
une importance particulière pour les pays en voie
A ÉCONOMIE PLANIFIÉE
de développement ;
ë) S'ils appliquent un système de contingents d'im- 7. Les pays à économie planifiée devraient :
portations admis en franchise, élargir progressive-
ment ces contingents jusqu'à élimination complète à) S'abstenir de prendre toutes mesures qui
des droits de douane. auraient un effet défavorable sur l'expansion des
importations en provenance des pays en voie de
4. Restrictions quantitatives développement ;
Sans préjudice des dispositions transitoires men- b) Prendre dûment en considération les besoins
tionnées au paragraphe 6 ci-après, commerciaux des pays en voie de développement,
a) Les pays développés devraient éliminer dans lorsqu'ils fixent des objectifs quantitatifs dans leurs
la mesure du possible, au cours de la Décennie du plans économiques à long terme et lorsqu'ils
développement, les restrictions quantitatives frappant concluent des accords et contrats à long terme, afin
les produits qui présentent une importance particu- qu'il en résulte un accroissement régulier de leurs
lière pour les pays en voie de développement ; importations de produits primaires et de produits
semi-transformés en provenance des pays en voie
b) S'il est nécessaire qu'un pays développé main-
de développement, et que ces produits constituent
tienne des restrictions quantitatives pour des raisons
une proportion de plus en plus importante de leurs
de balance des paiements ou pour d'autres raisons
importations totales.
impérieuses, ce pays devrait appliquer de telles res-
trictions de façon non discriminatoire. Il devrait 8. Dans toutes les questions influant sur les déci-
également soumettre périodiquement à un nouvel sions relatives aux importations, les pays à économie
examen et, dans la mesure du possible, modifier ces planifiée devraient, dans le cadre de leur système
restrictions afin d'offrir aux pays en voie de déve- commercial, accorder aux importations en prove-
loppement qui exportent les produits en question la nance des pays en voie de développement et à la
possibilité de tirer avantage de l'expansion des consommation des produits importés de ces pays
débouchés. des conditions favorables qui permettent un nouvel
accroissement des importations en provenance de
5. Politiques nationales touchant le commerce des ces pays.
produits primaires
9. Les pays à économie planifiée devraient abolir,
Dans l'élaboration et l'application de leurs poli- pour le 31 décembre 1965 au plus tard, les droits

/-3
34 ACTE FINAL

de douane sur les produits primaires importés des ni à la situation des pays qui reçoivent ces excédents
pays en voie de développement et originaires de ces à titre d'assistance.
pays. b) Les ventes d'excédents, y compris les stocks
10. Les pays à économie planifiée devraient accroî- stratégiques de minéraux, de métaux et de matières
tre, avec les pays en voie de développement, non premières accumulés dans les pays développés
seulement le commerce bilatéral, mais aussi le com- devraient s'effectuer également selon des critères
merce multilatéral, suivant celle de ces deux formes internationaux destinés à éviter que ces ventes ne
qui sera considérée la meilleure par les partenaires fassent baisser les cours des produits intéressés ou
commerciaux intéressés, en vue de permettre un ne désorganisent le commerce mondial au détriment
emploi plus souple des recettes d'exportation des des exportations des pays en voie de développement.
pays en voie de développement. 14. Principe général
Les pays développés devraient accorder aux pays
C. MESURES RECOMMANDÉES en voie de développement le bénéfice des mesures
A TOUS LES PAYS DÉVELOPPÉS énumérées ci-dessus sans conditions de réciprocité.
11. Subventions aux exportations
Les pays développés devraient éviter de subven- Annexe A.II.2
tionner les exportations de produits primaires qui
causent un préjudice direct ou indirect aux expor-
tations des pays en voie de développement. Même MISE EN ŒUVRE32
si, du fait d'une politique nationale de soutien des
prix, des subventions sont requises afin de main- 1. Pour formuler ses conclusions et recomman-
tenir les exportations traditionnelles qui sont indis- dations sur les questions relatives au commerce inter-
pensables pour faire rentrer les devises nécessaires et national des produits de base, la Conférence s'est
afin de maintenir les approvisionnements mondiaux inspirée essentiellement des deux considérations sui-
à un niveau correspondant aux besoins mondiaux, vantes :
les pays intéressés devraient éviter de recourir à i) L'importance primordiale du commerce des
des subventions qui limitent les possibilités de produits de base pour le développement économi-
débouchés des pays en voie de développement ou que, notamment des pays en voie de développement ;
qui contribuent à faire fléchir les prix mondiaux. ii) Les difficultés spéciales auxquelles se heurte
Les pays développés qui appliquent un régime de le commerce des produits primaires.
subventions devraient, s'ils en sont priés, consulter
les pays en voie de développement intéressés afin de 2. Ces considérations mettent en lumière l'im-
déterminer les effets des subventions sur les recettes portance et l'urgence des mesures que les gou-
d'exportation présentes et potentielles desdits pays vernements doivent prendre, individuellement ou
et, s'il apparaît que ces subventions peuvent avoir conjointement, sur un vaste front, dans un esprit
des effets préjudiciables, s'efforcer de limiter le dynamique et d'une manière approfondie, pour
recours à de telles subventions. apporter une solution concertée aux problèmes inter-
nationaux relatifs aux produits de base.
12. Réglementation des mélanges
Les pays développés devraient modifier et sup-
primer toute réglementation des mélanges qui limite Annexe A.II.3
l'accès aux marchés des produits présentant une
importance particulière pour le commerce des pays EXAMEN DES PRINCIPES
en voie de développement. ET DIRECTIVES GÉNÉRALES 33
13. Ecoulement des excédents agricoles, des stocks
stratégiques et des autres excédents détenus par La Conférence recommande que les principes et
des gouvernements directives générales soumis à la Première commission
et qui sont énoncés aux paragraphes 1 à 22 du
a) Lorsqu'ils écoulent des excédents agricoles, les document UNCTAD/Document de travail/Cl/
pays développés devraient s'engager, s'ils ne l'ont pas W.P.2/1 34 soient transmis à la Commission des
déjà fait, à appliquer les principes recommandés par ententes et directives relatives aux produits de base,
la FAO pour l'écoulement des excédents de façon ou à l'organe équivalent qui pourrait être créé à
telle qu'il ne soit pas porté préjudice aux perspec-
tives d'exportation des pays en voie de dévelop- 32 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
pement et des autres pays étroitement tributaires de tion.
l'exportation d'une gamme réduite de produits pri- 33 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
sition.
maires, ni au commerce intra-régional et au dévelop- 34 Ces paragraphes figurent dans l'Annexe D, appendice III,
pement agricole des pays en voie de développement, du Rapport de la Conférence.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 35

l'issue de la présente Conférence, en vue de l'éla- libéraliser et resserrer les relations commerciales et
boration, conformément à l'alinéa c) du paragraphe monétaires qu'ils entretiennent entre eux, en vue
14 (section I) de l'Annexe A.II.l., de directives et d'élargir leurs échanges mutuels de produits pri-
principes concernant les ententes et politiques rela- maires dans le cadre de programmes d'action et de
tives aux produits de base. plans nationaux de développement coordonnés ;
b) Les pays en voie de développement devraient
intégrer leur commerce extérieur dans leurs plans
Annexe A.II.4 nationaux de développement ;
c) Les pays en voie de développement devraient
MESURES DE PROMOTION COMMERCIALE coordonner leurs plans de développement en ce qui
concerne leur commerce extérieur, leurs transports
La Conférence recommande que l'organisation qui et leurs communications, afin d'accroître les échan-
sera éventuellement créée à la suite de ses travaux ges continentaux et intercontinentaux ;
soit chargée de promouvoir, au sein des organismes d) Les pays en voie de développement devraient
des Nations Unies, l'adoption de dispositions en coopérer avec le centre d'informations commer-
vue : ciales et d'étude des marchés et avec les bureaux
a) D'étudier la façon dont les mesures nationales régionaux mentionnés à l'Annexe A.II.4, en vue de
relatives à la production et à la vente et les arran- faciliter leurs échanges mutuels de produits pri-
gements internationaux pourraient se compléter maires ;
mutuellement en ce qui concerne la commercialisa- ê) Les pays en voie de développement devraient
sation des produits primaires ; encourager la création d'unions régionales de paie-
b) D'examiner périodiquement les méthodes de ments en vue de faciliter le transfert des soldes
commercialisation et les coûts ; créditeurs, et cela dans le cadre des groupements
c) De favoriser une action intergouvernementale économiques régionaux existants ou à créer ;
pour la recherche de meilleures techniques de vente, f) Les pays en voie de développement devraient
l'organisation de foires commerciales, la diffusion prendre des dispositions en vue de conclure des
d'informations sur les marchés et la simplification arrangements préférentiels destinés à favoriser l'ac-
des formalités douanières, des formalités relatives croissement de leurs échanges mutuels sur le plan
aux voyages d'affaires, etc. ; régional et sous-régional ; ces arrangements ne
d) De favoriser une action intergouvernementale devraient pas, en principe, avoir de répercussions
pour la recherche des moyens propres à encourager défavorables sur les exportations des autres pays en
la consommation (y compris les nouvelles utilisa- voie de développement ;
tions) de produits primaires ; g) Les pays en voie de développement devraient
é) D'assurer une application plus large des normes s'octroyer mutuellement, en matière de commerce
internationalement acceptées pour la classification, des produits primaires, le traitement le plus avan-
par catégorie et selon la qualité, des produits pri- tageux qu'ils accordent aux pays développés.
maires exportés par les pays en voie de dévelop-
pement (là où ces normes n'existent pas, d'en Mesures recommandées aux pays développés
élaborer avec l'aide des organisations internatio-
nales compétentes) ; h) Les pays développés devraient aider les pays
f) De faciliter la création, dans les pays en voie en voie de développement intéressés en leur four-
de développement, d'usines qui transformeront les nissant une assistance, notamment d'ordre technique,
matières premières locales en produits exportables ; qui leur permettrait de mieux connaître les marchés
g) De créer, dans le cadre de sa structure insti- des autres pays en voie de développement. Dans
tutionnelle, un centre d'informations commerciales leurs programmes d'aide, ils devraient également
et d'étude des marchés, avec des bureaux régionaux. tenir compte de la nécessité d'améliorer les moyens
de transport entre pays en voie de développement ;
0 Les pays développés devraient coopérer en vue
Annexe A.II.5 de faciliter les échanges de produits primaires entre
les pays en voie de développement et s'abstenir de
prendre des mesures qui entravent le processus de
MESURES EN VUE DE FAVORISER libéralisation et de renforcement de ces échanges.
LE COMMERCE ENTRE LES PAYS
EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT35 Mesures à l'échelle internationale
La Conférence recommande ce qui suit : f) L'Organisation des Nations Unies devrait accor-
der une assistance technique permettant aux pays
Mesures recommandées aux pays en voie en voie de développement de mieux connaître mu-
de développement tuellement leurs marchés et de surmonter les diffi-
a) Les pays en voie de développement devraient cultés pratiques qui, à l'heure actuelle, limitent leurs
échanges mutuels de produits primaires ;
35 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
sition. k) Les institutions financières internationales
36 ACTE FINAL

devraient étudier les méthodes de paiement, mutuel- Annexe A. II. 7


lement acceptées par les pays en voie de dévelop-
pement, qui seraient de nature à favoriser leurs CONCURRENCE
échanges de produits primaires, et elles devraient DES PRODUITS SYNTHÉTIQUES ET DES
faciliter l'adoption et l'application de ces métho- PRODUITS DE REMPLACEMENT38
des 36. La Conférence,
Observations générales 1. Reconnaissant que les modes d'action examinés
dans la section qui traite de la suppression des
Les recommandations de l'Annexe A.IV.4 rela- obstacles au commerce des produits primaires pour-
tives aux mesures de promotion commerciale sont raient se révéler d'une valeur limitée dans le cas
applicables également à l'accroissement du com- des produits naturels concurrencés par des produits
synthétiques et autres produits de remplacement,
merce entre les pays en voie de développement.
Recommande qu'une action particulière, de carac-
tère national et international, soit entreprise en
vue :
Annexe A.II.6 i) D'augmenter l'efficacité technique de la pro-
duction des produits naturels afin d'en réduire le
coût ;
PROGRAMME MONDIAL D'AIDE ii) D'améliorer la qualité et les méthodes de
classification par qualité ;
ALIMENTAIRE 37 iii) D'intensifier les recherches techniques et les
études de marché sur les utilisations des produits
La Conférence, naturels ;
iv) D'interdire, par des moyens appropriés, que
1. Recommande que, lors de l'étude que les l'on fasse passer un produit synthétique pour un
Nations Unies et l'Organisation des Nations Unies produit naturel ;
pour l'alimentation et l'agriculture effectueront en v) D'accorder à l'interchangeabüité de certains
1965 sur le Programme alimentaire mondial actuel- produits une attention appropriée lors de la déter-
lement exécuté à titre expérimental, il soit tenu mination des politiques agricoles et industrielles,
dûment compte de la possibilité de modifier ce particulièrement dans les pays développés ;
Programme dans le sens indiqué aux paragraphes 42 vi) D'améliorer les données statistiques concer-
et 43 du rapport de la Première commission, afin nant le secteur des produits naturels et celui des
que ledit Programme puisse profiter ensuite à la produits synthétiques dans les diverses industries,
fois aux pays en voie de développement qui souf- particulièrement en ce qui concerne la capacité de
production actuelle et future et les utilisations
frent de pénuries alimentaires et aux pays en voie finales, grâce à des échanges de renseignements
de développement qui exportent des produits alimen- aussi complets que possible sur les plans d'inves-
taires, et que l'on tienne en outre dûment compte, tissements futurs et les tendances de la consom-
dans la documentation qui sera présentée à l'occa- mation, réalisés par l'intermédiaire des organismes
sion de cette étude, des effets qu'un programme internationaux appropriés ;
ainsi modifié peut avoir sur l'expansion et le déve- vii) D'élargir l'accès aux marchés des pays déve-
loppement du commerce des produits de base des loppés des produits naturels et semi-transformés
pays en voie de développement, ainsi que de la concurrencés par des produits synthétiques et
relation existant entre ce Programme et le commerce d'abaisser progressivement les barrières, tarifaires
des produits de base de ces pays. et non tarifaires, élevées contre lesdits produits
naturels et semi-transformés en vue de leur sup-
2. Les considérations ci-dessus ne devraient en pression finale 39 ;
aucune façon empêcher la conclusion d'arrangements viii) D'accorder une attention spéciale, dans les
bilatéraux sur l'écoulement des produits alimentaires groupes d'étude ou dans la négociation et l'appli-
et agricoles excédentaires, conformément aux prin- cation d'accords internationaux sur les produits de
cipes recommandés par l'Organisation des Nations base, à la nécessité de prendre des mesures pour
Unies pour l'alimentation et l'agriculture pour l'écou- atténuer les fluctuations à court terme des prix des
lement des excédents. produits naturels qui subissent la concurrence des
produits synthétiques ;
36 La Première commission a également pris acte de la 38 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
déclaration faite par un représentant du Fonds monétaire inter- sition.
national le 3 juin 1964 (voir E.CONF.46/C.1/SR.68). 39 Voir appendice I de l'Annexe D du Rapport de la
37 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- Conférence (Rapport du groupe de travail des produits syn-
tion. thétiques et des produits de remplacement), par. 16.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 37

ix) D'assurer une coordination aussi poussée que Annexe A.II.8


possible des plans et des politiques d'investissement
dans le secteur des produits naturels et dans celui
des produits synthétiques ; ETUDE DE L'ORGANISATION DU
x) De prendre, le cas échéant, des mesures finan- COMMERCE DES PRODUITS DE BASE 40
cières en vue de réduire l'incidence du développe-
ment des produits synthétiques sur les perspectives La Conférence,
à long terme des pays en voie de développement
pour ce qui est de leurs recettes d'exportation, et 1. Recommande que, dans le cadre du méca-
d'aider ces pays à entreprendre les ajustements de nisme institutionnel et du programme de travail que
structure nécessaires ; la Conférence arrêtera, le Conseil du commerce et
du développement crée à sa première session un
xi) Si la possibilité et la nécessité s'en font sentir, groupe spécial d'experts gouvernementaux qui aura
et compte tenu des études recommandées ci-après pour mandat d'étudier des propositions et d'élaborer
à l'alinéa c) du paragraphe 4, d'adopter une régle- un programme d'action tendant à une organisation
mentation des mélanges ou des mesures analogues, internationale du commerce des produits de base qui
afin que le pourcentage d'utilisation des produits assure notamment et d'une manière constante aux
naturels ne diminue pas. pays en voie de développement l'écoulement de
2. Recommande que les pays, et particulière- leurs produits d'exportation en quantités croissantes
ment les pays développés, évitent de donner des et à des prix rémunérateurs dont « le pouvoir
encouragements spéciaux à la production de nou- d'achat » ne doit pas diminuer par rapport aux
veaux produits synthétiques qui risquent de supplan- prix des produits essentiels importés par ces pays,
ter d'autres produits naturels et à de nouveaux en se consacrant dans un premier stade aux pro-
investissements dans la production de matières syn- duits les plus importants pour le commerce inter-
thétiques qui font concurrence aux produits naturels national des pays en voie de développement. Le
exportés par les pays en voie de développement, groupe spécial de travail devra se réunir en janvier
notamment si ces investissements peuvent servir plus 1965 et présenter son rapport en temps utile pour
efficacement dans d'autres domaines, et que, dans qu'il puisse être examiné par la Commission des
les cas exceptionnels où il faudrait s'écarter de ce ententes et directives relatives aux produits de base.
principe, il soit procédé à des consultations avec les 2. Invite les gouvernements des Etats Membres
pays en voie de développement qui pourraient subir de l'Organisation des Nations Unies ou membres des
un préjudice, ou avec les organismes internationaux institutions spécialisées à soumettre au Secrétaire
appropriés, en vue d'examiner les formes de coopé- général de la Conférence, avant le 1er janvier 1965,
ration, y compris les mesures financières, propres à des propositions et observations relatives aux pro-
atténuer ces effets défavorables. blèmes d'une organisation internationale du com-
3. Recommande en outre, en raison de la néces- merce des produits de base aux fins d'être examinées
sité de soumettre à une étude continue les problèmes par le groupe spécial de travail. Le groupe devra
résultant du développement des produits synthéti- également tenir compte des travaux réalisés dans ce
ques de remplacement, que les organes compétents domaine par les institutions spécialisées, ainsi que
des Nations Unies, et plus particulièrement les des recommandations pertinentes qui auront été
organes qui pourront être créés à la suite de la adoptées par la Conférence.
Conférence des Nations Unies sur le commerce et
le développement, envisagent la possibilité d'établir
un sous-groupe permanent qui étudierait les pro-
blèmes relatifs aux produits de base touchés par la Annexe A.II.9
concurrence des produits synthétiques et autres pro-
duits de remplacement. Le sous-groupe devrait MINÉRAUX ET COMBUSTIBLES41
prendre en considération les études en cours dans
ce domaine et, entre temps, ces études devraient être
activement poursuivies. La Conférence,
4. Recommande enfin que des études soient Notant que les recettes en devises de certains
entreprises sur les points suivants : pays en voie de développement dépendent très for-
a) Possibilité de conclure des accords portant à tement des exportations de minéraux et de combus-
la fois sur le produit naturel et les produits synthé- tibles,
tiques qui peuvent le remplacer ; Tenant compte des effets défavorables des taxes
b) Rôle possible des contrats à long terme (jus- élevées que les pays développés perçoivent sur ces
qu'à dix ans) dans la stabilisation du marché de produits,
produits naturels donnés ; examen de nouvelles tech-
niques propres à étendre la portée et l'application 40 La Conférence a adopté cette recommandation par 86
de ces contrats ; voix contre 3, avec 15 abstentions.
41 La Conférence a adopté cette recommandation par 79
c) Possibilité de réglementer les mélanges. voix contre 15, avec 12 abstentions.
38 ACTE FINAL

Notant en outre l'opinion exprimée à la Confé- » 1. . . .


rence, selon laquelle l'accès aux marchés est un « 2. Déclare qu'il y a un besoin urgent de
élément essentiel de l'action tendant à accroître les créer, dans le cadre des organismes des Nations
recettes que les pays en voie de développement tirent Unies, une institution spécialisée pour le déve-
de l'exportation desdits produits, loppement industriel, en vue d'aider les pays en
Reconnaissant que ces ressources sont limitées et voie de développement à promouvoir et à accé-
non renouvelables, lérer l'industrialisation ;
1. Recommande que les pays développés rédui- « 3. Prie le Secrétaire général de rédiger une
sent ou éliminent effectivement les entraves et les étude sur le mandat, la structure et les fonctions
mesures de discrimination appliquées au commerce d'une telle institution, comprenant un projet de
et à la consommation de ces produits, en parti- statuts et des renseignements sur les mesures
culier les taxes intérieures, afin d'accroître le revenu requises pour que cette organisation puisse com-
réel que les pays en voie de développement tirent mencer ses opérations, compte tenu des vues
desdites exportations ; exprimées par le Comité du développement indus-
triel à sa quatrième session, par la Conférence
2. Recommande que des mesures soient prises des Nations Unies sur le commerce et le dévelop-
en vue de procurer aux pays en voie de dévelop- pement et par le Conseil économique et social à
pement qui produisent des minéraux et des combus- sa trente-septième session, et de soumettre cette
tibles un accroissement appréciable des recettes qu'ils étude à l'Assemblée générale lors de sa dix-neu-
tirent des exportations de ces ressources naturelles vième session ;
et d'assurer à ces pays, dans l'intérêt de leur propre
développement industriel, l'utilisation maximale des- « 4. Recommande à l'Asssemblée générale
dites ressources, sur la base de formes de coopé- d'examiner, à sa dix-neuvième session, les débats
ration appropriées. du Comité du développement industriel à sa qua-
trième session, de la Conférence des Nations Unies
sur le commerce et le développement et du Conseil
Annexe A.III.1 économique et social à sa trente-septième session,
ainsi que l'étude demandée au paragraphe 3 ci-
EXPANSION DES ACTIVITÉS DES dessus, pour que des mesures soient prises rapi-
NATIONS UNIES DANS LE DOMAINE DE dement en vue de la création de cette organi-
L'INDUSTRIALISATION sation. »
3. La Conférence recommande par conséquent
CRÉATION D'UNE INSTITUTION qu'à sa dix-neuvième session l'Assemblée générale
SPÉCIALISÉE DES NATIONS UNIES POUR prenne les mesures appropriées en vue de la création
LE DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL 42 d'une institution spécialisée pour le développement
industriel, qui aurait entre autres les fonctions sui-
La Conférence, vantes :
1. Reconnaît que, pour diversifier au maximum a) Réunir, analyser, interpréter et publier des
leur structure industrielle et pouvoir ainsi développer renseignements sur la technologie, la production,
et diversifier leurs exportations d'articles manufac- l'élaboration de programmes et la planification en
turés et d'articles semi-finis, les pays en voie de matière industrielle ;
développement doivent bénéficier de la coopération b) Coopérer avec les commissions économiques
internationale la plus large possible. régionales existantes pour aider à la planification
2. Elle approuve en conséquence le projet de régionale du développement industriel des pays en
résolution soumis au Conseil économique et social voie de développement, et dans le cadre de groupe-
par le Comité du développement industriel, dans ments régionaux et sous-régionaux réunissant ces
son rapport sur sa quatrième session43 ; il est pays, lorsqu'il en existe ;
indiqué dans le projet de résolution en question que c) Dans le cadre des objectifs indiqués à l'alinéa
ledit Comité : b), étudier et recommander des dispositions spé-

42 La Conférence a adopté cette iecommandation au vote ganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Sénégal, Sierra
par appel nominal par 81 voix contre 23, avec 8 abstentions : Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande,
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- Trinité et Tobago, Tunisie, Union des Républiques socialistes
dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cambodge, soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Cameroun, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo (Brazza- Ont voté contre : Australie, Autriche, Belgique, Canada,
ville), Congo (Léopoldville), Costa-Rica, Cuba, El Salvador, Danemark, Etats-Unis d'Amérique, Finlande, France, Irlande,
Equateur, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guatemala, Guinée, Haïti, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco,
Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jamaï- Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, République fédérale d'Al-
que, Jordanie, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Malaisie, lemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du
Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nica- Nord, Saint-Marin, Suède, Suisse.
ragua, Niger, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, 5e sont abstenus : Afrique du Sud, Chine, Espagne, Grèce,
Pérou, Philippines, Pologne, République arabe unie, Répu- Madagascar, Portugal, Saint-Siège, Turquie.
blique centrafricaine, République de Corée, République du Viet-
Nam, République socialiste soviétique de Biélorussie, Républi- 43 Documents officiels du Conseil économique et so_cial,
que socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tan- trente-septième session, supplément n° 6, chapitre VII, partie IL
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 39

cíales en vue d'adapter et de coordonner les mesures d'articles manufacturés et d'articles semi-finis des
prises, notamment en ce qui concerne les moins pays en voie de développement,
avancés des pays en voie de développement, afin de b) De favoriser l'industrialisation et de créer des
donner une vigoureuse impulsion à leur croissance ; industries d'exportation dans les pays en voie de
d) Favoriser et, s'il y a lieu, recommander une développement, sur la base d'un large accès aux
action sur le plan national, régional et international, marchés mondiaux et dans le cadre d'une division
en vue d'accélérer le développement industriel des internationale du travail,
pays en voie de développement ; c) De passer progressivement à des niveaux plus
é) Contribuer activement à la recherche scienti- élevés dans le traitement et la transformation des
fique portant sur les problèmes de la technologie, matières premières,
de la production, de l'élaboration de programmes et d) De réaménager rapidement les relations com-
de la planification en matière industrielle ; merciales entre les pays en voie de développement
f) Proposer des programmes visant à améliorer et les pays développés sur la base, notamment, d'ex-
l'enseignement et les méthodes d'administration en portations réciproques d'articles manufacturés ayant
ce qui concerne la technologie, la production, l'éla- subi une transformation très poussée,
boration de programmes et la planification en ma- Recommande d'adopter, parmi d'autres mesures
tière industrielle ; pratiques qui pourraient être appliquées en vue
g) Fournir des avis et des conseils en vue d'une d'atteindre les objectifs mentionnés ci-dessus, un
utilisation efficace des ressources naturelles, des nouveau type de coopération internationale consis-
sous-produits et des nouveaux produits des pays en tant à conclure des accords entre branches indus-
voie de développement, afin d'accroître leur pro- trielles des pays intéressés, sur la base d'une division
ductivité industrielle et de contribuer aussi à la partielle du travail, en vue de renforcer, dans les
diversification de leur économie ; pays en voie de développement, les industries d'ex-
h) Effectuer des recherches relatives à la demande portation existantes et d'en créer de nouvelles.
sur les marchés intérieurs et extérieurs et aux IL En ce qui concerne les accords entre bran-
matières premières disponibles ; ches industrielles des pays en voie de développement
0 Fournir une assistance technique tant sur son et des pays à économie planifiée, les principales
propre budget ordinaire que sur les fonds alloués caractéristiques de ces accords pourraient être défi-
par d'autres institutions ; nis comme suit :
/) Etudier et définir des politiques de crédit des- 1. Accords bilatéraux ou multilatéraux à long
tinées à favoriser l'expansion industrielle des pays terme. En raison de leur nature même, de tels
en voie de développement et à stimuler leurs expor- accords devront être conclus à long terme. Ils pour-
tations d'articles manufacturés et d'articles semi- ront être de caractère soit bilatéral, soit multilatéral.
finis ; Ils seront multilatéraux dans les cas où les machines
k) Coopérer avec les autres institutions spécialisées et le matériel nécessaires pour la création et le déve-
pour la formation du personnel nécessaire à une lopement d'une industrie d'exportation particulière
expansion industrielle accélérée des pays en voie seront fournis par deux ou plusieurs pays à économie
de développement. planifiée et/ou dans les cas où l'industrie d'expor-
4. La Conférence propose qu'en attendant la tation en question serait créée conjointement par
création d'une institution spécialisée pour le déve- deux ou plusieurs pays en voie de développement,
loppement industriel, le Centre de développement et/ou dans les cas où les produits de l'industrie en
industriel de l'Organisation des Nations Unies s'ac- question pourraient être vendus à deux ou plusieurs
quitte, en plus de ses fonctions actuelles, des tâches pays à économie planifiée.
mentionnées ci-dessus. 2. Parties aux accords. L'accord serait conclu
entre les gouvernements ou les organisations com-
merciales et les organismes de production des pays
Annexe A.III.2 à économie planifiée d'une part, et les gouvernements
ou des sociétés de caractère privé ou public des pays
en voie de développement, d'autre part.
ACCORDS ENTRE BRANCHES INDUSTRIEL-
LES SUR UNE DIVISION PARTIELLE DU 3. Choix des industries d'exportation. Des
TRAVAIL ENTRE LES PAYS EN VOIE DE industries utilisant les ressources locales en ma-
DÉVELOPPEMENT ET LES PAYS DÉVE- tières premières et/ou des industries produisant
LOPPÉS QUI S'INTÉRESSENT A CETTE des articles ayant subi un degré de transformation
FORME DE COOPÉRATION ET AUXQUELS plus poussée peuvent être créées : a) lorsque le pays
CE SYSTÈME PEUT S'APPLIQUER 4 * en voie de développement dispose d'une base appro-
priée de matières premières ou possède les autres
La Conférence, conditions requises pour le développement de l'in-
I. Reconnaissant la nécessité vitale,
44 La Conférence a adopté cette recommandation par 84
a) De diversifier et de développer les exportations voix contre une, avec 22 abstentions.
40 ACTE FINAL

dustrie en question et qu'il existe une demande économie planifiée devraient se poursuivre après que
limitée de produits de cette industrie sur son marché le crédit accordé pour l'acquisition de machines et
intérieur ; et b) lorsque le pays à économie planifiée de matériel aura été entièrement remboursé.
est en mesure d'exporter les machines et le matériel 11. Les négociations en vue de la conclusion
indispensables et d'accorder l'assistance technique d'accords entre branches industrielles pourront être
requise pour leur installation et leur exploitation et amorcées de préférence au moyen de consultations
qu'il est par ailleurs disposé à aménager ses plans bilatérales. De telles consultations interviendront en
de développement en vue d'importer une proportion principe entre les gouvernements, les institutions
déterminée de la production des industries en ques- gouvernementales appropriées, telles que les ban-
tion. ques de développement, et les associations commer-
4. Crédit. Les pays à économie planifiée four- ciales ou organismes analogues possédant une
niront aux pays en voie de développement des connaissance suffisante de l'économie des pays inté-
machines et du matériel à crédit, à des conditions ressés. Lorsque la coopération commerciale entre
et à des taux d'intérêt raisonnables. les pays intéressés aura atteint un niveau suffisant,
il sera possible d'envisager la création de comités
I. Remboursement. Les modalités du rembour- pour les branches d'industries intéressées ; les deux
sement par règlements échelonnés seront convenues parties seront représentées à ces comités qui seront
entre les parties. Le règlement pourra se faire, entiè- chargés d'assurer l'application des accords et de s'oc-
rement ou en partie, a) en exportations de matières cuper des autres questions qui pourraient se poser
premières et d'autres articles, jusqu'à ce que la à ce propos.
nouvelle industrie d'exportation produise suffisam-
ment pour pouvoir exporter ; b) pendant la période
suivante et jusqu'à remboursement intégral, en une
proportion convenue des produits de l'industrie d'ex- Annexe A.IH.3
portation en question ou d'autres articles spécifiés.
6. Coopération pour l'établissement des modèles CRITÈRES APPLICABLES A LA CRÉATION,
et types de produits et pour les travaux de recher- DANS LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOP-
che. L'accord contiendra des dispositions pré- PEMENT, D'INDUSTRIES AYANT DES POS-
voyant une coopération étroite entre les parties SIBILITÉS D'EXPORTATION 45
respectives dans l'établissement du type ou du
modèle de produits, ainsi que des recherches en vue
d'améliorer les méthodes de production et la qualité La Conférence recommande aux gouvernements
des produits. des pays développés et des pays en voie de dévelop-
7. Compensation des paiements. En règle géné- pement d'adopter les mesures ci-après, dans le cadre
rale, les accords entre branches d'industries seront de leur politique de développement industriel, afin
rattachés à des accords commerciaux et à des de favoriser l'expansion des exportations d'articles
arrangements de paiement entre les pays intéressés ; manufacturés et d'articles semi-finis des pays en voie
ces pays devront rechercher, dans la plus large de développement.
mesure possible, une compensation multilatérale.
8. Prix. Les prix des machines et du matériel, A
ainsi que des services techniques fournis par les I. La Conférence,
pays à économie planifiée, et les prix des marchan-
dises exportées par les pays en voie de dévelop- d) Reconnaît l'importance vitale que présentent,
pement, seront fixés d'un commun accord sur la pour le progrès des pays en voie de développement,
base des prix mondiaux et des normes mondiales. la diversification et l'expansion substantielle de leurs
exportations d'articles manufacturés et d'articles
9. Si la demande en est faite par les pays en semi-finis ;
voie de développement, les pays à économie planifiée b) Estime qu'il est indispensable de créer et de
pourront prêter leur concours pour faciliter l'expor- développer dans ces pays des industries ayant des
tation, vers des pays tiers, des produits des indus- possibilités d'exportation si l'on veut atteindre les
tries nouvellement créées. L'accord pourra contenir objectifs mentionnés ci-dessus ;
également certaines dispositions concernant la réex-
portation des produits des industries nouvelles et c) Reconnaît que les politiques, lois et règle-
d'autres articles. ments régissant la création et le développement d'in-
dustries ayant des possibilités d'exportation sont du
10. La création, dans les pays en voie de déve- ressort de chacun des pays en voie de développe-
loppement, d'industries d'exportation établies par ment intéressés ;
accord entre branches industrielles est destinée à d) Reconnaît la nécessité d'appliquer des poli-
rendre les économies nationales complémentaires tiques économiques efficaces pour maintenir et
grâce à la spécialisation et à une division partielle
du travail. Normalement, par conséquent, les expor- 45 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
tations des industries en question vers les pays à sition.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 41

accroître les exportations d'articles manufacturés et b) Considérant que le marché intérieur des pays
d'articles semi-finis des pays en voie de dévelop- en voie de développement est relativement restreint
pement. et que les économies externes y sont manifestement
II. La Conférence appelle l'attention des pays en insuffisantes,
voie de développement sur les considérations sui- c) Constatant qu'il en résulte de fortes dépenses
vantes dont ils pourraient s'inspirer : en capital et une faible productivité de la main-
1. Demande présente et future. Il sera nécessaire d'œuvre dans les pays en voie de développement ;
d'étudier et d'évaluer la demande actuelle et la II. Recommande, entre autres, que les mesures sui-
demande future probable des diverses catégories vantes soient examinées et adoptées éventuellement
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis sur par les pays en voie de développement :
les marchés étrangers, ainsi que l'élasticité de cette
demande en fonction des tendances d'accroissement 1. Intégration des exportations d'articles manu-
des économies en question, de l'existence et du facturés et d'articles semi-finis dans les plans et les
développement d'industries nationales et de leur politiques de développement. Les pays en voie de
pouvoir de concurrence. développement devraient inclure dans leurs plans
et programmes de développement la création et
2. Etude dynamique des avantages comparés en l'expansion d'industries ayant des possibilités d'ex-
matière de coûts. Il y aura lieu d'étudier les divers portation, ainsi que les mesures et politiques visant
éléments des coûts, eu égard en particulier aux à promouvoir les exportations d'articles manufac-
avantages dont le pays bénéficie en ce qui concerne turés et d'articles semi-finis, en faisant bénéficier
les ressources naturelles, le coût de la main-d'œuvre le secteur des exportations d'un traitement priori-
et le volume de la demande intérieure, avantages qui taire dans l'attribution et la répartition des ressources
peuvent l'aider à tirer pleinement parti des écono- nationales et des devises, des matières premières,
mies d'échelle dans le délai le plus bref possible. des pièces détachées, de l'énergie, des moyens de
3. Aptitudes et connaissances techniques. Les transport, de la main-d'œuvre qualifiée, de l'assis-
pays en voie de développement tiendront compte tance financière et technique, et en accordant
sans aucun doute de leur aptitude à mettre au point d'autres formes d'aide ou d'encouragement, sans
et à adopter de nouvelles techniques et de nouvelles négliger en même temps le développement des
méthodes de gestion, ainsi qu'à former la main- industries axées sur le marché intérieur.
d'œuvre indispensable à l'exploitation des industries 2. Programmes visant à accroître l'efficacité de la
ayant des possibilités d'exportation. production et à diminuer les coûts. Afin d'accroî-
III. La Conférence recommande : tre le rendement par ouvrier et pour établir et
appliquer des programmes de réduction des coûts
a) Que, dans les programmes de développement dans les industries ayant des possibilités d'expor-
industriel qu'ils élaborent dans le cadre de leur tation, il serait possible de recourir, entre autres,
expansion générale, les pays en voie de développe- aux mesures suivantes :
ment accordent une importance particulière aux
industries ayant des possibilités d'exportation et a) Modernisation de l'équipement et introduction
qu'ils prennent des dispositions en vue de la création d'un équipement complémentaire dans les indus-
et du développement de ces industries ; tries existantes ;
b) Que les pays développés et les institutions b) Mesures visant à assurer la pleine utilisation
internationales appropriées accordent, dans leurs de la capacité de production existante ;
programmes bilatéraux et multilatéraux d'assistance c) Introduction de méthodes modernes et scien-
financière et technique, une attention particulière aux tifiques de gestion, pouvant comprendre le recours à
industries des pays en voie de développement ayant des systèmes tels que les encouragements directs
des possibilités d'exportation et qu'ils prennent les donnés aux ouvriers, ingénieurs, techniciens et autres
dispositions appropriées en vue de l'établissement cadres des services de direction et d'administration,
de projets et de programmes d'assistance à ces la disposition judicieuse des machines et du maté-
industries. riel, le contrôle comptable de la production et de la
gestion, les mesures destinées à faciliter l'emploi de
B l'outillage et à assurer l'entretien et la préservation
des machines, l'étude des modèles de produits, le
Octroi d'une aide, mesures d'encouragement et contrôle de la qualité, la normalisation, l'inspection
autres initiatives visant à renforcer la capacité de avant expédition, l'établissement de normes de ren-
concurrence des industries ayant des possibilités dement, etc. ;
d'exportation, dans les pays en voie de développement
d) Mise en place de moyens de formation en vue
La Conférence, d'assurer ou d'améliorer les aptitudes profession-
I. a) Tenant compte de l'insuffisance actuelle de nelles des ouvriers ainsi que du personnel technique
l'expérience des pays en voie de développement, et administratif.
dans les domaines de la création d'entreprises, de la 3. Normalisation et contrôle de la qualité. Il
technique et de la gestion, conviendrait de prendre des mesures pour instaurer
42 ACTE FINAL

un système de normalisation et de contrôle de la manufacturés et d'articles semi-finis des pays en voie


qualité. de développement, en tant que moyen d'accélérer le
4. Encouragements financiers, monétaires, fis- développement économique de ces pays et de relever
caux et autres formes d'aide. Les gouvernements leur niveau de vie, conformément aux objectifs de la
devraient favoriser les investissements dans les indus- Décennie des Nations Unies pour le développement ;
tries ayant des possibilités d'exportation et le déve- 2. Reconnaît la nécessité d'accroître dans toute
loppement des exportations d'articles manufacturés la mesure du possible les débouchés ouverts aux
et d'articles semi-finis en accordant des crédits suffi- articles manufacturés et aux articles semi-finis qui
sants à long et à court terme, à des taux d'intérêt présentent un intérêt pour les pays en voie de déve-
raisonnables ou à des taux de faveur, et faciliter la loppement, de manière à permettre à ces pays d'ac-
constitution du capital social par l'entremise d'insti- croître et de diversifier leurs exportations de ces
tutions appropriées telles que les banques de com- produits sur une base stable et durable ;
merce, les sociétés de refinancement industriel, les 3. Considère qu'une action individuelle et
sociétés d'assurance contre les risques de l'expor- conjointe de la part des pays développés comme
tation, les banques et sociétés de développement ; des pays en voie de développement est nécessaire
les gouvernements devraient également accorder à pour permettre à ces derniers de participer à l'ex-
ces industries des avantages fiscaux, des exemptions pansion du commerce international des articles
de droits d'entrée ou de taxes sur les ventes et les manufacturés et des articles semi-finis dans une
achats, des tarifs de faveur pour les transports mesure accrue, en rapport avec les besoins de leur
internes, leur procurer les matières premières dont développement ;
il y a pénurie, et appliquer d'autres mesures du
même ordre. 4. Note qu'un certain nombre de pays partici-
pant à la Conférence des Nations Unies sur le com-
5. Formation du personnel et encouragement de la merce et le développement étaient représentés à la
recherche. Les gouvernements devraient créer ou réunion des ministres des Parties Contractantes à
aider efficacement à créer des moyens de formation l'Accord général sur les tarifs douaniers et le com-
pour les ouvriers, ingénieurs, techniciens et cadres merce qui s'est tenue en mai 1963 et à la réunion
administratifs, ainsi que des instituts de recherche en du Comité des négociations commerciales des Par-
vue d'améliorer la fabrication et la qualité des pro- ties Contractantes qui s'est tenue à l'échelon minis-
duits, de créer des types appropriés de produits, de tériel en mai 1964, où ont été adoptées, respective-
favoriser de nouvelles utilisations des produits, etc. ment, certaines conclusions concernant les mesures
6. Assistance technique. Les gouvernements de- destinées à favoriser l'expansion du commerce des
vraient créer ou améliorer les services de vulgarisa- pays en voie de développement en vue d'accélérer
tion industrielle pour aider les entreprises industrielles leur développement économique, en date du 21 mai
à résoudre leurs problèmes techniques et à prendre 1963, et une résolution en date du 6 mai 1964.
des mesures en vue de réduire les coûts. 5. Prend note de l'acceptation générale du prin-
7. Centres nationaux d'information et de promo- cipe selon lequel les pays développés ne doivent pas
tion commerciales. De tels centres devraient être attendre de réciprocité pour les mesures prises par
créés afin d'assumer le rôle d'intermédiaires entre les eux au cours des négociations commerciales visant à
exportateurs et les centres internationaux et régio- réduire ou à éliminer les obstacles tarifaires et autres
naux d'information et de promotion commerciales et qui entravent le commerce des pays en voie de déve-
pour aider les exportateurs à développer les expor- loppement ;
tations d'articles manufacturés et semi-finis. 6. Considère qu'en raison du besoin pressant des
pays en voie de développement d'accroître leurs
recettes en devises provenant de l'exportation d'arti-
Annexe A.III.4 cles manufacturés et d'articles semi-finis, il existe,
entre le commerce et l'assistance en faveur du déve-
loppement industriel, d'importants liens qui exigent
PRINCIPES DIRECTEURS RÉGISSANT LES une collaboration étroite et continue entre les insti-
POLITIQUES TARIFAIRES ET AUTRES A tutions internationales qui exercent des activités dans
APPLIQUER AUX ARTICLES MANUFAC- le domaine du commerce et celles qui s'intéressent
TURÉS ET AUX ARTICLES SEMI-FINIS DES à l'assistance technique et financière aux pays en
PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT 46 Voie de développement ;
7. Note que les pays développés qui ont souscrit
La Conférence, aux engagements et aux accords visés au paragraphe
1. Reconnaît la nécessité urgente de diversifier 4 ci-dessus réaffirment leur volonté de respecter ces
et d'intensifier le commerce d'exportation d'articles engagements et accords et expriment leur résolu-
tion de prendre toutes autres mesures qui peuvent
être nécessaires pour les mettre en œuvre et servir
46 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- ainsi les buts de la Décennie du développement.
sition.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 43

En conséquence, la Conférence, semi-finis dont l'exportation intéresse ou est manifes-


tement susceptible d'intéresser les pays en voie de
8. Recommande aux gouvernements qui partici- développement ; ils devraient ensuite s'efforcer de
pent à la Conférence des Nations Unies sur le com- trouver des moyens pratiques de réduire au maxi-
merce et le développement d'adopter les principes mum ou de supprimer ces obstacles à bref délai ;
directeurs ci-après pour leur commerce extérieur et
leurs politiques et programmes d'assistance, dans 13. Les pays en voie de développement et les
la mesure où ceux-ci se rapportent au commerce pays développés devraient prendre des mesures
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis dont appropriées pour encourager une collaboration entre
l'exportation présente un intérêt pour les pays en les gouvernements et des groupes privés dans leurs
voie de développement : pays respectifs, de manière à accroître dans les pays
en voie de développement la production en vue de
Obstacles tarifaires et non tarifaires l'exportation d'articles manufacturés et d'articles
semi-finis faisant l'objet d'une demande de la part
9. Les pays développés ne devraient normale- de consommateurs ou d'utilisateurs industriels dans
ment pas accroître les obstacles existants — tarifai- les pays avancés. Des mesures devraient être prises
res ou non tarifaires — aux exportations en prove- de concert pour relever le niveau des techniques et
nance des pays en voie de développement, ni créer des compétences industrielles dans les pays en voie
de nouveaux obstacles tarifaires ou non tarifaires, ni de développement ;
adopter de mesures discriminatoires d'aucune sorte,
si ces mesures ont pour effet de rendre moins favo- 14. Les pays développés devraient, par l'inter-
rables les conditions d'accès, sur leurs marchés, des médiaire d'un organisme commercial international
produits manufacturés et semi-finis qui présentent un approprié, et à la demande des pays en voie de déve-
intérêt pour les exportations des pays en voie de loppement intéressés, participer à des études sur les
développement. Lorsque des circonstances excep- plans et les politiques de développement de ces pays
tionnelles obligent absolument un pays développé à et à l'examen des rapports qui existent entre le com-
imposer ou à renforcer des restrictions quantitatives merce et l'assistance, afin d'élaborer des mesures
ou à augmenter les droits de douane frappant les concrètes propres à favoriser l'expansion des possi-
importations d'articles manufacturés ou d'articles bilités d'exportation et de faciliter l'accès des mar-
semi-finis dont l'exportation présente un intérêt par- chés d'exportation aux produits des industries ainsi
ticulier pour les pays en voie de développement, il développées. A cet égard, ils devraient s'efforcer
doit accepter de consulter, sur leur demande, les d'établir une collaboration appropriée avec les autres
pays en voie de développement qui sont affectés, soit gouvernements et les organisations internationales
par voie bilatérale, soit dans le cadre d'institutions compétentes en matière d'assistance financière pour
internationales appropriées ; le développement économique, afin de procéder à
10. Dans les négociations commerciales et inter- des études systématiques portant sur les rapports qui
nationales, les pays développés devraient accorder existent entre le commerce et l'assistance dans les
une forte priorité à la réduction maximale et, chaque différents pays en voie de développement et ayant
fois que cela est possible, à la suppression des droits pour objet d'obtenir une notion plus claire des pos-
qui frappent les articles manufacturés et les articles sibilités d'exportation, des perspectives de débouchés
semi-finis dont l'exportation présente un intérêt pour et de toutes autres mesures qu'il faudrait prendre le
les pays en voie de développement. Au cours de ces cas échéant ;
négociations, il ne faudrait négliger aucun effort pour 15. Les pays développés et les pays en voie de
réduire au maximum et, chaque fois que cela est développement devraient rechercher en commun des
possible, pour supprimer les différences tarifaires qui méthodes permettant d'élargir le commerce d'expor-
créent une différenciation injustifiée entre la forme tation des pays en voie de développement grâce à une
primaire et la forme transformée des produits consi- harmonisation et à une adaptation, sur le plan inter-
dérés. Ces négociations ne devraient pas profiter national, des politiques et des règlements nationaux,
exclusivement aux pays qui sont membres de l'orga- grâce à l'établissement de normes techniques et com-
nisation internationale sous les auspices de laquelle merciales en matière de production, de transport et
ont lieu les négociations ; de commercialisation, et grâce à la création, dans
11. Les pays développés devraient — il s'agit là des pays individuels ou dans le cadre d'organes
d'un problème urgent — supprimer aussi rapide- internationaux appropriés, de services chargés d'as-
ment que possible les restrictions quantitatives qui surer une diffusion plus large des renseignements
frappent les articles manufacturés et les articles semi- commerciaux et d'effectuer des études de marchés ;
finis dont l'exportation présente un intérêt pour les 16. Au cas où les mesures recommandées ci-
pays en voie de développement ; dessus ne suffiraient pas à susciter, dans les phases
12. Les pays développés devraient s'attacher initiales de l'industrialisation, un courant régulier et
sans retard à identifier, en coopération avec un efficace, vers les pays développés, de produits trans-
organisme international compétent, les obstacles non formés, d'articles semi-finis et d'articles manufactu-
tarifaires existants qui entravent l'élargissement du rés en provenance des pays en voie de développe-
commerce des articles manufacturés et des articles ment, les pays développés et les pays en voie de
44 ACTE FINAL

développement devraient examiner, avec les insti- ce principe et se prononcent en faveur de l'applica-
tutions internationales appropriées et par leur inter- tion du principe de la nation la plus favorisée dans
médiaire, les moyens complémentaires ou, le cas l'octroi de concessions aux pays en voie de dévelop-
échéant, nouveaux qu'il conviendrait de mettre en pement par les pays développés,
œuvre pour renforcer les programmes nationaux de Considérant qu'il serait souhaitable de réaliser
développement et d'exportation des pays les moins l'accord le plus large possible au sujet de ces préfé-
industrialisés. En l'espèce, il y aurait notamment lieu rences,
d'étudier la possibilité de fournir une assistance Notant que, dans le cadre de l'Accord général sur
financière et technique par l'intermédiaire d'organi- les tarifs douaniers et le commerce, l'accord s'est fait
sations internationales appropriées, y compris les sur un programme de travail relatif à la question de
organisations économiques régionales lorsque les pays l'octroi de préférences aux pays en voie de dévelop-
en voie de développement qui ont besoin de cette pement, et que les Parties Contractantes ont confirmé
assistance participent à des programmes économi- leur intention de poursuivre leurs travaux dans cette
ques régionaux ; direction,
17. A cet égard, des discussions et des consulta- Recommande que le Secrétaire général de l'Orga-
tions périodiques devraient être tenues par les pays nisation des Nations Unies prenne toutes dispositions
développés et les pays en voie de développement utiles pour constituer le plus tôt possible un comité
dans les institutions internationales appropriées en composé de représentants officiels tant des pays déve-
vue : loppés que des pays en voie de développement et
a) D'examiner les progrès réalisés ; chargé d'examiner la question afin de mettre au point
b) D'évaluer les résultats obtenus ; et la meilleure méthode possible d'application de ces
c) De déterminer les autres mesures à prendre préférences, sans réciprocité de la part des pays en
pour parer aux besoins des pays en voie de déve- voie de développement, et d'étudier plus avant les
loppement. divergences de principe fondamentales mentionnées
ci-dessus. Le comité devrait prendre en considéra-
tion les recommandations, documents et déclarations
Annexe A.III.5 examinés par la Conférence, ainsi que les travaux
pertinents des autres institutions internationales. Le
comité devrait faire rapport au Secrétaire général de
PRÉFÉRENCES 47 l'Organisation des Nations Unies dans le délai qui
sera fixé par celui-ci. Le rapport du comité devrait
La Conférence, être communiqué aux gouvernements participant à
la Conférence et à l'organisme permanent qui sera
Reconnaissant la nécessité tirgente de diversifier créé à l'issue de la Conférence des Nations Unies sur
et de développer le commerce d'exportation d'arti- le commerce et le développement.
cles manufacturés et semi-finis des pays en voie de
développement afin de réduire aussi rapidement que
possible le déficit commercial résultant des tendances
actuelles du commerce international, Annexe A.III.6
Soulignant l'accord général intervenu sur l'objectif
consistant à assurer une participation nettement
accrue des pays en voie de développement aux échan- MESURES A PRENDRE PAR LES PAYS DÉVE-
ges internationaux d'articles manufacturés et semi- LOPPÉS A ÉCONOMIE DE MARCHÉ POUR
finis, FAVORISER L'EXPANSION ET LA DIVER-
Notant que tous les pays en voie de développe- SIFICATION DES EXPORTATIONS D'ARTI-
ment et une grande majorité des pays développés ont CLES MANUFACTURÉS ET D'ARTICLES
indiqué qu'ils acceptaient le principe de l'assistance SEMI-FINIS DES PAYS EN VOIE DE DÉVE-
au développement industriel des pays en voie de LOPPEMENT 48
développement par l'octroi de préférences en leur
faveur, I. La Conférence,
Notant, d'autre part, que quelques pays dévelop- a) A conscience des obstacles et des difficultés
pés participant à la Conférence des Nations Unies auxquels font face les pays en voie de dévelop-
sur le commerce et le développement sont opposés à pement qui désirent écouler leurs articles manu-

47 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- poldville), Costa Rica, Cuba, Danemark, El Salvador, Equa-
sition. teur, Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande,
48 La Conférence a adopté cette recommandation au vote France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti,
par appel nominal par 108 voix contre zéro, avec 5 absten- Honduras, Hongrie, Inde, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël,
tions : Italie, Jamaïque, Jordanie, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye,
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc,
dite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger,
Brésil, Bulgarie, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan,
Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léo- Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Por-
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 45

facturés et semi-finis dans les pays développés ; et chandises dont les pays développés ont besoin ;
b) Reconnaît que si l'on veut que les pays déve- ii) En prenant des dispositions pour aména-
loppés importent de grandes quantités d'articles ger les structures de la production de façon à
manufacturés et semi-finis, il pourra être néces- utiliser plus efficacement, pour le bien commun,
saire d'apporter quelques aménagements à la struc- les ressources tant des pays développés que des
ture de leurs industries. pays en voie de développement ;
iii) En demandant instamment aux groupe-
II. La Conférence recommande que les pays ments industriels de s'abstenir d'inscrire dans
développés envisagent, entre autres mesures : leurs accords de collaboration des clauses res-
1. De créer, dans les institutions gouverne- trictives tendant au partage des marchés d'ex-
mentales compétentes ou autres organismes appro- portation.
priés, des services centraux ou de liaison chargés 8. D'accorder une assistance technique pour
de coordonner les activités visant à accroître les favoriser les programmes de coopération indus-
possibilités d'importation d'articles manufacturés trielle et les programmes intégrés de fabrication
et d'articles semi-finis en provenance des pays en visant à la production, dans les pays en voie de
voie de développement ; développement, de biens intermédiaires achetés et
2. D'octroyer une assistance financière et tech- utilisés par les industries des pays développés.
nique pour permettre aux organismes d'exporta-
tion des pays en voie de développement de com-
mercialiser leurs produits industriels ;
3. D'accorder, dans le cadre de leur législa- Annexe A.III.7
tion nationale, un traitement de faveur aux indus-
tries des pays en voie de développement en ce
qui concerne l'établissement d'agences, de bureaux, MESURES A PRENDRE PAR LES PAYS A
de stocks, de services d'entretien et de réparation, ÉCONOMIE PLANIFIÉE POUR FAVORISER
etc., sur leur territoire ; L'EXPANSION ET LA DIVERSIFICATION
4. D'indiquer aux entreprises industrielles les DES EXPORTATIONS D'ARTICLES MANU-
possibilités d'investissement qui existent dans les FACTURÉS ET D'ARTICLES SEMI-FINIS
industries exportatrices des pays en voie de déve- DES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT 49
loppement, et de leur communiquer des rensei-
gnements d'ordre juridique, politique, économique, La Conférence prend note avec satisfaction des
etc., sur la situation dans les pays en voie de déve- déclarations faites par les délégations des pays à éco-
loppement ; nomie planifiée annonçant que ces pays sont prêts à
5. De prendre des dispositions en vue d'aider augmenter leurs importations d'articles manufactu-
à l'aménagement des industries et à l'adaptation rés et d'articles semi-finis en provenance des pays en
des travailleurs dans les cas où certaines industries voie de développement.
et les travailleurs qui y sont employés subissent les En conséquence, les pays à économie planifiée :
conséquences défavorables d'un accroissement
des importations d'articles manufacturés et d'ar- 1. Prendront, dans le cadre de leurs plans à long
ticles semi-finis ; terme, des mesures appropriées tendant à la diversi-
fication et à un accroissement sensible de leurs impor-
6. De s'abstenir de mettre des obstacles à tations d'articles manufacturés et d'articles semi-finis
l'octroi, à des conditions favorables, de droits en provenance des pays en voie de développement ;
d'utilisation de brevets et de licences pour la pro-
duction et l'exportation ; 2. Réduiront ou supprimeront les droits de
douane sur les marchandises importées des pays en
7. D'encourager les programmes intégrés de voie de développement et originaires de ces pays ;
fabrication et les programmes de coopération
industrielle entre les pays en voie de développe- 3. Dans toutes les questions qui influent sur les
ment et les pays développés : décisions d'effectuer des importations, accorderont
i) En incitant, dans le cadre de leur législa- aux importations en provenance des pays en voie de
tion nationale, les groupements industriels à développement, dans le cadre de leur système de
créer, dans les pays en voie de développement, commerce extérieur, des conditions favorables qui
des entreprises communes produisant des mar- aient pour résultat d'augmenter ces importations. Les
pays en voie de développement accorderont de leur
tugal, République arabe unie, République centrafricaine, Répu-
blique de Corée, République du Viet-Nam, République fédé- Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviéti-
rale d'Allemagne, République socialiste soviétique de Biélo- ques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
russie, République socialiste soviétique d'Ukraine, République- Ont voté contre : Néant.
Unie du Tanganyika et de1 Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni Se sont abstenus : Afrique du Sud, Indonésie, Japon,
de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Saint- Monaco, Saint-Marin.
Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, 49 La Conférence a adopté cette recommandation par 86
Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, voix contre zéro, avec 24 abstentions.
46 ACTE FINAL

côté, au commerce des pays à économie planifiée, Annexe A.III.8


des conditions non moins favorables que celles qu'ils
accordent habituellement aux pays développés à
économie de marché ; MESURES ET ACTIONS DESTINÉES A
FAVORISER LE COMMERCE DES ARTICLES
4. Elargiront et perfectionneront la pratique qui MANUFACTURÉS ET DES ARTICLES
consiste à conclure avec les pays en voie de déve- SEMI-FINIS ENTRE LES PAYS EN VOIE
loppement des accords à long terme sur les fourni- DE DÉVELOPPEMENT *>
tures réciproques de marchandises et qui est l'une
des méthodes permettant de favoriser l'expansion
régulière du commerce et, en particulier, l'accrois- La Conférence, reconnaissant la nécessité pres-
sement des exportations d'articles manufacturés et sante d'une coopération économique plus étroite et
d'articles semi-finis des pays en voie de dévelop- plus active entre les pays en voie de développement,
pement, ce qui facilite l'exécution des plans ou des notamment en vue de favoriser le commerce des
programmes de croissance économique. articles manufacturés et des articles semi-finis entre
les pays en voie de développement,
Les pays à économie planifiée : I. Constate
5. Sont disposés à consacrer les fonds qu'ils aj L'ampleur relativement faible du volume actuel
recevront en remboursement des crédits consentis des échanges d'articles manufacturés et d'articles
par eux aux pays en voie de développement à l'achat semi-finis entre les pays en voie de développement ;
de marchandises de ces pays, notamment de leurs
articles manufacturés et semi-finis, y compris les b) L'étroitesse des marchés nationaux des pays en
voie de développement et le caractère limité de leurs
articles fabriqués dans ces pays par des entreprises ressources en capital, en compétences techniques et
construites au moyen de fonds provenant desdits en devises ;
crédits. Au cas où les remboursements ne pourraient
être effectués en marchandises, d'autres méthodes de c) La diversité des ressources naturelles dont dis-
remboursement pourraient être décidées par les par- posent les pays en voie de développement ;
ties intéressées ; d) Les avantages considérables que présentent :
i) Les économies d'échelle et de spécialisation
6. Sont disposés à collaborer, avec les pays en rendues possibles par les techniques modernes ;
voie de développement intéressés, à la production de ii) La mise en commun, par les pays en voie
divers genres d'articles, en particulier par la conclu- de développement, de leurs ressources en capital
sion d'accords et de contrats à long terme, ainsi et en compétences techniques ;
que par l'octroi de l'assistance technique nécessaire ; iii) L'exploitation, par les pays en voie de
7. Sont disposés à pratiquer, à côté des formes développement, des ressources dont la nature les
bilatérales, des formes multilatérales de commerce a dotés, en vue de rendre complémentaires leurs
quand celles-ci sont économiquement utiles pour économies industrielles ;
tous les partenaires commerciaux intéressés. Ils IL Note, en outre, les progrès déjà réalisés dans
considèrent à cet égard que les possibilités d'établir certaines régions en ce qui concerne la coopération
des relations multilatérales dans le domaine des économique entre les pays en voie de développe-
échanges et des paiements augmenteront avec la ment ;
normalisation et l'élargissement du commerce inter-
national dans son ensemble ; III. Considère :
8. Sont disposés à prendre des mesures pour a) Qu'une coopération économique plus étroite
entre les pays en voie de développement, grâce à des
faciliter progressivement la transférabilité des soldes arrangements bilatéraux et multilatéraux et à des
créditeurs entre pays à économie planifiée. Il est groupements économiques sous-régionaux ou régio-
entendu que l'utilité de ces transferts est reconnue naux, contribuerait beaucoup à l'utilisation efficace
par les coéchangistes intéressés ; de leurs ressources et accélérerait le développement
9. Notent que les possibilités d'exportations économique, particulièrement dans le cas des pays
croissantes en provenance des pays en voie de déve- les moins développés ;
loppement vers les pays à économie planifiée peuvent b) Que cette coopération devrait être fondée sur
être utilisées au maximum, parallèlement à l'accrois- le respect mutuel de l'égalité des Etats souverains
sement, dans les pays en voie de développement, des et sur la réciprocité des avantages et de l'assistance,
importations en provenance des pays à économie compte dûment tenu des différents besoins des pays
planifiée ; participants et plus particulièrement de ceux d'entre
eux qui sont les moins développés ;
10. Sont disposés à ne pas réexporter les mar-
chandises achetées dans les pays en voie de déve- c) Que les politiques et les programmes visant à
loppement, si ce n'est avec le consentement des
50 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
parties intéressées. sition.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 47

élargir et à diversifier le commerce des articles manu- v) La libéralisation progressive du commerce


facturés et des articles semi-finis entre les pays en entre les pays en voie de développement, y compris
voie de développement, dans le cadre de groupe- la simplification des formalités commerciales et
ments économiques régionaux ou sous-régionaux ou douanières ; il y aurait lieu de tenir compte des
de toute autre manière, devraient apporter une conditions particulières à chaque pays et du degré
contribution efficace au développement économique de développement qu'il a atteint, notamment dans
des pays participants, ainsi qu'à l'expansion du le cas des pays les moins développés, comme
commerce mondial dans son ensemble ; moyen efficace d'assurer une croissance soutenue
d) Que les groupements économiques, quelle et de ménager à chaque pays des possibilités
qu'en soit la forme, doivent prévoir, outre la coopé- égales ;
ration avec d'autres pays en voie de développement vi) Des arrangements appropriés en matière de
ou d'autres groupes sous-régionaux ou régionaux, la finance et de paiements ;
possibilité, pour les pays en voie de développement vii) Une coopération étroite sur le plan tech-
qui n'en seraient pas membres à l'origine, de s'y nique, y compris des arrangements en vue de
associer dans des conditions équitables et éviter, l'échange de renseignements techniques et de
dans toute la mesure du possible, d'avoir des inci- moyens de formation.
dences préjudiciables aux autres pays en voie de b) Que les règles régissant le commerce mondial
développement ; comportent des dispositions qui s'adaptent aux
e) Que pour réaliser toutes les possibilités d'ex- formes de coopération économique régionale et sous-
pansion du commerce entre les pays en voie de régionale compatibles avec les considérations énon-
développement, ces pays auront peut-être à adopter cées dans la section III ci-dessus et tenant compte
entre eux, lorsque c'est possible, des règles de préfé- des intérêts des pays tiers, en particulier des pays en
rence expressément conçues à cette fin. voie de développement, et qu'elles permettent notam-
ment aux pays en voie de développement de s'ac-
IV. Recommande : corder réciproquement des concessions dont ils ne
feraient pas bénéficier les pays développés, eu égard
d) Que, eu égard aux considérations énoncées à la nécessité de répondre, pendant une période de
dans la section III ci-dessus, les pays en voie de transition, aux exigences de l'intensification des
développement envisagent d'adopter des mesures échanges de biens et de services entre les pays en
pratiques ayant pour objet de promouvoir la coopé- voie de développement ;
ration économique entre eux, tant d'une manière
générale que dans le cadre de groupements écono- c) Que les organismes appropriés de l'Organisation
miques régionaux ou sous-régionaux, particulière- des Nations Unies, y compris les commissions écono-
ment dans le domaine du développement industriel, miques régionales et d'autres organisations interna-
et de faciliter la croissance et la diversification des tionales compétentes, fournissent une assistance
exportations d'articles manufacturés et d'articles accrue aux pays en voie de développement en vue
semi-finis. Ces mesures pourraient comprendre : d'encourager dans ces pays un développement indus-
i) L'échange, entre les pays en voie de déve- triel planifié et coordonné qui soit fondé sur les
loppement, de renseignements sur leurs plans de complémentarités de leurs économies, et de déve-
développement industriel dans la mesure où cela lopper leurs échanges mutuels d'articles manufac-
peut contribuer à stimuler le commerce ; l'har- turés et d'articles semi-finis.
monisation de ces plans en vue de créer des
industries intégrées dans les régions ou sous-
régions économiques, eu égard à l'élimination de Annexe A.IV.1
la concurrence non économique à l'intérieur de la
région ou sous-région, et en vue d'assurer à tous
les pays membres de ces régions ou sous-régions DIRECTIVES
une part équitable dans le processus d'industriali- POUR UNE COOPÉRATION FINANCIÈRE
sation ; INTERNATIONALE «»
ii) L'institution de services communs pour les
activités de recherche, de normalisation, de pro- La Conférence recommande ce qui suit :
motion commerciale, etc., et pour l'échange de 1. La coopération financière fournie aux pays
renseignements à ce sujet ; en voie de développement par des pays industria-
iii) Une collaboration pour la mise au point lisés, dans le cadre des programmes d'assistance tant
de moyens adéquats de transport et de commu- bilatéraux que multilatéraux, doit avoir les carac-
nication ; tères suivants :
iv) Des mesures en vue d'encourager, dans les a) Elle doit tendre, dans la mesure du possible, à
pays en voie de développement, l'augmentation l'élaboration et à la réalisation de programmes de
des achats d'articles manufacturés et d'articles
semi-finis produits dans d'autres pays en voie de 51 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
développement ; sition.
48 ACTE FINAL

développement sectoriels, régionaux, nationaux et sur les marchés où la qualité, les conditions et les
multinationaux. prix sont les plus avantageux, y compris les marchés
A cette fin, il y a lieu de tenir compte des consi- du pays bénéficiaire et des autres pays en voie de
dérations ci-après : développement, à moins que des considérations de
i) La coopération financière doit être continue, balance des paiements ne s'y opposent, encore qu'il
de manière que la croissance économique des pays soit reconnu que ces considérations ne justifient pas
en voie de développement puisse être planifiée toujours une dérogation à ce principe ;
aussi efficacement que possible ; d) La coopération financière doit favoriser, cha-
ii) Il est essentiel que les plans et programmes que fois que cela est possible, l'attribution des
de développement soient judicieusement conçus et ressources extérieures par l'intermédiaire d'institu-
réalisables, et que les pays en voie de développe- tions multilatérales, y compris les institutions régio-
ment adoptent des mesures appropriées en vue nales de développement ;
de leur exécution. Les pays en voie de dévelop- é) Elle doit tenir compte, lorsque le pays béné-
pement devraient en particulier s'efforcer de mobi- ficiaire en formule la demande, du rôle des insti
liser leurs ressources intérieures dans la plus large tutions nationales de développement ;
mesure possible, en favorisant l'extension de l'en- f) Elle doit prendre en considération, lors de la
seignement et de la formation technique, en diver- fixation des modalités de remboursement et du taux
sifiant la production et en encourageant l'amélio- de l'intérêt, de la capacité globale de remboursement
ration des techniques industrielles, en s'efforçant du pays emprunteur ;
d'accroître la productivité et le rendement de
l'agriculture à l'aide de mesures comprenant au g) Elle doit prévoir la nécessité de financer éven-
besoin des réformes agraires, et en appliquant des tuellement les dépenses locales requises pour l'exé-
politiques monétaires, fiscales et autres •— y com- cution des projets ou programmes ;
pris des réformes de la fiscalité dans les cas appro- h) Elle doit favoriser la coopération économique
priés — destinés à accroître et à mobiliser régionale des pays en voie de développement et être
l'épargne intérieure et à encourager les investis- coordonnée avec leurs efforts d'intégration, y com-
sements ; pris, dans les cas appropriés, dans le domaine du
iii) Il importe de rechercher une croissance développement industriel régional et dans celui des
équilibrée et diversifiée. A cette fin, la coopéra- arrangements régionaux de commerce et de paie-
tion financière doit favoriser l'industrialisation et ments afférents aux échanges commerciaux intra-
la diversification de l'économie, y compris le déve- régionaux et internationaux ;
loppement progressif de la transformation des z) Le financement à long terme nécessaire pour la
produits primaires d'exportation ; en même temps, croissance économique doit être accru et être rendu
elle doit tenir compte de l'interdépendance étroite accessible aux pays en voie de développement afin
qui existe entre la croissance industrielle et l'in- de limiter le recours de ces pays aux crédits à moyen
tensification des efforts visant à accroître la pro- et à court terme à des proportions compatibles avec
ductivité et le rendement de l'agriculture ; le maintien de leur capacité de remboursement. De
iv) Les caractéristiques, les besoins et le degré leur côté, les pays en voie de développement doivent
actuel de développement des pays bénéficiant de s'efforcer de limiter le recours aux crédits à moyen
l'assistance doivent être pris en considération, et à court terme, et les pays industrialisés ainsi que
compte tenu particulièrement des différences les institutions internationales doivent coopérer avec
importantes qui existent entre les divers pays en eux à cet effet ;
voie de développement. A cet effet, la coopération j) En ce qui concerne les crédits-fournisseurs à
technique et financière internationale accordée aux moyen terme, il conviendrait d'entreprendre des
moins avancés des pays en voie de développement études sur les problèmes que pose fréquemment la
doit faire une place importante à l'élaboration et disparité internationale des conditions d'octroi de ces
à l'amélioration des programmes de développe- crédits, ainsi que sur les charges qu'ils imposent aux
ment de ces pays, ainsi qu'à l'exécution de projets pays en voie de développement ;
spéciaux correspondants ; 2. Etant donné que la dette extérieure est deve-
b) La coopération financière doit être suffisam- nue ou est susceptible de devenir une lourde charge
ment souple pour qu'il soit possible d'accroître l'as- pour de nombreux pays en voie de développement,
sistance financière fournie aux pays en voie de les pays industrialisés, les institutions internationales
développement lorsque, par suite de circonstances et les pays en voie de développement eux-mêmes
indépendantes de leur volonté, leurs ressources exté- devraient évaluer de concert la dette extérieure des
rieures diminuent et tombent au-dessous du niveau divers pays en voie de développement afin de pro-
escompté et jugé nécessaire pour maintenir les taux mouvoir, en cas de besoin et dans des conditions
d'investissement et d'accroissement du revenu natio- appropriées, le réaménagement ou la consolidation
nal qui sont prévus dans les programmes ; de cette dette, avec des délais de grâce et d'amor-
c) La coopération financière doit permettre, dans tissement appropriés et des taux d'intérêt raison-
la mesure du possible, le libre emploi des ressources nables ;
extérieures pour l'acquisition de biens et de services 3. Les pays industrialisés et les institutions finan-
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 49

cières internationales devraient prendre sans délai années les taux d'accroissement du revenu national
les mesures nécessaires pour fournir l'assistance des pays en voie de développement, tant dans leur
financière correspondante, conformément aux critères ensemble que par habitant, ont été d'une manière
énoncés au paragraphe 1 ci-dessus. De même, les générale peu satisfaisants,
pays industrialisés, les institutions internationales et Reconnaissant la nécessité pressante d'accélérer
les pays en voie de développement eux-mêmes la croissance des pays en voie de développement,
doivent réduire à un minimum les exigences admi- Considérant que des attitudes et des efforts inter-
nistratives et les formalités afin de faciliter les négo- nationaux et nationaux ainsi que de nouveaux arran-
ciations sur l'assistance financière extérieure et de gements internationaux propres à favoriser la crois-
rendre possible l'utilisation de cette assistance en sance se font actuellement jour, et que certaines
temps opportun ; conditions fondamentales indispensables à une crois-
4. Les pays industrialisés et les organisations); sance accélérée des pays en voie de développement
régionales et internationales devraient s'efforcer d'ac- sont actuellement en création,
croître l'assistance technique fournie pour accélérer Convaincue que les attitudes et efforts bénéfiques
la croissance des pays en voie de développement, en dans les domaines du commerce et du financement
particulier des pays les moins développés, afin que international, de l'assistance en vue du développe-
les ressources extérieures soient utilisées avec le ment et de la mobilisation des ressources intérieures
maximum d'efficacité. L'assistance technique doit doivent être maintenus, que les pays développés
être adaptée aux besoins de chaque pays ; elle doit doivent accroître leur assistance financière et tech-
être donnée dans des conditions qui permettent aux nique aux pays en voie de développement et que ces
pays en voie de développement d'utiliser pleinement derniers doivent redoubler d'efforts pour mobiliser
et d'augmenter leurs propres capacités techniques leurs ressources nationales,
tout en recrutant à l'étranger des techniciens sup-
plémentaires pour que l'étude des projets et des I
programmes spécifiques de développement et leur
exécution soient accomplies en temps utile ; Recommande :
5. Des mesures compatibles avec les exigences 1. Que les principales tâches à entreprendre et
des divers programmes de développement doivent les moyens à employer pour rassembler les ressources
être adoptées, tant par les pays industrialisés que nécessaires soient reconnus, d'un côté par les pays
par les pays en voie de développement, en vue d'en- en voie de développement eux-mêmes, qui devront
courager l'apport de capitaux dans ces derniers pays ; mobiliser les ressources intérieures en vue du déve-
ces mesures devraient comprendre notamment l'ou- loppement, et d'un autre côté par les pays dévelop-
verture des marchés de capitaux aux pays en voie pés, qui devront aider à assurer la croissance écono-
de développement, soit directement, soit par l'in- mique des pays peu développés ;
termédiaire d'institutions nationales ou multilaté- 2. Que les organismes internationaux appropriés,
rales, y compris les banques régionales de dévelop- y compris, le cas échéant53, le mécanisme permanent
pement ; recommandé par la présente Conférence, étudient
6. Les pays industrialisés doivent seconder la situation, la politique et les plans économiques
autant que possible les efforts déployés par les pays des différents pays en voie de développement afin de
en voie de développement pour organiser et appli- déterminer la possibilité d'atteindre des taux de
quer leurs propres systèmes nationaux ou régionaux croissance plus élevés que ceux qui ont été enre-
d'assurance-crédit et de financement des exportations, gistrés le plus souvent par chaque pays pendant la
en fournissant l'assistance technique nécessaire et en dernière décennie, et même plus élevés que celui
rendant possible l'accès de ces systèmes à leurs pro- qui est envisagé pour la Décennie des Nations Unies
pres marchés financiers. pour le développement, et d'indiquer les mesures que
les pays en voie de développement et les pays déve-
loppés doivent prendre pour atteindre ces taux.
Il a été reconnu qu'il est nécessaire qu'un méca-
Annexe A.IV.2 nisme compétent, institué dans le cadre de l'Orga-
nisation des Nations Unies, coordonne ces études ;
CROISSANCE ET AIDE 52
II
La Conférence,
Recommande en outre :
Tenant compte des préoccupations généralement 3. Que la capacité d'importation résultant du
exprimées au sujet de l'insuffisance de l'objectif fixé
à l'occasion de la Décennie des Nations Unies pour total combiné des recettes d'exportation, des recettes
le développement, à savoir un taux de croissance de 53 On a estimé qu'il y avait lieu d'aborder à un stade ulté-
5 p. 100 par an, et reconnaissant que ces dernières rieur, compte tenu des décisions de la Conférence, la question
de savoir s'il conviendrait de confier au mécanisme créé à la
suite des travaux de la Conférence le soin d'entreprendre :
52 La Conférence a adopté cette recommandation par 107 a) telle ou telle des études par pays mentionnées au para-
voix contre zéro, avec 9 abstentions. graphe 2, et/ou b) la coordination de ces études.

1-4
50 ACTE FINAL

invisibles et des apports de capitaux dont les pays développés, dont les pays en voie de développement
en voie de développement peuvent disposer, compte bénéficient dans le cadre de programmes tant bila-
tenu de l'évolution des prix, augmente suffisamment téraux que multilatéraux, doit viser à renforcer l'in-
et que les mesures prises par les pays en voie de dépendance économique et politique des pays en
développement eux-mêmes soient suffisantes pour voie de développement ;
permettre d'atteindre ces taux de croissance plus b) L'assistance financière et technique fournie aux
élevés. Tous les pays, qu'ils soient développés ou pays en voie de développement par des pays déve-
en voie de développement, devraient prendre, indi- loppés et par des organisations internationales doit
viduellement ou conjointement, les mesures qui peu- compléter et faciliter les efforts entrepris par les
vent être nécessaires pour parvenir à ce résultat, et pays en voie de développement pour assurer la
il y aurait lieu de prévoir un examen périodique des croissance régulière et continue de leur économie
mesures ainsi prises et de l'expérience acquise en nationale grâce à l'industrialisation, au dévelop-
tenant compte des dispositions contenues dans la pement de l'agriculture et à la diversification de la
section I ci-dessus. production et du commerce extérieur ;
c) Cette assistance ne doit être sujette à aucune
III condition d'ordre politique, économique, militaire ou
Convaincue que chaque pays économiquement autre qui serait inacceptable pour les pays en voie
avancé devrait faire un effort soutenu pour aider les de développement.
pays en voie de développement, La Conférence recommande que, pour l'octroi de
prêts aux pays en voie de développement, les pays
Recommande en outre : développés se conforment aux principes suivants :
4. Que chaque pays économiquement avancé 1. Le taux d'intérêt des prêts accordés par
s'efforce de fournir aux pays en voie de dévelop- l'Etat ne devrait normalement pas dépasser 3 p. 100
pement, en s'inspirant des principes énoncés à l'An- par an ; en ce qui concerne les prêts consentis à des
nexe A.IV.l, des ressources financières d'un mon- pays en voie de développement par des organisa-
tant net minimal54 aussi proche que possible de tions internationales, il conviendrait de faire en
1 p. 100 de son revenu national, en tenant compte sorte que ces prêts soient accordés à des conditions
toutefois de la position spéciale de certains pays de faveur ;
qui sont importateurs nets de capitaux. 2. Les sommes reçues au titre du rembourse-
5. Ceci n'est censé représenter ni un maximum, ment des prêts accordés à des pays en voie de déve-
ni une méthode permettant de comparer comme il loppement devraient être affectées, dans la mesure
convient l'importance quantitative ou qualitative de du possible, à l'achat de marchandises produites
l'assistance au développement fournie par différents dans ces pays, en particulier par des entreprises
pays économiquement avancés. financées à l'aide des prêts en question.

Annexe A.IV.3 Annexe A.IV.4

OBJECTIFS CONDITIONS DE FINANCEMENT56


DE LA COOPÉRATION FINANCIÈRE
ET TECHNIQUE INTERNATIONALE 55 La Conférence,
Considérant les difficultés que suscitent généra-
La Conférence considère que : lement dans les arrangements actuels et que peuvent
susciter dans les programmes d'aide bilatérale les
a) La coopération financière et technique des pays transferts de capitaux de gouvernement à gouverne-
54 La définition à donner aux ressources financières est, en 56 La Conférence a adopté cette recommandation au vote par
bref, la suivante : appel nominal par 81 voix contre 9, avec 25 abstentions :
Dons officiels en espèces et en nature (y compris les dons Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite,
au titre de l'assistance technique) ; ventes de produits de base Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge,
contre paiement en monnaie locale ; prêts publics portant sur Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo
plusieurs années (nets de tout remboursement du principal) ; (Léopoldville), Costa Rica, Côte-d'Ivoire, Cuba, Dahomey,
dons à des organismes d'assistance multilatérale et souscrip- El Salvador, Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana,
tion à leur capital ; achats nets d'obligations émises par ces Grèce, Guatemala, Guinée, Haute-Volta, Honduras, Inde,
organismes ; prêts et participations émanant de ces organismes. Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya,
Capitaux privés fournis par les résidents des pays exporta- Koweït, Laos, Liban, Libéria^ Libye, Madagascar, Malaisie,
teurs de capitaux (mouvements nets à long terme). Il s'agit Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Népal, Nicaragua, Niger,
donc de capitaux nets de tout rapatriement du principal, de Nigeria, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Phi-
tout désinvestissement ainsi que de tout remboursement de lippines, République arabe unie, République de Corée, Répu-
prêts à long terme, de valeurs de portefeuille et de dettes blique Dominicaine, République-Unie du Tanganyika et de
commerciales. Le courant inverse de capitaux provenant des Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra
résidents des pays peu développés et le revenu des investisse- Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Thaïlande, Togo, Trinité et
ments ne sont pas déduits. Tobago, Tunisie, Turquie, Uruguay, Venezuela, Yemen, You-
55 La Conférence a adopté cette recommandation par 89 goslavie.
voix contre une, avec 26 abstentions. Ont voté contre : Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique,
TROISIÈME PARTIE —- ANNEXES 51

ment sous forme de prêts et de crédits-fournisseurs 3. Autant que possible, l'aide devrait consister
obtenus dans les pays industrialisés par les pays en à la fois en dons et en prêts. Les taux d'intérêt des
voie de développement à l'occasion des livraisons prêts pour le développement devraient être fonction
qui leur sont faites, en raison, notamment, de délais de la capacité de remboursement du pays emprun-
de remboursement trop courts, de taux d'intérêts teur. Il conviendrait de faire en sorte que ces taux
élevés et de l'obligation d'utiliser les crédits pour d'intérêt ne dépassent normalement pas 3 p. 100
l'exécution de projets particuliers et pour des achats et, quand cela est impossible, d'envisager l'abandon
effectués dans le pays fournissant les capitaux, d'une partie de l'intérêt pour atteindre cet objectif.
Reconnaissant que ces stipulations et ces condi- Si cela est nécessaire et se justifie il y aurait lieu,
tions peuvent peser lourdement sur la balance des lorsque les taux d'intérêt dépassent ce chiffre, de
paiements des pays en voie de développement et procéder à de nouvelles négociations afin de les
qu'elles retardent et compliquent souvent l'exécution ramener à un niveau raisonnable ;
des projets, 4. Etant donné qu'il importe de coordonner
Consciente du fait que des études récentes sur la l'aide et les échanges commerciaux (aid and trade).
situation actuelle et future de la dette extérieure des il conviendrait, lorsque les prêts sont remboursables
pays en voie de développement ont mis en relief les en monnaie convertible et liés à des achats dans les
difficultés qu'éprouvent un certain nombre d'entre pays donateurs, que les pays à économie planifiée où
eux à assurer le service de leur dette, de tels arrangements existent déjà et les pays à
Espérant que l'on poursuivra les efforts entrepris économie de marché trouvent des moyens pour
en vue d'assurer une meilleure continuité aux pro- permettre le remboursement des prêts en produits
grammes d'aide bilatérale, et en articles manufacturés fabriqués par le pays
débiteur, à déterminer d'un commun accord. A cet
Consciente du fait que les pays en voie de déve- effet, il est suggéré que le Secrétaire général de l'Or-
loppement doivent, comme première condition, avoir ganisation des Nations Unies crée un groupe d'ex-
des programmes de développement bien conçus com- perts des pays industrialisés et des pays en voie de
portant des objectifs et des délais pour tous les développement, qui serait chargé de mettre au point
aspects de leur économie, ainsi qu'une liste adéquate le mécanisme nécessaire à cette fin ou de trouver
de projets, qu'ils doivent créer des institutions natio- les moyens d'atténuer les difficultés qu'éprouvent les
nales convenables de crédit et de financement et des pays en voie de développement à ce sujet. Il y aurait
services appropriés pour les questions relatives aux lieu également d'envisager le cas échéant et dans
emprunts et l'assistance financière, et qu'ils doivent des conditions acceptables la conclusion d'arrange-
mettre en place un mécanisme convenable pour l'exé- ments prévoyant des livraisons à crédit de biens
cution desdits projets, d'équipement payables avec la production qui en
Recommande que les pays donateurs, en formu- résulterait, ou avec des marchandises produites par
lant leur politique, s'efforcent d'atteindre les objectifs les pays bénéficiaires ;
ci-après afin d'assurer une coopération financière
plus utile et plus dynamique avec les pays en voie II. Utilisation des prêts
de développement et de donner aux programmes 5. Dans toute la mesure du possible, les prêts
d'aide plus d'efficacité : pour le développement ne devraient pas être liés à
I. Remboursement des prêts des projets particuliers ; lorsque cela est inévitable,
du fait par exemple qu'il s'agit de l'assistance géné-
1. Les prêts accordés pourront être remboursés rale de techniciens et de cadres ou d'une association
en partie dans la monnaie nationale du pays débi- bilatérale dans certains cas particuliers, ou encore
teur, dans le cadre d'accords bilatéraux ou régionaux, parce que le pays donateur accorde des conditions
d'unions des paiements, de systèmes d'assurance- de crédit spéciales ou connaît de graves difficultés
crédit ou par d'autres moyens appropriés ; de balance des paiements, il y a lieu de veiller à ce
2. Les remboursements devraient être répartis que les prêts concernant des projets d'infrastructure
sur une très longue période, normalement pas infé- ou des programmes sociaux, par exemple dans les
rieure à vingt ans, et comporter un certain délai domaines de l'éducation, de la santé publique et du
de grâce, compte tenu de la nature particulière des développement communautaire, soient néanmoins
biens fournis. Les prêts déjà accordés devraient, si accordés à des conditions particulièrement favo-
besoin est, être réexaminés et revisés aux fins de rables ;
consolidation et de renégociation lorsque la situa- 6. Les prêts accordés pour l'achat de biens
tion économique du pays bénéficiaire le justifie ; d'équipement ou au titre d'une assistance ne se
Italie, Japon, Pays-Bas, République fédérale d'Allemagne,
rapportant pas à un projet particulier ne devraient
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse. pas normalement être liés à des achats dans les pays
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, donateurs et, étant donné qu'une certaine souplesse
Bulgarie, Danemark, Finlande, France, Hongrie, Irlande,
Islande, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, Mongolie, Nor- est souhaitable dans les politiques d'approvisionne-
vège, Nouvelle-Zélande, Pologne, Portugal, République centra- ment des pays en voie de développement, il devrait
fricaine, République socialiste soviétique de Biélorussie, Répu- être possible de les utiliser pour effectuer des achats
blique socialiste soviétique d'Ukraine, Saint-Marin, Suède,
Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques. sur les marchés les plus avantageux, et particuliè-
52 ACTE FINAL

rement sur les marchés des pays bénéficiaires et des de pays déterminés, par l'intermédiaire des consor-
autres pays en voie de développement. En tout cas, tiums ou des institutions régionales ou autres insti
ils devraient pouvoir être utilisés pour des achats tutions appropriées là où il en existe. Ces organismes
dans des pays à monnaie convertible. En outre, devraient en outre passer en revue périodiquement, à
lorsque le pays qui bénéficie d'un prêt lié est en des intervalles appropriés, la mise en œuvre des
mesure de prouver que les biens et marchandises recommandations ci-dessus afin de déterminer tous
dont il a besoin peuvent être obtenus ailleurs à des les pays intéressés à assurer l'application des prin-
prix moins élevés ou à de meilleures conditions, les cipes directeurs et la réalisation des objectifs ci-
gouvernements devraient intervenir soit pour abais- dessus, en particulier la fixation de conditions plus
ser les prix et réglementer les conditions d'approvi- uniformes et l'adoption de mesures communes aux
sionnement, soit, si cela était impossible, pour trans- fins de rendre plus libérales les procédures d'appro-
férer les fonds en vue d'autres achats dans les pays visionnement ;
donateurs à des tarifs concurrentiels ou, à défaut, 12. Pour assurer une meilleure coordination
pour laisser le pays bénéficiaire acheter comme il entre les échanges commerciaux et l'aide (aid and
l'entend sur le marché le plus avantageux ; trade), il est recommandé que les gouvernements des
7. Lorsque des prêts pour le développement sont pays qui accordent une aide et des pays qui reçoi-
inévitablement liés à des projets, il y a lieu de tenir vent cette aide disposent d'un mécanisme convenable
compte du fait que certains pays en voie de déve- de coordination pour prendre de concert des déci-
loppement ne sont pas toujours en mesure de fournir sions cohérentes et constructives et recueillir des
la contrepartie en monnaie locale qui est nécessaire informations suffisantes sur lesquelles ils puissent se
pour l'exécution d'un projet, et aussi que de nom- fonder pour prendre ces décisions. A cet effet, il
breux projets entraînent indirectement des dépenses convient de procéder périodiquement à des études
supplémentaires en devises. En pareil cas, les prêts et à des enquêtes pour évaluer les progrès accomplis
devraient être établis, directement ou indirectement, dans l'adaptation de l'aide aux besoins en matière
de manière à dépasser assez largement le montant d'échanges commerciaux ;
des dépenses en devises prévues pour le projet ; 13. L'assistance technique et les moyens de
III. Suppression des restrictions formation fournis en même temps que l'aide accor-
dée sous forme de capitaux doivent être conçus de
8. Les pays bénéficiaires ne devraient pas être manière à favoriser la coordination de l'assistance
tenus de recourir aux moyens de transports mari- de diverses sources et à associer le financement
times d'un pays prêteur pour le transport de mar- public à l'apport des aptitudes indispensables pour
chandises achetées à l'aide d'un prêt accordé ou permettre aux bénéficiaires de tirer le meilleur parti
d'une assistance fournie par ce pays ; des biens qu'ils achètent.
9. Les pays bénéficiaires ne devraient pas être
tenus d'assurer auprès de compagnies d'assurance
du pays donateur les marchandises achetées à l'aide
d'un prêt accordé ou d'une assistance fournie par Annexe A.IV.5
ce pays ;
IV. Procédures d'évaluation PROBLÈME DU SERVICE DE LA DETTE
10. Il faudrait simplifier au maximum les pro- DANS LES PAYS EN VOIE DE
cédures appliquées pour évaluer les demandes de DÉVELOPPEMENT "
prêts, que ce soit pour des programmes généraux ou
pour des projets particuliers ; les pays donateurs et
les pays bénéficiaires devraient étudier les procédures La Conférence,
actuelles, qui ont tendance à être lentes, afin de les Constatant que le problème du service de la dette
améliorer en les rendant plus simples et plus rapides, extérieure se pose dans de nombreux pays en voie
tout en faisant en sorte que les demandes fassent de développement, et tenant compte des besoins
l'objet d'un examen approprié ; futurs de ces pays en capitaux étrangers,
V. Coordination de l'assistance et de « l'aide par Recommande :
les échanges commerciaux » (aid and trade)
1. Que les organismes compétents des Nations
11. A la demande des pays en voie de déve- Unies et éventuellement d'autres institutions finan-
loppement intéressés, il y aurait lieu d'encourager cières internationales se tiennent prêts à procéder, à
la Banque internationale pour la reconstruction et le la demande de tout pays en voie de développement
développement, en raison de l'expérience qu'elle a et en collaboration avec les pays créanciers inté-
concernant les pays pour lesquels il existe des ressés, à l'étude de l'endettement extérieur du pays
consortiums ou des groupes consultatifs, ou tous en voie de développement en question — lorsqu'il
autres organismes compétents fonctionnant sous les
auspices des Nations Unies, à coordonner le cas 57 La Conférence a adopté cette recommandation par 109
échéant l'aide fournie à des pays ou à des groupes voix contre zéro, avec 11 abstentions.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 53

y a lieu — en vue d'aboutir à un accord portant, le nouvelles unités de production appartenant à ces
cas échant, sur le réaménagement ou la consoli- pays dès le départ, l'importation de biens
dation de la dette avec des délais de grâce et d'équipement et la fourniture d'une aide technique
d'amortissement appropriés et des taux d'intérêt soient financées dans le cadre d'arrangements en
raisonnables ; vertu desquels les crédits octroyés seraient rem-
2. Que dans ce cas, les pays débiteurs prennent boursés au moyen de marchandises produites par
toutes les mesures possibles pour équilibrer leur l'unité de production considérée ou, le cas échéant,
balance des paiements et faire face régulièrement à au moyen d'autres produits des pays en voie de
leurs obligations à chaque échéance ; développement.
3. Que les institutions financières internationales Il est entendu que le prix des biens d'équipement
examinent les possibilités d'adapter leur structure et livrés et le prix des produits de remboursement
leurs pratiques en vue d'améliorer les conditions de devraient être établis au niveau des prix appliqués
leurs transactions, en tenant compte des problèmes sur le marché mondial pour des biens d'équipement
particuliers des pays en voie de développement ; et produits similaires. Les produits de rembourse-
ment ne peuvent faire l'objet de réexportation
4. Que les ressources mises à la disposition de qu'avec l'accord des parties intéressées.
l'Association internationale pour le développement
soient accrues de manière qu'elle puisse fournir une) Le niveau technique des biens d'équipement
aide aux pays en voie de développement à des) fournis devrait correspondre à celui des biens d'équi-
conditions qui réduisent à un minimum la charge pement semblables vendus sur les marchés inter-
du service de la dette. A cet effet, il faudrait exami- nationaux.
ner la possibilité :
a) De transférer à l'Association internationale Annexe A.IV.7
pour le développement une part raisonnable des
bénéfices nets de la Banque internationale pour la
reconstruction et le développement à la fin de chaque FONDS D'ÉQUIPEMENT
exercice financier ; DES NATIONS UNIES 59
b) Que les gouvernements membres versent régu-
lièrement à l'Association internationale pour le déve- La Conférence,
loppement des contributions aussi importantes que
possible. Tout en notant les initiatives prometteuses qui
sont proposées pour étendre le champ d'activité des
Nations Unies en matière de financement du déve-
loppement,
Annexe A.IV.6 1. Recommande que le Fonds d'équipement des
Nations Unies commence ses opérations à une date
ARRANGEMENTS DE CRÉDIT,
DE CARACTÈRE NON FINANCIER, Pays-Bas, Pérou, Portugal, République de Corée, Républi-
RELATIFS A LA LIVRAISONS DE BIENS que du Viet-Nam, République! fédérale d'Allemagne, Royaume-
Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Saint-
D'EQUIPEMENT « Marin, Saint-Siège, Suède, Suisse, Thaïlande, Togo, Turquie,
Uruguay, Venezuela.
59 La Conférence a adopté cette recommandation au vote
La Conférence recommande que, lors de la créa par appel nominal par 90 voix contre 10, avec 16 abstentions :
tion, dans des pays en voie de développement, de Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite,
Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cam-
bodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie,
58 La Conférence a adopté cette recommandation au vote par Congo (Léopoldville), Costa Rica, Côte-dTvoire, Cuba, Daho-
appel nominal par 61 voix contre 2, avec 54 abstentions : mey, El Salvador, Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana,
Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Bir- Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras,
manie, Bolivie, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jorda-
Ceylan, Chypre, Cuba, Ethiopie, Ghana, Grèce, Guinée, nie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar,
Haute-Volta, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal,
Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Nicaragua, Niger, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Panama, Para-
Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, guay, Pérou, Philippines, Pologne, République arabe unie,
Niger, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Philippines, Pologne, Répu- République centrafricaine, République de Corée, République
blique arabe unie, République centrafricaine, République Domi- Dominicaine, République socialiste soviétique de Biélorussie,
nicaine, République socialiste soviétique de Biélorussie, Répu- République socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie
blique socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège,
Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Sénégal, Sierra Leone, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie,
Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Trinité et Tobago, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républi-
Tunisie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Yémen, ques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, You-
Yougoslavie. goslavie.
Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique, Panama. Ont voté contre : Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Argentine, Australie, d'Amérique, France, Japon, Luxembourg, Monaco, Républi-
Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Chine, Colombie, que fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne
Congo (Léopoldville), Costa Rica, Côte-dTvoire, Dahomey, et d'Irlande du Nord.
Danemark, El Salvador, Equateur, Espagne, Finlande, France, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Autriche, Danemark,
Gabon, Guatemala, Haïti, Honduras, Irlande, Islande, Italie, Finlande, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Norvège,
Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, ¡Malaisie, Nouvelle»Zélande, Pays-Bas, Portugal, Saint-Marin, Suède,
Monaco, Nicaragua, Norvège, Nouvelle-Zélande, Paraguay, Suisse, Thaïlande.
54 ACTE FINAL

rapprochée en vue de financer, à des conditions favo- financement de projets de démonstration, ce qui
rables, dans tous les pays en voie de développe- permettra d'assurer efficacement la transition entre
ment et notamment dans ceux qui en sont à un le préinvestissement et l'investissement proprement
stade initial de développement, les plans, program- dit;
mes et projets nationaux et régionaux de déve- 2. Recommande aux gouvernements des pays
loppement, en particulier dans le domaine de participant à la Conférence d'adopter, à la lumière
l'industrialisation. du paragraphe 1 ci-dessus, une attitude constructive
2. Les ressources du Fonds d'équipement des en ce qui concerne la transformation progressive du
Nations Unies devront provenir de contributions béné- Fonds spécial des Nations Unies, de façon qu'il
voles. exerce à la fois des activités de préinvestissement et
d'investissement proprement dit, conformément aux
dispositions de la section III de la résolution 1219
Annexe A.IV.8 (XII) et à celles de la résolution 1936 (XVIII) de
l'Assemblée générale, à mesure qu'il disposera de
ressources additionnelles ;
TRANSFORMATION PROGRESSIVE DU 3. Recommande que le Fonds soit autorisé à
FONDS SPÉCIAL DES NATIONS UNIES 60 accepter des contributions supplémentaires afin de
pouvoir donner une suite à ses activités de préinves-
La Conférence, tissement, à condition que le Conseil d'administration
du Fonds spécial ait acquis la conviction que les
Se référant à la note du Secrétaire général des dépenses à cette fin n'auront pas d'incidences défa-
Nations Unies intitulée « Etude des mesures pra- vorables sur le financement des besoins de préin-
tiques propres à transformer le Fonds spécial en vestissement par le Fonds spécial ;
un Fonds d'équipement des Nations Unies » 61,
4. Recommande en outre d'attacher une impor-
Tenant compte de l'objectif qui consiste à ache- tance particulière a) à ce que tous les fonds d'in-
miner une plus grande part de l'assistance pour le vestissement dont le Fonds spécial pourra disposer
développement par l'intermédiaire des organismes par suite des mesures prises conformément aux para-
des Nations Unies, graphes 2 et 3 ci-dessus soient affectés aux régions
Considérant qu'une fusion éventuelle entre le Pro- qui ne bénéficient pas de manière suffisante d'autres
gramme élargi d'assistance technique et le Fonds possibilités d'approvisionnement en capital, et b) à
spécial pourrait avoir pour résultat : ce que les mesures prises conformément auxdits
a) Un accroissement des ressources totales dispo- paragraphes n'aient pas d'incidences défavorables sur
nibles à des fins de développement ; le financement des besoins de préinvestissement par
b) Une augmentation du rendement du point de le Fonds spécial.
vue administratif et une meilleure utilisation des
ressources ;
Estimant qu'il conviendrait d'envisager un élar- Annexe A.IV.9
gissement du mandat du Fonds spécial dans le
domaine de l'investissement proprement dit, confor-
mément à la résolution 1956 (XVIII) de l'Assemblée CRÉATION D'UN FONDS
générale, DE DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL62
1. Recommande au Conseil d'administration du
Fonds spécial de continuer à étudier les moyens :
La Conférence,
a) D'étendre les activités qui lui permettent d'aider
les gouvernements qui le demandent à trouver les Reconnaissant que les ressources indigènes des
ressources financières nécessaires pour appliquer les pays en voie de développement ne peuvent assurer
recommandations figurant dans les enquêtes de pré-
investissement du Fonds spécial ; et blique de Corée, République Dominicaine, République-Unie du
b) D'élargir ses critères de façon à accroître le Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Sénégal, Sierra
Leone, Soudan, Suède, Syrie, Tchad, Thaïlande, Togo, Trinité
et Tobago, Tunisie, Turquie, Uruguay, Venezuela, Yémen,
60 La Conférence a adopté cette recommandation au vote Yougoslavie.
par appel nominal par 89 voix contre 5, avec 22 abstentions : Ont voté contre : Australie, Canada, Etats-Unis d'Amérique,
République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-
Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Bretagne et d'Irlande du Nord.
Argentine, Autriche, Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cam- Se sont abstenus : Afrique du Sud, Belgique, Bulgarie, Came-
bodge, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Léo- roun, Cuba, France, Hongrie, Irlande, Japon, Liechtenstein,
poldville), Costa Rica, Côte-d'Ivoire, Dahomey, Danemark, Luxembourg, Monaco, Mongolie, Pologne, Portugal, Républi-
El Salvador, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, Gabon, que socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste
Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Hon- soviétique d'Ukraine, Saint-Marin, Saint-Siège, Suisse, Tché-
duras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Italie, Jamaï- coslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques.
que, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye,
Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, 61 Voir volume V.
Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, 62 La Conférence a adopté cette recommandation au vote
Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philip- par appel nominal par 78 voix contre 11, avec 27 abstentions :
pines, République arabe unie, République centrafricaine, Répu- Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite,
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 55

à elles seules un développement soutenu dans ces l'assistance fournie aux pays en voie de dévelop-
pays, pement le soit, lorsque cela est possible et opportun,
Constatant que les formes d'aide dont bénéficient par des organismes régionaux comme la Banque
actuellement les pays en voie de développement interaméricaine de développement et la Banque
n'ont pas assez d'ampleur, de portée et de cohésion africaine de développement, ou en liaison avec ces
pour répondre aux besoins à long terme de ces pays, organismes ;
Prenant note de l'aide que de nombreux pays 2. Recommande que le Secrétaire général de
développés accordent aux pays en voie de dévelop- l'Organisation des Nations Unies soit prié d'étudier
pement, les problèmes du développement régional en consul-
Prie le Secrétaire général de la Conférence des tation avec le Président de la Banque internationale
Nations Unies sur le commerce et le développement pour la reconstruction et le développement, les com-
de convoquer un comité d'experts qui serait chargé : missions économiques régionales, les banques régio-
1. D'étudier en consultation avec les organismes nales de développement et les autres organismes
compétents qui travaillent dans le même domaine : régionaux appropriés, et de faire rapport à l'As-
a) La possibilité de créer, là où il conviendra le semblée générale des Nations Unies à sa vingtième
mieux, un fonds d'aide aux pays en voie de déve- session.
loppement afin de financer des programmes d'équi-
pement à long terme et en particulier des projets de
développement régionaux ou sous-régionaux, ou des
projets de ces deux types, sans préjudice des arran- Annexe A.IV.11
gements bilatéraux ;
b) La possibilité d'utiliser les organismes régio-
naux appropriés qui s'occupent du financement du SYSTÈME DESTINÉ A ACCROITRE LES MOU-
développement pour la gestion d'un tel fonds ; VEMENTS DE CAPITAUX VERS LES PAYS
2. D'élaborer, le cas échéant, un mécanisme EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT AU
approprié, compte tenu de l'étude envisagée au MOYEN D'UN FONDS DE PÉRÉQUATION
paragraphe 1 ci-dessus ; DES INTÉRÊTS 64
3. De faire rapport à l'Assemblée générale à sa
vingtième session ou plus tôt. La Conférence,
Après avoir examiné et discuté la proposition
d'Israël65 relative au financement du développement
économique,
Annexe A.IV.10
1. Exprime le vif intérêt que lui inspire cette
proposition ;
DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL « 2. Recommande qu'une étude complémentaire
de tous les aspects de cette proposition soit faite par
La Conférence, la Banque internationale pour la reconstruction et
le développement, compte tenu des remarques et des
Convaincue que le développement sur une base observations auxquelles elle a donné lieu à la Troi-
régionale peut aider notablement les pays en voie sième commission ;
de développement à bénéficier des économies d'é-
chelle en vue de rendre efficaces leur production, 3. Demande à la Banque internationale pour la
leur commercialisation, leurs études de marchés et reconstruction et le développement de présenter cette
leur commerce en général, étude aux Nations Unies, si possible pour le mois
de septembre 1964.
1. Recommande instamment qu'une partie de
d'Amérique, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Répu-
Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge, blique fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-Bre-
Cameroun, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo (Léo- tagne et d'Irlande du Nord, Suisse.
poldville), Costa Rica, Côte-d'Ivoire, Dahomey, El Salvador, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Autriche, Bulgarie,
Equateur, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guatemaila, Guinée, Chine, Cuba, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce,
Haïti, Haute-Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Monaco, Mon-
Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libé- golie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pologne, République socia-
ria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, liste soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique
Mexique, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Ouganda, Pakistan, d'Ukraine, Saint-Marin, Suède, Tchécoslovaquie, Turquie,
Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, République arabe unie, Union,, des Républiques socialistes soviétiques.
République centrafricaine, République de Corée, République
Dominicaine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, 63 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, sition.
Syrie, Tchad, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, 64 La Conférence a adopté cette recommandation par 97
Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. voix contre zéro, avec 12 abstentions.
Ont voté contre : Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis 65 E/CONF.46/C.3/2 et C.3/L.5/Rev.l.
56 ACTE FINAL

Annexe A.IV.12 2. La Société financière internationale devrait


étudier la possibilité d'étendre ses activités d'inves-
tissement, notamment en faisant usage du pouvoir
DÉVELOPPEMENT DES INVESTISSEMENTS d'emprunter dont elle jouit en vertu de la section 6,
PRIVÉS ÉTRANGERS DANS LES PAYS alinéa a), de l'Article III de ses Statuts 67 ;
EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT 66
B. Mesures à prendre par les pays en voie de
développement
La Conférence,
3. La Conférence recommande aux pays en voie
Rappelant que l'Assemblée générale des Nations de développement importateurs de capitaux privés
Unies, par sa résolution 1710 (XVI), proclamant de prendre toutes mesures utiles pour offrir des
les années soixante « Décennie des Nations Unies conditions favorables aux investissements privés
pour le développement », a invité les Etats Mem- directs. Elle recommande en outre aux pays en voie
bres à : de développement de créer des bureaux d'investis-
« Adopter des mesures qui stimuleront le cou- sement et des services consultatifs sur les investis-
rant des investissements privés en vue du déve- sements, de créer des institutions de crédit et des
loppement économique des pays en voie de banques de développement, de renforcer celles qui
développement, à des conditions satisfaisantes tant existent et de déterminer et faire connaître les?
pour les pays exportateurs que pour les pays domaines, modalités et politiques d'investissement ;
importateurs de capitaux »,
C. Diffusion de renseignements sur les possibilités
Constatant que, depuis le début de la Décennie, le d'investissement
courant des capitaux privés à destination des pays
en voie de développement, au lieu d'augmenter, a La Conférence,
diminué sensiblement, 4. Recommande aux pays en voie de develop--
Reconnaissant la contribution des investissements pement de s'efforcer de créer des centres d'informa-
directs de capitaux privés étrangers à la diversifi- tion dans les marchés financiers, en coopération avec
cation et au développement économiques des pays les organes compétents des Nations Unies, les gou-
en voie de développement importateurs de capitaux vernements et les organisations appropriées telles
privés, que les fédérations et chambres de commerce et les
Reconnaissant que la fourniture d'une aide inter- entreprises industrielles des pays industrialisés, et de
nationale publique soutenue et importante contribue prendre les autres mesures qui conviennent pour
à ouvrir des possibilités d'investissement et à attirer fournir tous les renseignements nécessaires sur les
les capitaux privés étrangers dans ces pays, conditions, les règlements et les possibilités en
Consciente que les investissements privés étrangers matière d'investissement dans les pays en voie de
s'accompagnent d'un apport de connaissances tech- développement ;
niques et de compétences administratives, 5. Prie les organes compétents des Nations Unies
Recommande les mesures et actions suivantes, et les gouvernements des pays développés d'envisager
conformément à la résolution 1710 (XVI) de l'As- d'accorder aux pays en voie de développement qui
semblée générale : en font la demande une assistance financière et tech-
nique pour les aider à créer des organismes locaux
A. Mesures à prendre par les gouvernements des qui pourront :
pays développés et par les institutions internatio- a) Donner aux investisseurs privés, tant nationaux
nales pour accroître le courant des capitaux privés qu'étrangers, des renseignements sur les sources de
à destination des pays en voie de développement financement étrangères ;
b) Fournir aux investisseurs privés, tant nationaux
1. Les gouvernements des pays développés expor- qu'étrangers, tous renseignements utiles sur les
tateurs de capitaux devraient s'abstenir de toutes domaines d'activité industrielle ouverts aux entre-/
mesures empêchant ou limitant le courant de capi- prises étrangères et sur les avantages et encourage-
taux de ces pays vers les pays en voie de dévelop- ments fiscaux et autres, et donner toute l'assistance
pement et prendre toutes les mesures appropriées nécessaire pour les activités de préinvestissement et;
— par exemple accorder des exonérations ou des de planification préliminaire et pour la préparation efc
abattements fiscaux, garantir les investissements que la présentation des projets, rapports et études de via-
les détenteurs de capitaux privés font dans les pays bilités économique ;
en voie de développement, et faciliter la formation
du personnel technique et du personnel de direc- 67 « En outre..., la Société aura le pouvoir :
tion — en vue d'encourager l'investissement de p d'emprunter des capitaux et, ce faisant, de fournir tel
capitaux privés dans les pays en voie de dévelop- nantissement ou telle sûreté qu'elle jugera nécessaire, étant
entendu qu'avant de procéder à une vente publique de ses obli-
pement ; gations sur le marché d'un Etat membre, la Société obtiendra
l'assentiment de cet Etat, et, le cas échéant, celui de l'Etat
membre dans la monnaie duquel les obligations sont libellées. »
66 La Conférence a adopté cette recomandation par 94 voix (Société financière internationale, Statuts, Washington, 11 avril
contre une, avec 22 abstentions. 1955.)
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 57

c) Préparer et tenir prêts des rapports de viabi- lution de l'Assemblée générale citée dans le préam-
lité économique, ainsi qu'un dossier de projets et de bule de la présente recommandation, compte tenu
renseignements sur les domaines d'investissement, des mesures et actions recommandées ci-dessus.
que les investisseurs privés puissent consulter et
utiliser ;
Annexe A.IV.13
D. Mesures à prendre par les investisseurs
6. La Conférence recommande que les investis- BESOINS DU SECTEUR PUBLIC POUR LE
seurs privés étrangers, respectueux de la souverai- TRANSFERT DE RESSOURCES EXTÉRIEU-
neté du pays hôte, coopèrent avec l'initiative et les RES AUX PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPE-
capitaux locaux, s'appuient autant que possible sur MENT 68
les ressources existant dans les pays en voie de
développement et travaillent dans le cadre des La Conférence,
objectifs des plans de développement en vue d'ali- 1. Reconnaît que, dans les pays en voie de
menter les marchés nationaux et, en particulier, de développement, le secteur public occupe une place
développer les exportations. La Conférence espère importante dans la structure économique ;
que les investisseurs privés étrangers reconnaîtront
qu'il est souhaitable de réinvestir autant que possible 2. Se déclare consciente de ce que, dans les
leurs bénéfices dans les pays en voie de développe- pays en voie de développement le secteur public peut
ment, de mettre leurs connaissances à la disposition aider, par son action sur l'industrialisation et le
développement agricole, à accélérer la diversification
des ressortissants des pays en voie de développe- de l'économie qui contribuera à stimuler les exporta-
ment, d'assurer la formation et l'emploi des ressor- tions d'articles manufacturés et d'articles semi-finis ;
tissants des pays hôtes, et de prendre d'autres mesu-
res dans ce sens ; 3. Exprime l'opinion que, dans leurs plans de
développement économique, les pays en voie de déve-
loppement devraient envisager la participation du
E. Etudes secteur public ;
7. La Conférence prie la Banque internationale 4. Recommande d'adopter les principes suivants :
pour la reconstruction et le développement d'activer I. Les gouvernements des pays développés
ses études sur l'assurance des investissements, en devraient prendre dûment en considération les
consultation avec les gouvernements des pays en besoins du secteur public dans les pays en voie de
voie de développement et des pays développés, et de développement, et à cette fin ils devraient notam-
soumettre, en septembre 1965 au plus tard, les ment :
résultats de ces études et consultations à l'Organi- a) S'abstenir de toute discrimination financière et
sation des Nations Unies ; commerciale entre les entreprises du secteur public et
les entreprises privées ;
8. La Conférence croit savoir que la Banque
internationale pour la reconstruction et le développe- b) Fournir une assistance technique aux entrepri-
ses et institutions du secteur public des pays en voie
ment étudie la question de la création d'un méca- de développement sur la même base que celle qu'ils
nisme pour le règlement des différends relatifs aux accordent au secteur privé ;
investissements. La Conférence prie la Banque inter-
nationale pour la reconstruction et le développe- c) Créer des conditions qui favorisent la coopéra-
tion industrielle et agricole entre leurs propres entre-
ment de soumettre les résultats de ses études et prises et les entreprises du secteur public des pays
consultations à l'Organisation des Nations Unies ; en voie de développement en ce qui concerne les
9. La Conférence invite la Banque internationale licences, l'achat de pièces de rechange, les articles
pour la reconstruction et le développement à inclure semi-finis, les produits intermédiaires, etc., en pro-
dans ses études le problème de la garantie des valeurs venance des pays en voie de développement, ainsi
que les entreprises privées ou institutions publiques que tous autres efforts concertés qui sont de nature
d'un pays en voie de développement peuvent vouloir à accélérer le progrès industriel et commercial dans
émettre sur les marchés financiers ¿es pays déve- les pays en voie de développement ;
loppés ; II. Les institutions, organisations et organismes
10. La Conférence prie le Secrétaire général de internationaux, et en particulier les institutions finan-
l'Organisation des Nations Unies de prendre des dis- cières, devraient s'efforcer d'aider, sans discrimina-
positions, en consultation avec tous les intéressés, tion, le secteur public des pays en voie de dévelop-
pement, conformément aux plans de développement
pour que soient menées à bonne fin les nouvelles de ces pays.
études qui pourront être nécessaires pour couvrir
tous les aspects des investissements privés étrangers,
68 La Conférence a adopté cette recommandation par 117
afin que puisse être atteint l'objectif fixé par la réso- voix contre une, avec une abstention.
58 A C T E FINAL

Annexe A.IV.14 1. Que la Banque internationale pour la reconstruction


et le développement étudie la création d'une institution
multilatérale intergouvernementale d'assurance-crédit, en
CRÉDIT-FOURNISSEURS ET ASSURANCE- tenant compte des pratiques et de l'expérience des systèmes
CRÉDIT DANS LES PAYS DÉVELOPPÉS ET nationaux d'assurance-crédit existant notamment dans
LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT 6 9 certains pays développés ;
2. Que cette institution ait pour objet de couvrir les
La Conférence, risques encourus par le crédit-fournisseurs, en offrant une
garantie d'assurance et de réassurance au fournisseur qui
Considérant le nombre et l'importance des ques-
accorde le crédit ;
tions relatives au crédit et à l'assurance-crédit qui 3. Que cette institution envisage également, dans la
ont été soulevées aussi bien par des pays en voie de mesure du possible, d'étendre son assistance financière au-
développement que par des pays développés, ainsi delà de la couverture des risques mentionnés au paragraphe
que la grande diversité des propositions présentées 2, en vue de réduire les charges qui grèvent les pays en
au sujet des mesures à prendre dans ce domaine, voie de développement du fait de l'utilisation des crédit-
Recommande que la Banque internationale pour fournisseurs ;
la reconstruction et le développement soit invitée : 4. Que les pays développés fournissent aux pays en
voie de développement l'assistance technique la plus étendue,
1. A procéder à une étude sur l'utilisation (effec- dans le domaine des exportations, afin d'aider ces derniers :
tive et virtuelle) et les modalités du crédit-fournis- a) A créer, développer et étendre, sur le plan national
seurs et de l'assurance-crédit, y compris les arrange- ou régional, des organismes d'assurance-crédit ayant pour
ments de réescompte : objet de favoriser le commerce extérieur par l'octroi de
a) Pour le financement des exportations des pays garanties propres à diminuer les risques, spécialement les
développés à destination des pays en voie de déve- risques de crédit qu'il comporte ;
b) A créer ou à améliorer leur mécanisme de financement
loppement, eu égard à la capacité de remboursement
des exportations (banques de commerce extérieur, instituts
de ces derniers et des autres incidences sur leur de réescompte, etc.).
économie et leur balance des paiements ;
b) Du point de vue de leurs effets sur la concur- II
rence entre les exportations des pays en voie de déve- Considérant qu'une des formes d'aide les plus efficaces
loppement et celles des pays développés, ainsi qu'en- consiste à favoriser l'expansion des exportations, notam-
tre celles des pays développés ; ment d'articles manufacturés et d'articles semi-finis, en
c) En tant que moyen de financer les échanges provenance de ces pays,
commerciaux entre les pays en voie de développe- Considérant que pour exporter des articles de ces caté-
ment ; gories lesdits pays doivent non seulement pouvoir soutenir
la concurrence sur le plan de la qualité et des prix, mais
2. A tenir compte, ce faisant, des observations, aussi offrir des conditions de vente (délais de rembour-
recommandations et suggestions pertinentes présen- sement, prêts aux acheteurs, etc.), analogues à celles
tées à la Conférence, notamment de celles que qu'offrent les pays industrialisés, ce qui est bien souvent
contient le projet de recommandation présenté par au-delà de leurs possibilités,
l'Espagne et la Tunisie qui est annexé à la présente La Conférence recommande :
recommandation ; 5. Que les organismes financiers internationaux exis-
3. A définir les difficultés qui se présentent ou tants entreprennent l'étude des mesures à prendre afin que
qui pourraient se présenter, en particulier en ce qui les pays en voie de développement puissent concourir à
concerne le service de la dette, et à étudier les l'activité du marché mondial dans des conditions de crédit
solutions possibles ; analogues à celles des pays industrialisés ;
6. Qu'à cette fin, on recherche la possibilité que les
4. A soumettre cette étude à l'Organisation des effets de commerce correspondant aux transactions d'expor-
Nations Unies aussitôt que faire se pourra, en y joi- tation des pays en voie de développement, dûment avalisés
gnant toutes les recommandations appropriées. par la Banque centrale ou par tout organisme qui offrirait
des garanties suffisantes, puissent être réescomptés à un
taux d'intérêt raisonnable.
Appendice
Texte du projet de recommandation proposé Annexe A.IV.15
par l'Espagne et la Tunisie 70
PROJET VISANT A RÉDUIRE, AU MOYEN
I D'UN FONDS D E BONIFICATION D'INTÉ-
En vue d'adapter le crédit-fournisseurs aux conditions et RÊT, LES INTÉRÊTS SUR LES PRÊTS
aux besoins des pays en voie de développement, la Confé- CONSENTIS AUX PAYS EN VOIE DE
rence recommande : DÉVELOPPEMENT 7 1
La Conférence,
69 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
sition. Exprimant l'intérêt que lui inspire la proposition
70 Cette recommandation a été présentée à la Troisième
commission par l'Espagne et la Tunisie, mais elle n'a pas été 71 La Conférence a adopté cette recommandation au vote
mise aux voix. L'alinéa a) du paragraphe 4 a été légèrement par appel nominal par 82 voix contre 8, avec 25 abstentions :
modifié par addition des mots « développer et étendre ». Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite,
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 59

du Sénégal72 tendant à la création d'un « fonds de teurs qui déterminent la part des pays producteurs
bonification d'intérêt » qui aurait pour but de réduire, dans le prix finalement payé pour ces produits dans
par versements compensateurs, le taux d'intérêt des les pays développés.
prêts et crédits revêtant pour le développement des
pays en voie de développement une importance éco-
nomique prioritaire, Annexe A.IV.17
Recommande qu'une étude de cette proposition
soit faite par une instance internationale à désigner ÉTUDE DE MESURES RELATIVES
par le Secrétariat de l'Organisation des Nations AU SYSTÈME DE CRÉDIT COMPENSATOIRE
Unies ; PRATIQUÉ PAR LE FONDS MONÉTAIRE
INTERNATIONAL 74
Demande que cette étude :
à) Tienne compte des remarques et observations La Conférence,
auxquelles la proposition en question a donné lieu Considérant que le système de crédit compensa-
à la Troisième commission ; toire pratiqué par le Fonds monétaire international
b) Soit présentée aux Nations Unies dans les depuis février 1963 constitue un net progrès dans
meilleurs délais. la voie d'une solution aux problèmes du financement
à court terme,
Considérant que ce système devrait être revu, eu
égard aux besoins à court terme des pays en voie de
Annexe A.IV.16 développement résultant des fluctuations de leurs
recettes d'exportation,
1. Recommande que les gouvernements membres
PROJET RELATIF A L'ÉTUDE DU FINAN- du Fonds monétaire international étudient les mesu-
CEMENT DE LA COMMERCIALISATION res suivantes :
DES PRODUITS PRIMAIRES EXPORTÉS a) Porter le plus tôt possible le montant que le
PAR LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPE- Fonds monétaire affecte au financement compensa-
MENT 73 toire, en sus de ses opérations courantes, de 25 p. 100
à 50 p. 100 de la quote-part de chaque pays
membre ;
La Conférence,
b) Placer les crédits compensatoires entièrement
Considérant qu'il convient d'étudier les moyens en dehors de la structure de la tranche-or et des tran-
d'améliorer les pratiques et systèmes commerciaux ches successives de crédit, de façon que le tirage de
actuellement appliqués dans les pays en voie de déve- crédits compensatoires ne nuise pas directement ou
loppement, notamment en ce qui concerne le finan- indirectement à la faculté d'un pays membre d'effec-
cement de la commercialisation extérieure des prin- tuer un tirage ordinaire ;
cipaux produits de base et matières premières, en c) Examiner les moyens d'assurer le refinance-
vue d'assurer aux pays producteurs une part équita- ment éventuel des obligations des pays en voie de
ble du prix finalement payé pour leurs principaux développement relatives au financement compensa-
produits d'exportation, toire, en cas d'insuffisance persistante des recettes
^Recommande que l'organe qui pourra être créé à d'exportation échappant au contrôle du pays en
cause.
l'issue de la Conférence entreprenne, en consultation
avec les organisations internationales appropriées, 2. Demande que le Fonds monétaire internatio-
une étude des systèmes de financement de la com- nal, lorsqu'il déterminera l'insuffisance des recettes
mercialisation des exportations des principaux pro- d'exportation, envisage la possibilité de tenir plus lar-
duits primaires, afin de mettre en lumière les fac- gement compte de l'expérience effective des trois
années précédentes.
Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge,
Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo Japon, Liechtenstein, Pays-Bas, République fédérale d'Alle-
(Léopoldville), Costa Rica, Côte-d'Ivoire, Dahomey, El Sal- magne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du
vador, Equateur, Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Nord.
Guatemala, Guinée, Haute-Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Bul-
Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, garie, Cuba, Danemark, Finlande, France, Hongrie, Irlande,
Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Islande, Italie, Luxembourg, Mongolie, Norvège, Pologne, Por-
Mauritanie, Mexique, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nou- tugal, République socialiste soviétique de Biélorussie, Répu-
velle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, blique socialiste soviétique d'Ukraine, Saint-Marin, Suède,
Philippines, République arabe unie, République centrafricaine, Suisse, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Union des Républiques
République de Corée, République Dominicaine, République socialistes soviétiques.
du Viet-Nam, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, 72 E/CONF.46/C.3/L.14.
Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, 73 La Conférence a adopté cette recommandation par 102
Syrie, Tchad, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Uru- voix contre zéro, avec 13 abstentions.
guay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. 74 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
Ont voté contre : Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique, sition.
60 ACTE FINAL

Annexe A.IV.18 aide dans le cadre du mécanisme projeté, on se réfé-


rera aux déficits de ses recettes d'exportation par
rapport aux prévisions raisonnables, ainsi qu'à la
MESURES FINANCIÈRES nature et à la durée de ces déficits (voir note 2).
SUPPLÉMENTAIRES 75
7. Une fois qu'il aura été manifestement établi
qu'un pays peut prétendre à une aide, on étudiera
A (sous les auspices de l'Association internationale
La Conférence, pour le développement) tous les faits économiques
Reconnaissant que les mouvements défavorables pertinents (voir note 3) afin d'évaluer dans quelle
des recettes d'exportation des pays en voie de déve- mesure une assistance dans le cadre du mécanisme
loppement peuvent faire échouer le développement, serait nécessaire et justifiée pour aider à éviter l'ef-
fondrement des programmes de développement du
Notant que le Fonds monétaire international peut, pays intéressé. Cela établi, l'assistance pourrait com-
afin de remédier aux effets à court terme d'un déficit penser une part appréciable du déficit enregistré par
des recettes d'exportation, fournir une aide destinée rapport aux prévisions raisonnables.
à soutenir la balance des paiements,
8. Les ressources nécessaires au fonctionnement
Recommande que la Banque internationale pour du mécanisme, qui opérerait sous les auspices de
la reconstruction et le développement soit invitée à l'Association internationale pour le développement,
étudier et, le cas échéant, à mettre sur pied, un devraient être assurées au moyen d'engagements sup-
mécanisme dont l'objectif serait celui qui est énoncé plémentaires de contributions à l'Association, qui
à la section I ci-après, et qui serait fondé sur les seraient fixées d'avance. Tous les principaux pays
principes de la section II ci-après. membres de l'Association visés dans la première
I. Objectif partie de l'Annexe aux statuts devraient contribuer
au financement de ce mécanisme.
1. Le nouveau mécanisme aurait pour objectif
de résoudre les problèmes posés par les mouvements Notes
défavorables des recettes d'exportation qui, en rai-
son de leur nature ou de leur durée, ne peuvent pas Note 1. — Dans la mesure où celles-ci pourront être
être corrigés simplement par des mesures de soutien déterminées d'avance, les pays en voie de développement
pourront en tenir compte dans l'élaboration de leurs plans.
à court terme de la balance des paiements. Il devrait
fournir aux pays en voie de développement une assis- Note 2. — On peut considérer qu'il est manifestement
établi qu'un pays en voie de développement peut prétendre
tance à plus long terme qui les aiderait à éviter l'ef- à une aide dans le cadre du mécanisme lorsqu'il répond,
fondrement de leurs programmes de développement. par exemple, aux conditions suivantes :
i) Si, après avoir effectué un tirage au cours d'une
IL Principes année en vertu des dispositions spéciales du Fonds moné-
2. Le mécanisme projeté disposerait de ressour- taire international relatives au financement compensatoire,
ses exportations au cours de la deuxième ou de la troi-
ces provenant de contributions des pays participants, sième année sont beaucoup plus faibles que ne l'indiquaient
les quotes-parts étant réparties entre eux sur une des prévisions raisonnables.
base équitable. ii) Si ses exportations ne se sont pas suffisamment relevées
3. Seuls les pays en voie de développement pour lui permettre de rembourser ses tirages au Fonds
seraient admis à recevoir une assistance dans le cadre monétaire international sans compromettre son dévelop-
de ce mécanisme ; cette assistance devrait leur être pement.
accordée à des conditions de faveur appliquées de iii) S'il se produit un déficit important de ses exporta-
façon souple. tions, considéré dès le début par le Fonds monétaire inter-
national comme n'étant pas un déficit à court terme, et si le
4. Le mécanisme devrait normalement entrer en Fonds monétaire international décide qu'il ne convient pas
action lorsque, un pays en voie de développement d'accorder une aide provisoire en vue du soutien de la
ayant eu recours au système definancementcompen- balance des paiements.
satoire du Fonds monétaire international, il aura été Note 3. — Au nombre de ces faits, il convient de
possible d'évaluer de manière précise la nature, la mentionner les répercussions défavorables d'une hausse
durée et les incidences de tout mouvement défavora- sensible des prix à l'importation.
ble de ses recettes d'exportation.
5. A cet effet, serait considéré comme mouve- B
] ment défavorable tout déficit enregistré par rapport
i aux prévisions raisonnables (voir note 1) relatives La Conférence recommande aussi que le méca-
1
au niveau des recettes d'exportation (y compris, le nisme permanent dont elle préconise la création soit
cas échéant, les exportations invisibles). invité à étudier et à soumettre à un examen plus
6. Pour établir qu'un pays peut prétendre à une poussé les propositions et concepts suivants, relatifs
au financement, qui ont été formulés par les délé-
75 La Conférence a adopté cette recommandation par 106
gations des pays en voie de développement à la
voix contre zéro, avec 10 abstentions. Conférence :
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 61

1. Qu'il soit créé une caisse financée par des Considérant en même temps que de nouveaux
contributions des pays développés, selon les besoins, problèmes se posent à propos des programmes
et gérée par un organisme approprié des Nations tendant à libéraliser les échanges commerciaux entre
Unies ; les pays en voie de développement, et qu'il faudra
2. Que seuls les pays en voie de développement étudier d'une manière plus approfondie la possibilité
puissent faire appel à cette caisse ; d'élaborer à l'intention des pays en voie de déve-
loppement, à l'échelon aussi bien régional qu'extra-
3. Que les versements revêtent la forme de régional, des arrangements en matière de paiements
transferts non remboursables ou de prêts éventuels qui soient de nature à faciliter cette libéralisation,
accordés à des conditions de faveur, ou ces deux
formes à la fois ; Recommande :
4. Que les critères à prendre en considération 1. Que le Secrétaire général de la Conférence
pour décider de la suite à donner aux demandes for- prenne, à la lumière des études en cours et après
mulées soient aussi objectifs que possible, et qu'au consultation avec les institutions internationales
nombre de ces critères figurent notamment : appropriées, des mesures en vue de convoquer une
à) L'incidence du déficit des recettes d'exporta- réunion d'experts connaissant bien les problèmes qui
tion et de l'évolution défavorable des termes de se posent dans les pays en voie de développement
l'échange ; et dans les pays industrialisés ; ces experts seront
b) L'incidence sur le programme de dévelop- chargés d'étudier les incidences monétaires interna-
pement du pays considéré ; tionales des problèmes du commerce et du dévelop-
pement, en tenant compte particulièrement des
5. Que pour compléter cette méthode à long objectifs et des décisions de la Conférence et en
terme, des facilités soient accordées, lorsque le accordant une attention spéciale aux besoins des pays
besoin en sera reconnu, pour un financement inté- en voie de développement dans leurs échanges com-
rimaire, afin de venir en aide aux pays en voie de merciaux mutuels et leurs échanges avec le reste du
développement intéressés pendant que le problème à monde ;
long terme fait l'objet d'une évaluation.
2. Que les gouvernements participant à la Confé-
rence soient invités à soumettre tous rapports ou
Annexe A.IV.19 observations qui, à leur avis, pourraient intéresser les
travaux du groupe d'experts ;
INCIDENCES MONÉTAIRES 3. Que le groupe d'experts procède à des consul-
INTERNATIONALES 76 tations avec le Fonds monétaire international et avec
La Conférence, les autres institutions financières et monétaires inter-
nationales et régionales ;
Considérant qu'il est nécessaire de prévoir une 4. Que les constatations du groupe d'experts
étude appropriée des incidences monétaires inter- soient communiquées à la première réunion du
nationales des problèmes du commerce et du déve- Conseil du commerce et du développement de la
loppement, en tenant compte particulièrement des Conférence, ou de l'organe équivalent, ainsi qu'à
objectifs et des décisions de la Conférence ; que les l'Assemblée générale des Nations Unies et aux insti-
études concernant l'avenir du système monétaire tutions monétaires internationales et régionales.
international ne devraient pas être effectuées indé-
pendamment de l'examen des nouvelles politiques
commerciales ; qu'il est nécessaire de faire en sorte Annexe A.IV.20
que toutes les décisions prises au sujet de l'orga- PARTICIPATION
nisation future des relations monétaires internatio- DES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT
nales soient pleinement compatibles avec les objectifs AUX ACTIVITÉS DES INSTITUTIONS
de la Conférence, et que toutes les dispositions prises FINANCIÈRES ET MONÉTAIRES
pour résoudre les problèmes monétaires des prin- INTERNATIONALES 77
cipaux pays commerçants tiennent pleinement compte
des besoins des pays en voie de développement, La Conférence recommande aux institutions finan-
République socialiste soviétique d'Ukraine, République-Unie du
76 La Conférence a adopté cette recommandation au vote Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda, Sénégal,
par appel nominal par 87 voix contre 11, avec 17 abstentions : Sierra Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Togo,
Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques
Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cam- socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougo-
bodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Colombie, Congo (Léopold- slavie.
ville), Chypre, Costa Rica, Côte-d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Ont voté contre ; Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis
El Salvador, Equateur, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Gua- d'Amérique, France, Luxembourg, Monaco, Pays-Bas, Républi-
temala, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, que fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne
Indonésie, Iran, Irak, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, et d'Irlande du Nord, Suisse.
Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Se sont abstenue : Afrique du Sud, Autriche, Chine, Dane-
Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Nica- mark, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Italie, Japon,
ragua, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Liechtenstein, Norvège, Portugal, Saint-Marin, Saint-Siège,
Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, République arabe unie, Suède, Thaïlande.
République centrafricaine, République de Corée, République 77 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
Dominicaine, République socialiste soviétique de Biélorussie, sition.
62 ACTE FINAL

cières et monétaires internationales qu'en poursuivant conférences, perception de surtaxes, etc., délai de
une politique visant à la plus grande efficacité préavis raisonnable à respecter à cet égard.
possible, elles continuent à rechercher le moyen d'ac- c) Conditions des accords de double barème ou
croître la participation des ressortissants des pays en de rabais différés.
voie de développement à l'élaboration de leur poli- d) Représentation effective des conférences dans
tique, en employant des experts qualifiés aux postes les principaux ports des pays en voie de dévelop-
supérieurs. pement, selon les besoins.
e) Existence d'un volume suffisant de services
de transports maritimes dans les différents com-
Annexe A.IV.21 merces.
/) Mesures à prendre afin d'améliorer et d'en-
PROBLÈMES RELATIFS courager les exportations des pays en voie de déve-
AUX TRANSPORTS MARITIMES78 loppement, et en particulier le commerce intra-
régional.
La Conférence recommande que soient créés, dans g) Rationalisation des itinéraires et des taux de
le cadre du système des Nations Unies soit du fret actuels ou futurs, conformément aux caracté-
système institutionnel qui pourrait être établi à ristiques nationales de production et aux besoins en
l'issue de la Conférence des Nations Unies sur le matière de commercialisation et de développement.
commerce et le développement, les rouages inter- 2. Le coût des transports intérieurs et les frais
gouvernementaux appropriés — notamment toute de manutention des cargaisons dans les ports (y
commission qui pourrait être jugée nécessaire — en compris le coût du temps passé par les navires dans
vue d'encourager l'entente et la coopération dans le les ports) représentent dans bien des cas un pour-
domaine des transports maritimes, d'élaborer des centage très appréciable du montant total des frais
études et d'établir des rapports sur les aspects éco- de transport afférents aux expéditions internatio-
nomiques des transports maritimes soumis à leur nales de marchandises. Il existe des possibilités de
examen. réduire le montant total des frais de transport en
améliorant les installations portuaires existantes et
en créant de nouvelles installations. Tous les pays
Annexe A.IV.22 devraient donc accorder une priorité à l'amélioration
des installations portuaires et des services de trans-
ports intérieurs connexes. Il faudrait redoubler d'ef-
ENTENTE RÉALISÉE forts pour atteindre ces objectifs et, à cette fin, il y
SUR LES QUESTIONS RELATIVES aurait lieu d'assurer un financement et une aide
AUX TRANSPORTS MARITIMES79 internationale ainsi qu'une assistance technique à des
conditions avantageuses.
La Conférence a reconnu ce qui suit : 3. Il a été reconnu que le développement de
1. Le système des conférences maritimes est flottes marchandes dans les pays en voie de déve-
indispensable pour assurer des taux stables et des loppement ainsi que la participation de ces pays à
services réguliers. Toutefois, pour que le système des conférences maritimes comme membres à part
puisse fonctionner convenablement, il faut qu'il y ait entière et dans des conditions équitables devaient
une collaboration étroite entre les chargeurs et les être accueillis avec satisfaction. La question de
conférences. A titre de mesure initiale, il convien- l'expansion des flottes marchandes dans les pays en
drait de créer un mécanisme de consultation ration- voie de développement doit être réglée par ces pays
nellement organisé, doté de procédures appropriées d'après des critères économiquement sains.
pour examiner les réclamations et y faire droit,
grâce à la constitution sur une base nationale et **
¡ *

régionale de conseils de chargeurs ou d'autres orga-


nismes idoines. Il a été constaté que plusieurs pays 4. Tout en acceptant l'entente ainsi réalisée sur
ont déjà pris des mesures dans ce sens et que l'expé- ces questions, la Suède, auteur du projet de recom-
rience ainsi acquise offrira un modèle utile que mandation E/CONF.46/C.3/L.29, et les pays qui
d'autres pays pourront étudier. Les questions ci-après ont appuyé ce projet de recommandation, ont déclaré
pourraient notamment être examinées dans le cadre qu'ils maintenaient les vues exprimées dans ledit
de ce mécanisme : projet et qu'ils réservaient leurs droits. Les pays qui
a) Publication par les conférences de leurs ont appuyé le projet de recommandation de la Suède
barèmes et de leurs règlements. sont les suivants : Belgique, Danemark, Espagne 80,
b) Augmentations des taux de fret fixés par les
80 Pour les réserves formulées ou les explications fournies
respectivement par les représentants de l'Australie, de l'Espagne,
78 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- des Etats-Unis et de la Grèce, voir le rapport du groupe de
sition. travail des transports maritimes joint au rapport de la Troisième
79 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- commission (voir rapport de la Conférence, Annexe F, appen-
sition. dice II, paragraphes 52 à 55).
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 63

Etats-Unis d'Amérique 80, Finlande, France, Grèce 80, pour encourager et renforcer leurs marchés natio-
Irlande, Islande, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, naux d'assurances et de réassurances et qu'ils
République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de appuient toutes les mesures raisonnables prises à cet
Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et Suisse. effet ainsi qu'en vue d'augmenter la capacité des
5. De même, tout en acceptant l'entente ainsi pays en voie de développement de détenir des
réalisée, les pays qui ont présenté le projet de recom- devises ;
mandation E/CONF.46/C.3/L.27 et Add.l, amendé 2. Que les pays développés accroissent l'assis-
par les documents E/CONF.46/C.3/L.31 et E / tance technique et les moyens de formation qu'ils
CONF.46/C.3/L.38, à savoir : Argentine, Birmanie, fournissent et qui sont nécessaires au développement
Bolivie, Brésil, Ceylan, Chili, Colombie, Côte-d'I- rationnel des marchés nationaux d'assurances et de
voire, Equateur, Ethiopie, Ghana, Guatemala, Haïti, réassurances dans les pays en voie de développement ;
Inde, Indonésie, Iran, Jamaïque, Libéria, Malaisie, 3. a) Que les réserves techniques et les dépôts
Maroc, Mexique, Nigeria, Ouganda, Pérou, Philip- de garantie des compagnies et institutions d'assu-
pines, République arabe unie, République Domini- rances et de réassurances soient investis dans le
caine, Sierra Leone, Trinité et Tobago, Uruguay, pays où est perçu le revenu de la prime ; /
Venezuela et Yougoslavie, ainsi que les pays qui b) Que des conditions appropriées de sécu-
ont appuyé ce projet de recommandation (Austra- rité, de liquidité et de revenu soient cependant
lie w, Bulgarie, République de Corée, Cuba, Espa- garanties ;
gne 80, Grèce 80, Hongrie, Israël, Pakistan, Pologne, c) Que les pays développés encouragent ces
Roumanie, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Turquie et investissements en supprimant tous les obstacles qui
Union des Républiques socialistes soviétiques) ont pourraient s'y opposer ;
déclaré qu'ils maintenaient les vues exprimées dans
ledit projet et qu'ils réservaient leurs droits. 4. Que les pays en voie de développement dans
lesquels les marchés nationaux d'assurances sont
suffisamment bien établis créent des institutions
Annexe A.IV.23 régionales de réassurances après avoir procédé à
des études techniques et financières ;
5. Que les pays développés qui fournissent une
ASSURANCES ET RÉASSURANCES81 aide aux pays en voie de développement ne fixent
La Conférence, aucune condition limitant les droits que possèdent
les pays en voie de développement d'exiger que les
Considérant que, d'une façon générale, les acti- assurances soient placées sur le marché national ;
vités d'assurances et de réassurances doivent, en
raison de leurs caractéristiques, être exercées sur 6. Que les organismes internationaux compé-
une base internationale, tents étudient la question de l'application :
Qu'il est nécessaire de rendre ce caractère inter- a) De clauses uniformes dans les assurances de
national compatible avec les intérêts économiques et transports maritimes, terrestres et aériens ;
financiers des pays en voie de développement, b) De critères uniformes pour l'établissement de
Qu'un marché national d'assurances et de réas- statistiques des assurances et réassurances.
surances fondé sur une base rationnelle est un
élément essentiel de la croissance économique,
Qu'il est souhaitable, pour les pays en voie de Annexe A.IV.24
développement, de concentrer et de redistribuer
entre eux, sur un plan régional, les excédents tech- MESURES DESTINÉES
niques qu'ils détiennent avant de les rétrocéder aux A ACCROITRE LES RECETTES QUE
marchés de réassurances traditionnels, LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT
TIRENT DU TOURISME82
Recommande :
1. Que les pays développés accordent leur pleine La Conférence,
collaboration aux pays en voie de développement Convaincue que le tourisme est un important
81 La Conférence a adopté cette recommandation au vote par République Dominicaine, République du Viet-Nam, Républi-
appel nominal par 100 voix contre une, avec 12 abstentions : que socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- soviétique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de
dite, Argentine, Australie, Autriche, Birmanie, Brésil, Bulgarie, Zanzibar, Roumanie, Royaume-Uni da Grande-Bretagne et d'Ir-
Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, lande du Nord, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie,
Colombie, Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Costa Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago,
Rica, Cuba, Dahomey, Danemark, Equateur, Espagne, Ethiopie, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques,
Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran,
Irlande, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique.
Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Madagascar, Malaisie, Mali, Se sont abstenus : Afrique du Sud, Belgique, Côte-d'Ivoire,
Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Niger, El Salvador, Italie, Japon, Luxembourg, Portugal, République
Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, fédérale d'Allemagne, Saint-Siège, Suède, Suisse.
Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, République 82 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
arabe unie, République centrafricaine, République de Corée, sition.
64 ACTE FINAL

facteur du développement économique et du com- en encourageant la participation de personnes de


merce international, tous les groupes de revenus ;
Reconnaissant que le tourisme international, en 8. Encouragent la réunion de conférences inter-
tant qu'importante exportation invisible, peut appor- nationales et de manifestations analogues à large par-
ter et apporte effectivement une contribution vitale ticipation dans les pays en voie de développement ;
à la croissance économique des pays en voie de 9. Encouragent un effort coordonné de toutes
développement, les branches de leur économie qui sont intéressées
Estimant que des efforts spéciaux doivent être directement ou indirectement par le tourisme, comme
faits par les gouvernements des pays développés l'industrie hôtelière, les agences de voyages, les
comme par ceux des pays en voie de développement transporteurs, etc., en vue d'aider au développement
et par les organisations internationales pour aider à du tourisme dans les pays en voie de développement
développer le tourisme dans les pays en voie de par des investissements dans des projets en matière
développement, de tourisme, des services d'experts et des moyens
Ayant connaissance des recommandations conte- pour la formation de personnel pour l'industrie du
nues dans le rapport final de la Conférence des tourisme.
Nations Unies sur le tourisme et les voyages inter- B. Que les pays en voie de développement :
nationaux 83,
1. Fait siennes les considérations que le Conseil 10. Intègrent, dans la mesure du possible, le
économique et social a exprimées à ce sujet dans sa tourisme dans leurs plans ou programmes de déve-
résolution 995 (XXXVI), loppement ;
2. Invite instamment les gouvernements des pays 11. Créent des conditions favorables tendant à
qui participent à la Conférence des Nations Unies faciliter les investissements nationaux et étrangers
sur le commerce et le développement et les Etats dans le domaine du tourisme ;
membres des institutions spécialisées à prendre toutes 12. S'associent, dans la mesure du possible, sur
les dispositions nécessaires pour appliquer, le plus une base régionale ou sous-régionale pour mettre en
rapidement possible, les recommandations de la valeur le potentiel touristique existant ou latent avec
Conférence des Nations Unies de 1963 sur le tou- le concours des commissions économiques régionales
risme et les voyages internationaux, en ce qui des Nations Unies et d'autres organisations interna-
concerne tant l'assouplissement des formalités offi- tionales ;
cielles pour les voyages internationaux que le déve- 13. Favorisent le développement des voyages
loppement du tourisme. touristiques, dans la mesure du possible, à l'intérieur
Recommande en particulier : de la région, qu'il s'agisse soit de visiteurs en pro-
venance d'autres régions, soit de visiteurs appartenant
A. Que les pays développés : à des pays de la région elle-même ;
3. Accordent l'assistance financière et technique 14. Etudient la possibilité de créer des services
nécessaire et appropriée dans le domaine du tou- de recherche pour entreprendre des études de marché
risme dans les pays en voie de développement ; et d'autres enquêtes sur le plan national en colla-
4. Facilitent et stimulent les investissements boration, là où il convient, avec les organisations
publics et privés dans le domaine du tourisme dans internationales qui effectuent des enquêtes d'intérêt
les pays en voie de développement ; régional ou mondial ;
5. Prennent toutes mesures pour éliminer autant 15. Utilisent, lorsqu'il y a lieu, les services que
que possible ou réduire les obstacles tels que les l'Union internationale des organismes officiels de
restrictions monétaires, les réglementations doua-: tourisme peut fournir pour coordonner les demandes
nières, et les taxes et droits, qui pourraient entraver et les offres de services, ainsi que la contribution
l'expansion du tourisme en général et pour encou- qu'elle peut apporter à l'élaboration et à l'exécution
rager en particulier son expansion dans les pays en de projets d'assistance technique dans le domaine
voie de développement ; du tourisme.
6. Etudient la possibilité de créer des facilités C. Que dans les domaines qui sont de leur compé-
et des centres d'information dans leurs principales tence, les organisations intergouvernementales
villes, dans des locaux appropriés, afin de fournir ou non gouvernementales qui s'occupent de
des locaux et des services administratifs, aux meil- l'octroi d'une assistance financière ou techni-
leures conditions, aux pays en voie de développement que, spécialement l'Organisation des Nations
désireux d'utiliser de tels services pour ouvrir des Unies et, en particulier, la Banque internatio-
bureaux de tourisme à l'étranger ; nale pour la reconstruction et le développement,
7. Favorisent les voyages en groupes de leurs l'Association internationale pour le développe-
ressortissants dans les pays en voie de développement ment, la Société financière internationale, le
Fonds spécial, le Bureau de l'assistance tech-
83 Documents officiels du Conseil économique et social. nique et les autfcs institutions spécialisées :
Trente-sixième session, Annexes, point 40 de l'ordre du jour,
document E/3839. 16. Provoquent et entreprennent dans leurs
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 65

domaines de compétence respectifs toutes études et b) Il convient d'aider par tous les moyens les
travaux de recherche (enquêtes de préinvestisse- entreprises construites avec la participation des pays
ment, études de marché, etc.) dans les pays en voie développés à atteindre le plus tôt possible la capacité
de développement visant, sur des bases nationales, prévue ; à cet effet, sur demande des pays en voie
régionales ou sous-régionales, à la mise en valeur et de développement, les pays développés doivent
à l'exploitation rentable du potentiel touristique envoyer à ces entreprises, pendant la période initiale
existant ou latent ; de leur fonctionnement, des spécialistes de l'exploi-
17. Examinent favorablement les propositions de tation en question, et leur communiquer, dans les
financement, par des subventions et/ou par des prêts conditions les plus favorables, les renseignements et
à long terme accordés à des conditions avantageuses, la documentation technique correspondante sur les
des industries touristiques et hôtelières et des entre- procédés techniques de production ;
prises analogues, y compris les infrastructures néces- c) Au cours de l'exécution des travaux d'étude de
saires pour le développement du tourisme ; t¡ projets ou de la construction des entreprises, il
18. Accordent la priorité nécessaire et appro- convient de faire appel, dans la plus large mesure
priée aux projets d'assistance technique concernant possible, aux spécialistes locaux et d'accorder une
le tourisme, qu'il s'agisse de projets nationaux ou de aide en vue de la formation de cadres nationaux
projets régionaux ; d'ouvriers qualifiés et de personnel technique des
19. Envisagent favorablement la réunion, dans cadres moyens et supérieurs, de façon à répondre
les pays en voie de développement, des sessions pleinement aux besoins futurs de ces entreprises en
ordinaires ou extraordinaires de leurs organes ; cadres de ce genre ;
20. Apportent une aide appropriée pour la d) Prévoir, sur la base d'un accord avec le pays
conservation, la restauration et l'exploitation profi- en voie de développement, la fourniture pendant une
table des sites archéologiques, historiques et natu- période déterminée de pièces détachées répondant
rels ; dans la mesure du possible à des normes internatio-
nales ou aider ce pays à organiser lui-même la
D. Que les gouvernements et les organisations qui production de telles pièces afin de garantir le fonc-
s'occupent des voyages internationaux : tionnement ininterrompu des installations et de
21. Etudient la possibilité de procéder à de nou l'équipement après l'entrée en service de l'entreprise
velles réductions des tarifs voyageurs en vue de en construction ;
favoriser les voyages touristiques dans les pays en é) Aider à créer des organisations nationales
voie de développement. chargées de l'élaboration des projets, ainsi que des
travaux de construction, d'assemblage et de mon-
tage, et à former des cadres nationaux d'auteurs de
Annexe A.IV.25 projets, de constructeurs et de monteurs ;
/) A la demande des pays en voie de dévelop-
CONDITIONS DE LA COOPÉRATION pement, leur communiquer des renseignements
ÉCONOMIQUE ET TECHNIQUE 8 4 concernant les progrès scientifiques et techniques et
l'expérience en matière de production, afin que ces
La Conférence recommande que : renseignements puissent être appliqués dans les
Pour favoriser une meilleure utilisation des possi- entreprises existantes des pays en voie de dévelop-
bilités de coopération économique et technique, les pement, et aider également ces pays à créer des
pays développés et les organisations internationales établissements spéciaux d'enseignement technique et
adoptent les principes suivants : des organismes (centres) de recherche scientifique
a) Lors de l'octroi d'une aide pour la construction dans les diverses branches de la science et de la
d'entreprises industrielles, il convient de rechercher, technique ;
pour les divers types de produits, le volume de pro- g) Accueillir des spécialistes et des ouvriers qua-
duction considéré comme économiquement optimal, lifiés des pays en voie de développement afin de les
et de tenir compte de la nécessité d'accroître au initier, dans des entreprises appropriées des pays
maximum la production future et d'assurer l'écou- développés, aux progrès techniques et aux méthodes
lement des produits des entreprises en question ; de production ;

84 La Conférence a adopté cette recommandation au vote socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste sovié-
par appel nominal par 89 voix contre une, avec 24 abstentions : tique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zan-
Ont voté pour : Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, zibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone,
Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Came- Soudan, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande,
roun, Ceylan, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville), Costa Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Répu-
Rica, Côte-d'Ivoire, Cuba, Dahomey, El Salvador, Equateur, bliques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen,
Espagne, Ethiopie, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Yougoslavie.
Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique.
Israël,, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libé- Se sont abstenus : Afrique du Sud, Argentine, Australie,
ria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Autriche, Belgique, Canada, Chili, Danemark, Finlande, France,
Mexique, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Nou- Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg,
velle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Monaco, Norvège, Pays-Bas, République) de Corée, République
Philippines, Pologne, Portugal, République arabe unie, Répu- fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
blique centrafricaine, République Dominicaine, République d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Suède.

7-5
66 ACTE FINAL

h) Communiquer aux pays en voie de dévelop- saires pour élever le niveau de vie dans tous les pays
pement, dans les conditions les plus avantageuses, et accélérer la croissance économique des pays en
la documentation technique ainsi que la description voie de développement,
des nouveaux procédés techniques et l'expérience Considérant que le commerce international est un
en matière de production, afin qu'ils puissent être instrument important du développement économi-
appliqués dans les entreprises de ces pays ; que ;
i) A la demande des pays en voie de dévelop- Reconnaissant que cette Conférence a fourni une
pement, leur envoyer des spécialistes chargés de occasion unique d'examiner de façon détaillée les
donner des avis dans les questions d'organisation et problèmes du commerce et des rapports entre le
d'assimilation des nouveaux procédés techniques, et commerce et le développement économique, notam-
d'aider également à perfectionner la technique et les ment les problèmes qui se posent aux pays en voie
méthodes de production dans les entreprises exis- de développement ;
tantes de ces pays. Convaincue que des dispositions institutionnelles
appropriées et efficaces sont indispensables pour que
Annexe A.IV.26 le commerce international contribue pleinement à
l'accélération de la croissance économique des pays
TRANSFERT en voie de développement, grâce à l'élaboration et à
DES CONNAISSANCES TECHNIQUES85 la mise en œuvre des politiques nécessaires ;
Ayant examiné le fonctionnement des institutions
La Conférence recommande que : internationales existantes et reconnaissant à la fois
1. Les pays développés encouragent les déten- leur contribution et leurs limites en tant que moyens
teurs de procédés techniques protégés ou non par de résoudre tous les problèmes du commerce et les
un brevet à faciliter la transmission, aux pays en problèmes connexes du développement ;
voie de développement, de licences, de procédés, de Estimant que les gouvernements participants
documentation technique et de nouvelles connais- devraient tirer le plus grand parti possible des insti-
sances techniques en général, ainsi que le finance- tutions et des ententes dont ils sont ou pourront
ment de l'acquisition de licences et des techniques devenir membres ou parties ;
correspondantes, à des conditions favorables ; Convaincue que, par ailleurs, un nouvel examen
2. Les pays en voie de développement prennent des institutions présentes et envisagées s'impose,
des mesures législatives et administratives appro- compte tenu de l'expérience acquise en ce qui
priées dans le domaine de la technique industrielle ; concerne leurs travaux et leurs activités ;
3. Les institutions internationales compétentes, Prenant note du désir de la plupart des pays en
notamment les organismes des Nations Unies et le voie de développement de créer une organisation
Bureau de l'Union internationale pour la protection générale du commerce ;
de la propriété industrielle 86, explorent les possibi- Reconnaissant que de nouvelles dispositions insti-
lités d'adapter la législation relative au transfert des tutionnelles sont nécessaires afin de poursuivre l'œu-
techniques industrielles aux pays en voie de déve- vre amorcée par la présente Conférence et de donner
loppement, y compris la possibilité de conclure des suite à ses recommandations et conclusions ;
accords internationaux appropriés dans ce domaine ; Recommande à l'Assemblée générale des Nations
4. Des voies supplémentaires de diffusion et de Unies d'adopter à sa dix-neuvième session les dispo-
transmission de la documentation technique et des sitions suivantes :
procédés techniques soient organisées dans le cadre 1. La présente Conférence des Nations Unies sur
des Nations Unies, en consultation avec les organi- le commerce et le développement, ci-après dénom-
sations internationales appropriées. mée « la Conférence », est constituée en organe de
l'Assemblée générale. Les membres de la Conférence
Annexe A.V.l sont les Etats Membres de l'Organisation des Nations
Unies, des institutions spécialisées ou de l'Agence
DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES, internationale de l'énergie atomique.
MÉTHODES ET MÉCANISMES DESTINÉS A LA 2. La Conférence se réunit à des intervalles de
MISE EN ŒUVRE DES MESURES RELATIVES trois ans au plus. L'Assemblée générale fixe la date
A L'EXPANSION DU COMMERCE et le lieu des sessions de la Conférence, en tenant
INTERNATIONAL 87-88 compte des recommandations de la Conférence ou
du Conseil du commerce et du développement établi
La Conférence, en vertu du paragraphe 4 ci-dessous et ci-après
Convaincue que des efforts soutenus sont néces- dénommé « le Conseil ».
3. Les principales fonctions de la Conférence
85 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- sont les suivantes :
sition.
86 L'une des unions administrées par les Bureaux internatio- 87-88 La Conférence a adopté cette recommandation sans
naux réunis pour la protection de la propriété intellectuelle. opposition.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 67

à) Favoriser l'expansion du commerce interna- 6. La Conférence réexamine périodiquement la


tional, principalement en vue d'accélérer le dévelop- liste des Etats qui figure dans lesdits appendices pour
pement économique et, en particulier, le commerce tenir compte des modifications qui pourraient inter-
entre pays ayant atteint des niveaux de dévelop- venir dans la composition des membres de la Confé-
pement différents, entre pays en voie de développe- rence ainsi que d'autres facteurs.
ment et entre pays à systèmes économiques et 7. Les membres du Conseil sont élus à chaque
sociaux différents, en tenant compte des activités session ordinaire de la Conférence, à l'exception du
des organisations internationales existantes ; premier Conseil, qui est élu conformément aux dis-
b) Formuler des principes et des politiques positions de l'alinéa a) du paragraphe 32 ci-après
concernant le commerce international et les problè- relatif aux dispositions transitoires. Les membres du
mes connexes du développement économique ; Conseil restent en fonctions jusqu'à l'élection de
c) Soumettre des propositions pour l'application leurs successeurs.
desdits principes et politiques, et prendre toutes 8. Les membres sortants sont rééligibles.
autres mesures relevant de sa compétence qui 9. Chacun des membres du Conseil a auprès
conviennent à cette fin, en tenant compte des dif- du Conseil un représentant et les suppléants et
férences entre les systèmes économiques et les niveaux conseillers nécessaires.
de développement ;
d) D'une manière générale, passer en revue et 10. Le Conseil invite tout membre de la Confé-
faciliter la coordination des activités d'autres insti- rence à participer, sans droit de vote, à ses délibé-
tutions appartenant au système des Nations Unies rations sur toute question qui présente un intérêt
dans les domaines du commerce international et des particulier pour ledit membre.
problèmes connexes du développement économique 11. Le Conseil peut prendre des dispositions en
et collaborer à cet égard avec l'Assemblée générale vue de permettre aux représentants des organismes
et le Conseil économique et social à l'exécution des intergouvernementaux mentionnés aux paragraphes
tâches de coordination qui leur incombent en vertu 18 et 19 de participer sans droit de vote à ses
de la Charte ; délibérations, ainsi qu'à celles des organes subsi-
é) Le cas échéant, prendre des mesures en colla- diaires et groupes de travail qu'il aura créés. Cette
boration avec les organes compétents de l'Organi- participation sera possible également pour les orga-
sation des Nations Unies en vue de la négociation nisations non gouvernementales s'intéressant au com-
et de l'adoption d'instruments juridiques multilaté- merce et à ses rapports avec le développement.
raux dans le domaine du commerce, en tenant 12. Le Conseil adopte son propre règlement
dûment compte de l'activité des organes de négo- intérieur.
ciation existants et en évitant tout double emploi ; 13. Il se réunit selon les besoins et conformé-
/) Servir de centre pour l'harmonisation des poli- ment à son règlement intérieur. Il se réunit norma-
tiques des Etats et des groupements économiques lement deux fois par an.
régionaux en matière de commerce et de dévelop-
pement, conformément à l'Article premier de la Fonctions
Charte des Nations Unies ; 14. Lorsque la Conférence n'est pas en session,
g) Traiter toutes autres questions relevant de sa le Conseil exerce les fonctions qui sont de la compé-
compétence. tence de la Conférence.
Conseil du commerce et du développement 15. En particulier, il suit la mise en œuvre des
recommandations, déclarations, résolutions et autres
Composition décisions de la Conférence, et il prend les mesures
4. Un organe permanent de la Conférence, de sa compétence à cet effet et aux fins d'assurer la
dénommé « Conseil du commerce et du dévelop- continuité des travaux de la Conférence.
pement », sera établi et rattaché au mécanisme de 16. Il peut effectuer ou faire entreprendre des
l'Organisation des Nations Unies dans le domaine études et rapports dans le domaine du commerce et
économique. sur les problèmes connexes du développement.
5. Le Conseil se compose de 55 membres que 17. Il peut prier le Secrétaire général de l'Orga-
la Conférence élit parmi ses Etats membres. En nisation des Nations Unies de préparer les rapports,
élisant les membres du Conseil, la Conférence tient études et autres documents qu'il juge nécessaires.
pleinement compte à la fois de la nécessité d'assurer 18. Il prend, selon les besoins, les dispositions
une répartition géographique équitable et de l'op- nécessaires pour obtenir des rapports des organismes
portunité d'assurer en permanence la représentation intergouvernementaux dont les activités se rapportent
des principaux Etats commerçants, et pour cette à ses fonctions et pour établir des liens avec ces
raison adopte la répartition des sièges ci-après : organismes. Pour éviter les doubles emplois, il utilise,
i) 22 sont réservés aux Etats énumérés à l'ap chaque fois que cela est possible, les rapports per-
pendice I ; tinents présentés au Conseil économique et social et
ii) 18 aux Etats énumérés à l'appendice II ; aux autres organes des Nations Unies.
iii) 9 aux Etats énumérés à l'appendice III ; 19. Il établit des liens étroits et permanents avec
iv) 6 aux Etats énumérés à l'appendice IV. les commissions économiques régionales des Nations
68 A C T E FINAL

Unies et il peut établir des liens semblables avec Vote


d'autres organes intergouvernementaux régionaux 24. Chaque Etat représenté à la Conférence
compétents. dispose d'une voix. Les décisions de la Conférence
20. Dans ses relations avec les organes et les sur les questions de fond sont prises à la majorité
institutions du système des Nations Unies, le Conseil des deux tiers des représentants présents et votants,
agit conformément aux responsabilités qui incombent sous réserve de la décision de l'Assemblée générale
au Conseil économique et social en vertu de la sur les dispositions du paragraphe 25. Les décisions
Charte des Nations Unies, notamment en matière de la Conférence sur les questions de procédure
de coordination, et aux accords établissant ses sont prises à la majorité des représentants présents
rapports avec les institutions intéressées. et votants.
21. Le Conseil remplit les fonctions de comité Les décisions du Conseil sont prises à la majorité
préparatoire des futures sessions de la Conférence. simple des représentants présents et votants, sous
A cette fin, il prend l'initiative d'établir des docu- réserve de la décision de l'Assemblée générale sur
ments, y compris un ordre du jour provisoire, aux les dispositions du paragraphe 25.
fins d'examen pour la Conférence et il fait des recom-
Procédures
mandations quant à la date et au lieu de la session.
25. Il est recommandé que l'Assemblée générale,
22. Il fait rapport à la Conférence et rend à sa dix-neuvième session, définisse les dispositions
compte également chaque année de ses activités à du présent paragraphe après avoir examiné le rap-
l'Assemblée générale, par l'intermédiaire du Conseil port et les propositions que doit soumettre un Comité
économique et social. Le Conseil économique et spécial qui sera nommé par le Secrétaire général de
social peut, s'il le juge nécessaire, transmettre à l'Organisation des Nations Unies, ainsi qu'il est
l'Assemblée générale ses observations sur ces rap- indiqué à l'alinéa d) des dispositions transitoires.
ports.
Le mandat du Comité spécial est le suivant :
23. Le Conseil crée les organes subsidiaires dont a) Le Comité a pour tâche d'élaborer, dans le
il peut avoir besoin pour s'acquitter efficacement de cadre du mécanisme permanent, des propositions de
ses fonctions. Il crée notamment les commissions procédure visant à instituer un processus de conci-
suivantes : liation qui se déroulera avant le vote et à constituer
i) Une commission des produits de base qui exer- une base appropriée pour l'adoption de recomman-
cera, entre autres, les fonctions actuellement exercées dations relatives à des propositions concrètes pré-
par la Commission du commerce international des voyant des mesures qui affectent de manière substan-
produits de base et la Commission provisoire de tielle les intérêts économiques ou financiers de cer-
coordination des ententes internationales relatives tains pays.
aux produits de base (ICCICA). L'ICCICA sera b) Cette conciliation peut se faire au moyen d'un
maintenue en tant qu'organe consultatif du Conseil ; système de comités de conciliation, des bons offices
ii) Une commission des articles manufacturés ; du Secrétaire général de la Conférence ou par tout
iii) Une commission des transactions invisibles et autre moyen dans le cadre des Nations Unies.
du financement lié au commerce. Le Conseil accor- c) Lors de l'élaboration des procédures mention-
dera une attention particulière aux mesures institu- nées ci-dessus, le Comité tient compte du fait que
tionnelles appropriées pour traiter des problèmes les Etats intéressés voudront peut-être consigner
relatifs aux transports maritimes et tiendra compte leurs vues au procès-verbal ou les faire publier. Il
des recommandations contenues dans les Annexes tient également compte du fait qu'il est souhaitable
A.IV.21 et A.IV.22. de publier en temps opportun des rapports indiquant
les domaines dans lesquels il y a eu accord ou
Les mandats des deux derniers de ces organes désaccord entre les participants et exposant les posi-
subsidiaires et de tous autres organes subsidiaires tions respectives de ces derniers, en particulier en ce
créés par le Conseil seront adoptés après consul- qui concerne la mise en œuvre des recommandations
tation avec les organes appropriés des Nations Unies proposées.
et tiendront dûment compte du fait qu'il est souhai-
table d'éviter les doubles emplois et les chevauche- d) Le Comité examine également dans quelle
ments de responsabilités. En déterminant la compo- mesure il est souhaitable d'appliquer les procédures
sition des organes subsidiaires et en élisant leurs appropriées aux propositions entraînant des modifi-
membres, le Conseil tiendra pleinement compte du cations des dispositions fondamentales de la présente
fait qu'il est souhaitable d'inclure dans ces organes résolution ; et
les Etats membres particulièrement intéressés aux é) Tout gouvernement qui participe à cette Confé-
questions qu'ils sont appelés à traiter. Il pourra y rence peut soumettre au Comité spécial les propo-
faire entrer tout Etat membre de la Conférence, que sitions et recommandations qui, à son avis, entrent
cet Etat soit ou non représenté au Conseil. dans le cadre des dispositions de l'alinéa a) ci-dessus,
à condition que ces propositions et recommandations
Le Conseil fixe le mandat et le règlement inté- n'impliquent aucune modification de la Charte des
rieur de ses organes subsidiaires. Nations Unies ou ne s'écartent pas du principe que
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 69

chaque pays dispose d'une voix lors d'un scrutin. Dispositions institutionnelles futures
Le Comité fera figurer une étude de ces propositions 30. La Conférence examinera, à la lumière de
et recommandations dans son rapport à l'Assemblée l'expérience acquise, l'efficacité et l'évolution future
générale. des dispositions institutionnelles en vue de recom-
Secrétariat mander les modifications et les perfectionnements qui
26. Des dispositions seront prises pour créer pourraient s'imposer.
immédiatement, dans le cadre du Secrétariat de 31. A cette fin, elle étudiera tous les sujets per-
l'Organisation des Nations Unies et conformément à tinents, y compris les questions relatives à la création
l'Article 101 de la Charte, un secrétariat permanent d'une organisation générale, composée de tous les
approprié travaillant à plein temps pour assurer les membres de l'Organisation des Nations Unies ou
services nécessaires au bon fonctionnement de la des institutions qui lui sont reliées, pour traiter du
Conférence, du Conseil et de ses organes subsidiaires. commerce et de ses rapports avec le développement.
27. Le secrétariat aura à sa tête le Secrétaire Dispositions transitoires
général de la Conférence, lequel sera nommé par le
Secrétaire général de l'Organisation des Nations 32. La Conférence recommande en outre ce qui
Unies et confirmé par l'Assemblée générale. suit :
28. Le Secrétaire général de l'Organisation des a) Les membres du Conseil élus par la présente
Nations Unies prendra les dispositions voulues pour Conférence entrent en fonction après que la pré-
assurer une coopération et une coordination étroites sente résolution aura été dûment approuvée par
entre le secrétariat de la Conférence et le Dépar- l'Assemblée générale à sa prochaine session.
tement des affaires économiques et sociales, y b) La prochaine session de la Conférence aura
compris les secrétariats des commissions économiques lieu au début de 1966.
régionales et les autres services appropriés du Secré- c) Le Secrétaire général de l'Organisation des
tariat de l'Organisation des Nations Unies, ainsi Nations Unies présentera à l'Assemblée générale,
qu'avec les secrétariats des institutions spécialisées. à sa dix-neuvième session, un rapport sur les inci-
dences financières des recommandations ci-dessus,
Dispositions financières ainsi que des suggestions concrètes sur la répartition
29. Les dépenses de la Conférence, de ses des dépenses entre tous les Etats habilités à parti-
organes subsidiaires et de son secrétariat seront ciper à la Conférence.
imputées sur le budget ordinaire de l'Organisation d) Le Secrétaire général de l'Organisation des
des Nations Unies, dans lequel un chapitre distinct Nations Unies nommera le Comité spécial dont il
sera ouvert à cet effet. est fait mention au paragraphe 25. Le Comité
Conformément à la pratique suivie par l'Orga- représentera les principaux intérêts et courants d'opi-
nisation des Nations Unies en pareil cas, des dispo- nions en la matière. Le Comité aura une composition
sitions seront prises pour déterminer les contributions restreinte et le Secrétaire général choisira ses mem-
des Etats non membres de l'Organisation des Nations bres sur une base géographique équitable, après
Unies qui participent à la Conférence. consultation avec leurs gouvernements respectifs.

APPENDICE I
Liste des Etats mentionnés à l'alinéa i) du paragraphe 5
1. Afghanistan 22. Irak 43. Philippines
2. Afrique du Sud 23. Iran 44. République arabe unie
3. Algérie 24. Israël 45. République centrafricaine
4. Arabie Saoudite 25. Jordanie 46. République de Corée
5. Birmanie 26. Kenya 47. République du Viet-Nam
6. Burundi 27. Koweït 48. République-Unie du Tanganyika et
7. Cambodge 28. Laos de Zanzibar
8. Cameroun 29. Liban 49. Rwanda
9. Ceylan 30. Libéria 50. Samoa-Occidental
10. Chine 31. Libye 51. Sénégal
11. Congo (Brazzaville) 32. Madagascar 52. Sierra Leone
12. Congo (Léopoldville) 33. Malaisie 53. Somalie
13. Côte-d'Ivoire 34. Mali 54. Soudan
14. Dahomey 35. Maroc 55. Syrie
15. Ethiopie 36. Mauritanie 56. Tchad
16. Gabon 37. Mongolie 57. Thaïlande
17. Ghana 38. Népal 58. Togo
18. Guinée 39. Niger 59. Tunisie
19. Haute-Volta 40. Nigeria 60. Yémen
20. Inde 41. Ouganda 61. Yougoslavie
21. Indonésie 42. Pakistan
70 ACTE FINAL

APPENDICE II

Liste des Etats mentionnés à l'alinéa ii) du paragraphe 5

1. Australie 11. Grèce 21. Pays-Bas


2. Autriche 12. Irlande 22. Portugal
3. Belgique 13. Islande 23. République fédérale d'Allemagne
4. Canada 14. Italie 24. Royaume-Uni de Grande-Bretagne
5. Chypre 15. Japon et d'Irlande du Nord
6. Danemark 16. Liechtenstein 25. Saint-Marin
7. Espagne 17. Luxembourg 26. Saint-Siège
8. Etats-Unis d'Amérique 18. Monaco 27. Suède
9. Finlande 19. Norvège 28. Suisse
10. France 20. Nouvelle-Zélande 29. Turquie

APPENDICE III

Liste des Etats mentionnés à l'alinéa iii) du paragraphe 5

1. Argentine 9. Equateur 16. Panama


2. Bolivie 10. Guatemala 17. Paraguay
3. Brésil 11. Haïti 18. Pérou
4. Chili 12. Honduras 19. République Dominicaine
5. Colombie 13. Jamaïque 20. Trinité et Tobago
6. Costa Rica 14. Mexico 21. Uruguay
7. Cuba 15. Nicaragua 22. Venezuela
8. El Salvador

APPENDICE IV

Liste des Etats mentionnés à l'alinéa iv) du paragraphe 5

1. Albanie 5. Roumanie 8. Tchécoslovaquie


2. Bulgarie 6. République socialiste soviétique de 9. Union des Républiques socialistes
3. Hongrie Biélorussie soviétiques
4. Pologne 7. République socialiste soviétique
d'Ukraine

Annexe A.V.2 et du développement, et par conséquent de pour-


suivre l'action entreprise par les Nations Unies en
ce qui concerne les consultations et mesures inter-
DISPOSITIONS TRANSITOIRES 89 gouvernementales relatives à toutes les questions
examinées par la Conférence,
La Conférence,
Reconnaissant qu'il est nécessaire de prendre des
Ayant décidé d'adresser à l'Assemblée générale dispositions adéquates en ce sens pendant la période
une recommandation selon laquelle il faudrait faire intérimaire qui s'écoulera entre la clôture de la
de la Conférence des Nations Unies sur le commerce Conférence et la mise en œuvre des décisions de
et le développement un organe de l'Assemblée géné- l'Assemblée générale,
rale et créer un Conseil du commerce et du dévelop-
pement de la Conférence, ainsi qu'un secrétariat Prie le Secrétaire général de l'Organisation des
chargé d'aider ces organes à s'acquitter de leur tâche, Nations Unies de prendre les mesures appropriées,
Tenant compte de la nécessité urgente de prendre y compris les dispositions financières nécessaires,
de nouvelles mesures dans le domaine du commerce pour que soient abordés sans délai les travaux
qu'exige la mise en œuvre des recommandations de
89 La Conférence a adopté cette recommandation par 79
la Conférence pendant la période intérimaire men-
voix contre 14, avec 10 abstentions. tionnée plus haut.
TROISIÈME PARTIE —• ANNEXES 71

Annexe A.V.3 de l'élaboration d'une convention internationale


appropriée, assurant effectivement la liberté du
MANDAT DES ORGANES SUBSIDIAIRES90 transit aux pays sans accès à la mer,
Considérant que, pour favoriser le développement
La Conférence, économique des pays sans littoral, il est essentiel
Prenant note du document E/CONF.46/C.4/L.15 de leur accorder des facilités pour leur permettre
et Add.l, de pallier les répercussions que leur situation en
Considérant que ce document contient notamment enclave exerce sur leur commerce,
des recommandations adoptées par la Conférence au Constatant que les conventions multilatérales en
sujet du mandat des organes subsidiaires qui doivent vigueur concernant les transports en transit des pays
être établis par le Conseil du commerce et du déve- sans littoral doivent être mises à jour et qu'il est
loppement de la Conférence, par conséquent indispensable d'élaborer une conven-
Prie le Conseil d'examiner promptement et de tion internationale satisfaisante et efficace en vue
façon positive ce mandat lorsqu'il créera ses organes de garantir la liberté des transports en transit des
subsidiaires. pays sans littoral,
Recommande que l'Organisation des Nations
Unies :
Annexe A.VI.l
1. Prie le Secrétaire général de l'Organisation
des Nations Unies de constituer une commission de
PRÉPARATION D'UNE CONVENTION vingt-quatre membres, choisis sur la base d'une
RELATIVE AU COMMERCE EN TRANSIT répartition géographique équitable et représentant,
DES PAYS SANS LITTORAL 91 en qualité d'experts gouvernementaux, les Etats sans
La Conférence, littoral, les Etats de transit et les autres Etats inté-
ressés, et de réunir ladite commission en 1964 ;
Eu égard aux divers aspects du problème des
transports en transit des pays sans littoral, 2. Prie ladite commission de préparer un nou-
Prenant acte de la résolution 1028 (XI) adoptée veau projet de convention en prenant pour base la
en cette matière par l'Assemblée générale des Nations proposition présentée par les pays sans littoral
Unies, qui reconnaît « . . . qu'il est nécessaire que d'Afrique et d'Asie 92 en s'inspirant des principes du
les pays sans littoral jouissent de facilités de transit droit international, des conventions et accords en
adéquates si l'on veut favoriser le commerce inter- vigueur et des solutions préconisées par les gouver-
national . . . » et invite les gouvernements des Etats nements, ainsi que des procès-verbaux de la sous-
Membres « . . . à reconnaître pleinement, dans le commission des pays sans littoral créée par cette
domaine du commerce de transit, les besoins des Conférence, et de soumettre le nouveau projet de
Etats Membres qui n'ont pas de littoral et, en convention au Secrétaire général afin qu'il le pré-
conséquence, à accorder auxdits Etats des facilités sente à la conférence de plénipotentiaires convoquée
adéquates à cet égard en droit international et dans conformément au paragraphe 4 ci-après ;
la pratique, compte tenu des besoins futurs qui 3. Prie le Secrétaire général d'établir, en consul-
résulteront du développement économique des pays tation avec les institutions spécialisées ou tout autre
sans littoral », organisme compétent des Nations Unies, une docu-
Prenant acte de la résolution de la Conférence mentation préparatoire complète, qui devra être dis-
ministérielle de la Commission économique pour tribuée aux membres de ladite commission suffi-
l'Asie et l'Extrême-Orient (CEAEO) sur la coopé- samment tôt avant la réunion de cette commission ;
ration économique en Asie, tenue en 1963, qui 4. Décide de convoquer une conférence de plé-
reconnaît « . . . le droit de libre transit pour les nipotentiaires au milieu de 1965, pour examen du
pays sans accès à la mer, les considérations spéciales projet et adoption de la convention.
que font intervenir les problèmes de transport et de
transit de ces pays et l'importance des rapports qui Annexe A.VI.2
existent entre ces problèmes d'une part, et les
questions de coopération régionale et l'expansion BESOINS COMMERCIAUX
du commerce intrarégional d'autre part ; », DES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT
Prenant acte également de la résolution 51 (XX) DONT LES EXPORTATIONS SE COMPOSENT
adoptée par la CEAEO sur les transports en transit PRINCIPALEMENT DE PRODUITS NATURELS
des pays sans accès à la mer, qui recommande vive- QUI NE SE RENOUVELLENT PAS 93
ment que cette question soit examinée d'urgence et La Conférence,
avec faveur à la prochaine Conférence des Nations Tenant compte du caractère particulièrement
Unies sur le commerce et le développement, en vue
92 Problèmes des pays sans littoral. Annexe II (voir volume
90 La Conférence a adopté cette recommandation par 77 VI).
voix contre 15, avec 9 abstentions. 93 La Conférence a adopté cette recommandation au vote
91 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- par appel nominal par 83 voix contre une, avec 25 abstentions :
sition. Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
72 ACTE FINAL

urgent des besoins commerciaux des pays en voie Considérant, en conséquence, l'importance et l'ef-
de développement dont les exportations se com- ficacité des accords commerciaux à long terme pour
posent principalement de produits naturels qui ne la stabilité et le développement des échanges com-
se renouvellent pas, merciaux internationaux,
Consciente de la nécessité dans laquelle ces pays Recommande :
se trouvent d'atteindre rapidement un certain niveau a) Que l'utilisation des accords commerciaux à
de développement économique pour lequel ils long terme, spécialement entre pays ayant des sys-
puissent obtenir des biens d'équipement grâce à
tèmes économiques et sociaux différents et entre pays
l'augmentation de la valeur unitaire de leurs expor-
en voie de développement, soit élargie sans préjudice
tations,
de l'expansion d'autres méthodes de commerce ;
Recommande : b) Que les parties intéressées adaptent à leurs
Que l'on reconnaisse et que l'on encourage les conditions et intérêts spécifiques les différents types
organisations internationales groupant, pour la d'accords commerciaux à long terme ;
défense de leurs intérêts, les pays en voie de déve- c) Que les organismes internationaux et les
loppement principaux exportateurs de produits natu- parties intéressées étudient le problème de l'amé-
rels non renouvelables. lioration du contenu, de la technique et de l'effi-
cacité des accords à long terme.
Annexe A.VI.3
94 Annexe A.VI.4
ACCORDS COMMERCIAUX A LONG TERME
La Conférence, PARTICIPATION DIRECTE
Préoccupée de trouver les moyens de stimuler la D'ORGANISMES COMMERCIAUX D'ÉTAT
croissance économique des pays en voie de déve- AU COMMERCE EXTÉRIEURE
loppement et de combattre les tendances négatives
qui se manifestent dans le commerce international, La Conférence,
Estimant que la conclusion d'accords commer- Reconnaissant que le système de participation
ciaux à long terme est l'une des méthodes qui peu- directe d'organismes commerciaux d'Etat au com-
vent contribuer à la solution des problèmes com- merce extérieur —• y compris les activités commer-
merciaux entre divers pays, notamment entre pays ciales dans lesquelles l'Etat ou son agent a la
qui se trouvent à des stades différents de dévelop- propriété des produits exportés, avant les transac-
pement ou qui ont des systèmes économiques et tions, et acquiert la propriété des produits importés
sociaux différents, — est pratiqué par de nombreux pays en voie de

dite, Argentine, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cam- Nicaragua, Nigeria, 'Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan,
bodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Colombie, Congo Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République
(Léopoldville), Cuba, Dahomey, El Salvador, Espagne, Ethiopie, arabe unie, République centrafricaine, République socialiste
Gabon, Ghana, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hon- soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique
grie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jamaïque, Jordanie, d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar,
Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, Roumanie, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie,
Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Tchad, Tchécoslovaquie, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie,
Nicaragua, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Pakistan, Para- Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uru-
guay, Pérou, Philippines, Pologne, République arabe unie, guay, Venezuela, Yémen, Yougoslavie.
République centrafricaine, République de Corée, République Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique.
Dominicaine, République du Viet-Nam, République socialiste Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Belgique,
soviétique de Biélorussie, République socialiste soviétique Canada, Chine, Danemark, Irlande, Islande, Liechtenstein,
d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, République de Corée, Répu-
Roumanie, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie, blique Dominicaine, République du Viet-Nam, République
Tchad, Tchécoslovaquie, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Saint-Siège, Suède, Suisse,
Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Thaïlande.
Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique. 95 La Conférence a adopté cette recommandation au vote
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Bel- par appel nominal par 89 voix contre une, avec 21 abstentions.
gique, Canada, Danemark, Finlande, France, Grèce, Irlande, Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou-
Islande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, dite, Argentine, Australie, Birmanie, Bolivie, Bulgarie, Cam-
Norvège, Pays-Bas, Portugal, République fédérale d'Allemagne, bodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Chine, Colombie, Congo
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Saint- (Léopoldville), Cuba, Dahomey, El Salvador, Equateur, Ethio-
Marin, Suède, Suisse, Thaïlande. pie, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haïti,
94 La Conférence a adopté cette recommandation au vote Haute-Volta, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël,
par appel nominal par 88 voix contre une, avec 22 abstentions : Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban,
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mali,
dite, Argentine, Autriche, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nica-
Cambodge, Cameroun, Ceylan, Chili, Colombie, Congo (Léo- ragua, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda,
poldville), Cuba, Dahomey, El Salvador, Equateur, Espagne, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne, République
Ethiopie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, arabe unie, République centrafricaine, République de Corée,
Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indo- République du Viet-Nam, République socialiste soviétique de
nésie, Irak, Iran, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Biélorussie, République socialiste soviétique d'Ukraine, Répu-
Kenya, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Madagascar, blique-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Roumanie, Rwanda,
Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Syrie, Tchad, Tchécoslo-
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 73

développement à économie mixte, aux fins d'élargir b) Qu'il existe des zones critiques, où les condi-
leur commerce extérieur, tions de vie sont incompatibles avec la dignité
Constatant que la participation de l'Etat au com- humaine et les progrès techniques accomplis dans le
merce extérieur prend une importance croissante monde moderne, et qui couvrent plusieurs pays ou
dans nombre de pays en voie de développement, plusieurs parties de pays,
Constatant, en outre, que ces pays en voie de c) Qu'en raison de la nature des problèmes
développement obtiennent des résultats satisfaisants humains, économiques et politiques qui les caracté-
en effectuant leurs échanges commerciaux selon cette risent, ces régions doivent bénéficier d'une sollici-
méthode, tude particulière,
Se rendant compte du fait que la participation de Recommande qu'il soit procédé par les Nations
l'Etat au commerce extérieur, dans les pays en voie Unies et par les soins du mécanisme qui résultera
de développement, peut constituer un instrument de la présente Conférence, en consultation avec les
efficace et représenter un moyen approprié de pro- autres organismes appropriés, à une évaluation com-
mouvoir le commerce international et le dévelop- plète, économique et sociale, des zones critiques du
pement, monde en voie de développement et que soient
proposées — dans le cadre des principes et accords
Recommande : qui se dégageront de la Conférence — des mesures
a) Qu'une participation directe des organismes spéciales permettant une action immédiate pour
commerciaux d'Etat au commerce extérieur, dans assurer un relèvement substantiel du niveau de vie
les conditions indiquées ci-dessus, soit reconnue et des populations de ces zones.
acceptée comme une des méthodes et un des instru-
ments efficaces permettant de promouvoir le com-
merce extérieur de nombreux pays en voie de Annexe A.VI.6
développement ;
b) Que les pays développés s'abstiennent de PRÉPARATION D'ÉTUDES SUIVIES
prendre des mesures discriminatoires à rencontre ET DE RAPPORTS SUR LE COMMERCE
des échanges commerciaux avec des pays en voie de ET LE DÉVELOPPEMENT 9 7
développement sous prétexte que ces pays ont pour
politique de faire participer directement à leur com- La Conférence,
merce leurs organismes commerciaux d'Etat.
1. Prend note avec satisfaction des études sta-
tistiques et analytiques présentées par le Secrétariat
au titre des points 10 à), b) et c) de l'ordre du jour ;
Annexe A.VÏ.5
2. Recommande que l'on prépare d'une manière
suivie, dans le cadre de l'Organisation des Nations
ÉVALUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE Unies et, dans ce cas, par les soins du mécanisme
DES ZONES CRITIQUES institutionnel qui résultera de la présente Conférence,
DES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT 86 et que l'on publie à des intervalles appropriés, des
études et des rapports où l'on ferait paraître des
La Conférence, données et des estimations relatives au volume, à
la répartition, à la composition, à la structure des
Considérant prix et aux perspectives des échanges mondiaux, y
a) Que les différences dans le degré de dévelop- compris les transactions invisibles, en portant une
pement ne coïncident pas avec la division géogra- attention particulière à leurs incidences sur le déve-
phique du monde, mais qu'on les constate dans de loppement et aux principaux produits d'exportation
vastes régions aux caractéristiques semblables, des pays en voie de développement ;

vaquie, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malai-
Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, You- sie, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Népal,
goslavie. Nicaragua, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda,
Ont voté contre : Etats-Unis d'Amérique. Pakistan, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Pologne,
Se sont abstenus : Afrique du Sud, Autriche, Belgique, Portugal, République arabe unie, République centrafricaine,
Brésil, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, République de Corée, République Dominicaine, République
Liechtenstein, Paraguay, Portugal, République Dominicaine, du Viet-Nam, République fédérale d'Allemagne, République
République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande- socialiste soviétique de Biélorussie, République socialiste sovié-
Bretagne et d'Irlande du Nord, Saint-Marin, Saint-Siège, Suède, tique d'Ukraine, République-Unie du Tanganyika et de Zan-
Suisse, Thaïlande. zibar, Roumanie, Rwanda, Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal,
96 La Conférence a adopté cette recommandation au vote Sierra Leone, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tchad, Tchécoslo-
par appel nominal par 105 voix contre zéro, avec 5 abstentions : vaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, Tunisie, Turquie,
Ont voté pour : Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saou- Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Vene-
dite, Argentine, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, zuela, Yémen, Yougoslavie.
Bulgarie, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Colom- Ont voté contre : Néant.
bie, Congo (Léopoldville), Cuba, Dahomey, Danemark, El Se sont abstenus : Afrique du Sud, Australie, Chine, Etats-
Salvador, Equateur, Espagne, Ethiopie, Finlande, France, Unis d'Amérique, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Ir-
Gabon, Ghana, Grèce, Guinée, Haïti, Haute-Volta, Honduras, lande du Nord.
Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, 97 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, sition.
74 ACTE FINAL

3. Recommande également que l'on prépare, en que par l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la
en élargissant le champ si besoin est, des études et Colombie, le Costa Rica, El Salvador, l'Equateur,
rapports comparables efficaces sur les plans de déve- le Guatemala, Haïti, le Honduras, le Mexique, le
loppement économique et social des différents pays, Nicaragua, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la
compte tenu en particulier des incidences de ces République Dominicaine, l'Uruguay et le Vene-
plans sur le commerce international et les politiques zuela 103.
commerciales ; Considérant que la Conférence n'a pas eu le
4. Recommande en outre que les renseignements temps nécessaire pour examiner ces projets de
sur le commerce et le développement qui seront recommandations et pour prendre des décisions à
compris dans ces études et rapports soient rassemblés leur sujet,
et publiés sous une forme qui facilite la compré- Décide de les transmettre pour plus ample exa-
hension, la comparaison, l'adaptation et la coordi- men et décision à l'organisme permanent chargé du
nation des plans de développement respectifs et des commerce qu'il est envisagé de créer dans le cadre
politiques commerciales nationales des différents des Nations Unies.
pays ;
5. Invite les gouvernements participants à conti-
nuer de coopérer à la préparation des études sus- Annexe A.VI.9
mentionnées.
BESOINS DU DÉVELOPPEMENT
104
DE L'ÉDUCATION ET DE LA SCIENCE
Annexe A.VI.7
La Conférence,
PROBLÈMES QUI SE POSENT DANS LES Recommande aux gouvernements participants de
RELATIONS COMMERCIALES ENTRE PAYS tenir dûment compte, dans le cadre de leur politique
A SYSTÈMES ECONOMIQUES ET SOCIAUX commerciale et d'assistance, des besoins du dévelop-
DIFFÉRENTS 9S pement de l'éducation et de la science ;
Recommande à l'Organisation des Nations Unies
La Conférence, pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
de poursuivre, en coopération avec les organisations
Reconnaissant l'importance des problèmes men- internationales intéressées, son programme en vue
tionnés dans le projet de recommandation " présenté de la promotion de la circulation internationale du
par la Tchécoslovaquie, matériel éducatif, scientifique ou culturel ;
Considérant qu'elle n'a pas eu le temps de discuter Invite l'UNESCO à poursuivre, en consultation
ce projet de recommandation et de prendre une avec les autres organisations internationales inté-
décision à son sujet, ressées, ses études sur le commerce international du
Décide de transmettre ce projet de recomman- matériel éducatif et scientifique en relation avec
dation, pour plus ample examen et décision, à l'accélération du développement des pays en voie
l'organisme permanent chargé du commerce qu'on de développement ;
envisage de créer dans le cadre des Nations Unies. Invite l'UNESCO à continuer de tenir les Nations
Unies au courant des études ci-dessus mentionnées
et à présenter des recommandations au Conseil éco-
Annexe A.VI.8 nomique et social et à tout autre organe des Nations
Unies qui pourrait sembler approprié à la lumière
INCIDENCES DES GROUPEMENTS des recommandations de la Conférence des Nations
ÉCONOMIQUES RÉGIONAUX 10° Unies sur le commerce et le développement.

La Conférence, Annexe A.VI.10


Reconnaissant l'importance des problèmes sou-
levés dans les projets de recommandations présentés MISE AU POINT DES ASPECTS DU PRO-
par Ceylan, la Malaisie, les Philippines et la Thaï- GRAMME ÉCONOMIQUE DE DÉSARME-
lande 101, par le Congo (Brazzaville), le Congo (Léo- MENT QUI CONCERNENT LE COM
poldville), le Dahomey, la Guinée, la Haute-Volta, MERGE ««s
Madagascar, la Mauritanie et le Sénégal 102 , ainsi
La Conférence,
98 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- S'inspirant de la déclaration adoptée par l'Assem-
sition.
99 Voir volume VIII. 103 E/CONF.46/C.5/L.37 et E/CONF.46/C.5/L.38/Rev.2.
100 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo- 104 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
tion. sition.
101 Voir volume VIII. 105 La Conférence a adopté cette recommandation sans oppo-
102 Voir volume VIII. sition.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 75

blée générale des Nations Unies à sa dix-septième parvenir à un accord sur le désarmement général et
session au sujet de l'affectation à des besoins paci- complet sous contrôle international efficace,
fiques des ressources libérées par le désarmement Estime nécessaire qu'en entreprenant, dans le
[résolution 1837 (XVII)], ainsi que de la résolution cadre de l'Organisation des Nations Unies et confor-
1931 (XVIII) adoptée par l'Assemblée générale des mément aux résolutions susmentionnées de l'Assem-
Nations Unies à sa dix-huitième session, blée générale des Nations Unies, l'étude et la mise
au point de propositions concernant les conséquences
S'associe à l'espoir exprimé par l'Assemblée géné- économiques et sociales du désarmement, on tienne
rale des Nations Unies que les gouvernements de dûment compte des aspects du programme écono-
tous les Etats intensifieront leurs efforts afin de mique de désarmement qui concernent le commerce.
B. OBSERVATIONS DES DÉLÉGATIONS

SOMMAIRE

I. Observations présentées et réserves formulées par des b) Réserves des délégations des pays socialistes qui ont
groupes de pays présenté la proposition tendant à la création rapide d'une
a) Déclaration commune des soixante-dix-sept pays en voie organisation internationale du commerce de caractère uni-
de développement, faite à la fin de la Conférence. versel, ou qui appuient l'idée d'une telle organisation.

II. Observations presentees et reserves formulées par chacun des pays suivants :
Afrique du Sud Finlande Pakistan
Australie France Pays-Bas
Autriche Hongrie Portugal
Belgique Irlande République de Corée
Birmanie Italie République fédérale d'Allemagne
Bolivie Jamaïque Roumanie
Canada Japon Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
Chine Koweït d'Irlande du Nord
Cuba Liechtenstein Suisse
Danemark Luxembourg Tchécoslovaquie
Etats-Unis d'Amérique Norvège Union des Républiques socialistes sovié-
Ethiopie Nouvelle-Zélande tiques

III. Index des observations reçues

OBSERVATIONS PRÉSENTÉES ET RÉSERVES FORMULÉES PAR DES GROUPES DE PAYS

a) DÉCLARATION COMMUNE DES SOIXAN- blique centrafricaine, République de Corée, Répu-


TE-DIX-SEPT PAYS EN VOIE DE DÉVE- blique Dominicaine, République du Viet-Nam,
LOPPEMENT, FAITE A LA FIN DE LA République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar,
CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan,
LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT Syrie, Tchad, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago,
Tunisie, Uruguay, Venezuela, Yémen et Yougo-
(Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, slavie).
Birmanie, Bolivie, Brésil, Burundi, Cambodge,
Cameroun, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, I
Congo (Brazzaville), Congo (Léopoldville), Costa
Rica, Dahomey, El Salvador, Equateur, Ethiopie, 1. Les pays en voie de développement susmen-
Gabon, Ghana, Guatemala, Guinée, Haïti, Haute- tionnés reconnaissent que la Conférence des Nations
Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Unies sur le commerce et le développement a marqué
Jamaïque, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, Liban, un pas important dans la voie de la création d'un
Libéria, Libye, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, ordre économique mondial nouveau et équitable. Ils
Mauritanie, Mexique, Népal, Nicaragua, Niger, considèrent que la Conférence marque l'aboutis-
Nigeria, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, sement des efforts soutenus qui ont trouvé leur
Pérou, Philippines, République arabe unie, Répu- expression concrète dans la Déclaration du Caire,

76
TROISIÈME PARTIE —• ANNEXES 77

la Charte d'Alta Gracia, les résolutions de Brasilia, à la mesure de leurs besoins essentiels. On n'a pas
d'Addis-Abéba, de Niamey, de Manille et de Téhé- suffisamment reconnu l'importance, par exemple, du
ran, et surtout dans la Déclaration commune des problème du « retard commercial » des pays en
soixante-quinze pays formulée à la dix-huitième voie de développement. C'est seulement sous un
session de l'Assemblée générale des Nations Unies 106. aspect très limité que l'on a entamé l'étude du com-
Tous ces efforts ont contribué à forger l'unité des merce des produits primaires et des préférences en
soixante-quinze pays, fait saillant de la Conférence matière d'exportation de produits manufacturés. De
et événement d'importance historique. même, il a seulement été possible de procéder à un
examen préliminaire des systèmes de financement
compensatoire qui permettraient de faire face à la
II détérioration, à longue échéance, des termes de
l'échange. Les pays en voie de développement ont
2. Les prémisses fondamentales du nouvel ordre néanmoins accepté les résultats de cette Conférence
mondial ont été énumérées dans ces premières décla- dans l'espoir qu'ils serviront de base à des progrès
rations et dans le rapport du Secrétaire général de plus substantiels dans l'avenir. Ils ont également
la Conférence. En bref, il s'agit d'établir une nou- accepté ces résolutions parce qu'ils reconnaissent qu'il
velle division internationale du travail, orientée vers faut que tous les pays s'unissent dans l'effort. C'est
l'industrialisation accélérée des pays en voie de avec ce but en vue qu'ils ont opté pour un degré
développement. Les efforts que les pays en voie de d'accord le plus large possible plutôt que d'affirmer
développement font pour élever le niveau de vie de leurs aspirations par des décisions majoritaires.
leurs populations, efforts qu'ils accomplissent actuel-
lement dans des conditions extérieures défavorables, IV
devraient être complétés et appuyés par une action
internationale constructive tendant à donner au 5. Les pays en voie de développement attachent
commerce international une nouvelle structure plei- une importance toute particulière à la création d'une
nement compatible avec les besoins d'un dévelop- organisation internationale dans le domaine du com-
pement accéléré. merce et du développement. Il est essentiel que ce
3. Les différents thèmes d'une politique interna- nouvel organe constitue un instrument efficace pour
tionale nouvelle et dynamique du commerce et du ¡a discussion des problèmes, la formulation des poli-
développement, notamment la question du commerce tiques, l'examen des résultats, et qu'il serve à pren-
de transit des pays sans littoral, se sont concrétisés dre les mesures concrètes dont la nécessité s'impose
dans des propositions et des programmes précis que dans le domaine des relations économiques interna-
les pays en voie de développement ont présenté à la tionales.
Conférence comme l'expression commune d'objectifs 6. Les pays en voie de développement recon-
à atteindre et de mesures à prendre dans tous les naissent la valeur de l'entente générale qui s'est réa-
domaines importants. Les pays en voie de dévelop- lisée au sujet de la création d'un organisme perma-
pement considèrent comme une réussite le fait que nent. Ils notent que certains problèmes importants
cette Conférence ait permis la discussion approfondie relatifs à cet organisme ont été laissés en suspens
de ces propositions et de ces programmes par toute
la communauté des nations. Ils ont la certitude que pour que l'Assemblée générale en décide. Les pays
les délibérations de cette Conférence aideront les en voie de développement estiment à ce propos qu'on
gouvernements aussi bien des pays développés que doit pouvoir facilement aboutir à une entente
des pays en voie de développement à formuler de concrète sur des questions essentielles. Toutefois, ils
nouvelles politiques grâce à cette prise de conscience déclarent catégoriquement qu'aucun accord conçu à
nouvelle des besoins des pays en voie de développe- cet effet ne devra porter atteinte en définitive au
ment. droit du Conseil dont la création est envisagée, ou de
la Conférence, d'adopter des recommandations sur
toute question de fond à la majorité simple lorsqu'il
III s'agit du Conseil et à la majorité des deux tiers dans
le cas de la Conférence. Les pays en voie de déve-
4. Les pays en voie de développement déclarent loppement attachent une importance capitale au
toutefois que, selon eux, les recommandations finales maintien de procédures démocratiques qui ne recon-
de la Conférence ne constituent qu'un point de naissent aucun privilège dans le domaine écono-
départ vers l'acceptation par tous les pays d'une mique et financier pas plus que dans le domaine
nouvelle politique commerciale en vue du dévelop- politique. Ces pays désirent en outre mettre l'accent
pement. A leur avis, les progrès qui ont été enregis- sur la nécessité d'une évolution continue dans le
trés dans chacun des grands domaines du dévelop- domaine institutionnel, évolution qui doit entraîner
pement économique ne sont nullement suffisants ni non seulement le renforcement progressif du méca-
nisme actuellement envisagé, mais également, en fin
de compte, la création d'une organisation interna-
106 Documents officiels de VAssemblée générale, dix-huitième tionale du commerce de caractère universel.
session, Supplément n° 15 (A/5515), résolution, p. 24.
78 ACTE FINAL

V b) BULGARIE, HONGRIE, POLOGNE, TCHÉ-


COSLOVAQUIE ET UNION DES RÉPU-
7. Les pays en voie de développement consi- BLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES
dèrent que leur propre unité, celle des soixante-
quinze, constitue l'élément le plus marquant de la Réserves faites à la séance plénière du 15 juin 1964
présente Conférence. Cette unité s'est affirmée parce par la délégation tchécoslovaque au nom des délé-
que, mis en présence des problèmes fondamentaux gations des pays socialistes qui ont présenté la
de développement, ils ont un même intérêt à ce que proposition tendant à la création rapide d'une
soit adoptée une politique nouvelle de commerce organisation internationale du commerce de carac-
international et de développement. Ces pays sont tère universel107 ou qui appuient l'idée d'une telle
d'avis que c'est à leur unité que sont dues la clarté et organisation
la cohérence des discussions de la Conférence. Leur A la suite de l'adoption, par la Conférence, de la
solidarité a été mise à l'épreuve au cours de la recommandation relative aux dispositions institution-
Conférence, dont ils sont sortis plus forts et plus nelles, qui est reproduite à l'Annexe A.V.l, les délé-
unis. gations des pays socialistes qui ont présenté la pro-
8. Les pays en voie de développement sont fer- position tendant à la création rapide d'une organi-
mement convaincus de la nécessité vitale de main- sation internationale du commerce de caractère uni-
tenir et de renforcer encore leur unité au cours des versel, ou qui appuient cette idée, estiment néces-
années à venir. Elle est en effet un moyen indispen- saire de formuler les observations suivantes :
sable de faire adopter des attitudes et des conceptions Les paragraphes 1, 30 et 31 de la recommanda-
nouvelles dans le domaine économique international. tion susmentionnée ne donnent pas une idée exacte,
Elle permet également d'élargir le champ des efforts quant au fond, des propositions présentées et des
de coopération internationale et de créer des rela- déclarations faites pendant les débats de la Confé-
tions mutuellement profitables avec le reste du rence sur les dispositions institutionnelles. Il ressort
monde. Cette unité est enfin un instrument indispen- des débats consacrés à cette question que la majorité
sable de faire adopter la coopération entre les pays des participants à la Conférence sont nettement par-
en voie de développement eux-mêmes. tisans de la création rapide d'une organisation inter-
9. Les soixante-quinze pays en voie de dévelop- nationale du commerce de caractère universel pour
pement s'engagent par la présente déclaration à assurer l'expansion nécessaire du commerce inter-
maintenir, à développer et à renforcer leur unité national dans l'intérêt de tous les pays, et en parti-
dans l'avenir. A cet effet, ils doivent utiliser tous les culier des pays en voie de développement.
moyens existants pour multiplier les contacts et La proposition tendant à la création d'une organi-
consultations réciproques, afin de fixer des objectifs sation internationale du commerce est formulée en
communs et de formuler des programmes concertés particulier dans les documents E/CONF.46/50/
d'action dans le domaine de la coopération écono- Rev.l et Add.l et 2, E/CONF.46/C.4/L.3 et
mique internationale. Ils considèrent que les repré- E/CONF.46/C.4/L.5/Rev.l, ainsi que dans la
sentants des gouvernements, au cours de la dix- recommandation que la Quatrième commission a
neuvième session de l'Assemblée générale des Nations adoptée à une très forte majorité (E/CONF.46/C.4/
Unies, devraient étudier les mesures propres à ren- L.12/Rev.l).
forcer l'unité ainsi réalisée au cours de la présente
Conférence et les dispositions concrètes à prendre Les pays susmentionnés continuent d'être ferme-
pour organiser les contacts et consultations en ques- ment d'avis qu'il est absolument nécessaire de don-
tion. ner suite à la proposition tendant à la création d'une
organisation internationale du commerce de carac-
tère universel qui soit vraiment capable de contribuer
VI
à la suppression des divers obstacles qui entravent le
commerce international et de mettre fin aux mesures
10. La Conférence des Nations Unies sur le
discriminatoires dont il est l'objet. En particulier, les
commerce et le développement marque le début
pays socialistes considèrent toujours qu'une organi-
d'une ère nouvelle dans l'évolution de la coopéra-
sation internationale du commerce de caractère uni-
tion internationale en matière de commerce et de
versel et l'organe provisoire créé pour une période
développement. Cette coopération doit être l'instru-
transitoire doivent s'occuper de tous les problèmes
ment décisif qui permettra de mettre fin à la division
que pose le commerce international, notamment de
du monde en zones d'abondance et en zones de pau-
ceux qui ont trait à l'expansion du commerce entre
vreté intolérable. Cette tâche est la première de cel-
l'Est et l'Ouest et à la suppression des obstacles à
les auxquelles ont à faire face les hommes de cette
ce commerce.
époque. L'injustice et la négligence des siècles pas-
sés doivent être réparées. Les pays en voie de déve- Pour que l'organisation en question soit en mesure
loppement sont unis dans leur résolution d'obtenir d'accomplir ces tâches importantes, elle doit être
cette réparation et ils comptent, dans leur entreprise, ouverte à tous les pays qui participent au commerce
sur la compréhension et le soutien de toute la com-
107 E/CONF.46/50/Rev. 1 et Add. 1 et 2 (voir à l'Annexe G
munauté internationale. le Rapport de la Conférence).
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 79

mondial et désirent contribuer au succès de l'organi- donné à ce projet la priorité dans l'ordre des votes.
sation. C'est ainsi que, par une majorité écrasante, la Qua-
La plupart des délégations qui ont participé aux trième commission de la Conférence a pris une
travaux de la Conférence savent parfaitement qu'au- décision satisfaisante concernant les dispositions
cune des institutions internationales existantes n'est institutionnelles. Toutefois, cette décision a été modi-
capable ou en mesure de s'attaquer à tous les pro- fiée par l'action des pays occidentaux qui ne l'admet-
blèmes qui se posent dans le domaine du commerce taient pas. De ce fait, la Conférence a été saisie d'un
et du développement. texte pratiquement beaucoup plus faible dans sa
Il est impérieusement nécessaire de sortir de la teneur.
confusion institutionnelle actuelle et de remédier à la Selon les pays socialistes, beaucoup de pays regret-
situation fâcheuse où se trouve le commerce inter- teront que le texte plus satisfaisant de la Quatrième
national et, par là, de favoriser la réalisation des buts commission n'ait pas été adopté en séance plénière.
et objectifs de la Charte des Nations Unies dans ce Néanmoins, soucieux de voir l'accord et l'unani-
domaine. mité se réaliser à la fin de la Conférence, les pays
Au cours de la Conférence, les pays socialistes se socialistes ont décidé de ne pas voter contre le docu-
sont efforcés de coopérer de la manière la plus étroite ment E/CONF.46/L.22 et Corr.l (adopté ensuite
et la plus complète avec les autres pays, en particu- en tant que recommandation A.V.l), bien qu'ils
lier avec les pays en voie de développement dans leur eussent conscience de sa faiblesse. Ils sont persuadés
ensemble. Ils ont collaboré, avec les pays en voie que tous les pays concevront la nécessité d'adopter
de développement, à l'élaboration de propositions des mesures vraiment radicales pour normaliser le
précises sur un certain nombre de questions, notam- commerce international et, à cet effet, de créer rapi-
ment sur les questions institutionnelles. D'accord dement une organisation internationale du commerce
avec eux, ils ont voté pour le dernier projet de de caractère universel.
propositions relatif aux dispositions institutionnelles Les pays socialistes continueront d'agir pour que
(E/CONF.46/C.4/L.12/Rev.l et Add.l) et ont cet objectif soit promptement atteint.

II

OBSERVATIONS PRÉSENTÉES ET RÉSERVES FORMULÉES PAR CERTAINS PAYS


AFRIQUE DU SUD sion du commerce international peut jouer en faveur
de ce progrès.
Les recommandations de la Conférence répartis- Dans ces conditions, le Gouvernement sud-africain
sent d'une façon générale tous les pays en deux caté- prendra acte des recommandations de la Conférence
gories seulement, à savoir les pays en voie de déve- et étudiera la possibilité d'y donner suite en tenant
loppement et les pays développés. dûment compte des besoins de l'Afrique du Sud en
Ces recommandations ne tiennent pas compte de matière de développement, de sa politique de déve-
l'existence de pays qui, tout en connaissant certains loppement et des caractéristiques de son économie.
des problèmes qui se posent aux pays « en voie de A cet effet, le Gouvernement sud-africain coopérera
développement », n'ont pas besoin d'une aide de avec tous les autres gouvernements souhaitant une
l'ampleur et de l'importance nécessaires aux pays telle coopération pour jeter les bases d'un ordre éco-
« en voie de développement » et ne la recherchent nomique mondial meilleur.
pas et qui, tout en partageant également certains D'autre part, la signature du présent Acte final
traits communs avec les pays « développés », ne ne préjuge pas la position que le Gouvernement sud-
sauraient, à cause de leurs propres besoins en matière africain pourra adopter à l'égard des recommanda-
de développement, approuver un traitement inéqui- tions de la Conférence pour lesquelles la délégation
table dont pâtiraient leur propre commerce et leur sud-africaine n'a pas émis un vote affirmatif.
propre développement, ni souscrire à toutes les obli-
gations formulées en vue de leur acceptation par les
AUSTRALIE
pays « développés ».
L'Afrique du Sud est ainsi un pays qui n'est mani- Les résultats, présentés à l'Annexe A, des votes
festement ni un pays « développé » ni un pays « en par appel nominal auxquels certaines recommanda-
voie de développement », dans le contexte des déli- tions ont donné lieu en séance plénière, indiquent les
bérations de la Conférence et au sens où ces expres- recommandations pour lesquelles la délégation aus-
sions sont employées dans le présent Acte final. tralienne n'a pas été en mesure d'émettre un vote
Le Gouvernement de l'Afrique du Sud reconnaît affirmatif.
pleinement l'urgente nécessité d'accélérer le progrès Il est d'autres recommandations qui ont été adop-
des pays en voie de développement et le rôle que tées sans faire l'objet d'un vote par appel nominal en
l'application des recommandations visant à l'expan- séance plénière et que la délégation australienne n'a
80 ACTE FINAL

pas été en mesure d'appuyer. Ce sont les suivantes : 1. Sur la recommandation formulée à l'Annexe
Recommandations de la Première commission : A.II.7 (Concurrence des produits synthétiques et des
Annexe A.II.l ; Annexe A.II.5 ; Annexe A.II.7 ; produits de remplacement), la Belgique estime,
Annexe A.II.8 ; Annexe A.II.9. comme les autres pays membres des communautés
européennes, que :
Recommandations de la Deuxième commission : L'alinéa vii) du paragraphe 1 er comprend certai-
Annexe A.III.2 ; Annexe A.III.4 ; Annexe A.III.7. nes dispositions concernant l'accès aux mar-
Recommandations de la Cinquième commission : chés qui pourraient, dans leur application, entrer
Sixième principe particulier énoncé à l'Annexe A.I.l. en conflit avec celles du Traité de Rome et des
politiques communautaires qui en forment les
La délégation australienne a voté pour la proposi- corollaires ;
tion tendant à ce que des études soient faites sur la
Le texte actuel du paragraphe 2, tel qu'il a été
possibilité d'un financement supplémentaire, comme
il est prévu dans la recommandation reproduite à voté en Première commission, n'a pu être suffi-
l'Annexe A.IV.18. En rappelant ce vote, la déléga- samment aménagé pour prendre en considération
tion australienne tient à ce qu'il soit pris acte de ses certains aspects des politiques d'industrialisation
réserves quant à l'opportunité de recourir à des que poursuivent un ou plusieurs des six pays mem-
mesures financières pour pallier l'insuffisance à long bres de la Communauté économique européenne.
terme des recettes d'exportation. 2. Au sujet de la recommandation formulée à
l'Annexe A.II.9, il est relevé que l'application du
D'une manière générale, en ce qui concerne la texte voté en séance plénière le 15 juin 1964 risque-
mesure dans laquelle le Gouvernement australien rait de se trouver en contradiction avec les politiques
pourra juger possible ou approprié de donner suite à fiscales suivies individuellement ou collectivement
l'Acte final, la délégation australienne appelle l'at- par les pays membres de la Communauté économi-
tention sur la déclaration qu'elle a faite en séance que européenne.
plénière, le 10 juin 1964 (voir vol. II).
II. En ce qui concerne les documents établis par
AUTRICHE la Deuxième commission
Au cours des votes qui ont eu lieu en séance plé-
En signant l'Acte final, la délégation autrichienne nière, la délégation belge :
prend note de son contenu en ce qu'il rend compte S'est abstenue lors du vote sur :
des travaux de la Conférence des Nations Unies sur a) La recommandation formulée à l'Annexe
le commerce et le développement. Le Gouvernement
A.III.2
autrichien se déclare prêt, sans préjudice des droits
et des obligations qui découlent pour lui d'accords b) La recommandation formulée à l'Annexe
internationaux, à s'inspirer des objectifs généraux A.III.7 ;
définis dans les recommandations que la délégation A voté contre la recommandation formulée à l'An-
autrichienne a appuyées. Quant aux recommanda- nexe A.III.l.
tions, déclarations ou autres décisions de la Confé- Ce vote négatif se justifie par les considérations
rence auxquelles la délégation autrichienne n'a pu suivantes :
souscrire, elles feront l'objet d'un examen suivi pour La Belgique préconise un programme dynamique
qu'il soit déterminé si, à une date ultérieure, leur de l'Organisation des Nations Unies pour le dévelop-
application est possible et dans quelle mesure elle pement industriel. Elle estime par conséquent que
peut l'être. le Centre de développement industriel de l'ONU
devrait, dans le cadre des activités de l'Organisation,
BELGIQUE devenir un catalyseur du développement industriel
des pays en voie de développement. Créer une nou-
La délégation belge à la Conférence des Nations velle institution spécialisée serait, à son avis, une
Unies sur le commerce et le développement demande méthode peu satisfaisante d'organiser le travail des
que les observations ci-après soient consignées dans Nations Unies dans le domaine de l'assistance en
l'Acte final, à l'endroit approprié. faveur du développement industriel. C'est la raison
L'Acte final et les autres actes de la Conférence pour laquelle la délégation belge a voté contre la
constituent un ensemble de recommandations qui ont recommandation reproduite à l'Annexe A.III.l.
été débattues en commission et en séance plénière. III. En ce qui concerne les documents établis par
L'attitude de la Belgique à leur égard a été dès la Troisième commission
lors normalement exprimée dans les votes auxquels Au cours des votes en séance plénière, la déléga-
la délégation belge a participé. tion belge :
La position belge sur certaines recommandations S'est abstenue lors du b) l'Annexe A.IV.5 ;
particulières a été la suivante : vote sur : c) l'Annexe A.IV.6 ;
I. En ce qui concerne les documents établis par la d) l'Annexe A.IV.8 ;
Première commission a) l'Annexe A.IV.3 ; e) l'Annexe A.IV.12 ;
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 81

f) l'Annexe A.IV.23 ; h) l'Annexe A.IV.25 ; la proposition ou la recommandation en question


g) l'Annexe A.IV.24 ; 0 l'Annexe A.IV.26. serait mise aux voix.
A voté contre : Paragraphe 31
a) l'Annexe A.IV.4 ; d) l'Annexe A.IV.15 ; La délégation de la Birmanie réserve sa position
b) l'Annexe A.IV.7 ; é) l'Annexe A.IV.19. concernant ce paragraphe, car elle considère que
c) l'Annexe A.IV.9 ; l'organisation générale du commerce qui y est envi-
IV. En ce qui concerne les documents établis par sagée doit être ouverte à tous les Etats du monde,
la Cinquième commission pour que la coopération internationale soit plus vaste.
Conformément à l'observation qu'elle a demandé
d'insérer dans le rapport de la Cinquième commis- BOLIVIE
sion, la délégation belge réserve sa position sur les La délégation de la Bolivie demande que soit
dispositions issues des débats de cette commission consignée, dans l'Acte final de la Conférence, la
qui sont reprises dans l'Acte final et sur lesquelles réserve qu'elle a déjà émise à une séance de la sous-
elle a formulé des observations ou émis un vote néga- commission des pays sans littoral de la Cinquième
tif au cours des travaux de la Conférence. commission, à savoir que, si les principes adoptés
concernant les pays sans littoral (voir Annexe A.I.2)
BIRMANIE représentent un progrès et apportent une solution
partielle aux problèmes de certains pays, la Bolivie,
En ce qui concerne la recommandation sur les pays qui est devenu sans littoral et se trouve ainsi
dispositions institutionnelles (Annexe A.V.l), la dans un cas spécial, n'abdiquera jamais son droit à
délégation de la Birmanie déclare ce qui suit : son propre accès à la mer.
Paragraphe 1"T
CANADA
La délégation de la Birmanie réserve sa position
concernant ce paragraphe, car, à son avis, les dispo- La délégation du Canada, par sa signature,
sitions qu'il contient ne donnent pas à l'organisme confirme l'Acte final en ce qu'il rend compte des
envisagé un caractère universel ou quasi universel, et délibérations de la Conférence des Nations Unies
par conséquent ne sont pas conformes aux critères sur le commerce et le développement et enregistre les
énoncés par le Comité préparatoire de la Conférence conclusions, recommandations et autres textes adop-
à sa deuxième session. tés par la Conférence. Le Gouvernement du Canada
examinera attentivement ces conclusions, recom-
Paragraphe 5 mandations et autres textes en considérant les posi-
La délégation de la Birmanie réserve sa position tions adoptées et les votes émis par la délégation du
concernant ce paragraphe, car elle considère que la Canada au cours de la Conférence. Ces positions et
composition du Conseil telle qu'elle y est prévue ces votes sont consignés dans les comptes rendus et
assure aux pays en voie de développement une rapports relatifs aux travaux des commissions et
représentation moins qu'adéquate. sous-commissions et aux séances plénières de la
Conférence, ainsi que dans l'Acte final.
Paragraphe 25 La délégation du Canada tient, en particulier, à ce
La délégation de la Birmanie a approuvé ces dis- qu'il soit pris acte du fait qu'elle n'a pas été en
positions dans l'idée que — l'ensemble du paragraphe mesure de voter en faveur des textes ci-après, qui
25 visant uniquement les procédures de concilia- n'ont pas été l'objet d'un vote par appel nominal
tion et non les procédures de vote — les mots « à faisant ressortir la position de chaque délégation :
constituer une base appropriée pour l'adoption de Première commission : Annexe A.II.8 ; Annexe
recommandations relatives à des propositions concrè- A.II.9.
tes prévoyant des mesures qui affectent de manière Deuxième commission : Annexe A.III.2 ; An-
substantielle les intérêts économiques ou financiers nexe A.III.7.
de certains pays » ne motiveront pas l'adoption, par Troisième commission : Annexe A.IV.3.
le Comité spécial, de propositions qui recommande- Quatrième commission : Annexe A.V.2 ; An-
raient directement ou indirectement un système quel-
conque de vote pondéré ou de double vote, ou toute nexe A.V.3.
autre procédure permettant de faire obstacle à Cinquième commission : Sixième principe par-
l'exercice du droit de vote conféré à certains pays ticulier de l'Annexe A.I.l.
ou groupes de pays. Ce paragraphe ne devrait pas La délégation du Canada se serait abstenue si ce
non plus servir de fondement à l'adoption de toute principe particulier avait été mis aux voix.
procédure qui empêcherait de procéder au vote sur La délégation du Canada tient à ce qu'il soit pris
une proposition ou sur une recommandation après acte, en outre, de ce qu'elle a appuyé la recomman-
que le processus normal de conciliation se serait dation reproduite à l'Annexe A.V.l dans l'idée que
déroulé. Cela présuppose la fixation, pour la procé- l'on trouvera une solution satisfaisante pour les pro-
dure de conciliation, d'un délai à l'expiration duquel cédures envisagées au paragraphe 25.

1-6
82 ACTE FINAL

CHINE des produits synthétiques et des produits de rempla-


cement, parce qu'elle contient de nombreux éléments
La République de Chine n'a pas de relations com- constructifs qui pourront aider les pays en voie de
merciales avec les pays à économie planifiée et n'a développement à soutenir la concurrence des pro-
pas l'intention d'en établir. Par conséquent, le Gou- duits synthétiques. Toutefois, les Etats-Unis sont
vernement de la République de Chine n'appliquera opposés aux dispositions de l'alinéa xi) du para-
pas, en ce qui concerne ces pays, les recommanda- graphe 1er concernant le recours éventuel à une
tions adoptées par la Conférence. réglementation des mélanges, car ils considèrent de
telles mesures comme restrictives et, partant, comme
CUBA une méthode peu souhaitable d'aide aux pays en
voie de développement.
La délégation de la République de Cuba tient à ce
qu'il soit consigné dans l'Acte final qu'elle ne peut Les Etats-Unis ont voté contre la recommanda-
souscrire à ce qui est dit au sujet des capitaux privés, tion formulée à l'Annexe A.II.8, qui tend à une
nationaux et étrangers, dans les paragraphes 20 et étude de l'organisation du commerce des produits de
41 de la première partie (Préambule) de l'Acte final. base. Cette recommandation préjuge les résultats de
l'étude envisagée en demandant d'élaborer un pro-
De même, elle tient à ce qu'il soit pris acte de la gramme d'action. Elle laisse entendre également que
réserve qu'elle émet au sujet des recommandations le pouvoir d'achat en importations des produits
qui ont été approuvées au cours de la dernière séance exportés peut et doit être stabilisé par une réglemen-
plénière pour autant que lesdites recommandations tation des prix des produits de base. Pour ces rai-
modifient ou annulent, en totalité ou en partie, les sons, les Etats-Unis n'ont pas pu appuyer cette
recommandations en faveur desquelles la délégation recommandation.
de Cuba a voté aux Première, Deuxième et Qua-
trième commissions. Les Etats-Unis ont voté contre la recommandation
formulée à l'Annexe A.II.9 concernant les minéraux
et combustibles.
DANEMARK
Les Etats-Unis ont voté contre la recommandation
La délégation danoise a voté pour la recomman- formulée à l'Annexe A.III.2 concernant les accords
dation reproduite à l'Annexe A.III.8, étant entendu entre branches industrielles. Ils considèrent que les
que les questions traitées dans ladite recommanda- accords de ce genre, tels qu'ils sont envisagés aux
tion et qui n'ont pas été examinées par la Deuxième termes de la recommandation, seraient de nature à
commission, c'est-à-dire celles qui ont trait aux entraver plutôt qu'à favoriser le développement d'in-
échanges de biens et services et qui sont mention- dustries efficaces dans les pays en voie de développe-
nées au paragraphe b) de la section IV, doivent être ment et l'expansion de leurs exportations sur une
considérées comme susceptibles de faire l'objet d'un base solide et durable.
nouvel examen. Les Etats-Unis ont approuvé, avec tous les autres
En outre, la délégation danoise estime que l'objet participants, la recommandation formulée à l'Annexe
assigné à toute nouvelle étude sur les questions de A.III.3 concernant les critères applicables à la créa-
transports maritimes devrait se situer dans le cadre tion de possibilités d'exportation dans les pays en
des dispositions de l'entente réalisée sur les questions voie de développement. Ils relèvent, toutefois, que le
relatives aux transports maritimes (Annexe A.IV.22), recours à certains des encouragements financiers,
telles qu'elles ont été prévues par la Troisième com- monétaires, fiscaux et autres mentionnés au para-
mission. graphe 4 de la sous-section II de la section B de la
recommandation risquerait dans certains cas d'obli-
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ger à envisager la perception de droits compensatoi-
res.
Observations Les Etats-Unis ont approuvé, avec tous les autres
Les Etats-Unis d'Amérique ont voté pour la participants, la recommandation formulée à l'Annexe
recommandation formulée à l'Annexe A.II.5 sur les A.III.5 concernant le commerce des articles manu-
mesures en vue de favoriser le commerce entre les facturés et des articles semi-finis. Ils tiennent à faire
pays en voie de développement, parce qu'ils consi- consigner qu'ils sont au nombre des pays, mention-
dèrent que cette question est importante et que l'en- nés au quatrième alinéa du préambule de la recom-
semble de la recommandation s'applique bien au mandation, qui sont opposés en principe à l'octroi de
problème. Toutefois, ils sont opposés aux disposi- préférences par les pays développés et qui se sont
tions des alinéas e) et k) parce qu'elles sanctionnent prononcés en faveur de l'application du principe de
de façon générale, sans considérer leur valeur parti- la nation la plus favorisée dans l'octroi de conces-
culière, les unions régionales de paiements et les sions aux pays en voie de développement par les
méthodes de paiement dont pourraient convenir les pays développés.
pays en voie de développement. Les Etats-Unis se sont abstenus lors du vote sur
Les Etats-Unis ont voté pour la recommandation la recommandation formulée à l'Annexe A.III.7
formulée à l'Annexe A.II.7, relative à la concurrence concernant les mesures à prendre par les pays à
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 83

économie planifiée pour favoriser l'expansion et la ETHIOPIE


diversification des exportations d'articles manufactu-
rés et d'articles semi-finis des pays en voie de déve- La délégation éthiopienne réserve sa position à
loppement. l'égard des paragraphes de l'Acte final au sujet des-
Les Etats-Unis ont approuvé, avec tous les autres quels elle a présenté des amendements sous la cote
participants, la recommandation formulée à l'Annexe E/CONF.46/L.23, en particulier à l'égard des para-
A.III.8 qui vise à favoriser le commerce des articles graphes ci-après du document E/CONF.46/L.10
manufacturés et des articles semi-finis entre les pays (Préambule).
en voie de développement, car ils approuvent les Section I, paragraphe 8
efforts des pays en voie de développement d'une
même région économique qui cherchent à s'unir pour Ce paragraphe ne traduit pas exactement les
constituer des marchés plus étendus et à coopérer en constatations et conclusions des Première et Cin-
vue d'accélérer leur développement économique. quième commissions concernant la lente expansion
Toutefois, ils n'approuvent pas le principe selon des exportations des pays en voie de développement.
lequel des pays en voie de développement qui ne Section III, paragraphe 30, et section IV, paragra-
participent pas à cette étroite coopération régionale phes 42 et 43
en vue du développement établiraient entre eux des
relations commerciales discriminatoires du genre de Ces paragraphes ne reflètent pas les décisions et
celles qui semblent être envisagées aux termes de conclusions des Deuxième et Cinquième commissions,
certaines dispositions de cette recommandation. En selon lesquelles les échanges entre pays en voie de
conséquence, les Etats-Unis sont opposés aux dis- développement devraient se faire conformément au
positions suivantes de la recommandation : principe de la réciprocité des avantages.
1. Le paragraphe é) de la section III ; Section IV, paragraphe 37
2. Le membre de phrase « entre eux, tant d'une La présentation de ce paragraphe ne correspond
manière générale que... », qui figure au paragra- pas au rapport de la Première commission. Selon la
phe a) de la section IV ; délégation éthiopienne, l'accès aux marchés devrait
être mentionné avant les ententes internationales
3. L'alinéa v) du paragraphe a) de la section relatives aux produits de base, conformément aux
IV; conclusions de la Première commission.
4. La partie suivante du paragraphe b) de la
section IV : « et qu'elles permettent notamment En ce qui concerne le paragraphe 25 de la recom-
aux pays en voie de développement de s'accorder mandation reproduite à l'Annexe A.V.l, la déléga-
réciproquement des concessions dont ils ne feraient tion éthiopienne tient à formuler la réserve ci-après :
pas bénéficier les pays développés, eu égard à la Les travaux du Comité spécial devront porter uni-
nécessité de répondre, pendant une période de quement sur l'étude de procédures de conciliation ;
transition, aux exigences de l'intensification des cet organe ne devra en aucun cas discuter de ques-
échanges de biens et de services entre les pays en tions touchant aux droits souverains des Etats mem-
voie de développement ». bres de l'Organisation des Nations Unies (tout sys-
Les Etats-Unis ont voté contre la recommandation tème de vote pondéré ou de vote plural) et au prin-
formulée à l'Annexe A.IV.3 concernant certaines cipe selon lequel chaque pays dispose d'une voix,
directives pour la coopération internationale. principe qui est observé et appliqué au sein de l'Or-
ganisation des Nations Unies.
Les Etats-Unis ont voté contre la recommandation
formulée à l'Annexe A.IV.13 concernant les besoins Nous sommes convaincus que la présente obser-
du secteur public pour le transfert de ressources vation devrait être notifiée au Secrétaire général de
extérieures aux pays en voie de développement. l'Organisation des Nations Unies et au Comité spé-
cial.
Les Etats-Unis ont voté pour la recommandation
formulée à l'Annexe A.V.l au sujet du mécanisme FINLANDE
permanent, en supposant que ce mécanisme et les
procédures qui seront instituées aux termes du Observation I
paragraphe 25 de cette recommandation recueille- La délégation finlandaise, par sa signature,
ront l'agrément tant des pays développés que des confirme l'Acte final en ce qu'il rend compte des
pays en voie de développement. travaux de la Conférence des Nations Unies sur le
Les Etats-Unis ont voté contre la recommandation commerce et le développement.
formulée à l'Annexe A.V.2 concernant les disposi- La position de la délégation finlandaise sur les
tions transitoires à prendre avant la création d'un diverses recommandations, déclarations et autres
mécanisme permanent. décisions adoptées par la Conférence et reproduites
Les Etats-Unis ont voté contre la recommandation en annexe à l'Acte final ressort des déclarations
formulée à l'Annexe A.V.3 concernant le mandat qu'elle a faites et des votes qu'elle a émis, ainsi qu'il
des organes subsidiaires du mécanisme permanent. est consigné dans les documents de la Conférence.
84 ACTE FINAL

Observation II Elle considère en effet,


Tout en reconnaissant que les pays en voie de En ce qui concerne l'alinéa vii du paragraphe 1",
développement ont grandement besoin d'accroître que celui-ci contient certaines dispositions sur 1' « ac-
leurs recettes provenant de l'exportation de produits cès aux marchés » qui pourraient, dans leur appli-
primaires, la délégation finlandaise tient à déclarer cation, entrer en conflit avec celle de dispositions
que, pour des raisons financières et à cause de la prévues par le Traité de Rome et par les politiques
situation de l'agriculture en Finlande, il ne sera communautaires qui en sont les corollaires.
guère possible au Gouvernement finlandais d'appli- En ce qui concerne le paragraphe 2, que le libellé
quer la recommandation formulée à l'Annexe A.II.l, du texte voté en Première commission n'a pu être
notamment en ce qui concerne la partie II, « Mesures suffisamment aménagé en vue de prendre en consi-
recommandées aux pays développés à économie de dération certains effets des politiques d'industriali-
marché ». sation que poursuivent un ou plusieurs des six pays
Cependant, le Gouvernement finlandais accordera membres de la Communauté économique euro-
une attention scrupuleuse et constante à ladite recom- péenne.
mandation. Observations concernant la recommandation for-
mulée à l'Annexe A.1I.9
FRANCE
La délégation française ne peut donner son adhé-
Observation concernant l'Acte final de la Conférence sion aux dispositions de la recommandation formulée
à l'Annexe A.II.9, telle qu'elle a été votée en séance
La délégation française fait observer que l'Acte plénière le 15 juin 1964. Ces dispositions, telles que
final contient certaines déclarations et recomman- libellées dans ce document, ne sont pas compatibles
dations sur lesquelles elle a été amenée à préciser sa avec la politique fiscale du Gouvernement français.
position lors de votes intervenus en commission ou
en séance plénière. En conséquence, l'approbation Observations concernant les recommandations pré-
donnée par la délégation française à l'Acte final doit sentées par la Deuxième commission à la Confé-
être interprétée compte tenu des observations et rence plénière
des réserves qu'elle a exprimées concernant ces La délégation française :
recommandations, ainsi que de celles faites au nom 1. A voté contre l'adoption de la recomman-
des six Etats membres de la Communauté écono- dation reproduite à l'Annexe A.III.l ;
mique européenne par le représentant de la Bel- 2. S'est abstenue lors du vote :
gique lorsqu'il a indiqué qu'il intervenait en qualité sur la recommandation reproduite à l'An-
de porte-parole de ces six Etats. nexe A.III.2 ;
Observations concernant les principes adoptés par sur la recommandation reproduite à l'An-
la Conférence et qui sont énoncés à l'Annexe nexe A.III.7 ;
A.1.1 3. A voté pour les recommandations repro-
La délégation française s'est abstenue sur les troi- duites aux Annexes A.III.3, A.III.4, A.III.5,
sième, quatrième et cinquième principes généraux, A.III.6 et A.III.8.
sur l'amendement au septième principe général, sur Réserves et observations concernant la recomman-
le septième principe général amendé et sur les hui- dation formulée à l'Annexe A.111.3
tième, neuvième, onzième et quatorzième principes Certains pays en voie de développement prélè-
généraux. vent à l'exportation des taxes sur certaines matières
Elle s'est également abstenue sur les cinquième, premières ou entravent la sortie de ces dernières,
sixième, septième, onzième et douzième principes alors que, dans le même temps, leurs exportations
particuliers. de produits fabriqués à l'aide de ces matières pre-
En ce qui concerne le premier principe particu- mières sont exonérées de droits ou bénéficient de
lier, qu'elle a approuvé, la délégation française a divers avantages directs ou indirects.
entendu se prononcer pour des consultations entre Ces pratiques risquent de gêner sérieusement les
pays en voie de développement et pays développés, industries transformatrices de ces matières premières
sur les plans et programmes de développement des installées dans d'autres pays.
premiers. La délégation française fait connaître que le vote
Réserves et observations concernant la recomman- favorable qu'elle a émis en ce qui concerne la recom-
dation de la Première commission reproduites à mandation présentée par la Deuxième commission
l'Annexe A.11.7 et reproduite à l'Annexe A.III.3 ne signifie pas
qu'elle approuverait de tels errements dans le cas où
La délégation française réserve sa position sur ils seraient couverts par le paragraphe B.II.4 de
l'alinéa vii du paragraphe 1er et sur le paragraphe 2 cette recommandation.
de la recommandation formulée à l'Annexe A.II.7
(Concurrence des produits synthétiques et des pro- Réserves et observations concernant la recomman-
duits de remplacement) et ne saurait dès lors adhérer dation formulée à l'Annexe A.III.8
à leur mise en application. La délégation française, reconnaissant la nécessité
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 85

d'une coopération économique plus étroite entre les outre, que son acceptation de l'alinéa g) du para-
pays en voie de développement, s'est prononcée en graphe 1er ne doit pas être interprétée comme un
faveur de la recommandation reproduite à l'Annexe engagement de sa part.
A.III.8. A propos de l'alinéa b) du paragraphe 1er et du
Toutefois, elle estime que si — en application des paragraphe 2, il y a lieu de se reporter aux obser-
dispositions des paragraphes III é), IV à) v), e vations relatives aux recommandations reproduites
IV b) — tous les pays en voie de développement aux Annexes A.IV.5 et A.IV.18.
s'accordaient entre eux, dès le départ, des préfé- Annexes A.IV.3 et A.IV.4
rences tarifaires ou autres, la constitution des grou-
pements économiques régionaux, qui représente la La délégation française s'est abstenue sur ces
forme la plus efficace de coopération, s'en trouverait deux recommandations, car elle exprime de sérieuses
entravée. réserves à l'égard de la deuxième partie de la
recommandation reproduite à l'Annexe A.IV.3 et
Observations concernant les recommandations pré- des paragraphes 1, 2, 3, 4, 5, 7, 10 et 11 de la
sentées par la Troisième commission recommandation reproduite à l'Annexe A.IV.4.
A l'occasion du vote en séance plénière, la délé- Annexe A.IV.5
gation française
Par son abstention sur cette recommandation, la
1. A voté contre l'adoption de : délégation française a voulu indiquer que toute
1) La recommandation reproduite à l'Annexe procédure de caractère trop général ou trop systé-
A.IV.7 ; matique pour permettre le réaménagement de la
2) La recommandation reproduite à l'Annexe dette extérieure risquerait d'avoir des résultats
A.IV.19 ; contraires aux objectifs poursuivis. De tels arran-
2. S'est abstenue lors du vote sur : gements ne peuvent être étudiés que cas par cas, et
1) La recommandation reproduite à l'Annexe de concert entre le pays débiteur et ses créanciers,
A.IV.3 ; en liaison, si nécessaire, avec les institutions inter-
2) La recommandation reproduite à l'Annexe nationales intéressées.
A.IV.4 ; Annexes A.IV.7 et A.IV.8
3) La recommandation reproduite à l'Annexe
A.IV.5 ; En votant contre la recommandation reproduite à
4) La recommandation reproduite à l'Annexe l'Annexe A.IV.7 et en s'abstenant sur la recom-
A.IV.6 ; mandation formulée à l'Annexe A.IV.8, la délé-
5) La recommandation reproduite à l'Annexe gation française a voulu rappeler qu'elle était opposée
A.IV.8 ; à une extension des activités du Fonds spécial au
6) La recommandation reproduite à l'Annexe domaine de l'investissement parce que d'autres insti-
A.IV.9 ; tutions spécialisées des Nations Unies sont respon-
7) La recommandation reproduite à l'Annexe sables de celui-ci et qu'une telle extension risquerait
A.IV.15 ; de compromettre l'action utile du Fonds spécial dans
le secteur du préinvestissement.
8) La recommandation reproduite à l'Annexe
A.IV.25 ; Annexe A.IV.9
3. Se serait abstenue, s'il y avait eu vote, lors de La délégation française estime qu'il est inutile
l'adoption de la recommandation reproduite à l'An- et même nuisible de créer de nouveaux fonds de
nexe A.IV.10. développement. La tâche envisagée peut être plei-
En outre, la délégation française demande que le nement remplie par les organismes existants à com-
texte ci-joint des réserves et observations relatives à pétence générale ou régionale. Il semble vain de
dix-sept recommandations de la Troisième commis- croire que des créations nouvelles amèneraient une
sion soit reproduit à la place appropriée dans augmentation du volume global de l'aide ; elles
l'Acte final de la Conférence des Nations Unies sur aboutiraient, en revanche, à l'accroissement des
le commerce et le développement. coûts et à la dispersion des ressources et des efforts.
Cette communication ne vise que les réserves Annexe A.IV.10
formulées à propos des votes des recommandations La recommandation ayant été adoptée sans vote,
présentées par la Troisième commission. D'autres la délégation française n'a pu faire connaître qu'elle
communications seront remises sur les autres votes désirait s'abstenir sur le paragraphe 1er du dispositif
intervenus en séance plénière. afin de ne pas limiter sa liberté de choix pour la mise
Annexe A.IV.l en œuvre de sa politique d'aide.
La délégation française, sans contester l'impor- Annexe A.IV. 11
tance du principe posé à l'alinéa d) du paragraphe La délégation française appelle l'attention sur le
1", souligne que son acceptation ne peut être inter- fait que les capitaux empruntés sur les marchés inter-
prétée comme un engagement de caractère général nationaux, bénéficiant de la garantie de la collectivité
de nature à limiter sa liberté de choix pour la mise internationale, et reprêtés à des taux d'intérêt très
en œuvre de sa politique d'aide. Elle précise, en réduits, grâce à l'intervention d'un fonds de boni-
86 ACTE FINAL

fication, ont en définitive davantage le caractère de Annexe A.IV.25


ressources publiques que de capitaux privés ; dans Bien qu'acceptant un grand nombre des idées
ces conditions, tout en jugeant utiles des études contenues dans cette recommandation, la délégation
dans ce domaine, elle doute que le recours à de française ne peut émettre un vote favorable au texte,
telles techniques puisse permettre une augmentation en raison du caractère rigide de certaines des mesures
effective du volume de l'assistance financière. qu'il prévoit.
Annexe A.IV.12 Annexe A.1V.26
La délégation française souligne que rénumé- La délégation française n'estime pas souhaitable
ration, au paragraphe A.l, de certaines des mesures de conclure des accords internationaux en cette
propres à encourager les courants d'investissements matière.
privés ne peut être considérée comme limitative ; Observations concernant la recommandation for-
elle fait une réserve sur la deuxième partie de ce mulée à l'Annexe A.V.l (Dispositions institution-
paragraphe (« par exemple . . . pays en voie de nelles, méthodes et mécanismes destinés à la mise
développement »). en œuvre des mesures relatives à l'expansion du
De plus, la délégation française estime que les commerce international)
« mesures utiles » mentionnées (à la première phrase La délégation française a pu voter pour la recom-
du paragraphe B.3) devraient comprendre notam- mandation reproduite à l'Annexe A.V.l. Toutefois,
ment la conclusion d'accords internationaux en vue elle trouve le paragraphe 25 d'une rédaction inuti-
d'améliorer les conditions de réalisation des inves- lement compliquée. Elle eût préféré une rédaction
tissements privés. plus simple, dont les termes n'eussent en aucune
façon préjugé les directions dans lesquelles il convient
Annexe A.IV.14 de rechercher les solutions aux difficultés en question
Tout en approuvant le principe d'une étude de et de régler un problème dont l'étude même n'a pas
ces questions, la délégation française exprime de encore été entamée.
sérieuses réserves sur le contenu du document La délégation française relève que la mise en
annexé à la recommandation. œuvre de certaines recommandations fait une réfé-
Annexe A.IV.15 rence explicite à des mécanismes institutionnels qui
En s'abstenant sur ce texte, la délégation fran- demeurent à établir. La position de la délégation
çaise a voulu dire que son pays n'envisageait pas française sur ces recommandations fait donc l'objet
de participer au financement d'un tel fonds, s'il d'une réserve dans l'attente du jugement final qu'elle
était créé. pourra porter sur ces mécanismes lorsqu'ils auront
été institués par l'Assemblée générale des Nations
Annexe A.IV.17 Unies.
La délégation française appelle l'attention sur le
fait qu'il serait prématuré de porter un jugement HONGRIE
définitif sur une procédure n'ayant qu'un an d'exis-
tence et dont l'utilisation est demeurée jusqu'à pré- La délégation hongroise maintient les réserves et
sent très réduite ; les assouplissements décrits par observations qu'elle a faites dans les différentes
le texte devraient donc être étudiés à la lumière de commissions en ce qui concerne les textes suivants :
l'expérience, lorsque celle-ci sera plus substantielle. Le paragraphe 38 de la section IV du Préambule
De plus, il conviendrait d'étudier leur compatibilité de l'Acte final, qui traite de la compensation finan-
avec la liquidité du Fonds monétaire international. cière ;
Par ailleurs, la délégation française formule, à La recommandation reproduite à l'Annexe A.II.6
propos de l'alinéa c) du paragraphe 1er du dispositif, (Programme mondial d'aide alimentaire) ;
les mêmes réserves qu'à l'égard de la recomman- Le paragraphe 2 de la recommandation repro-
dation reproduite à l'Annexe A.IV.18. duite à l'Annexe A.II.7 (Concurrence des produits
Annexe A.IV.18 synthétiques et des produits de remplacement) ;
La délégation française n'a pas, par son vote En ce qui concerne les recommandations repro-
favorable à cette recommandation, accepté le prin- duites aux Annexes A.IV.2, A.IV.4, A.IV.5, A.IV.8,
cipe d'un quelconque système de compensation à A.IV.9, A.IV.ll, A.IV.12, A.IV.15 et A.IV.16, la
long terme des fluctuations de recettes d'exportation ; délégation hongroise s'est abstenue lors du vote, en
elle estime que la véritable solution réside dans considération des vues qu'elle a exprimées sur ces
l'organisation des marchés de produits primaires per- questions au cours des débats de la Troisième com-
mettant le maintien de prix stables et rémunérateurs. mission.
A propos de la recommandation formulée à l'An-
Annexe A.IV.24 nexe A.IV.l, la délégation hongroise partage les
Tout en émettant un vote favorable au texte, la réserves exprimées à son sujet par la délégation de
délégation française fait de sérieuses réserves au l'Union des Républiques socialistes soviétiques.
sujet du paragraphe 17 de cette recommandation. La délégation hongroise souscrit également aux
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 87

observations faites par la délégation de l'Union des JAMAÏQUE


Républiques socialistes soviétiques au sujet des prin-
cipes énoncés dans l'Acte final. La délégation de la Jamaïque tient à faire observer
que, tout en approuvant en principe les dispositions
IRLANDE transitoires touchant la suppression des arrangements
préférentiels, elle ne peut approuver la recomman-
Observation générale dation formulée au paragraphe 6 de la section II.A
de l'Annexe A.II.l, à moins que les points ci-après
Le chef de la délégation de l'Irlande signe l'Acte ne soient inclus dans la recommandation :
final, en ce qu'il rend compte des travaux de la Premièrement, le principe de la suppression gra-
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le duelle des arrangements préférentiels existant entre
développement. Les recommandations, conclusions pays développés et pays en voie de développement
et autres textes adoptés par la Conférence feront qui comportent des discriminations à l'égard d'autres
l'objet d'une étude attentive de la part du Gouver- pays en voie de développement devrait être appliqué
nement de l'Irlande. La délégation irlandaise a fait d'une façon générale et non pas uniquement aux
connaître au cours des débats sa position à l'égard arrangements entre pays développés et pays en voie
de certains points ; cette position est exprimée par de développement. En d'autres termes, les arran-
les votes et les déclarations de la délégation irlan- gements préférentiels existant entre des pays en voie
daise, tels qu'ils sont consignés dans les documents de développement au sein de groupements régionaux,
de la Conférence et dans l'Acte final. et qui comportent des discriminations à l'égard d'au-
Annexe Ail.8 ; Annexe A.II.9 (Minéraux et com- tres pays en voie de développement, doivent être
busticles) ; Annexe A.IV.2 : La délégation de l'Ir- également supprimés.
lande s'est abstenue lors du vote sur ces questions.
Deuxièmement, les « mesures internationales
Annexe A.V.2 ; Annexe A.V.3 : La délégation assurant des avantages au moins équivalents » aux
de l'Irlande a voté contre l'adoption de ces recom- pays en voie de développement affectés par la sup-
mandations. pression graduelle des arrangements préférentiels
devraient non seulement consister en une compen-
ITALIE sation financière suffisante, mais doivent également
comprendre d'autres mesures propres à contreba-
Réserves et observations relatives à l'Acte final lancer les répercussions sociales et économiques dues
La délégation de l'Italie tient à déclarer qu'en à la suppression des arrangements préférentiels. Il
signant l'Acte final de la Conférence, elle n'entend devrait être clairement entendu que ces mesures
pas retirer les observations qu'elle a formulées au internationales comprendront notamment l'octroi,
moment de l'adoption, au sein des différentes com- par tous les pays développés, de préférences géné-
missions, des instruments soumis par la suite à la rales à tous les pays en voie de développement.
Conférence plénière. Troisièmement, les arrangements préférentiels
Réserve relative à la recommandation formulée à entre pays développés et pays en voie de dévelop-
l'Annexe A.II.l (Ententes internationales sur les pement, qui sont indispensables au maintien et à
produits de base, suppression des entraves aux l'accroissement du montant des recettes d'exporta-
échanges et expansion du commerce) tion des pays en voie de développement et qui
reposent sur des obligations contractuelles entre pays
La délégation de l'Italie a approuvé la recom- en voie de développement et pays développés, ne
mandation susmentionnée mais tient à souligner peuvent être supprimés que par consentement mutuel
— à propos des dispositions des alinéas b) et c) des pays développés et des pays en voie de dévelop-
du paragraphe A.3 de la section II — que, dans pement intéressés.
sa situation économique et financière présente, l'Italie
se trouve dans l'impossibilité de s'engager dans la Quatrièmement, il conviendrait de créer un méca-
voie de la réduction des droits et taxes de caractère nisme spécial pour veiller à ce que les pays en voie
fiscal, qui, d'ailleurs, relèvent de décisions du Par- de développement qui seraient affectés par la sup-
lement, que l'on ne peut pas préjuger. pression graduelle des arrangements préférentiels
obtiennent effectivement des « avantages équiva-
Réserve relative à la recommandation formulée à lents » avant que ne commence la suppression gra-
l'Annexe A.II.9 (Minéraux et combustibles) duelle de ces arrangements préférentiels.
La délégation de l'Italie n'a pas approuvé les Cinquièmement, l'organe des Nations Unies chargé
dispositions contenues dans la recommandation sus- de contrôler la suppression des arrangements préfé-
mentionnée, car, toutes autres considérations mises rentiels existants devrait être tenu de consulter les
à part, la situation économique et financière actuelle pays développés et les pays en voie de développe-
de l'Italie ne lui permet pas de modifier le régime ment intéressés, et des mesures devraient être prises
fiscal national prévu pour les produits visés par cette pour protéger les intérêts des pays en voie de déve-
recommandation. loppement affectés par cette suppression.
A C T E FINAL

JAPON Recommandation formulée à l'Annexe A.III.8


La délégation du Japon a voté pour cette recom-
La délégation du Japon réserve sa position à mandation en considérant que, pour protéger les
l'égard de toutes les recommandations et de tous intérêts des pays tiers, les règles, procédures et
les principes adoptés par la Conférence qui sont conditions relatives à l'institution d'un système pré-
incorporés dans l'Acte final et contre lesquels elle férentiel entre pays en voie de développement
a voté ou au sujet desquels elle s'est abstenue lors devraient être négociées par les pays en voie de
du vote. développement et les pays développés réunis dans
En outre, dans les cas où la délégation japonaise une assemblée internationale appropriée.
a voté pour une recommandation mentionnant le
mécanisme permanent à créer, son vote a reposé sur TROISIÈME COMMISSION
l'hypothèse que ce mécanisme permanent pourrait Recommandation formulée à l'Annexe A.1V.1
être accepté par le Japon. Le Japon a voté pour cette recommandation,
La délégation japonaise tient également à formuler étant entendu que les études mentionnées à l'alinéa /)
les observations suivantes au sujet de certaines du paragraphe 1 seront effectuées dans le cadre des
recommandations pour lesquelles elle a émis un dispositions de la recommandation formulée à l'An-
vote afïirmatif. nexe A.IV.14.
PREMIÈRE COMMISSION Recommandation formulée à l'Annexe A.IV.17
Le Japon accepte cette recommandation en consi-
1) Tout en appuyant la recommandation for- dérant que l'examen, demandé à l'alinéa c) du para-
mulée à l'Annexe A.II.l, la délégation japonaise graphe 1 er du dispositif, des moyens d'assurer le
tient à ce qu'il soit pris acte de ce qui suit : refinancement éventuel des tirages effectués sur le
a) Le Japon aura plus de difficultés que d'autres Fonds monétaire international au titre du finance-
pays développés pour appliquer les dispositions de ment compensatoire, se trouvera accompli du fait
la recommandation, à cause de certains des éléments de l'étude que doit entreprendre la Banque interna-
insuffisamment développés de sa structure écono- tionale pour la reconstruction et le développement en
mique, en particulier dans le domaine de l'agricul- application de la section A de la recommandation
ture et de la petite industrie ; reproduite à l'Annexe A.IV.18.
b) En traitant des problèmes relatifs aux produits
de base, il faudrait mettre l'accent sur les produits Recommandation formulée à l'Annexe A.IV.21
primaires qui sont produits en totalité ou principa- Le Japon tient à ce qu'il soit pris acte de ce que,
lement dans des pays en voie de développement ; selon lui, l'objet assigné à toute nouvelle étude sur
c) En traduisant en action les propositions de les questions de transports maritimes devrait se
cette recommandation, il faudrait également tenir situer dans le cadre des dispositions de 1' « entente
dûment compte des intérêts des pays développés réalisée sur les questions relatives aux transports
importateurs ; maritimes » (Annexe A.IV.22).
d) En recherchant une solution aux problèmes
internationaux relatifs aux produits de base, il fau- KOWEIT
drait veiller à ne pas s'immiscer indûment dans la
politique intérieure des pays développés importa- La délégation du Koweït tient à déclarer que
teurs. lorsqu'elle a voté pour la recommandation formulée
2) Pour ce qui est des recommandations formu- à l'Annexe A.IV.4, elle a interprété l'expression
lées à l'Annexe A.II.9, la délégation japonaise s'est « pays donateurs », qui figure à la première ligne
abstenue lors du vote. du sixième alinéa du préambule de cette recomman-
dation, comme se rapportant aux pays développés.
DEUXIÈME COMMISSION

Recommandation formulée aux paragraphes 9, 10 LIECHTENSTEIN


et 11 de l'Annexe A.111.4
En ce qui concerne un nombre limité de produits, Observation générale
le Japon pourra, dans certains cas, ne pas être en La délégation de la Principauté de Liechtenstein,
mesure de se conformer aux principes énoncés dans en signant l'Acte final, se félicite de la conclusion
les paragraphes susmentionnés. des travaux de la Conférence des Nations Unies sur
Le Japon se réserve le droit de reconsidérer l'oc- le commerce et le développement. Le Gouvernement
troi des avantages découlant des négociations inter- de la Principauté de Liechtenstein ne manquera pas
nationales mentionnées dans ces paragraphes aux d'examiner les résultats de cette Conférence, afin de
pays qui appliquent, à son encontre, des mesures déterminer les contributions qu'il pourrait apporter
discriminatoires en matière commerciale, que ces à la réalisation des objectifs de la Conférence expri-
pays participent ou non à ces négociations interna- més dans les recommandations — y compris les
tionales. principes — et les déclarations reprises dans l'Acte
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 89

final, compte tenu de la position de la délégation principes adoptés par la Conférence s'inspire de
de la Principauté de Liechtenstein à l'égard de ces ces considérations.
objectifs. c) La délégation estime que, pour que puissent
être atteints les objectifs définis dans la résolution
LUXEMBOURG 1710 (XVI), par laquelle l'Assemblée générale a
proclamé la Décennie des Nations Unies pour le
La délégation du Grand-Duché de Luxembourg a développement, et ceux visés par les auteurs de la
signé l'Acte final en considérant qu'il ne fait que résolution 1785 (XVII) demandant la convocation
rendre compte des délibérations de la Conférence et de la présente Conférence, il faudrait reconnaître
enregistrer les recommandations adoptées par la plus explicitement la situation des pays qui sont
Conférence. fortement tributaires de l'exportation d'une faible
La position de la délégation du Grand-Duché de variété de produits primaires.
Luxembourg à l'égard d'un certain nombre de ques- d) La délégation fait remarquer que, pour donner
tions, considérées ensemble ou séparément, est indi- suite aux recommandations de la Conférence, la
quée dans les comptes rendus analytiques des séances Nouvelle-Zélande sera nécessairement influencée par
plénières et des séances des commissions de la la nature et la conjoncture de son commerce et de
Conférence, ainsi que dans l'Acte final lui-même. son économie.
La délégation du Grand-Duché de Luxembourg
fait savoir qu'ayant une position identique à celle
de la délégation de la Belgique, elle émet les mêmes PAKISTAN
observations que celles formulées par cette dernière
(voir plus haut). Compte tenu de l'observation et de la réserve for-
mulées par la délégation du Pakistan à la Cinquième
commission et à la sous-commission des pays sans
NORVÈGE littoral, le Pakistan peut accepter les recomman-
Réserve concernant la recommandation dations reproduites aux Annexes A.I.2 et A.VI.l.
formulée à l'Annexe A.111.8
La délégation de la Norvège émet une réserve au PAYS-BAS
sujet du mot « services » qui figure à la fin du para-
graphe b) de la section IV de ladite recommanda- La délégation du Royaume des Pays-Bas a signé
tion, cette question n'ayant pas été étudiée par la l'Acte final en ce qu'il rend compte des travaux,
Deuxième commission. délibérations et recommandations de la Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le dévelop-
NOUVELLE-ZÉLANDE pement.
La position prise par la délégation du Royaume
La délégation de la Nouvelle-Zélande, en signant des Pays-Bas à l'égard d'un certain nombre de ques-
l'Acte final et en considérant ainsi qu'il rend bien tions, considérées ensemble ou séparément, est
compte des travaux de la Conférence, émet les indiquée dans les comptes rendus analytiques des
observations suivantes : séances plénières et des séances des commissions
a) La délégation est d'avis que la Conférence et sous-commissions de la Conférence, ainsi que
aurait dû reconnaître explicitement le fait que les dans l'Acte final lui-même.
pays diffèrent quant à leur stade de croissance éco- La délégation du Royaume des Pays-Bas a voté
nomique et quant à la dimension et à la structure contre les recommandations ci-après, qui ont fait
de leur économie. De même que les pays n'ont pas l'objet d'un vote à main levée :
tous les mêmes besoins en matière de protection et
d'assistance spéciales, de même la possibilité d'ac- Annexe A.II.9 ; Annexe A.IV.3, paragraphe 1" ;
corder une telle protection et une telle assistance Annexe A.V.3.
varie selon les pays. La délégation du Royaume des Pays-Bas s'est
b) La délégation partage l'idée que les principes abstenue de voter sur les recommandations ci-après,
sont incomplets et susceptibles d'être encore amé- qui ont fait l'objet d'un vote à main levée :
liorés. Elle considère en particulier qu'ils devraient Annexe A.II.8 ; Annexe A.III.2 ; Annexe A.III.7 ;
être complétés par le principe suivant : Annexe A.V.2.
« Les mesures internationales de coopération En ce qui concerne la recommandation formulée
dans le domaine du commerce et du développe- à l'Annexe A.IV.21, le Gouvernement du Royaume
ment devraient tenir compte des différences qui des Pays-Bas tient à souligner qu'à son avis toute
existent entre les divers pays, pour ce qui est de nouvelle étude relative aux transports maritimes
leur structure économique et commerciale ainsi devrait être effectuée par l'Organisation intergou-
que de la dimension et du stade de développement vernementale consultative de la navigation maritime,
de leur économie. » institution spécialisée des Nations Unies qui s'oc-
La position de la délégation à l'égard de tous les cupe des questions maritimes.
90 ACTE FINAL

PORTUGAL magne, toute décision concernant la réduction ou la


suppression de charges fiscales relève de la compé-
La délégation portugaise, en signant l'Acte final, tence du Parlement, dont le Gouvernement allemand
tient à souligner que son gouvernement apportera, n'est pas en mesure de préjuger les décisions.
dans un esprit constructif, sa meilleure contribution
En outre, la délégation de la République fédérale
à la réalisation des objectifs de la Conférence.
d'Allemagne renvoie aux explications qu'elle a
La délégation portugaise souscrit les recomman- données sur la question au cours des séances de la
dations auxquelles elle a donné son vote positif dans Première commission.
l'idée que, pour leur mise en œuvre, il sera tenu
compte de la situation particulière découlant des Observation concernant la recommandation formulée
différents stades de développement à l'intérieur de à l'Annexe A.IV.17
l'espace économique portugais. La délégation de la République fédérale d'Alle-
magne a voté pour la recommandation reproduite
à l'Annexe A.IV.17 en considérant que l'examen,
RÉPUBLIQUE DE CORÉE
demandé à l'alinéa c) du paragraphe 1 er du dispo-
La délégation de la République de Corée fait sitif, des moyens d'assurer le refinancement éventuel
observer qu'elle émet des réserves au sujet des points des tirages effectués sur le Fonds monétaire inter-
énumérés ci-après : national au titre du financement compensatoire, se
trouvera accompli du fait de l'étude que doit entre-
1. Le sixième principe général énoncé à l'An-
prendre la Banque internationale pour la recons-
nexe A.I.l (Cinquième commission). truction et le développement en application de la
2. La section II.B de la recommandation repro- section A de la recommandation reproduite à l'An-
duite à l'Annexe A.II.l (Première commission). nexe A.IV.18.
3. Les recommandations reproduites aux An-
Observation concernant la recommandation formulée
nexes A.III.2 et A.III.7 (Deuxième commission).
à l'Annexe A.V.l
Ces réserves se fondent sur les doutes qu'éprouve
la délégation de la République de Corée quant à la La recommandation reproduite à l'Annexe A.V.l
possibilité de favoriser les échanges commerciaux qui traite des dispositions institutionnelles prévoit
entre pays ayant des systèmes économiques et sociaux notamment, au paragraphe 25, que des propositions
différents. sur certaines questions relatives à la procédure et au
vote seront présentées par un comité spécial avant
que l'Assemblée générale des Nations Unies prenne
RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE une décision.
La République fédérale d'Allemagne espère que
Observations générales l'occasion lui sera fournie d'exprimer ses vues sur
Le représentant de la République fédérale d'Al- ces propositions avant qu'elles soient présentées à
lemagne, par sa signature, confirme l'Acte final en l'Assemblée générale des Nations Unies.
ce qu'il rend compte des délibérations de la Confé-
rence des Nations Unies sur le commerce et le déve- ROUMANIE
loppement, et enregistre les conclusions, recomman-
dations et autres textes adoptés par la Conférence. La délégation roumaine estime que toutes les
Les votes émis par la délégation de la République recommandations de la Conférence concernant les
fédérale d'Allemagne et les opinions et observations principes et mesures à adopter dans le domaine du
qu'elle a formulées, et qui sont consignées dans les commerce international et du développement doivent
comptes rendus analytiques des séances des com- s'adresser à tous les Etats sans discrimination d'au-
missions et sous-commissions et des séances plénières cune sorte et que la portée des documents adoptés
de la Conférence ainsi que dans l'Acte final, indi- doit être universelle.
quent sa position à l'égard des conclusions, recom-
mandations et autres textes de la Conférence.
ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE
Compte tenu de cette position, le Gouvernement ET D'IRLANDE DU NORD
de la République fédérale d'Allemagne étudiera
attentivement quelle contribution effective il peut A. TEXTE GÉNÉRAL
apporter à la réalisation des objectifs de la Confé- En signant l'Acte final en ce qu'il rend compte
rence. des travaux de la Conférence, la délégation du
Observation concernant la recommandation formulée Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du
à l'Annexe A.II.l Nord considère qu'il faut lire les recommandations
A propos de l'alinéa c) du paragraphe 3 de la et interpréter les vues qui y sont exprimées à la
section II de cette recommandation, la délégation lumière des explications et observations que la délé-
de la République fédérale d'Allemagne tient à gation du Royaume-Uni a présentées et des votes
appeler l'attention sur le fait que, conformément à qu'elle a émis au cours de la Conférence.
la Constitution de la République fédérale d'Alle- Lorsque la délégation du Royaume-Uni a voté
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 91

pour une recommandation tendant à un renvoi à des Troisième commission


institutions recommandées par la Conférence, ce Annexe A.IV.3
vote était fondé sur l'hypothèse que toute institution
de ce genre aura l'agrément du Royaume-Uni. La délégation a voté contre le paragraphe 1" du
dispositif et s'est abstenue sur l'ensemble de cette
B. TEXTES RELATIFS A DES RECOMMANDATIONS recommandation.
PARTICULIÈRES
Annexe A.IV.4
Première commission La délégation a voté contre cette recommandation.
Annexe A.11.1 Annexe A.IV.6
La délégation du Royaume-Uni a voté pour cette La délégation s'est abstenue lors du vote sur cette
recommandation. recommandation.
La position de la délégation à l'égard des ententes Annexe A.IV.7
internationales sur les produits de base a déjà été
indiquée dans le projet de recommandation qu'elle La délégation a voté contre cette recommandation.
a présenté, ainsi que dans les comptes rendus analy- Annexe A.IV.8
tiques et le rapport de la Première commission. En La délégation a voté contre cette recommandation.
ce qui concerne la partie I de cette recommandation,
le Royaume-Uni reste d'avis que, dans les ententes Annexe A.IV.9
sur des produits de base, les prix ne peuvent être La délégation a voté contre cette recommandation.
fixés qu'en fonction de la conjoncture particulière Annexe A.IV.15
au produit considéré.
La délégation a voté contre cette recommandation.
Au sujet de la section D de la partie I de cette
recommandation, la délégation convient qu'il faut Annexe A.IV.17
envisager la création d'une commission des ententes La délégation a voté pour cette recommandation
et directives internationales relatives aux produits en considérant que l'examen, demandé à l'alinéa c)
de base. Toutefois, il a été reconnu qu'un examen du paragraphe 1er du dispositif, des moyens qui
approfondi des propositions formulées dans la sec- permettraient d'assurer le refinancement des tirages
tion n'a pu avoir lieu ni à la Première commission effectués sur le Fonds monétaire international au
ni à la Quatrième. En conséquence, la délégation titre du financement compensatoire, se trouvera
estime que les dispositions de la section D restent à accompli du fait de l'étude que doit entreprendre
examiner en détail. Certaines de ces dispositions ne la Banque internationale pour la reconstruction et le
seront probablement pas acceptables pour le Royau- développement en application de la recommanda-
me-Uni ; la délégation doit donc maintenir sa tion reproduite à l'Annexe A.IV.18.
position jusqu'à ce qu'une discussion approfondie ait Annexe A.IV.19
eu lieu, en particulier touchant les fonctions execu- La délégation a voté contre cette recommandation.
tives de la commission et ses rapports avec les autres
organismes internationaux qui exercent leur activité Annexe A.IV.21
dans ce domaine. La délégation estime que l'objet de toute nou-
velle étude sur les questions de transports maritimes
Annexe A.II.4 doit se situer dans le cadre des dispositions de
La délégation a voté pour cette recommandation. 1' « entente réalisée sur les questions relatives aux
En ce qui concerne l'alinéa g), elle considère que le transports maritimes » (Annexe A.IV.22).
Centre d'information de l'Accord général sur les
tarifs douaniers et le commerce doit être l'organe Annexe A.IV.23
chargé, dans le cadre des organismes des Nations La délégation comprend les aspirations légitimes
Unies, de l'information commerciale et de l'étude des pays en voie de développement en ce qui
des marchés. concerne les assurances. C'est pourquoi elle a col-
laboré à la rédaction de la recommandation revisée
Annexe A.II.8 en des termes qui représentent probablement la plus
La délégation a voté contre cette recommandation. large entente à laquelle on puisse parvenir dans ce
Annexe A.II.9 domaine complexe et technique. Toutefois, la délé-
La délégation a voté contre cette recommandation. gation doit souligner l'importance qu'elle attache à
la déclaration formulée dans le préambule de la
Deuxième commission recommandation et selon laquelle, d'une façon géné-
Annexe A.III.l rale, les activités d'assurance et de réassurance
doivent, en raison de leurs caractéristiques, être
La délégation a voté contre cette recommandation. exercées sur une base internationale. A son avis, les
Annexe A.III.3 activités d'assurance et de réassurance ne doivent
La délégation n'approuve pas toutes les méthodes être soumises à aucune restriction ni à aucun contrôle
recommandées au paragraphe B.II.4 en vue de favo- qui ne soit dans l'intérêt des assurés. Le fait que la
riser l'expansion des exportations. délégation du Royaume-Uni s'associe à cette recom-
92 ACTE FINAL

mandation, conformément à l'esprit de la présente des Nations Unies sur le commerce et le dévelop-
Conférence, ne doit pas donner lieu à penser qu'elle pement. Le Gouvernement suisse en examinera les
abandonne en aucune façon cette manière de voir. résultats avec la plus grande attention afin de déter-
miner la contribution constructive que la Suisse
Annexe A.IV.25 pourra apporter à la réalisation des objectifs qui se
La délégation s'est abstenue sur cette recomman- sont dégagés de la Conférence et qui trouvent leur
dation. expression dans les recommandations (y compris les
Quatrième commission principes) et les déclarations reprises dans l'Acte
final, compte tenu de la position que la Suisse a
Annexe A.V.l exprimée à l'égard de ces objectifs par ses votes,
La délégation du Royaume-Uni tient à ce qu'il ses observations et ses déclarations à la Conférence.
soit consigné qu'à son avis les dispositions institu-
tionnelles ne peuvent servir efficacement les intérêts Observation concernant les principes énoncés à
des pays en voie de développement que si elles l'Annexe A.1.1
recueillent l'agrément des différents pays, en voie Lors du vote à main levée sur le sixième principe
de développement ou développés, compte dûment particulier, la Suisse s'est abstenue.
tenu de leur souveraineté nationale et de leurs inté- Observation concernant la recommandation formulée
rêts économiques légitimes. En conséquence, la à l'Annexe A.11.1 (Ententes internationales sur
délégation estime que, lorsque l'Assemblée générale les produits de base, suppression des entravés aux
mettra au point les propositions relatives aux dispo- échanges et expansion du commerce)
sitions institutionnelles dont les bases ont été jetées La délégation suisse a approuvé la recommanda-
dans la recommandation formulée à l'Annexe A.V.l, tion reproduite à l'Annexe Â.II.l, compte tenu des
il sera indispensable que les dispositions définitives,
pour avoir une utilité pratique, tiennent dûment remarques suivantes :
compte des intérêts de tous les pays. La politique d'importation libérale de la Suisse a
déjà eu d'importants résultats pour les exportateurs
Cinquième commission des pays en voie de développement. En ce qui
concerne les besoins alimentaires du pays, ils sont
Annexe A.1.1 couverts, pour une grande partie, par des produits
La délégation a voté contre ou s'est abstenue dans agricoles importés — originaires des zones tropi-
les cas suivants : cales ou tempérées — bruts, transformés ou semi-
Elle a voté contre les troisième, septième, hui- transformes. Les droits à l'importation, en particu-
tième, onzième et quatorzième principes généraux, lier, sont modérés et n'ont en aucun cas, comme
les septième et douzième principes particuliers. l'expérience l'a démontré, un effet défavorable sur
Elle s'est abstenue sur les premier, deuxième, la consommation des produits en question.
quatrième, cinquième et douzième principes géné- D'une manière générale, les droits et taxes pré-
raux, et sur les premier, huitième, neuvième et levés à l'importation des produits de base font partie
onzième principes particuliers. des revenus de l'Etat et celui-ci doit se garder de
Quant au sixième principe particulier, la déléga- les réduire sans utilité démontrée.
tion a déclaré que, comme d'autres délégations, elle De plus, en raison de ses conditions particulières,
se serait abstenue s'il avait été mis aux voix. la Suisse est obligée d'appliquer des mesures de
Annexe A.VI.2 soutien pour les produits clé de son agriculture.
La délégation s'est abstenue lors du vote sur Tout en envisageant de se conformer à l'objectif
cette recommandation. du statu quo et de réaliser de nouveaux progrès
lorsque cela s'avérera nécessaire et possible pour
Annexe A.VI.3 augmenter dans l'ensemble la consommation des pro-
La délégation s'est abstenue lors du vote sur duits de nature agricole et alimentaire, les autorités
cette recommandation. suisses devront continuer à adapter les mesures de
Annexe A.VI.4 soutien aux besoins de la politique agricole, confor-
La délégation s'est abstenue lors du vote sur mément à l'esprit et à la lettre des dispositions consti-
cette recommandation. tutionnelles et législatives suisses. Elles appuieront
dans les mêmes conditions les efforts en vue de la
Annexe A.VI.5 conclusion d'accords internationaux satisfaisants sur
La délégation s'est abstenue lors du vote sur les produits de base.
cette recommandation. Les observations ci-dessus s'appliquent également
aux autres recommandations (y compris les prin-
SUISSE cipes) adoptées par la Conférence, dans la mesure
où elles portent sur des questions analogues.
Observation générale Observation concernant la recommandation formulée
La délégation suisse, en signant l'Acte final, prend à l'Annexe A.II.8 (Etude de l'organisation du
note de la conclusion des travaux de la Conférence commerce des produits de base)
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 93

La délégation suisse s'est abstenue lors du vote tives et administratives appropriées dans le domaine
sur la recommandation reproduite à l'Annexe A.II.8, de la technique industrielle le feront en vue de
car elle n'estime pas réaliste ni pratique l'idée d'une favoriser et de faciliter le transfert de connaissances
indexation des prix des produits de base sur les prix techniques sans porter atteinte aux droits de la
des produits essentiels importés par les pays en voie propriété intellectuelle.
de développement. Observation concernant la recommandation formulée
Observation concernant la recommandation formulée à l'Annexe A.V.l (Dispositions institutionnelles,
à l'Annexe A.II.9 (Minéraux et combustibles) méthodes et mécanismes destinés à la mise en
La délégation suisse s'est prononcée contre la œuvre des mesures relatives à l'expansion du
recommandation reproduite à l'Annexe A.II.9. commerce international)
Observation concernant la recommandation formulée La délégation suisse a approuvé la recommanda-
à l'Annexe A.III.5 (Préférences) tion reproduite à l'Annexe A.V.l. Cette recom-
mandation prévoit que certaines questions devront
La Suisse estime que l'octroi de préférences aux encore faire l'objet de propositions par un comité
pays en voie de développement par les pays déve- spécial avant que l'Assemblée générale des Nations
loppés comporte, pour l'ordre commercial interna- Unies puisse prendre une décision.
tional, des risques qui sont hors de proportion avec
les avantages limités et précaires pouvant résulter, La Suisse, qui porte un grand intérêt à la réali-
dans certains cas, de ces préférences. Elle y est par sation des objectifs de cette Conférence, souhaite
conséquent opposée, mais elle est en faveur d'avan- pouvoir se prononcer en temps utile sur les propo-
tages spéciaux au profit des pays en voie de déve- sitions qui seront soumises à l'Assemblée générale
loppement qui, sans porter atteinte à la clause de la des Nations Unies.
nation la plus favorisée, stimuleraient efficacement Aux observations qui précèdent doit s'ajouter
l'accroissement et la diversification de leurs expor- l'observation conjointe de certains pays développés,
tations de produits manufacturés et semi-finis vers concernant la création d'une institution spécialisée
les pays industrialisés. pour le développement industriel, observation qui a
Observation concernant la recommandation formulée été présentée par la délégation belge 108.
à l'Annexe A.III.8 (Mesures et actions destinées
à favoriser le commerce des articles manufacturés TCHÉCOSLOVAQUIE
et des articles semi-finis entre les pays en voie La délégation de la Tchécoslovaquie réserve sa
de développement) position au sujet des recommandations et conclusions
La délégation suisse a approuvé la recomman- qui ont fait l'objet d'un vote lors duquel elle s'est
dation reproduite à l'Annexe A.III.8. Elle tient abstenue ou auquel elle n'a pas pris part. Ces réser-
cependant à préciser qu'à son avis les préférences ves sont énoncées dans les rapports des commissions
que les pays en voie de développement pourraient ainsi que dans les comptes rendus analytiques des
s'accorder entre eux [paragraphe e) de la section séances.
III et paragraphe b) de la section IV de la recom-
mandation] doivent être conçues en vue de favo- UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES
riser l'extension des marchés de ces pays, et par SOVIÉTIQUES
suite, l'élargissement de la base de leur production
RÉSERVES
industrielle.
Observation concernant les recommandations for- 1. Principes régissant les relations commerciales
mulées à l'Annexe A.IV.25 (Conditions de la internationales et les politiques commerciales
propres à favoriser le développement (Annexe
coopération économique et technique) et à l'An-
nexe A.IV.26 (Transfert des connaissances tech-
A.I.l)
niques) Cinquième principe général
La délégation suisse a voté en faveur des recom- La délégation soviétique, bien qu'elle approuve
mandations reproduites aux Annexes A.IV.25 e l'idée sur laquelle repose ce principe et qu'elle ait
A.IV.26. voté pour son adoption, ne saurait en accepter les
En ce qui concerne ces deux recommandations, derniers mots : « . . . et encourager à cette fin les
elle fait remarquer que le Gouvernement suisse n'a ajustements nécessaires dans leur propre économie »,
pas compétence pour obliger les industries privées étant donné que ces questions sont régies non pas
à procéder à des communications techniques et par des normes internationales, mais par la légis-
notamment à céder des brevets ou des licences à lation souveraine de chaque pays.
des pays étrangers. Cette transmission correspond Huitième principe général
cependant à une pratique répandue. La délégation soviétique a voté pour ce principe,
L'interprétation que la délégation suisse donne bien qu'à son avis il n'embrasse pas tous les aspects
au paragraphe 2 de la recommandation reproduite
à l'Annexe A.IV.26 est que les pays en voie de 108 Voir plus haut les observations présentées par la Bel-
gique ; voir également le compte rendu analytique de la
développement qui prendront des mesures législa- trente-cinquième séance plénière (E/CONF.46/SR.35, page 5).
94 ACTE FINAL

de la question. Elle estime qu'il faudrait étendre la tionaux de stabilisation des prix des produits de base,
portée de ce principe par la disposition suivante : qui fixeraient les prix à des niveaux économiquement
« Dans ses échanges avec les pays en voie de justifiés et prévoiraient l'accroissement régulier des
développement, aucun pays développé ne bénéfi- échanges portant sur ces produits, eu égard aux
ciera de privilèges ni d'avantages particuliers qui ne intérêts de tous les pays intéressés. Selon la délé-
soient accordés à tous les autres pays développés. gation soviétique, des mesures s'inspirant de cette
« Les pays développés qui bénéficient de pri- proposition constitueraient le moyen le plus efficace
vilèges et d'avantages particuliers en application d'assurer la stabilisation des prix dans l'intérêt des
d'accords préférentiels antérieurement conclus avec pays en voie de développement.
des pays en voie de développement doivent en
conséquence renoncer dès que possible à ces pri- 2. Commerce international des produits primaires
vilèges et avantages ». L'Union des Républiques socialistes soviétiques
Douzième principe général s'est abstenue lors du vote sur les recommandations
de la Première commission qui sont reproduites dans
La délégation soviétique appuie sans réserve l'idée les Annexes ci-après de l'Acte final : A.II.6 (étant
sur laquelle repose ce principe, étant donné que donné qu'une nouvelle étude est nécessaire) et A.II.7,
l'Union soviétique n'a cessé de préconiser le désar- paragraphe 2 (parce qu'il n'y est pas tenu compte
mement général et complet et l'affectation au déve- des caractéristiques d'une économie socialiste pla-
loppement économique des pays en voie de déve- nifiée).
loppement d'une partie des ressources qui seront
libérées à la suite d'un accord approprié. Toutefois, 3. Financement en vue d'une expansion du
elle a dû s'abstenir lors du vote sur ce texte, parce commerce international et compensation financière
que son libellé diffère de celui que l'Assemblée internationale
générale des Nations Unies a adopté. Etant donné que, dans certaines recommandations,
Comme la Conférence n'a pas examiné spécia- il n'a pas été tenu compte des caractéristiques d'une
lement les aspects économiques et commerciaux du économie socialiste planifiée, la délégation de l'Union
désarmement, la délégation soviétique estime qu'il des Républiques socialistes soviétiques s'est abstenue
importe de maintenir dans les recommandations de lors du vote sur les recommandations formulées dans
la Conférence le texte adopté par l'Assemblée géné- les Annexes ci-après de l'Acte final : A.IV.2, A.IV.4,
rale des Nations Unies. A.IV.5, A.IV.8, A.IV.9, A.IV.ll, A.IV.12, A.IV.15,
Septième principe particulier A.IV.16, A.IV.18 ainsi qu'à l'alinéa 1 c) et au
La délégation soviétique s'est abstenue lors du paragraphe 5 de l'Annexe A.IV.l. Elle considère
vote sur ce principe, parce que le texte ne tient également que les paragraphes 2 et 3 de cette der-
pas compte de la proposition de l'URSS sur la néces- nière recommandation ne concernent pas l'URSS.
sité de favoriser la conclusion, avec la participation D'autre part, la délégation de l'URSS estime que
de tous les principaux exportateurs et importateurs le libellé du paragraphe 38 de la section IV du
des produits de base considérés, d'accords interna- Préambule de l'Acte final est inexact et incomplet.

III

INDEX DES OBSERVATIONS REÇUES

OBSERVATIONS GÉNÉRALES Union des Républiques socialistes soviétiques (section IV,


paragraphe 38) ;
Déclaration commune des soixante-dix-sept pays en voie
ANNEXE A.I. 1
de développement ;
Afrique du Sud, Autriche, Canada, Chine, Cuba, Fin- Principes généraux et principes particuliers
lande, France, Irlande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxem- Australie (6e principe particulier) ;
bourg, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, République Canada (6e principe particulier) ;
fédérale d'Allemagne, Roumanie, Royaume-Uni de Grande- France (3e, 4e, 5e, 7e, 8°, 9e, 11e, 14e principes généraux;
Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse, Tchécoslovaquie. I , 5e, 6e, 7e, 11e, 12e principes particuliers) ;
er

Hongrie (5e, 8e, 12° principes généraux ; 7" principe par-


ticulier) ;
PREMIÈRE PARTIE (PRÉAMBULE)
Nouvelle-Zélande ;
République de Corée (6e principe général) ;
Cuba (paragraphes 20 et 41) ; Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Ethiopie (section I, paragraphe 8 ; section III, paragraphe (1 er , 2e, 3e, A", 5e, T, 8e, 11e, 12e, 14e principes généraux;
30 ; section IV, paragraphes 37, 42 et 43) ; 1 er , 6e, 7e, 8e, 9e, 11e, 12e principes particuliers) ;
Hongrie (section IV, paragraphe 38) ; Suisse (6e principe particulier) ;
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 95

Union des Républiques socialistes soviétiques (5e, 8e, ANNEXE A.III.3


12 principes généraux ; 7e principe particulier).
e
Critères applicables à la création,
ANNEXE A.I.2 dans les pays en voie de développement,
d'industries ayant des possibilités d'exportation
Principes relatifs au commerce en transit
France, Etats-Unis d'Amérique, Royaume-Uni de Grande-
des pays sans littoral Bretagne et d'Irlande du Nord.
Bolivie, Pakistan.
ANNEXE A.III.4
ANNEXE A.II.l
Principes directeurs régissant les politiques tarifaires et autres
Ententes internationales sur les produits de base, à appliquer aux articles manufacturés et aux articles
suppression des entraves aux échanges semi-finis des pays en voie de développement
et expansion du commerce
Australie, France, Japon.
Australie, Finlande, Italie, Jamaïque, Japon, République
de Corée, République fédérale d'Allemagne, Royaume-Uni ANNEXE A.III.5
de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse.
Préférences
ANNEXE A.II.4 France, Etats-Unis d'Amérique, Suisse.
Mesures de promotion commerciale
ANNEXE A.III.6
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Mesures à prendre par les pays développés à économie de
ANNEXE A.II.5
marché pour favoriser l'expansion et la diversification
Mesures en vue de favoriser le commerce des exportations d'articles manufacturés et d'articles
entre les pays en voie de développement semi-finis des pays en voie de développement
Australie, Etats-Unis d'Amérique. France.
ANNEXE A.II.6 ANNEXE A.III.7
Programme mondial d'aide alimentaire
Mesures à prendre par les pays à économie planifiée pour
Hongrie, Union des Républiques socialistes soviétiques. favoriser l'expansion et la diversification des exportations
ANNEXE A.II.7
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis des pays en
voie de développement
Concurrence des produits synthétiques
et des produits de remplacement Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique,
Australie, Belgique, Etats-Unis d'Amérique, France, France, Luxembourg, Pays-Bas, République de Corée.
Hongrie, Luxembourg, Union des Républiques socialistes ANNEXE A.III.8
soviétiques.
Mesures et actions destinées à favoriser le commerce
ANNEXE A.II.8 des articles manufacturés et des articles semi-finis
Etude de l'organisation du commerce des produits de base entre les pays en voie de développement
Australie, Canada, Etats-Unis d'Amérique, Irlande, Royau- Danemark, Etats-Unis d'Amérique, France, Japon, Nor-
me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse. vège, Suisse.
ANNEXE A.II.9 ANNEXE A.IV.l

Minéraux et combustibles Directives pour une coopération financière internationale


Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique, Hongrie, Japon, Union des Républiques socialistes sovié-
France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, tiques.
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, ANNEXE A.IV.2
Suisse.
Croissance et aide
ANNEXE A.III.l
Hongrie, Irlande, Union des Républiques socialistes sovié-
Expansion des activités des Nations Unies tiques.
dans le domaine de l'industrialisation - Création d'une
institution spécialisée des Nations Unies ANNEXE A.IV.3
pour le développement industriel Objectifs de la coopération financière
Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni de Grande- et technique internationale
Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse. Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique, France, Luxem-
bourg, Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Ir-
ANNEXE A.III.2 lande du Nord.
Accords entre branches industrielles sur une division
ANNEXE A.IV.4
partielle du travail entre les pays en voie de développement
et les pays développés qui s'intéressent à cette forme de Conditions de financement
coopération et auxquels ce système peut s'appliquer Belgique, France, Hongrie, Koweït, Luxembourg, Royau-
Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique, me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Union
France, Luxembourg, Pays-Bas, République de Corée. des Républiques socialistes soviétiques.
96 ACTE FINAL

ANNEXE A.IV.5 ANNEXE A.IV.16


Problème du service de la dette Projet relatif à l'étude du financement
dans les pays en voie de développement de la commercialisation des produits primaires
Belgique, France, Hongrie, Luxembourg, Union des Répu- exportés par les pays en voie de développement
bliques socialistes soviétiques. Hongrie, Union des Républiques socialistes soviétiques.
ANNEXE A.IV.6 ANNEXE A.IV.17
Arrangements de crédit, de caractère non financier, Etude de mesures
relatifs à la livraison de biens d'équipement relatives au système de crédit compensatoire
Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni de Grande- pratiqué par le Fonds monétaire international
Bretagne et d'Irlande du Nord. France, Japon, République fédérale d'Allemagne, Royau-
ANNEXE A.IV.7
me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Fonds d'équipement des Nations Unies ANNEXE A.IV.18


Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni de Grande- Mesures financières supplémentaires
Bretagne et d'Irlande du Nord. Australie, France, Union des Républiques socialistes
soviétiques.
ANNEXE A.IV.8
Transformation progressive ANNEXE A.IV.19
du Fonds spécial des Nations Unies Incidences monétaires internationales
Belgique, France, Hongrie, Luxembourg, Royaume-Uni Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni de Grande-
de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Union des Répu- Bretagne et d'Irlande du Nord.
bliques socialistes soviétiques.
ANNEXE A.IV.21
ANNEXE A.IV.9
Problèmes relatifs aux transports maritimes
Création d'un fonds de développement régional Danemark, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-
Belgique, France, Hongrie, Luxembourg, Royaume-Uni Bretagne et d'Irlande du Nord.
de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Union des Répu-
bliques socialistes soviétiques. ANNEXE A.IV.23
ANNEXE A.IV.10
Assurances et réassurances
Belgique, Luxembourg, Royaume-Uni de Grande-Breta-
Développement régional
gne et d'Irlande du Nord.
France.
ANNEXE A.IV.24
ANNEXE A.IV.ll
Mesures destinées à accroître les recettes
Système destiné à accroître les mouvements de capitaux
vers les pays en voie de développement que les pays en voie de développement tirent du tourisme
au moyen d'un fonds de péréquation des intérêts Belgique, France, Luxembourg.
France, Hongrie, Union des Républiques socialistes ANNEXE A.IV.25
soviétiques. Conditions de la coopération économique et technique
ANNEXE A.IV.12 Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni de Grande-
Développement des investissements privés étrangers Bretagne et d'Irlande du Nord, Suisse.
dans les pays en voie de développement
ANNEXE A.IV.26
Belgique, France, Hongrie, Luxembourg, Union des Répu-
bliques socialistes soviétiques. Transfert des connaissances techniques
Belgique, France, Luxembourg, Suisse.
ANNEXE A.IV.13
ANNEXE A.V.l
Besoins du secteur public pour le transfert
de ressources extérieures aux pays en voie de développement Dispositions institutionnelles, méthodes et mécanismes
Etats-Unis d'Amérique. destinés à la mise en œuvre des mesures relatives à
l'expansion du commerce international
ANNEXE A.IV.14 Bulgarie, Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie et Union
Crédit-fournisseurs et assurance-crédit dans des Républiques socialistes soviétiques ; Birmanie, Etats-
les pays développés et les pays en voie de développement Unis d'Amérique, France, République fédérale d'Allemagne,
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord,
France.
Suisse.
ANNEXE A.IV.15
ANNEXE A.V.2
Projet visant à réduire,
au moyen d'un fonds de bonification d'intérêt, Dispositions transitoires
les intérêts sur les prêts consentis Canada, Etats-Unis d'Amérique, Irlande, Pays-Bas.
aux pays en voie de développement
ANNEXE A.V.3
Belgique, France, Hongrie, Luxembourg, Royaume-Uni
de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Union des Mandat des organes subsidiaires
Républiques socialistes soviétiques. Canada, Etats-Unis d'Amérique, Irlande, Pays-Bas.
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 97

ANNEXE A.VI.l ANNEXE A.VI.3


Préparation d'une convention relative Accords commerciaux à long terme
au commerce en transit des pays sans littoral Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Pakistan. du Nord.
ANNEXE A.VI.4
Participation directe d'organismes commerciaux d'Etat
ANNEXE A.VI.2
au commerce extérieur
Besoins commerciaux des pays en voie de développement Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
dont les exportations se composent principalement ANNEXE A.VI. 5
de produits naturels qui ne se renouvellent pas Evaluation économique et sociale des zones critiques
Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande des pays en voie de développement
du Nord. Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

1-1
C. AUTRES DOCUMENTS

I. Messages

Algérie Japon Philippines


Cameroun Libéria République arabe unie
Etats-Unis d'Amérique Mali Roumanie
Ethiopie Maroc Tunisie
Ghana Mongolie
Guinée Népal Union des Républiques socialistes sovié-
Inde Pakistan tiques
Indonésie Pérou Yougoslavie

IL Communications en date du 10 juin 1964 de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, de la Tchécoslovaquie, de
la Hongrie et de la Pologne.

I. MESSAGES les moyens, les instruments de cette coopération


économique internationale sur la base des principes
du respect de la dignité humaine, de la justice
M E S S A G E ADRESSÉ PAR L E P R É S I D E N T DE LA R É P U - sociale et du droit de chaque individu, de chaque
BLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE peuple à une existence de liberté et de progrès
AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES économique, social et culturel.
ET AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
Il serait superflu d'ajouter que la réunion des
conditions de l'élévation rapide du niveau de vie
Au nom du Gouvernement de la République des peuples des pays en voie de développement
algérienne démocratique et populaire et en mon constitue, après l'élimination radicale de la domi-
nom personnel, je suis heureux de saluer cet événe- nation coloniale et de la discrimination raciale, le
ment historique que constitue la réunion, à Genève, seul moyen d'assurer à l'humanité une paix juste
sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, et durable.
de la Conférence internationale sur le commerce
et le développement. Au nom de mon Gouvernement et en mon nom
personnel, j'adresse à la Conférence des Nations
L'Algérie, pour sa part, attache un intérêt pri- Unies sur le commerce et le développement écono-
mordial aux travaux de cette Conférence d'où mique mes meilleurs vœux de succès.
pourront se dégager des solutions positives et dura-
bles aux problèmes auxquels sont confrontés parti- AHMED BEN BELLA
culièrement des pays du tiers monde.
De fait, l'organisation de l'économie mondiale, MESSAGE ADRESSÉ PAR LE PRÉSIDENT
longtemps caractérisée par des relations de domi- DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE DU CAMEROUN
nation, a engendré une inégalité de développement AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
de plus en plus défavorable pour nos peuples. Il
nous appartient, aujourd'hui, de rechercher avec foi Peuple Cameroun son Gouvernement et moi-
et détermination les moyens susceptibles de per- même suivons avec vif intérêt assises historiques que
mettre au progrès scientifique et technique de pro- tenez en ce moment Genève afin instaurer forme
fiter à tous. nouvelle échanges commerciaux internationaux. Dans
un monde trop riche et trop pauvre il devenait
Ces moyens existent, considérables, impression- urgent que des hommes de bonne volonté se pen-
nants : connaissances humaines, ressources natu- chent sur problèmes ardus que posent leurs relations
relles, produits agricoles et industriels, capitaux, etc. commerciales. Au moment où l'homme a conquis
La Conférence aura pour tâche de mettre en œuvre distances, vaincu grandes endémies, et mortinatalité,

98
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 99

au moment où progrès techniques lui ont donné les pays en voie de développement en l'appuyant sur
d'énormes possibilités dans tous domaines, il était la sécurité économique collective dans le cadre des
inconcevable qu'il ne lutte pas contre déséquilibre échanges internationaux. Plus que jamais, toutes
anachronique existant dans relations économiques les nations doivent s'efforcer, dans un esprit de
mondiales. Nous pensons fermement qu'il était temps coopération internationale, de faire disparaître les
que les deux mondes, d'un côté celui des pays inégalités actuelles du commerce international en
embarrassés par des excédents alimentaires et des vue d'assurer un développement économique accéléré
capitaux dont ils ne trouvent pas emploi sain à l'in- et la croissance harmonieuse des économies dans le
térieur de leurs frontières, de l'autre des pays du monde entier.
tiers monde connaissant faim, misère, ignorance, Puissent vos délibérations être couronnées de
bref le sous-développement, nouent un dialogue de succès.
raison. Le Cameroun, instar autres pays sous-déve- KWAME NKRUMAH
loppés, conserve espoir que de vos débats se déga-
geront des solutions permettant envisager avenir
avec confiance et réaliser conditions développement MESSAGE ADRESSÉ
harmonieux de tous les peuples. Très haute estime PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE
et parfaite considération. A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES
AHIDJO SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT

La présente Conférence, à laquelle nous avons


MESSAGE ADRESSÉ PAR LE PRÉSIDENT l'honneur de nous adresser au nom du Gouverne-
DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ment et du peuple guinéens, revêt une importance
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES exceptionnelle.
SUR LE COMMERCE E T LE DÉVELOPPEMENT
C'est à juste titre que les peuples du monde et
La grande tâche de notre temps est d'apporter singulièrement ceux des pays en voie de dévelop-
les fruits du bien-être économique à tous les peuples pement tournent leur regard et dirigent leur espoir
dans un monde libre et pacifique. Les nations du vers Genève, où les délégations des Etats ont pour
monde se sont réunies à Genève dans le cadre de la mission de confronter leurs points de vues et de
Conférence des Nations Unies sur le commerce et proposer à la conscience et à l'action des nations
le développement pour déterminer ensemble la voie des solutions justes au problème crucial du dévelop-
à suivre dans l'accomplissement de cette tâche. pement harmonieux et équilibré de l'économie mon-
J'ai l'honneur de déclarer que le peuple et le diale dont le système international du commerce
Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique s'enga- constitue l'un des facteurs décisifs.
gent à apporter tout leur concours à cette grande Après la lutte pour la liberté, chaque peuple, en
entreprise commune. vue d'assurer l'épanouissement de ses valeurs sociales
LYNDON B. JOHNSON et culturelles, s'oriente inévitablement dans un
processus de développement économique dont il ne
MESSAGE ADRESSÉ PAR SA MAJESTÉ IMPÉRIALE saurait, à lui seul, réunir toutes les conditions
L'EMPEREUR D'ETHIOPIE
adéquates sans une coopération avec les autres
AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
peuples.
En effet, les besoins de l'homme ou de la société,
Nous vous adressons nos vœux les meilleurs et pour être totalement satisfaits, exigent des moyens
les plus sincères pour le succès de la Conférence. économiques, techniques et financiers dont l'utili-
Nous exprimons l'espoir que vos délibérations abou-* sation judicieuse par les capacités physiques, intel-
tiront à l'établissement d'une base nouvelle et lectuelles et morales de l'homme ou de la société
féconde pour les relations commerciales et écono- s'inscrit nécessairement dans les termes indissociables
miques entre tous les peuples du monde. Que le du niveau de son développement général et de la
Tout-Puissant dans sa sagesse guide vos efforts. fin assignée à son action. Autrement dit, la rapidité
HAÏLÉ SÉLASSIÉ I er
du développement est en rapport direct avec la
qualité et la somme des moyens utilisés et la fin à
laquelle il tend.
MESSAGE ADRESSÉ PAR LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE DU GHANA
C'est justement parce que les nations ne dis-
AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
posent pas des mêmes moyens naturels, techniques
et financiers que les niveaux de développement sont
Je vous prie de transmettre à la Conférence des actuellement différents. Toute politique qui tend à
Nations Unies sur le commerce et le développement maintenir ou à renforcer cette différence favorise
mon salut personnel et les meilleurs vœux du Gou- l'inégalité des peuples et par conséquent l'exploi-
vernement et du peuple de la République du Ghana. tation directe ou indirecte des uns par les autres.
Les nations du monde se réunissent en un moment Les pays en voie de développement fournissent-ils
historique pour étudier les moyens de renforcer une somme d'efforts moindres par rapport aux pays
l'indépendance politique péniblement acquise par développés ? La Conférence, nous en sommes
100 ACTE FINAL

convaincus, répondra unanimement « non » à cette réciproque et de la coopération fraternelle entre les
question. Il est certain que la qualité des moyens de peuples.
production influe directement sur la production et A cette conférence, il n'y a ni donateurs ni deman-
la productivité du travailleur. D'autre part, la Confé- deurs. Il n'y a et il ne peut y avoir que des déléga-
rence unanimement reconnaîtra que la domination tions mandatées par leurs nations pour examiner les
étrangère que certains pays du monde ont subie pour conditions d'établissement de rapports de justice
une période plus ou moins longue a compromis dans les échanges commerciaux qui portent actuelle-
sérieusement leur développement économique, social ment préjudice aux intérêts de l'immense majorité
et culturel. des populations du globe et par conséquent au ren-
Si la libération politique s'accomplit avec un forcement des bases de la paix mondiale.
rythme encourageant, il est à souligner qu'elle ne Nous souhaitons qu'un esprit de compréhension et
s'est pas traduite par une libération économique pour une volonté de progrès guident vos débats et favo-
la plupart des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique risent leur aboutissement positif au bénéfice non
latine. d'une partie de la société mais de toute la société
Les termes du commerce international ne répon- humaine qui a trop souffert de l'oppression et de
dent à aucune équité dans les échanges économiques. l'exploitation et qui aspire profondément à une vie
Ainsi il devient de plus en plus clair à la conscience nouvelle, celle qui permettra à chaque peuple de
universelle que la division du monde est plus concrè- bénéficier de la véritable liberté politique et écono-
tement exprimée par l'existence de nations riches, mique, de la sécurité et de la paix.
parce que hautement développées, et de nations AHMED SEKOU TOURÉ
pauvres, parce que non développées, que par le
clivage formel qui sépare les groupes idéologiques.
MESSAGE ADRESSÉ PAR LE PRÉSIDENT DE L'INDE
Résoudre le problème de l'organisation du com-
AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
merce international sur des bases d'équité, celles qui
rémunéreraient les efforts de production des sociétés La Conférence des Nations Unies sur le commerce
de manière juste, c'est incontestablement vouloir et le développement qui s'ouvre à Genève le 23
contribuer au progrès du mouvement de la paix dans mars, seize ans après la Conférence de La Havane,
le monde. est un événement d'une grande importance. Les pays
Après la liberté des nations, la paix est en effet peu développés, parmi lesquels figure l'Inde, fondent
conditionnée par la possibilité offerte à chaque peu- de grands espoirs sur cette Conférence pour trouver
ple de satisfaire par son travail tous ses besoins des solutions promptes et efficaces aux problèmes
matériels et moraux. que pose leur développement. L'Organisation des
Le problème du désarmement cède son importance Nations Unies porte un intérêt particulier à la crois-
devant celle du problème du développement des sance économique des pays peu développés, car la
sociétés humaines. pauvreté est une menace pour la paix mondiale. Il
est d'une importance et d'une urgence extrêmes que,
Par ailleurs, sans sous-estimer la nature et les par une action concrète, les pays développés aident
qualités des décisions auxquelles pourrait aboutir ceux qui sont moins favorisés à atteindre des objec-
votre conférence, nous osons croire que toute étude tifs modestes en matière de développement. La pros-
relative au fonctionnement du système du commerce périté et le développement de chacun contribuera à
international resterait partielle et aboutirait à des la prospérité de tous.
solutions fragmentaires si elle n'inclut pas l'examen
de la structure et du fonctionnement des marchés en Au nom de l'Inde, j'adresse à la Conférence mes
vue de dégager une organisation mondiale des échan- vœux sincères de succès.
ges économiques et des relations financières entre S. RADHAKRISHNAN
les nations.
Nous estimons que votre conférence, pour être à MESSAGE ADRESSÉ
la hauteur des responsabilités qu'elle assume devant PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D'INDONÉSIE
l'histoire, devra organiser ses débats en excluant tout A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES
complexe dans les rapports entre les délégations des SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT
nations développées et celles des nations en voie de
développement. C'est pour moi un grand plaisir que d'adresser un
En effet, partir de l'idée que des nations doi- message à la Conférence des Nations Unies sur le
vent faire aumône à d'autres ou plus précisément commerce et le développement qui s'ouvre à Genève
que les pays industrialisés devront apporter une le 23 mars 1964.
aide en vue du développement des pays d'Asie, Je me félicite de l'initiative qu'a prise l'Organisa-
d'Afrique et d'Amérique latine, conduirait les débats tion des Nations Unies de convoquer cette conférence
en dehors des exigences de la société universelle dont et je suis particulièrement heureux que cette initia-
le développement harmonieux et équilibré reste le tive ait été inspirée notamment par les pays qui,
seul facteur de la compréhension mutuelle, de l'amitié comme l'Indonésie, consacrent aujourd'hui leurs
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 101

efforts à leurs programmes nationaux de construc- fois ce processus amorcé pour tous les pays du
tion et de développement. monde, il n'y aura plus de limites aux progrès de
La convocation d'une telle conférence montre que l'homme, aux richesses qu'il pourra créer pour la
l'on prend de plus en plus conscience de la nécessité prospérité de tous.
vitale de prendre des mesures efficaces pour amé- J'espère que ces idées seront à la base de vos
liorer les relations commerciales et pour que le com- délibérations, car c'est la garantie du succès, la garan-
merce contribue efficacement au développement, au tie que la Conférence des Nations Unies sur le
lieu de l'entraver comme c'est en fait si souvent le commerce et le développement marquera une date
cas aujourd'hui. dans l'histoire de l'humanité, dans la lutte pour la
prospérité et la justice sociale.
L'un des cinq piliers de la République d'Indonésie
SUKARNO
est la justice sociale, et par justice sociale, nous
entendons l'édification d'une société exempte de
toute exploitation de l'homme par l'homme. Je MESSAGE ADRESSÉ
recommande à cette haute conférence d'accepter cette PAR LE PREMIER MINISTRE DU JAPON
règle de justice sociale comme principe directeur de A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES
ses délibérations. J'ai la profonde conviction qu'en SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT
appliquant ce principe dans le vaste domaine des
relations économiques mondiales, on hâtera d'une J'ai la conviction que la sagesse de l'humanité tout
manière sans précédent le moment où sera comblé entière se manifeste dans le simple fait que cent vingt
l'écart entre les pays en voie de développement et et une nations du monde se réunissent pour exami-
les pays développés. Dans les relations internationa- ner et étudier le problème du Nord et du Sud.
les, c'est par la justice sociale qu'on pourra mettre J'espère sincèrement que ces efforts communs,
un terme à l'exploitation d'une nation par l'autre, s'ils se poursuivent au cours des années à venir dans
faire disparaître les rapports marqués d'impérialisme l'harmonie et la compréhension mutuelle, aboutiront
et de colonialisme, permettre à toutes les nations finalement à d'heureux résultats.
d'édifier leur économie conformément à leur intérêt HAYATO IKEDA
national en utilisant toutes les capacités de leurs peu-
ples et en exploitant pleinement leurs ressources
naturelles, en vue d'assurer finalement le bien-être de MESSAGE ADRESSÉ
tous les hommes, quelles que soient leur race, leur PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU LIBÉRIA
couleur ou leur religion. En outre, nous pourrons A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES
ainsi nous mettre au rythme de la « révolution des SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT
demandes montantes », qui s'étend jusqu'aux régions
les plus reculées d'un monde de plus en plus petit. Au nom du Gouvernement et du peuple du Libé-
ria et en mon nom personnel, j'adresse notre salut et
Je saisis cette occasion pour vous assurer que l'In- nos meilleurs vœux à tous les délégués à cette impor-
donésie fonde de grands espoirs sur vos délibérations tante conférence. Puisse l'esprit d'équité et de com-
et qu'elle est prête à contribuer à toute action que préhension rendre féconds vos contacts mutuels et
vous jugerez appropriée en vue de réaliser l'idéal vos débats sur les problèmes d'un intérêt brûlant que
commun de la justice sociale. Je voudrais toutefois pose le déséquilibre dans les relations entre pays
ajouter que tout pays qui aspire à conquérir l'indé- développés et pays en voie de développement et dans
pendance économique et à exploiter ses propres res- les échanges commerciaux — particulièrement en ce
sources doit surtout compter sur lui-même. L'Indo- qui concerne le commerce des produits primaires,
nésie accueille chaleureusement la coopération inter- des articles manufacturés et des articles semi-finis,
nationale et apprécie à toute sa valeur l'assistance les préférences tarifaires, etc. — afin que votre expé-
des autres pays, mais la coopération internationale rience et vos efforts communs permettent l'établis-
suppose essentiellement que ceux qui y participent sement de plans qui ouvriront une nouvelle ère de
comptent en tout premier lieu sur leurs propres res- prospérité pour tous les hommes, assurant ainsi le
sources. L'assistance internationale peut même deve- règne de la paix.
nir un fardeau si elle dépasse son rôle d'auxiliaire ou WILLIAM V. S. TUBMAN.
de catalyseur des efforts d'une nation. Qui pis est, la
coopération internationale se transformerait en fléau
si elle tendait à retarder la croissance d'une nation MESSAGE ADRESSÉ
et à la rendre indéfiniment tributaire d'une aide exté- PAR LE PRÉSIDENT ET LE GOUVERNEMENT DU M A L I
rieure. AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE

Il s'agit aujourd'hui de faire disparaître tous ces Au moment où les débats s'instaurent sur la ques-
obstacles à la croissance économique sur le plan tion vitale du commerce international, la République
national en créant principalement des conditions du Mali s'honore de transmettre ses vœux de succès
favorables à l'établissement de relations commercia- à la Conférence. Elle souhaite que la Conférence
les équitables. L'expansion du commerce stimule la transcende les égoïsmes nationaux et les régimes
croissance, et la croissance stimule le commerce ; une pour trouver des recommandations salvatrices réta-
102 A C T E FINAL

blissant une équitable coopération fructueuse pour j'adresse aux participants mes salutations cordiales,
tous les peuples selon les vœux et l'inspiration de la ainsi que celles du Gouvernement de la République
Charte des Nations Unies. Très haute considération. populaire mongole. Notre Gouvernement considère
MODIBO KEITA que la Conférence des Nations Unies sur le commerce
et le développement a un rôle très important à jouer
dans la solution de problèmes touchant la coopéra-
MESSAGE, EN DATE DU 12 JUIN 1964,
tion économique internationale, tels que ceux que
ADRESSÉ PAR. S A MAJESTÉ LE R o i DU MAROC
posent l'élimination de toutes les formes de dis-
AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
crimination politique ou autre, dans le commerce
A l'approche de la fin des travaux de la Confé- international, l'établissement et l'expansion de rela-
rence, dont nous avons suivi le déroulement avec tions économiques mutuellement avantageuses entre
extrême attention, il nous est agréable de vous tous les Etats, sur un pied d'égalité, la mise au point
adresser nos sincères félicitations pour les efforts que de mesures efficaces pour assurer le progrès écono-
vous n'avez cessé de déployer en vue de sa réussite, mique des pays en voie de développement et la créa-
ainsi que nos vœux les plus chaleureux pour que tion, sous l'égide des Nations Unies, d'une organisa-
puissent se dégager, de ces assises mondiales, des tion internationale du commerce s'occupant de toutes
résolutions concrètes et profitables. les questions relatives au commerce mondial et
Nous n'ignorons pas les obstacles auxquels se ouverte à tous les pays.
confrontait, dès le départ, une telle entreprise, le La normalisation du commerce international
nombre et la complexité des questions qu'elle abor- contribuerait considérablement à atténuer la tension
dait, la puissance des intérêts qui allaient se trouver internationale, à mettre fin à la guerre froide, à
en jeu. Un règlement général, unanime et définitif consolider la paix et à assurer la coexistence pacifi-
des difficultés soulevées apparaissait donc comme que d'Etats ayant des systèmes sociaux différents.
peu probable dans un aussi court laps de temps que
celui dont disposaient les participants. Aussi considé- Le Gouvernement de la République populaire
rons-nous comme hautement réconfortant que la mongole est partisan de l'établissement de relations
Conférence ait pu manifester, de manière aussi commerciales internationales mutuellement avanta-
claire qu'elle l'a fait, une prise de conscience pro- geuses, qui rapprocheront les peuples les uns des
fonde, de la part de toutes les délégations, de la autres et serviront la cause de la paix et du progrès
nature et de l'ampleur des problèmes posés, comme de toute l'humanité. Je forme des vœux pour que les
de la nécessité de leur trouver des solutions équita- participants à la Conférence atteignent les objectifs
bles et humaines. qu'ils se sont fixés.
Yu TSEDENBAL
Très significatives à cet égard ont été les positions
des pays en voie d'émergence dont les interventions
mesurées ont marqué la maturité. Ces pays n'ont MESSAGE ADRESSÉ
point cessé d'affirmer, en même temps que leurs légi- PAR SA MAJESTÉ LE R O I DU NÉPAL
times demandes, leur conviction que le développe- AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
ment exigeait de leur part un effort intérieur sou-
tenu. Nous sommes très heureux de l'occasion qui nous
Aussi remarquable s'est révélée l'attitude des pays est donnée de vous adresser quelques mots. La
industrialisés se refusant à de stériles intransigeances Conférence des Nations Unies sur le commerce et
et montrant, avec compréhension attentive des dif- le développement, qui réunit actuellement tous les
ficultés du tiers monde, un désir sincère de parti- pays Membres de l'Organisation des Nations Unies,
ciper à son progrès. trouvera, nous en sommes convaincu, les moyens de
Nous souhaitons donc que ce travail de rappro- surmonter les difficultés commerciales éprouvées par
chement et cette volonté de solidarité, qui aura tra- les pays en voie de développement. Nous espérons
duit dans les faits le succès de la rencontre de que la Conférence examinera dûment les problèmes
Genève, prélude à un mouvement général et irré- qui se posent aux pays en voie de développement,
sistible tendant à réaliser, à l'échelle de la planète, dont les plans de développement actuels et futurs
l'idéal de paix et de fraternité unanime qui demeure dépendent dans une large mesure des possibilités
l'un de nos objectifs primordiaux. d'expansion de leur commerce extérieur ; nous espé-
rons également que les difficultés actuellement éprou-
HASSAN II
vées par les pays sans littoral seront résolues et que
leurs préoccupations justifiées en ce qui concerne
MESSAGE ADRESSÉ
la liberté de transit feront l'objet d'un règlement
PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES
satisfaisant. La Conférence, qui représente l'un des
DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE MONGOLE
principaux efforts déployés par les Nations Unies
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES
pour généraliser la prospérité, recueillera l'approba-
SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT tion et l'admiration des peuples du monde entier et,
A l'occasion de l'ouverture de la Conférence des en particulier, des peuples des régions en voie de
Mations Unies sur le commerce et le développement, développement.
TROISIÈME PARTIE —• ANNEXES 103

Nous formons des vœux pour le plein succès de la MESSAGE ADRESSÉ PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPU-
Conférence. BLIQUE DES PHILIPPINES A LA CONFÉRENCE DES
MAHENDRA R. NATIONS UNIES SUR LE COMMERCE ET LE DÉVE-
LOPPEMENT

MESSAGE ADRESSÉ Par l'intermédiaire de la délégation de la Répu-


PAR LE PRÉSIDENT DU PAKISTAN blique des Philippines à la Conférence des Nations
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES Unies sur le commerce et le développement, qui vient
SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT d'entreprendre une tâche d'une énorme importance,
je salue le Président de la Conférence, le Secrétaire
Au nom du peuple et du Gouvernement du Pakis- général et ses collaborateurs ainsi que tous les repré-
tan et en mon nom personnel, j'adresse mes saluta- sentants à la Conférence, en leur disant combien je
tions cordiales et mes meilleurs vœux de succès à souhaite ardemment que la Conférence ne fasse pas
la Conférence des Nations Unies sur le commerce et seulement naître des espoirs dans le cœur des habi-
le développement. L'importance de cette assemblée tants des deux tiers du globe, mais qu'elle permette
ne saurait être trop soulignée. En fait, depuis la aussi la juste réalisation de ces espoirs.
création de l'Organisation des Nations Unies, il n'y
a eu aucune conférence dont les résultats aient pré- La Conférence, qui représente un effort sincère
senté une telle importance pour l'avenir économique pour aider les nations en voie de développement à
et le bien-être de l'humanité. Les espoirs d'une grande améliorer leur économie et à augmenter leur part de
partie de l'humanité s'attachent au succès de cette bien-être, a déjà accru, est-il besoin de le dire, les
Conférence. Les pays en voie de développement ont espoirs naissants des peuples d'Asie, d'Amérique
atteint un carrefour de l'histoire et leur évolution latine et d'Afrique. Et cela d'autant plus que les
future dépendra en grande partie de la mesure dans délégations de cent vingt-deux nations sont réunies
laquelle la conférence répondra à leurs espoirs et à au Palais des Nations, à Genève, pour délibérer,
leurs aspirations. Les problèmes économiques et com- et qu'elles comptent sûrement parmi leurs membres
merciaux des pays en voie de développement sont des hommes et des femmes qui ont une connaissance
étudiés depuis de longues années. Les principales approfondie et une grande expérience de toutes les
difficultés, ainsi que des remèdes possibles, ont déjà phases de l'élévation de la condition humaine. Si la
été déterminés. Ce qu'il faut maintenant, c'est la bonne volonté est à la mesure de cette mobilisation
volonté politique d'élaborer et d'appliquer un pro- quasi totale de la sagesse humaine et politique exis-
gramme d'action intégré. tant dans le monde, un échec est inconcevable.

Pour la plupart des nations du monde, le progrès En fait, l'échec ne peut être envisagé. Il plongerait
économique est aujourd'hui une condition de survie. les nations en voie de développement dans un nouvel
Le Pakistan, comme tous les autres pays en voie de abîme de désespoir et de frustration. Il vaudrait aux
développement, attend de voir dans quelle mesure nations développées la rancœur des deux tiers du
la communauté internationale s'acquittera de la monde. Il porterait un coup fatal au pouvoir d'achat
grande tâche de l'époque actuelle, qui est de modifier faiblissant des nations en voie de développement. Il
les conditions déplorables dans lesquelles vivent accélérerait, pour les nations développées, la perte
encore une multitude d'êtres humains et d'instaurer, progressive de leurs plus grands marchés potentiels.
dans des délais raisonnables, une période de progrès L'intérêt bien compris des pays développés et des
soutenu permettant d'atteindre un niveau de vie nations en voie de développement exige le succès de
convenable. la Conférence.
MOHAMMAD AYUB KHAN Il est un simple fait dont la vérité apparaît aux
yeux de toutes les nations du monde comme la
clarté grandissante du soleil levant, c'est que le bien-
MESSAGE ADRESSÉ
être humain est indivisible. Les armes nucléaires ont
PAR LE PRÉSIDENT DU PÉROU
rendu indivisibles la guerre, la paix et la sécurité. Les
AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
relations internationales constantes et diligentes ont
fait de la richesse humaine et des espoirs humains un
A l'occasion de l'ouverture de la Conférence mon- bien indivisible. La richesse et la pauvreté ne peu-
diale de Genève, je tiens à formuler des vœux sin- vent pas longtemps exister côte à côte sans mettre
cères pour le succès de cette importante assemblée, en péril la richesse elle-même. La richesse doit abolir
dont le principal objectif est de remédier aux désé- la pauvreté, ou bien la pauvreté abolira la richesse.
quilibres que présentent actuellement les échanges Le bien-être humain doit être le lot de l'humanité
commerciaux entre les pays en voie de développe- tout entière.
ment et les pays hautement industrialisés, afin de
réaliser un ordre universel plus équitable qui assure Profondément convaincu que la Conférence ne peut
la prospérité générale et une paix permanente fondée que concevoir une base meilleure et plus rationnelle
sur les principes de la justice économique et du pro- pour la coopération économique mondiale, je féli-
grès social. cite vivement ceux qui ont lancé l'idée de cette
FERNANDO BELAUNDE TERRY conférence dans les divers conseils des Nations Unies.
104 A C T E FINAL

Je souhaite bonne chance à tous ceux à qui incombe rence des Nations Unies sur le commerce et le déve-
l'organisation et la direction des travaux de la Confé- loppement.
rence et je demanderai dans mes prières que la Le Gouvernement roumain voit dans la Confé-
sagesse et le sens de l'histoire inspirent les distingués rence des Nations Unies sur le commerce et le déve-
représentants dans l'accomplissement et la conclusion loppement un événement important dans l'activité de
de leur tâche vitale. l'ONU, événement important de la vie internationale
DLOSDADO MACAPAGAL contemporaine qui intéresse tous les pays et toutes
les régions du monde.
MESSAGE ADRESSÉ Le Gouvernement roumain espère que les tra-
PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ARABE UNIE vaux de cette Conférence contribueront à trouver les
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES solutions les plus adéquates en vue de transformer le
SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT commerce international en un instrument efficace
A l'occasion de l'ouverture de la Conférence des pour le progrès économique de tous les pays et en
Nations Unies sur le commerce et le développement, premier lieu le progrès des pays en voie de dévelop-
je suis heureux d'adresser aux honorables représen- pement.
tants, au nom du peuple et du Gouvernement de la L'humanité dispose à présent d'immenses ressour-
République arabe unie, mes meilleurs vœux pour le ces matérielles qui, avec les conquêtes extraordi-
succès de la Conférence. naires de la science, constituent des possibilités suf-
fisantes pour faire disparaître de notre planète le
Il est encourageant que l'accord général se soit
sous-développement économique, source de la pau-
fait sur la nécessité de réorganiser l'économie inter-
vreté, de l'analphabétisme et des maladies. Afin que
nationale pour qu'elle réponde mieux aux besoins de
ces possibilités deviennent des réalités à la portée de
notre époque, et c'est précisément la tâche qui a
chaque peuple, de chaque pays, il est nécessaire de
été confiée à la Conférence.
mettre fin à la course aux armements, de réaliser le
Il importe sans aucun doute pour tous les pays du désarmement général et complet, de donner suite aux
monde, quel que soit leur degré de développement décisions de l'Assemblée générale de l'ONU relatives
ou leur système économique, que cette Conférence à la liquidation urgente du colonialisme sous quelque
réussisse, car son succès ouvrira des perspectives forme que ce soit. Il faut éliminer les restrictions et
nouvelles de coopération constructive entre toutes les les discriminations qui entravent et déforment les
nations en vue d'instaurer la paix et la justice et d'as- relations économiques internationales et, en particu-
surer le progrès économique sur le plan internatio- lier, les relations commerciales des pays en voie de
nal. développement. Il faut rendre au commerce interna-
Les grands problèmes économiques et sociaux qui tional son vrai rôle, son véritable caractère, celui de
se posent actuellement dans le monde doivent être facteur d'échanges pacifiques mutuellement avanta-
résolus sur une base équitable et l'on attend des geux, contribuant à une meilleure connaissance entre
organisations internationales qu'elles n'épargnent les peuples et au maintien de la paix.
aucun effort à cette fin et qu'elles se prêtent à l'évo-
lution nécessaire pour pouvoir s'acquitter de leurs La Conférence des Nations Unies sur le commerce
responsabilités nouvelles. et le développement est appelée à apporter sa contri-
bution pour atteindre ces objectifs, répondant ainsi
La coopération économique internationale pour aux aspirations légitimes des millions et des millions
la prospérité commune de tous les peuples du monde d'hommes de toutes les régions du monde.
est une nécessité inéluctable pour le triomphe de la
paix et le progrès de l'humanité. Partant de ces considérations, le Gouvernement
roumain a attaché une attention particulière à la pré-
Animé d'un esprit de coopération internationale,
paration de la participation de la Roumanie aux
le peuple de la République arabe unie, dont les inten- travaux de la Conférence. Comme vous le savez, les
tions trouvent leur expression dans l'action, tend la délégations roumaines, dans le cadre des sessions
main à tous les peuples du monde, au-delà de toutes de l'Assemblée générale de l'ONU ainsi qu'à d'au-
les mers du globe. tres occasions, ont chaleureusement soutenu l'idée
GAMAL ABDEL NASSER et souligné la nécessité de la convocation de cette
Conférence.
MESSAGE ADRESSÉ
Animé du désir d'apporter sa contribution à
PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ETAT
l'établissement d'un ordre du jour qui comprenne les
DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE ROUMAINE
problèmes les plus importants d'un développement
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES
large et sans entraves du commerce international, le
SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT Gouvernement roumain a élaboré certaines propo-
Permettez-moi, au nom du Conseil d'Etat de la sitions d'intérêt général, inspirées par l'expérience
République populaire roumaine, du peuple roumain positive des relations et des exigences économiques
et en mon nom personnel, de vous transmettre, à internationales.
vous ainsi qu'à tous les délégués participants, des Nous espérons que ces propositions seront exami-
vœux de plein succès pour les travaux de la Confé- nées au cours des débats de la Conférence avec toute
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 105

l'attention ainsi que les propositions constructives des d'un système anachronique et inadapté à l'esprit de
autres pays. notre époque. C'est une tâche nécessaire pour le
La Roumanie est intéressée à l'établissement des maintien de la paix et le renforcement de la coopé-
relations économiques normales entre Etats et estime ration et de l'amitié entre les peuples.
que ces relations doivent être fondées sur les prin- La Tunisie qui a toujours soutenu avec conviction
cipes du strict respect de la souveraineté nationale, et sans la moindre réticence l'action des Nations
de l'égalité des droits, de la non-ingérence dans les Unies est, cette fois encore, prête à fournir sa contri-
affaires intérieures et de l'avantage mutuel. bution, si modeste soit-elle, à l'effort commun. Elle
Le Gouvernement roumain a considéré et consi- souhaite vivement que la Conférence des Nations
dère qu'un rôle important dans ce domaine revient Unies pour le commerce et le développement ne
à l'Organisation des Nations Unies, laquelle, confor- déçoive pas l'espérance des pays en voie de dévelop-
mément aux termes fondamentaux de la Charte, doit pement, sincèrement désireux de trouver la formule
promouvoir des mesures de nature à contribuer à d'une coopération équilibrée, harmonieuse et s'exer-
l'élargissement de la coopération économique inter- çant au profit mutuel de toutes les nations.
nationale, au développement économique et à l'élé- Au nom du peuple et du Gouvernement tunisiens
vation du niveau de vie dans le monde. ainsi qu'en mon nom personnel, je forme les vœux
Dans ce but, la Roumanie a, dès la douzième ses- les plus sincères pour le plein succès de vos travaux.
sion de l'Assemblée générale de l'ONU, proposé l'éla- HABIB BOURGUIBA
boration d'une déclaration concernant les principes
de la coopération économique internationale.
MESSAGE ADRESSÉ
A sa dernière session, l'Assemblée générale de PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES
l'ONU a fait sienne l'idée qu'une telle déclaration DE L'UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES
peut constituer un instrument efficace pour l'établis- SOVIÉTIQUES AU PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE
sement de relations stables, saines et équitables entre
tous les Etats. Au nom du Gouvernement soviétique et en mon
Le Gouvernement roumain espère que les tra- nom personnel, j'adresse un salut cordial aux par-
vaux de la Conférence se dérouleront dans un esprit ticipants de la Conférence des Nations Unies sur le
de compréhension et de coopération et qu'ils aborde- commerce et le développement. Le Gouvernement
ront d'une manière réaliste et constructive, les pro- soviétique se félicite de voir s'ouvrir cette Confé-
blèmes actuels du commerce international et du déve- rence, dont l'initiative revient, en partie, à l'Union
loppement économique, prenant en considération les soviétique.
profonds changements qui se sont produits dans le Nous sommes heureux que l'idée de convoquer
monde et en reconnaissant à tous les pays le droit cette Conférence ait recueilli un si large appui dans
au développement économique et social. le monde entier, en particulier auprès des pays en
GHEORGHE GHEORGHIU-DEJ voie de développement, et qu'elle se trouve aujour-
d'hui réalisée. Nous sommes convaincus que des
échanges commerciaux fondés sur le principe de
MESSAGE ADRESSÉ l'égalité et de la réciprocité des avantages consti-
PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE TUNISIENNE tuent une excellente base pour la coexistence paci-
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES fique de pays ayant des systèmes sociaux différents
SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT et qu'ils créent des conditions propices à une nou-
velle détente internationale et à la consolidation de
L'évolution du monde moderne, marquée d'une la paix dans le monde.
part par les progrès spectaculaires de la science et de
la technique, d'autre part par la fin de l'ère coloniale Notre époque est caractérisée par le désir des
et la libération des forces productrices longtemps Etats indépendants d'Asie, d'Afrique et d'Améri-
asservies à des fins d'exploitation, ouvre aux échanges que latine de combler le plus rapidement possible
commerciaux et à la coopération économique inter- leur retard économique et d'accomplir des progrès
nationale les perspectives les plus vastes. dans tous les domaines de l'activité humaine. Les
échanges commerciaux internationaux et la coopé-
Si le commerce a été de tous temps un instrument ration économique, fondés sur le respect de la sou-
d'échange de richesses et de techniques entre les veraineté et sur le souci de tenir compte des besoins
peuples, il est devenu de nos jours l'organe par quoi vitaux des pays en voie de développement, viendront
toute économie s'alimente et respire et l'expression compléter heureusement les efforts déployés par ces
vivante d'une solidarité profonde des intérêts entre pays pour faire disparaître les vestiges du colonia-
les hommes, quels que soient leurs modes de vie et lisme dans leur économie et leur commerce exté-
leurs régimes politiques et sociaux. rieur et pour élever le niveau de leur économie natio-
C'est donc aux Nations Unies qu'il incombe d'or- nale indépendante. Tout le monde sait que, dans son
ganiser le commerce international conformément état actuel, le commerce mondial ne répond pas, à
aux principes et aux objectifs de leur Charte afin de nombreux égards, aux grandes espérances que les
de corriger les déséquilibres et les inégalités héritées populations du monde mettent en lui. Une division
106 A C T E FINAL

internationale du travail inéquitable et l'accroisse- importance extraordinaire pour les relations interna-
ment constant de l'écart entre les prix des marchan- tionales et permet d'espérer fermement que la
dises exportées par les pays en voie de développe- communauté internationale sera capable de créer
ment et ceux des marchandises qu'ils importent — de meilleures conditions pour le progrès général du
ce qui entraîne l'épuisement de leurs ressources et monde et, en particulier, pour la croissance écono-
entrave leur développement — sont autant de consé- mique accélérée des pays en voie de développement.
quences de l'exploitation impérialiste. Les mesures La Conférence contribuera ainsi dans une mesure
discriminatoires et les barrières artificielles font obs- importante à l'amélioration de la situation mondiale
tacle à l'expansion du commerce international et et au maintien de la paix. Nous sommes fermement
empoisonnent le climat politique. Pour sa part, convaincus que le développement économique et
l'Union soviétique poursuit inlassablement une poli- le progrès social de tous les pays intéressent l'en-
tique de développement des échanges commerciaux semble de la communauté internationale et que, par
et des relations économiques avec tous les pays du conséquent, ils doivent être un objet de préoccu-
monde, sur la base de l'égalité et de la réciprocité pation commune et engager la responsabilité de tous.
des avantages, comme en témoigne l'expansion cons- La Conférence doit s'acquitter d'une tâche impor-
tante de son commerce extérieur. Nous continuerons, tante qui est de prendre des mesures efficaces, mieux
à l'avenir, à accorder une grande attention au déve- coordonnées et plus complètes, pour favoriser l'ins-
loppement des échanges et de la coopération écono- titution, dans un esprit d'égalité, d'une coopération
mique avec tous les pays que cela intéresse, et en économique universelle visant à hâter le dévelop-
particulier avec les pays en voie de développement. pement économique du monde et à supprimer les
Vous tous qui participez à cette Conférence d'une si obstacles qui entravent actuellement la coopération
haute importance, vous avez à accomplir une noble économique internationale et la stabilisation de la
et grande tâche qui consiste à créer des conditions situation mondiale.
plus favorables au développement du commerce
Le fait que tous les pays se sont accordés à recon-
mondial sur la base de principes équitables, condi-
naître la nécessité et l'utilité de convoquer la Confé-
tions qui faciliteront la normalisation des échanges
rence est assurément encourageant. En outre, il
commerciaux, l'élimination des barrières artificielles
permet de penser que les espoirs suscités par la
et des mesures discriminatoires et contribueront à
Conférence ne seront pas déçus. Les relations inter-
assurer à tous les pays la part à laquelle ils ont
nationales existantes ne permettaient pas, comme
droit dans la répartition internationale du travail.
on l'a constaté, de résoudre un certain nombre de
Vous êtes également appelés à mettre au point des
problèmes en suspens.
mesures propres à favoriser, sur le plan pratique,
l'expansion du commerce international et la coopé- L'un de ces grands problèmes est sans aucun
ration économique et à instituer un mécanisme doute celui que pose l'inégalité du développement
efficace en vue de mettre en application le plus dans le monde et son incidence sur les relations
rapidement possible les résolutions de la Conférence. internationales. Il est indispensable, dans une large
Cette tâche exige un esprit audacieux, juste et libre mesure, de résoudre ce problème, non seulement
de préjugés dans la recherche d'une solution aux pour permettre aux régions insuffisamment déve-
problèmes qui se posent à la Conférence. loppées de progresser davantage, mais aussi, nous
en sommes fermement convaincus, pour assurer une
Convaincu de l'énorme contribution que les prospérité plus grande des pays industriellement
échanges commerciaux et la coopération écono- développés.
mique entre les peuples peuvent et doivent apporter
au renforcement de la paix et de la coopération entre Il importe d'assurer de toute urgence le dévelop-
les peuples, le Gouvernement soviétique souhaite le pement économique et social rapide des pays qui
plus grand succès à la Conférence et exprime l'espoir viennent d'accéder à l'indépendance, afin de leur
que celle-ci ouvrira un nouveau chapitre de l'histoire permettre de participer, sur un pied d'égalité, à la
des relations économiques internationales. coopération économique internationale. Il faut pour
cela prendre sur le plan international des mesures
N. KHROUCHTCHEV efficaces dont l'application ne saurait être différée.
De même, la suppression des divers obstacles qui
MESSAGE ADRESSÉ PAR LE PRÉSIDENT DE LA
entravent l'élargissement de la coopération interna-
RÉPUBLIQUE FEDERATIVE SOCIALISTE tionale, outre les avantages économiques qu'elle
DE YOUGOSLAVIE offre, contribuera sans aucun doute dans une large
A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES mesure à améliorer les relations entre les nations
SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT et les Etats en général.
J'ai le vif plaisir d'adresser aux participants à la Nous sommes convaincus que tous les pays esti-
Conférence des Nations Unies sur le commerce et ment qu'il est de leur propre intérêt de déployer les
le développement les meilleurs vœux du peuple et efforts nécessaires pour résoudre les problèmes qui
du Gouvernement de la République federative socia- se posent à la Conférence. Nous espérons sincè-
liste de Yougoslavie pour le succès de leurs travaux. rement que, dans ses recommandations et ses déci-
Votre assemblée constitue un événement d'une sions, la Conférence des Nations Unies sur le com-
TROISIÈME PARTIE — ANNEXES 107

merce et le développement tiendra dûment compte coton, jute, laine, thé, bananes, ananas, épices,
des intérêts de tous les pays, quels que soient leur certains produits de l'industrie minière et certaines
degré de développement et leur système social et matières premières pour l'industrie chimique. Le
économique, et qu'elle favorisera vraiment l'essor volume des achats d'articles manufacturés et d'ar-
de la coopération internationale et le maintien de ticles semi-finis effectués dans les pays en voie de
la paix. développement en vertu d'accords commerciaux, y
JOSIP BROZ TITO compris le remboursement des crédits accordés par
l'Union soviétique à ces pays, augmentera lui aussi.
La délégation soviétique ne voit aucun incon-
II. COMMUNICATIONS DE L'UNION DES vénient à ce que les chiffres qu'elle a communiqués
RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES, soient mentionnés dans l'Acte final de la Conférence.
DE LA TCHÉCOSLOVAQUIE, DE LA HONGRIE Cependant, elle souhaiterait que le texte ci-après
ET DE LA POLOGNE 109 soit inclus en association avec les chiffres sus-indi-
qués, soit dans l'Acte final, soit dans une autre
POSSIBILITÉS DE DÉVELOPPEMENT FUTUR DES décision de la Conférence :
ÉCHANGES COMMERCIAUX « La Conférence reconnaît que les échanges
ENTRE LES PAYS SOCIALISTES ET LES PAYS commerciaux avec les pays socialistes contribuent
EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT dans une mesure considérable à l'accroissement du
commerce mondial et elle est d'avis que ces échanges
Union des Républiques socialistes soviétiques peuvent contribuer dans une proportion notable à
A propos du désir exprimé par des délégations l'accroissement des recettes d'exportation des pays
de pays en voie de développement d'être informées en voie de développement.
d'une manière plus concrète sur les possibilités « La Conférence se félicite des intentions des
d'un élargissement éventuel des échanges de mar- pays socialistes d'accroître d'année en année le
chandises entre l'URSS et les pays en voie de déve- volume de leurs échanges commerciaux avec les
loppement, la délégation soviétique fait savoir que, pays en voie de développement et prend note avec
d'après les calculs d'économistes soviétiques et satisfaction des renseignements communiqués par
moyennant des conditions appropriées, les échanges plusieurs délégations de pays socialistes à titre de
commerciaux de l'URSS avec les pays en voie de prévisions concernant le développement du com-
développement pourraient augmenter au cours des merce pour les années 1970 et 1980.
dix-sept prochaines années dans les proportions ci-
après, par rapport à l'année 1963 : « La Conférence comprend que la déclaration de
plusieurs délégations de pays socialistes sur le déve-
loppement éventuel des échanges commerciaux
reflète les objectifs de ces pays et que l'essor des
1963 1970 1980 importations des pays socialistes en provenance des
pays en voie de développement doit s'accompagner
d'un accroissement des achats des pays en voie de
Volume total des échanges de développement dans les pays socialistes, ainsi que
marchandises (en millions de plus de d'une normalisation générale du commerce mondial.
roubles) 1480 3 300 10 000 « La Conférence constate que les pays socialistes
sont disposés à conclure des accords commerciaux
Importation de différents produits
tropicaux en provenance des
tant multilatéraux que bilatéraux, y compris des
pays en voie de développement
accords à long terme, lorsque cela paraît économi-
(en milliers de tonnes). quement avantageux pour les cocontractants inté-
ressés et se félicite du fait que les pays socialistes
Fèves de cacao 54 120 350 sont disposés à prendre des mesures pour faciliter
Café 29.1 60 120 progressivement le transfert des soldes créditeurs. »
Agrumes 60.2 180 750
Tchécoslovaquie
Huile de coprah, huile de
palme et autres huiles des- Pour répondre à la demande de plusieurs délé-
tinées aux industries de la gations de pays en voie de développement, la délé-
confiserie et de la parfume- gation de la République socialiste de Tchécoslo-
rie (en équivalent de grai- vaquie a décidé de faire connaître — dans la mesure
nes oléagineuses) 212 300 1000
où il est possible de les exprimer en chiffres globaux
— les objectifs de la politique commerciale de la
En outre, l'URSS augmentera ses importations en Tchécoslovaquie en ce qui concerne les pays en voie
provenance des pays en voie de développement en de développement.
ce qui concerne les produits ci-après : fibres de 1. Le chiffre global du commerce extérieur
aura approximativement doublé en 1970 : il est
109 E/CONF.46/L.17, 12 juin 1964, prévu qu'il s'établira à environ 900 millions de
108 ACTE FINAL

dollars des Etats-Unis. Dans cet accroissement du Pologne


commerce extérieur sont comprises les augmenta- En ce qui concerne l'inclusion, dans l'Acte final,
tions correspondantes des importations de matières de données estimatives relatives à la croissance pos-
premières, de produits alimentaires, d'articles manu- sible du commerce entre les pays socialistes et les
facturés et d'articles semi-finis. pays en voie de développement, la délégation de la
2. Les importations de fruits tropicaux auront Pologne présente les estimations suivantes concer-
presque triplé en 1970. nant les possibilités qui s'offrent à la République
3. Les importations de café, de cacao et de populaire polonaise d'importer des produits en pro-
produits alimentaires auront approximativement venance des pays en voie de développement, en
doublé en 1970. 1970.
La délégation tchécoslovaque accepte que ces
données figurent dans l'Acte final de la Conférence,
sous réserve que ce dernier reprenne la déclaration 1963 1970
qui figure dans les quatre derniers paragraphes de
Paide-mémoire de l'URSS, déclaration à laquelle la
délégation tchécoslovaque souscrit entièrement. Importations de certains produits exportés par
les pays en voie de développement (en
Hongrie millions de dollars des Etats-Unis) 125 300
Se référant à l'aide-mémoire de la délégation de Fèves de cacao (milliers de tonnes) 11.6 25
l'URSS en date du 10 juin, relatif à des données Café (milliers de tonnes) 8.7 19
prévisionnelles plus précises concernant l'accrois- Agrumes (milliers de tonnes) 37.1 a 65 b
sement éventuel du chiffre global du commerce
extérieur avec les pays en voie de développement,
la délégation hongroise soumet ci-après des données a) 1962, total des Importations.
6) Total des Importations.
prévisionnelles concrètes relatives à la croissance
éventuelle des échanges entre la Hongrie et les pays
en voie de développement. Ces données sont, pour En outre, il est estimé que durant la même période
la Hongrie, les suivantes : les importations de caoutchouc naturel seront mul-
Le commerce extérieur global a été de 160 millions tipliées par 2.6, celles de peaux et cuirs bruts
(de dollars des Etats-Unis) en 1963, et il sera de doubleront et celles de fibres textiles augmenteront
310 millions en 1970. de 30 p. 100.
La délégation hongroise tient à souligner qu'en Il est prévu également des accroissements consi-
interprétant les données ci-dessus, il faut se référer dérables des importations d'autres produits primaires,
au texte de l'aide-mémoire susmentionné de l'URSS. ainsi que d'articles finis et semi-finis.
De plus, la délégation hongroise tient à souligner Il va de soi que ces chiffres ont été établis en
qu'elle approuve entièrement la teneur de l'aide- prévision d'une croissance constante des exportations
mémoire de l'URSS. polonaises.
CLAUSES FINALES

Le présent Acte final et ses annexes seront déposés auprès du Secrétaire général
de l'Organisation des Nations Unies.
E N FOI DE QUOI les représentants dûment autorisés des gouvernements ont apposé
leur signature ci-après.
F A I T à Genève le seize juin mil neuf cent soixante-quatre, en un seul exemplaire
dans les langues anglaise, chinoise, espagnole, française et russe.

¿ï^csGL&-&~t~i ¿Z+-W-*

ABDEL MONEIM KAISSOUNI RAÚL PREBISCH


Président de la Conférence Secrétaire général de la Conférence

Pour l'Afghanistan : Pour le Cambodge :


ABDUL H. TABIBI KHEK-VANDY
Pour l'Afrique du Sud : Pour le Cameroun :
N. DIEDERICHS V. KANGA
Pour l'Albanie : Pour le Canada :
D. MANDRO SAUL F. RAE
Pour l'Algérie : Pour Ceylan :
L. YAKER G. P. MALALASEKERA
Pour l'Arabie Saoudite : Pour le Chili :
T. K. SUDAIRY CARLOS VALENZUELA
Pour l'Argentine : Pour la Chine :
E. A. BLANCO CHIEN CHANG-TSU
Pour l'Australie : Pour Chypre :
A. P. FLEMING RENOS KYPRIANOU
Pour l'Autriche : Pour la Colombie :
HEINRICH STANDENAT CARLOS LLERAS RESTREPO
Pour la Belgique : Pour le Congo (Brazzaville) :
R. ROTHSCHILD KOUNKOU
Pour la Birmanie : Pour le Congo (Léopoldville) :
T I N KYAW HLAING RODOLPHE YAV
Pour la Bolivie : Pour le Costa Rica :
R. JORDAN PANDO CARLO DI MOTTOLA
Pour le Brésil : Pour la Côte-d'Ivoire :
E. P. BARBOSA DA SILVA A. K O F F I
Pour la Bulgarie : Pour Cuba :
I. BOUDINOV RAÚL LEÓN TORRAS
Pour le Burundi : Pour le Dahomey :
L. BARUSASIYEKO NICÉPHORE SOGLO

109
110 ACTE FINAL

Pour le Danemark : Pour la Jordanie :


N.V. SKAK-NIELSEN M. A L WAKIL
Pour El Salvador : Pour le Kenya :
J. G. KIANO
G. A. GUERRERO
M. F. CHAVARRÎA Pour le Koweït :
ABDUL AZIZ HABEEB AL-ZAHIR
Pour l'Equateur :
C. YEROVI INDABURU
Pour le Laos :
NOUPHAT CHOUNRAMANY
Pour l'Espagne :
JOSÉ SEBASTIAN DE ERICE Pour le Liban :
Pour les Etats-Unis d'Amérique : GEORGES HAKIM
JOHN M. LEDDY Pour le Libéria :
Pour l'Ethiopie : A. ROMEO HORTON
Lu ENDALKATCHEW MAKONNEN Pour la Libye :
Pour la Finlande : SALEM LUFTI A L - Q A D I

PAUL GUSTAFSSON Pour le Liechtenstein :


A. H I L B E -
Pour la France :
B. DE CHALVRON
Pour le Luxembourg :
I. BESSLING
Pour le Gabon :
A. J. MINTSA
Pour Madagascar :
J. RABEMANANJARA
Pour le Ghana :
A. Y. K. DJIN
Pour la Malaisie :
ABDUL GHANI
Pour la Grèce : Pour le Mali :
A. S. VLACHOS H. N'DOURÉ
Pour le Guatemala : Pour le Maroc :
MAX KÉSTLER-FARNÉS MOHAMED AMOR
Pour la Guinée : Pour la Mauritanie :
M. K. BANGOURA BA BOCAR ALPHA
Pour Haïti : Pour le Mexique :
J. C. KERNISAN P. GARCÍA REYNOSO
Pour la Haute-Volta : Pour Monaco :
M. A. TRAORE HENRY SOUM
Pour le Honduras : Pour la Mongolie :
C. NUNEZ D. GOMBOJAV
Pour la Hongrie : Pour le Népal :
J. BIRÔ VEDA NANDA JHA
Pour l'Inde : Pour le Nicaragua :
MANUBHAI SHAH JAIME SOMARRIBA SALAZAR
Pour l'Indonésie : Pour le Niger :
A. MALIK
A. MAYAKI
Pour l'Irak :
Aziz AL-HAFEDH Pour la Nigeria :
Pour l'Iran : Z. B. DIPCHARIMA
A. ALIKHANI Pour la Norvège :
Pour l'Irlande : HERSLEB VOGT
SEAN MORRISSEY
Pour la Nouvelle-Zélande :
Pour l'Islande :
O. GUDJONSSON K. L. PRESS
Pour Israël : Pour l'Ouganda :
D. HOROWITZ T. BAZARRABUSA
Pour l'Italie : Pour le Pakistan :
M. LANZA S. AMJAD A L I
Pour la Jamaïque : Pour le Panama :
ROBERT C. LIGHTBOURNE L. CASELLI
Pour le Japon : Pour le Paraguay :
KOICHIRO ASAKAI
J. SANABRIA
Pour le Royaume des Pays-Bas :
JOHAN KAUFMANN
CLAUSES FINALES 111

Pour le Pérou : Pour le Sénégal :


VICENTE CERRO CEBRIAN DANIEL CABOU
Pour les Philippines : Pour le Sierra Leone :
CORNELIO BALMACEDA R. E. KELFA-CAULKER
Pour la Pologne : Pour la Somalie :
F. MODRZEWSKI
Pour le Portugal : Pour le Soudan :
ARMANDO RAMOS DE PAULA COELHO MOHAMED KHOGALI
Pour la République arabe unie : Pour la Suède :
ABDEL MONEIM EL-BANNA S. E. NILSSON
Pour la République centrafricaine : Pour la Suisse :
MAIDOU PAUL JOLLES
Pour la République de Corée : Pour la Syrie :
HAHN BEEN L E E M. AL-ATRASH
Pour la République Dominicaine : Pour le Tchad :
M. R. SOSA VASSALLO J. M. CLAMOUNGOU
Pour la République du Viet-Nam : Pour la Tchécoslovaquie :
Vu VAN M A U " J. KOHOUT
Pour la République fédérale d'Allemagne : Pour la Thaïlande :
RUPPRECHT VON KELLER P. B. ISRASENA
HELMUT K L E I N Pour le Togo :
Pour la République socialiste soviétique de Biélo- J. HUNLEDE
russie : Pour la Trinité et Tobago :
A. S. CHAVROV ST. G. COOPER
Pour la République socialiste soviétique d'Ukraine :
Pour la Tunisie :
G. L. SAKHNOVSKY
H. NOUIRA
Pour la République-Unie du Tanganyika et de
Zanzibar : Pour la Turquie :
J. S. KASAMBALA K. GÜRÜN
Pour la Roumanie : Pour l'Union des Républiques socialistes soviétiques
MIRCEA MALITZA N. S. PATOLITCHEV
Pour le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Ir- Pour l'Uruguay :
lande du Nord : AURELIANO AGUIRRE
PATRICK R E I L L Y
Pour le Rwanda : Pour le Venezuela :
M. UZAMUGURA CARLOS D'ASCOLI
Pour Saint-Marin : Pour le Yémen :
G. G. F I L I P I N E T T I ADNAN TARCICI
Pour le Saint-Siège : Pour la Yougoslavie :
ALBERTO GIOVANNETTI V. POPOVIC
Rapport
de la
Conférence

1-8
RAPPORT DE LA CONFERENCE
I. HISTORIQUE ET CONSTITUTION DE LA CONFÉRENCE

1. A sa seizième session, l'Assemblée générale turés ainsi que de leurs recettes d'exportation est
des Nations Unies a adopté, le 19 décembre 1961, d'une importance vitale pour les pays en voie de
la résolution 1710 (XVI) sur la Décennie des Nations développement, en tant que moyen de promouvoir
Unies pour le développement. Le même jour, elle a leur développement économique », le Conseil éco-
adopté la résolution 1707 (XVI) intitulée : « Le com- nomique et social a décidé, par sa résolution 917
merce international, principal instrument du déve- (XXXIV) du 3 août 1962, de convoquer une Confé-
loppement économique », dans laquelle elle affirmait rence internationale des Nations Unies sur le com-
que, pour que les efforts nationaux de développe- merce et le développement. Le Conseil a également
ment économique atteignent plus rapidement leurs décidé de réunir un comité préparatoire, composé
objectifs, il était « indispensable que les pays puis- d'experts désignés par les dix-huit gouvernements
sent accroître au maximum leurs échanges commer- représentés au Conseil, pour examiner les questions à
ciaux et leurs recettes en devises, grâce à l'augmen- inscrire à l'ordre du jour de la Conférence et la
tation de leurs exportations, en volume et en documentation à préparer en vue de la Conférence.
valeur ». L'Assemblée générale priait le Secrétaire 5. Dans sa résolution 1785 (XVII), adoptée le 8
général « de consulter les gouvernements des Etats décembre 1962, l'Assemblée générale a réaffirmé
Membres de l'Organisation des Nations Unies ou que le progrès économique et social dans le monde
membres des institutions spécialisées sur l'opportu- entier dépend dans une large mesure de l'expansion
nité de tenir une conférence internationale chargée constante du commerce international et que la part
d'examiner les problèmes du commerce international des pays en voie de développement dans les échanges
concernant en particulier les marchés des produits de mondiaux doit augmenter sensiblement pour que
base et, si ces gouvernements estiment qu'une telle leur développement économique prenne un rythme
conférence est souhaitable, sur les questions qui plus rapide. L'Assemblée générale a fait sienne la
pourraient figurer à son ordre du jour provisoire ». décision prise par le Conseil économique et social de
2. La grande majorité des soixante-quatre gou- convoquer la Conférence aussitôt que possible après
vernements qui ont répondu à la demande du Secré- la trente-sixième session du Conseil, et, dans tous les
taire général (E/3631 et Add. 1 à 3) ont exprimé cas, au début de 1964 au plus tard. Elle a recom-
l'opinion que la convocation d'une conférence inter- mandé au Conseil d'élargir la composition du Comité
nationale pour discuter des problèmes du commerce préparatoire en y ajoutant douze membres. L'As-
mondial était souhaitable et opportune et ont pré- semblée générale a prié le Secrétaire général d'inviter
senté des observations sur les questions qui pour- tous les Etats Membres de l'Organisation des Nations
raient être examinées par cette conférence. Unies et les membres des institutions spécialisées,
ainsi que de l'Agence internationale de l'énergie ato-
3. En juillet 1962, la Conférence du Caire sur les mique, à prendre part à la Conférence ; elle l'a
problèmes de développement économique, réunie également chargé de désigner le Secrétaire général
sous le patronage d'un certain nombre de pays en de la Conférence et d'aider le Comité préparatoire en
voie de développement, a déclaré être résolument en établissant la documentation nécessaire à l'occasion
faveur de la convocation à une date prochaine d'une de la Conférence. L'Assemblée générale a, en outre,
conférence internationale sur le commerce et le déve- énuméré comme suit les points fondamentaux dont il
loppement et a recommandé « que l'ordre du jour convenait de tenir compte dans l'élaboration de
de la conférence économique internationale com- l'ordre du jour de la Conférence :
prenne toutes les questions vitales relatives au com- à) Le besoin d'accroître les échanges des pays en
merce international, au commerce des matières pre- voie de développement portant sur des produits pri-
mières et aux relations économiques entre les pays maires comme sur des articles semi-finis et des arti-
en voie de développement et les pays développés ». cles manufacturés afin d'assurer une expansion rapide
4. Prenant comme point de départ les objectifs de leurs recettes d'exportation et, à cet effet, d'envi-
de la Décennie des Nations Unies pour le dévelop- sager la possibilité de prendre des mesures et de for-
pement et « sachant qu'un accroissement rapide de muler de nouveaux principes en vue de :
leurs exportations de produits primaires et manufac- i) Développer les échanges entre pays en voie

115
116 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

de développement et pays développés, quelles que lie, Autriche, Brésil, Canada, Colombie, Danemark,
soient les différences entre les systèmes commer- El Salvador, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Fédé-
ciaux de ces derniers ; ration de Malaisie 1, France, Inde, Indonésie, Italie,
ii) Intensifier les relations commerciales entre Japon, Jordanie, Liban, Madagascar, Nigeria, Nou-
pays en voie de développement ; velle-Zélande, Pakistan, Pérou, Pologne, République
iii) Diversifier les échanges des pays en voie de arabe unie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
développement ; d'Irlande du Nord, Sénégal, Tchécoslovaquie, Tuni-
iv) Financer les échanges internationaux des sie, Union des Républiques socialistes soviétiques,
pays en voie de développement ; Uruguay et Yougoslavie.
b) Mesures destinées à stabiliser les cours et à les 7. Le Comité préparatoire a tenu trois sessions.
rendre équitables et rémunérateurs, ainsi qu'à sti- Au cours de sa première session, tenue à New York
muler la demande des exportations des pays en du 22 janvier au 5 février 1963, le Comité a pré-
voie de développement, notamment : paré l'ordre du jour provisoire de la Conférence 2 et
i) Stabilisation des cours des produits primaires discuté de la documentation dont la Conférence
à des niveaux équitables et rémunérateurs ; aurait besoin. A sa deuxième session, tenue à
ii) Augmentation de la consommation de pro- Genève du 21 mai au 29 juin 1963, le Comité a pro-
duits importés de pays de production primaire et cédé à l'examen préliminaire des points de l'ordre
d'articles semi-finis et manufacturés importés de du jour provisoire de la Conférence ; il a essayé de
pays en voie de développement ; définir les questions et les problèmes à étudier et il
iii) Accords internationaux relatifs aux pro- s'est efforcé d'énoncer des propositions d'action ou
duits de base ; d'indiquer dans quel sens pouvaient être cherchées
iv) Mesures financières internationales de com- les solutions. Il a élaboré des recommandations
pensation ; concernant les dispositions administratives à prendre
c) Mesures tendant à l'élimination graduelle par pour la Conférence, notamment la date et le lieu de
les pays industrialisés, agissant individuellement ou réunion, la structure de la Conférence, son règle-
collectivement, des barrières tarifaires, non tarifaires ment intérieur et le niveau de représentation. D'autre
ou autres, qui ont un effet défavorable sur les expor- part, le Comité a reçu une déclaration commune
tations des pays en voie de développement et sur émanant des représentants des pays en voie de déve-
l'expansion des échanges internationaux en général ; loppement3. Du 3 au 15 février 1964 il a tenu à
d) Méthodes et mécanismes pour exécuter des New York une troisième session au cours de laquelle
mesures relatives à l'expansion du commerce inter- il a passé en revue les problèmes auxquels la Confé-
national, à savoir : rence aurait à faire face et traité essentiellement des
i) Réévaluation des activités des organismes questions administratives non encore réglées tou-
internationaux existants qui s'occupent du com- chant la Conférence ((E/CONF.46/65).
merce international, du point de vue de leur apti- 8. Conformément à la demande du Conseil éco-
tude à résoudre efficacement les problèmes com- nomique et social tendant à ce que la documentation
merciaux des pays en voie de développement, destinée à la Conférence soit préparée « de concert
notamment examen de l'expansion des relations avec les commissions économiques régionales, les ins-
commerciales entre pays ayant des niveaux de titutions spécialisées et d'autres organisations inter-
développement économique inégaux ou des sys- nationales apparentées » [résolution 917 (XXXIV)
tèmes d'organisation économique et des systèmes du 3 août 1962], d'importants travaux d'analyse ont
commerciaux différents ; été entrepris dans les différents organismes des
ii) Opportunité d'éliminer les chevauchements Nations Unies. Les commissions économiques régio-
et les doubles emplois en coordonnant ou en inté- nales des Nations Unies, l'Organisation des Nations
grant les activités de ces organismes, de créer Unies pour l'alimentation et l'agriculture, la Banque
les conditions propres à élargir leur composition, internationale pour la reconstruction et le développe-
d'introduire toutes autres améliorations d'organi- ment, le Fonds monétaire international, la Société
sation et de prendre toutes autres initiatives néces- financière internationale, le GATT (Accord général
saires, afin de tirer le meilleur profit des avantages sur les tarifs douaniers et le commerce), l'Organisa-
que présentent les échanges pour le développe- tion des Nations Unies pour l'éducation, la science et
ment économique. la culture, l'Organisation internationale du Travail et
6. Donnant suite aux recommandations conte- l'Organisation de l'aviation civile internationale ont
nues dans la résolution 1785 (XVII) de l'Assemblée toutes apporté leur contribution à la documentation
générale, le Conseil économique et social, à la reprise préparée pour la Conférence. Des documents ont
de sa trente-quatrième session, en décembre 1962, également été soumis par un certain nombre d'or-
a élargi la composition du Comité préparatoire en
la portant à trente membres, puis à trente-deux mem-
bres en avril 1963, au cours de sa trente-cinquième 1 Devenue la « Malaisie » à la troisième session du Comité
préparatoire.
session, sur recommandation du Comité prépara- 2 Voir Rapport intérimaire du Comité préparatoire (l r e ses-
toire lui-même. Finalement, le Comité préparatoire sion) dans le volume VIII de la présente collection.
se composait des pays suivants : Argentine, Austra- 3 Voir Rapport du Comité préparatoire (2e session). Ibid.
I. HISTORIQUE ET CONSTITUTION DE LA CONFÉRENCE 117

ganisations intergouvernementales et non gouverne- la Déclaration commune des pays en voie de déve-
mentales. loppement au sujet de la Conférence (dont le texte
9. A sa trente-sixième session, par sa résolution est annexé à la résolution) et invité les Etats appelés
963 (XXXVI) du 18 juillet 1963, le Conseil écono- à participer à la Conférence à en tenir dûment
mique et social, reconnaissant le vif intérêt que des compte.
organismes des Nations Unies et divers organismes 12. La Déclaration commune traitait des politi-
intergouvernementaux avaient manifesté pour la ques en matière de commerce international et de
Conférence, a décidé que la Conférence aurait lieu à développement auxquelles les auteurs espéraient
Genève du 23 mars au 15 juin 1964 et a approuvé voir aboutir les travaux de la Conférence, et l'on y
l'ordre du jour provisoire établi par le Comité pré- relevait notamment ce qui suit : « Les pays en voie
paratoire, ainsi que les dispositions relatives à la de développement estiment que la Conférence des
documentation et les recommandations du Comité Nations Unies sur le commerce et le développement
préparatoire sur le niveau de représentation, le règle- devrait constituer un événement marquant de la
ment intérieur et l'invitation à adresser aux organisa- collaboration internationale dans la voie de l'expan-
tions économiques intergouvernementales. Dans la sion de leurs économies respectives et du progrès
même résolution, le Conseil invitait les Etats qui général de l'économie mondiale dans son ensemble.
participeraient à la Conférence « à examiner atten- Ces pays sont persuadés que des décisions concrètes
tivement, avant le début de la Conférence, les qui seront prises à cette Conférence et de leur appli-
propositions d'action internationale concrète et pra- cation effective dépendra la réalisation intégrale des
tique et à rechercher tous les moyens pratiques de objectifs fixés pour la Décennie des Nations Unies
les mettre en œuvre, de façon qu'il soit possible à pour le développement, si modestes soient-ils. Les
la Conférence d'aboutir à un accord fondamental pays en voie de développement font déjà et sont
sur les éléments constitutifs d'une nouvelle politique décidés à continuer de faire de grands efforts pour
internationale du commerce et du développement ». assurer leur progrès économique et social au moyen
Le Conseil économique et social exprimait également de la mobilisation complète de leurs ressources inté-
l'espoir que la Conférence des Nations Unies sur le rieures, du développement de l'agriculture, de l'in-
commerce et le développement permettrait « la dustrialisation et de la diversification de leur pro-
manifestation, dans le domaine du commerce et du duction et de leur commerce. Toutefois, cette tâche
développement, d'une volonté propre à contribuer à ne peut être accomplie que si ces efforts sur le plan
l'accélération de la croissance économique des pays national sont complétés et soutenus par une action
en voie de développement et à favoriser l'établis- internationale appropriée. Les pays en voie de déve-
sement de la stabilité économique et de la sécurité loppement comptent que la Conférence les aidera à
dans l'ensemble du monde ». atteindre le stade de la croissance économique auto-
10. Les commissions économiques régionales et nome ».
d'autres organismes régionaux ont examiné les ques- 13. Le Secrétaire général de la Conférence a de
tions relatives au commerce et au développement qui son côté pris l'avis des gouvernements et des spécia-
étaient inscrites à l'ordre du jour provisoire de la listes. Son rapport, intitulé Vers une nouvelle poli-
Conférence et adopté d'importantes résolutions et tique commerciale en vue du développement (voir
déclarations. Ce sont, notamment, les rapports vol. II), constitue un document fondamental de la
concernant la réunion organisée à Brasilia par la Conférence. Divers Etats membres ont également
Commission économique pour l'Amérique latine soumis à la Conférence des propositions et des sug-
la Charte d'Alta Gracia, adoptée par le Comité spé- gestions utiles.
cial latino-américain de coordination de l'Organisa- 14. Grâce aux mesures prises par l'Assemblée
tion des Etats américains, la résolution adoptée par générale et le Conseil économique et social et à la
la Commission économique pour l'Afrique et par la tâche accomplie par le Comité préparatoire, la Confé-
Commission économique et sociale de l'Organisation rence des Nations Unies sur le commerce et le déve-
de l'unité africaine à Niamey, la résolution de la loppement a pu s'ouvrir à Genève le 23 mars 1964.
Commission économique pour l'Europe et la résolu- La Conférence a tenu trente-six séances plénières et
tion de Téhéran adoptée par la Commission écono- achevé ses travaux le 16 juin 1964.
mique pour l'Asie et l'Extrême-Orient (pour tous ces 15. Les représentants des 120 Etats ci-après se
textes voir les volumes VI et VII). sont réunis à Genève pour prendre part à la Confé-
11. Dans sa résolution 1897 (XVIII) du 11 rence : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algé-
novembre 1963, l'Assemblée générale a noté que rie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche;
« les objectifs de la prochaine Conférence des Nations Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie,
Unies sur le commerce et le développement trouvent Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan,
un appui grandissant » ; elle a également noté avec Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo (Brazzaville),
satisfaction « les travaux déjà accomplis par le Congo (Léopoldville), Costa Rica, Côte-dTvoire,
Comité préparatoire de la Conférence des Nations Cuba, Dahomey, Danemark, El Salvador, Equateur,
Unies sur le commerce et le développement à ses Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, Finlande,
première et deuxième sessions et par le Secrétaire France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée,
général de la Conférence », accueilli avec satisfaction Haïti, Haute-Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indo-
118 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

nésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, 18. La Conférence a approuvé l'ordre du jour sui-
Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, Koweït, Laos, vant :
Liban, Libéria, Libye, Liechtenstein, Luxembourg, 1. Ouverture de la Conférence par le Secrétaire
Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, général de l'Organisation des Nations Unies.
Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, 2. Election du Président.
Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda,
Pakistan, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Phi- 3. Adoption du règlement intérieur.
lippines, Pologne, Portugal, République arabe unie, 4. Constitution des grandes commissions et
République centrafricaine, République de Corée, élection de leurs bureaux.
République Dominicaine, République du Viet-Nam, 5. Election des Vice-Présidents.
République fédérale d'Allemagne, République socia- 6. Election du Rapporteur.
liste soviétique de Biélorussie, République socialiste
soviétique d'Ukraine, Roumanie, Royaume-Uni de 7. Pouvoirs des représentants à la Conférence :
Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, a) Constitution de la Commission de vérifica-
Saint-Marin, Saint-Siège, Sénégal, Sierra Leone, tion des pouvoirs ;
Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tanganyika4, Tchad, b) Rapport de la Commission de vérification
Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Trinité et Tobago, des pouvoirs.
Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes 8. Adoption de l'ordre du jour.
soviétiques, Uruguay, Venezuela, Yémen, Yougosla- 9. Débat général.
vie, Zanzibar 5. 10. L'expansion du commerce international et
son importance pour le développement économi-
16. La Conférence a été ouverte par le Secrétaire que (point fondamental I) :
général de l'Organisation des Nations Unies. Le jour d) Etude des tendances du commerce mondial
de l'ouverture des débats, des déclarations ont été et de ses perspectives ;
faites par le Président de la Confédération suisse et
par le Secrétaire général de l'Organisation des b) Besoins commerciaux des pays en voie de
Nations Unies. Au cours des deux premières séances, développement en vue de leur croissance écono-
la Conférence a choisi comme Président S. E. mique accélérée ;
M. Abdel Moneim Kaissouni, Vice-Président de la c) Le commerce international dans ses rapports
République arabe unie ; elle a adopté son règlement avec les institutions, les politiques et la planifica-
intérieur (voir Annexe J), élu vingt-sept vice-prési- tion du développement national ;
dents, désigné M. Georges Hakim (Liban) comme d) Problèmes commerciaux entre pays :
Rapporteur, et approuvé son ordre du jour. i) Ayant atteint le même niveau de dévelop-
pement ;
17. Ont été élus vice-présidents : S. E. M. Pierre ii) Se trouvant à des stades différents de
A. Forthomme (Belgique), S. E. M. Octavio Dias développement ;
Carneiro (Brésil), S. E. M. Victor Kanga (Came- iii) Ayant des systèmes économiques et
roun), M. L. D. Wilgress (Canada), S. E. M. C. sociaux différents ;
Lieras (Colombie), S. E. M. Bernai Jimenez (Costa e) Principes régissant les relations commercia-
Rica), S. E. M. J. de Erice (Espagne), S. E. M. les internationales et les politiques commerciales
Griffith Johnson (Etats-Unis d'Amérique). S. E. Lij propres à favoriser le développement.
Endalkatchew Makonnen (Ethiopie), S. E. M. André 11. Problèmes internationaux relatifs aux pro-
Philip (France), S. E. M. Loekman Hakim (Indoné- duits de base (point fondamental II) :
sie), S. E. M. Alinaghi Alikhani (Iran), S. E. M. Koi- a) Etude des tendances et perspectives à longue
chiro Asakai (Japon), S. E. M. Victor Miadana échéance — y compris les termes de l'échange —
(Madagascar), M. Ali Skalli (Maroc), S. E. M. Raúl pour les pays de production primaire ;
Salina Lozano (Mexique), S. E. M. Hersleb Vogt b) Programme de mesures et actions en vue
(Norvège), S. E. M. Amzad Ali (Pakistan), S. E. M. d'éliminer les entraves (tarifs douaniers et autres
Edgardo Seoane (Pérou), S. E. M. Cornelio Balma- obstacles) et les pratiques discriminatoires, d'élar-
ceda (Philippines), S. E. M. Witold Trampczynski gir les débouchés pour les exportations de pro-
(Pologne), M. Helmut Klein (République fédérale duits primaires et d'accroître la consommation et
d'Allemagne), S. E. M. G. Radulescu (Roumanie), l'importation de ces produits dans les pays déve-
S. E. Sir Patrick Reilly (Royaume Uni de Grande- loppés ;
Bretagne et d'Irlande du Nord), S. E. M. Ousmane c) Mesures et actions en vue de favoriser le
Socé Diop (Sénégal), S. E. M. Jaroslav Kohout commerce des produits de base entre pays en voie
(Tchécoslovaquie), S. E. M. N. S. Patolitchev (Union de développement ;
des Républiques socialistes soviétiques).
d) Mesures de stabilisation des marchés de
produits primaires à des prix équitables et rému-
4 Le 27 mai 1964, à la suite de la formation de la Répu- nérateurs, y compris les accords relatifs aux pro-
blique-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, les délégations du duits de base ;
Tanganyika et de Zanzibar se sont réunies en. une seule délé-
gation. e) Mesures financières internationales de com-
5 Ibid. pensation et mesures de stabilisation des recettes
I. HISTORIQUE ET CONSTITUTION DE LA CONFÉRENCE 119

provenant de l'exportation des produits primaires terme du commerce des pays en voie de dévelop-
à des niveaux satisfaisants. pement ;
12. Commerce des articles manufacturés et des b) Coordination des politiques commerciales et
articles semi-finis (point fondamental III) : des politiques d'assistance et notamment de l'as-
a) Mesures et actions en vue de la diversifica- sistance technique pour un développement écono-
tion et de l'expansion des exportations d'articles mique accéléré ;
manufacturés et d'articles semi-finis des pays en c) Mesures destinées à accroître le volume et
voie de développement aux fins d'accroître leur à améliorer les conditions du financement en vue
participation au commerce mondial ; de favoriser les exportations des pays en voie de
b) Mesures destinées à favoriser l'expansion, développement et leurs importations de produits
dans les pays développés, de débouchés pour les essentiels et d'équipement.
articles manufacturés et les articles semi-finis 16. Dispositions institutionnelles, méthodes et
exportés par les pays en voie de développement : mécanismes pour exécuter des mesures relatives
i) Programme de mesures et actions en vue à l'expansion du commerce international (point
de la réduction et de l'élimination progressives fondamental VII) :
des droits de douane frappant les importations a) Nouvel examen des activités des organismes
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis ; internationaux existants qui s'occupent du com-
ii) Programme de mesures et actions en merce international, du point de vue de leur apti-
vue de la réduction et de l'élimination progres- tude à résoudre efficacement les problèmes com-
sives des restrictions quantitatives et autres, merciaux des pays en voie de développement,
ainsi que des pratiques discriminatoires impo- notamment examen de l'expansion des relations
sées à l'importation d'articles manufacturés et commerciales entre pays ayant des niveaux de
d'articles semi-finis ; développement économique inégaux ou des sys-
iii) Programme de mesures et actions en vue tèmes d'organisation économique et des systèmes
d'élargir les débouchés pour les exportations commerciaux différents ;
d'articles manufacturés et d'articles semi-finis b) Opportunité d'éliminer les chevauchements
produits dans les pays en voie de développe- et les doubles emplois en coordonnant ou en inté-
ment, ainsi que d'accroître la consommation et grant des activités de ces organismes, de créer
les importations de ces articles ; les conditions propres à élargir leur composition,
c) Mesures et actions en vue de favoriser le d'introduire toutes autres améliorations d'organi-
commerce d'articles manufacturés et d'articles sation et de prendre toutes autres initiatives néces-
semi-finis entre les pays en voie de développement. saires, afin de tirer le meilleur parti des avantages
que les échanges présentent pour le développement
13. Amélioration du commerce invisible des économique.
pays en voie de développement (point fondamen- 17. Acte final (point fondamental VIII).
tal IV) :
a) Rôle des transactions invisibles dans la 18. Adoption du rapport de la Conférence.
balance des paiements des pays en voie de déve- 19. Après avoir adopté son ordre du jour et élu
loppement ; son Président, ses Vice-Présidents et son Rapporteur,
b) Mesures destinées à améliorer le commerce la Conférence a entendu un discours prononcé par
invisible des pays en voie de développement par son Président puis, au cours d'une période de douze
l'accroissement des recettes provenant des services jours, une allocution de son Secrétaire général et une
tels que le tourisme et par la réduction des paie- série de déclarations générales des chefs de délé-
ments pour le transport, les frais d'assurance et gations — ministres pour la plupart — et des repré-
les frais analogues. sentants d'un certain nombre d'organisations écono-
miques intergouvernementales.
14. Incidences des groupements économiques
régionaux (point fondamental V) : 20. Cinq grandes commissions ont été créées
a) Incidences des groupements économiques de pour l'étude détaillée des divers points de l'ordre du
pays développés ou des accords commerciaux pré- jour : Première commission, problèmes internatio-
férentiels sur le commerce et le développement des naux relatifs aux produits de base (point 11 de l'or-
pays en voie de développement ; dre du jour) ; Deuxième commission, commerce des
articles manufacturés et des articles semi-finis (point
b) Incidences des groupements économiques 12 de l'ordre du jour) ; Troisième commission, amé-
dans les régions en voie de développement ou des lioration du commerce invisible des pays en voie de
accords commerciaux préférentiels sur le com- développement (point 13 de l'ordre du jour) et finan-
merce et le développement des pays en voie de cement destiné à permettre une expansion des échan-
développement. ges internationaux (point 15 de l'ordre du jour) ;
15. Financement destiné à permettre une Quatrième commission, dispositions institutionnelles,
expansion des échanges internationaux (point fon- méthodes et mécanismes pour exécuter des mesures
damental VI) : relatives à l'expansion du commerce international
a) Importance dufinancementà moyen et à long (point 16 de l'ordre du jour) ; Cinquième commis-
120 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

sion, expansion du commerce international et son séance plénière, et ont servi de directives au Comité
importance pour le développement économique (point de rédaction.
10 de l'ordre du jour), et incidences des groupe- 23. A sa vingt-quatrième séance plénière, la
ments économiques régionaux (point 14 de l'ordre Conférence a décidé que le Comité de rédaction,
du jour). La Troisième commission a également exa- composé de la même manière que le Bureau, com-
miné certains aspects des mesures financières inter- prendrait trente-quatre membres. En conséquence,
nationales de compensation (point 11 é) de l'ordre les pays suivants ont pris part aux travaux du
du jour). Comité de rédaction : Argentine, Australie, Belgi-
21. A sa deuxième séance plénière, conformé- que, Birmanie, Brésil, Bulgarie, Colombie, Costa
ment à l'article 4 de son règlement intérieur, la Confé- Rica, Dahomey, Danemark, Espagne, Etats-Unis
rence a créé une Commission de vérification des d'Amérique, France, Ghana, Inde, Iran, Japon,
pouvoirs, composée des représentants de l'Algérie, Liban, Libéria, Madagascar, Mali, Mexique, Nou-
de la Belgique, de l'Equateur, des Etats-Unis d'Amé- velle-Zélande, Pakistan, Pérou, Pologne, République
rique, de l'Irlande, du Libéria, du Népal, du Panama arabe unie, République fédérale d'Allemagne, Répu-
et de la République socialiste soviétique d'Ukraine. blique-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, Rou-
22. Conformément à la recommandation faite manie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Ir-
par le Comité préparatoire à sa troisième session lande du Nord, Thaïlande, Tunisie et Union des
[E/CONF.46/65, par. 22 h], la Conférence a éga- Républiques socialistes soviétiques.
lement élu un Bureau comprenant le Président, 24. Afin de parvenir à un accord sur les pro-
les Vice-Présidents, le Rapporteur de la Conférence blèmes soumis à la Conférence, un grand nombre
et les présidents des cinq grandes commissions (les de réunions officieuses ainsi que des consultations
noms des présidents des grandes commissions figu- importantes ont eu lieu entre des groupes de délé-
rent dans les rapports de ces dernières). Le Bureau gations. Il y a lieu de relever en particulier que les
a apporté son concours au Président pour la conduite délégations des Etats signataires de la Déclaration
générale des travaux de la Conférence, et, sous ' commune des pays en voie de développement ont
réserve des décisions de la Conférence, a assuré la coordonné leurs travaux afin de favoriser la colla-
coordination de ces travaux. Il a notamment préparé boration générale entre toutes les délégations.
des propositions concernant l'Acte final, le Rapport, 25. A sa trente-sixième séance plénière, la
les Actes de la Conférence, ainsi que les rapports Conférence a décidé d'inclure à l'Annexe B de
des grandes commissions et le mandat du Comité l'Acte final une Déclaration commune des pays en
de rédaction de l'Acte final. Ces propositions ont été voie de développement faite à la fin de la Confé-
approuvées par la Conférence à sa vingt-cinquième rence.

IL DECISIONS PRISES PAR LA CONFÉRENCE


AU SUJET DES RAPPORTS DES COMMISSIONS

Bureau, qui a tenu quinze séances privées, a fait


COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS des recommandations sur le nombre de membres
26. A sa vingt-septième séance plénière, la et la composition du Comité de rédaction de l'Acte
Conférence a examiné le rapport de la Commission final, sur la préparation de l'Acte final, du Rapport
de vérification des pouvoirs (voir Annexe A ci- et des Actes de la Conférence, sur les rapports des
après et E/CONF.46/SR.27). grandes commissions et sur le mandat du Comité de
rédaction de l'Acte final.
27. La Conférence a adopté la résolution sui-
vante : 29. La Conférence a approuvé ces recomman-
dations à ses vingt-quatrième et vingt-cinquième
Pouvoirs des représentants à la Conférence séances plénières (voir Annexes B et C).
des Nations Unies
sur le commerce et le développement PREMIÈRE COMMISSION
La Conférence des Nations Unies sur le com- 30. La Conférence a pris acte du rapport de
merce et le développement la Première commission (voir Annexe D) à sa vingt-
Approuve le rapport de la Commission de véri- huitième séance plénière.
fication des pouvoirs. 31. A sa trente-cinquième séance plénière, la
Conférence a examiné les projets de recommanda-
BUREAU tions ci-après, concernant les problèmes relatifs aux
28. Outre le concours qu'il a apporté au Pré- produits de base, dont elle était saisie : les neuf
sident dans la conduite générale des travaux de la projets de recommandations présentés par la Com-
Conférence (voir paragraphe 22 ci-dessus), le mission, un projet de recommandation présenté par
IL DÉCISIONS PRISES PAR LA CONFÉRENCE AU SUJET DES RAPPORTS DES COMMISSIONS 121

le Président de la Conférence (E/CONF.46/L.19) Le projet de recommandation, ainsi modifié, a été


et un projet de recommandation concernant les miné- adopté par 79 voix contre 15, avec 12 abstentions
raux et combustibles, présenté par seize pays 6 (voir Annexe A.II.9 de l'Acte final).
(E/CONF.46/L.24), ainsi qu'un amendement à ce
dernier projet proposé par l'Algérie (E/CONF. DEUXIÈME COMMISSION
46/L.25). La Première commission n'avait pas exa-
miné les deux derniers projets de recommandations. 34. La Conférence a pris acte du rapport de la
Deuxième commission (voir Annexe E ci-après) à
32. Comme le projet de recommandation pré-
sa vingt-septième séance, après avoir décidé de ren-
senté par le Président visait à remplacer les para-
voyer pour complément d'étude à l'organe perma-
graphes 3 et 4 du projet de recommandation A ainsi
nent recommandé par la Conférence la section III
que les projets de recommandations B et E de la
de la partie B du projet de recommandation formulé
commission, il a été examiné en premier lieu.
au paragraphe 24 du rapport de la commission et
33. La Conférence a pris les décisions suivantes concernant la création, dans les pays en voie de
en ce qui concerne les projets de recommandations développement, d'industries ayant des possibilités
dont elle était saisie : d'exportation.
i) Projet de recommandation concernant les enten- 35. A sa trente-cinquième séance plénière, la
tes internationales sur les produits de base, la sup- Conférence a examiné les projets de recomman-
pression des entraves aux échanges et l'expansion du dations ci-après, concernant le commerce des arti-
commerce cles manufacturés et des articles semi-finis, dont elle
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.l de était saisie : a) les sept projets de recommandations
l'Acte final). présentés par la commission ; b) un amendement
ii) Projet de recommandation sur la mise en (E/CONF.46/L.5) proposé par les Etats-Unis
œuvre d'Amérique au projet de recommandation concer-
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.2 de nant les mesures destinées à favoriser le commerce
l'Acte final). des articles manufacturés et des articles semi-finis
iii) Projet de recommandation sur les mesures entre les pays en voie de développement ; c) deux
de promotion commerciale projets de recommandations présentés par le Pré-
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.4 de sident de la Conférence (E/CONF.46/L.20 et L.21).
l'Acte final). Ces deux derniers projets de recommandations, qui
visaient à remplacer le projet figurant au paragraphe
iv) Projet de recommandation sur la concurrence 65 du rapport de la commission, n'avaient pas été
des produits synthétiques et des produits de rem- examinés par la Deuxième commission. Un amen-
placement dement à ce même projet avait été proposé par la
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.7 de Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie et l'Union
l'Acte final). des Républiques socialistes soviétiques (E/CONF.
v) Projet de recommandation sur le programme 46/L.13).
mondial d'aide alimentaire
36. La Conférence a pris les décisions suivantes
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.6 de
en ce qui concerne les projets de recommandations
l'Acte final).
dont elle était saisie :
vi) Projet de recommandation sur l'étude de i) Projet de recommandation concernant l'expan-
l'organisation du commerce des produits de base sion des activités des Nations Unies dans le domaine
Adopté par 86 voix contre 3, avec 15 abstentions de l'industrialisation : création d'une institution spé-
(voir Annexe A.II.8 de l'Acte final). cialisée des Nations Unies pour le développement
vii) Projet de recommandation sur l'examen des industriel
principes et directives générales Adopté au vote par appel nominal par 81 voix
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.3 de contre 23, avec 8 abstentions (voir Annexe A.III.l
l'Acte final). de l'Acte final).
viii) Projet de recommandation sur les mesures ii) Projet de recommandation concernant la
en vue de favoriser le commerce entre les pays en conclusion d'accords entre branches industrielles sur
voie de développement une division partielle du travail entre les pays en
Adopté sans opposition (voir Annexe A.II.5 de voie de développement et les pays développés qui
l'Acte final). s'intéressent à cette forme de coopération et aux-
ix) Projet de recommandation sur les minéraux quels ce système peut s'appliquer
et combustibles et amendement s'y rapportant Adopté par 84 voix contre une, avec 22 absten-
L'amendement a été adopté par 64 voix contre tions (voir Annexe A.III.2 de l'Acte final).
6, avec 24 abstentions. iii) Projet de recommandation concernant les
mesures à prendre par les pays développés à écono-
6 Arabie Saoudite, Birmanie, Ceylan, Inde, Indonésie, Irak, mie de marché pour favoriser l'expansion et la
Iran, Koweït, Liban, Libye, Nigeria, Pakistan, République arabe
unie, Soudan, Syrie et Venezuela. diversification des exportations d'articles manufac-
122 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

turés et d'articles semi-finis des pays en voie de dences monétaires internationales (projet de recom-
développement mandation B)
Adopté au vote par appel nominal par 108 voix Adopté au vote par appel nominal par 87 voix
contre zéro, avec 5 abstentions (voir Annexe A.III.6 contre 11, avec 17 abstentions (voir Annexe A.IV.19
de l'Acte final). de l'Acte final).
iv) Projet de recommandation concernant les iii) Projet de recommandation relatif aux direc-
mesures à prendre par les pays à économie planifiée tives pour une coopération financière internationale
pour favoriser l'expansion et la diversification des (projet de recommandation C)
exportations d'articles manufacturés et d'articles Adopté sans opposition (voir Annexe A.IV.l de
semi-finis des pays en voie de développement l'Acte final).
Adopté par 86 voix contre zéro, avec 24 absten- iv) Projet de recommandation concernant les
tions (voir Annexe A.III.7 de l'Acte final). objectifs de la coopération financière et technique
v) Projet de recommandation concernant les internationale (projet de recommandation D)
mesures et les actions destinées à favoriser le com- A la demande du représentant des Pays-Bas, le
merce des articles manufacturés et des articles semi- paragraphe 1 er du dispositif a fait l'objet d'un vote
finis entre les pays en voie de développement, et séparé.
amendement s'y rapportant Le paragraphe 1 er du dispositif a été adopté par
Les Etats-Unis d'Amérique ont retiré leur amen- 90 voix contre 10, avec 16 abstentions.
dement. L'ensemble du projet de recommandation a été
Adopté sans opposition (voir Annexe A.III.8 de adopté par 89 voix contre une, avec 26 abstentions
l'Acte final). (voir Annexe A.IV.3 de l'Acte final).
vi) Projet de recommandation concernant les v) Projet de recommandation concernant les
préférences conditions de financement (projet de recomman-
Adopté sans opposition (voir Annexe A.III.5 de dation E)
l'Acte final). Adopté au vote par appel nominal par 81 voix
contre 9, avec 25 abstentions (voir Annexe A.IV.4
vii) Projet de recommandation sur les principes de l'Acte final).
directeurs régissant les politiques tarifaires et autres
à appliquer aux articles manufacturés et aux articles vi) Projet de recommandation concernant les
semi-finis des pays en voie de développement besoins du secteur public pour le transfert de res-
Adopté sans opposition (voir Annexe A.III.4 de sources extérieures aux pays en voie de développe-
l'Acte final). ment (projet de recommandation F)
Adopté par 117 voix contre une, avec une absten-
viii) Projet de recommandation concernant les
tion (voir Annexe A.IV.l3 de l'Acte final).
critères applicables à la création, dans les pays en
voie de développement, d'industries ayant des possi- vii) Projet de recommandation concernant les
bilités d'exportation conditions de la coopération économique et techni-
Adopté sans opposition (voir Annexe A.M.3 de que (projet de recommandation G)
l'Acte final). Adopté au vote par appel nominal par 89 voix
contre une, avec 24 abstentions (voir Annexe A.IV.25
TROISIÈME COMMISSION de l'Acte final).
37. La Conférence a pris acte du rapport de la viii) Projet de recommandation concernant l'éta-
Troisième commission (voir Annexe F) à sa vingt- blissement d'un système destiné à accroître les
septième séance, après avoir été informée par le mouvements de capitaux vers les pays en voie de
président de la commission que le paragraphe 291 développement au moyen d'un fonds de péréquation
avait été revisé avec l'accord de la commission. des intérêts (projet de recommandation H)
38. A ses vingt-neuvième et trente et unième Adopté par 97 voix contre zéro, avec 12 absten-
séances plénières, la Conférence a examiné les pro- tions (voir Annexe A.IV.ll de l'Acte final).
jets de recommandations présentés par la commis- ix) Projet de recommandation concernant la créa-
sion et figurant à l'appendice I de son rapport. Un tion d'un fonds de développement régional (projet
amendement au projet de recommandation y avait de recommandation 7)
été présenté par les Etats-Unis d'Amérique (E/ Adopté au vote par appel nominal par 78 voix
CONF.46/L.4), mais ce projet d'amendement a été contre 11, avec 27 abstentions (voir Annexe A.IV.9
retiré à la trente et unième séance plénière. de l'Acte final).
39. La Conférence a pris les décisions suivantes : x) Projet de recommandation concernant le déve-
i) Projet de recommandation relatif à la crois- loppement régional (projet de recommandation J)
sance et à l'aide (projet de recommandation A) Adopté sans opposition (voir Annexe A.IV.10 de
Adopté par 107 voix contre zéro, avec 9 absten- l'Acte final).
tions (voir Annexe A.IV.2 de l'Acte final). xi) Projet de recommandation concernant le déve-
ii) Projet de recommandation relatif aux inci- loppement des investissements privés étrangers dans
II. DÉCISIONS PRISES PAR LA CONFÉRENCE AU SUJET DES RAPPORTS DES COMMISSIONS 123

les pays en voie de développement {projet de recom- d'intérêt, les intérêts sur les prêts consentis aux pays
mandation K) en voie de développement {projet de recommanda-
Le paragraphe 1 " de la scetion A, le paragraphe 3 tion S)
de la section B, et la section E ont fait l'objet de Adopté au vote par appel nominal par 82 voix
votes séparés. contre 8, avec 25 abstentions (voir Annexe A.IV.15
Le paragraphe 1 er de la section A a été adopté de l'Acte final).
par 96 voix contre une, avec 18 abstentions. xx) Projet de recommandation concernant des
Le paragraphe 3 de la section B a été adopté par mesures financières supplémentaires {projet de
84 voix contre 5, avec 25 abstentions. recommandation T)
Adopté par 106 voix contre zéro, avec 10 absten-
La section E a été adoptée par 87 voix contre
tions (voir Annexe A.IV.18 de l'Acte final).
une, avec 24 abstentions.
xxi) Projet de recommandation concernant l'étude
L'ensemble du projet de recommandation a été
adopté par 94 voix contre une, avec 22 abstentions de mesures relatives au système de crédit compen-
(voir Annexe A.IV.12 de l'Acte final). satoire pratiqué par le Fonds monétaire interna-
tional {projet de recommandation U)
xii) Projet de recommandation concernant l'étude Adopté sans opposition (voir Annexe A.IV.17 de
du financement de la commercialisation des produits l'Acte final).
primaires exportés par les pays en voie de dévelop-
pement {projet de recommandation t) xxii) Projet de recommandation concernant les
problèmes relatifs aux transports maritimes, et projet
Adopté par 102 voix contre zéro, avec 13 absten-
de texte concernant l'entente réalisée sur les ques-
tions (voir Annexe A.IV.16 de l'Acte final).
tions relatives aux transports maritimes {projet de
xiii) Projet de recommandation relatif à un fonds recommandation V et projet de texte W)
d'équipement des Nations Unies {projet de recom- Le projet de recommandation et le projet de texte,
mandation M) qui ont été examinés en même temps, ont été adoptés
Adopté au vote par appel nominal par 90 voix sans opposition (voir Annexes A.IV.21 et A.IV.22
contre 10, avec 16 abstentions (voir Annexe A.IV.7 de l'Acte final).
de l'Acte final).
xxiii) Projet de recommandation concernant les
xiv) Projet de recommandation concernant la mesures destinées à accroître les recettes que les pays
transformation progressive du Fonds spécial des en voie de développement tirent du tourisme {projet
Nations Unies {projet de recommandation N) de recommandation X)
Adopté au vote par appel nominal par 89 voix Sur proposition du représentant de la Nigeria,
contre 5, avec 22 abstentions (voir Annexe A.IV.8 la Conférence a décidé d'insérer au paragraphe 5
de l'Acte final). (première ligne) de la section A du projet de recom-
xv) Projet de recommandation concernant la par- mandation, les mots « ou réduire » avant les mots
ticipation des pays en voie de développement aux « les obstacles ».
activités des institutions financières et monétaires Le projet de recommandation ainsi modifié a été
internationales {projet de recommandation O) adopté sans opposition (voir Annexe A.IV.24 de
Adopté sans opposition (voir Annexe A.IV.20 de l'Acte final).
l'Acte final). xxiv) Projet de recommandation concernant l'as-
xvi) Projet de recommandation concernant le surance et la réassurance {projet de recommandation
problème du service de la dette dans les pays en voie Y)
de développement {projet de recommandation P) Adopté au vote par appel nominal par 100 voix
Adopté par 109 voix contre zéro, avec 11 absten- contre une, avec 12 abstentions (voir Annexe A.IV.23
tions (voir Annexe A.IV.5 de l'Acte final). de l'Acte final).
xvii) Projet de recommandation concernant les xxv) Projet de recommandation concernant le
arrangements de crédit, de caractère non financier, transfert des connaissances techniques {projet de
relatifs à la livraison de biens d'équipement {projet recommandation Z)
de recommandation Q) Adopté sans opposition (voir Annexe A.1V.26 de
Adopté au vote par appel nominal par 61 voix l'Acte final).
contre 2, avec 54 abstentions (voir Annexe A.IV.6
de l'Acte final). QUATRIÈME COMMISSION
xviii) Projet de recommandation concernant le 40. La Conférence a pris acte du rapport de la
crédit-fournisseurs et l'assurance-crédit dans les pays Quatrième commission (voir Annexe F) à sa vingt-
développés et les pays en voie de développement huitième séance plénière.
{projet de recommandation R) 41. A sa trente-cinquième séance plénière, la
Adopté sans opposition (voir Annexe A.IV.14 de Conférence a examiné les projets de recommanda-
l'Acte final). tions ci-après concernant les dispositions institution-
xix) Projet de recommandation relatif à un projet nelles : a) les trois projets de recommandations pré-
visant à réduire, au moyen d'un fonds de bonification sentés par la commission (voir Annexe G, appen-
124 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

dices II et III) ; b) un projet de recommandation Ghana, Guinée, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Liban,
présenté par le Président de la Conférence (E/CONF. Madagascar, Mali, Maroc, Nigeria, Pakistan, Phi-
46/L.22 et Corr.l). Ce dernier projet de recom- lippines, République arabe unie, République-Unie
mandation n'avait pas été examiné par la Qua- du Tanganyika et de Zanzibar et Yougoslavie.
trième commission. 46. Les 18 Etats ci-après, désignés par les Etats
42. Etant donné que le projet de recomman- énumérés à l'appendice II de la recommandation,
dation présenté par le Président était destiné à rem- ont été élus membres du Conseil : Australie, Autri-
placer le projet de recommandation A de la com- che, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Etats-
mission, il a été examiné en premier lieu. Unis d'Amérique, France, Italie, Japon, Norvège,
Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, République fédérale
43. La Conférence a pris les décisions suivantes d'Allemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
en ce qui concerne les projets de recommandations d'Irlande du Nord, Suède, Suisse, Turquie.
dont elle était saisie :
i) Projet de recommandation concernant les dis- 47. Les membres du Conseil à choisir parmi les
Etats énumérés à l'appendice III de la recomman-
positions institutionnelles, méthodes et mécanismes
dation ont été élus au scrutin secret. Les voix obte-
destinés à la mise en œuvre des mesures relatives à
nues ont été les suivantes :
l'expansion du commerce international {E/CONF.
46/L.22 et Corr.l) Argentine 110 Cuba 15
Adopté sans opposition (voir Annexe A.V.l de Uruguay 107 Colombie 4
l'Acte final). Chili 106 Haïti 4
ii) Projet de recommandation concernant le man- Mexique 106 Venezuela 4
dat des organes subsidiaires (voir Annexe G, appen- Bolivie 104 Panama 3
dice I) Equateur . . . . 103 Pérou 3
Brésil 102 Rép. Dominicaine. 2
Par suite de l'approbation de la recommandation El Salvador . . 86 Paraguay 2
relative aux dispositions institutionnelles, les mots Honduras 84 Trinité et Tobago . 2
« Conseil exécutif » qui figuraient dans ce projet de Jamaïque . . . . 56 Costa Rica 1
recommandation ont été remplacés par « Conseil
du commerce et du développement ». 48. A la suite de ce vote, les neuf Etats ci-
Le projet de recommandation, ainsi modifié, a après ont été élus membres du Conseil : Argentine,
été adopté par 77 voix contre 15, avec 9 abstentions Bolivie, Brésil, Chili, El Salvador, Equateur, Hon-
(voir Annexe A.V.3 de l'Acte final). duras, Mexique et Uruguay.
iii) Projet de recommandation relatif aux dispo- 49. Les six Etats ci-après, désignés par les
sitions transitoires (voir Annexe G, appendice I) Etats énumérés à l'appendice IV de la recomman-
Comme dans le cas du projet de recommandation dation, ont été élus membres du Conseil : Bulgarie,
précédent, les mots « Conseil exécutif » qui figu- Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie,
raient dans ce projet de recommandation ont été Union des Républiques socialistes soviétiques.
remplacés par « Conseil du commerce et du déve-
loppement ». CINQUIÈME COMMISSION

Le projet de recommandation, ainsi modifié, a 50. La Conférence a pris acte du rapport de la


été adopté par 79 voix contre 14, avec 10 absten- Cinquième commission (voir Annexe H) à sa vingt-
tions (voir Annexe A.V.2 de l'Acte final). huitième séance plénière.
Election des membres du Conseil du commerce et du 51. A ses trente-deuxième et trente-cinquième
développement séances plénières, la Conférence a examiné les pro-
jets de principes et les projets de recommandations
44. A sa trente-sixième séance plénière, la Confé- formulés dans le rapport de la commission (voir
rence a élu les membres du Conseil du commerce et E/CONF.46/L.3 et Corr. 1 et 2, projet de recom-
du développement conformément au paragraphe 5 mandation H), un texte proposé pour le huitième
de la recommandation relative aux dispositions insti- principe général par les pays suivants : Algérie,
tutionnelles, qu'elle avait adoptée à la séance précé- Bolivie, Colombie, Dahomey, Ethiopie, Inde, Indo-
dente. Conformément à cette recommandation, 22 nésie, Madagascar, Mexique, Pakistan et Yougosla-
sièges ont été réservés aux Etats énumérés à l'ap- vie (E/CONF.46/L.12 et Corr.l), des projets de
pendice I de la recommandation, 18 aux Etats nouveaux principes généraux présentés par l'Algérie,
énumérés à l'appendice II, 9 aux Etats énumérés à la Bolivie, Ceylan, le Chili, la Colombie, le Costa
l'appendice III et 6 aux Etats énumérés à l'appen- Rica, El Salvador, l'Equateur, l'Ethiopie, le Gua-
dice IV. temala, Haïti, le Honduras, l'Inde, le Mexique, le
45. Les 22 Etats ci-après, désignés par les Nicaragua, le Pakistan, le Panama, le Paraguay,
Etats énumérés à l'appendice I de la recomman- le Pérou, la République arabe unie, la République
dation, ont été élus membres du Conseil du com- Dominicaine, l'Uruguay, le Venezuela et la You-
merce et du développement : Afghanistan, Cameroun, goslavie (E/CONF.46/L.11), et par les Etats-Unis
Ceylan, Congo (Léopoldville), Dahomey, Ethiopie, d'Amérique (E/CONF.46/L.15). La Conférence
II. DÉCISIONS PRISES PAR LA CONFÉRENCE AU SUJET DES RAPPORTS DES COMMISSIONS 125

était également saisie de projets d'amendements pré- viii) Projet de recommandation relatif aux pro-
sentés par Cuba (E/CONF.46/L.6), par l'Ethiopie, blèmes qui se posent dans les relations commer-
l'Inde, le Mexique et la Yougoslavie (E/CONF. ciales entre pays à systèmes économiques et sociaux
46/L.9) et par l'Algérie, la Bolivie, la Colombie, le différents
Dahomey, l'Ethiopie, l'Inde, l'Indonésie, Madagas- Adopté sans opposition (voir Annexe A.VI.7 de
car, le Mexique, le Pakistan et la Yougoslavie l'Acte final).
(E/CONF.46/L.14). La Conférence était saisie ix) Projet de recommandation relatif aux inci-
aussi d'un projet de résolution présenté par l'Al-
dences des groupements économiques régionaux
gérie, la Birmanie, la Colombie, les Etats-Unis
d'Amérique, l'Inde, l'Italie, la Nigeria, la République Adopté sans opposition (voir Annexe A.VI. 8 de
arabe unie, la Tchécoslovaquie, l'Union des Répu- l'Acte final).
bliques socialistes soviétiques et la Yougoslavie Projets de principes
(E/CONF.46/L.7 et Add.l) et d'un projet de 53. La Conférence a procédé au vote par appel
recommandation présenté par le Président de la nominal sur tous les projets de principes généraux
Conférence (E/CONF.46/L.26). et de principes particuliers dont elle était saisie (à
52. La Conférence a pris les décisions ci-après l'exception du sixième principe particulier), ainsi
concernant les projets de recommandations et les que sur les amendements à ces principes. Les Etats-
projets de principes dont elle était saisie : Unis d'Amérique ont retiré leur proposition tendant
à ajouter deux principes généraux et Cuba a retiré
Projets de recommandations son amendement au deuxième principe général.
i) Projet de recommandation concernant une
54. Les résultats des votes ont été les suivants :
convention relative au commerce en transit des pays
sans littoral Premier principe général : adopté par 113 voix
Adopté sans opposition (voir Annexe A.VI.l de contre une, avec 2 abstentions.
l'Acte final). Deuxième principe général : adopté par 96 voix
ii) Projet de recommandation concernant les contre 3, avec 16 abstentions.
besoins du développement de l'éducation et de la Troisième principe général : adopté par 94 voix
science contre 4, avec 18 abstentions.
Adopté sans opposition (voir Annexe A.VI.9 de Quatrième principe général : adopté par 98 voix
l'Acte final). contre une, avec 17 abstentions.
iii) Projet de recommandation concernant les Cinquième principe général : adopté par 97 voix
besoins commerciaux des pays en voie de dévelop- contre zéro avec 19 abstentions.
pement dont les exportations se composent princi- Sixième principe général : adopté par 114 voix
palement de produits naturels qui ne se renouvellent contre une, avec une abstention.
pas Septième principe général, amendement présenté
Adopté au vote par appel nominal par 83 voix par l'Ethiopie, l'Inde, le Mexique et la Yougoslavie :
contre une, avec 25 abstentions (voir Annexe A.VI.2 adopté par 79 voix contre 13, avec 15 abstentions.
de l'Acte final).
Septième principe général, sous sa forme amen-
iv) Projet de recommandation concernant la pré- dée : adopté par 87 voix contre 8, avec 19 absten-
paration suivie d'études et de rapports sur le com- tions.
merce et le développement
Adopté sans opposition (voir Annexe A.VI. 6 de Huitième principe général : adopté par 78 voix
l'Acte final). contre 11, avec 23 abstentions.
v) Projet de recommandation relatif à une éva- Neuvième principe général : adopté par 106 voix
luation économique et sociale des zones critiques des contre zéro, avec 10 abstentions.
pays en voie de développement Dixième principe général : adopté par 115 voix
Adopté au vote par appel nominal par 105 voix contre zéro, avec une abstention.
contre zéro, avec 5 abstentions (voir Annexe A.VI. 5 Onzième principe général : adopté par 92 voix
de l'Acte final). contre 5, avec 19 abstentions.
vi) Projet de recommandation concernant les Douzième principe général : adopté par 83 voix
accords commerciaux à long terme contre une, avec 30 abstentions.
Adopté au vote par appel nominal par 88 voix Treizième principe général : adopté par 108 voix
contre une, avec 22 abstentions (voir Annexe A.VI. 3 contre zéro, sans abstention.
de l'Acte final). Quatorzième principe général : adopté par 90 voix
vii) Projet de recommandation concernant la par- contre 2, avec 22 abstentions.
ticipation directe d'organismes commerciaux d'Etat Quinzième principe général, proposé par vingt-
au commerce extérieur quatre puissances : adopté par 101 voix contre zéro,
Adopté au vote par appel nominal par 89 voix avec 12 abstentions.
contre une, avec 21 abstentions (voir Annexe A.VI.4
de l'Acte final). i
l* *
* ••
126 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

Premier principe particulier : adopté par 99 voix pie (E/CONF.46/L.23) et par le Président de la
contre 2, avec 15 abstentions. Conférence (E/CONF.46/L.27).
Deuxième principe particulier : adopté par 116 59. Le représentant de l'Ethiopie a retiré ses
voix contre zéro, sans abstention. amendements, étant entendu qu'ils seraient repro-
Troisième principe particulier : aucun projet de duits intégralement dans le compte rendu analytique
recommandation concernant les préférences n'a été de la séance.
soumis à la Conférence. 60. Les propositions du Président de la Confé-
Quatrième principe particulier : adopté par 115 rence concernant le paragraphe introductif et le
voix contre zéro, avec une abstention. paragraphe 9 de l'Acte final ont été adoptées par
Cinquième principe particulier : adopté par 91 la Conférence sans opposition.
voix contre zéro, avec 25 abstentions. 61. Un amendement présenté par le Rapporteur
Sixième principe particulier, et amendement des de la Conférence et tendant à remplacer le para-
onze puissances (E/CONF.46/L.14) : le principe graphe 22 du préambule par un nouveau texte
sous sa forme amendée a été adopté sans vote. Un, (E/CONF.46/L.10/Add.8) qui tenait compte des
certain nombre de délégations ont déclaré que si un modifications apportées aux dispositions institution-
vote avait eu lieu, elles se seraient abstenues ou nelles (voir Annexe A.V.l de l'Acte final) a été
auraient voté contre ce principe. adopté sans opposition.
Septième principe particulier : adopté par 85 voix 62. Par 35 voix contre 19, avec 22 abstentions,
contre 13, avec 18 abstentions. la Conférence a rejeté le texte proposé par l'Union
Huitième principe particulier : adopté par 106 des Républiques socialistes soviétiques comme addi-
voix contre une, avec 9 abstentions. tion à la section II du préambule.
Neuvième principe particulier : adopté par 107 63. Le préambule de l'Acte final, tel qu'il a été
voix contre zéro, avec 9 abstentions. modifié, a été adopté sans opposition.
Dixième principe particulier : adopté par 116 64. En examinant la deuxième partie de l'Acte
voix contre zéro, sans abstention. final, groupant toutes les recommandations de la
Onzième principe particulier : adopté par 93 voix Conférence, la Conférence a décidé que les résultats
contre zéro, avec 23 abstentions. des votes seraient indiqués à la suite de chaque prin-
cipe et recommandation, à l'Annexe A de l'Acte
Douzième principe particulier : adopté par 92 final.
voix contre 7, avec 17 abstentions.
Treizième principe particulier : adopté par 111 65. La Conférence a décidé de faire figurer le
voix contre zéro, avec 5 abstentions. texte intégral des principes généraux dans la
deuxième partie de l'Acte final.
55. Le texte des principes généraux et des prin- 66. Par 36 voix contre 25, avec 13 abstentions,
cipes particuliers est reproduit à l'Annexe A de la Conférence a rejeté une proposition du repré-
l'Acte final. sentant de l'Afghanistan tendant à remplacer le
56. La Conférence a ensuite adopté sans oppo- paragraphe 2 du document E/CONF.46/L.10/Add.
sition le projet de recommandation présenté par le 2/Rev.l par le texte de tous les principes parti-
Président de la Conférence au sujet des principes culiers. Par 32 voix contre 29, avec 22 abstentions,
régissant les relations commerciales internationales la Conférence a adopté une proposition du repré-
et les politiques commerciales propres à favoriser le sentant de l'Afghanistan tendant à remplacer le
développement (voir Annexe A.I.3 de l'Acte final). paragraphe 3 du document E/CONF.46/L.10/Add.
57. La Conférence a également adopté sans 2/Rev.l par le texte des principes relatifs au com-
opposition le projet de résolution des onze Puissances merce en transit des pays sans littoral, tel qu'il a
concernant la mise au point des aspects du pro- été adopté par la Conférence.
gramme économique de désarmement qui concer- 67. Il a été en outre décidé de faire figurer à
nent le commerce (voir Annexe A.VI.10 de l'Acte l'Annexe A le texte intégral de tous les principes,
final). ainsi que les résultats des votes.
Comité de rédaction de l'Acte final 68. La Conférence a adopté sans opposition les
additions suivantes proposées par le Rapporteur de
58. A sa trente-cinquième séance plénière, la la Conférence : un nouveau paragraphe après le
Conférence a examiné le projet d'Acte final présenté paragraphe 3 (E/CONF.46/L.10/Add.9) ; un nou-
par le Comité de rédaction et le Rapporteur de la veau paragraphe après le paragraphe 6 (E/CONF.
Conférence (E/CONF.46/L.10 et L.10/Add.2/Rev. 46/L.10/Add.l0) ; et un nouvel alinéa 11 au para-
1, L. 10/Add. 5 à 11), les projets d'additions à graphe 29 (E/CONF.46/L.10/Add.ll).
l'Acte final présentés par l'Union des Républiques
socialistes soviétiques (E/CONF.46/L.16) et par la 69. La deuxième partie de l'Acte final, ainsi
Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie et l'Union modifiée, a été adoptée sans opposition.
des Républiques socialistes soviétiques (E/CONF. 70. L'Annexe A de la troisième partie de l'Acte
46/L.17), et les amendements proposés par l'Ethio- final a été adoptée sans opposition.
III. ADOPTION DU RAPPORT DE LA CONFÉRENCE 127

71. En examinant l'Annexe C de la troisième vaquie et l'Union des Républiques socialistes sovié-
partie de l'Acte final, la Conférence a noté qu'un tiques.
message du Premier Ministre du Japon serait ajouté
aux messages reçus des Chefs d'Etat. La Confé- 72. Les clauses finales de l'Acte final ont été
rence a également approuvé, sans opposition, l'in- adoptées sans opposition.
clusion dans cette annexe de communications 73. L'ensemble du projet d'Acte final, ainsi
envoyées par la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslo- modifié, a été adopté sans opposition.

III. ADOPTION DU RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

74. La Conférence était saisie d'un bref exposé pris acte, par un rapport sur les décisions prises
sur l'historique et la constitution de la Conférence, en séance plénière sur les recommandations des com-
établi par le Rapporteur. A la trente-cinquième missions, et par tous autres textes pertinents.
séance plénière, il a été décidé que le Rapporteur 75. Le Rapport de la Conférence, qui devait être
compléterait ce document par les rapports des cinq complété par le Rapporteur dans le sens indiqué
grandes commissions, dans le texte adopté par ces ci-dessus, a été adopté par la Conférence sans
commissions elles-mêmes et dont la Conférence avait opposition.
Annexe A

RAPPORT DE LA COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS


Président : M. Christian D. MAXWELL (Libéria)

POUVOIRS DES REPRÉSENTANTS A LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES


SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT

1. A sa deuxième séance plénière, le 23 mars présentées le plus tôt possible, le président a pro-
1964, la Conférence des Nations Unies sur le com- posé que la Commission, à titre exceptionnel, déclare
merce et le développement, en application de l'ar- recevables les pouvoirs de ces représentants.
ticle 4 de son règlement intérieur (E/CONF.46/90), 4. Le représentant de la RSS d'Ukraine a sou-
a nommé une Commission de vérification des pou- levé la question de la représentation de la Chine.
voirs composée de représentants des Etats suivants : Il a affirmé que la Chine pouvait être représentée
Algérie, Belgique, Equateur, Etats-Unis dAmérique, uniquement par les représentants du Gouvernement
Irlande, Libéria, Népal, Panama et République central du peuple de la République populaire de
socialiste soviétique d'Ukraine. Chine et non par des personnes qui se qualifiaient
2. La Commission de vérification des pouvoirs de représentants du Gouvernement de la Répu-
s'est réunie les 14 et 30 mai 1964 (E/CONF.46/ blique de Chine, alors qu'en fait elles ne représen-
CRED/SR.l et 2). Les représentants de l'Algérie, taient pas le peuple chinois. Il a déclaré que
de la Belgique, des Etats-Unis d'Amérique, de l'Ir- l'exclusion arbitraire des représentants légitimes de
lande, du Libéria et de la République socialiste la Chine ne saurait être tolérée dans l'Organisation
soviétique d'Ukraine ont assisté aux deux séances. des Nations Unies. Il a demandé que les très
Les représentants du Népal et du Panama étaient sérieuses réserves émises par son gouvernement
présents à la première séance, celui de l'Equateur a soient consignées dans le rapport de la Commission
assisté à la deuxième. M. Christian D. Maxwell de vérification des pouvoirs. Le représentant de
(Libéria) a été élu président à l'unanimité. l'Algérie a déclaré qu'il partageait l'opinion du
3. Se fondant sur les renseignements fournis par représentant de la RSS d'Ukraine sur cette question.
le Secrétariat, le président a rendu compte à la 5. Les représentants de l'Algérie et du Libéria,
commission de ce qui suit : appuyés par le représentant de la RSS d'Ukraine,
a) Au 30 mai 1964, des pouvoirs conformes aux ont fait des réserves catégoriques quant aux pouvoirs
dispositions de l'article 3 du règlement intérieur du représentant du Gouvernement sud-africain qui,
avaient été reçus pour les représentants de 115 des de l'avis de leur délégation, ne représentait pas le
119 gouvernements participant à la Conférence. Le peuple de l'Afrique du Sud, violait de façon cons-
chiffre de 119 participants tient compte de la décla- tante les principes de la Charte des Nations Unies
ration communiquée au Secrétaire général de l'Or- et continuait de défier les nombreuses résolutions
ganisation des Nations Unies, le 6 mai 1964, selon adoptées par des organes des Nations Unies et
laquelle la République-Unie du Tanganyika et de demandant qu'il soit mis fin à la politique d'apart-
Zanzibar constituait désormais un seul Etat Membre heid. Ils ont aussi fait des réserves catégoriques
de l'Organisation des Nations Unies (E/CONF.46/ concernant les pouvoirs du représentant du Gouver-
124). nement du Portugal. Ils ont été d'avis que les
b) Dans le cas du Pakistan, des pouvoirs avaient Nations Unies devraient procéder à un examen cri-
été reçus sous la forme d'un télégramme expédié tique de la validité des pouvoirs présentés par ces
par le Chef d'Etat, dans le cas de la Jordanie, de la deux gouvernements. Ils ont demandé que leur
République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar, et opinion soit consignée dans le rapport de la com-
du Yémen, des pouvoirs avaient été reçus sous la mission.
forme d'un télégramme émanant du Ministre des 6. Le Président a déclaré que l'opinion exprimée
affaires étrangères. En raison des assurances données par le représentant de la RSS d'Ukraine concernant
par les délégations intéressées, qui ont affirmé que la représentation de la Chine, ainsi que par les
des lettres de créance en bonne et due forme seraient représentants de l'Algérie et du Libéria, appuyés

128
ANNEXE A — RAPPORT DE LA COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS 129

par le représentant de la RSS d'Ukraine, concer- RECOMMANDATION


nant la représentation de l'Afrique du Sud et du DE LA COMMISSION DE VÉRIFICATION DES POUVOIRS
Portugal, serait consignée dans le rapport de la
Commission de vérification des pouvoirs. 10. En conséquence, la Commission de vérifi-
7. Le Président a proposé que la Commission cation des pouvoirs a recommandé à la Conférence
de vérification trouve les pouvoirs de tous les repré- des Nations Unies sur le commerce, et le dévelop-
sentants en bonne et due forme et recommande que pement d'adopter le projet de résolution suivant :
la Conférence approuve le rapport de la Commission.
Pouvoirs des représentants
8. Les représentants de la RSS d'Ukraine, de à la Conférence des Nations Unies
l'Algérie et du Libéria ont déclaré être disposés à se sur le commerce et le développement
rallier à la proposition du président, à condition que
les réserves qu'ils avaient formulées soient consignées La Conférence des Nations Unies sur le commerce
dans leur intégralité. et le développement
9. La proposition du président a été adoptée par Approuve le rapport de la Commission de véri-
la commission. fication des pouvoirs.

7-9
Annexe B

RAPPORT DU BUREAU

PROJETS DE PROPOSITIONS CONCERNANT L'ACTE FINAL, LE RAPPORT ET LES ACTES


DE LA CONFÉRENCE, LES RAPPORTS DES GRANDES COMMISSIONS ET LE MANDAT
DU COMITÉ DE RÉDACTION DE L'ACTE FINAL

1. Le Bureau a tenu un certain nombre de spécialisées, ainsi que des déclarations et décisions
séances du 7 au 27 avril 1964. Il a examiné la adoptées par la Conférence sur les questions rele-
question de la forme et de la teneur des rapports des vant de sa compétence et concernant notamment :
grandes commissions, du Rapport et des Actes de la i) Les principes et les politiques ;
Conférence, et de l'Acte final, et il a étudié le mandat ii) Les mesures d'application de ces principes
du Comité de rédaction de l'Acte final. Il a examiné et politiques ;
aussi la procédure à suivre pour la préparation et iii) Le cas échéant, le mécanisme nécessaire
l'examen de ces documents. pour l'exécution ou le contrôle de l'exécution des
2. Le Bureau a soumis à l'approbation de la mesures arrêtées ;
Conférence les projets de propositions ci-après : iv) Un programme de travail ;
c) En annexe, les observations des délégations et
A. Acte final, Rapport et Actes de la Confé- autres textes appropriés.
rence ;
3. Le Rapport de la Conférence comprendra :
B. Rapports des grandes commissions ; à) Un exposé complet portant sur l'historique et
C. Mandat du Comité de rédaction de l'Acte la constitution de la Conférence ;
final. b) Les rapports des grandes commissions et l'in-
Une note explicative est jointe en annexe. dication des mesures prises à leur sujet par la
A. Acte final, Rapport et Actes de la Conférence Conférence.
Le Bureau recommande à la Conférence d'adop- 4. Les Actes de la Conférence seront publiés
ter les décisions suivantes concernant l'Acte final, le sous forme imprimée à l'issue de la Conférence,
comme prévu par l'Assemblée générale1.
Rapport et les Actes de la Conférence :
1. A l'issue de la Conférence, un document B. Rapports des grandes commissions
unique sera publié, contenant l'Acte final et le Le Bureau recommande à la Conférence de
Rapport de la Conférence. donner aux grandes commissions les instructions
2. L'Acte final sera un document concis, com- suivantes pour la rédaction de leurs rapports :
plet et cohérent qui sera adopté par la Conférence 1. Afin de faciliter la tâche de la Conférence
aux fins de signature par les représentants des gou-
vernements participants. Il comprendra :
d) Un préambule contenant : I L'Assemblée générale a prévu que les Actes de la Confé-
rence seront publiés dans les quatre langues officielles de la
i) Un bref exposé retraçant l'historique, la cons- Conférence et contiendront :
titution et les débats de la Conférence ; à) La documentation de base présentée par les Etats, les
ii) Sur la base des rapports des grandes com- institutions spécialisées et le Secrétariat ;
b) Les déclarations de politique générale faites par les
missions, un compte rendu succinct des motifs, ministres pendant la Conférence ;
conclusions et considérations essentiels sur les- c) Un rapport complet de chacune des grandes commissions
à la Conférence plénière ;
quels reposent les recommandations, déclarations d) Le programme de la Conférence, la liste des participants,
et décisions de la Conférence ; une table des matières complète et l'Acte final de la Confé-
rence.
b) Une récapitulation des recommandations adres- II y a lieu, de penser que la documentation de base men-
sées à l'Organisation des Nations Unies et aux tionnée à l'alinéa à) comprend le texte intégral des messages
institutions apparentées, et le cas échéant à d'autres adressés à la Conférence par les Chefs d'Etat et que les décla-
rations de politique générale mentionnées à l'alinéa b) compren-
organismes internationaux s'occupant de questions nent aussi bien les déclarations d' « ouverture » que de
économiques, ainsi qu'aux Etats Membres de l'Or- « clôture » faites par les ministres. (Voir Documents officiels
de l'Assemblée générale, dix-huitième session, Annexes, point 58
ganisation des Nations Unies ou des institutions de l'ordre du jour, document A/C.5/978.)

130
ANNEXE B — RAPPORT DU BUREAU 131

et de son Comité de rédaction, il est essentiel que sera chargé de rédiger le projet d'Acte final confor-
les grandes commissions rédigent leurs rapports à mément aux dispositions des sections a) et b) ci-
la Conférence de manière concise et uniforme, en dessus.
suivant s'il y a lieu la division en points et alinéas Note explicative
adoptée dans l'ordre du jour.
Préambule 1. Les grandes commissions publieront leur
rapport sous forme de document et le soumettront
a) Exposé des problèmes fondamentaux ; au Comité de rédaction, de préférence section par
b) Exposé général des zones d'accord et des divers section, après approbation en première lecture. Les
points de vue qui se sont fait jour lors de la rapports devraient commencer à parvenir au Comité
discussion de ces problèmes ; de rédaction à partir de la fin de la sixième semaine.
c) Exposé des motifs, conclusions et considé- 2. Le Comité de rédaction examinera ces rap-
rations sur lesquels reposent les recommandations, ports ou sections de rapport dès qu'il en sera saisi.
déclarations et décisions soumises à l'approbation
de la Conférence. 3. En cas de chevauchements, répétitions ou
divergences des textes soumis au Comité de rédac-
Corps du texte tion, le président ou le rapporteur du Comité prendra
d) Projets de recommandations, de déclarations des dispositions pour que des consultations aient
et de décisions sur des questions relevant de la lieu avec les bureaux des autres commissions inté-
compétence de la commission, et concernant notam- ressées. Le Comité de rédaction fera rapport au
ment : Bureau de la Conférence sur toutes les divergences
i) Les principes et les politiques ; qui n'auront pas été aplanies et qui pourraient exiger
ii) Les mesures d'application de ces principes des mesures en vertu de l'article 47 du règlement
et politiques ; intérieur. Les commissions intéressées mettront au
iii) Le cas échéant, le mécanisme nécessaire point le texte de leur rapport en tenant compte des
pour l'exécution ou le contrôle de l'exécution des recommandations du Bureau.
mesures arrêtées ; 4. Le Comité de rédaction s'efforcera de signa-
iv) Un programme de travail. ler avant le 19 mai toutes les questions de ce genre
é) Projets de textes à insérer, le cas échéant, en aux grandes commissions, afin que celles-ci puissent
annexe à l'Acte final de la Conférence. en tenir compte lors de l'approbation de leur rapport
Observations particulières définitif en deuxième lecture, avant son envoi à la
f) Toutes observations présentées par des délé- Conférence plénière.
gations au sujet des projets de recommandations, de 5. Dans l'intervalle, le Comité de rédaction sera
déclarations et de décisions visés à l'alinéa d) ci- autorisé à établir un projet provisoire d'Acte final,
dessus. en se basant sur les recommandations des rapports
2. Les grandes commissions transmettront au que les grandes commissions auront approuvées en
Comité de rédaction les textes, adoptés par elles, première lecture.
dont elles recommandent l'insertion dans l'Acte final. 6. Durant la dixième semaine, la Conférence
Le Comité de rédaction pourra appeler l'attention plénière examinera les rapports des grandes com-
des commissions intéressées sur les chevauchements, missions et le projet d'Acte final dans l'ordre suivant :
répétitions ou divergences relevés dans ces textes et a) Les rapports adoptés par les cinq grandes
fera rapport au Bureau sur les divergences non commissions ; la Conférence en prendra acte et
aplanies qui pourraient exiger une action aux termes donnera suite aux recommandations des commis-
de l'article 47 du règlement intérieur. sions ;
C. Mandat du Comité de rédaction de l'Acte final b) Le projet d'Acte final, dans l'ordre suivant :
1. Le préambule ;
Le Bureau recommande de donner au Comité de 2. Les recommandations, déclarations et déci-
rédaction de l'Acte final le mandat ci-après : sions adoptées par la Conférence au titre du point
Le Comité de rédaction de l'Acte final, établi a) ci-dessus, telles qu'elles auront été récapitulées
conformément à l'article 45 du règlement intérieur, par le Comité de rédaction dans l'Acte final.
Annexe C

NOTE DU PRÉSIDENT

NOMBRE DE MEMBRES ET COMPOSITION DU COMITÉ DE RÉDACTION DE L'ACTE FINAL

1. A sa vingt-quatrième séance plénière, la nie ; 4. Union des Républiques socialistes soviéti-


Conférence a décidé que le Comité de rédaction de ques.
l'Acte final, créé conformément à l'article 45 du Pays d'Europe occidentale, Etats-Unis, membres
règlement intérieur, serait composé de la même du Commonwealth ne faisant pas partie des autres
manière que le Bureau, et comprendrait, par consé- groupes de pays (B) : 1. Australie ; 2. Belgique ;
quent, 4 membres du groupe de pays A, 9 membres 3. Danemark ; 4. Espagne ; 5. Etats-Unis d'Amé-
du groupe B, 15 membres du groupe C et 6 membres rique ; 6. France ; 7. Nouvelle-Zélande ; 8. Répu-
du groupe D. La Conférence a décidé d'autre part blique fédérale d'Allemagne ; 9. Royaume-Uni de
que les quatre groupes se réuniraient pour élire Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
leurs représentants et soumettraient ensuite au Pré- Pays d'Afrique et d'Asie et Yougoslavie (C) :
sident les noms des pays qui feraient partie du 1. Birmanie ; 2. Dahomey ; 3. Ghana ; 4. Inde ; 5.
Comité de rédaction. Iran ; 6. Japon ; 7. Liban ; 8. Libéria ; 9. Mada-
gascar ; 10. Mali; 11. Pakistan; 12. République
2. Les différents groupes ont élu les pays ci- arabe unie ; 13. République-Unie du Tanganyika
après pour faire partie du Comité de rédaction : et de Zanzibar ; 14. Thaïlande ; 15. Tunisie.
Pays d'Europe orientale à l'exclusion de la You- Pays d'Amérique latine (D) : 1. Argentine ; 2.
goslavie (A) : 1. Bulgarie ; 2. Pologne ; 3. Rouma- Brésil ; 3. Colombie ; 4. Costa Rica ; 5. Mexique ;
6. Pérou.

132
Annexe D

RAPPORT DE LA PREMIÈRE COMMISSION


Rapporteur : M. G. S. MAGOMBE
(République-Unie du Tanganyika et de Zanzibar)

PROBLÈMES INTERNATIONAUX RELATIFS AUX PRODUITS DE BASE

INTRODUCTION raux de cette question, en laissant à la Troisième


commission le soin d'en examiner les aspects tech-
1. La Première commission a été constituée par niques.
la Conférence, à sa première séance, le 23 mars
1964, conformément à l'article 45 de son règlement 5. La commission était saisie de la documen-
intérieur. tation de base ci-après, qui traitait directement ou
2. La commission a élu M. B. Grinspun (Argen- indirectement des questions qu'elle avait à étudier :
tine) président, M. C. H. J. Amaratunga (Ceylan) E/CONF.46/3 Rapport du Secrétaire général de
vice-président et M. G. S. Magombe (République- la Conférence
Unie du Tanganyika et de Zanzibar) rapporteur. E/3799 Rapport du Comité préparatoire de la
3. La Première commission était chargée d'exa- Conférence (deuxième session)
miner les points suivants de l'ordre du jour de la E/CONF.46/7 Accès aux marchés de produits
Conférence : primaires dans les pays industriels : obstacles ac-
« Problèmes internationaux relatifs aux produits tuels et mesures pour l'expansion des échanges
de base E/CONF.46/8 Stabilisation des marchés interna-
tionaux de produits de base
à) Etude des tendances et perspectives à longue E/CONF.46/10 Mesures financières internationales
échéance — y compris les termes de l'échange —
pour les pays de production primaire ; destinées à compenser les effets de la variation des
termes de l'échange
b) Programme de mesures et actions en vue E/CONF.46/25 La normalisation des produits de
d'éliminer les entraves (tarifs douaniers et autres base comme moyen de favoriser l'expansion des
obstacles) et les pratiques discriminatoires, d'élargir exportations des pays en voie de développement
les débouchés pour les exportations de produits pri-
maires et d'accroître la consommation et l'importa- [document établi par la Commission économique
tion de ces produits dans les pays développés ; pour l'Europe (CEE) en collaboration avec l'Or-
ganisation des Nations Unies pour l'alimentation
c) Mesures et actions en vue de favoriser le com- et l'agriculture (FAO)]
merce des produits de base entre pays en voie de E/CONF.46/30 Accords intergouvernementaux rela-
développement ; tifs aux produits de base [document établi par
d) Mesures de stabilisation des marchés de pro- la Commission provisoire de coordination des
duits primaires à des prix équitables et rémuné- ententes relatives aux produits de base (ICCICA)]
rateurs, y compris les accords relatifs aux produits
de base ; E/CONF.46/44 Note relative à la documentation
é) Mesures financières internationales de com- déjà publiée sur les mesures financières inter-
pensation et mesures de stabilisation des recettes nationales de compensation
provenant de l'exportation des produits primaires à E/CONF.46/47 L'aide alimentaire et les autres
des niveaux satisfaisants. » formes d'utilisation des excédents de produits
4. En transmettant au président de la commis- agricoles : analyse des programmes, des principes
sion les points de l'ordre du jour à étudier, le Pré- et des consultations (document établi par la FAO,
sident de la Conférence a fait savoir que la Pre- en consultation avec le secrétariat du Programme
mière commission et la Troisième commission se alimentaire mondial ONU/FAO)
partageraient l'examen de l'alinéa è) du point 11. La E/CONF.46/52 Statistiques du commerce des pro-
Première commission étudierait les besoins en matière duits agricoles (document établi par la FAO)
de financement compensatoire et les aspects géné- E/CONF.46/57 Commerce des produits agricoles

133
134 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

pendant la Décennie des Nations Unies pour le placement et examiné diverses propositions relatives
développement : examen général (document éta- à la solution de ces problèmes. Le rapport du groupe
bli par la FAO) de travail des produits synthétiques (E/CONF.
E/CONF.46/59 Les produits synthétiques et leurs 46/C.1/L.31) est résumé ci-après dans les para-
effets sur le commerce de produits agricoles (docu- graphes 38 à 41. Le texte intégral figure à l'appen-
ment établi par la FAO) dice I.
E/CONF.46/61 Politiques et arrangements inter- Groupe de rédaction {groupe de travail n°2)
nationaux concernant les produits (document éta-
bli par la FAO) 10. Pour faciliter l'élaboration de son rapport
et de ses recommandations, la commission a créé, le
E/CONF.46/62 Commerce mondial des produits 6 mai 1964, à sa quarante-deuxième séance, un
agricoles : perspectives, problèmes et politiques groupe de rédaction dont le mandat était ainsi
(document de référence de la FAO sur les poli- conçu :
tiques commerciales)
« Procéder à un examen préliminaire des projets
E/CONF.46/72 Commerce des produits agricoles de rapports établis par le rapporteur en ce qui
primaires (document établi par la FAO) concerne les alinéas b), c) et d) ainsi que les aspects
E/CONF.46/73 Commerce des produits agricoles généraux de l'alinéa é) du point 11 de l'ordre du
transformés (document établi par la FAO) jour, y compris les propositions et recommandations
E/CONF.46/P/1 Accords internationaux relatifs que la commission doit examiner. »
aux produits de base (communication du profes- 11. Les pays ci-après ont participé aux travaux
seur J. E. Meade) du groupe de rédaction : Australie, Brésil, Came-
E/CONF.46/P/5 L'organisation de marchés inter- roun, Canada, Chili, Côte-d'Ivoire, El Salvador,
nationaux pour les produits primaires (communi- Espagne, Etats-Unis d'Amérique, Ethiopie, France,
cation de Mme Margaret J. 't Hooft-Welvaars) Inde, Indonésie, Iran, Italie, Japon, Libye, Mexique,
E/CONF.46/P/7 Plaidoyer pour une monnaie Niger, Nigeria, Ouganda, Pakistan, Pays-Bas, Polo-
internationale gagée sur les produits de base (com- gne, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne
munication des professeurs A. G. Hart, N. Kaldor et d'Irlande du Nord, Suède, Syrie, Tchécoslovaquie,
et J. Tinbergen) Thaïlande, Tunisie, Union des Républiques socia-
listes soviétiques, Uruguay et Venezuela. Les repré-
6. La commission a tenu, du 23 mars au 4 juin sentants d'autres pays ont été admis aux séances en
1964, 70 séances dont les comptes rendus analy- tant qu'observateurs.
tiques figurent dans les documents E/CONF.46/C.
1/SR 1 à 70. 12. M. F. M. C. Obi (Nigeria) a été élu prési-
dent, M. J. Najman (Tchécoslovaquie), vice-président
Création de groupes de travail et M. E. S. Hoffman (Australie), rapporteur du
groupe de rédaction.
Groupe de travail n° 1 des produits synthétiques
et des produits de remplacement 13. La documentation dont disposait le groupe
se composait des documents E/CONF.46/C.1/L.58
7. A sa vingt-huitième séance, le 23 avril 1964, •— voir appendice III — et UNCTAD/Document de
la commission a créé le groupe de travail n° 1 des travail/Cl/WP.2/2 à 8. Le groupe a tenu 18
produits synthétiques et des produits de remplace- séances du 12 au 29 mai et présenté ses recomman-
ment (point lib) de l'ordre du jour) et l'a chargé : dations à la Première commission.
« D'étudier l'effet des produits synthétiques et des
produits de remplacement sur le commerce, en tenant Point 11 a) de l'ordre du jour
particulièrement compte des produits primaires expor-
tés essentiellement ou entièrement par les pays en voie ÉTUDE DES TENDANCES ET PERSPECTIVES A LONGUE
de développement, et de présenter des recomman- ÉCHÉANCE Y COMPRIS LES TERMES DE L'É-
dations à la Commission ». CHANGE POUR LES PAYS DE PRODUCTION PRI-
MAIRE
8. Le groupe de travail se composait des pays 14. Les difficultés auxquelles se heurte le com-
suivants : Ceylan, Chili, Etats-Unis d'Amérique, merce extérieur des pays en voie de développement
Indonésie, Libéria, Malaisie, Mexique, Ouganda, et d'autres pays qui doivent faire fond essentiellement
Pays-Bas, Philippines, Pologne, Suède et Union des sur l'exportation d'une gamme étroite de produits
Républiques socialistes soviétiques. Des représentants primaires ont pour cause profonde la lenteur avec
de la FAO ont participé à ses travaux à titre laquelle progressent leurs ventes de produits pri-
consultatif. maires, qui constituent 90 p. 100 de leurs expor-
9. Le groupe de travail, qui a élu M. B. P. Yeo tations totales. C'est ainsi que, de 1928 à 1960,
(Malaisie) président et M. H. Bashkin (Etats-Unis alors que le taux d'accroissement de la production
d'Amérique) rapporteur, a tenu six séances (24 avril- d'articles manufacturés a été en moyenne de 3.4 p.
7 mai) au cours desquelles il a passé brièvement en 100 par an pour l'ensemble du monde, le taux cor-
revue les problèmes qui se posent dans le domaine respondant d'accroissement de la production de
des produits synthétiques et des produits de rem- produits primaires n'a été que de 1.7 p. 100 ; de
ANNEXE D — RAPPORT DE LA PREMIÈRE COMMISSION 135

leur côté, les exportations mondiales d'articles manu- à 3 milliards 900 millions de dollars, et celles qui
facturés ont progressé au taux moyen annuel de étaient destinées à des pays à économie planifiée se
3.1 p. 100 tandis que le taux d'accroissement des sont accrues de 500 millions de dollars (10.9 p. 100
exportations de produits primaires n'a été que de par an), passant de 600 millions à 1 milliard 100 mil-
1.4 p. 100. lions de dollars 2.
15. Entre 1950 et 1961, la valeur des produits 17. En raison de ces tendances divergentes des
primaires exportés par les pays en voie de dévelop- exportations, la part des pays développés à économie
pement et les pays développés à économie de marché de marché, dans la valeur des exportations mondia-
a augmenté de 4.3 p. 100 par an en moyenne, les de produits primaires, est passée de 45.1 p. 100
pour une augmentation de 4.7 p. 100 par an des en 1955 à 47.6 p. 100 en 1961 et celle des pays à
quantités exportées ; entre 1955 et 1961, la valeur économie planifiée de 10.4 p. 100 à 11.9 p. 100,
des produits primaires exportés par ces pays s'est cependant que la part des pays en voie de développe-
accrue à un taux moyen de 3.2 p. 100 par an. ment tombait de 44.5 p. 100 à 40.5 p. 100.
Toutefois, ce progrès s'explique en grande partie 18. De 1950 à 1962, les prix à l'exportation des
par l'accroissement des livraisons de produits pri- produits primaires ont baissé de 7 p. 100 3 , alors
maires de pays développés à d'autres pays déve- que les prix à l'exportation des articles manufacturés
loppés — livraisons dont la valeur a augmenté de augmentaient de 27 p. 100. Les incidences défavora-
5.8 p. 100 par an entre 1950 et 1961 et de 4.6 p. bles de cette baisse des prix des produits primaires
100 par an entre 1955 et 1961 — ainsi que par ont donc été notablement aggravées par l'augmenta-
une augmentation de 6 p. 100 par an entre 1950 tion des prix des articles manufacturés, ce qui a pro-
et 1961, et de 6 p. 100 par an entre 1955 et 1961, voqué un fléchissement de 27 p. 100 des termes de
des exportations des pays développés vers les pays l'échange. Ce fléchissement a contrebalancé en
en voie de développement1. Dans certains cas, grande partie et, parfois, totalement annulé les effets
des pays en voie de développement sont passés, pour de l'accroissement du volume des exportations des
certains produits, d'une position exportatrice nette pays en voie de développement. Depuis la fin de
à une position importatrice nette, du fait de l'aug- 1962, les prix de plusieurs produits de base ont
mentation de besoins en denrées alimentaires et en augmenté, mais il n'est pas possible de dire s'il s'agit
matières premières industrielles. d'une tendance ferme.
16. La valeur des exportations de produits pri- 19. Les tendances à longue échéance ont été
maires en provenance des pays en voie de dévelop- aggravées par des fluctuations à court terme des recet-
pement, non compris les combustibles minéraux, a tes d'exportation, fluctuations dues à des réces-
augmenté de 0.9 p. 100 par an entre 1950 et sions économiques et à d'autres facteurs. Outre les
1961 et de 800 millions de dollars (1 p. 100 par an) autres inconvénients qui en ont résulté, ces faits
entre 1955 et 1961. Il n'y a eu aucun changement expliquent en grande partie pourquoi les pays en
dans la valeur des exportations de cette catégorie (11 voie de développement n'ont pas été en mesure de
milliards 500 millions de dollars) effectuées pendant financer, à l'aide de leurs recettes d'exportation de
la même période vers les pays développés à écono- produits primaires, les importations d'articles manu-
mie de marché ; les exportations à destination des facturés dont ils avaient besoin. L'instabilité et l'in-
pays à économie planifiée ont augmenté de 900 mil- suffisance des recettes d'exportation qu'ils ont tirées
lions de dollars (17.3 p. 100 par an) entre 1955 et de la vente de leurs produits primaires ont eu de
1961, passant de 500 millions à 1 milliard 400 mil- graves incidences sur leur développement écono-
lions de dollars, et les exportations à destination de mique.
pays en voie de développement ont diminué de 200
millions de dollars, tombant de 2 milliards 600 mil- Causes des tendances défavorables du commerce des
lions à 2 milliards 400 millions de dollars. Dans le pays en voie de développement
même temps, les exportations de produits primaires, 20. Les tendances défavorables du commerce
non compris les combustibles minéraux, en prove- des pays en voie de développement et d'autres pays
nance des pays développés à économie de marché se fortement tributaires de l'exportation d'une gamme
sont accrues de 6 milliards 900 millions de dollars étroite de produits primaires tiennent à des causes
(5,7 p. 100 par an). Celles qui étaient destinées aux nombreuses, dont l'incidence varie beaucoup selon
pays développés à économie de marché ont progressé le produit et le pays. En premier lieu, certains fac-
de 5 milliards 100 millions (5.1 p. 100 par an), teurs font que la demande de produits primaires
passant de 14 milliards 200 millions à 19 milliards prend un retard sensible sur la croissance générale de
300 millions de dollars ; celles qui étaient destinées à la production et du revenu dans le monde. Parmi ces
des pays en voie de développement ont augmenté de
1 milliard 300 millions de dollars (6.9 p. 100 par 2 Source : Bulletin mensuel de statisjiques des Nations Unies,
an), passant de 2 milliards 600 millions de dollars mars 1961 et mars 1964.
3 Les pourcentages indiqués dans le texte représentent les
variations moyennes des prix pour tous les produits primaires
1 Les exportations à destination des pays en voie de déve- exportés, aussi bien par les pays développés que par les
loppement ont consisté, pour une bonne part, en livraisons faites pays en voie de développement ; il n'est nullement exclu
dans le cadre de programmes d'aide alimentaire ou d'autres que la situation des pays en voie de développement, envisagés
programmes spéciaux. séparément, soit encore plus- défavorable.
136 RAPPORT DE LA CONFÉRENCE

facteurs, il faut citer : i) le fait que la demande de de ces pays, et que la réalisation des objectifs de la
denrées alimentaires n'est que faiblement stimulée par Décennie des Nations Unies pour le développement
l'augmentation des revenus des consommateurs dans paraît compromise par la lenteur de l'expansion des
les pays évolués où les revenus et la consommation de recettes tirées de l'exportation de produits agricoles.
produits alimentaires sont déjà élevés, et ii) le fait que On peut donc énoncer le problème en quelques
le progrès technique permet de réaliser des économies mots : à moins que de nouvelles mesures de poli-
dans l'utilisation des matières premières. Il est peu tique générale dans le domaine du commerce, de
probable qu'il s'agisse là de causes passagères, et il l'aide et du financement n'apportent — dans les
faut en tenir compte dans les prévisions à long terme. quantités voulues — des ressources supplémentaires
En second lieu, d'autres facteurs sont venus intensi- aux pays en voie de développement et à moins qu'on
fier la concurrence à laquelle se heurtent les pays ne parvienne à stabiliser leurs recettes d'exportation
exportateurs de produits primaires ; les principaux à un niveau rémunérateur et équitable, il sera
sont les suivants : a) l'accroissement de la production extrêmement difficile à ces pays d'atteindre le taux
primaire dans les pays développés, accroissement dû de croissance fixé comme objectif de la Décennie des
pour une part au progrès de la productivité mais Nations Unies pour le développement.
aussi, en grande partie, aux mesures de protection et 22. La commission a conclu que, à propos de
de subvention prises en faveur de la production natio- l'étude des alinéas b) à e) du point 11 de l'ordre
nale ; b) la production croissante de produits synthéti- du jour, il faudrait élaborer et appliquer des mesures
ques et autres produits de remplacement des pro- visant à ce que les recettes d'exportation tirées du
duits naturels ; et c) les politiques restrictives appli- commerce des produits primaires apportent une
quées dans les pays développés en matière d'impor- contribution maximale à la solution des problèmes
tation, de droits de douane et d'impôts indirects. La de commerce et de développement des pays en voie
tendance défavorable des termes de l'échange des de développement.
pays en voie de développement est due notamment,
en ce qui concerne les exportations de ces pays, à la Point 11 b) de l'ordre du jour
faiblesse structurelle de leur économie, qui n'offre PROGRAMME D E MESURES E T ACTIONS E N V U E D'ÉLI-
guère de possibilités de distraire des facteurs pro- M I N E R LES ENTRAVES (TARIFS DOUANIERS ET
ductifs de la production primaire ; ce phénomène, AUTRES OBSTACLES) ET LES PRATIQUES DISCRI-
associé au retard de la demande évoqué ci-dessus, MINATOIRES, D ' É L A R G I R L E S DÉBOUCHÉS POUR L E S
conduit souvent à la persistance d'une offre excé- EXPORTATIONS DE PRODUITS PRIMAIRES ET D'AC-
dentaire par rapport à la demande. Du côté des CROÎTRE LA CONSOMMATION ET L'IMPORTATION
importations, l'un des facteurs principaux qui ont DE CES PRODUITS DANS LES PAYS DÉVELOPPÉS
joué a été la tendance à la hausse que les prix des
produits industriels ont accusée, malgré l'augmenta- Questions essentielles
tion de la productivité dans l'industrie. 23. Au cours de la période de réadaptation de
la structure de leurs économies, les pays producteurs
Evolution future de produits primaires, en particulier les pays en voie
21. Bien que l'industrialisation des pays en voie de développement, demeureront fortement tribu-
de développement et la diversification de leur éco- taires de leurs exportations de produits de base pour
nomie et de leurs exportations puissent, dans les couvrir leurs besoins croissants d'importation dus
années à venir, ouvrir à ces pays de nouvelles possi- au processus d'industrialisation et de diversification
bilités de résoudre leurs problèmes commerciaux, ils de leur économie. Les perspectives générales sont
n'en devront pas moins, comme par le passé, défavorables pour ces exportations, non seulement
compter essentiellement sur leurs exportations de en raison de l'évolution des prix des produits de
produits primaires pour se procurer les devises dont base, mais aussi parce que le taux de croissance du
ils ont besoin pour financer le taux minimum de volume des exportations reste relativement peu
croissance économique souhaitable pour l'avenir. La élevé. Il est par conséquent indispensable que tous
persistance des tendances du commerce observées les pays industrialisés s'efforcent délibérément de
dans le passé, alliée à des besoins croissants d'im- faciliter l'accès de leurs marchés aux produits pri-
portation, signifierait que, même s'il ne se produit maires afin de favoriser l'expansion des recettes
pas de nouvelle détérioration de leurs termes de d'exportation des pays en voie de développement. Il
l'échange, les pays en voie de développement verront importe d'accélérer l'élimination des entraves exis-
leur déficit commercial continuer de s'accroître. Ces tantes et d'empêcher la création de nouveaux obsta-
pays se trouvent donc face à un grave problème. On cles au commerce des produits primaires.
peut, à cet égard, rappeler les projections de la FAO
relatives aux produits agricoles et, plus particu- Débats de la commission
lièrement, la conclusion à laquelle la FAO est par- 24. Les débats ont principalement porté sur les
venue, à savoir que, sans une modification profonde quatre sujets suivants : accord sur le maintien du
des politiques et sans un relèvement sensible du statu quo ; élimination des entraves au commerce ;
niveau des prix agricoles, les recettes d'exportation suppression des pratiques discriminatoires ; élargis-
des pays non industrialisés n'augmenteraient pas à sement des débouchés.
un rythme supérieur à la croissance démographique 25. Les membres de la commission se sont mis
ANNEXE D — . RAPPORT DE LA PREMIÈRE COMMISSION 137

d'accord sur les principes et objectifs politiques fon- arrangements préférentiels de caractère discrimina-
damentaux. Les pays en voie de développement ont toire entre pays développés et pays en voie de
été unanimes à demander que soient créées des développement, au fur et à mesure que seraient effec-
conditions permettant aux produits de base d'ac- tivement appliquées des mesures internationales
céder librement aux marchés des pays industrialisés. assurant aux pays en voie de développement inté-
De leur côté, les pays industrialisés à économie de ressés des avantages au moins équivalents. Ces
marché ont reconnu la nécessité d'adapter leur poli- mesures internationales devraient être prises progres-
tique en vue de favoriser l'accroissement du com- sivement et de telle sorte qu'elles entrent en appli-
merce avec les pays en voie de développement d'une cation avant la fin de la Décennie des Nations Unies
manière compatible avec les systèmes économiques pour le développement. Deux délégations ont formulé
et administratifs des pays industrialisés intéressés. des réserves au sujet de la mise en œuvre des
Les pays à économie planifiée ont fait valo