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GRAVIMÉTRIE

APPLIQUÉE

│ HACINI RACHID
│ IAP/EBM/GGR
│ DEC/2020
Programme Séminaire

Matin Après midi


J1
• Chapitre 01 • LOI DE L’ATTRACTION UNIVERSELLE
EXPERIENCE DE CAVENDISH
• Introduction / VIDEO
• UNITÉS DE MESURES
• Bases théoriques • POTENTIEL DE PESANTEUR
• Forme de la terre et géodésieFORME DE
J2
• LA TERRE02ET GEODESIE
Chapitre • MESURES STATIQUES ET DYNAMIQUES
• FORMULE DE CLAIRAULT • GRAVIMETRES ET GPS
• NOTIONS D’ANOMALIE DE PESANTEUR • MESURE DE LA PESANTEUR-TYPE DE MESURE
• MOYENS DE MESURE SUR LE TERRAIN • ECHELLES DE MESURE ET D’OBSERVATION TYPE
J3 DE MESURES / RESEAUX DE BASE ET
• Chapitre 03 • CORRECTIONS GRAVIMETRIQUES
• MISE EN OEUVRE SUR LE TERRAIN – LES LEVÉS D’OBSERVATION
D’AIR LIBRE ET DE BOUGUER . DE RELIEF
• MESURE DE g , TRACE DES PROFILS • TRAITEMENT DES DONNEES
DERIVE DU ZERO ETABLISSEMENT DE L’ANOMALIE DE BOUGUER

J4
• Chapitre 04 • ETABLISSEMENT ANOMALIE DE BOUGUER
• DENSITES DES COUCHES INTERMEDIAIRES • SEPARATION DES ANOMALIES
METHODE NETTLETON – METHODE PARANIS • INTERPRETATION QUALITATIVE ET
• METHODES STATISTIQUES QUANTITATIVES – PB direct et inverse
• MESURE DE PESANTEUR DANS LES SONDAGES
J5
• Chapitre 05 • APPLICATIONS DANS LE DOMAINE PETROLIER
• ANALYSE DES CARTES CALCUL DES DERIVEES / • Inversion à l’aide du logiciel libre GRAVCAD
FILTRAGES GRADIENTS DE PESANTEUR
• ANALYSE À L’AIDE DU LOGICIEL LIBRE “ LE
SURFER”

Intitulé du séminaire/ Mois Année / IAP-École-Département 2


Chapitre N° 01

BASES PHYSIQUES
INTRODUCTION

LA GRAVIMETRIE

UNE DES BRANCHES DE LA GEOPHYSIQUE


AYANT POUR BUT L’ETUDE DE LA VARIATION
DU CHAMP DE PESANTEUR
FORME DE LA TERRE

Un des objectifs de
cette étude était la
définition de
la forme de la terre
Ce qui lui conférait un
but géodésique

hacinerachid2@gmail,com Boumerdès 2019


FORME DE LA TERRE
Loin d’ être un sphéroïde de révolution , la terre
a un aspect difforme et irrégulier.

Les mouvements des plaques tectoniques


La présence des océans et des continents
Les attractions lunisolaires
Ont contribués à donner une forme irrégulière
au globe terrestre et rendu difficiles les
approches géodésique par des moyens
analytiques
Galileo Galilée Isaac Newton Pierre Bouguer HENRY DE CAVENDISH

Quelques personnalités
scientifiques ayant
œuvré dans ce
domaine

KEPLER FAYE AIRY PRATT IBNU EL HAYTHAM


Historique
Qui a mis sur rail la méthode scientifique? Galilée?
Bien avant lui : c’est Ibn al – Haytam au 11e siècle

Entre 1015 et 1021, il écrivit son œuvre majeur, « Traité d’optique »


[en arabe « Kitab al-Manazir », en latin « De Aspectibus» ou
« Opticae Thesaurus: Alhazeni Arabis»]. Ce livre a eu une influence
importante sur le développement de l’optique et de la physique en
général car il a transformé radicalement la connaissance de la
lumière et de la vision et a introduit la méthode scientifique .
BASES THEORIQUES
DE LA GRAVIMETRIE

hacinerachid2@gmail,com Boumerdès 2019


POUR ETUDIER LA VARIATION DU CHAMP DE PESANTEUR , ON SE BASE SUR LA LOI DE NEWTON

Deux masses m1 et m2 , séparées par une distance r s’attirent vers l’autre par une force , dite d’attraction et qui
s’exprime par l’expression ci – contre

LOI DE L’ATTRACTION UNIVERSELLE


Loi de l’attraction universelle ou 1° loi de NEWTON
Deux masses m1 et m2 , séparées par une distance r1 sont attirées l’une vers l’autre par une force F , tel que
𝒎𝟏 . 𝒎𝟐
𝑭 = −𝑮
𝒓𝟐
𝒎𝟐 dans ce cas l’ accélération de la pesanteur devient
si 𝒎𝟏 = 𝟏 ==> 𝑭 = 𝒈 = −𝑮 numériquement égale à la force d’attraction
𝒓𝟐
𝑐𝑚3
G – constante de la gravitation universelle ; dans le système CGS ,𝐺 = 66,7
𝑔. 𝑠 2
Expérience de Cavendish
pour déterminer G
MESURE DE G

Il s’agit de l’évaluation de la constante de la gravitation universelle, constante déterminée par


Cavendish en 1798 à l’aide d’une balance de torsion très sensible. Cette expérience consistait
à mesurer la déviation ou la période d’oscillation d’un fléau auquel sont solidaires deux
masses m1 et m2 distantes de 2l. Le fléau est suspendu en son centre par un fil très fin. On
aura ainsi un solide mobile autour d’un axe vertical.

Plaçons deux masses (en plomb) identiques M à une distance r de deux petites masses m1 et
m2 .Les masses M , plus importantes attirent les petites masses avec une force F, le fleau subit
alors une rotation dont le moment résultant peut etre donné par :

 = C Où C – constante de torsion du fil

La rotation subie par le bras de fléau serait :

C
2M .OZ.F = C  2Fl = C  F = ; connaissant C, l , ainsi que les masses M et m i
2l
, et en vertu de la loi de Newton , on peut alors voir que :

Mmi C
G 2
=
r 2l

C .r 2
Ce qui nous permet d’écrire que : G = EXPERIENCE DE CAVENDISH
2l.M .mi
2° Loi de Newton
Il faut appliquer une force F à une masse m pour lui faire subir une
accélération g , Ce qui se traduit par

F = m.g
À la surface du sol , cela se traduit par l’expression suivante :
𝑮. 𝑴
𝒈= 𝟐
𝑹
UNITES DE MESURE:
L’accélération de la pesanteur est mesurée en Gal , Le gal est pris comme unité en
l’honneur de Galilée , il vaut 1cm/s 2

Entre les pôles et l’équateur la variation est d’environ 05 gals , unité trop grande , c’est
pourquoi les mesures sont réalisées en milligals ( on note mgal)
Le potentiel de pesanteur , quand à lui , est la somme du potentiel d’attraction et du
potentiel centrifuge

𝝆
Potentiel d’attraction 𝑼 𝒙, 𝒚, 𝒛 = 𝑮 ම 𝒅𝒗
𝒓

Force centrifuge
Potentiel centrifuge 𝑪
𝒓 A
= 𝒎𝝎𝟐 ( 𝒙𝟐 + 𝒚 𝟐 )
𝟐
D’où le potentiel de pesanteur est donné ainsi R
Force centripète

c
𝝆 𝒓
𝑽 𝒙, 𝒚, 𝒛 = 𝑮 ම 𝒅𝒗 + 𝒎𝝎𝟐 ( 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 )
𝒓 𝟐
S’il y a plusieurs masses , on aurait comme potentiel

𝑁 𝑁
𝑚𝑖
𝑈 = ෍ 𝑈𝑖 = 𝐺 ෍
𝑅𝑖
𝑖=1 𝑖=1

Si on a une distribution continue de masses dans un volume V extérieur au point donné , le potentiel d’attraction U au
point P , serait alors :

𝝆
𝑼 𝒙, 𝒚, 𝒛 = 𝑮 ම 𝒅𝒗
𝒓
z 𝜌 - Densité des masses élémentaires

𝑑𝑣 - Volume élémentaire

F
mi
𝑚0 r
x
p
Parmi les propriétés les plus importantes du potentiel , on peut citer:

1. Le potentiel newtonien est additif. Cela signifie que le potentiel résultant de la


présence de plusieurs masses sera la somme des potentiels de chaque masse. Le
potentiel (ou le champ) créé par une distribution quelconque de masses réparties
dans un volume sera la somme des potentiels (ou des champs) créés par les
éléments de masse.

𝑁 𝑁
𝑚𝑖
𝑈 = ෍ 𝑈𝑖 = 𝐺 ෍
𝑅𝑖
𝑖=1 𝑖=1

2. Ce potentiel doit satisfaire à l’équation de LAPLACE

𝜕2𝑈 𝜕2𝑈 𝜕2𝑈


2 + 2+ 2 =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Le géoïde terrestre (la forme qu'aurait la Terre
si elle était partout recouverte d'océans).
Cette figure met en évidence l'aplatissement
des pôles et le bourrelet équatorial, ainsi que
les bosses et creux du géoïde par rapport à
l'ellipsoïde de référence.

Masse de la terre M= 5.974.1024kg


Rayon polaire R= 6357 km
Rayon équatorial R = 6378 km
Coefficient d’aplatissement α = (a – b)/ a ≈ 1/298.25
Rayon moyen de la terre R = 6971 km
Elévations

Fosse

Ceci montre les differences en altitudes de la terre


ALTIMETRIE PAR SATELLITE
Chapitre N° 02

THEORIE DE CLAIRAULT
MISE EN ŒUVRE
REPARTITION DES FORCES AGISSANTES
En supposant que le globe terrestre est un sphéroïde de révolution homogène ,on peut
théoriquement évaluer la pesanteur à sa surface comme suit :
  
F2
C1 g = F +C
r C

C2
F2 = C2 sinon chaque point en
F
surface serait en perpétuel
mouvement d’où
F1 g

g = F1+ C1
 R
Ou bien g = F1 – C1

C1 = C cos  et F1= F cos

 très petit , et C = m2r, et m = 1


D’où F1 = F et C = 2r.cos2 

R – rayon de la terre et  - latitude


 très petit , et C = m2r, et m = 1
D’où g = F - 2 . R .cos2 

Aux pôles  = 90°  gP = F


À l’équateur ge = gp - 2.R  2.R = gp - ge

 g p - ge
De là on peut voir que g = g e 1 + sin 2 f
 ge
g p - ge
si  = dans ce cas on obtient
ge

(
g = g e 1 +  sin 2 f ) Qui est la formule de Clairaut
Diverses formules ont vu le jour , cependant , lors du 14° symposium de géodésie et de
géophysique , on a décidé de retenir une seule expression , et qui est donnée ci – dessous

g = goo (1 +  sin 2 f - 1 sin 2 2f )

goo = 9,780327ms -2: Pesanteur à l’équateur

 = 0,0053024 1 = 0,0000058
f - latitude

.
gn = 978031,85 ( 1 + 0,005302357 sin2f – 0,000005865 sin2 2f )
gn – pesanteur normale
Formules de la pesanteur normale

Nombre de données Reduction au niveau de la


mer
année auteur Expression de gn
ANOMALIES DE PESANTEUR
Si la terre était homogène ou bien constituée de couches homogènes
concentriques , le champ de pesanteur mesuré en surface serait une
surface équipotentielle parallèle à celle de la terre et centrée au centre
du globe terrestre
Il suffirait alors d’utiliser la formule de la gravité normale et de calculer
ce champ .
… ce qui n’est pas le cas .

On mesure ce champ sur une terre réelle , puis on compare les valeurs
mesurées à celles calculées ,

Cette différence de valeurs est dite anomalie

∆𝒈 = 𝒈𝒎𝒆𝒔 − 𝒈𝒏
ANOMALIE DE PESANTEUR

Pesanteur mesurée
Pesanteur normale

Densité = d
d1

Corps sphérique , avec une densité d1 >


d2
D’anciens savants se sont intéressés aux mesures de la pesanteur dont Galileo Galilée et avaient alors utilisé quelques
systèmes de mesure , on en distingue deux :

- Les systèmes dynamiques


On observe le mouvement d’un objet et on note le temps
(oscillation d’un pendule , chute de poids)

- Les systèmes statiques


On note le déplacement par rapport à une position de référence

MESURES DYNAMIQUES
LE PENDULE SIMPLE
On mesure la période d’oscillation To , du pendule et on en
déduit la pesanteur 𝒈

𝒍
𝑻𝒐 = 𝟐𝝅
𝒈

𝒍
𝒈 = 𝟒𝝅𝟐
𝑻𝟐𝒐
MESURES STATIQUES

Position de référence
Principe de la balance à ressort vertical
Franges
Schéma du Système
astatique à quartz
mobiles

D’un gravimètre

Echelle à la base de l’oculaire

Schéma réalisé par Hacine R,


Gravimètre scintrex CG-5
Gravimètre scintrex CG-6
Hacine R.
GRAVIMETRE GAQ – 1973 GRAVIMETRE SCINTREX CG-5 2016
La mesure de la gravité

• Les gravimètres absolus


(chute des corps)
• Les gravimètres relatifs
(allongement du ressort)
• Les corrections instrumentales
conversion (longueur du ressort en mesure de g),
dérive (0,3 mGal/jour)
fermeture vers une station de base (référence)
Les ressorts présentent certains inconvénients :
leur élasticité varie dans le temps, avec des
phénomènes d’hystérésis, et dépend de la
température. La plupart des gravimètres possèdent
donc une enceinte thermostatée. Si certains
gravimètres, comme ceux de marque Lacoste –
Romberg , utilisent des ressort métalliques, d’autres –
tels les Scintrex, sont réalisés en quartz fondu,
permettant de créer des appareils très compacts (dans
le cas des Scintrex, la masse de 4 mg est fixée à un
fléau de 4 cm, soutenu par des fils de 3 mm).
Gravimètre à ressorts métalliques Gravimètre à quartz (schéma Hacini R,)

oculaire
Principe du
gravimètre
absolu à chute
libre JILA

le frottement atmosphérique dont l’effet doit être très réduit (au niveau
de 10-9 ms-2), en créant un vide très poussé (10-5 Pa)
TYPE DE MESURES GRAVIMETRIQUES
Elles sont de deux types
- Mesures absolues
- Mesures relatives

Mesures absolues
Les points de mesures absolues , sont les points où la pesanteur est
déterminée avec grande précision , ces points de mesures sont les points
de référence pour tout levé gravimétrique
Les mesures commencent et se terminent en ce type de points ,
Un des objectifs est l’estimation de la dérive du zéro des gravimètres
relatifs
La dérive est l’association de deux composantes :
- Une dérive luni – solaire
- Une dérive instrumentale

Les mesures absolues sont réalisées à l’aide d’instruments utilisant la


chute libre d’une masse avec une analyse de la chute par rayon laser
MESURES ABSOLUES
Avant le levé gravimétrique , on entame un levé topographique avec théodolite et mires ou bien avec un GPS
STATIONS GPS
MESURES GPS

Base GPS
LES LEVÉS
GRAVIMÉTRIQUES
Stations absolues ou points de base

Ces points de référence, de préférence situés dans des zones


tectoniquement stables et facilement accessibles , servent de
point d’appui pour les mesures relatives. Ils peuvent aussi, si
leur distribution – régionale ou même mondiale, est
suffisante, permettre d’étudier les variations temporelles
globales du champ de pesanteur
RÉSEAUX
RESEAUX DE POINTS DE BASE
GRAVIMÉTRIQUES
Points de référence , où les valeurs – entre autres – de la pesanteur sont déjà
connues avec une grande précision
RESEAUX DE POINTS D’OBSERVATION
Ce sont les réseaux d’observation , souvent répartis sous forme de profils
représentant l’ensemble des points du levé gravimétrique.
En prenant en compte les coûts d’investissement et le temps nécessaire à
la mesure en une station avec une même précision, on a un rapport de 1 à 10
entre le coût d’une mesure avec des gravimètres relatifs et celui d’une mesure
avec un gravimètre absolu. Cela explique que les réseaux incluent aussi bien des
stations absolues que des stations de mesures relatives
LES MESURES RELATIVES
Faites à une échelle donnée , ces mesures sont réalisées sur un ensemble de points répartis d’une
manière régulière ( systèmes de profils ) soit d’une manière irrégulière ( propres aux zones accidentées
et difficilement accessibles) Les mesures commencent et se terminent toujours sur un point de base .

RÉSEAUX D’OBSERVATION

Le réseau d’observation est un système de points régulièrement répartis – le plus souvent – sur le terrain à
prospecter. Ils constituent alors les profils d’observation. La distance entre les profils ainsi que celles entre
les points sont choisies selon les objectifs de l’étude et donc selon les dimensions des corps recherchés.
Le système de maillage retenu s’il est trop serré permet de bien noter la présence des corps de faibles
dimensions, au contraire, un maillage plus espacé, attenue l’effet de ces même corps et met en valeur les
corps de grandes dimensions.
Les profils d’observation sont tracés en général perpendiculairement à la direction d’extension des corps
géologiques.
FICHE DE STATION GRAVIMÉTRIQUE DU ……………………………
DESCRIPTION :

Nom du point : ALG Poste n° 1 COR

PAYS : ALGERIE

MISSION : WWW DZ

DATE : 31-31-9955 ET 05-04-9955


SYSTÈME DE RÉFÉRENCE :……………………………………

RÉSEAU GRAVIMÉTRIQUE : IGSN 71

SYSTÈME GÉODÉSIQUE : NTF

PROJECTION : Lambert 1

RÉFÉRENCE D'ALTITUDE : Niveau moyen

MODÈLE DU POTENTIEL : ………………….

DESIGNATION DES POINTS :


NTFLatitude :28°22,86' NordNTFLambert 1X : 74.482,4 Longitude :004°29,75' Ouest Y : 78.495,0NGFAltitude :5,10 m Hauteur au-dessus du sol :
0 mVALEURS DE LA PESANTEUR :

Pesanteur absolue : g = 980.939,64 ± 0.05 mGal

Gravimètre : Worden (Texas Instrument) n° 1246

COMMENTAIRES :
Station rattachée par gravimètre Worden au point de référence EREM situé au ………….. sous le n° ……..(g = 980.939,69 mgal réseau IGSN71). La
mesure de gravité (1) ramenée au niveau moyen et corrigée de l'influence du relief vaut : 980.940,64 mgal.
MISE EN ŒUVRE
MISE EN ŒUVRE
DE TERRAIN
Mesures dynamiques et statiques
Les gravimètres
Points de base , points d’appui et d’observation
Conception d’une prospection gravimétrique
Profils gravimétriques
Exploitation et mesures

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RÉSOLUTION DES MESURES
(lecture instrumentale)

Mesures absolues: mm/s2 ou 0.1 mgal


Mesures relatives: 0.01 mm/s2 ou 1 mgal
Exactitude (accuracy)
Positionnement, nivellement, correction géocentrique (différence entre la
topo et le géoïde),lecture
Erreur de 10 cm sur l ’altitude donne une erreur de 0.03 mgal sur la
station
Erreur de 100 m sur le positionnement géographique donne une erreur
de 0.05 mgal sur la station
Levés gravimétriques à terre
En fonction des buts recherchés (prospection pétrolière, minière ou
pour le génie civil, mesures associées au nivellement), de la
topographie et des facilités de déplacement, l’espacement des
mesures peut être très variable : de moins de 100 m en zone urbaine
pour l’identification de fontis ou d’anciennes carrières, à quelques
kilomètres pour des études de grande reconnaissance. La mesure
elle-même est assez rapide, inférieure à 10 minutes, et il est possible
de mesurer une cinquantaine de points distants de quelques
centaines de mètres ou quelques kilomètres par jour.

Levés gravimétriques en mer

Le principe de fonctionnement des gravimètres marins n’est pas très


différent des gravimètres utilisés à terre, sauf dans le cas du
gravimètre Bell (la masse est placée entre deux aimants
permanents, la position d’équilibre est produite par une force
électromagnétique induite dans la bobine fixée sur la masse). Les
gravimètres pour les mesures au fond de la mer, sur la plateforme
continentale (ils ont été testés jusqu’à 900 m de profondeur),
utilisent des gravimètres terrestres inclus dans une sphère étanche,
résistant à la pression, avec un système de nivellement automatique
et une commande à distance du gravimètre.
Levés gravimétriques aéroportés

Depuis quelques années, des gravimètres ont été embarqués sur avions ou hélicoptères , installés sur une plate-forme
stabilisée. La connaissance de la trajectoire de l’avion est, du fait de la vitesse bien plus grande que dans le cas d’un navire,
beaucoup plus critique. Le positionnement en 3 dimensions de l’avion étant effectué de manière très précise par technique
GPS différentielle (en déployant un réseau de balises au sol) il est possible de restituer la gravité au sol avec une précision
de 2 à 10 mgals à une résolution qui dépend de l’altitude de l’avion et de la distance moyenne entre les lignes de vol
successives. De telles campagnes ont été effectuées avec succès
MESURE DE g
Un certain nombre de corrections instrumentales et de réductions doivent être
effectuées afin d’obtenir la valeur des anomalies du champ de pesanteur, utiles pour
une interprétation géophysique.

L’appareil aura dû être calibré correctement avant de commencer le levé


gravimétrique. Pour corriger de la dérive de l’appareil

Occupation des stations de mesure : la station Stn1 est


le point de base

un réseau d’observation peut être régulier comme il peut être irrégulier et


dans ce cas les points occupent le terrain selon une certaine répartition
LEVÉS MARIN OU AÉROPORTÉ

Une plate forme gyroscopique assure la


stabilité de l’instrument de mesure
(schéma Hacini R,)
Tracé des profils

Point de base

Point d’observation

Direction
d’extension
du corps
La figure II montre la justesse de l’hypothèse émise quant au fait de tenir compte de la variation des densités par zone et
même en fonction des profondeurs…jusqu’au niveau du géoïde .l’introduction d’un tel procédé est une étape nécessaire
pour une nette amélioration des signaux étudiés et un gain appréciable en précision.
CORRECTIONS
GRAVIMETRIQUES
• Corrections de dérive
• Correction d’air libre
• Correction de Bouguer
• Corrections de relief
• isostasie

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CORRECTIONS GRAVIMETRIQUES

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CORRECTION DE LA DERIVE

La derive a deux composantes :


- Instrumentale
- Lunisolaire ( marées)

Cette correction

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En réalité la dérive en fonction du temps est loin d’être une fonction linéaire
Elle est une courbe sous forme d’une sinusoïde .
Mais le fait de pouvoir revenir au point de base en moins de deux heures de temps
de trajet , nous permet d’estimer que les deux dérives (instrumentale et luni –
solaire) peuvent être approximées par une droite , et pour tracer cette droite , il
suffirait d’en connaître deux points

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Au vue de ces tracés , la dérive
peut être :
- positive (droite croissante)
- ou négative (droite
décroissante)
.

Heures (m)

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Pour cela il est nécessaire d’avoir un point de référence .C’est là le rôle du
point de base .
La derive en une station i ( Di ) , peut être évaluée grâce à l’expression
suivante :
Di
Ti - T1
Di = D
TN - T1
Où D – est la dérive totale
T1 – Ti – TN , sont respectivement D
les temps ( en minutes) de prise
de la 1ere mesure , de la ieme mesure
T
et de la Neme mesure ; sachant que 0 TN
la 1ere et la Neme mesure sont toutes
les deux réalisées sur la même station de
base. La dérive est une fonction linéaire , de la forme y = a.x + b .Pour la tracer
, il suffit d’en connaître deux points .
NB. CE TERME EST A SOUSTRAIRE DES MESURES .
Compléter le tableau B
En calculant la dérive

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CORRECTION D’AIR LIBRE
OU D’ALTITUDE OU BIEN DE FAYE

NB. Ceci veut dire que si on monte en altitude d’un mètre , on perd 0,3086 mGal
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Correction de Faye

Hervé Faye

+h relief

niveau de référence

-h

∆𝒈𝑭 = 𝟎, 𝟑𝟎𝟖𝟔 . 𝒉

NB. Ceci veut dire que si on monte en altitude d’un mètre , on perd 0,3086 mGal
CORRECTION DE PLATEAU OU DE BOUGUER
La correction de Faye ne tient compte que de l’altitude du point de mesure par rapport au niveau de
référence contrairement à la correction de plateau

Celle – ci tient compte de la masse ( de densité  ) comprise entre le niveau de


référence et le point de mesure à h
CORRECTION DE RELIEF

C’est aussi la correction dite de terrain pour la figure précédente , on peut écrire
qu’au point p on a :

L’attraction d’un secteur du cylindre (figure ci –


contre) est obtenue ainsi après intégration :

NB. Cependant si la pente ne dépasse pas 3% sur 10 km , ces corrections sont négligées en général
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Abaque ou réticule de Hammer

L’abaque comporte plusieurs rayons définissant des cercles et plusieurs


secteurs zones , chaque secteur a une valeur moyenne de l’altitude

𝜌
𝐶𝑜𝑟𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑒𝑓 𝑇 = 0,419 𝑟 − 𝑟1 + 𝑟12 + 𝑧 2 − 𝑟22 + 𝑧 2
𝑛 2

Remarques : Le terme "Correction de terrain" ne correspond pas à une correction à appliquer sur les mesures, mais c’est un terme
traditionnel qui représente la contribution de la topographie dans le calcul d’un modèle du géoïde (Heiskanen, W. & Moritz, H., 1967 )
zone 𝑟1 𝑟2 n zone 𝑟1 𝑟2 n
B 2,0 16,6 4 H 1529,4 2614,4 12
C 16,6 53,3 6 I 2614,4 4468,8 12
D 53,3 170,1 6 J 4468,8 6652,2 16
E 170,1 390,1 8 K 6652,2 9902,5 16
F 390,1 894,8 8 L 9902,5 14740,9 16
G 894,8 1529,4 12 M 14740,9 21942,3 16

𝜌
𝐶𝑜𝑟𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑒𝑓 𝑇 = 0,419 𝑟 − 𝑟1 + 𝑟12 + 𝑧 2 − 𝑟22 + 𝑧 2
𝑛 2
Traitement des données gravimétriques

Ceci concerne l’obtention des anomalies de Bouguer

L’anomalie de Bouguer est la somme algébrique des anomalies observées


et des différentes corrections : de la dérive CD , de latitude Cde Faye CF ,
de plateau CB et de relief (ou de terrain) CT

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Obtention de l’anomalie de Bouguer
Exercice 1

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Exercices : évaluation des anomalies / exercice 2
Chapitre N° 04

DENSITES DES COUCHES


INTERMEDIAIRES
Densités des couches intermédiaires

Les anomalies de Bouguer sont évaluées avec une densité donnée représentant la
valeur moyenne des densités de l’espace entre la surface d’observation et celle de
référence .Ce paramètre s’évalue de diverses manières :
- À l’aide d’un densimètre sur des échantillons prélevés sur le terrain
- Sur la base d’un log de diagraphies de densité
- Grace à la méthode Nettleton

Il faut remarquer cependant que vu sous un certain angle , ces densités ne sont
parfois pas représentatives , ce qui induit des erreurs plus ou moins importantes
quant à l’évaluation des anomalies et par conséquent sur les résultats de
l’interprétation des données.

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ESTIMATION DES DENSITES
𝑃𝑂𝐼𝐷𝑆 𝐷𝐴𝑁𝑆 𝐸𝐴𝑈
𝑅𝐻𝑂𝐸𝐶𝐻 = +1
𝑃𝑂𝐼𝐷𝑆 𝐷𝐴𝑁𝑆 𝐴𝐼𝑅 − 𝑃𝑂𝐼𝐷𝑆 𝐷𝐴𝑁𝑆 𝐸𝐴𝑈

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REMARQUES

Finalement l’anomalie de Bouguer sera ainsi donnée

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A cause de l’ hétérogénéité des terrains , les points ne se confondent pas avec la
droite tracée, la pente est la densité : d = 2,45 g/cm3
La figure II montre la justesse de l’hypothèse émise quant au fait de tenir compte de la variation des densités par zone et
même en fonction des profondeurs…jusqu’au niveau du géoïde .l’introduction d’un tel procédé est une étape nécessaire
pour une nette amélioration des signaux étudiés et un gain appréciable en précision.
PRESENTATION DES
RESULTATS
PRESENTATION DES RESULTATS

CELLE – CI EST FAITE SOUS FORME DE

- CARTES D’ANOMALIES DE BOUGUER


- CARTES D’ANOMALIES REGIONALES
- CARTES D’ANOMALIES RESIDUELLES
- CARTES DE PROFILS D’ANOMALIES
ANOMALIE
DE BOUGUER
EXEMPLE DE CARTE DE PROFILS D’ANOMALIES
SEPARATION DES ANOMALIES

Plusieurs possibilités s’offrent au géophysicien :


– faire un lissage graphique sur le profil ;
– faire un lissage graphique sur les cartes de contours ;
– calculer la régionale analytiquement ou appliquer un filtre
(effectué sur ordinateur) ;
– calculer l’effet de la source à éliminer si sa géométrie et sa
densité sont connues afin de le soustraire de l’anomalie Bouguer
(modélisation).

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SEPARATION GRAPHIQUE DES ANOMALIES
L’anomalie de Bouguer étant la somme de tous les effets du sous – sol , celle – ci ne peut être interprétée

Anomalie de Bouguer = anomalie Régionale + anomalie Résiduelle

Δg,mgals AB = Rég + Rés

x, profil
SÉPARATION DES CHAMPS
L’anomalie de Bouguer étant la somme de tous les effets à l’aplomb du point d’observation , ne peut être directement interprétée.

Anomalie de Bouguer = Anomalie Régionale + Anomalie résiduelle


Méthode des moyennes ou méthode de la grille de GRIFFIN (obtention d’une anomalie régionale)

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mGal SÉPARATION DES ANOMALIES SUR UN GISEMENT D’HYDROCARBURES

a – Anomalie de Bouguer décrivant une pente régionale


b - anomalie régionale
c – anomalie résiduelle
Estimation des anomalies régionales

L’anomalie régionale peut être estimée analytiquement à l’aide de polynômes du 1° , du 2° degré , voire plus, Le
degré choisi est en fonction des paramètres (plus ou moins complexes du corps régional (forme , volume , masse ,
extension et direction d’extension , etc.

La régionale peut avoir la forme analytique suivante , c’est un modèle pour lequel on doit connaitre le corps de
dimensions régionales comme hypothèse de départ

n
Reg ( x,y) = a + b.x + c.y / n = 2 - 5
L’anomalie régionale est un effet qui varie très lentement par rapport aux autres effets

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ESTIMATION QUALITATIVE DE LA REGIONALE

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ESTIMATION QUALITATIVE DE LA REGIONALE

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ESTIMATION QUALITATIVE DE LA REGIONALE

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ANOMALIE DE BOUGUER
ANOMALIE RESIDUELLE
N
Anomalie de Bouguer

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Anomalie régionale

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Anomalie résiduelle

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Anomalie régionale d’ordre 3
RESIDUELLE
RESIDUELLE
INTERPRETATION DES
RESULTATS
INTERPRETATION QUALITATIVE
INTERPRETATION DES RESULTATS

• PRESENTATION DES RESULTATS


• SEPARATION DES ANOMALIES
• INTERPRETATION QUALITATIVE
• INTERPRETATION QUANTITATIVE

RESOLUTION DES PROBLEMES

• DIRECTS
• INVERSES

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RÈGLES GÉNÉRALES POUR L’INTERPRÉTATION DES ANOMALIES GRAVIMÉTRIQUES

1.Corps ayant une densité plus forte que la moyenne donneront des anomalies
positives, l ’amplitude étant proportionnelle à l ’excès de densité

2.Corps ayant une densité plus faible donneront des anomalies négatives

3.L’ extension de l ’anomalie reflète les dimensions du corps « perturbateur »

4.Une anomalie de haute fréquence indique en général un corps superficiel

5.Une anomalie de basse fréquence indique en général un corps profond

6.Les bords du corps auront tendance à se trouver à l ’emplacement des points


d ’inflexion dans le profil gravimétrique
NATURE DES ANOMALIES RELATIVEMENT À LA GÉOLOGIE RÉGIONALE

Nature d’anomalie Hypothèse géologique


Lourde Intrusion magmatique, présence d’un corps métamorphique ou
soulèvement du socle cristallin

légère Intrusion salifère ou présence d’un fossé d’effondrement

Forme circulaire Dômes ou fossés

Forme ellipsoïdale Structures « synformes » ou « antiformes »


Resserrement des Les contacts des terrains tectoniques, magmatiques et
contours sédimentaires aux densités différentes, présence des failles
ANOMALIES TYPIQUES GENEREES PAR QUELQUES CORPS GEOLOGIQUES

DOME GRANITIQUE DEPRESSION SYNCLINALE

FAILLE DOME DE SEL


INTERPRETATION DES
RESULTATS
PROBLÈME DIRECT ET PROBLÈME INVERSE
Problème direct : pour un corps connu il faut trouver l’effet qu’il peut generer en surface
la solution est unique
▪ Problème inverse : on a l’effet , il faut trouver le corps qui l’a généré
une infinité de solutions

gcalculé gobservé

2 1

1 2
PROBLÈME DIRECT PROBLÈME INVERSE

Dans les deux cas on a 1 , il faut trouver 2


Étape préliminaire à l’étape quantitative , durant
laquelle on s’intéresse
▪ à la qualité des données
▪ à la séparation des anomalies
▪ Au tracé des cartes isoanomale
▪ À répertorier la forme et le degré des
anomalies régionales et ou résiduelles selon
l’objectif de l’étude
▪ Au choix des méthodes d’interprétation
quantitatives
Interprétation gravimétrique quantitative

▪ L'interprétation des anomalies gravimétriques ou inversion des données


gravimétriques peut se faire de plusieurs façons :
▪ En supposant que les corps géologiques qui sont à l'origine des anomalies
ont une géométrie simple : méthodes analytiques ou quasi-analytiques
▪ En utilisant des programmes qui calculent l'anomalie crée par une
répartition complexe de corps. Cette distribution peut être à deux ou trois
dimensions. On calcule la réponse d'une distribution donnée, si elle ne
donne l'anomalie escomptée, on la modifie pour améliorer l'ajustement
entre anomalies calculée et anomalie mesurée.
▪ En utilisant des programmes d'inversion automatiques. Ces programmes
calculent une solution qui satisfait les données soit à partir d'un modèle
initial, soit en introduisant des informations géologiques.
ANOMALIE AU DESSUS D ’ UNE SPHERE DE DENSITE
SUPERIEURE A CELLE DES ROCHES ENCAISSANTES
Les anomalies de certains corps

• Une sphère d
=1,3 X 1/2
• Un cylindre d= X½
Profil est plus plat pour un cylindre que pour une sphère se trouvant à la même
profondeur
RESOLUTION DES PROBLEMES DIRECT ET INVERSE
ANOMALIES GENEREES PAR LES CORPS DE
FORMES SIMPLES
ANOMALIES D’UN CORPS CYLINDRIQUE SUR UN
ENSEMBLE DE PROFILS
P3

P2

P1
COMPLEXITÉ DU
PROBLÈME INVERSE

Il faut noter que le problème inverse


– d’un point de vu théorique – a une
infinité de solutions,

Le problème direct est là pour


résoudre le problème inverse :

On imagine un modèle ( à une


profondeur connue , avec une
densité , une extension , etc…
connues …

On calcul l’effet généré par ce modèle

On superpose celui – ci à l’effet


observé
UN FILON À DIFFÉRENTES PROFONDEURS ET SOUS DIFFÉRENTS ANGLES
TRANSFORMATION DES CHAMPS DE PESANTEUR

•VARIANCE DE LA PESANTEUR
•FORMULES DE POISSON
•DERIVEES
•PROLONGEMENTS ANALYTIQUES VERS LE HAUT
ET VERS LE BAS
PROLONGEMENTS
ANALYTIQUES
PROLONGEMENTS
ANALYTIQUES
• VERS LE HAUT
• VERS LE BAS

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LES PROLONGEMENTS

Prolongement vers le bas prolongement vers le haut

Toute fonction analytique peut être redéfinie dans un espace autre que celui où
elle existe .Le fait de redéfinir g en dessous ou au dessus de la surface
d’observation est dit prolongement .
Mis à part la variance de la pesanteur , afin de pouvoir
effectuer les autres transformations , il faut que la
fonction de départ soit analytique .
Grace à la transformation en séries de Fourrier des
anomalies de pesanteur , on passe de la forme discrète
de g à des séries harmoniques ayant les mêmes
propriétés que les fonctions analytiques
fonction définie seulement dans l’ intervalle [a , b
𝑓(𝑥)
b
f ( x) = ( f1 , f 2 ,..., f n ) =  f i
a

a b
f1 , f 2 ,..., f n Ensemble d’échantillons de f(x)

Si g(x,z) est la fonction dont nous possédons n échantillons discrets ,


dans ce cas nous aurons

N
 nx nx  nz
g ( x, z ) =   An cos + Bn sin  exp( )
n =1  L L  L
Pour des fonctions paires, tous les A (j) sont nuls, on aurait ainsi :

N
nz nz
g ( x, z ) =  Bn sin exp( )
n =1 L L
les coefficients B( j ) sont donnés par l’expression suivante

2 M
nj
Bn =
M
 g ( J , x)  sin
j =0 M
M- nombre de points dans l’intervalle L (points d’observation espacés de x)

J = 1,2, …, M.

Le lissage est obtenu grâce au filtre de Reiman d’ordre 2

 sin(n / N ) 
2

R2 ( n ) =  
 n / N 

où n – numéro de l’ harmonique Bn , avec N – nombre d’ harmoniques


Les dérivées secondes s’obtiennent grâce aux expressions suivantes :

 nxnx  sin n / N 
N 2

U xz ( x, z ) =  nBn cos exp( )


L 1 L L  n / N 

 nx
nx  sin n / N 
N 2

U zz ( x, z ) =  nBn sin exp( )


L 1 L L  n / N 
‘’Variance’’ de la pesanteur

▪ La variance d’une
fonction f(x) , est
donnée ainsi : f (-1) + f (+1)
v ( x ) = f ( 0) -
2

f(-1) f(0) f(+1)

On obtient à partir des valeurs des anomalies observées des fonctions


proches du gradient horizontal , un moyen simple de mise en évidence de
toute discontinuité affectant la surface d’observation
Si la densité du corps étudié , sa susceptibilité magnétique et l’aimantation de celui – ci
sont constantes , on peut alors definir une relation entre le champ de pesanteur et le
potentiel magnétique grâce aux

▪ FORMULES DE POISSON
Poisson a montré qu’entre le potentiel magnètique et de pesanteur il y a un
degré
I  U g U g U g 
U m
=  cos + cos  + cos 
4Gd  x y z 
Où Um – potentiel magnétique
Ug – potentiel de pesanteur
,, - sont respectivement les angles que fait le vecteur aimantation
avec les axes de coordonnées X,Y,Z

Si  = 90° ,=90° ,=0° Dans ce cas cos = 0, cos = 0, cos = 1

I U g U g
D’où U m
= et = g(x,z)
4Gd z z

D’où en mesurant la force de pesanteur, pour une aimantation et une densité des corps constantes , on a le
potentiel magnétique.et les gradients déjà définis plus haut ,qui sont alors les composantes H et Z , du champs
total T
FORMULES DE POISSON
y
Le potentiel magnétique est donné par la relation suivante : 0 β

𝑈 𝑚 (𝑥, 𝑦, 𝑧) =−
𝐽 𝜕𝑈 𝑔
𝑐𝑜𝑠𝛼 +
𝜕𝑈𝑔
𝑐𝑜𝑠𝛽 +
𝜕𝑈 𝑔
𝑐𝑜𝑠𝛾 α ꭗ
𝐺𝑑 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

Où J – aimantation de la roche γ
200 𝑔.𝑐𝑚 3
G – constante de la gravitation universelle G = 10−9
3 𝑠2
T
𝑈𝑔 – potentiel de pesanteur

si l’aimantation est orientée selon l’axe oz , on aurait : Z


α=90 et β = 90 et γ= 0 ce qui entraine cos γ = 1

D’où l’expression de la formule de Poisson devient :

𝑚 𝐽 𝜕𝑈 𝑔 𝜕𝑈 𝑔
𝑈 (𝑥, 𝑦, 𝑧) = − 𝐺𝑑 𝜕𝑧
, sachant que
𝜕𝑧
= 𝑔 accélération de la pesanteur

D’après la loi de Newton et si la masse temoin m o est unitaire, alors la force d’attraction de Newton
devient umeriquement égale à l’accélération de la pesanteur g:
La susceptibilité magnétique des fluides est très faible
FORMULES DE POISSON
Poisson a montré qu’entre le potentiel magnètique et de pesanteur il y a un
degré
I  U g U g U g 
U m
=  cos + cos  + cos 
4Gd  x y z  Mathématicien
Siméon Denis Poisson
Où Um – potentiel magnétique
Ug – potentiel de pesanteur
,, - sont respectivement les angles que fait le vecteur aimantation
avec les axes de coordonnées X,Y,Z

Si  = 90° ,=90° ,=0° Dans ce cas cos = 0, cos = 0, cos = 1

I U g U g
D’où U m
= et = g(x,z)
4Gd z z
D’où en mesurant la force de pesanteur, pour une aimantation et une densité
des corps constantes , on a le potentiel magnétique.et les gradients déjà
définis plus haut , sont alors les composantes H et Z , du champs total T
Mesure de la
susceptibilité
sur le terrain
Diagramme croisé des densités et des susceptibilités magnétiques (légende de la figure ; ellipse violette : famille d'intrusions magnétiques;
ellipse verte : différentes familles de volcanites mafiques) Nous avons tracé dans un diagramme la densité des échantillons en fonction de la
susceptibilité magnétique des échantillons. Nous avons colorés les points en fonction de la lithologie
EXEMPLE

CARTE DE
SUSCEPTIBILITÉ
MAGNÉTIQUE
Carte des susceptibilités magnétiques moyenne
MESURE DE LA PESANTEUR DANS LES
SONDAGES

Reprinted from Middle East Well Evaluation Review


Reprinted from Middle East Well Evaluation Review
North Sea fault
Structural effect of salt overhang
MAGNETIQUE
APPLICATIONS DANS LE
DOMAINE PETROLIER
Anomalies liées avec les structures favorables aux accumulations d’hydrocarbures

hacinerachid2@gmail,com Boumerdès 2019


INTERPRETATION DES RESULTATS

En géophysique appliquée, les résultats de la gravimétrie permettent de tracer les contours des corps géologiques
souterrains au simple trait.
Souvent, des modèles géométriques simples ayant une réponse analytique connue donnent un
résultat satisfaisant.

Si la géométrie de ces corps est trop complexe, la modélisation numérique vient en renfort (Giroux et
Chouteau, 2008 [11]).

Cependant, la solution des problèmes d’exploration de pétrole et de gaz sur base des données gravimétriques, y compris
la mise en évidence des structures géologiques (tectoniques et/ou sédimentaires) susceptibles d’être des pièges se
ramène à un exercice minutieux d’observation analytique des cartes gravimétriques élaborées .

L’identification des anomalies est la première chose qu’on fait dans l’interprétation des cartes gravimétriques. Ainsi, le but
de l’interprétation des anomalies de pesanteur est de trouver la distribution des sources (contrastes de densités et
géométries des sources) qui créent les anomalies observées en surface.

Ainsi les anomalies gravimétriques sont classifiées:


• En fonction de leurs intensités, on distingue habituellement des anomalies maximales (lourdes) et des anomalies
minimales (légères),
• En fonction de leurs formes, il est possible de déterminer deux classes d’anomalies, dont les anomalies linéaires et les
anomalies circulaires.
Études dans le domaine pétrolier

Avant d’entamer la modélisation et l’inversion qui seront les sujets les plus importants
revue sera faite sur les études de gravimétrie en forage dans le domaine du pétrole.
Même si la gravimétrie en forage n’a été utilisée que récemment en exploration minière, de nombreuses
applications
Les premièresontpublications
été décritessur
dans le domaine pétrolier
la gravimétrie en forage ont été publiées dans les années 50 à 70. Ces
publications se concentraient sur le calcul des densités en utilisant des méthodes de modélisation

En réduisant la géologie en formes géométriques simples, il est possible de reproduire les données
gravimétriques mesurées et de calculer la densité à partir des anomalies associées à ces formes
(Smith, 1950, Hearst et McKague, 1976, Snyder, 1976 et LaFehr, 1983). Dans un contexte pétrolier,
ces méthodes sont bien adaptées puisque la géologie est à faible pendage et est plus simple que dans
le contexte minier.

Dans le domaine pétrolier, les gravimètres en forage sont différents de celui développé par Scintrex.
Ils sont plus massifs et leur fonctionnement est différent. Ces gravimètres ont un diamètre plus
grand, entre 100mm et 130mm, que le GraviLog, 48mm. Aussi, ils utilisent un système de sondenavette
entre deux positions pour déterminer le gradient gravimétrique et ainsi obtenir la densité du
terrain. Le système de Scintrex utilise une microbalance au quartz.
Corrections en forage
Les corrections dues à la prise de mesures et à la géologie entourant le forage sont déjà bien connues.
Comme pour la gravimétrie en surface, il faut corriger pour l’effet de plateau, la latitude et les
variations diurnes (Nind et al, 2007).
La topographie affecte aussi les données en forage, mais de
manière notable seulement pour les mesures près de la surface (Li et Chouteau, 1999). En plus de ces
effets, il faut corriger les variations de pression atmosphérique, de température et de l’angle du
forage (Nind et al, 2007). Le GraviLog est équipé d’un thermomètre, d’un baromètre et d’un
clinomètre pour pouvoir calculer ces effets et corriger les données.
Réponses gravimétriques de formes typiques
Plusieurs formes simples ont été étudiées. Dans le Borehole Gravity Handbook de Black (1996),
plusieurs de ces formes et leurs réponses gravimétriques sont présentées. La première est la sphère
puisque c’est la forme la plus simple pour un corps 3D. Pour une sphère, de masse M, pour laquelle
sont centre est situé à une distance r du forage, le champ gravitationnel est:
Bien que la plupart des gisements aient une forme de cigare ou de disque
plat, ils peuvent être approximés par une sphère si la portée doit être estimée. Si une sphère possède
une masse M et que le gravimètre a une précision de δg, alors la portée est calculée comme suit :
Région pont neuf - Maurice
Chapitre N° 04

TRANSFORMATION DES
CHAMPS
TRANSFORMATION DES CHAMPS DE PESANTEUR

•VARIANCE DE LA PESANTEUR
•FORMULES DE POISSON
•DERIVEES SECONDES ET TROISIEMES
•PROLONGEMENTS ANALYTIQUES VERS LE HAUT
ET VERS LE BAS
Mis à part la variance de la pesanteur , afin de pouvoir
effectuer les autres transformations , il faut que la
fonction de départ soit analytique .
Grace à la transformation en séries de Fourrier des
anomalies de pesanteur , on passe de la forme discrète
de g à des séries harmoniques ayant les mêmes
propriétés que les fonctions analytiques
fonction définie seulement dans l’ intervalle [a , b
b
f ( x) = ( f1 , f 2 ,..., f n ) =  f i
a

f1 , f 2 ,..., f n Ensemble d’échantillons de f(x)

Si g(x,z) est la fonction dont nous possédons n échantillons discrets ,


dans ce cas nous aurons

N
 nx nx  nz
g ( x, z ) =   An cos + Bn sin  exp( )
n =1  L L  L
Pour des fonctions paires, tous les A (j) sont nuls, on aurait ainsi :

N
nz nz
g ( x, z ) =  Bn sin exp( )
n =1 L L
les coefficients B( j ) sont donnés par l’expression suivante

2 M
nj
Bn =
M
 g ( J , x)  sin
j =0 M
M- nombre de points dans l’intervalle L (points d’observation espacés de x)

J = 1,2, …, M.

Le lissage est obtenu grâce au filtre de Reiman d’ordre 2

 sin(n / N ) 
2

R2 ( n ) =  
 n / N 

où n – numéro de l’ harmonique Bn , avec N – nombre d’ harmoniques


Les dérivées secondes s’obtiennent grâce aux expressions suivantes :

 nx
nx
n  sin n / N 
N 2

U xz ( x, z ) =  nBn cos exp( z ) 


L 1 L L  n / N 

 nx
nx
n  sin n / N 
N 2

U zz ( x, z ) =  nBn sin exp( z ) 


L 1 L L  n / N 

Le gradient complet normalisé est donné par l’expression suivante :


GRADIENTS DE PESANTEUR COMPLETS NORMALISÉS
Exemple de calcul pour un amas à environ 2000 m de profondeur

b D’après V. M. BERIOZKINE

Le nombre N d’harmoniques des séries de


c Fourier étant :

Pour a , N = 60
pour b , N = 50
d
Pour c , N = 40
Pour d , N = 30
Pour e , N = 20
e
‘’ Variance ‘’ de la pesanteur

▪ La variance d’une
fonction f(x) , est
donnée ainsi : f (-1) + f (+1)
v ( x ) = f ( 0) -
2

f(-1) f(0) f(+1)

On obtient à partir des valeurs des anomalies observées des fonctions


proches du gradient horizontal , un moyen simple de mise en évidence de
toute discontinuité affectant la surface d’observation
OUED DAMRANE Hacine Rachid – 1988
ANOMALIE
RESIDUELLE
OUED DAMRANE
Hacine Rachid – 1988
CARTE DE VARIANCE
OUED DAMRANE
Hacine Rachid – 1988
CARTE DE VARIANCE
OUED DAMRANE Hacine Rachid – 1988

CARTE GEOLOGIQUE
L’OUED DAMRANE
SONAREM - 1988
CARTE DE VARIANCE ANOMALIE RÉSIDUELLE
LES PROLONGEMENTS

Toute fonction analytique peut être redéfinie dans un espace autre que celui où
elle existe .Le fait de redéfinir g en dessous ou au dessus de la surface
d’observation est dit prolongement .
La fonction à transformer est la suivante :

et les Bn sont

Le prolongement vers le haut ou vers le bas consiste à recalculer Δ𝑔

à 𝑢𝑛 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑝𝑙𝑢𝑠 ℎ𝑎𝑢𝑡 𝑜𝑢 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑏𝑎𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑓𝑒𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑜ù 𝑓𝑢𝑡 é𝑣𝑎𝑙𝑢é𝑒 𝑙’𝑎𝑛𝑜𝑚𝑎𝑙𝑖𝑒

En vertu de la loi de Newton , si on se rapproche du centre de gravité d’un corps , son effet augmente
Au contraire , si on s’en éloigne , son effet s’attenue

• Un prolongement vers le bas amplifie les effets des corps superficiels et de faible dimension

• Un prolongement vers le haut attenue les effets locaux et laisse bien apparaitre les effets des corps de dimensions
régionales

Ceci parait être un filtrage entre les hautes fréquences (signaux locaux) et les basses fréquences (signaux régionaux)
PROLONGEMENT ANALYTIQUE

Soit un champ observé avec un pas régulier


On peut en représenter le potentiel par l ’expression suivante :
0 intervalle d’observation ꝏ

Les harmoniques ont alors les expressions connues suivantes

et

Puisque nos observations le sont dans un intervalle fini , l’expression a serait alors

0 intervalle d’observation N

Pour stabiliser la fonction obtenue , on doit utiliser un filtre,


c’est en général le filtre de Riemann d’ordre 2 qui est utilisé
Dans ce cas , l’expression pour le prolongement analytique prend la forme suivante :

Les gradients horizontal et vertical , qu’on peut prolonger auront la forme suivante :

et
Prolongement analytique de la pesanteur au-dessus d’un dôme de sel
Gradient total au dessus d’anticlinaux
de gisements d’hydrocarbures

a – gisement à huile
b – gisement mixte avec chapeau de
gaz

Remarquez le niveau des anomalies

Hydrocarbures :

Huiles

gaz
Le gradient complet (total) de la pesanteur est donné par l’expression suivante :

Exemple de résultats obtenus grâce au


gradient total
Anomalie relative à un dôme de sel

1 – Anomalie
2 – anomalie calculée
3 – limite de zones de différentes densités
4 – limité calculées
5 – dôme de sel
6 – intrusion
7 – roches détritiques
8 – sous bassement
ANOMALIE DE BOUGUER 0 25 50 km
ANOMALIE REGIONALE 0 25 50 km
MESURE DE LA PESANTEUR DANS LES
SONDAGES

Reprinted from Middle East Well Evaluation Review


Reprinted from Middle East Well Evaluation Review
North Sea fault
Structural effect of salt overhang
Chapitre N° 05

APPLICATIONS
SURFER
ET
GRAVCAD
ANOMALIE DE BOUGUER
𝜌 = 2,67 𝑔/𝑐𝑚3
∆𝑥 = 150 𝑚
∆𝑦 = 150 𝑚
RESISUELLE
B

Détermination des profondeurs H , avec


la méthode des tangentes

A B

Section A-B
𝑏−𝑎 ′ ′
ℎ= et ℎ′ = 𝑏 − 𝑎
2 2 b’ a’ a b
0
ℎ′ +ℎ
H=
2
Δg max Valeur maximale

½ Δg max

X 1/2

Si on suppose avoir une structure allongée , type anticlinal , la profondeur est trouvée ainsi : h = x½
DELTA G dDelta G Résiduelle SUSCEPTIBILITE MAGNETIQUE
GRAVCAD
LOGICIEL
LOGICIEL D’INVERSION
D’INVERSION
A

D
Exemple pour GRAVCAD

N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9
X 5,84 14,6 22,2 29,5 38 47 55 64 71,5
AB -0,04 -0,11 -,03 -0,39 -0,59 -0,89 -1,0 -1,15 -1,21

10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
79 87 95 100 110 118 126 136 143 153
-1,19 -10,9 -1,02 -0,8 -0,66 -0,55 -0,4 -0,25 -0,24 -0,25
MERCI DE VOTRE ATTENTION