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Rappel :

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 Les différents modes de transmission :
Un couple d’allèles peut se transmettre par dominance / récessivité ou par codominance.

Note :

Support du gène (couple d’allèles) :

Un couple d’allèles peut être porté par une paire d’autosomes ou par un chromosome sexuel (dans le cas de liaison
au sexe, on traite seulement le cas de gènes portés par le chromosome X)

 Les lois de Mendel :


Le programme de troisième année se limite aux deux premières lois de Mendel :

 Première loi de Mendel : loi de l’uniformité de la première génération (F1)


Dans la première génération d’un croisement impliquant deux lignées pures différant par un unique caractère
(monohybridisme), tous les individus présentent un même phénotype. Le caractère qui se manifeste à l’exclusion de
l’autre dans la génération F1 est qualifié de dominant, et le caractère qui en est exclu est qualifié de récessif.

 Deuxième loi de Mendel : loi de pureté des gamètes :


Chaque gamète ne contient toujours qu'un seul facteur héréditaire pour un caractère donné (une seule version de
chaque gène = un seul allèle). D’où, dans la descendance d’un croisement impliquant deux individus F1 (génération
F2) les deux caractères parentaux réapparaissent suivant une proportion prédictible de 3 à 1 (3 pour le phénotype
dominant et 1 pour le phénotype récessif).

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 Transmission d’un couple d’allèles par dominance :
Les deux parents étant de lignées pures différant pour le même caractère héréditaire, selon la première loi de
Mendel, tous les individus de la F1 (100%) sont des hybrides (hétérozygotes) et présentent le même phénotype qui
est un phénotype parental. Le phénotype des hybrides F1 est le phénotype dominant et le phénotype qui disparait
en F1 (se cache) est le phénotype récessif.

Le croisement de deux individus F1 donne, selon la deuxième loi de Mendel, une descendance F2 hétérogène qui
montre les deux phénotypes des deux parents d’origine aux proportions de 75% pour le phénotype dominant (c'est-
à-dire celui de hybrides) et 25% pour le phénotype récessif.

Les individus qui présentent le phénotype récessif sont obligatoirement homozygotes. Mais, ceux qui présentent le
phénotype dominant sont au 1/3 homozygotes et 2/3 hétérozygotes. Pour connaitre le génotype certain d’un
individu pris au hasard de cette population, on réalise un test-cross.

 Le test-cross :
 Définition :
C’est un croisement qui permet de connaitre le génotype certain d’un individu dont le phénotype peut être exprimé
par deux ou plusieurs génotypes possibles.

 Principe :
L’individu pris au hasard est appelé un testé. Il doit être croisé avec un testeur qui doit être un homozygote récessif
pour qu’il ne donne qu’un seul type de gamètes qui porte l’allèle récessif. Donc, qui laisse apparaitre tout allèle

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provenant du testé. Le nombre de phénotypes que donne ce croisement traduit fidèlement le nombre de types de
gamètes produits par le testé et donc, par conséquent, son génotype.

Le cas présent de test-cross donne deux résultats possibles :

i. Soit 100% de phénotype dominant donc le testé a participé par un seul type de gamètes qui porte l’allèle
dominant. D’où, il est homozygote dominant.
ii. Soit 50% de phénotype dominant, 50% de phénotype récessif. Donc, le testé a participé par deux types de
gamètes aux mêmes proportions. Donc il est hétérozygote.

 Résumé :
Soit le couple d’allèles (A, a) / A représente l’allèle qui exprime le phénotype dominant et a représente l’allèle qui
exprime le phénotype récessif. Donc, A > a

Premier croisement :

Les parents : [A] X [a]

Les génotypes : A a
A a
Les gamètes : A a

Le résultat : (F1) A
[A] ; 100%
a
Deuxième croisement :

F1 X F1 [A] X [A]

Les génotypes : A A
a a
Les gamètes : ½ A ;½ a ½ A ;½ a

Le résultat : (F2) ½ A ½a

½ A A A ¾ [A]
¼ [A] ¼ [A]
A a
¼ [a]
½a A a
¼ [A] ¼ [a]
a a

Le test-cross :

Le testé, étant pris au hasard de la population qui représente les ¾ de la F 2, sera croisé avec un homozygote récessif.
Deux cas sont possibles :

 Si le résultat du croisement montre 100% [A] donc le testé a participé par un seul type de gamètes, d’où il est
A
de génotype
A
 Si le résultat du croisement montre 50% [A] et 50% [a] donc le testé a participé par deux types de gamètes,
A
d’où, il est de génotype
a

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Remarque : le raisonnement est récurrent puisqu’il est le produit de lois. En effet, les proportions 3 : 1 dans un
croisement traduit que les individus croisés sont hétérozygotes et les allèles se transmettent par dominance tel que le
phénotype dominant est celui représenté par la population aux proportions ¾ et le phénotype récessif est celui
exprimé par la population aux ¼. Et ainsi de suite.

 Transmission d’un couple d’allèles par codominance :

Sous ce mode de transmission, la F1 est toujours homogène et hybride mais présente un phénotype différent de
ceux des deux parents, souvent nettement intermédiaire entre eux.

La F2 présente trois phénotypes dans les proportions de ¼ pour chaque phénotype parental et ½ pour celui des
hybrides de F1. Dans ce cas, un test-cross est inutile puisque chaque phénotype de la F2 traduit un seul génotype.

Le raisonnement est toujours récurrent puisque, par exemple, un croisement qui donne une descendance repartie
en ¼, ½, ¼ est un croisement entre deux hybrides quand les allèles se transmettent par codominance tel que ¼
représente le phénotype de chaque parent et ½ représente celui des hybrides et ainsi de suite.

 Cas de gène lié à X :


Si un croisement et son réciproque donne le même résultat, le gène qui détermine le caractère en question est porté
par un autosome. Mais si un croisement et son réciproque ne donnent pas le même résultat, donc le gène est porté
par le chromosome X.

Pour déterminer la liaison au chromosome X par un seul croisement il faut voir si le phénotype change de sexe.
C'est-à-dire le phénotype des mâles passe aux descendants femelles et réciproquement ou si un phénotype est
exclusif pour un sexe c'est-à-dire tel phénotype n’apparait que chez les femelles ou réciproquement.

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