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BASES DE LA COMMUTATION

TEMPORELLE

Code :

Application sur matériel Tergane 64

Document élève

BENIN - BURKINA FASO - GUINEE - MALI - MAURITANIE - NIGER - SENEGAL - TOGO

ESMT BP 10000 DAKAR Liberté Tel : (221) 824 98 06 / 824 97 42 Fax : (221) 824 68 90
Email : esmt@esmt.sn Web : http://www.esmt.sn
Objectif Général :

A l’issu de ce module, le participant sera capable de définir les


différentes structures d’un commutateur numérique et d’expliquer
le principe de la connexion temporelle

Objectifs Intermédiaires :
1. Présenter les fonctions de base d’un autocommutateur
téléphonique et décrire les différents types de commandes
et de réseaux de connexion des commutateurs électroniques
2. Citer les différentes étapes de l’établissement d’une
communication téléphonique locale sur un système de
commutation temporelle.
3. Expliquer le principe de la connexion temporelle (1 MIC &
16 MIC)
4. Décrire la structure matérielle d’un commutateur temporel,
en utilisant la configuration de la maquette Tergane 64.
5. Présenter les fonctions essentielles du logiciel de traitement
d’appel d’un commutateur temporel (Tergane 64).
6. Donner les fonctions principales du logiciel d’exploitation
d’un commutateur temporel ; utiliser les commandes
opérateur disponibles sur la maquette Tergane 64
permettant la gestion des abonnés, des voies temporelles et de
la taxation.
Pré Requis :
Ce cours s’adresse à toute personne ayant les connaissances des
principes de bases deb la transmission numérique

Méthode :
La formation alterne les apports théoriques et les apports pratiques à
partir des exercices et de TP sur maquette pédagogiques Tergane
T64

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I. GENERALITES

La communication est née pratiquement en même temps que le téléphone. Après


une courte période pendant laquelle l’établissement de la communication
s’opérait de façon manuelle par l’intermédiaire d’opératrices, les premiers
systèmes de traitement automatiques sont apparus. Ils ne couvraient cependant
pas tous les types d’appels et pendant longtemps ils ont voisiné avec des
exploitations manuelles (traitement du trafic interurbain et international), ou ont
été combinés avec celles-ci pour créer le service semi-automatique.
Au début, la communications était restée localisée dans la zone de couverture de
l’autocommutateur, puis à une zone dont l’étendue restait limitée par les
problèmes de transmission (trafic local et urbain). Il a fallu attendre les années
50 pour que le trafic interurbain se développe et les années 60 pour le service
international. Ce passage à l’automatisation intégrale suppose en effet la
normalisation des échanges entre commutateur d’un même réseau puis entre les
réseaux des différents pays.
Parallèlement le matériel utilisé pour les autocommutateurs a évolué, mais si
l’on exclut ces dernières années, de façon relativement lente (des systèmes ont
durée dans le réseau pendant presque un siècle). Rappelons quelques dates :
1913 : autocommutateur électromécanique à commutateurs rotatifs et
commande directe.
Années 20 : apparition des premières unités de commande centralisées à
relais utilisant des commutateurs rotatifs.
Années 50 : autocommutateurs électromécaniques à commutateurs
crossbar
années 60-70 : avènement des systèmes électroniques avec tout d’abord
l’apparition des systèmes semi-électroniques, ainsi appelés parce que la
partie commande était constituée de calculateur, mais le réseau de
connexion était resté spatial et la conception proche de ce qui existe en
commutation crossbar. Puis très vite sont apparus les systèmes
électroniques « purs » avec la technique de la numérisation conduisant au
réseau temporel.

C’est principalement sur ces derniers systèmes que portera toute


notre étude.

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I. Fonctions de base d’un autocommutateur temporel
1. Structure d’un Commutateur téléphonique

Le schéma simplifié d’un autocommutateur, quelle que soit la technologie


employée, peut se représenter par un synoptique de trois grand bloc regroupant
toutes les fonctions téléphoniques, mais aussi les moyens de gestion et les outils
de maintenance

Bloc de Bloc de
Raccordement connexion
(UR) (RCX)

Bloc de commande
(UC)

AUTOCOMMUTATEUR

1.1 Le bloc de raccordement

Il joue d’une façon générale, le rôle d’interface avec le réseau


téléphonique, en adaptant les différentes tensions mises en jeu sur les lignes et
les circuits, ainsi que le langage utilisé sur ces supports, qui peut s’exprimer
sous forme de codes de signalisation variés. On y trouvera plus particulièrement
les fonctions suivantes :

 Alimentation microphonique des postes d’abonnés (48v)


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 Production du courant d’appel (80 V - 25 Hz)
 Conversation analogique/numérique
 Extraction et injection de la signalisation
 Concentration du trafic
 Synchronisation des débits binaires

1.2 Le réseau de connexion


C’est le véritable cœur de la chaîne commutée, permettant les différents types de
connexions :

 Etablissement de communications bi-directionnelles


 Diffusion des tonalités, des fréquences de code, et des annonces parlées
 Connexions simples avec les auxiliaires de signalisation (récepteurs multi-
fréquences)
 Connexions spéciales : conversation à trois, liaisons de données, etc ...)

1.3 Le bloc de commande


Il s’agit de la partie « intelligente » du système où se prennent les décisions en
temps réel d’après des programmes enregistrés ou câblés, où l’on trouve en
particulier :

 les fonctions téléphoniques (établissement des appels, relâchement d’appels,


taxation, supervision, observation de trafic).
 Les programmes d’exploitation du système : gestion des paramètres
d’acheminement et de taxation, gestion des équipements d’abonnés,
traitement des résultats d’observation.
 Le logiciel de maintenance : outils de localisation de défauts, supervision des
alarmes, collationnement des fautes logicielles, etc ...)

1.3.1 Structure du bloc de commande


Les différentes fonctions du bloc de commande sont soit implantées dans une
machine ou réparties sur différents types d’organes. Dans le premier cas nous
parlons de commande centralisée et dans le second cas de commande
décentralisée.

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1.3.1.1 Commande centralisée

Un seul calculateur suffit pour réaliser toutes les fonctions de l’autocommutateur


(établissement et rupture de la communication, exploitation et maintenance du
système).

Mais le problème essentiel du téléphone c’est la permanence du service, d’où la


nécessité d’une grande fiabilité du calculateur.

Les causes d’arrêt sont de deux ordres :

 logicielles : dues à des incohérences ou des boucles au niveau des


programmes,
 matérielles : défaillance des composants.

Ainsi nous nous rendons aisément compte que les risques de rupture de service
peuvent être élevés si nous n’utilisons qu’un seul calculateur, d’où la nécessité
de duplication (chacun pouvant seul assurer le fonctionnement de
l’autocommutateur). Chaque calculateur a accès à toutes les ressources et à tous
les programmes dans un système à commande centralisée.

Comme un seul calculateur suffit à toutes les tâches, on peut avoir plusieurs
modes de fonctionnement dans un tel système :

a) Microsynchronisme :

Les deux calculateurs exécutent les mêmes tâches à tout instant. Mais seul un
pourra envoyer des ordres aux périphériques (calculateur actif)

Avantages :
 Détection instantanée de fautes matérielles
 La continuité du service en cas d’arrêt d’un calculateur.

Inconvénients :
 Système très vulnérable aux fautes logicielles ; car les deux calculateurs
 exécutant les mêmes instructions du même programme, toute faute logicielle
affectera les deux en même temps.

b) Partage de charge
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Chaque calculateur traite une partie du trafic (50% / 50% où 0% / 100%).

Avantages :
* Résistance aux fautes logicielles
* Résistance aux surcharges

Inconvénients :
 Programmes plus complexes (exclusion mutuelle à la recherche et prise de
ressources, nécessité de mise à jour des deux systèmes partageant les mêmes
ressources).

 Perte des communications en phase établissement en cas d’arrêt d’un


calculateur.

c) Actif réserve

Un calculateur dit actif traite tout le trafic. Le second dit réserve ne fait que des
programmes de test sur demande de l’actif.

Avantages :
 Résistance aux fautes logicielles

Inconvénients :
 Nécessité de mise à jour du système réserve
 Perte des communications en phase établissement en cas d’arrêt du
calculateur actif.

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1.3.1.2 Commande décentralisée (nombre de calculateurs > 2)

Plusieurs procédés sont possibles pour répartir les attributions sur les différents
processeurs :

 répartition géographique : les calculateurs traitent toutes les fonctions mais


n’accèdent qu’à une partie du réseau. Afin de permettre le traitement des
appels dans tous les cas de figures, les calculateurs doivent être reliés entre
eux. L’intérêt fondamental d’un tel système est qu’on peut construire les
autocommutateurs de capacités variables en partant d’un ensemble de base, et
en augmentant progressivement par adjonction d’ensemble complémentaires.

 répartition fonctionnelle : les différents processeurs traitent alors une ou


plusieurs fonctions mais pas la totalité. Tout traitement nécessite donc la
participation de plusieurs processeurs.

 répartition dynamique : cette structure est liée à l’apparition des


microprocesseurs permettant une coupe à la fois fonctionnelle et
géographique couvrant des gammes très étendues tout en limitant au stricte
nécessaire les besoins en unités de commande.

Les principaux organes de commande et leur fonction peuvent être divisés


comme indiqué ci-dessus. Cette répartition peut être soit matérielle soit
logicielle soit les deux en même temps.
Les fonctionnalités définies ci-dessus se rencontrent dans tout système de
commutation mais les termes sont empruntées du système E10.

2. LE RESEAU DE CONNEXION NUMERIQUE (RCX)

2.1 Rôle du réseau de connexion


Commuter signifie relier temporairement une entrée à une ou plusieurs sortie (s).
C’est le véritable cœur de la chaîne commutée, permettant les différents types de
connexions :
 Etablissement de connexions bidirectionnelles
 Diffusion des tonalités, des fréquences de code, et des annonces parlées

 Connexions simples avec les auxiliaires de signalisation (récepteurs


multifréquences)
 Connexions spéciales : conversation à trois, liaisons de données, etc.
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Il existe deux grandes familles de réseaux de connexion :

 Dans les systèmes électromécaniques, le signal arrivant sous forme


analogique de façon continue, il était nécessaire d’établir une connexion
métallique entre entrées et sorties pendant toute la durée de la communication
: c’est la communication spatiale. Un tel réseau est dit réseau de connexion
spatial.

 Lorsque le signal arrive sous forme d’échantillons analogiques ou


numériques, il n’est plus nécessaire d’établir la continuité métallique pendant
toute la durée de la communication, mais seulement d’assurer le transfert des
éléments binaires représentant la valeur des échantillons de parole prélevés. Il
s’agit de la commutation temporelle, et ce réseau est dit réseau de type
temporel.
 On rencontre aussi, très souvent, les deux types de connexion associée dans
un même réseau : TST , TSST, TSSST.
Exemple d’un réseau à trois étages TST :

Ce type de réseau est utilisé par exemple dans les commutateurs E10N1
(E10B).
Les matrices de type S possèdent leur mémoire de commande.
Une paire de commutateur d’entrée et sortie utilise la même mémoire de
commande.
Le réseau est dit à commande repliée.
La diffusion des tonalités est faite par le commutateur de sortie.
Ce type de réseau est unidirectionnel, c’est à dire qu’il achemine les deux
sens de transmission indépendamment l’un de l’autre.

Pour la suite du cours, nous nous limiterons à l’étude du réseau de connexion


temporel.

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II. PRINCIPE DE LA CONNEXION TEMPORELLE
RAPPEL SUR LA TRAME MIC (MODULATION PAR IMPULSIONS ET
CODAGE)

La modulation par Impulsions et Codage a pour but de convertir le signal


téléphonique analogique en un signal numérique. Le signal analogique est
échantillonné toutes les 125 microsecondes.
30 voies téléphoniques sont ainsi véhiculées sur un support.

T1 T1

T2 T2
01101101
101

T30 T30

Fig. 1

Sur ce diagramme ne figure qu’un sens de transmission Demandeur Demandé.


Pour la transmission Demandé => Demandeur, le principe est identique, mais
il est utilisé un deuxième support afin de faciliter la régénération des signaux.

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STRUCTURE DE LA TRAME MIC

Durée de la trame 125 s

IT0 IT1 IT2 IT3 IT15 IT16 IT17 IT29 IT30 IT31

Voie 1 Voie 16
Voie 15
Voie 30

Signalisation

Synchronisation trame

Fig.2

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II.1 LA CONNEXION TEMPORELLE DE 1 MIC

1. Présentation

Dans le bloc de connexion, la liaison entre l’UR et le RCX, a la même structure


qu’une liaison MIC.
Considérons la conversation entre le demandeur et le demandé représentée sur la

Fig.3

Lorsqu’un abonné demandeur décroche l’UR lui affecte une voie (IT) parmi les
30 dont elle dispose; supposons que ce soit l’IT4.

Après avoir testé la ligne du demandé l’UR lui affecte aussi un IT. L’IT 4 étant
pris par le demandeur, l’UR en recherche un autre disponible par exemple l’IT
12.

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1.1 Réalisation du transfert de Dr vers Dé

Lorsque le demandeur parle sa parole emprunte le chemin représenté sur la fig.5.

L’échantillon arrive dans le RCX en t4 et en sort en t12.

Dr URA RCX
IT4 IT12
LME

LMS

Sens de transmission Dr Dé

Fig.4

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1.2 Réalisation du transfert dans le sens Dé => Dr

Lorsque le demandé parle, sa parole emprunte le chemin de la figure ci-


dessous. L’échantillon de la parole du demandé arrive dans le RCX en t12 et en
sort vers le demandeur en t4 de la trame suivante.

URA RCX
Dr
IT4 IT12 LME

LMS

Sens de transmission Dé Dr

Fig.5

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2. PRINCIPE

2.1 Transfert du Dr vers Dé

Pour réaliser ces transferts le RCX dispose de deux mémoires vives :

 une mémoire tampon de conversation (MTC)


 une mémoire de commande (MCM)

Dr

UR

Fig. 7 RCX

Fig.6 dans le MTC. La MTC


Les échantillons entrants dans le RCX sont mémorisés
contient autant de mots que d’échantillons pouvant arriver sur le RCX en 125
µs, c’est-à-dire 32.

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L’échantillon du demandeur, arrivant toutes les 125 µs en t4, est mémorisé dans
le mot 4 de la MTC.
L’adressage pour écriture de ce mot se fait grâce à une base de temps (BT) qui
génère un compteur binaire synchrone (CBS) de 5 eb qui donne les
configurations O,1 ..., 31 toutes les 125 µs.

Dr

UR

Fig.8

RCX

Fig.7

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Cet échantillon doit être transféré sur l’IT 12. Il faut donc commander la lecture
de la MTC en t12. Cette lecture est faite grâce à la MCM.
La MCM a autant de mots que d’IT sortants. Chaque mot possède l’adresse du
mot de MTC contenant l’échantillon à transférer.
Le mot 12 de MTC contient donc l’adresse 4.

Dr

UR

RCX
Fig.8

En t12, la configuration 12 du CBS adresse en lecture le mot 12 de la MCM. Le


contenu (4) de ce mot adresse en lecture le mot 4 de MTC. L’échantillon
mémorisé dans ce mot sort du RCX sur l’IT 12 puisqu’il est l’heure du temps
t12 donc sur l’IT du demandé.

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NOTA : Dans un intervalle de temps de 3,9 µs (un ITi) le dispositif d’adressage
de la MTC reçoit 2 adresses :

 une adresse d’écriture pour mémoriser un éventuel échantillon


entrant ( exemple en t12 il faut adresser le mot 12 de MTC pour mémoriser un
échantillon entrant IT12 c’est le cas quand le demandé parle).

 une adresse de lecture pour transférer cet échantillon sur l’IT sortant (toujours
dans l’exemple choisi, en T12 le dispositif d’adressage de la MTC reçoit aussi
l’adresse 4).

Chaque intervalle de temps de 3,9 µs est donc découpé en deux parties : une
partie pour travailler en écriture et une partie pour travailler en lecture.

3,9µs

Adressage pour Adressage pour


écriture en écriture en
MTC MTC

Fig.10

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NOTA : L’écriture en mémoire de commande se fait lors de l’établissement de
la connexion sous le contrôle du bloc de commande

Dr

UR

Informations de connexions
fournies par la commande

RCX
Fig.10

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II.2 Réalisation du transfert dans le sens DE => DR

TD1 : Compléter le schéma ci-dessous pour réaliser la connexion Dé => Dr,


c’est-à-dire :

a) Trouver l’adresse et le contenu des nouveaux mot de MTC ET MCM utilisés.


b) Expliquer ce qui se passe en t4 et t12

Dr

UR

RCX

Fig.11

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TD2 : Etablir la connexion entre l’abonné DR (IT25) et Dé (IT26)

Dr

UR

RCX
Fig.12

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TD3 : Etablir la connexion entre l’abonné DR (IT5) et Dé (IT31)

Dr

UR

RCX
Fig.13

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TD4 : Etablir la connexion entre l’abonné DR (IT25) et Dé (IT31)

Dr

UR

RCX

Fig.14

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II.3 Connexion temporelle de 16 MIC.

Dans la réalité, le RCX peut connecter plusieurs dizaines, centaines ou voir


milliers de MIC.
Le principe reste le même que dans le RCX de la maquette qui ne raccorde
qu’un MIC. Les échantillons entrants sont rangés en MTC. Pour l’exemple
choisi , il y a 16 MIC entrants. Le RCX doit donc posséder 16 MTC de 32 mots
de 8 eb chacun.
Le transfert des échantillons sur les IT sortants est commandé par la MCM. Elle
contient autant de mots que d’IT sortants c’est-à-dire 32x16 = 152 (mots 0 à
511). En 125 µs il y a maintenant 16 fois plus de mots à lire par rapport à la
MCM décrite au paragraphe précédent. Chaque intervalle de temps ITi doit en
plus être découpé en 16 sous-temps J (de 0 à 15). Cela est obtenu par un CBS de
9 eb pilotés par une horloge « H » qui donne des tops toutes les 3,9/16 µs.

Faisons fonctionner le RCX sur l’exemple suivant :

UR1

R
UR2

UR16

 L’IT2 du MIC UR1 est affecté au demandeur


 - L’IT 31 du MIC UR15 est affecté du demandé
Ecrivons sur le schéma de la figure la connexion dans le sens Dr => Dé.
Les échantillons entrants du Dr sont rangés toutes les 125 µs en t2 dans le mot 2
de la MTC du MIC UR1

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Ces échantillons doivent sortir du RCX sur l’IT31 (donc en t31) du MIC UR 15
(donc en t15). Le transfert est commandé par le mot de MCM qui est lu en cet
instant (t31 UR15) c’est-à-dire le mot 511 de la MCM. Ce mot contient l’adresse
du mot de MTC où est rangé l’échantillon entrant c’est-à-dire 2 (mot 2) du MIC
UR1)

NOTA : Lorsque le nombre de MIC augmente il faut trouver d’autres créneaux


tj. Ces créneaux de temps deviennent alors trop courts pour permettre un
passage correct des échantillons de parole.

Ainsi lorsque le nombre d’entrées-sorties devient trop important on associe les


deux types de connexion : spatiale et temporelle, pour abouti à des réseaux de
connexion de type ST ou STS ou STTS ou ...

NOTA : Le principe de la connexion temporelle reste identique quelque soit le


nombre d’eb de chaque voie du multiplex.

Cas d’autres réseaux temporels (non européens) qui associent dans un IT la


parole et la signalisation. Il suffit d’allonger la longueur des mots de la MTC.

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UR0

t0

UR1

t1

UR15

t15

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LOGICIEL DE SIMULATION DU RESEAU DE
CONNEXION TEMPOREL RCX

1. PRESENTATION

Ce logiciel simule un étage de connexion temporel, à commande par la sortie,


commutant une trame MIC de 4 IT.

2. MISE EN ŒUVRE

Depuis le MS-DOS taper simplement RCX le logiciel se charge et se lance.


Durant quelques cycles l’écran s’agite, puis se stabilise.

Bien qu’elle ne soit pas indispensable, ce logiciel peut utiliser une souris.

3. DESCRIPTION DU RESEAU

3.1. Mémoire de conversation

Il s’agit d’un réseau de connexion temporel. Il commute un MIC à 4 voies sur


lui-même. La commande est faite par la sortie. En haut de l’écran on peut voir la
trame entrante, en bas de l’écran la trame C.

La mémoire de conversation, située sur la droite, joue le rôle de tampon, elle


permet la mémorisation des IT entre les trames entrantes et les trames sortantes.
Puisque les trames ont 4 IT, la mémoire tampon possède 4 cases, d’adresses 0 à
3.

3.2. Horloge

L’horloge, situé à gauche, rythme le fonctionnement du système. Il y a un cycle


où l’IT entrant est écrit dans la mémoire de conversation, un cycle où l’IT
sortant est lu depuis cette mémoire. Ces deux cycles sont différenciés par l’état
du fil d’horloge supérieur, marquant 0 ou 1.

Les deux autres fils d’horloge, à des fréquences deux et quatre fois plus faibles,
permettent d’identifier l’IT actuel (sur deux fils, 4 états sont possibles). Le
numéro d’IT est écrit au dessous du diagramme de l’horloge.

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Il faut donc deux cycles d’horloge pour traiter entièrement un IT, et huit cycles
pour traiter une trame.

Les IT sont entrés séquentiellement au rythme de l’horloge dans la mémoire de


conversation. L’IT0 a l’adresse 0, l’IT1 à l’adresse 1, etc.

3..3. Mémoire de commande

La mémoire de commande définit l’ordre de sortie des IT. Il y a 4 adresses (0 à


3) dans la mémoire de commande, elles correspondent au temps de sortie des 4
IT. Le contenu de la mémoire de commande indique l’adresse dans la mémoire
de conversation où on doit trouver l’IT à sortir.

En écrivant dans la mémoire de commande on peut donc modifier l’ordre de


sortie des IT, d’où la fonction de commutation de l’étage.

4. OBSERVATION

Actuellement, le système est figé, mais au démarrage du logiciel, plusieurs


cycles d’horloge ont eu lieu. On peut voir une trame s’apprêtant à entrer dans la
mémoire de conversation, il s’agit de la trame C, les IT sont numérotés de 0 à 3,
(l’IT D0 fait parti de la prochaine trame).

L’IT C0 est entrain d’être écrit dans la mémoire de conversation, les autres IT de
la trame C ne sont pas encore arrivés. Les cases d’adresses 1 à 3 de la mémoire
sont encore chargées avec les IT de la précédente trame (la B). On trouve donc à
l’adresse 1 l’IT B1, à l’adresse 2 l’IT B2 et l’IT 3 à l’adresse 3 (le chargement
est séquentiel).

En dessous on peut avoir la trame qui vient de sortir, c’était l’époque de la trame
(entrante) B. La fonction de brassage due à la mémoire de commande a
commuté les IT et finalement on obtient :

 l’IT sortant 0 contient l’IT entrant A2


 l’IT sortant 1 contient l’IT entrant A3
 l’IT sortant 2 contient l’IT entrant B0
 l’IT sortant 3 contient l’IT entrant B1

Cette connexion correspond bien au contenu de la mémoire de commande.

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Il est à noter que les IT sortants ne font pas tous partie de la trame entrante. Dans
cet exemple à l’instant T0 ont doit sortir l’IT2 c’est forcément celui de la trame
précédente. Par contre à l’instant 3 on peut sortir l’IT1 de la même trame.

5. MANIPULATION

On demande l’exécution du prochain cycle d’horloge en appuyant sur la touche


F1.

Le fil supérieur de l’horloge passe à l’état 1, on est donc en phase de lecture de


la mémoire de conversation.

Nous sommes toujours au moment de l’IT0. Les fils inférieurs indiquent donc la
valeur 0. Ils permettent la lecture de la case d’adresse 0 de la mémoire de
commande, elle contient 3 (valeur pré-chargée). On adressera donc en lecture la
case d’adresse 3 de la mémoire de conversation. Ceci nous permet donc de
générer l’IT de valeur B3 sur le MIC sortant (à l’instant T0).

Résultant important :

A l’instant où l’on entre l’IT 0 on sort l’IT 3. En effet dans la mémoire de


commande on a à l’adresse 0 la valeur 3.

6. NOTICE

6.1. Utilisation du clavier

F1 Permet le fonctionnement en pas à pas


F2 Permet le fonctionnement automatique (1 cycle par seconde), ce mode est
interrompu par F1.
F3 Permet de déroulement jusqu'à la fin du chargement d’une trame complète,
ESC Permet d’abandonner le logiciel.

Les valeurs d’adresses et de contenu de la mémoire de commande sont saisies en


tapant, au clavier, des chiffres de 0 à 3. Le passage de l’adresse au contenu, et
vice vers, s’obtient par la touche de tabulation.

Tout accès à ces valeurs demande une écriture dans la mémoire de commande.

Il est à noter que l’écriture en mémoire de commande n’aura lieu qu’au début du
cycle d’écriture en mémoire de conversation.
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6.2. Utilisation de la souris

Les actions correspondant aux touches F1, F2, F3 et ESC peuvent être effectuées
en cliquant en bas de l’écran dans les cases indiquant la fonction de ces touches.

Pour modifier l’adresse ou le contenu de la mémoire de commande, il suffit de


cliquer sur les mots d’adresse : ou contenu : à l’avant dernière ligne écran. La
valeur à placer doit être entrée au clavier.

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III. LES PHASES DE L’ETABLISSEMENT D’UNE
COMMUNICATION LOCALE.
1. Présélection

1.1 Exploration des équipements et détection du changement d’état.


Les équipements d’abonnés sont répartis sur des « cartes d’abonnés » assurant
les fonctions « BORSTH » :

 B = Battery (alimentation)
 0 = Overload (protection contre les surtensions)
 R = Ringing (émission de la sonnerie)
 S = Supervision (surveillance de l’état de boucle)
 H = Hybrid (transformation 2 fils/4 fils)
 T = Test (renvoi au dispositif d’essai)

Ces cartes sont regroupées par ensembles, dont la modularité dépend des
systèmes, chaque ensemble étant sous le contrôle d’une logique appelée
processeur de péritéléphonie. Ce dernier est chargé d’interpréter tout événement
survenant sur un équipement, et de prendre la décision appropriée.

L’exploration des équipements est assurée par un compteur qui valide tour à tour
la lecture de l’état de boucle de chaque ligne. En cas de modification, le nouvel
état est mémorisé pendant un délai permettant sa confirmation.

A l’issue de ce délai, la logique de contrôle procède à une prise de ressources


vers le bloc de commande. Ce dernier regroupe les processeurs chargés du
traitement d’appel ; leur nombre diffère suivant le type de système de
commande (commande centralisée ou répartie). Cette prise de ressources se
manifeste généralement par l’envoi d’un message sur une liaison, car les
processeurs du bloc de commande sont logés dans un ensemble matériel distinct.

1.2 Recherche de discrimination


Le processeur de traitement d’appel effectue une recherche en mémoire (tables
associées à ce processeur ou fichiers gérés par un processeur dédié). Cette
recherche est destinée à déterminer la nature de l’équipement en appel ainsi que
la présence éventuelle de discrimination.

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1.3 Initialisation de l’observation de trafic.

La prise en compte d’un nouvel appel par le processeur de traitement d’appel


provoque également le démarrage d’une observation de trafic, dont le résultat
servira à connaître le temps d’établissement des communications, la répartition
des flux de trafic, etc. ...)

1.4 Test et connexion d’un récepteur de fréquence

Suite à la recherche de discrimination, s’il apparaît que le demandeur est équipé


d’un poste à clavier, le processeur de traitement d’appel procède à la recherche
d’un récepteur de fréquence libre, puis à sa connexion à l’équipement en appel,
via le réseau de connexion. Ce récepteur est un filtre numérique qui, à l’aide
d’un algorithme présélectionné, est capable de reconnaître, sur une série
d’échantillons, les fréquences de code émises par le clavier du poste de
l’abonné.

1.5 Envoi de la tonalité au demandeur

Une fois les équipements nécessaires connectés, le processeur commande


l’émission de la tonalité d’invitation à numéroter. Celle-ci est généralement
distribuée par le réseau de connexion qui la reçoit lui-même sous forme
d’échantillons en provenance d’un générateur de totalité. Ce denier est en fait
une mémoire contenant une série ordonnée d’échantillons permettant de
reconstituer la tonalité.

2. Signalisation demandeur

2.1 Réception de la numérotation

Les chiffres émis par le demandeur traversent le réseau de connexion et sont


interprétés par le récepteur de fréquence, lequel assure le filtrage numérique. Les
échantillons sont stockés sur plusieurs trames (une quinzaine sont nécessaires),
et le résultat est envoyé au processeur de traitement d’appel directement sous la
forme du chiffre composé par l’abonné.

Si le demandeur est équipé d’un poste décimal, les chiffres arrivent sous forme
de rupture de boucle, et sont interprétés directement par le processeur de
traitement d’appel.

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3. Arrêt de l’émission de la tonalité

Dès la réception du premier chiffre, le processeur doit commander la


déconnexion de l’équipement au générateur de tonalité. Ceci est fait suite à un
ordre envoyé par le processeur au réseau de connexion.

4. Sélection

Lorsque le processeur aura reçu suffisamment de chiffres de l’abonné, leur


analyse permettra de déterminer par quel chemin la connexion pourra être
assurée jusqu’au demandé, et sur quelle base devra être effectuée la taxation de
la communication.

Toutefois, afin de réduire le temps de sélection, on commence en général la


traduction de la numérotation après la réception du second chiffre, quitte à faire
plusieurs tentatives si le nombre de chiffres s’avère insuffisant.

4.1 Déconnexion de la tonalité

Une fois le premier chiffre réceptionné par le processeur de traitement d’appel,


il faut demander au réseau de connexion l’arrêt de l’émission de la tonalité, le
processeur s’en acquitte en envoyant un message vers le réseau.

4.2 Pré-analyse

Après la réception des deux premiers chiffres, le processeur effectue une


première traduction destinée à faciliter la suite du traitement : il est presque
toujours possible à ce stade de déterminer le nombre total de chiffres à recevoir,
et dans certain cas de connaître les conditions d’acheminement de l’appel. Dans
tous les cas, cette première analyse fournit le nombre de chiffres qu’il faudra
attendre pour une traduction complète de l’indicatif.

4.3 Analyse

Une fois le nombre de chiffres requis parvenus au processeur, celui-ci consulte


une nouvelle fois les tables de traduction pour obtenir tous les paramètres
associés à l’indicatif reçu. Les informations recueillies seront :

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 l’acheminement à utiliser, c’est-à-dire l’itinéraire à emprunter pour atteindre
le demandé, (en cas de communication départ figureront aussi les éléments
permettant de faire suivre le numéro vers l’autocommutateur destinataire).

 le palier de taxe à appliquer, indiquant le nombre d’unités de taxation à


attribuer au demandeur, ainsi que leur périodicité, éventuellement.

 le numéro de l’équipement demandé, s’il s’agit d’une communication locale.

4.4 Fin de numérotation du demandeur

Le demandeur ayant composé son dernier chiffre, il faut déconnecter le


récepteur de fréquence utilisé en code clavier (message de déconnexion expédié
par le processeur de traitement d’appel au réseau de connexion).

5. Mise en relation

L’établissement de la communication passe maintenant par une phase d’attente


pendant laquelle le demandeur perçoit le retour d’appel, et le demandé la
sonnerie. Cette phase est contrôlée par une temporisation afin d’éviter que les
ressources de traitement d’appel ne soient prises trop longtemps : (c’est en effet
le processeur qui assure le cadencement vu plus haut).

6. Retransmission du décrochage du demandé

Lorsque le demandé décroche, son processeur de péritéléphonie détecte le


changement d’état comme au paragraphe 1. La différence se situe toutefois dans
la table d’état des équipements qui contient l’information : « équipement en
sonnerie ». Le processeur contrôlant cet équipement n’aura alors qu’a signaler le
décrochage au bloc de commande, par l’envoi d’un message.

7. Double connexion demandeur <--> demandé.

Jusqu'à ce stade, la connexion n’avait pas été effectuée dans le réseau de


connexion, compte tenu de la différence de nature des signaux émis vers les
deux équipements. A la réception du décrochage du demandé, le processeur de
traitement d’appel prend les mesures ci-après :

 arrêt de l’émission de la sonnerie cadencée vers le demandé


 arrêt de l’émission du retour d’appel vers le demandeur
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 envoi d’un message à destination du réseau de connexion pour assurer la
connexion bi-directionnelle entre le demandeur et le demandé.

8. Début de taxation

Le processeur de traitement d’appel ayant terminé sa tâche de mise en relation, il


lui faut initialiser le processus de taxation sur la base des informations obtenues
lors de la traduction. Ainsi, si la taxation est fixe, le compte de l’abonné sera
incrémenté du nombre d’unités fourni dans le palier de taxe ; si au contraire, la
taxation est périodique, le programme de taxation commencera à comptabiliser
les unités correspondant à chaque période, afin de les ajouter au compte de
l’abonné à la fin de la communication.

9. Libération des ressources

Bien que la taxation et l’observation de trafic exige le maintien de certaines


ressources pendant la durée de la conversation, il est indispensable de libérer
celles qui ont été utilisées pour le stockage des informations pendant la phase
d’établissement (zones de traitement).

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IV. L’AUTOCOMMUTATEUR TEMPOREL T64
La première partie de ce chapitre présente l’autocommutateur pédagogique
TERGANE 64. Cet automatique doit permettre de dégager les fonctions
essentielles et les principes de base.

Une seconde partie étend les notions introduites à un véritable commutateur et


envisage les différentes structures actuellement développées.

IV.1. PRESENTATION

Nous retrouvons au niveau de cet autocommutateur les deux grands blocs de


base :

 la partie téléphonique
 la partie commande

La partie téléphonique réalise la mise en relation des abonnés.


La partie commande, constituée d’un micro-ordinateur assure la gestion de
l’autocommutateur. C’est la partie « intelligente » du système (analyses, prise de
décision, etc. ).

Le micro-ordinateur accède à cette périphérie au travers d’interfaces.

Caractéristiques :

Il ne réalise que des communications locales. Il offre la possibilité de raccorder


physiquement 4 postes. Chaque poste (clavier ou cadran) possède un numéro
d’annuaire ND compris entre 20 et 99, et un numéro d’équipement NE compris
entre 0 et 15.

La valeur de ce NE est modifiable par câblage. Il y a, logiciellement, 16


équipements possibles, mais pour des raisons d’économie de matériel seuls 4
joncteurs d’abonnés existent.

La sonnerie est matérialisée par une LED montée sur chaque poste d’abonné.
Le réseau de connexion temporel a une capacité 1 MIC X 1 MIC (32 voies
temporelles entrantes X 32 voies temporelles sortantes).

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IV.2. Les grands blocs fonctionnels

Trois blocs composent l’autocommutateur

 un bloc de raccordement
 un bloc Réseau de connexion
 une base de temps

Les fonctions raccordement et base de temps sont en grande partie liées à


l’aspect « temporel » du réseau de connexion. Aussi, c’est pour cela que nous
commençons par ce bloc.

IV.2.1 Raccordement

Ce bloc se situe entre l’abonné et l’entrée du réseau de connexion. Il doit donc :

a) Traiter le signal :
 assurer le passage 2 fils/4 fils
 le filtrer
 sens entrant, échantillonner et coder le signal analogique
 sens sortant décoder et restituer le signal analogique
 affecter une voie temporelle à l’abonné : affectation non rigide mais au gré
des disponibilités sur le MIC.

b) Assurer la supervision de l’abonné (Raccorché / décroché)


c) Assurer l’alimentation de la ligne de l’abonné
a) Commander la sonnerie

Deux dispositifs sont généralement classés dans les blocs de raccordement. Ce


sont les générateurs de tonalités (Retour d’appel, occupation, invitation à
numéroter) d’une part, et les dispositifs de réception des fréquences (dans notre
cas) issues des postes à clavier.

Le diagramme synoptique général situe les différents organes qui réalisent les
fonctions :

 le joncteur d’abonné
 le CODEC : COdeur DECodeur
 le GT : Générateur de Tonalité
 le GS : Générateur de Sonnerie
 le RNC : Récepteur de Numérotation Clavier
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Apparaissent également sur le synoptique les organes d’interface avec le micro-
ordinateur que nous traiterons par la suite.

A Le joncteur d’abonné (JCT)


 alimente le poste d’abonné entre ( 5v et + 12v
 détecte le décrochage ou le raccrochage
 aiguille le courant de sonnerie : 20 KHz entre -5v et + 12v
 réalise la séparation 2 fils 4 fils par un transformateur différentiel.

Principe de la détection
Le bouclage de la ligne provoque le passage du courant dans la diode
électroluminescente D1 qui rend le transistor T passant amenant ainsi une terre
franche sur le fil E (0v).
Le transistor bloqué, une tension + 5v au travers de la résistance R1 est présente
en E.
Cette information (0v ou 5v) est inversée avant d’être transmise au micro-
processeur.
L’envoi de sonnerie est commandé par la fermeture d’un relais activé par la
commande sur le fil CS.

B Le CODEC

 filtrage du signal
 codage
 envoi de l’échantillon sur la VT affectée à sens arrivée
 prise de l’échantillon sur la VT affectée
 décodage : passage numérique < = > analogique.

La LRE est commune aux 4 CODEC. La commande affecte une VT à l’abonné


et transmet l’ordre au CODEC d’émettre (sens départ) et de prélever (sens
retour) les échantillons respectivement sur la LRE, et la LRS dans l’intervalle de
temps correspondant.

C Le Générateur de sonnerie

Il délivre le courant de sonnerie (signal 20 KHz tension comprise entre 5V et +


12V) en permanence. Le cadencement comme nous le verrons ultérieurement,
est réalisé par le logiciel.
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D Le générateur de Tonalité

Les IT1, IT2, IT3 du multiplex sont réservés au générateur de tonalité qui émet :

 sur l’IT1 l’invitation à numéroter


 sur l’IT2 le retour d’appel (présence 1,7s, absence 3,3s)
 sur l’IT3 la tonalité d’occupation (présence 500 ms, arrêt 500 ms).

Principe des générateurs de fréquence

a) Solution 1

Le signal étant périodique, les échantillons se reproduisent identiques à eux-


mêmes à chaque période. Le codage d’une période relu indéfiniment donne le
signal codé. Ce codage est mémorisé dans une PROM, et chaque ligne est lue
toutes les 125 µs.

La fréquence générée est de 444 HZ. La mémorisation du codage utilise 18


octets de mémoire PROM :

durée 1 période signal 1 X 8000


--------------------------------------------- = -------------
durée 1 période échantillonnage 444 X 1

soit 8000 : 444 = 18

Remarque :

Pour des raisons de symétrie :

 la partie II peut être obtenue en relisant la partie codée de 1 en sens inverse


 la partie III en relisant la partie I mais avec le signe inversé
 la partie IV en relisant la partie I mais avec le signe inversé et lue en sens
inverse.

On aurait donc pu limiter le codage à la partie I et accompagner la sortie PROM


d’une logique de lecture et d’inversion.

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Dans notre cas la PROM ayant une capacité 32 x 8, il a été jugé plus simple de
mémoriser l’ensemble des échantillons correspondants à 1 période.

b) Solution 2

1 générateur de fréquence suivi d’un CODEC

Dans le cas TERGANE, une seule fréquence est générée sur l’IT1. Cette
fréquence est envoyée de manière continue et constitue l’invitation à numéroter.

Sur l’IT2 : la présence pendant 1,7 s, et l’absence pendant 3,3 s de cette


fréquence, constituent le Retour d’Appel (le cadencement est réalisé directement
sur la carte).

Sur l’IT3 présence pendant 500 ms et absence pendant 500 ms de cette


fréquence : tonalité d’occupation.

Envoi des tonalités à un abonné

C’est au travers du réseau de connexion que ces tonalités vont être diffusées vers
les abonnés.

envoi invitation à transmettre = > connexion IT1 sur IT réservé à l’abonné

envoi occupation = > connexion IT2 sur IT réservé à l’abonné

Exemple : envoi de l’occupation à l’abonné ayant l’IT8

La connexion sera réalisée lorsque l’on aura écrit dans la case mémoire 8 de la
MCM l’information 2 (IT2 à commuter sur IT8 en fait, étant donné la remarque
faite au niveau du RCX c’est à l’adresse 7 qu’il faut écrire 3).

On remarque qu’avec un seul dispositif de générateur de fréquence, le procédé


utilisé envoie les tonalités à autant d’abonnés que nous le souhaitons.

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IV.2.2 Base de temps

1 Trame => 125 µs = 32 IT

1 IT => 125 : 32 = 3,9 µs

1 EB = 3,9 : 8 = 488 ns

L’horloge de base délivre cependant des signaux de période plus courte afin de
fournir des signaux brefs de validation d’écriture, de lecture et transfert.

L’horloge utilisée est à 8192 kHz (période 122 ns).

Les schémas suivants donnent les principaux signaux délivrés par la base de
temps.

On remarque que l’ensemble des sorties T1, T2, T3, T4, T5 constituent notre
compteur d’IT.

Le signal hw entre et décale les informations dans les registres à décalage.

j1 w1 valide l’écriture dans la MCM du contenu du RE.

Le RE est systématiquement remis à zéro pendant l’ITo par le signal to w8 (fin


ITo).

h2 w8 lit en MTC et transfère dans le registre RS.

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IV.2.3 Le réseau de connexion

Le signal entrant dans un réseau de commutation temporel est numérique. Ce


qui suppose que l’on a auparavant échantillonné et codé le signal analogique, et
que l’on a placé cet échantillon à l’intérieur d’un multiplex MIC. L’opération
inverse qui consiste à prélever l’échantillon le décoder et le restituer sur la ligne
est faite à partir du multiplex sortant.

L’objectif du RCX est donc le suivant :

Si l’abonné A s’est vu affecter la voie temporelle VTi, les échantillons


provenant de A sont placés sur la VTi de la partie entrante du MIC appelée ligne
réseau entrante LRE.

Les échantillons de la partie sortante du MIC, LRS - (ligne Réseau Sortante)


correspondant à la VTi sont prélevés et aiguillés vers l’abonné A.

La VTj est de la même façon affectée à l’abonné B.

Dans ces conditions établir une communication entre A et B consiste à :

 transférer les échantillons arrivant sur la VTi (Abonné A ) LRE sur la VTj /
LRS allant vers B

 transférer les échantillons arrivant sur la VTj / LRE venant de B sur la VTi /
LRS allant vers A.

La structure même du MIC entraîne l’arrivée d’un échantillon pour une voie
donnée toutes les 125 µs. Les transferts précédemment décrits sont donc à
réaliser au même rythme.

Organisation des transferts

L’échantillon correspondant à la VTi se présente devant le RCX dans


l’intervalle de temps i, il doit être émis sur la LRS dans l’intervalle de temps j
correspondant à l’émission de l’ITj sur la LRE. Ce décalage entre les instants de
réception et d’émission d’un échantillon rend nécessaire un stockage que l’on
réalise par le biais d’une mémoire. Cette mémoire qui sert à stocker les
échantillons de parole (cas du téléphone) porte souvent le nom de mémoire de
parole ou mémoire tampon de conversation.

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L’écriture ou la lecture de cette mémoire est réalisée en parallèle. Les eb des
échantillons arrivent sous la forme série. D’où la nécessité d’une transformation
dite orthogonale.

 en entrée : série => parallèle


 en sortie : parallèle => série

Cette transformation est réalisée au travers de 2 registres à décalage RE (LRE)


RS (LRS)

La MTC mémorise tous les échantillons entrants (un échantillon étant codé sur 8
eb). Il y a dans notre cas 32 voies temporelles. La capacité de cette MTC est
donc de 32 octets.

a) Ecriture :

Rangement des échantillons dans cette mémoire :

La façon de ranger les échantillons dans la MTC détermine, comme nous le


verrons plus loin, le type de commande du RCX.
Le réseau utilisé ici est dit à commande « aval » les échantillons entrants sont
rangés dans l’ordre de leur arrivée.

ITo octet 0
.
.
.
IT31 octet 31

Il y a donc identité entre le n° d’IT et le rang de l’octet dans la MTC

b) Lecture

Pendant l’intervalle de temps correspondant à l’IT, la lecture concerne ce qui


doit être mis sur l’ITi de la LRS, donc dans notre cas, ce qui était arrivé sur l’ITj
et qui a été mémorisé dans la case mémoire j.

Cette information indiquant ce que l’on doit lire à un instant donné, nous la
trouverons dans une deuxième mémoire servant de table de correspondance.

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IT à charger sur la LRE => Adresse de l’octet à lire.

Cette mémoire porte le nom de mémoire de commande. A chaque instant elle


indique où est mémorisé l’échantillon à lire et à émettre sur la LRS.

La lecture de la MCM donne dans ce cas l’image du multiplex sortant.

Principe de fonctionnement

Voyons tout d’abord ce qui se passe à un instant ti (ti représente l’intervalle de


temps ti = 125 µs : 32 soit 3,9 µs) correspondant à l’échantillon de la voie
temporelle).

Dans la MTC :

 il faut écrire l’échantillon présent dans le RE


 Il faut lire l’échantillon à émettre sur l’ITi LRS.
L’adresse de cet échantillon se situe dans la MCM case i.

Dans la MCM :

 lire la case i afin de présenter à la MTC l’adresse de lecture de l’échantillon à


émettre sur la LRS (transit par RS).

La base de temps précisant que l’on est au temps i fourni.

 l’adresse écriture MTC


 l’adresse lecture MCM

(ce que l’on a lu dans la MCM sert d’adresse de lecture dans la MTC).

Nous remarquons que toutes les opérations ne peuvent se réaliser en même


temps car on ne peut lire et écrire en même temps dans la MTC.

La lecture MCM doit précéder la lecture MTC.

Si nous décomposons l’intervalle ti en 2 sous intervalles ti1 et ti2.

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Ti1 : MTC Adresse entrée multiplexeur 0

Validation mémoire = écriture

MCM Adresse entrée multiplexeur 0

Validation mémoire = lecture

ti2 : MTC Adresse multiplexeur = 1

Validation mémoire = lecture

ti2 pour la MCM

ti2 peut alors être utilisé pour transmettre les ordres de connexion en
provenance de la commande.

Dans notre maquette l’instant 0 correspond à l’ITO n’ayant aucune signification


particulière est utilisé pour écrire la MCM.

EXEMPLE DE CONNEXION BIDIRECTIONNELLE

Reprenons notre exemple et précisions que :

l’abonné A s’est vu affecter l’IT 5

l’abonné B l’IT 12

Comment s’opère la connexion ?

Il y a 2 instants importants t5 et t12 mais ceux-ci seront important quand la


MCM aura été remplie.

MCM non remplie : avant l’ordre UC de connexion

temps 5

écriture MTC du contenu IT5 - adresse 5

Lecture MCM adresse 5 = > 0 signifie : pas de transfert à effectuer


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temps 12

écriture MTC eu contenu IT12 - LRE adresse 12

Lecture MCM adresse 12 = > 0 pas de transfert.

L’unité de commande décide qu’il faut maintenant connecter

IT 5 su IT12 (sens A = > B)


IT 12 sur IT5 (sens B = > A)

Cette opération s’effectue par un ordre d’écriture dans la MCM.

Au temps 5 : que faut-il émettre sur IT5 / LRS ? Ce qui arrive au temps 12 -
LRE donc à l’adresse MCM = 5 il faut écrire case 12 (de la MTC).

Au temps 12 que faut-il émettre sur la LRS ?

Ce qui arrive au temps 5 - LRE donc à l’adresse 12 de la MCM il faut écrire 5,

(adresse de la MTC ou a été mémorisé l’échantillon entrant au temps 5).

Si nous reprenons le déroulement précédent :


temps 5 écriture MTC du contenu IT5 à l’adresse 5 ,

lecture MCM adresse 5 = > 12,


lecture et transfert dans RS du contenu de la case 12 de la MTC,

temps 12 : écriture MTC du contenu de l’IT 12 Adresse 12,

lecture MCM adresse 12 = > 5,

lecture MTC lecture et transfert RS du contenu de la case 5.

REMARQUES :

1) en sortie :

On ne peut pas à la fois transférer le contenu de la MTC dans le registre RS et


émettre ce contenu sous la forme série sur la LRS. Si l’instant de lecture est m,
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l’instant d’émission sera (m + 1). Donc si l’on veut émettre sur l’ITj, il faudra
lire à l’instant j – 1.

2) en entrée :

Le problème est inverse : il faut attendre que la fin de ti pour pouvoir transférer
dans la MTC le contenu du RE.

Ce transfert s’opère en wl de ti + 1, alors que le compteur affiche ti + 1 (les wi


sont les instants correspondant à chaque eb d’un échantillon d’un MIC w = 3,9 :
8 = 488 ms). Un IT comprend donc 8 w numérotés w1 à w8. Durant w8 le
dernier eb et l’échantillon est mémorisé dans RE, en w1 de l’instant suivant il
est écrit dans la MCM.

Ceci conduit à des décalages dans l’écriture de la mémoire de commande,


décalage dont vous n’avez à tenir compte que si vous écrivez vous même le
programme de connexion (nous verrons que vous pouvez utiliser des sous
programmes réalisés à cet effet).

L’écriture doit se faire à l’adresse j-1 de la MCM, l’information contenue doit


être i+1.

IV.3. Les organes d’interface avec le Micro-ordinateur

Les ports d’entrée / sortie en liaison directe avec le micro-ordinateur sont situés
dans ce dernier, sur la carte interface.

Toutes les informations issues de ces ports transitent par la carte ITP (interface
téléphonique). Certaines ne font que transiter, d’autres y sont traitées.

L’accès aux joncteurs d’abonnés et au codec est réalisé au travers de la carte


DAJ (dispositif d’accès au joncteur)

IV.3.1 Commande MCM

L’intervalle de temps to (ITo) pour lequel jamais aucun transfert n’est demandé
est utilisé pour écrire en MCM (c’est un cas particulier)

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Port 4 Fonction

Port 5 Adresse MCM

Port 0 sous fonction, informations

La carte ITP effectue le décodage de la fonction F5

Carte RCX : les informations sont mémorisées dans des registres

La sous fonction indique si l’on veut lire ou écrire et les validations sont
données par les wi de to -

Pour la lecture la sous fonction diffère :

 il n’y a pas d’envoi de données à écrire dans la MCM


 c’est dans le port 2 orienté lecture que doit se faire le retour de l’information
lue dans la MCM

IV.3.2 Carte extension micro-ordinateur

Elle comprend :

 deux circuits PPI8255 programmables (chaque PPI possède 3 ports A B et C),


 un registre de contrôle ou de commande
 un timer comprenant 256 octets de ROM

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V. Le logiciel de commutation (Tergane 64)
Le traitement téléphonique est l’une des applications temps réel les plus
intéressantes, mais aussi des plus complexes. Toute cette complexité n’apparaît
pas dans le logiciel Tergane, car le nombre des postes est très limité, seule la
communication locale est traitée, et tous les aspects concernant la défense du
système (sauvegarde des données, permanence du service), n’y sont
pratiquement pas traités.

Cependant, nous pourrons y découvrir les notions de temps réel, de


multiprogrammation, et entrevoir un certain nombre de concepts de base qui
aident à la compréhension d’entités plus complexes.

1. Définitions
1
1.1 Notion d’événement

Les évènements téléphoniques sont les points de départ des traitements qui
seront activés par le logiciel.

Quels sont ces évènements :

 décrochage du demandeur ou du demandé


 raccrochage
 réception de la numérotation

Le logiciel de commutation doit détecter l’événement puis le traiter

1.2 Notion de programmation modulaire

Un programme aussi complexe n’est pas, bien sûr écrit d’un seul bloc : plusieurs
équipes sont en général chargées de concevoir une ou plusieurs fonctions
chacune. Ces parties fonctionnelles, appelées modules, doivent ensuite être
réunies pour former le logiciel complet. Cette opération est réalisée par un
éditeur de liens.

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Dans le cas des logiciels de commutation, les modules traitent chacun une
fonction téléphonique ; par exemple :

 détection d’un nouvel appel


 affectation d’une voie temporelle
 recherche de discriminations
 traduction
 test d’un circuit libre
 taxation
 etc..

1.3 Problème lié à la détection d’un appel

Nous avons vu plus haut comment le processeur de péritéléphonie était informé


des changements d’état par une exploration systématique des équipements
d’abonnés. Ce processeur ne passe évidemment pas tout son temps à cette
lecture, parce qu’il doit assurer d’autres tâches (traiter l’événement ainsi détecté,
par exemple).

Une scrutation périodique, pourvu que sa période soit judicieusement choisie,


s’avère suffisante. Dans le cas de la maquette Tergane, quatre modules
répondent à cette nécessité :

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2. Organisation des programmes de la maquette Tergane

2.1 Les modules de traitement d’appel

Nom du Traitement Rôle

OBSAB Observation de l’état des postes d’Abonnés

ENVIT Envoi de l’Invitation à Transmettre

NUMMF traitement de la NUMérotation Multifréquence (poste


à clavier)

NUMDC traitement de la Numérotation DéCimale


(poste à cadran / clavier décimal)
TRADUC TRADUCtion du numéro de l’abonné demandé

SELEC SELECtion de l’abonné demandé (recherche et test)

SONNE émission et cadencement de la SONNErie

DECDE traitement du DECrochage du demanDE

TAXAB traitement de la TAXation de l’ABonné

RACCR traitement du RACCRochage d’un abonné

2.2 Lancement des modules : le moniteur

Afin d’enchaîner les module au cours du traitement d’un appel, on utilise les
services d’un module particulier nommé le moniteur. Ce module permet non
seulement d’activer les différents modules de traitement d’appel en fonction de
la demande, mais aussi de gérer en fils d’attente les traitements ayant été
demandés plusieurs fois (cas des appels simultanés, par exemples).

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2.1 Notion de ZTE

A chaque appel est associé (pendant les phases actives), une zone mémoire dans
laquelle sont conservées les données qui lui sont propres. Cette zone mémoire,
appelée : zone de Traitement et d’Echanges (Z.T.E.) permet ainsi la
communication entre les différents traitements activés successivement au cours
de l’établissement d’un appel.

Une zone mémoire est attribuée à chaque nouvel appel lors de la détection du
changement d’état. Elle servira donc à stocker les informations concernant
l’équipement en appel avant de demander l’activation du traitement suivant
(dans ce cas précis : ce sera le module ENVIT : Envoi de la tonalité d’Invitation
à Transmettre). Dans le cas, où plusieurs appels sont détectés, une ZTE est
attribuée à chacun : la ZTE joue en fait le rôle de l’enregistreur dans les
systèmes à commande à répartition statique.

Les ZTE ainsi créées en cas d’appels multiples sont donc en concurrence pour
l’activation du module suivant. La technique de la file d’attente est ici utilisée
pour départager les requêtes. En effet, le processeur ne traitant qu’un appel à la
fois, les ZTE ont été créées l’une après l’autre, et sont placées dans cet ordre
dans la file d’attente.

Le seul traitement n’ayant pas de file d’attente est le module d’observation des
états de boucle (OBSAB), puisqu’il doit être activé régulièrement (toues les 20
ms).

2.3 Principe du chaînage

A chaque traitement est associée une file d’attente dans laquelle sont chaînées
les ZTE qui demandent ce traitement. Si cette file d’attente est vide, le
traitement correspondant ne sera pas activé, car le moniteur effectue un test de la
demande avant l’orientation vers ce module.

Si au contraire la demande existe (ce qui est matérialisé dans un mot d’état à
l’usage du moniteur), la file d’attente sera explorée afin de traiter l’appel
correspondant à la ZTE.

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Une file d’attente se compose de deux mots mémoires appelés pointeurs :

 l’un contient l’adresse de la première ZTE en attente : c’est le pointeur début


 l’autre, appelé pointeur de fin, adresse la dernière zone en attente.

Les ZTE en attente sont chaînées dans leur ordre d’arrivée, c’est-à-dire que la
première ZTE contient l’adresse de la suivante dans la file, et ainsi de suite.
Cette adresse est contenue dans le premier mot de la ZTE.

Exemple :

1) Effectuons un déchaînage :

Le module vient d’être activé, il veut prendre connaissance du premier


travail en attente. Le pointeur début lui indique que les données associées
sont à l’adresse 2980.

Une fois le traitement effectué sur cet appel (où dès la prise en compte de
la demande), la ZTE doit disparaître de la chaîne.

L’opération est très simple, il suffit de reconstituer la chaîne en


considérant que celle-ci commence à la ZTE suivante :

PD = 2980 = > à cette adresse, la ZTE qui vient d’être traitée contient
l’adresse de celle qui passe en tête de file (2870), c’est donc cette
information qui devient la nouvelle valeur du pointeur PD.

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