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ROYAUME DU MAROC

OFPPT
Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail
DIRECTION RECHERCHE ET INGENIERIE DE FORMATION

RESUME THEORIQUE
&
GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

MODULE N°: 7 UTILISATION DES APPAREILS


DE MESURE ELECTRIQUES

S ECTEUR : ELECTROTECHNIQUE

SPECIALITE : ELECTRICITE
DE BÂTIMENT

NIVEAU : QUALIFICATION

ANNEE 2009

0
Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Document élaboré par :

Nom et prénom EFP DR

Pantazica Lucretia Elena CDC Génie DRIF


Electrique

Révision linguistique
-

Validation
-

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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

SOMMAIRE

Présentation du Module ........................................................................................................................7


RESUME THEORIQUE ...................................................................................................8
1. GENERALITES SUR LA MESURE ..........................................................................9
1.1. Introduction .............................................................................................................9
1.. 2..Métrologie....................................................................................................................................9
1.. 3.. Appareils de mesure ...............................................................................................................12
1.4. Méthodes de masure ...........................................................................................13
1.5. Caractéristiques des appareils de mesure ........................................................14
2. GENERALITES SUR LES APPAREILS DE MESURE ........................................................15
2.1 Appareils de mesure analogique...........................................................................................15
2.2 Appareils de mesure numériques ................................................................................17
3. MESURES ELECTRIQUES ....................................................................................28
3 1 Mesure de la tension………………………………………….…………………….28
3. 2 Mesure du courant…………………………………………………………….…...29
3.3 Contrôle d’isolement…………………………………………………………………32
3. 4 Mesure de la continuité……………………………………..………………..........33
3. 5 Mesure de la puissance en monophasé………………………..………..…..…..34
3.6 Mesure de la puissance en triphasé…………………………..…………..…..….35
3. 7 L’analyseur de réseaux……………………………………………………………..36
4. APPAREILS DE MESURE ELECTRIQUES……………………………………..…...39
4.1.1. Appareils analogiques……………………………………………………………..39
4.1.2. Appareils numériques…………………………………………………………….40
4.2. Ampèremètre…………………………………………………………………………42
4.3. Voltmètre ...............................................................................................................44
4.4. Ohmmètre .............................................................................................................45
4.4.1. Ohmmètre analogique.............................................................................................47
4.4.2. Ohmmètre numérique .............................................................................................48
4.4.3. Mégohmmètre (Ohmmètre à magnéto).................................................................49
.4.4. Mégohmmètre numérique.........................................................................................50
4.5. Multimètre..............................................................................................................52
4.6. Pince ampèremétrique .........................................................................................53
4.7. Wattmètre ..............................................................................................................54

GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES ....................................................................................................58

TP1- Utilisation d’un multimètre…………………………………………………………59


TP 2– Mesure de l’intensité et de la tension en continu .....................................................63
TP 3 – Mesure de continuité....................................................................................................................67
TP 4 - Etude d’une résistance....................................................................................................... 71
TP 5 – Mesure d’isolement.......................................................................................................................76
TP 6 – Mesure de la résistance d’une prise de terre ............................................................... 79

BIBLIOGRAPHIE ...........................................................................................................................82

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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

UTILISATION DES APPAREILS DE MESURE


MODULE : 7 ELEC TRIQUES

Durée : 30 h

OBJECTIF OPERA TIONNEL DE PREMIER NIVEAU


DE COMPORTEMENT

COMPORTEMENT ATTENDU

Pour démontrer sa compétence le stagiaire doit utiliser les appareils de


mesure électriques selon les conditions les critères et les précisions qui
suivent.

CONDITIONS D’EVALUA TION

M Individuellement
M A l’aide des appareils de mesure
M A partir de :
• questionnaires à compléter
• travaux à réaliser.

CRITERES GENERA UX DE PERFORMANCE

MChoix et utilisation adéquats des appareils


,• Respect des limites d’utilisation ,•
M

MRespect des règles de santé et de sécurité ,•

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OBJECTIF OPERA TIONNEL DE PREMIER NIVEAU


DE COMPORTEMENT

PRECISIONS SUR LE CRITERES PARTICULIERS DE


COMPORTEMENT ATTENDU PERFORMANCE

A) Utiliser les notions de base Application juste de notions de


d’électricité courant et de tension en
courant continu et alternatif
Application adéquate des lois
de l‘électricité (loi d’Ohm, loi de
Joule)

B) Utiliser les appareils de mesure Choix des appareils appropriés


Respect des normes
d’utilisation
Utilisation conforme aux
recommandations du
constructeur
Respect des règles de sécurité

C) Ranger les appareils de mesure Respecté la propreté des


lieux.

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OBJECTIFS OPERA TIONNELS DE SECOND NIVEAU

LE STAGIAIRE DOIT MAITRISER LES SAVOIRS , SAVOIR FAIRE , SAVOIR PERCEVOI R OU SAVOI R -
ETRE JUGES PREALABLES AUX APPRENTISSAGES DIRECTEMENT REQUIS POUR L’ ATTEINTE DE
L ’ OBJECTIF DE PREMIER NIVEAU , TELS QUE :

Avant d’apprendre à utiliser les notions de base d’électricité le


stagiaire doit (A) :
1. Donner la signification des termes relatifs aux circuits électriques
2. Distinguer les caractéristiques des composants d’un circuit
électrique (sources, résistances, condensateurs, inductances)
3. Expliquer la loi d’Ohm et la loi de Joule (l’expression de la
puissance).
4. Reconnaître différents groupements de composants.

Avant d’apprendre à utiliser les appareils de mesure le stagiaire


doit (B) :
5. Identifier et décrire la fonction du voltmètre
6. Identifier et décrire la fonction de l'ampèremètre
7. Identifier et décrire la fonction de l'ohmmètre
8. Identifier et décrire la fonction du contrôleur universel
9. Identifier et décrire la fonction de la pince ampèremétrique
10. Déterminer les grandeurs à mesurer

Avant d’apprendre à ranger les appareils de mesure le stagiaire


doit (C) :
1 1. Développer les méthodes de rangement efficace et sécuritaire

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Présentation du Module

L'électricien bâtiment est chargé de réaliser des installations à


l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments chez les particuliers, dans les
immeubles, dans les locaux pouvant recevoir du public : écoles,
hôpitaux… Son rôle est la réalisation d’installations d’après un plan
architectural indiquant la position des éléments électriques. Il doit
être capable de définir le cheminement des conduits électriques de
réaliser l’encastrement et la pose de l’appareillage électrique en
respectant les normes de sécurité en vigueur. Réaliser la pose et le
raccordement du coffret des protections, contrôler le bon
fonctionnement de l’installation. Effectuer des dépannages sur les
installations, et les mettre aux normes. Actuellement le niveau de
sécurité augmente dans tous les domaines, dans les prochaines
années il est fort probable qu’une attestation d’installation conforme
aux règles de sécurités sera demandée par les assurances ou pour la
mise en location des immeubles. Cela aura pour effet de relancer la
profession et l’économie du bâtiment.

« Utilisation des appareils de mesure électriques » est le module


qui donne aux stagiaires de la spécialité « Électricien de bâtiment »
les notions de base de l’électricité et les règles d’utilisation des
appareils de mesure électriques nécessaires pour le travail correct sur
un chantier. L’objectif de ce dernier est non seulement d’informer le
stagiaire sur la matière mais aussi de lui proposer la suite adéquate
des consignes à suivre afin d’obtenir des habilités durables au travail
pour arriver à des manipulations sécurisées dans le domaine.

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Module 7 : UTILISATION DES


APPAREILS DE MESURE
EL EC TRIQUES
RESUME THEORIQUE

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GENERALITES SUR LA MESURE

I.1 Introduction
La mesure est un processus de connaissance qui grâce à l’expérience physique nous
donne une information quantitative (valeur) du rapport entre la grandeur mesurable et
une grandeur de même nature prise comme unité.

I.2 Métrologie
I.2.1 Définition
La métrologie au sens étymologique du terme se traduit par Science de la mesure.
Dans le langage courant des « métrologues », on entend souvent dire mesurer c’est
comparer !
Les résultats des mesures servent à prendre des décisions :

• Acceptation d’un produit (mesure des caractéristiques, des performances,


conformité à une exigence),
• Réglage d’un instrument de mesure, validation d’un procédé,
• Réglage d’un paramètre dans le cadre d’un contrôle d’un procédé de fabrication,
• Validation d’une hypothèse,
• Définition des conditions de sécurité d’un produit ou d’un système.

Un résultat de mesure est écrit sous la forme :

X = {X} [X]

Où X est le nom de la grandeur physique, [X] représente l’unité et{X}est la valeur


numérique de la grandeur exprimée dans l’unité choisie.

I.2.2 Quelques termes de métrologie

- Grandeur (mesurable) : définie comme attribut d’un phénomène, d’un corps ou


d’une substance, qui est succeptible d’être distinguée qualitativement et déterminée
quantitativement

- Unité de mesure : c’est une grandeur particulière, définie et adoptée par


convention, à laquelle on compare les autres grandeurs de même nature pour les
exprimer quantitativement (valeur) par rapport à cette grandeur.

- Mesurage : c’est l’ensemble des opérations ayant pour but de déterminer une
valeur d’une grandeur.

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- Mesurande : grandeur particulière soumise à mesurage .

- Incertitude de mesure : c’est un paramètre, associé au résultat d’un mesurage,


qui caractérise la dispersion des valeurs qui pourraient raisonnablement être attribuées
au mesurande.

- Etalon de mesure : en métrologie, un étalon est un dispositif auquel on doit se fier pour
contrôler l’exactitude des résultats fournis par un appareil de mesure. I.3 Les grandeurs
électriques et leurs unités

Les principales grandeurs électriques q’un électrotechnicien est amené à mesurer sont
les suivants :

• La tension ou différence de potentiel (ddp) entre deux points,


• L’intensité d’un courant dans une branche,
• La résistance d’un récepteur,
• La capacité d’un condensateur,
• La puissance dissipée dans un circuit,
• La fréquence et la période d’un signal

Les grandeurs et unités de base dans le système international (SI) sont donnés par les
tableaux suivants :

Grandeur Symbole Unité Symbole Appareil de


mesure
Tension U Volt V Voltmètre
Intensité I Ampère A Ampèremètre
Puissance P Watt W Wattmètre
Résistance R Ohm W Ohmmètre
Capacité C Farad F Capacimètre
Inductance L Henry H Henry mètre
Période T Seconde S Période mètre
Fréquence F Hertz Hz Fréquencemètre
Température T Degrés celsius °C Therme mètre
Pression P Pascal Pa (ou Baromètre
bar)
Chaleur Q Calorie Cal Calorimètre
Eclairement E Luxe Lux Luxmètre
Intensité I Candela Cd Candela mètre
lumineuse

Tableau 1 : Grandeurs et unités de base

Les différentes unités

Préfixe Symbole Multiplication


yotta Y 1024
zetta Z 1021

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Exa E 1018
Péta P 1015
Téra T 1012
Giga G 109
méga M 106
Kilo K 103
Hecto h 102
déca da 101
déci d 10-1
centi c 10-2
milli m 10-3
micro m 10-6
nano n 10-9
pico p 10-12
femto f 10-15
atto a 10-18
zepto z 10-21
yocto y 10-24

Tableau 2 : Multiples et sous multiples des unités

Grandeurs Unités traditionnelles Unités légales


Force 1 Kgf 9.8 N
0.102 Kgf 1N
Pression 1 Kgf/m² 9.8 Pa
0.102 Kgf/m² 1 Pa
1 Kgf/cm² 0.98 bar = 9860 Pa
1.02 Kgf/cm² 1 bar
1 mCE 0.098 bar = 9806 Pa
1 mmCE 0.098 mbar = 9.8 Pa
10.2 mCE 1 bar
10.2 mmCE 1 mbar
Energie 1 Kgm 9.8 j
0.102 Kgm 1j
1 Kcal 4.1855 Kj
0.2389 Kcal 1 Kj
1 Kcal 1.163 Wh
0.860 Kcal 1 Wh
860 Kcal 1 KWh
Puissance 1 Kgm/s 9.8 W
0.102 Kgm/s 1W
1 Kcal/h 1.163 W
0.860 Kcal/h 1W
860 Kcal/h 1 KW

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Tableau 3 : Equivalences des unités traditionnelles et les unités légales

Grandeurs Unités françaises Unités anglo-saxonnes


Longueur 1 mm 0.0394 pouce
25.4 mm 1 pouce
Volume 1 dm3 0.264 gallon
3.79 dm3 1 gallon
Pression 1 g/cm² 0.0142 p.s.i
70.3 g/cm² 1 p.s.i
1 Pa 1.45*10-4 p.s.i
6889 Pa 1 p.s.i
1 bar 14.5 p.s.i
0.0689 bar 1 p.s.i
Température Température Celsius tc Température Fahrenheit tf
tc = ( tf – 32) / 1.8 tf = 1.8tc + 32
Chaleur 1 Kj 0.948 BTU
1.0548 Kj 1 BTU
1 KWh 1.341 HPH
0.7457 KWh 1 HPH
Puissance 1 KW 1.341 HP
0.7457 KW 1 HP

Tableau 4: Equivalence des unités anglo-saxonnes

I.4 Appareils de mesure


La mesure reste bien souvent, le seul moyen de vérifier le fonctionnement ou les
performances d’un procédé industriel, grâce à des appareils de mesure très
performants.

Dans le domaine électrique et électronique, on utilise plusieurs types d’appareils de


mesure, tels que :

- Le voltmètre pour mesurer des tensions,

- L’ampèremètre pour mesurer des intensités,

- Le wattmètre pour mesurer des puissances,

- L’ohmmètre pour mesurer des résistances ; ect...

- L’oscilloscope pour visualiser la forme d’une onde et d’obtenir de nombreux


renseignements (amplitude, période…).

Le voltmètre, ampèremètre, et ohmmètre sont souvent regroupés en un seul appareil qui s’appelle
multimètre.

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I.5 Méthodes de mesure


Pour mesurer une grandeur, on doit le comparer à une autre grandeur ayant la
même unité. Les méthodes principales de mesure sont :

I.5.1 Méthode directe

On détermine la valeur de la grandeur mesurée directement de l’appareil de mesure.

Exemple : Le courant I est mesuré par un ampèremètre.

I.5.2 Méthode indirecte

Les déviations de plusieurs appareils de mesure permettent de déterminer la valeur


inconnue. En effet, on mesure les grandeurs inconnues par l’application de certains lois
physiques.

Exemple : On détermine la valeur d’une résistance par la mesure de la tension et du


courant qui le traverse ( application du loi d’Ohm).

I.6 Erreurs de mesures


I.6.1 Généralité

Quelque soit le soin apportée à la mise en œuvre de la mesure, à la précision de


l’appareil, le respect des règles de manipulation, il reste toujours une incertitude (erreur)
sur la mesure.

 Faire tendre cette incertitude vers une valeur de plus en plus faible.
 Toute mesure pour être complet, elle doit comporter non seulement la valeur
mesurée, mais également les limites de l’erreur possible sur la valeur donnée.

I.6.2 Incertitudes de mesure

I.6.2.1 Incertitude absolue (DX)

L’erreur absolue est la différence entre la valeur mesurée Xm et sa valeur exacte Xe. En
effet, l’incertitude DX a une limite supérieure raisonnable de l’erreur telle que l’on puisse
affirmer.

Xm - DX < Xe < Xm + DX

En l’absence d’indication explicite, l’incertitude absolue d’un résultat est égale à une
demi unité du dernier chiffre exprimé.

I.6.2.2 Incertitude relative


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Elle représente le rapport de l’erreur absolue à la valeur réelle de la grandeur X, elle est
égale à DX / Xm.

Si DX / Xm =0.02 , on dira que la précision est de 2%.

I.7 Caractéristiques des appareils de mesure


 Calibre de mesure : c’est la capacité maximale de l’appareil de mesure.
 Classe de précision La classe d’un appareil fixe la marge maximale d’incertitude
de construction de l’appareil. Un appareil est dit de classe 2 quand l’incertitude
absolue de construction est inférieure à 2% du maximum de l’échelle (calibre).

Sur le calibre 10A d’un ampèremètre de classe 2, l’incertitude de construction sera au


maximum égale à 2%*10A= 0.2.

 Echelle : repère gradué servant à comparer les valeurs représentant des


grandeurs.

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GENERALITES SUR LES APPAREILS DE MESURE

II.1 Les appareils de mesure analogiques :


Un appareil de mesure comprend généralement un ou plusieurs inducteurs fixes (aimant
permanant) agissant sur un équipage à cadre mobile autour d’un axe fixe.

II.1.1 Classifications des appareils á déviation.

La classification usuelle des appareils á déviation utilise la nature du phénomène


physique qui régit le fonctionnement de l’appareil. On distingue plusieurs types
d’appareils, dont les principaux types sont :

II.1.1.1 Appareils magnétoélectriques :

L’inducteur fixe est un aimant fixe en forme de U, la déviation de l’aiguille est


proportionnelle au courant moyen qui traverse une bobine placée á l’intérieur du champ
magnétique crée par l’aimant fixe.

II.1.1.2 Appareils ferromagnétiques :

Le principe de fonctionnement d’un appareil ferromagnétique est basé sur l’action d’un
champ crée par un circuit parcouru par un courant sur une ou plusieurs pièces de fer
doux et dont certaines sont mobiles. On distingue deux types d’appareils à attraction ou
à répulsion.

Pour le type d’appareil á attraction, le principe utilisé est l’action magnétique produite par
une bobine fixe traversée par un courant sur une palette en fer doux (organe mobile)
montée sur deux pivots. Cet équipage mobile est muni d’une aiguille et d’un dispositif
d’amortissement.

Pour le type d’appareil á répulsion, le champ magnétique créer par la bobine fixe agit sur
deux palettes placées dans ce champ qui subissent une aimantation de même sens. La
répulsion des deux palettes fait dévier l’aiguille.

Un appareil ferromagnétique est très simple á construire, robuste, utilisable en courant


continu et en alternatif. La graduation de son échelle est non linéaire.

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II.1.1.3 Appareils électrodynamiques :

Un appareil électrodynamique est formé principalement d’un circuit fixe (généralement


deux demi bobines) créant un champ magnétique á l’intérieur du quel se déplace un
cadre mobile de faible inertie monté sur deux pivots et entraînant une aiguille.

Les appareils électrodynamiques sont non polarisés. Ils sont utilisables en courant
contiu et en courant alternatif. Ils sont généralement utilisables pour la fabrication des
wattmètres.

II.1.1.4 Appareils électrostatiques :

Ce type d’appareils est caractérisé par une force exercée par l’armature d’un
condensateur sur son armature mobile. Ce type d’appareils est toujours utilisée en
voltmètre. Lorsqu’on applique une tension entre les deux plaques de cet appareil, l’une
se charge positivement et l’autre négativement, ce qui produit une force d’attraction qui
tend á faire tourner la plaque mobile qui est solidaire d’une aiguille. Ils sont utilisables en
courant continu et en courant alternatif et possède une échelle non linéaire.

II.1.1.5 Appareils thermiques : Le principe de fonctionnement de ce type


d’appareils est basé sur la dilatation d’un fil
conducteur qui s’échauffe lors du passage d’un courant électrique I. Cet effet est la
conséquence directe de la puissance dissipée par effet joule dans le fil á dilatation.

Le appareils thermiques sont non polarisés, utilisable en courant continu et en courant


alternatif.

II.1.2 Symboles portés sur les cadrants des appareils de mesure


analogique

Sur le cadrant d’un appareil de mesure analogique, le constructeur indique souvent, le


type de l’appareil, la nature du courant, la tension d’épreuve diélectrique, la position de
lecture, la classe de précision, la sensibilité, etc.…

Dans le tableau I.1, on résume les principaux symboles trouvés pour la plupart des
appareils

Symbole Signification

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Nature du courant :

Courant contenu
_
Courant alternatif
~
Courant contenu et alternatif
-~
Tension d’isolement entre les deux bornes de
l’appareil est 2KV

Tension d’isolement entre les deux bornes de


l’appareil est 500V

Position de lecture :

Verticale

Horizontale

inclinée

20Hz…….500Khz Bande de fréquence dans la quelle l’appareil peut


fonctionner correctement
0.5 Classe de précision de l’appareil

1 est de 0.5% du calibre

2 Classe de précision de l’appareil

est de 1% du calibre

Classe de précision de l’appareil

est de 2% du calibre

Tableau I.1 : Principaux symboles portes sur le cadrant d’un appareil de mesure
analogique

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II.1.3 Sécurité des appareils de mesure :

Les appareils de mesure doivent être conformes aux normes de sécurité qui
leur sont applicables et doivent porter le marquage CE qui atteste la conformité a la
directive CEM et a la directive basse tension. Le marquage de l’appareil doit comporter :

· La valeur assignée de la tension phase - neutre.

· La catégorie d’installation

· Le degré de pollution.

CEM : signifie compatibilité électromagnétique.

Exe
mpl
e:

Figure II.1 face avant et arrière d’un multimètre (d’après Chauvin Arnoux)

L’appareil de l’exemple précèdent est conforme a la norme IEC1010 avec :

· Double isolation

· Degré de pollution 2,

· Tension phase - terre 600V

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II.2 Les appareils de mesure numériques :


II.2.1 Schéma synoptique d’un appareil de mesure numérique :

Le schéma synoptique général d’un appareil de mesure numérique est donné par le
schéma fonctionnel suivant :

Figure II.2 : schéma synoptique d’un appareil numérique

II.2.2 Vocabulaires propres aux techniques numériques :

Les appareils de mesure numériques sont de plus en plus utilisés du fait de leur fiabilité,
leur précision, leur robustesse et leur facilité de lecture. Ils sont aussi de moins en moins
onéreux et deviennent même compétitifs avec les appareils analogiques de bas de
gamme. Les principales définitions utilisées par les constructeurs des appareils
numériques sont :

· Information : Ce terme désigne la donnée physique à l’entrée de l’appareil

· Signal : c’est la grandeur électrique (courant ou tension) image de l’information.

· Capteur : c’est le dispositif qui saisit l’information et la transforme en un signal


exploitable par l’appareil de mesure. (exemple : le microphone est un capteur qui
transforme le son en un signal électrique)

· Nombre de points : (N) Il correspond au nombre de valeurs différentes que peut


afficher l’appareil dans une gamme de mesure (exemple : pour un appareil a 4
afficheurs, le nombre de poins de mesure est N=104)

· Pas de quantification : (q) la plus petite valeur différente de 0 dans la gamme de


mesure (exemple : pour un appareil de mesure a 4 afficheurs, utilise dans la gamme de
10V, le pas de quantification est q= 10/N =1mV).

· Digit : Désigne le dispositif qui affiche tous les chiffres de 0 á 9 de même poids
dans un nombre.

· Résolution : c’est la valeur du pas de quantification dans la gamme. Elle


correspond à la plus petite variation de la valeur de la grandeur que l’appareil peut

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détecter dans une gamme. Résolution = gamme de mesure/nombre de points N.


(exemple : la résolution d’un appareil de 100000 points dans la gamme de 1V est égale
á 10µV).

· Précision : la précision d’un appareil dépend de la résolution de l’appareil, de la


qualité des composants, la précision des références de tension et de temps etc.… La
précision d’un appareil numérique est généralement donnée en pourcentage de la
lecture pour chaque gamme. Cette précision peut être très grande pour certains
appareils (exemple 0.0005% pour le modèle 7075 d’Enertec Schlumberger pou la
gamme de 10V). Les appareils portatifs courants ont des précisions variant de 0.1% a
1% de la lecture suivant la gamme et la grandeur mesurée, et dans la plus part des cas
a une ou deux unités (ou digits) prés. (Exemple : gamme 2 V ; Résolution 1 mV ;
précision 0.1% + 2 dgt ; lecture 1V. La précision de cette mesure sera 0.1%*1V+2*1
mV=3mV).

· Cadence de lecture : Elle indique le nombre de mesures qu’effectue l’appareil en


une seconde.

· Rejection des interférences : Elle caractérise l’affaiblissement par l’appareil des


signaux parasites issus du secteur. Ils fausseraient la mesure s’ils n’étaient pas filtrés.

II.3 Comparaison entre les appareils numériques et


analogiques
Les appareils numériques sont de plus en plus utilisés. Il ne faut pas
s’imaginer que les appareils analogiques vont disparaître complètement.
Dans la pratique, le technicien aura à sa disposition durant plusieurs années
les deux types d’appareils. En général leur coût est moins élevé que celui de
leurs homologues numériques. Enfin un certains nombre d’utilisateurs
préfèrent l’affichage par aiguille que par valeur numérique.

Utiliser un multimètre
L'intérêt des multimètres numériques comme illustré ci-contre est qu'il sont
auto-protégés et ne risquent pas de « griller » par une mauvaise
manipulation de votre part (en particulier mauvaise sélection des plages de
valeurs).

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NOTIONS DE BASE D’ELECTRICITE

1.1 Intensité du courant électrique

La matière est constituée d’atomes.


Un atome est formé d’un noyau, chargé positivement, autour du quel gravitent des
électrons qui sont des particules élémentaires portant une charge électrique négative
(masse d’un électron : 9,1 . 10 -31 Kg, charge d’un électron : - 1,6 . 10 -19 C).
Un atome est électriquement neutre. S’il comporte Z électrons, son noyau renferme Z
protons qui sont des particules élémentaires chargées positivement (masse d’un
proton : 1,67 . 10 -27 Kg, charge d’un proton : + 1,6 . 10 -19 C).
Les atomes de certains corps peuvent perdre un ou plusieurs électrons.
L’ensemble restant constitue un ion positif.
Dans les conducteurs métalliques d’un circuit électrique, le passage d’un courant
résulte d’un déplacement d’électrons devenues « libres ».

Le courant électrique résulte d’un déplacement de particules portant une


charge électrique.
Dans les métaux, ces porteurs sont des électrons, c'est-à-dire des particules
élémentaires portant une charge négative. Dans les liquides et les gaz, les porteurs
sont des électrons et des ions positifs ou négatifs.

Du point de vue de la conduction électrique les corps sont classés en 3 catégories :


conducteurs, isolants et semi-conducteurs.
• Les conducteurs opposent une faible résistance au passage du courant
électrique. Tous les métaux sont des conducteurs, l’aluminium et le cuivre étant
les plus utilisés.
• Les isolants sont des matériaux qui ne permettent pas le passage du
courant. Le papier, le bois, le caoutchouc, le plastique, le verre, la porcelaine
sont des exemples de matériaux utilisés comme isolants en
électrotechnique. Les isolants sont d’habitude des substances
composées qui ne permettent pas l’apparition des électrons libres,
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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

contrairement aux conducteurs qui sont des éléments purs.


• Les semi-conducteurs présentent une situation intermédiaire entre
les conducteurs et les isolants. Leur concentration d’électrons libres
dépende de la température. Le germanium et le silicium sont les semi-
conducteurs les plus utilisés. En outre les semi-conducteurs ont déterminé
un développement spectaculaire de l’électronique car ils servent à la
réalisation des composants comme : diodes, transistors, circuits intégrés.

Si le courant est constant et si une quantité q d’électricité traverse une section droite
du conducteur en une durée t, l’intensité i du courant est égale à :

q
i= ou i est donné en ampères, q en coulombs et t en secondes.
t

1.2. Circuits électriques

Types de courant électrique

Le courant électrique représente le déplacement ordonné des porteurs de charges


(les électrons dans le cas des conducteurs). La manière d’après laquelle ce
déplacement se produit détermine le type du courant. Les principaux types de
courant sont : le courant continu, le courant alternatif et le courant pulsatif.
Le courant continu est un courant de valeur et de sens demeurant constants. Les
piles et les accumulateurs sont les principales sources de courant continu.

La définition générale d'un courant alternatif indique seulement que c'est un


courant périodique qui se renverse.

Un courant alternatif sinusoïdal est tel que son intensité est représentée pendant
chaque alternance, par une courbe susceptible de se superposer, par un choix
convenable des échelles, à celle qui représente les variations du sinus d'un angle
quand l'angle varie de 0° à 360°. Algébriquement, s on intensité est une fonction du
temps, de la forme :

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Le courant alternatif triphasé

Le courant alternatif triphasé est généré par des champs tournants parcourant trois
enroulements convenablement disposés.

Les lignes de distribution électriques (E.D.F. pour la France) sont généralement


constituées de quatre conducteurs 3 phases et le neutre. Le neutre est
généralement relié à la terre par les réseaux de distributions pour des raisons de
sécurité et de commodités.

Les tensions simples et les tensions composées : les tensions simples sont
mesurées entre le neutre est les phases V, les tensions composées sont mesurées
entre les phases U. L'unité de mesure est le Volt.

Chaque tension est en retard de 2π/3 rd (120°). Les expressions en fonction du


temps sont donc :
v1 = Vm sin ωt, v2 = Vm sin (ωt - 2π/3) et v3 = Vm sin(ωt - 4π/3)

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Le courant pulsatif est un courant dont la valeur change périodiquement, mais


dont le sens reste toujours le même Le courant pulsatif est obtenu par le
redressement du courant alternatif.

Les effets du courant électrique sur l'organisme humain :

Pour l'organisme on distingue deux types de muscles :


les muscles moteurs commandés par le cerveau : les jambes, les bras.
les muscles auto réflexes qui fonctionnent automatiquement, le cœur les poumons.
Les muscles moteurs assurent par leur contractilité et leur élasticité les
mouvements du corps. Les muscles, par leurs actions opposées permettent la
flexion et l'extension des membres. C'est le cas du biceps et du triceps du bras. Si
les muscles sont parcourus par un courant électrique, le cerveau ne les contrôles
plus ce qui pour effet de provoquer de violentes contractions. Ces contractions,
générant des mouvements intempestifs, se traduisent : soit par le non lâcher de la
pièce ou la partie en contact ou par répulsion en fonction du muscle sollicité
(fléchisseur ou extenseur).
Les muscles de la cage thoracique fonctionnent automatiquement sous le contrôle
du cervelet qui commande les muscles concernés par la fonction ventilatoire et
circulatoire. Lors d'un contact électrique, les muscles de la cage thoracique se
tétanisent et il en résulte l'arrêt de la fonction ventilatoire et circulatoire (poumons et
cœur) ce qui provoque l'asphyxie du cervelet.
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Le cœur possède ses propres systèmes de commande automatique. Au cours d'un


cycle cardiaque, d'une durée de 0,75 seconde, il existe une phase critique couvrant
environ 30% du cycle. C'est durant cette phase que le cœur est le plus vulnérable.
Le muscle cardiaque est fondamentalement excitable par le courant électrique. Si
une électrisation, d'une durée suffisante survenait en fin de systole, durant la phase
critique appelée T, il peut en résulter un fonctionnement désordonné appelé
fibrillation ventriculaire pouvant provoquer l'arrêt du cœur. Un premier contact sans
conséquence peut être mortel la prochaine fois.

Effets sur
Intensités le corps
humain ( f :
50 -60 Hz )

Perception
1 mA
cutanée
Secousse
5 mA
électrique
Seuil de
10 mA
non lâcher
Tétanisation
25 mA - 3
des muscles
mn
respiratoires
40 mA - 3
s Fibrillation
ventriculaire
50 mA - 1s
Inhibition
2000 mA des centres
nerveux

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Résistance du corps humain :

La résistance du corps humain peut se décomposer en deux parties :


• celle de l'épiderme, la plus importante.
• celle des tissus internes, comprise entre 500 et 1000 Ohms.
La résistance de l'épiderme est fonction de nombreux facteurs, notamment :
• la surface de contact ( plus ou moins grande, humidité... )
• la pression de contact
• l'hydratation et la salinité (sueur)
• l'épaisseur de la peau
• de la distance entre les points de contact
• de la fréquence.

Résistance Courant
Emplacement Tension limite
du corps de non
ou local conventionnelle
humain lâché
2.500
MOUILLE 10 mA 25 volts
Ohms
NON 5.000
10 mA 50 volts
MOUILLE Ohms

Conduite à tenir en présence d’une personne électrisée :

Tout d’abord analyser rapidement la situation, tenter d’isoler la victime de la source


électrique, couper l’alimentation si c'est possible. A proximité de haute tension, si
vous n’êtes pas sûr que l’alimentation est coupée, si vous pensez que la victime est
toujours en contact avec la source électrique, utilisez le tabouret isolant, les gants,
les lunettes et la perche courbée pour procéder au dégagement. DANS TOUS LES
CAS ASSUREZ-VOUS QUE VOUS N’ALLEZ COURIR AUCUN RISQUE LORS
DU SAUVETAGE. NE JAMAIS TOUCHER LA VICTIME A MAIN NUE SI VOUS
ETES PAS SUR DE L’ABSENCE DE TENSION. Lorsque toutes ces conditions
sont remplies et si la personne est inconsciente mettez–la sûr le côté, basculez
prudemment sa tête légèrement en arrière et prévenez les secours, 18 pour les
pompiers et 15 pour le SAMU. Si la victime qui à reçu un choc électrique semble
bien se porter, ne présente pas de blessure, prévenez les secours sans attendre,
des lésions internes gravissimes sont peut être présente et pas encore déclarées.
En premier indiquez l’adresse, le lieu, ce qui est arrivé à la personne son état et
votre numéro de téléphone. A partir de l’instant ou la victime à pris un choc
électrique, si elle est en arrêt cardio-respiratoire, il lui reste au plus 3 minutes de
vie.

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Sachez que vous pouvez apprendre les gestes qui sauvent, (formation aux premiers
secours) cela vous sera utile dans votre vie familiale, professionnelle, si vous êtes sur
les lieux d’un accident de la circulation… Pour obtenir ce certificat rendez-vous dans
votre centre de secours de votre ville ou village (sapeurs-pompiers), des sessions de
formation sont réalisées périodiquement. Cela n’est pas gratuit, mais quel est le prix
d’une vie humaine ?

Quelques symboles

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LES MESURES
La tension

Pour la mesure en courant continu avec un multimètre le commutateur rotatif doit être
positionné sur (V =) Les conducteurs de mesures sont connectés : (le rouge sur V mA et
le noir sur COM). La prise de mesure est effectuée en parallèle sur la source. Il est
souhaitable d’appliquer le conducteur rouge de mesure sur le (+) et le conducteur noir
sur le (-). En cas d’inversion le multimètre indiquera la mesure en négatif. Cela permet
aussi de déterminer la polarité d’une source pour repérer le plus et le moins. Le
raccordement du multimètre étant correct, le plus sera sur le point de mesure du point de
touche du conducteur rouge. Lors d’une mesure de tension avec un voltmètre ou un
multimètre analogique (à aiguille) il est important de repérer le plus et le moins avant la
mesure. En cas d’inversion de polarité, l’aiguille va descendre à la place de monter et
cela risque de dégrader l’appareil.

Pour la mesure en courant alternatif avec un multimètre le commutateur rotatif doit


être positionné sur (V~) Les conducteurs de mesures sont connectés : (le rouge sur V
mA et le noir sur COM). La prise de mesure est effectuée en parallèle sur la source.
Pour effectuer la mesure il n’y a pas de polarité à respecter avec les pointes de touches.

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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Cette aide est généraliste, elle s’applique pour un grand nombre de multimètres. Pour
l’utilisation de votre multimètre vous devez vous référer à votre manuel d’utilisation !

La mesure du courant est réalisée en série avec le récepteur.

Pour la mesure en courant continu avec un multimètre le commutateur rotatif doit être
positionné sur (20 =) Les conducteurs de mesures sont connectés : (le rouge sur 20 A et
le noir sur COM). La prise de mesure est effectuée en série avec le récepteur, si le
raccordement est mauvais l’appareil de mesure risque d’être dégradé. Si celui-ci est
raccordé directement, le courant ne doit pas dépasser le calibre du multimètre, pour cet
exemple il est de 20 ampères. Pour des courants supérieurs il faut utiliser un shunt, celui-
ci est placé en série et l’ampèremètre est raccordé en parallèle sur le shunt. Il est aussi
possible d’utiliser une pince ampère métrique à effet de Hall celle-ci est placée sur le
conducteur à mesurer. L’avantage avec ce système, il est inutile de débrancher le circuit
pour faire la mesure.
Pour la mesure en courant alternatif avec un multimètre le commutateur rotatif doit être
positionné sur (20 ~) Les conducteurs de mesures sont connectés : (le rouge sur 20 A et
le noir sur COM). La prise de mesure est effectuée en série sur le récepteur. Pour
effectuer la mesure il n’y a pas de polarité à respecter avec les pointes de touches. Si le
raccordement est mauvais l’appareil de mesure risque d’être dégradé. Le multimètre
étant raccordé directement, le courant ne doit pas dépasser le calibre du multimètre, pour
cet exemple il est de 20 ampères. Pour des courants supérieurs il faut utiliser une mini
pince ampère métrique…

L’utilisation d’un ampèremètre sur des courants élevés nécessite l’utilisation d’un
transformateur de courant. Il existe deux sortes de transformateur de courant : à passage
et à connexion. A passage, le conducteur sur lequel la mesure doit être effectuée passe
à l’intérieur du TC, l’ampèremètre est raccordé sur S1 et S2. A raccordement il faut

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Guide de travaux pratiques électriques
raccorder la source soit le conducteur sur lequel la mesure doit être effectuée sur les
bornes du primaire P1 et P2, l’ampèremètre est raccordé sur le secondaire S1 et S2. Le
choix de l’ampèremètre se fera en fonction du calibre du TC. Dans tous les cas il faut
toujours connecter le secondaire du TC avant la mise sous tension du primaire et laisser
l’ampèremètre connecté dans le cas contraire celui-ci sera détruit.

Transformateur de courant à passage

La pince ampèremétrique.

Pour la mesure ponctuelle d’un courant c’est le moyen le plus simple. Il existe plusieurs
types de pinces et les énumérer cela serait trop long. Pour les multimètres, il existe la
mini pince ampèremétrique, elle se raccorde sur celui-ci, elles sont très pratiques car cela
évite d’avoir une accumulation d’appareil de mesure. La pince ampèremétrique
autonome permet de faire des mesures en courant alternatif et courant continu. Elle
possède son propre afficheur, certaines sont apparentées à un multimètre avec toutes
les fonctionnalités.

Cette aide est généraliste, elle s’applique pour un grand nombres de multimètre. Pour
l’utilisation de votre multimètre vous devez vous référer à votre manuel d’utilisation !

Pour la mesure des résistances le circuit à mesurer doit être hors tension.

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Pour la mesure avec un multimètre le commutateur rotatif doit être positionné sur (Ω).
Les conducteurs de mesures sont connectés : (le rouge sur V mA Ω et le noir sur COM).
La prise de mesure est effectuée en parallèle l’élément à mesurer. Pour la mesure sur les
circuits électronique il faut vérifier si la tension de mesure est compatible avec les
composants. Le résultat est exprimé en Ohms, KOhms (x 1.000), MOhms (x 1.000.000).
Plus la résistance est importante, plus la valeur est élevée.

Cette aide est généraliste, elle s’applique pour un grand nombre de multimètres. Pour l’utilisation
de votre multimètre vous devez vous référer à votre manuel d’utilisation !

Question :

Bien qu'étant élec, je n'ai jamais eu l'occasion d'apprendre les multimetres modernes. Je
sais que l'on peut mesurer sous tension l'isolation d'un circuit entre phase et terre, ou
terre neutre. Je veux en savoir plus et thank you de répondre en French.

Réponse 1 :

Pour mesurer l'isolement entre phase et terre il y a deux solutions :

1) Utiliser un mesureur d'isolement capable de mesurer au moins 1 mégohm par volt,


tension de référence la tension d'alimentation du récepteur à mesurer.

2) Utiliser sous tension une pince ampèremètrique qui mesure les milliampères.

Réponse 2 :

De façon systématique avant la mise en service d’une nouvelle installation ou lors d’une
recherche de défaut on effectue une mesure de résistance d’isolement. Les mesures de
résistance se font impérativement installation hors tension. Les mesures significatives
sont réalisées avec un appareil comportant un dispositif d’application de tension dont la
source sont les piles qu’il contient mais la tension obtenue sur les pointes de touche
égale à 250V ou 500V ou 1000V et ainsi jusqu’à 5000V suivant le choix de l’appareil et
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les calibres qu’il possède. Cet appareil s’appelle un Mégohmmètre. Pour les appareils
injectant des tensions égales ou inférieures à 1000V le courant est limité à moins de 5
mA. Même si la mesure ne présente pas de réel danger corporel des précautions doivent
être prises, le choc électrique est fortement ressenti en cas de contact direct. La lecture
sur l’appareil, s’effectue en Kilo ohms ou Mégohms ou Giga ohms. On choisira 250 V
pour mesure d’un circuit BT auquel sont raccordés des récepteurs sensibles, 500V pour
mesure d’un circuit BT auquel sont raccordés des moteurs et des équipements sans
composant électronique, 1000V pour mesure d’un câble BT, de sa valeur de résistance
entre conducteurs et entre conducteurs et prise de terre par exemple. Un circuit terminal
BT est considéré sain si la valeur de résistance mesurée sous 500V est au moins égale à
1000 Ohms par volt : entre conducteurs actifs et prise de terre 250 Kilo ohms, entre
conducteurs PH et N 250 Kilo ohms, entre conducteurs de phase 400 Kilo ohms.

Les mesures avec application de tension supérieure à 1000 V sont réalisées sur des
installations haute tension avec forcément l’habilitation et la qualification adaptées.

Le contrôle d’isolement

La mise sous tension d’un moteur ou d’un générateur de forte puissance ne doit pas être
prise à la légère. Un contrôle d’isolement doit être effectué avant chaque démarrage à
froid. Le contrôle doit être réalisé sous une tension d’au moins 500 Volts (1000 volts c’est
plus sûr) en courant continu et cela pendant 30 à 60 secondes. Généralement on compte
1000 Ώ à 5000 Ώ par volts.
Si le moteur n’est pas raccordé, le contrôle est à effectuer entre les bornes de
raccordement et la borne de terre ou la carcasse métallique, il ne faut pas hésiter à
enlever un peu de peinture.

Phase 1 – Terre, Phase 2 – Terre, Phase 3 – Terre.

Si le moteur est raccordé, le test est à effectuer hors tension, une VAT est donc
nécessaire avant de commencer le contrôle d’isolement, l’EPI est bien entendu
obligatoire. Il faut impérativement débrancher tous les équipements électroniques de
contrôle ou autres qui sont repris sur le circuit à tester, ils ne résisteraient pas au choc
électrique.

Si le moteur ou le générateur après le test atteint une valeur proche 100MΏ (valeur
généralement recommandée) il peut être mis sous tension. Généralement un moteur bien
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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
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isolé atteint le GΏ.

Un petit moteur pourra facilement être étuvé, mais il n’en sera pas de même pour un
moteur de plusieurs centaines de kilo. Pour augmenter l’isolement il est possible de
placer à proximité de l’entrée d’air un radiateur soufflant de 2KW pendant 24 heures. Il
est nécessaire de faire en sorte qu’un courant d’air se produise dans le moteur en
obstruant les ouïes de ventilation qui sont à l’opposée du radiateur et si possible changer
le radiateur de côté de temps en temps. De toute évidence le local doit être sain et
chauffé.

Pour un générateur, il sera aisé de le faire tourner à vide avec là aussi un système de
chauffage à l’entrée du refroidissement. Afin de ce dédouaner d’un radiateur, il est
possible si la place le permet d’installer des résistances de chauffage dans la carcasse à
l’entrée d’air.

Avec un système de chauffage interne il est intéressant d’installer un contrôleur


d’isolement permanant qui met les résistances sous tension lors d’un arrêt prolongé afin
de gagner du temps ou pour éviter une perte rapide de l’isolement. Dans les
atmosphères humides le montage d’un tore est recommandé pour anticiper un défaut
d’isolement lorsque le moteur est en service.

Le rebobinage d’un gros moteur ou générateur atteint plusieurs milliers à dizaine de


milliers d’euros. Mettre un moteur sous tension sans un contrôle d’isolement peut
s’apparenter à la roulette russe parfois ça réussi mais généralement ça casse.

Mesure de la continuité

Pour une mesure de continuité le circuit à mesurer doit être hors tension.

Pour la mesure avec un multimètre le commutateur rotatif doit être positionné sur ( ) Les
conducteurs de mesures sont connectés : (le rouge sur V mA et le noir sur COM). La
prise de mesure est effectuée en parallèle l’élément à sonder. Pour la mesure sur les
circuits électronique il faut vérifier si la tension de mesure est compatible avec les
composants. Le résultat est exprimé en Ohms. Cette fonction est très pratique pour le
contrôle de la continuité d’un conducteur, contrôler l’état d’un fusible, vérifier une
continuité. En dessous d’une certaine valeur un signal sonore est émis. Avec certains
multimètres il est possible de vérifier le fonctionnement d’une LED.

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Cette aide est généraliste, elle s’applique pour un grand nombre de multimètres. Pour
l’utilisation de votre multimètre vous devez vous référer à votre manuel d’utilisation !

Mesures de la puissance en monophasé

La mesure de la puissance apparente monophasé est réalisée avec un voltmètre et un


ampèremètre. Le voltmètre est raccordé en parallèle et l’ampèremètre en série sur le
circuit à mesurer. Les valeurs issues permettent de définir la puissance apparente. Soit
S = U.I en VA, Voltampères.

La mesure de la puissance active est réalisée avec un wattmètre. Le résultat obtenu est
exprimé en Watts. (P en Watts) Lorsque la puissance active et la puissance apparente
sont mesurées, il est alors possible de déterminer cos φ

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Lorsque les puissances active et apparente sont déterminées, il facile alors de trouver la
puissance réactive. La puissance réactive est égale à : Q=U.I.Sin en Voltampère
réactifs

Pour en arriver là il faut déterminer le . ou plus directement :

Les mesures - La puissance en Triphasé

Mesure de la puissance en Triphasé :

Mesure pour un circuit déséquilibré : pour cette mesure, chaque phase consomme une
puissance différente, il faut trois wattmètres. P = W1 + W2 + W3

Mesure pour un circuit équilibré : pour cette mesure, chaque phase consomme une
puissance identique, il faut un wattmètre. P = W1 x 3

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Méthode des deux Wattmètres :

Mesure pour un circuit équilibré : pour cette mesure, chaque phase consomme une
puissance identique, il faut deux wattmètres. P = W1+ W2 Il est aussi possible de définir
la puissance réactive :

L'analyseur de réseau :

L'analyseur de réseau monophasé et triphasé, permet d'enregistrer des paramètres


électriques (V, A, kW, kvar, PF, kWh, I Max, cos phi…) Les paramètres sont enregistrés
sur un bande papier, les dernières mesures sont affichées sur un écran. Pour effectuer
les diverses mesures sur un réseau à surveiller ou à contrôler il faut raccorder les trois
TC sur les phases, le neutre et les trois tensions. La mise en œuvre est simple et rapide.

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 36


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OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 38


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

APPAREILS DE MESURE ELECTRIQUES

On distingue deux types d’appareils de mesure électriques :


- Les appareils analogiques qui, de par leur principe de fonctionnement,
donnent théoriquement une valeur de la grandeur à mesurer exactement
proportionnelle à cette grandeur (appareils à aiguille ou à déviation) ;

- Les appareils numériques qui donnent une valeur représentant la


grandeur à mesurer au pas de quantification près. Cette valeur est
donnée sous forme de nombre (affichage numérique).

L’électricien doit être apte à évaluer rapidement et sans erreur l’indication donnée
par un appareil de mesure. Dans un second temps il devra choisir le calibre
approprié à la mesure en cours afin de limiter l’erreur due à la classe de précision.

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 39


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

. Appareils analogiques

D’après la nature du phénomène physique qui détermine leur fonctionnement on


peut classer les appareils analogiques (à déviation) comme suit :

- appareils magnéto-électriques : action du champ magnétique d’un


aimant fixe sur une bobine traversée par un courant (fig. 2-1)) ; les plus
utilisés en courant continu (directement) et en courant alternatif (avec
redresseur) ;

Fig. 2-1

- appareils ferromagnétiques : action des forces électro - magnétiques


sur une partie métallique en fer doux (fig. 2-2) ; utilisés directement en
courants continu et alternatif ;

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique40


Résumé de Théorie et
Guide de travaux Module 7 : Utilisation des appareils de mesure électriques
p r a t i q u e s

Fig. 2-2

- appareils électrodynamiques : action du champ produit par une bobine


fixe sur celui produit par une bobine mobile (fig. 2-3) ; utilisés surtout
comme wattmètres ;

Fig. 2-3

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique41


Résumé de Théorie et
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p r a t i q u e s

- appareils ferrodynamiques : même principe que les électrodynamiques,


mais avec un noyau de fer doux à l’intérieur des bobines ;

- appareils à induction : action de champs alternatif déphasés sur un


équipage mobile ; utilisés comme compteurs d’énergie électrique.

Les caractéristiques essentielles des appareils de mesure analogiques sont définies


par la norme NF C 42-100 :

- Indice de classe : La classe d’un appareil analogique caractérise sa


précision. Elle est définie par l’erreur relative de mesure admise pour la
valeur du calibre. Selon les valeurs données dans la norme on détermine
la classification d’utilisation :

• appareils étalons : classe 0,5 ; 0,1 et 0,2 (utilisés en laboratoire) ;


• appareils de contrôle : classe 0,5 et 1 (utilisés pour contrôle et
vérifications) ;

• appareils industriels : classe 1,5 et 2,5 ;


• appareils indicateurs : classe 5 (utilisés sur les tableaux pour
indication).

- Sensibilité : C’est l’aptitude de l’appareil à déceler de petites variations de


la grandeur à mesurer ;

- Fidélité : qualité de l’appareil à donner toujours la même indication pour la


même valeur de la même grandeur mesurée ;

- Rapidité d’indication : C’est la qualité que possède un appareil à donner


dans un temps minimal la valeur de la grandeur mesurée ;

Les indications indispensables à une utilisation rationnelle de l’appareil se trouvent


sur le cadran (fig. 2-4):

- marque et modèle ;
- indication de la nature du courant à mesurer ;
- tension d’épreuve diélectrique ;
- position d’utilisation du cadran (vertical, horizontal, incliné);

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique42


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

- la (ou les) classe(s) de précision (à noter : les appareils multicalibres ou


pour différents types de courant (continu et alternatif) possèdent souvent
plus qu’une classe de précision);

- le principe de fonctionnement ;
- le domaine d’utilisation en fréquence ;
- la chute de tension pour le choix d’un shunt extérieur.

Fig. 2-4

2.1.2. Appareils numériques

Les appareils numériques possèdent des qualités précieuses comme : commodité


de lecture, suppression des appareillages mobiles, rapidité d’information, précision
de mesure honorable et encore des dimensions de plus en plus petites (fig. 2-5).
Pour la transformation de la grandeur analogique en grandeur numérique on utilise
des dispositifs électroniques qui deviennent de plus en plus performants.

Les caractéristiques des appareils numériques à citer sont :


- Résolution : c’est la valeur du pas de quantification dans la gamme. Elle
correspond à la plus petite variation de la valeur de la grandeur que
l’appareil peut détecter dans une gamme (exemple : Appareil à 100 000
points de mesure (à noter : c’est le plus grand nombre que l’écran peut
afficher) dans la gamme 1 V possède une résolution de 10 µV) ;

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique43


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-7

Fig. 2-5

- Précision : la précision d’un appareil ne dépend pas de sa résolution. Il


faut faire intervenir la qualité des composants, la précision des références
de tension et de temps, etc. La précision est généralement donnée en
pourcentage de la lecture et les valeurs sont indiquées dans les
documents d’exploitation (Mode d’emploi des appareils) ;

- Cadence de lecture : elle indique le nombre de mesures qu’effectue


l’appareil en une seconde .

2.2. Ampèremètre

L’ampèremètre est l’appareil de mesure d’intensité de courant. On le monte en


série avec le récepteur.

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique44


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Dans le cas général, l’ampèremètre analogique est polarisé et pour les mesures en
courant continu il faut respecter la polarité des bornes par rapport aux polarités de
la source (fig. 2-6)). Pour le courant alternatif il n’y a pas de polarités à respecter,
mais il faudra vérifier que la fréquence du réseau étudié correspond à la plage de
fréquence de l’appareil.

Fig. 2-6
Le choix du calibre de l’ampèremètre peut se faire aisément si l’on connaît l’ordre
de grandeur de l’intensité, dans le cas contraire commencer par le calibre le plus
élevé.

Selon les calibres et les échelles (fig. 2-7) on classe les appareils en trois groupes :
1er groupe : L’ampèremètre possède un seul calibre et une seule échelle (appareil
de tableau) ;
2ème groupe : L’ampèremètre possède plusieurs calibres et une seule échelle ;

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique45


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3ème groupe : L’ampèremètre possède plusieurs calibre et deux échelles ; on lit


l’intensité sur l’échelle, dont le nombre de divisions est multiple du calibre. En
général, pour les appareils de mesure en courant continu et en courant alternatif il
existe toujours deux échelles qui portent une couleur différente : noir pour le
courant continu et rouge pour le courant alternatif.

On choisit le calibre (C), on effectue la lecture (L) et l’on détermine la valeur de


l’intensité (I) en tenant compte du nombre de divisions de l’échelle (N) :

Valeur de l’intensité I = Calibre C x (Lecture (en division) L / Nombre de


divisions de l’échelle N

Soit : I=CxL/N

Pour les appareils numériques le choix du calibre repose sur le même principe en
essayant d’obtenir le plus de chiffres significatifs sur l’écran.

2.3. Voltmètre

Le voltmètre est un outil essentiel pour la mesure, le contrôle et le dépannage. On


place le voltmètre en parallèle (ou en dérivation) aux bornes d’une source, d’un
récepteur ou de la partie de circuit à étudier (fig. 2-8).

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique46


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Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-8

Le choix du calibre et de l’échelle se fait de mêmes principes que pour


l’ampèremètre. Pour le raccordement sur un circuit il faut utiliser deux cordons
souples à fiches élastiques, dans d’autres cas utiliser les cordons spéciaux à pointe
de touche.

Ne pas oublier qu’un voltmètre doit être déplacé ou monté le circuit restant sous
tension.

2.4. Ohmmètre

2.4.1. Ohmmètre analogique

Le principe de fonctionnement de l’ohmmètre analogique (fig. 2-9) utilise la loi


d’Ohm et consiste à mesurer la diminution du courant dans une boucle de mesure
lorsqu’on y introduit la résistance inconnue R x. Cette boucle de mesure est
constituée par le milliampèremètre (mA) en série avec la source (e) et une

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique47


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Guide de travaux pratiques électriques

résistance d’étalonnage (Re). Un dispositif de tarage (Rt) peut être branché en série
ou en parallèle.

L’échelle de l’ohmmètre est inversée, la valeur zéro (R x = 0) est à droite et


correspond à la pleine déviation : I = E / (Rt + Re)
Les graduations deviennent inexploitables dans le troisième tiers à l’approche de la
valeur infinie (le début de l’échelle).

L’appareil possède en général plusieurs calibres. Pour obtenir la meilleure précision


( 5 à 10%), il faut adapter le calibre de façon que la déviation se situe au milieu de

l’échelle. Si l’ohmmètre fait partie d’un multimètre son échelle a une couleur verte.

Le constructeur indique par exemple (pour le contrôleur MX-462-C Métrix) :


X1 : 5 Ω à 10 k milieu d’échelle 133 ;
Ω Ω

X 100 : 500 à 1 M milieu d’échelle 13,3 k ;


Ω Ω Ω

X 1000 : 5 k à 10 M milieu d’échelle 133 k .


Ω Ω Ω

L’appareil est équipé d’une ou de plusieurs piles de 1,5 V ou de 9 V.

2.4.2. Ohmmètre numérique

Le principe de fonctionnement de l’ohmmètre numérique (fig. 2-10) utilise aussi la


loi d’Ohm mais cette fois le circuit est alimenté par une source de courant et on
mesure la tension aux bornes de la résistance inconnue Rx.

2.4.3. Mégohmmètre (Ohmmètre à magnéto)

Il existe deux types d’appareils fonction de la technologie utilisée pour la magnéto :


- Premier type : Le courant de mesure est fourni par une magnéto à balais
sous une tension de 500 V. L’équipage mobile est du type logomètre
(deux bobines calées à 90° sur un même axe qui tour ne dans un champ
magnétique). Ces deux cadres sont alimentés en parallèle par une
magnéto à manivelle (fig. 2-11). L’un d’eux A comprend un très grand

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique48


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Guide de travaux pratiques électriques
nombre de spires de fil fin et il est alimenté en série avec la résistance Rx
à mesurer. L’autre B ne comprend que quelques spires de gros fil et il est

en série avec une résistance additionnelle Radd telle que la résistance


totale du circuit soit la même que celle du cadre A.

Fig. 2-11

Chacun des cadres, lorsqu’il est parcouru par un courant, tend à se placer
normalement à la direction du champ de l’aimant et, comme ils sont calés à 90° l’un
de l’autre, les couples qui agissent sur eux sont de signes contraires. L’ensemble
prend une position d’équilibre telle que les couples aient la même intensité
(fig. 2-12).

- Deuxième type : Cette nouvelle version comporte une magnéto sans


balais, fournissant une tension alternative qui, après être doublée,
redressée et filtrée, alimente un équipage mobile du type magnéto-
électrique à fort couple. Il mesure directement le courant débité sur le
circuit à contrôler.

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Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-12

2.4.4. Mégohmmètre numérique

Dans cet appareil, le constructeur a remplacé le générateur (magnéto à manivelle


ou autre) par un ensemble comprenant une pile qui alimente un dispositif
électronique. La tension faible de cette source est transformée à l’aide des
composants électroniques , en une gamme de tensions compatibles avec une
mesure d’isolement ( 500 V, 1000 V, 1500 V). Un oscillateur hache le courant
continu de la pile, la tension est élevée par un transformateur, redressée, filtrée et
stabilisée, on dispose ainsi d’un tension de mesure constante, insensible aux
variations de tension de la pile, dans la plage d’utilisation prévue (fig. 2-13).

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Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-13

2.5. Multimètre

Ces appareils appelés encore contrôleurs universels, plurimètres ou polymètres,


sont des appareils à utilisations multiples, permettant des mesures de tension et
d’intensité en courant continu et en courant alternatif, des mesures de résistances,
de capacités, de température avec des capteurs appropriés, etc. On peut identifier
les schémas synoptiques d’un multimètre à déviation (fig. 2-14) et d’un multimètre
numérique (fig. 2-15).

Ils sont tous à plusieurs calibres et les accessoires sont montés dans un même
boîtier. Parfois les constructeurs prévoient des accessoires permettant des mesures
de courants et de tensions au-delà des calibres propres au multimètre.

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Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-14

Fig. 2-15

L’organe essentiel d’un multimètre à déviation est un galvanomètre magnéto-


électrique qui donnera la valeur de la grandeur à mesurer : intensité, tension,
résistance, capacité, sur l’échelle graduée du cadran correspondant à cette
grandeur. Donc l’information à traiter est un courant continu (fig. 2-16).

Dans un multimètre numérique l’organe essentiel est le convertisseur analogique


numérique (C.A.N.). L’information que ce dispositif peut traiter est une tension
continu. Donc dans les différents circuits prévus par le constructeur il faut ramener
toutes les grandeurs à une tension continue.

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Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-16

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2.6. Pince ampèremétrique

La pince ampèremétrique représente un transformateur de courant à circuit


magnétique ouvrable. La partie primaire de ce transformateur est constituée du fil
conducteur traversé par le courant alternatif à mesurer. Le secondaire est branché
sur un appareil de mesure d’intensité. Il existe deux version :

- pince et ampèremètre indépendents (assez rarement le dernier temps) ;


- pince et ampèremètre combiné (fig. 2-17).

Fig. 2-17

2.7. Wattmètre

La puissance électrique est exprimée par le rapport entre l’énergie électrique


consommée par le récepteur dans un temps déterminé et la valeur de cette même
durée. Donc, la puissance est l’énergie fournit en unité de temps (1 s).

Dans les circuits à courant continu on peut exprimer la puissance comme le produit
de la tension aux bornes du récepteur et du courant qui le traverse :

P=U.I

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Guide de travaux pratiques électriques

Dans les circuits à courant alternatif la puissance active est la puissance


électrique transformée en travail effectif par le récepteur (fig. 2-18). Elle est
exprimée en watts (W) :

P (W) = U . I . cos ϕ

La puissance apparente S d’un circuit à courant alternatif est exprimée par le


produit entre la tension efficace aux bornes du circuit et le courant efficace principal.

Le facteur de puissance cos est défini comme le rapport entre la puissance


ϕ

active (réelle) et la puissance apparente :


P
cos
S

On peut donc exprimer le produit (I . cos ) comme un courant actif Ia. D’où la
ϕ

formule de la puissance active devient :

P = U . Ia

S
Q

Fig. 2-18

Pour mesurer la puissance en courant continu et la puissance active en courant


alternatif on utilise des wattmètres du type électrodynamiques. Ils sont fondés sur
les actions électrodynamiques développées entre un circuit inducteur fixe
(généralement constitué par deux demi-bobines) créant un champ magnétique à
l’intérieur duquel se déplace un cadre mobile de faible inertie monté sur des pivots
et entraînant une aiguille (fig. 2-19).

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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Fig. 2-19

Dans le wattmètre (fig. 2-20) on sépare les deux circuits, fixe et mobile, et on les fait
traverser par deux courants différents, l’un I - le courant du récepteur et l’autre i - le
courant dû à la tension aux bornes du récepteur, la rotation du cadre est
proportionnelle à :

P=U.I ⇒ dans le cas d’un courant continu,


P = U . I . cos = U . Ia puissance active dans le cas d’un courant alternatif.
ϕ ⇒

Fig. 2-20

Le fait d’avoir un circuit de courant constitué de deux demi-bobines donne la

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Guide de travaux pratiques électriques
possibilité d’obtenir deux calibres en courant mais toujours dans le rapport 1 :2 (1 A
et 2 A; 5 A et 10 A). Avec des résistances additionnelles dans le circuit de tension
on peut avoir plusieurs calibres.

Une seule échelle de lecture est nécessaire pour son utilisation en courant continu
et en courant alternatif (fig. 2-21).

On fait le choix du calibre pour les deux grandeurs CI et CU. On effectue la


lecture (L) et l’on détermine la valeur de la puissance (P) en tenant compte du

Fig. 2-21

nombre de divisions de l’échelle (N) :

Valeur de la puissance P = Calibre de courant CI x Calibre de tension CU x


Lecture (en division) L / Nombre de divisions de l’échelle N

Soit : P = CI x CU x L / N

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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Module 7 : UTILISATION DES


APPAREILS DE MESURE
ELECTRIQUES
GUIDE DE TRAVAUX PRATIQUES

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Guide de travaux pratiques électriques

TP 1 Utiliser un multimètre

L'intérêt des multimètres numériques comme illustré ci-contre est qu'il sont
auto-protégés et ne risquent pas de « griller » par une mauvaise
manipulation de votre part (en particulier mauvaise sélection des plages de
valeurs).

Sauf indications contraires : le cordon noir doit être branché sur le plot COM
et le cordon rouge sur VAΩ

(1) voltmètre pour courant alternatif (symbole V). Deux plages de


valeurs sont présentes sur cet appareil :

- 200 : pour mesurer les tensions de 0 à 199 Volts


- 500 : pour mesurer les tensions de 0 à 499 Volts
L'affichage se fait en Volts.

(2) voltmètre pour courant continu (symbole V =). Avec les plages de

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Guide de travaux pratiques électriques

valeurs suivantes :

- 200m : pour mesurer les tensions de 0 à 1,99 mV (affichage exprimé en


mili volts)
- 2 : pour mesurer les tensions de 0 à 1,99 V (affichage exprimé en volts)
- 20 : pour mesurer les tensions de 0 à 19,9 V (affichage exprimé en volts)
- etc.

(3) Ampèremètre pour courants continus (symbole A =).

- 3 plages de valeurs faibles (2mA, 20mA et 200mA) sont proposées car la


mesure de courants continus est surtout utilisée en électronique.

(4) Ampèremètre pour courants alternatifs (symbole A).

- une seule plage de valeur est proposée pour cet appareil bas de gamme :
10A.

Attention : l'utilisation de cette position implique de positionner le cordon


rouge sur le plot 10A.
Dès lors que le cordon rouge est branché sur 10A et le cordon noir sur COM,
votre appareil se comporte comme un court-circuit, même si le rotacteur est
dans une position "voltmètre". Branchez-le ainsi sur une prise de courant
220V et vous aurez un joli feu d'artifice !
Si vous regardez attentivement la photo (repère (6) ), vous remarquerez que
les cordons sont rafistolés avec du scotch car les fils du webmaster ont
fondus suite à une manipulation de ce genre.

Mettez un bouchon dans le plot 10A de votre multimètre pour éviter


ces erreurs de manipulation et ne le retirer que lorsqu'on est sûr de bien
vouloir utiliser l'appareil en ampèremètre. (repère (5) sur la photo)
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(4) Ohmmètre (symbole Ω)

- 2M : pour mesurer de très fortes résistances (de 20kΩ à 1,99 MΩ)


- 200 KΩ : pour mesurer de fortes résistances (de 2kΩ à 199 kΩ)
- 2 kΩ : pour mesurer les résistances moyennes (de 20Ω à 1,99 kΩ)
OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 60
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Guide de travaux pratiques électriques

- 200Ω : pour mesurer les résistances moyennes (de 2Ω à 199Ω )

- : utilisé par les électroniciens pour tester les diodes

Pour un usage domestique en tout ou rien (« grillé » ou « non grillé ») il vaut


mieux choisir les positions 200Ω voire 2 kΩ, mais pas plus.

Avant de placer les cordons aux bornes de la charge à tester, vérifier


l'ohmmètre lui-même : en reliant entre-eux les cordons (circuit fermé par
excellence), la valeur 0 (ou très proche de 0 doit s'afficher à la place du " 1 "
), faute de quoi, il y a un faux contact dans les cordons ou l'appareil est en
panne.

Quelques questions

Que se passe-t-il si l'on utilise une plage de valeurs plus petite


que la valeur à mesurer ?
Le multimètre ne subit aucun dommage mais affiche un " 1 " dans la
partie gauche de l'afficheur signalant une valeur dépassant sa plage.
Tournez le rotacteur pour sélectionner une valeur plus grande de l'unité
à mesurer.

Que se passe-t-il si l'on utilise une plage de valeurs trop grande


par rapport à la valeur à mesurer ?
Le multimètre ne subit aucun dommage mais affiche une valeur proche
de 0 (par exemple 0.02). La précision de la mesure n'est pas très
bonne. Tournez le rotacteur pour sélectionner une valeur plus faible de
l'unité à mesurer et ainsi afficher plus de chiffres significatifs.

Que se passe-t-il si l'on a positionné l'appareil sur continu (


symbole V ou A = ) et que le courant est alternatif ?
Le multimètre ne subit aucun dommage mais affiche la valeur
moyenne. Pour une tension ou un courant alternatif, la valeur moyenne
est 0. Faites le test : branchez sur une prise de courant le voltmètre en
position 1000 V= : il affiche 0 Volts. Passez-le en 500 V : il affiche 220
Volts !

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 61


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Que se passe-t-il si l'on a positionné l'appareil sur alternatif (


symbole V ou A ) et que le courant est continu ?
De même, la valeur 0 est affichée.

Que se passe-t-il si l'on branche le cordon rouge sur la borne


10A ?
L'appareil se comporte comme un court-circuit quelle que soit la
position du rotacteur ! Placez les bornes branchées ainsi sur une prise
de courant et vous faites tout sauter dans la maison !

Que se passe-t-il si l'on inverse les cordons rouge et noir ?


Le multimètre ne subit aucun dommage. Pour les courants alternatifs,
la valeur affichée est strictement la même. Pour les courants continus,
un signe " - " s'affiche si vous placez le cordon rouge sur la polarisation
négative et le cordon noir sur la polarisation positive.

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 62


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Guide de travaux pratiques électriques

TP2 – Mesure de l’intensité et de la tension en continu

1.1. Objectif visé

Apprendre aux stagiaires à utiliser des appareils de mesure en courant continu.

1.2. Durée du TP

Le travail pratique proposé est d'une durée de 3 heures.

1.3. Equipements et matière d'œuvre par équipe

- 3 résistance de même valeur (par exemple : 3 lampes à incandescences de


même puissance) ;

- 1 ampèremètre à courant continu ;


- 1 voltmètre à courant continu ;

1.4. Description du TP

Mesurer l’intensité du courant et la tension aux bornes de différents groupements


des résistances.

1.5. Déroulement du TP

- Nommer les différents groupements des résistance (fig. TP1-1);


- Mesurer l’intensité du courant total, la tension d’alimentation et les tensions
aux bornes de chaque résistance;

- Calculer la valeur de la résistances équivalente à partir des résultats de


mesure;

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 63


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

- Dessiner à partir des résultats un graphique (comme celle en annexe fig.


TP1-2)

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Guide de travaux pratiques électriques

Fig. TP1-1

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Guide de travaux Module 7 : Utilisation des appareils de mesure électriques
p r a t i q u e s

Fig. TP1-2

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Guide de travaux pratiques électriques

TP 3 – Mesure de continuité

2.1. Objectif visé

Apprendre aux stagiaires à utiliser toutes les fonctions d’un ohmmètre (analogique
ou numérique).

2.2. Durée du TP

Le travail pratique proposé est d'une durée de 2 heures.

2.3. Equipements et matière d'œuvre par équipe

- Ohmmètre analogique ;
- Ohmmètre numérique ;
- Conducteurs de différentes longueurs ;
- Résistances de différentes valeurs (résistances de faible puissance, boîte de
résistances, bobines d’appareillage, bobines de machines, résistances de
démarrage, etc.).

2.4. Description du TP

Effectuer des mesures et des vérifications de résistances de différents types et de


différentes valeurs.

2.5. Déroulement du TP

Pour commencer il faut expliquer la différence dans l’utilisation d’un ohmmètre


comme appareil de « mesure » et comme appareil de « vérification ».

- La notion de « mesure » implique la recherche d’une valeur numérique avec


une précision déterminée.

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Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques
Exemple : On veut savoir pour une résistance supposée 10 , si le résultat des

mesures à l’aide d’un ohmmètre se trouve entre (10 - x%) et (10 + x%), où
Ω Ω

x% est la précision de la résistance et l’erreur de mesure.

- La notion de « vérification » suppose seulement présence ou absence d’un


paramètre (réponses OUI ou NON).

Exemple : Pour une liaison électrique entre deux points de l’installation on veut
savoir si la résistance est continue ou il y a une coupure. Dans ce cas on
mesure « la continuité », c’est-à-dire la valeur de la résistance est très faible et
elle tend vers le 0.

Ohmmètre analogique

- On utilise l’ohmmètre pour la mesure de la valeur des résistances


disponibles (résistances de faible puissance, boîtes de résistances, bobines,
etc.) :

• Choix de calibre ;
• Choix de l’échelle (s’il y a le cas) ;
• Lecture et calcul de la valeur de la résistance.
- On utilise l’ohmmètre pour effectuer une vérification de la continuité des
conducteurs (conducteurs disponibles de différentes longueurs ou parties
d’une installation électrique mise hors tension et débranché des bornes dans
les boîtes à dérivation – on mesure la continuité entre deux points dans deux
boîtes de dérivation) :

• Choix du calibre n’est pas important, mais on utilise souvent le plus


faible ;

• L’aiguille doit dévier vers le 0. L’intérêt est de savoir si le courant peut


passe (OUI) – l’aiguille va vers le 0 ou ne peut pas passer (NON) –
l’aiguille reste sur le début de l’échelle .

Ohmmètre numérique
OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 68
Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques
- On utilise l’ohmmètre pour la mesure de la valeur des résistances
disponibles (résistances de faible puissance, boîtes de résistances, bobines,
etc.) :

• Choix de calibre ;
• Lecture direct sur le display de la valeur de la résistance.
- On utilise l’ohmmètre pour effectuer une vérification de la continuité des
conducteurs (conducteurs disponibles de différentes longueurs ou parties
d’une installation électrique mise hors tension et débranché des bornes dans
les boîtes à dérivation – on mesure la continuité entre deux points dans deux
boîtes de dérivation) :

• Généralement les ohmmètres numériques possèdent une fonction


supplémentaire de vérification de continuité accompagnée d’un signal
sonore. Sur la face de l’appareil cette fonction est indiquée avec un
symbole de note musicale en vert ( ). Si la continuité existe le signal
id

sonore apparaît, si non, il n’y a pas de signal sonore.

• On peut utiliser aussi un des calibres. L’affichage doit rester autour du


0 ou de quelques ohms selon la longueur des conducteurs. L’intérêt

est de savoir si le courant peut passe (OUI) – l’aiguille va vers le 0 ou


ne peut pas passer (NON) – l’aiguille reste sur le début de l’échelle .

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Guide de travaux pratiques électriques

TP4 - Etude d’une résistance

3.1. Objet du TP :

Mesures de courant et de tension pour l’étude d’une lampe à incandescence.

3.2. Durée :

Le travail pratique proposé est d'une durée de 3 heures.

3.3. Equipement :

- lampes à incandescence 240 V, 25 W et 60 W


- ohmmètre (ou multimètre)

- ampèremètre
- voltmètre

3.4. Description du TP :

L’étude de la résistance d’une lampe à incandescence comporte les mesures de la


résistance sans tension et sous tension à fin de démontrer sa variation avec la
variation de la température.

3.5. Déroulement du TP :

La loi d’Ohm définit et donne la possibilité de déterminer une grandeur


caractéristique du circuit électrique – la résistance R : Pour une température
constante le rapport R = U / I reste le même pour une tension qui peut varier.

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 70


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

La valeur de la résistance est exprimée en ohms ( ). L’ohm est la résistance d’un


conducteur qui, soumis à une d.d.p. de 1 volt (V) est parcouru par un courant de
1 ampère (A).

La valeur de la résistance électrique dépend seulement de grandeurs physiques –


des dimensions géométriques et de la résistivité du matériau donné (rho).ñ

R ( ) = ( . mm2 / m) x l (m) / S (mm2)


Ω ñ Ω

La valeur de la résistance dépend de la variation de la température : pour les


résistances métalliques si la température augmente, la résistance augmente, et
l’envers.

R t = R 0 (1 + . t)
á ∆

Où : Rt = la résistance à la température élevée (à chaud)


R0 = la résistance à la température initiale (à froid)
α = le coefficient de température (de changement de la résistivité)
∆ t = la différence de la température

Le but du TP est d’effectuer les mesures nécessaires pour la détermination des


grandeurs et le calcul des valeurs.

Mesure de la résistance de la lampe à incandescence

A l’aide d’un ohmmètre on mesure la valeur de la résistance à froid R 0


(fig. TP3–1) :

L1

Fig. TP3-1

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 71


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Guide de travaux pratiques électriques

Une fois sous tension, li filament de la lampe s’échauffe, sa température augmente


et la résistance change. La valeur de la résistance doit être calculer à l’aide de la loi
d’Ohm à partir des mesures effectuées (fig. TP3–2) :

A
L1

V 220V, 50 Hz

Fig. TP3-2

Tableau des résultats :

Résistance Tension Courant Résistance


à froid, Ω à chaud
L, div. K, U, V L, div. K, I, A R = U/I, Ω

V/div. A/div.

L1

L2

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique72


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TP5 – Mesure d’isolement

4.1. Objectif visé

Sensibiliser les stagiaires de l’importance de la vérification d’isolement pour la


sécurité des utilisateurs.

4.2. Durée du TP

Le travail pratique proposé est d'une durée de 8 heures.

4.3. Equipements et matière d'œuvre par équipe

- Ohmmètre à magnéto, 500 V continu ou mégohmmètre électronique


- Outils d’électricien

- Conducteurs auxiliaires

4.4. Description du TP

La mise sous tension par l’ONE (ou le distributeur de l’énergie électrique en


général) n’est faite que contre remise d’une attestation de conformité établie par un
organisme certifié après une vérification.

La vérification est nécessaire pour s’assurer :


- que l’isolement est bon, les protections sont efficaces ;
- que les règles et les prescriptions sont respectées ;

- que les travaux sont correctement exécutés.

Ensuite, les vérifications périodiques doivent être faites sous la responsabilité de


l’usager :

- de la valeur des isolements ;

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 73


Résumé de Théorie et
Guide de travaux Module 7 : Utilisation des appareils de mesure électriques
p r a t i q u e s

- de l’état des matériels et des connexions ;


- de la continuité de l’efficacité des protections et du respect de la
réglementation.

Les vérifications doivent être effectuées après chaque extension ou modification,


puis tous les 1, 3 ou 10 ans suivant la rigueur des influences externes.

4.5. Déroulement du TP

A. Vérification de l’isolement entre conducteurs (condition de bon


fonctionnement)

Avant les mesures il faut préparer l’installation pour éviter toutes perturbations et
assurer de bons résultats (fig. TP4-1).

Fig. TP4-1

Les mesures de l’isolation doivent être effectuées entre tous les conducteurs de
l’installation (fig. TP4-2).

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique74


Résumé de Théorie et Module 7 : Utilisation des appareils de mesure
Guide de travaux pratiques électriques

Fig. TP4-2

B. Vérification de l’isolement par rapport à la terre (condition de


protection des personnes)

Avant les mesures il faut préparer l’installation pour éviter toutes perturbations et
assurer de bons résultats (fig. TP4-3).

Fig. TP4-3

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique 75


Résumé de Théorie et
Guide de travaux Module 7 : Utilisation des appareils de mesure électriques
p r a t i q u e s

La mesure de l’isolement global par rapport à la terre se fait selon le schéma


présenté sur la fig. TP4-4.

Fig. TP4-4

IMPORTANT!

1) Il est très important de comprendre pourquoi les mesures sont effectuées par
tronçons de 100 m.

- On mesure l’isolement à l’ohmmètre par R = U / I, où I est la somme des


courants de fuite du conducteur vers la terre : plus le conducteur est long,
plus ces fuites sont importantes et I élevé et plus R est faible.

- Si un câble de 100 m présente un isolement de 600000 , le même câble, 3


fois plus long, dans le même état d’isolation, présentera un isolement 3 fois
plus faible : 200000 , inférieur à la valeur imposée.

OFPPT / DRIF/CDC Génie Electrique76


Résumé de Théorie et
Guide de travaux Module 7 : Utilisation des appareils de mesure électriques
p r a t i q u e s

- Pour apprécier l’état d’isolement des canalisations il faut un modèle


normalisé de comparaison : il est fixé à 100 m de canalisation.

- L’isolement mesuré est inversement proportionnel à la longueur des


canalisations; la mesure faite sur le conducteur de 300 m, ramenée à 100 m,
est 200000 x 3 = 600000 , valeur retenue comme isolement du câble.

2) Débrancher les récepteurs pour la mesure de l’isolement entre les


conducteurs ne suffit pas toujours à supprimer toutes les liaisons électriques
entre conducteurs quand on ferme les circuits de commande (fig. TP4-5).

Fig. TP4-5

3) Un tronçon de 100 m de canalisation alimentant un nombre important de


machine peut présenter un isolement mesuré inférieur au minimum requis
(250000 ) bien que tous les matériels soient bien isolés. Il en est ainsi

parce que les résistances d’isolement des machines sont en parallèle; dans
ce cas, la résistance globale, dite résistance équivalente, est plus faible que
la plus petite des résistances : en particulier, si les résistances sont égales,

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la résistance globale correspond à la valeur de l’une d’elles divisée par le


nombre de résistances (fig. TP4-6).

Fig. TP4-6

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p r a t i q u e s

TP 6 – Mesure de la résistance d’une prise de terre

5.1. Objectif visé

Sensibiliser les stagiaires à l’importance de la stabilité de la résistance d’une prise


de terre et au contrôle de celle-ci.

5.2. Durée du TP

Le travail pratique proposé est d'une durée de 5 heures.

5.3. Equipements et matière d'œuvre par équipe

- Mégohmmètre ;
- Piquets auxiliaires de mise à la terre ;
- Cordons ;

- Outils d’électricien.

5.4. Description du TP

Mesurer la résistance d’une prise de terre existante ou construite pendant les TP du


module respectif pour déterminer ou démontrer les facteurs de sa qualité.

5.5. Déroulement du TP

Les masses sont mises à la terre pour détecter le défaut et obtenir la coupure de
l’alimentation avant que la tension de contact Uc ne soit dangereuse.

D’abord il est à expliquer pourquoi les piquets auxiliaires doivent être introduits à
une distance de 10 m à partir de la borne de terre et entre eux (fig. TP5-1).

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Fig. TP5-1

Les d.d.p. entre la terre et l’entrée des prises de terre sont V1 et V2. Chaque d.d.p.
représente la chute de tension aux bornes de la résistance que constituent la prise et
le terrain environnant. Autrement dit V1 et V2 sont les chutes de tension dans les
prises traversées par un courant I (fig. TP5-2).

Fig. TP5-2

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Le principe de fonctionnement de mégohmmètre à magnéto et le principe de mesure


de la résistance de mise à la terre sont présentés sur la fig. TP5-3.

Fig. TP5-3

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Guide de travaux pratiques électriques

BIBLIOGRAPHIE

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Salette Pierre, Bianciotto André, Boye Pierre : L’Electrotechnique - Ses mesures et essais
Delagrave, 1992
Fraysse R. , Deprez A.M. : Les Installations électriques Edition Casteilla, 1985
Lucas F., Charruault P. : Lois générales de l’Electricité, Dunod, 1997

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