Vous êtes sur la page 1sur 226

PROTECTION

CATHODIQUE
HACINE RACHID
Diagramme du processus de corrosion et du type d’endommagement
BUT DE LA Protection
Cathodique
 La protection cathodique est une technique permettant de réduire
la vitesse de corrosion d'un matériau métallique, présent dans un milieu actif
:
 Milieu marin
 Terrains alcalins et salés
 Présence de bactéries
 Gaz corrosifs
 Etc
INSPECTION DE
CANALISATION

UCI Tool

POUR LA
DETECTION DE
ZONES
CORRODEES
GRACE AUX
ULTRASONS
schématisation
Qu’est ce que la corrosion?
ASPECT D’UN TUBAGE CORRODÉ
Qu’est ce que la corrosion?
La corrosion métallique est un phénomène qui existe depuis que les hommes ont réussi à préparer
des métaux qui ne se trouvaient pas à l’état pur dans la nature.
La corrosion est le phénomène suivant lequel les métaux et les alliages métalliques subissent de la
part de leur environnement, quel qu’il soit, une attaque dont la conséquence est de les faire retourner
vers leur forme d’origine, de minerais.

Il faut faire une distinction entre la corrosion à chaud et la corrosion aqueuse.


La pile de corrosion
TYPES DE CORROSION
Facteurs de
conversion et
potentiels
standards pour
les réactions
électrochimiqu
es
CORROSION BACTERIENNE
La corrosion sèche
(oxydation à haute température)

Lorsque l'on met un métal en présence de dioxygène, celui-ci s'adsorbe (c'est-à-dire se fixe) sur la surface et
réagit pour former une couche d'oxyde.
CORROSION HUMIDE

CORROSION EN EAU DE MER


CORROSION
CAVERNEUSE
Tous les ouvrages en acier enterrés ou immergés peuvent bénéficier d’une protection anticorrosion efficace. Au vu
de son efficacité, les coûts de mise en place et de suivi de la protection cathodique sont faibles par rapport aux
coûts d’investissement et de fonctionnement. La protection cathodique permet de réduire la vitesse de corrosion
des ouvrages et d’augmenter considérablement leur durée de vie.

PRINCIPALES CAUSES DE CORROSION


EFFET DE L’HETEROGENEITE DU SOL POUR LES CONDUITES ENTERREES
La protection cathodique des canalisations enterrées
 Introduction
 La protection cathodique est une technique de protection anticorrosion pour tous les
ouvrages métalliques enterrés, immergés ou bétonnés. Cette méthode de protection
anticorrosion est largement répandue dans le monde.
 Elle est connue pour être fiable et peu coûteuse par rapport aux risques encourus. Le
monde du pétrole et du gaz a une obligation légale de mettre sous protection cathodique
tous ses ouvrages dès lors qu’ils se trouvent dans le domaine public

Principe de la protection cathodique


La corrosion est un phénomène électrochimique qui va agir sur toutes les pièces métalliques qui seront au contact
d’un milieu aqueux. Le principe de la protection cathodique est d’envoyer un courant électrique continu dans
l’ouvrage susceptible
de se corroder, qu’il soit enterré ou immergé. L’entrée du courant dans l’ouvrage à protéger permet d’abaisser son
potentiel électrochimique en dessous d’une valeur donnée.
Deux techniques disponibles
Deux techniques de protection cathodique sont utilisées pour fournir le courant nécessaire pour contrer les phénomènes
de corrosion
Les anodes sacrificielles ou galvaniques
Les anodes sacrificielles ou galvaniques agissent grâce au couplage
galvanique créé naturellement entre le métal de l’ouvrage et des anodes
constituées de zinc, d’alliages d’aluminium ou de magnésium, métaux
plus électronégatifs. La différence de potentiel naturel entre les métaux
crée une circulation de courant ; le potentiel de l’ouvrage diminue, alors
que celui de l’anode augmente. L’ouvrage se trouve plus cathodique,
donc se corrode moins vite que s’il était seul, et les anodes se corrodent
beaucoup plus rapidement que si elles étaient seules.

Anodes sacrificielles ou galvaniques


Mise en œuvre
Complémentarité avec le revêtement externe
La protection cathodique sera systématiquement associée à un revêtement anticorrosion appliqué sur les canalisations
et réservoirs. Ce revêtement a pour but premier de séparer l’acier du milieu environnant et de limiter aux seuls défauts
de revêtement les zones d’action de la protection cathodique. Le besoin en courant de protection cathodique est alors
bien moins important, mais il est alors impératif que le courant de protection cathodique puisse atteindre le métal à nu.
L’environnement dans lequel se trouve l’ouvrage a aussi un impact sur le système de protection cathodique.
La traversée d’une ville, un bras de rivière, des champs cultivés ou un bord de route salée en hiver sont à prendre en
considération.
La nature de ce revêtement extérieur sera d’une
importance capitale par la suite. Son mode de dégradation
va entraîner, dans certains cas, des effets d’écran à la protection
cathodique, laquelle sera alors inefficace.
Choix du mode de protection
Le choix du système à mettre en place, anodes galvaniques ou
courant imposé, va grandement dépendre de la structure à protéger,
mais il peut être admis que tout dispositif peut faire l’objet d’une
protection. Il est évident que la protection cathodique d’une
canalisation de Ø 700 mm cheminant sur 16 km se fera par du
courant imposé, tandis qu’un tronçon de 50 m de canalisation de Ø
50 mm se fera plutôt par anodes galvaniques.
Contrôle d’efficacité
Les normes en vigueur recommandent un contrôle trimestriel du fonctionnement des
systèmes à courant imposé, et annuel pour ce qui concerne l’efficacité de la protection
cathodique. Plusieurs techniques sont proposées pour évaluer l’efficacité de la
protection cathodique. En fonction de la complexité du réseau à contrôler, des
mesures dites on/off peuvent être envisagées pour un réseau isolé, tandis que des
mesures sur coupons témoins sont à
étudier dès lors que le réseau est maillé ou perturbé par des courants vagabonds.

Ces contrôles sont généralement réalisés par des techniciens assurant la maintenance
courante des systèmes d’injection de courant.
Les contrôles en protection cathodique demandent une bonne connaissance des
techniques de mesures (EN 13509), et une analyse critique des résultats des campagnes
de mesure. Pour cela, il existe depuis une dizaine d’années une certification des
personnels
Un des buts de la protection cathodique est celui d’ empêcher la corrosion ,Dans certains cas , on procède à un
nettoyage des surfaces qui ont été altérées par des agents ou des matières menant vers la corrosion

MOYENS DE NETTOYAGE

Brosse en coupe

Brosse disque
Brosse à décaper

Brosse à main Disque abrasif


Ces moyens
montrent que la
tache peut s ’
avérer longue et
fastidieuse
Les méthodes de protection électrochimiques des
matériaux métalliques exposés à des milieux électrolytiques
aqueux continus consistent à éviter ou réduire leur vitesse de
corrosion en jouant sur le niveau de potentiel en tout point de
l’interface métal – milieu soumis au risque de corrosion. Quand
elles peuvent être appliquées industriellement, ces méthodes
s’avèrent généralement peu coûteuses et efficaces sur une
longue durée.
En se basant sur la norme ISO 8044 « corrosion des métaux et
alliages – Termes principaux et définitions » :
La Protection électrochimique est une technique de
protection contre la corrosion obtenue par contrôle électrique du
potentiel de corrosion.
 protection cathodique est une protection
électrochimique obtenue par diminution du potentiel
de corrosion à un niveau pour lequel la vitesse de
corrosion du métal est réduite de façon significative.
 protection anodique est une protection
électrochimique obtenue par augmentation du
potentiel de corrosion jusqu’à la valeur correspondant
à l’état passif.
La protection galvanique est une protection
électrochimique pour laquelle le courant électrique est
fourni par une pile de corrosion obtenue en reliant une
électrode auxiliaire au métal à protéger. La protection
galvanique est le plus souvent une protection cathodique
(avec anode dites galvanique ou sacrificielle). Mais elle
peut être parfois une protection anodique.
Protection par anodes galvaniques
Systèmes énergisés par courant imposé
DISPOSITION DES DIVERS
ELEMENTS
La protection cathodique par anodes réactives
La technique consiste à abaisser le potentiel de la structure à protéger par couplage avec
un métal plus électronégatif que celui de la structure

Nous devons placer un nombre suffisant d'anodes pour :

• d'une part obtenir le potentiel d'immunité contre la corrosion


• d'autre part pour garantir la protection pour plusieurs années.

Les métaux les plus couramment utilisés sont : le magnésium, le zinc et l'aluminium.

Dans le cas des anodes enterrées, le métal est entouré d'un backfill qui aura pour
fonction de créer un milieu homogène pour une consommation optimale du métal et
également augmenter la surface en contact avec le milieu dans lequel sera placée
l'anode. Le backfill aura donc une conductivité élevée.

Cette méthode sera principalement choisie pour de petites structures à protéger ou si il


n'y a pas possibilité de réaliser un soutirage de courant.
La protection cathodique par soutirage de courant

La structure à protéger est connectée à une source extérieure de courant continu. La borne positive du
redresseur est connectée à la masse anodique. Cette masse anodique est composée d'éléments métalliques qui
seront principalement de type FeSi, TiMMo ou encore Graphite.

Autrefois il s'agissait pour la plupart de rail de chemin de fer.

Les anodes seront placées horizontalement ou verticalement selon la configuration des lieux et le type de sol.

La forme et le type d'anode sera choisi en fonction de la structure à protéger et le milieu dans lequel sera placé
la protection cathodique. Ce choix sera défini à l'élaboration du dossier d'étude.

Le négatif du redresseur sera quant à lui connecté à la structure à protéger.

Ce mode de protection est choisi pour des structures nécessitant des courants plus importants pour
l'abaissement du potentiel.
mise en
place d’une
protection
mise en
place d’une
protection
PRISE DE
POTENTIE
L
Corps: Tube PVC DN 125 Bornier (option): 4 bornes pour câbles de 16 mm² section cuivre Fermeture: Sureté
PP. Polypropylène Tête injectée: frettée sur corps. Couvercle: C.23 - teinte standard grise ou orange. En
option suivant quantité: teinte au choix Hauteur: hors tout 1.480 mm Hors sol 1.000 mm (conseillée) Poids: 8
Kg
Utilisation: Prise de potentiel, tête de déversoir anodique, liaison équipotentielle, borne repère (conduite, déversoir).
Particularité: Localisation instantanée, remplacement aisée de la tête injectée et du couvercle, encombrement minimum
du bornier, teinte couvercle en option. 1 câble souple solidarise le couvercle au potelet et permet la mesure du potentiel
PREPARATION DE
LA PROTECTION
Réactions d’oxydation
Les réactions d’oxydation conduisent dans le cas du fer à la formation de produits expansifs avec une augmentation de volume
égale au minimum à deux fois celui du métal de base à partir duquel ils se sont formés. Les variations volumiques induisent des
contraintes dans le béton d’enrobage et au-delà d’un certain seuil, l’apparition de petites fissures.

La connaissance des conditions environnantes n’est pas suffisante pour prévenir l’évolution du processus de corrosion dès la
conception. Des techniques de détection et d’observation ont été mises au point pour évaluer le niveau de corrosion d’un acier
dans une structure. On peut classer ces techniques en deux types : les techniques électrochimiques comme la mesure du
potentiel de corrosion, la résistance de polarisation et l’impédance électrochimique, et les techniques chimiques comme
l’analyse de concentration en chlorure et du front de carbonatation.

Pour faire face à la corrosion de l’acier, le retour d’expérience montre que les méthodes de réparation conventionnelles telles
que le remplacement du béton endommagé ou le changement de l’acier corrodé ne constituent pas des solutions satisfaisantes.
C’est pourquoi des méthodes de maintenance sont recherchées, comme les techniques électrochimiques de ré alcalinisation ,
d’extraction électrochimique des chlorures ou encore de protection cathodique. Ces deux dernières méthodes représentent
un moyen efficace pour le traitement et la maintenance des ouvrages contaminés par les ions chlore.

Les techniques électrochimiques sont basées sur le principe électrochimique du mécanisme de la corrosion d’acier. Elles
peuvent être mises en oeuvre en faisant passer un courant électrique continu entre une anode placée sur la surface de béton et
l’acier à protéger (cathode), l’anode et la cathode étant dans le même milieu électrolytique. Il est aussi possible d’utiliser un
métal moins électropositif que l’acier comme anode sacrificielle.
La protection cathodique des matériaux métalliques consiste à éviter ou réduire leur corrosion en milieux électrolytiques
en provoquant l’abaissement de leur potentiel électrochimique jusqu’à un niveau suffisant, correspondant à leur domaine
d’immunité. Cet abaissement du potentiel est assuré par le couplage de l’ouvrage à protéger avec des anodes sacrificielles à
base de zinc, d’aluminium ou de magnésium (protection cathodique par anode sacrificielle) ou par l’injection d’un courant
électrique continu, de l’ordre de 1 à 20 mA/m² d’acier à protéger, entre l’acier (cathode) et un matériau inerte placé en
surface du béton d’enrobage (protection cathodique par courant imposé).

Ce système de protection est un système idéal théoriquement quand il peut être appliqué efficacement. L’ensemble de la
surface de métal à protéger au contact de l’électrolyte corrosif est ainsi transformé en cathode, c'est-à-dire qu’il reçoit
toujours de l’électrolyte le courant électrique continu qui correspond à la réduction des espèces oxydantes de la solution (eau,
H+ ou O2).

Pour lutter contre la corrosion des armatures, la protection cathodique est une technique électrochimique de maintenance de
plus en plus appliquée sur des ouvrages en béton armé. Cependant, elle n’est actuellement pas recommandée pour les
ouvrages en béton précontraint car plusieurs incertitudes persistent sur ses effets secondaires : risques de fragilisation par
hydrogène des aciers de précontrainte, de diminution d’adhérence entre l’acier et le béton et d’accumulation d’ions K+ et Na+
près de l’armature. Cette accumulation d’alcalins pourrait alors provoquer une accélération de la réaction alcali-granulat ou
encore la dissolution des chloroaluminates, des sulfoaluminates et des hydrates de gel (C-S-H).
L’application de la protection cathodique à un ouvrage peut être réalisée par un système faisant appel à une
alimentation électrique extérieure (dite « à courant imposé ») ou par un couplage à une anode sacrificielle
(protection « galvanique »).

Protection par courant imposé

Dans les installations de protection cathodique par courant imposé, l’alimentation électrique permet de
polariser cathodiquement la structure à protéger en faisant circuler un courant continu entre l’ouvrage à
protéger et une anode auxiliaire dite « déversoir ».

Dans les régions isolées, ce courant peut être généré par des
systèmes d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques.

Selon ces cas, cette anode peut être constituée de matériaux


consommables (acier de rebut), semi-inerte (Ferro -silicium,
graphite, magnétite, oxyde de plomb) ou inerte (titane platiné,
niobium platiné, tantale platiné, titane recouvert d’oxydes
Mixtes « Ti/MMO », polymères conducteurs).
Comparaison des systèmes de protection cathodique
Paramètres Systèmes galvaniques Systèmes à courant imposé
Installation Simple Relativement complexe (électricité)
Source d’énergie Aucune Indispensable

Dépend de l’implantation des anodes. Peut être prévue Risque d’être hétérogène en l’absence de revêtement
Distribution du courant sur l’ouvrage
pour être homogène. performant

Possibilité de surcharges en masse et peu adapté pour


Dimensions de l’ouvrage à protéger Généralement sans difficulté
certains ouvrages longilignes

Non envisageable si la résistivité du milieu est trop


Influence de la résistivité du milieu Aucune limite
élevée (sols peu conducteurs)

Débit d’anode (densité de courant sur l’anode) Faible Elevé

Nombre d’anodes Important Faible


Auto-régulation ou possibilité de régulation par
Flexibilité dans le fonctionnement Forte
résistances
Quasi nul sauf si anodes Mg ou si matériaux très
Risques de surprotection Possibles
sensibles à H
Interférences avec autres structures Faible Eventuellement fortes
Risques humains Non Possibles

Faible mais remplacement périodique des anodes


Surveillance et maintenance Régulière et spécialisée
parfois nécessaire (coût élevé du courant de protection)

Investissement relativement faible, coût du courant Investissement relativement élevé, coût du courant
Coût
élevé faible
EFFET CORRIGE – RESISTIVITE DU SOL ET VITESSE DE CORROSION
D’après le graphe, on remarque que la plus basse
résistivité du sol . Par exemple 790 Ohm.cm,
correspond au plus bas pH qui est de 6.92. Cette
condition donne lieu à une vitesse de corrosion
maximale (MPPR) de 0.23 mm/année.
Conception d’un système de protection cathodique
Exemple : La taille du système photovoltaïque est proportionnelle à la taille du pipeline à protéger. Le pipeline assumé est en
acier, de longueur L et de diamètre D .
MESURE DES EPAISSEURS DES CANALISATIONS PAR ULTRASONS ( ECHOGRAPHIE
ACOUSTIQUE)
PROTECTION
CATHODIQUE PAR
ANODE
SACRIFICIELLE
REPARTITION DES ANODES SACRIFICIELLES
TYPE DE PROTECTION PAR COURANT IMPOSE

La protection par courant imposé (ou de


soutirage) utilise une source d'énergie
électrique en courant continu qui débite dans
un circuit comprenant :
Un déversoir (ou masse anodique),
L'électrolyte (sol ou eau), La structure à
protéger.
Le pôle positif de la source est relié au
déversoir alors que le pôle négatif est relié à la
structure à protéger.
Le courant venant du déversoir traverse
l'électrolyte, puis entre dans la structure créant
ainsi un abaissement du potentiel recherché
correspondant à l'immunité du métal.

Par exemple, pour de l'acier dans un sol type, la


différence de potentiel (ddp) entre l'électrode de
référence au sulfate de cuivre saturé , est
inférieur à – 0,850V en tous points de la structure.
PRINCIPE DE LA PROTECTION CATHODIQUE DES CANALISATIONS ENTERREES

anode

La canalisation (cathode) est portée à un potentiel suffisamment électronégatif pour que son
équilibre thermodynamique lui assure une vitesse de corrosion la plus faible possible : elle est
appelée la cathode. Une partie anodique est mise en place pour compléter le circuit électrique
et l’équilibre électrochimique.

Les études et expertises définissent et dimensionnent les solutions à utiliser :


anodes galvaniques ou anodes sous courant imposé.
PEINTURES
PROTECTION CATHODIQUE
Protection par anodes sacrificielles :
La protection cathodique d'une canalisation en acier pouvait être obtenue par liaison
électrique à une masse métallique, appelée anode sacrificielle ou anode soluble, faite
d'un métal moins noble que l'acier, de façon à baisser le potentiel de la conduite en
dessous du seuil de protection (- 850 mV par rapport à l'électrode de référence Cu/Cu SO4)

Les anodes sacrificielles sont conçues et choisies pour avoir un potentiel électrochimique
plus négatif que le métal de la structure à protéger. Pour que la protection cathodique soit
efficace la surface à protéger est polarisée.

Une anode sacrificielle est un élément qui protège un autre matériau qui lui est connecté
contre la corrosion. Les anodes sacrificielles INGESCO apportent à l'installation de mise à la
terre une protection cathodique, garantissent ainsi une plus grande durabilité des
électrodes enterrées et évitent un vieillissement prématuré dû aux effets de la corrosion.
La corrosion électrolytique
Immergé dans de l'eau, un courant électrique se forme entre deux métaux. On appelle ce phénomène
l'électrolyse (plus précisément corrosion électrolytique).
Ce courant déplace des ions (porteur de la matière) du métal le plus doux (l'anode) vers le plus dur (la
cathode). C'est le principe de la pile électrique. Pour canaliser et maitriser ce phénomène, on place des anodes
en métal très doux qui sont là pour se détruire à la place des pièces métalliques du bord. On parle alors
d'anodes sacrificielles.
Le zinc pour l'anode
Le métal le plus doux, le plus chargé négativement, est le zinc. Il protège donc les métaux comme :
 l'aluminium
 l'acier doux
 l'étain
 le cuivre
 la fonte
 le plomb
 l'inox
(les métaux sont ici classés par ordre de potentiel négatif, l'inox étant le moins sensible à l'électrolyse).
On utilise donc le zinc comme anode pour protéger les autres métaux.
L'aluminium est très sujet à l'électrolyse. On comprend aussi le danger de mettre deux métaux différents en
contact sans les isoler (par exemple une hélice en bronze sur un arbre en inox).

NB. les métaux sont ici classés par ordre de potentiel négatif, l'inox étant le moins sensible à
Anode soluble est un terme plus général qui signifie une électrode qui subit une
dissolution sous l'effet d'une oxydation anodique....

Tandis que une électrode sacrificielle est souvent en zinc, elle sert à protéger
certains métaux comme l'acier contre la corrosion.

Le principe de la protection cathodique à anodes sacrificielles est très simple à


comprendre et est très connu, particulièrement dans le domaine de la protection des
structures en acier, contre la corrosion due à certaines causes.
Comme la coque du bateau et en acier et les hélices souvent en bronze, il y'a
formation d'une pile galvanique dont le pôle positif est le métal de plus haut potentiel
(Cu) et le pôle négatif est celui de plus bas potentiel (Fe). Donc la coque (anode) se
corrode en libérant des électrons qui servent à réduire l'oxygène dissous dans l'eau
de mer sur les hélices (cathode).
Donc pour prévenir cette corrosion on a recours à ce qu'on appelle protection
cathodique par anodes sacrificielles en fixant des blocs de zinc tout au long de la
coque. De cette manière, comme le zinc à le potentiel le plus bas la pile galvanique
formée du fer et du cuivre sera remplacée par une pile galvanique formée de zinc et
de fer. Par conséquent le zinc (anode) se corrode et le Fe (cathode) est protégé.
Exemple

Les anodes sacrificielles ont une certaine durée de vie. Cela dépend du matériau dans lequel elle
est fabriquée
Electrodes : HC – carbone
MC – Métal cored ou enrobée
LC – électrochimiques
MESURES DE PROTECTION
CATHODIQUE
INTRODUCTION

Problématique : Un réseau acier enterrée sans protection se corrode

But: Éviter toute corrosion du réseau acier enterré et augmenter sa


durée de vie.
Comment ?: Au moyens
d’une protection passive aussi parfaite que possible
+
une protection active efficace (protection cathodique).
Assurer le fonctionnement permanent des installations
de PC.
Mesure et Contrôle

 Le contrôle de l'efficacité de la protection contre la corrosion d'un


ouvrage enterré consiste à vérifier, par des mesures appropriées de
potentiel et de courant, que les critères de protection cathodique
sont bien atteints en tous points de l'ouvrage.

 Mais ce contrôle doit s'attacher à vérifier aussi que la protection


passive, telle qu'elle a été précédemment définie dans ses divers
rôles, est toujours intacte. C'est pourquoi il sera nécessaire de
vérifier :
 - la valeur d'isolement apportée par le revêtement,
 l'isolement de la conduite par rapport à d'autres structures
enterrées (conduites,fourreaux, tubages...),
 l'efficacité des raccords isolants.
RÔLE DES MESURES

- Contrôler l'efficacité de la protection active (vérifier que


les critères de protection cathodique sont bien atteints en
tous points de l'ouvrage)

-Contrôler l’état de la protection passive :

- apprécier la valeur d'isolement apportée par le


revêtement,
- vérifier l'isolement par rapport à d'autres structures
enterrées (conduites,fourreaux, tubages...),
- vérifier l'efficacité des raccords isolants.
M ESURE DU POTENTI EL

La mesure du potentiel d’une conduite enterrée consiste


à mesurer la différence de potentiel entre le métal de la
conduite et une électrode de référence, les deux étant
plongés dans le même électrolyte (le sol).

La mesure du potentiel d'une canalisation se fait aux points


accessibles du réseau. Ces points de mesure sont constitués par tous
les accessoires de réseau isolés du sol (vannes, robinets de
branchement d'abonné et parties aériennes) par les postes de
détente et de comptage, par les prises de potentiel réalisées à l'aide
d'un câble électrique soudé sur la conduite.
M esure du potentiel des canalisations A
La canalisation étant soumise à différents régimes
électrochimiques, plusieurs potentiels peuvent être mesurés
a) Peu après la pose du tube, après tassement des terres, mais avant l'installation
de la protection cathodique, on mesure le potentiel spontané ou initial de la
canalisation dans le sol. Cette mesure permet de mettre en évidence
l'existence de piles géologiques ou d'influences électriques extérieures et de
définir les zones anodiques de l'ouvrage, à plus haut risque de corrosion.
M esure du potentiel des canalisations
b) La protection cathodique étant en service, on mesure le
potentiel dit à courant établi, ou potentiel "ON", qui est le
potentiel du métal sous application du courant de protection
cathodique.
c) A la coupure du courant de protection, on mesure le
potentiel à courant coupé, ou potentiel "OFF". Si cette
mesure pouvait se faire instantanément, quelques
microsecondes après la coupure, ce potentiel pourrait
représenter le potentiel réel du métal sous protection
cathodique, sans prendre en compte les chutes de tension
dues à la circulation des courants de protection dans le sol.
d) Un certain temps après la coupure du courant de
protection, on mesure le potentiel de polarisation du métal.
Prises de potentiel
Les prises de potentiel sont des points de mesure qui permettent un contact
électrique direct avec le métal de la canalisation pour faire les différentes
mesures :

1 Constitution
La prise de potentiel est constituée d’un tube en acier de 80 mm de diamètre
et d’une longueur de 1.40 m. Elle sera dotée d’une plaque isolante fixée par
des vis pour recevoir le câblage associé. Le tube sera muni d’un couvercle à
emboîter, qui sera fixé par un boulon latéral en laiton.

2 Mise en œuvre
Le tube sera ancré dans un massif en béton, Les câbles des mesure ou câbles
de liaison de 16 mm² de section seront brasés sur une plaque en acier de
même nuance que celle du tube. Cette plaque sera soudée sur la conduite.
Les soudures et les brasures seront parfaitement isolées du sol par un bon
revêtement.
Les câbles munis de cosses aboutiront dans les prises et seront fixé sur la
plaque à borne isolante.
Prises de potentiel

3 Repérage
La prise de potentiel sera fournie avec une plaque signalétique portant les
inscriptions suivantes :
SONELGAZ GRTG Ø…….Nom ouvrage...
PK……………… PP N°……………………
Les prises de potentiel seront peintes en bandes horizontales rouges et
blanches de 10 cm de largeur.

4 Emplacement:
Le nombre et les emplacements de ces points de mesures sont définis
lors des études.
On prévoit en général au moins un point de mesure tous les 1000 mètres
(en fonction des points spéciaux, croisement, résistivité etc ).
M ESURE DU POTENTI EL
Il faut veiller à :
- Ne jamais laisser l ’électrode sans solution (pour
maintenir la partie poreuse constamment humide)
Le capuchon de protection doit être utiliser après chaque mesure pour empêche
l ’élément poreux de se dessécher
- Pour la fiabilité des mesures, il faut :
• s ’assurer que la tige en Cuivre est propre et non
oxydée.
• s ’assurer que la solution est saturée
Présence des cristaux de CuSO4 au fond du récipient

• humidifier l ’endroit de l ’emplacement de l ’électrode


• placer l ’électrode au droit de l ’axe de la conduite
Position de l’électrode de référence
M esure du potentiel des canalisations B

La différence de potentiel qui existe entre les points A et B


est appelée "gradient de potentiel". Ce gradient est dû à la
circulation de courants (i) à travers le sol et le revêtement qui
présentent une résistance électrique.

l'évaluation du gradient, qui permettrait la connaissance


exacte du potentiel du métal contre le sol, n'est prévisible car
elle
dépendant de trop de paramètres difficilement
A cet effet, et afin d’approcher le potentiel réel de la
appréhendables.
conduite, les praticiens ont adopter d’autre technique de
mesure du potentiel
M ESUR E DU POTENTI EL ON/ OFF

UM.E.S= Uvrai+ R.I


A la coupure de courant I=0
donc UM.E.S = Uvrai
la résistance R augmente
avec l’augmentation de la
distance cond / électrode
Mesure du Potentiel à l’injection

Distance
Électrode/Conduite
A l’aide des mesures des potentiels

- Comment contrôler l’isolement de la conduite par


rapport à d’autre structures métalliques (/ Gaine ) ?
Voltmètre

Prise de potentiel V

Electrode de référence
Sol

Canalisation enterrée
A l’aide des mesures des potentiels

- Comment contrôler l’efficacité d’un raccord isolant ?


Voltmètre

B
V

Raccord isolant Electrode de référence

Sol

Canalisation enterrée
A l’aide des mesures des potentiels

- Comment contrôler l’efficacité d’une anode réactive ?


Voltmètre
Prise de potentiel
V

Voir détail A Electrode de référence

Sol

Canalisation enterrée

Anode Réactive
 Mesures du Potentiel
M ESURE DE LA TENSI ON
Pour mesurer la tension d’un générateur de courant on se
servira d’un voltmètre qui sera toujours branché en
parallèle sur le circuit à mesurer.
M ESUR E DE LA TENSI ON DE SOR TI E DU TR ANSFO-R EDR ESSEUR

Transfo Redresseur A V
A

(-) (+)

V
Voltmètre

Sol

Canalisation enterrée

Anode déversoir
NB. M ESURE DE LA TENSI ON
NOTA :
le voltmètre se branche en dérivation (en parallèle) avec le
récepteur dont on veut contrôler la DDP.
La borne (+) du voltamètre est relié avec la borne (+) du transfo-
redresseur.
la borne (-) du voltmètre est relié avec la borne (-) du transfo-
redresseur.
M ESURE DE L’I NTENSI TE
Pour mesurer l’intensité de courant on utilisera un
ampèremètre qui sera impérativement branché en série
dans le circuit à mesurer. Pour info, sa mise en parallèle
sur un récepteur entraînerait de graves dommages à
l’appareil.
M ESURE DE L’I NTENSI TE

La mesure du courant circulant dans la conduite peut être


faite au niveau du
- poste de soutirage
- l'anode galvanique assurant la protection.

Mais on peut, si l'équipement en raccords isolants a été


prévu, tronçonner électriquement des conduites ou des
réseaux, et mesurer les débits dans chacune des parties
ainsi séparées.
M ESURE DE L’I NTENSI TE
Cas du Poste de soutirage
Transfo Redresseur A V
A

(-) (+)

Ampèremètre A

Sol

Canalisation enterrée

Anode déversoir
M ESURE DE L’I NTENSI TE
Transfo Redresseur A V
A

(-) (+)

mV
Shunt
Sol

Canalisation enterrée
M ESURE DE L’I NTENSI TE
Ampèremètre
A

Cas d’une anode réactive

Plaque bakélite
Prise de potentiel

Sol

Canalisation enterrée
Anode déversoir
MESURE ON/OFF
EXEMPLE

PROTECTION
CATHODIQUE DE CUVE
DE STOCKAGE ET DE
CANALISATION
PROTECTION CATHODISUE DE CUVE DE STOCKAGE ET DE CANALISATION

Cellule de polarisation électronique avec


protection surtension

Le FUSADEE DSB est un dispositif d’isolation de


tension continue destiné à être utilisé pour le
découplage des pièces métalliques placées sous
protection cathodique (PC). Le FUSADEE DSB
convient pour la protection surtension des joints
ou raccords isolants de canalisation ou structure
analogue, réservoirs, et au découplage de pièces
métalliques de natures différentes qui devraient
être connectées pour des raisons de sécurité. La
tension d’écrêtage maximum de 25V est
compatible avec la protection des personnes
contre les chocs électriques en fonction de la
réglementation nationale relative à la mise en
équipotentielle.
CONNEXION . Les connexions du FUSADEE DSB se fait sur 2
tiges filetées M8 en Inox. La connexion recommandée se
fait par 2 pattes de fixation (voir § montage) ou avec une
patte de fixation et une connexion filaire par cosse à œil et
câble de section minimale 35mm² cuivre. La longueur totale
de connexion par câble doit rester inférieure à 1 m. La
cellule de polarisation est prévue pour être connectée
entre :  Des parties métalliques sous protection cathodique
et une prise de terre.  Des parties d’un joint isolant d’une
canalisation sous protection cathodique.  Le châssis
métallique d’un équipement électrique placé sous
protection cathodique et la terre électrique de protection
(cette application peut dépendre des règles locales) Les
La section minimale recommandée pour la connexion par câble est
de 35mm² cuivre (ou section équivalente dans un autre métal). Une
section supérieure peut être utile pour diminuer la chute de tension
lors de défaut AC. Le FUSADEE DSB est bidirectionnel; la connexion
peut être réalisée sans tenir compte de la polarité de la tension de
protection cathodique au point d’installation. La tension présente au
point d’installation doit être mesurée avant la mise en place pour
s’assurer que la tension de service est adaptée. (i.e 6Vdc tension
continue ou 4.5Vac rms, mesure avec voltmère true RMS). Il est
recommandé de mesurer la tension une nouvelle fois après la
connexion pour vérifier que celle-ci n’est pas modifiée par la
connexion du FUSADEE DSB. Un autre moyen de vérifier si le point
d’installation choisi est compatible avec les caractéristiques du
produit est de placer un court-circuit en lieu et place du FUSADEE
DSB et de mesurer le courant circulant dans celui-ci lorsque le
Le courant mesuré avec un ampèremètre True RMS en AC et DC doit
être inférieur à 1Arms ou DC. Si un courant AC mesuré supérieur à 1A
est présent, un dispositif de découplage AC à base de condensateurs
doit être connecté en parallèle . Dans le cas d’une utilisation comme
dispositif de découplage DC de terre d’un équipement électrique,
l’alimentation de la ligne doit être issue d’un circuit protégé par un
dispositif différentiel (DDR) ayant une sensibilité inférieure à 1A. Le
calibre de la protection conte les surcharges et les court-circuits de
la ligne alimentant cet équipement doit être inférieur à 50AgG pour
des fusibles (IEC60269) ou 50A courbe C pour un disjoncteur
(IEC60947-2). Dans le cas d’une utilisation avec une protection
cathodique par courant imposé, la valeur total des calibres des
protections contre les surcharges associés au redresseur ou
générateur de tension de protection cathodique doit être inférieur à
L’utilisation du contre
écrou

L’utilisation du contre écrou et de


la rondelle ressort livrée avec le
FUSADEE DSB est nécessaire pour
assurer un bon contact électrique
et un serrage durable (voir ci-
contre). Un enrobage ou une
peinture peuvent être appliqués
suivant les règles locales ou
particulières
MAINTENANCE
Les diodes silicium à avalanche ne présentent pas de processus
de vieillissement, aucune maintenance préventive n’est
nécessaire. La fin de vie de l’appareil est en court-circuit, une
mesure de résistance basique réalisée entre les bornes de
l’appareil permet de connaître l’état de l’appareil. Une
résistance mesurée inférieure à 1 Ohms entre les 2 tiges
filetées indique que le FUSADEE DSB doit être remplacé.
EXEMPLE D’APPLICATION
Le FUSADEE DSB peut être utilisé comme un dispositif de découplage pour la
mise à la terre des parties métalliques d’équipement électriques (pompes
vannes).
Alimentation de l’installation

Mise à la terre
Bak de stockage
Ceinture
de mise à
la terre

Mise à la
terre

Mise à la
terre
canalisation
Joint d’isolation Joint d’isolation
NB. Si des soudures par arc sont réalisées sur des structures métalliques connectées à des cellules
de polarisation FUSADEE DSB, celles-ci doivent être court-circuitées pendant les opérations avec un
conducteur ayant une section appropriée en fonction de la technique de soudure utilisée.
Dimensions externes
de FUSADEE DSB
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES D’UN
FUSADEE DSB
De votre attention
REFERENCES

- AL HAJJAR Hikmat - APPLICABILITE ET EFFICACITE D’UNE PROTECTION GALVANIQUE AUX ACIERS DE PRECONTRAINTE - juin 2008
- Djamel Bouzidi - CORROSION ET PROTECTION CATHODIQUE DES CONDUITES SOUTERRAINES – Montreal 2011
- S. Kharzi1*, M. Haddadi2 et A. Malek1 - Conception d’un dispositif de protection cathodique alimenté par
énergie solaire photovoltaïque – Tlemcen 2007
- MAREC - CORROSION ET PROTECTION CATHODIQUE – 1996
- Marcel Roche - L’ESSENTIEL SUR LA PROTECTION CATHODIQUE - CEFRACOR 2015
- Mustapha DJAMA – simulation d’un système de protection cathodique – Bida 2008

-
ANNEXE
METHODES ELECTRIQUES DE MESURE DE LA RESISTIVITE DES
SOLS

Plusieurs méthodes ont été mises au point

Celles – ci se basent sur la transmission d’un courant dans le milieu où l’on


veut estimer la resitivité et de mesurer la difference de potentiel ainsi
propagée
En prospection électrique , le paramètre clé est la résistivité des roches
La résistivité d'un
Une idée sur la variation de la résistivité
métal à une
température proche
de la température
ambiante est en
général donnée par :
Suit
e
EXEMPLE DE ROCHES POREUSES
RESISTIVITE
C’est l’opposition d’un cube unitaire de roche au passage du courant I

; [ Ωm ]
a

I
L

La résistivité des roches dépend de la résistivité des phases composant la roche , de la


température et de la pression P , auxquels cette roche est soumise)
B
G

IL SUFFIT DE
DISPOSER DE
DEUX
ÉLECTRODES DE
A MESURES , POUR
POUVOIR
EFFECTUER UNE
MESURE DE LA
DDP RELATIVE
AUX RÉSISTIVITÉS
DES MILIEUX
ÉTUDIÉS

A et B , électrodes d’injection de
Courant continue
Electro magnetique (EM)

Prospection électrique Magneto tellurique


Calcul des résistivités Polarisation induite
VLF
Équipement:

RESISTIVEMETRE

A M N B

+
-

A M O N B

Les quatres bornes AMNB sont reliées à un dispositif rectiligne et

symétrique composé de quatre électrodes enfoncées dans le sol.

La mesure se rapporte au point central O .


Concept de base des mesures de résistivités
= R – résistivité du sol

Le dispositif utilisé a une longueur AB constante , ce qui permet un seul rayon d’investigation vertical.

En fait , il y a trois dispositifs qui sont déployés en même temps avec 03 rayons d’investigation différents . Le but étant :
1. Détection des accidents tectoniques et des discontinuités affectant la surface , généralement couverte par des dépôts
récents
2. Dépasser cette première couche afin de déterminer l'épaisseur de la seconde couche
3. Le dispositif symétrique de Schlumberger (avec MN ≤ 1/3 AB ou le dispositif Wenner α , par exemple.
Dispositif
Wenner
si
nous considérons un modèle de terrain à deux couches, la résistivité apparente (ρα)
pour le dispositif RATEAU peut être calculée par :

ρ
1
Modèle géoélectrique à
deux couches
ρ

2
Sondage électrique (Sondage)

L’objectif du sondage est de savoir comment varie verticalement


la résistivité apparente, en un point donné à la
surface. Sachant que la profondeur d’investigation dépend de la
dimension du dispositif, on effectue une
succession de mesures en augmentant à chaque fois la lon
gueur du dispositif, ainsi l’augmentation de celui-ci
entérinera une plus grande profondeur d’investigation
du courant électrique, chaque valeur de la résistivité
apparente est affectée à une pseudo profondeur relative au type
du dispositif.
Le sondage électrique
vertical
Dans le sens
où cette
méthode
peut nous
informer sur
le nombre de
couches et
leurs
épaisseurs

Le modèle ci
– contre est
celui de deux
couches
superficielles
L’ intérêt de cette pratique
est de pouvoir décrire les
formations superficielles à
moindre frais
Exemple de résultats pour un panneau électrique obtenu avec le logiciel
ELECTRE
0

carte des résistivités apparentes de la zone d’étude (intervalle


contour: 20 Ω.m). Les zones de “perturbations” correspondent aux
résistivités anormales / grandes valeurs en rouge
ANNEXE 2
Inspection de pipes , de
tubages , de
canalisations , etc.