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by dali200821

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CAPTEURS ET DETECTEURS INDUSTRIELS

I – CLASSIFICATION :
Sortie électrique Détecteurs électriques de position
Avec contact à action mécanique
mécanique (fin Sortie Détecteurs pneumatiques de
Détecter la de course) pneumatique position à action mécanique
présence d’un Détecteurs électriques de
élément (objet, Sortie électrique proximité : inductifs, capacitifs,
mobile, etc.) Sans contact ou magnétiques, photoélectriques
Détecter une de proximité Sortie Détecteurs pneumatiques de
information pneumatique proximité : fluidiques, à seuil de
logique pression
Détecter une Vacuostats ou pressostats à
pression ou une Sortie électrique contact électrique
dépression Vacuostats ou pressostats à
Sortie pneumatique contact pneumatique

Mesurer une information analogique Capteurs analogiques

Mesurer une information numérique Capteurs numériques

II – LES DETECTEURS INDUSTRIELS :


21 – Détecteurs électromécaniques de position :
Ces dispositifs permettent, à partir d’une action mécanique directe, la commutation d’un ou plusieurs
contacts électriques.
On trouve dans cette catégorie :
 Les interrupteurs et boutons poussoirs à commande manuelle
 Les détecteurs et interrupteurs de position (ou fin de course) à commande mécanique
Ces dispositifs de détection sont utilisés dans de nombreux circuits électriques. Les caractéristiques
électriques doivent définir :
 La nature du circuit : continu ou alternatif
 Les valeurs maxi de la tension et de l’intensité du courant pouvant être coupées sans dommage
 Le nombre et la nature des contacts : unipolaires ou bipolaires, à simple action ou inverseurs
Les caractéristiques mécaniques définissent :
 L’amplitude de la course du mécanisme transmetteur
 Les forces nécessaires pour déplacer l’organe de commande
 L’endurance mécanique ou durée de vie estimée par le nombre probable de manœuvres pouvant être
supporté sans destruction
 La tenue aux contraintes dues à l’environnement : vibrations, chocs, conditions climatiques, agents
chimiques.
Les interrupteurs de position électromécaniques sont utilisés
dans des applications nombreuses et variées en raison de
leurs qualités :
 Sécurité de fonctionnement
 Fiabilité des contacts
 Manœuvre positive d’ouverture
 Précision
 Immunité aux perturbations électromagnétiques
 Mise en œuvre simple

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22 – Les détecteurs de proximité :


221 – Caractéristiques :
Un détecteur de proximité interrompt ou établit un circuit électrique en fonction de la présence ou de
la non-présence d’un objet dans sa zone sensible.
Ces capteurs sont très répandus de part leurs nombreuses applications, chaque fois qu’il est nécessaire de
détecter sans contact physique la présence d’un élément. Ils délivrent un signal électrique (0 ou 1) dès la
détection de l’objet.
Dans tous ces détecteurs, la présence de l’objet à détecter dans la zone sensible modifie une grandeur
physique :
 Un champ électromagnétique à haute fréquence pour les détecteurs inductifs
 La capacité d’un circuit oscillant dans les détecteurs capacitifs
 Le niveau d’éclairement d’un récepteur photosensible dans les détecteurs photoélectriques
Le choix du détecteur de proximité dépend :
 De la nature du matériau constituant l’objet à détecter
 De la distance de l’objet à détecter
 Des dimensions de l’emplacement disponible pour implanter le détecteur
Les détecteurs de proximité sont plus adaptés que les contacts mécaniques en cas :
 D’ambiance agressive ou poussiéreuse
 De force de manœuvre insuffisante ou interdite (pièces fragiles, pièces fraîchement peintes, etc.)
 De fréquence de fonctionnement élevée
 De vibrations ou de chocs
 De nécessité d’une grande durée de vie

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222 – Détecteurs inductifs de proximité :


Un détecteur de proximité détecte, sans contact physique, la présence de tout objet en matériau
conducteur.
Il comporte un oscillateur dont les bobinages
constituent la face sensible et un étage de sortie. Un
champ électromagnétique à haute fréquence (100 à
600 kHz) se développe à l’avant de cette face.
Toute pièce ou élément conducteur pénétrant dans ce
champ est le siège de courants de Foucault ; ces
courants constituent une surcharge de l’oscillateur
qui se traduit par une réduction de l’amplitude des
oscillations au fur et à mesure que l’objet se
rapproche jusqu’à leur disparition. Pour une certaine
réduction des oscillations, la sortie du détecteur
change d’état.
Les caractéristiques les plus importantes sont :
 La portée nominale Sn qui est une portée
conventionnelle pour la désignation du constituant
et la portée de travail Sa comprise entre 0 et 81%
de Sn qui définit le domaine de fonctionnement
pour lequel la détection est assurée. La portée nominale est comprise entre 1 et 60 mm.
 La fréquence de commutation qui définit le nombre maximal de changements d’états que peut subir le
détecteur en une seconde. Elle peut varier de 2 Hz à 2 kHz.
 Le nombre maximum de commutations, qui correspond à la durée de vie, est de l’ordre de 100 millions
de manœuvres
Le montage des détecteurs doit respecter les contraintes suivantes :
 Les détecteurs noyables (généralement de forme cylindrique) peuvent être entourés d’un métal
quelconque jusqu’au plan de la face sensible.
 Les détecteurs non noyables (généralement de forme prismatique) nécessitent, pour le maintien de leurs
caractéristiques, la présence d’une zone dégagée de leur face sensible.
 Les détecteurs de proximité peuvent s’influencer mutuellement. Aussi convient-il de les espacer. Placés
côte à côte, les détecteurs noyables doivent être séparés environ d’un diamètre et les non noyables de 2
diamètres.
Techniques de branchement : 2 types de branchements sont retenus :
 La technique 2 fils qui consiste à brancher en série le détecteur et la charge à commander
 La technique 3 fils pour les détecteurs alimentés en courant continu. Deux des fils servent à
l’alimentation, le troisième à la transmission du signale de sortie.

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223 – Détecteurs capacitifs de proximité :


Le détecteur de proximité détecte, sans contact physique, la présence d’objets en matériaux divers.
Ce détecteur comporte un oscillateur dont la capacité est modifiée par la présence de l’objet à détecter dans
sa zone sensible. Cette modification entraîne une réduction de l’amplitude des oscillations jusqu’à provoquer
le changement d’état de la sortie.
Excepté le principe physique de fonctionnement et donc la nature des pièces à détecter, tout ce qui est
valable pour le détecteur inductif l’est aussi pour le détecteur capacitif.
224 – Détecteurs photoélectriques de proximité :
Les détecteurs photoélectriques portent aussi le nom de barrière lumineuse. Ils sont de technologie
électronique et délivrent une information (0 ou 1) chaque fois que le faisceau lumineux issu de la partie
émettrice est interrompu par un obstacle quelconque obstruant la partie réceptrice.
Ces constituants comprennent essentiellement :
 Un émetteur de lumière visible ou infrarouge
 Associé à un récepteur photosensible
Soumis à une variation de la quantité de lumière reçue, un composant photosensible modifie ses
caractéristiques.
Il existe 2 grandes familles de composants photosensibles :
 Les photo résistances dans lesquelles toute variation de l’éclairement provoque une variation de
résistance interne
 Les photosensibles à jonction telles que les photodiodes (qui éclairées, sont parcourues par un courant
inverse important) et les photopiles (qui convertissent l’énergie lumineuse en énergie électrique)
Systèmes de détection :
Les détecteurs photoélectriques disposent d’un émetteur à diode électroluminescente et d’un récepteur à
phototransistor. L’émission peut se faire en infrarouge, en infrarouge modulé ou plus rarement en lumière
visible rouge ou verte.
Deux procédés sont retenus pour détecter la cible :

Renvoi du faisceau
E
Blocage du faisceau
E R

 Blocage du faisceau lumineux : l’objet à détecter bloque la lumière émise. Il existe 3 systèmes :
barrage, reflex, reflex polarisé. Sans la présence d’une pièce, c’est un miroir qui renvoie le faisceau
lumineux. Il y a détection quand il n’y a pas de lumière sur le récepteur.
 Renvoi du faisceau lumineux : l’objet à détecter renvoie la lumière émise. Il existe 2 systèmes :
proximité, proximité avec effacement à l’arrière plan. Il y a détection quand il y a de la lumière sur le
récepteur.
Techniques de branchement : outre les techniques de branchement à 2 ou 3 fils, les détecteurs
photoélectriques peuvent être branchés selon une technique 5 fils qui propose une sortie à relais et offre un
isolement galvanique entre le signal de sortie et l’alimentation du constituant.
Portée nominale : c’est la distance maximale conseillée entre l’émetteur et le récepteur ou le réflecteur ou la
cible selon le dispositif choisi. Elle varie de 2 à 30 mètres environ pour les dispositifs barrage et de 0,2 à 1,5 m
pour les dispositifs à réflexion directe sur la cible. Les détecteurs à fibre optique ont des portées beaucoup
plus réduites (3 à 250 mm).

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Portée de travail : elle doit être choisie inférieure à la portée nominale afin de garantir une fiabilité de
détection. Cette distance tient compte des
facteurs d’environnement (poussières, fumées,
brouillard, etc.) et de la marge d’erreur possible
dans la position de la cible.
Fréquence maximale de commutation : elle est
couramment de 15 à 500Hz environ.
Les détecteurs photo-électriques disposent de
sorties équivalentes à des contacts NO ou NC (O
ou F, à ouverture ou fermeture). Il suffit de
préciser si cela est obtenu en commutation claire
(lorsque le faisceau lumineux arrive au récepteur)
ou en commutation sombre.

225 – Détecteurs magnétiques sans contact :


L’application la plus courante concerne la détection des
fins de course des vérins. Ils sont alors fixés
directement sur le corps d’un vérin spécial à piston magnétique. Un détecteur magnétique sans contact est
conçu pour détecter la fin de course ou le passage du piston. De tels détecteurs simplifient grandement
l’installation des moyens d’acquisition des informations de position mus par des vérins. Il faut toutefois noter
que l’information n’est pas acquise au niveau de l’effecteur mais de l’actionneur, ce qui n’offre pas toutes les
garanties de sûreté de l’information en cas de rupture de liaison mécanique dans la chaîne entre l’actionneur
et l’effecteur.

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Détecteur à lame souple Courses des détecteurs

Les caractéristiques principales sont les suivantes :


 Course active CA : de 7,2 à 18,5 mm selon le vérin ( 10 à 100 mm)
 L’hystérésis H qui varie de 0,7 à 3,5 mm selon le vérin ( 10 à 100 mm). L’hystérésis est la différence de
course entre les points d’enclenchement et de déclenchement du détecteur, mesurée perpendiculairement
à la face sensible du détecteur.
 La répétitivité est de  0,1 mm
226 – Raccordement des détecteurs électriques :
Il existe pour les détecteurs électriques, 2
procédés de commutation :
électromagnétique (relais) et électronique.
Les premiers fonctionnent aussi bien en
courant alternatif qu’en courant continu et
peuvent commuter des puissances
importantes que les seconds qui eux, sont
dotés en sortie de transistors dont la
polarisation est soit PNP, soit NPN.
Il existe donc principalement 2 types de
sorties :
 Détecteurs 2 fils pour courant continu ou
alternatif
 Détecteurs 3 fils pour courant continu
uniquement, dont l’étage de sortie est
un transistor.
Les détecteurs à 2 fils se comportent
comme un contact électrique et se
raccordent en série avec la charge à
commuter (relais ou entrée API).
Le schéma de câblage ci-contre illustre le
raccordement de détecteurs sur des entrées
d’un API.

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23 – Détecteurs pneumatiques :
231 – Interrupteurs de position :
Ils utilisent les mêmes dispositifs d’attaque que leurs homologues
électromécaniques, mais ils offrent une meilleure robustesse dans les
ambiances humides.
232 – Détecteurs fluidiques :
Ces détecteurs sont des détecteurs de proximité qui permettent de
détecter sans contact la présence d’un mobile en utilisant l’air
comprimé comme support d’information.
Un jet d’air à basse pression s’écoule normalement à l’air libre à
partir d’un orifice annulaire disposé sur la face active du détecteur.
Lorsqu’une cible se présente suffisamment près, le jet est détourné
en partie vers le centre de la face active où débouche un conduit.
On y recueille un signal pneumatique de 0,001 à 0,003 bar qui est
augmenté par un amplificateur de pression.
Un régulateur de pression assure l’alimentation du capteur et de
l’amplificateur en air comprimé basse pression (0,1 à 0,2 bar). Ce
dernier dépend à la fois de la distance L qui sépare le capteur de
l’amplificateur et de la distance de détection d.
Il est à noter qu’il existe également des détecteurs fluidiques de
type barrage.
233 – Détecteurs à seuil de pression :
Ces capteurs détectent la contre pression qui existe dans une chambre de vérin pendant le déplacement de
son piston. En fin de course, le contre pression s'annule puisqu'il n’y a plus d’air à refouler à l’échappement.
On utilise une cellule NON pour détecter cette annulation.
Un détecteur à chute de pression est donc une cellule « NON inhibition » NIH dont le seuil de basculement est
assez bas pour n’être effectif qu’à la fin de la course du vérin. Ce détecteur se raccorde au plus près possible
des chambres des vérins.
Lorsque la tige de piston rentre, l’entrée a reçoit une
partie de l’air comprimé vers l’échappement du
distributeur. Quand la tige du piston est en fin de course, le clapet
Lorsque la tige du piston arrive en fin de course, à un s’inverse, la pression P est dirigée vers S.
seuil de pression défini, la pression en a n’est plus
suffisant pour maintenir le clapet

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Il faut noter que l’information n’étant pas acquise au niveau de


l’effecteur mais de l’actionneur, cela n’offre pas toutes les
garanties de sûreté sur cette information (en cas de blocage
intempestif du vérin par exemple). Ces détecteurs à seuil se
montent directement sur le vérin, soit sur le distributeur, mais
dans tous les cas le plus près possible du vérin.

Exemple de câblage :

234 – Détecteurs à fuite :


Ces capteurs conviennent particulièrement à la détection de
très faibles déplacements et de très faibles efforts. Ils
nécessitent un contact physique avec le mobile.
N’ayant besoin que d’un seul tube de liaison, ils sont faciles à
implanter et raccorder.
Ils doivent fonctionner en association avec un relais pour
capteur à fuite.
A l’état repos, le capteur à fuite est ouvert et l’air d’alimentation
s’échappe.
A l’état actionné, le capteur à fuite est obturé. La pression
monte immédiatement dans le tube de liaison capteur / relais
et commute le relais.
Ces détecteurs ont des courses de travail inférieures au mm et
peuvent subir des efforts maxi de 1 N.
235 – Contacts à pression :
Les contacts à pression sont des interrupteurs inverseurs, électriques ou pneumatiques,
commandés par la pression lorsque cette dernière dépasse un seuil, fixe ou
éventuellement réglable (qu’il s’agisse d’une pression ou d’une dépression).
Les contacts à pression à seuil fixe commutent pour des pressions inférieures à 1,3
bars. Les contacts à pression à seuil réglable commutent pour des pressions de 1 à 8
bars.
La précision, la plage du réglage éventuel et la nature du fluide sur lequel ils
interviennent font des contacts à pression des détecteurs simplifiés par rapport aux
manostats et vacuostats.
En sortie, le contact à pression s’utilise comme n’importe quel détecteur.
Contact à pression Contact à dépression

4 2
1 1
4
2

à pression à dépression

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24 – Détecteurs TOR de grandeurs physiques :


Ils détectent le passage d’une grandeur physique (température, pression) par une valeur prédéterminée et ils
délivrent en sortie une information binaire.
241 – Les manostats ou pressostats à sortie fluide :
Ils permettent de détecter le passage d’une pression d’air par une valeur
prédéterminée et délivrent alors une information binaire.
Fonctionnement :
 En présence du signal de commande « a »(pression), les membranes
différentielles 13 et 14 entraînent le clapet 8. L’orifice 10 libéré, la
chambre 11 de la cellule est mise à l’échappement, le clapet 4 commute.
La sortie S change donc d’état quand la pression du signal d’entrée « p » 13 8
passe par la valeur préréglée. 12
14
 En absence du signal de commande « a », le clapet 8 est maintenu sur 7 10
son siège inférieur par le ressort de tarage. L’orifice 10 est ainsi obturé. La 6
pression venant s’établir dans la chambre
5
11 agit sur la membrane 9 qui actionne le
clapet 4. Le siège supérieur est libéré. La 11
sortie est en communication avec
l’échappement. 4
9
Caractéristiques :
 0,05 bar < p entrée < 8 bars
1
 Hystérésis = 0,1 p maxi 2 3
 Une sortie électrique est possible
 Il est possible d’obtenir une régulation
entre 2 seuils
Ces détecteurs sont utilisés par exemple pour le contrôle de la pression de serrage d’un étau ou d’un mandrin
ou d’un vérin de presse fonctionnant de 2 à 8 bars.
Manostat à logique positive Manostat à logique négative

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242 – Les vacuostats à sortie fluide :


Ils permettent de détecter le passage d’une dépression d’air par une
valeur prédéterminée et délivrent alors une information binaire.
Fonctionnement : il est analogue
à celui du manostat à la différence
suivante : au lieu de parler de
pression, on parle de dépression.
Le signal de sortie S change donc
d’état lorsque la dépression P
passe par la valeur préréglée.
Caractéristiques :
 -1 bar < p entrée < -0,1 bars
 Hystérésis = 0,08 p mini
 Une sortie électrique est
possible
 Il est possible d’obtenir une
régulation entre 2 seuils
Ces détecteurs sont utilisés pour la
détection du vide dans une ventouse ou une enceinte. Il est intéressant de remarquer que la chambre est
étanche. De ce fait, il est apte à recevoir tout fluide. De plus, ce fluide n’est jamais à l’échappement.
Vacuostat à logique positive Vacuostat à logique négative

243 – Thermostats :
Le signal de sortie change d’état lorsque la température
d’entrée passe par la valeur préréglée (enclenchement
ou déclenchement).
Caractéristiques :
-20°C < T° entrée < +200°C
Hystérésis = 8°C

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III – LES CAPTEURS INDUSTRIELS :


31 – Classification :
Capteur logique TOR Capteur analogique Capteur numérique

Signal Signal de sortie


20mA
Information
24V (10V)

0V 0 0
Détecteurs à contact mécanique Capteur de force Codeur optique
Détecteur de proximité Capteur de pression Etiquettes électroniques
Pressostat, vacuostat, etc. Potentiomètre Ces capteurs délivrent souvent
Génératrice tachymétrique leurs signaux sur des liaisons série
ou parallèle
32 – Les capteurs analogiques :
321 – Principe de fonctionnement :
Ils délivrent un signal image du phénomène physique à surveiller sous la forme d’une tension ou d’un
courant variant de manière continue. Les tensions courantes pour des capteurs industriels sont :  50 mV, 
1 V,  5 V,  10 V. Les intensités courantes sur les capteurs industriels sont : 0-20 mA et 4-20 mA. De tels
signaux nécessitent un traitement particulier pour être utilisables par des PC de type API ou micro-ordinateurs.
Ce traitement consiste généralement à convertir le signal électrique analogique en signal numérique grâce
à des convertisseurs analogiques / numériques (CAN). Les API comportant une entrée analogique
assurent cette fonction par une interface interne.
322 – Principes de transduction des capteurs analogiques :
 Le corps d’épreuve : c’est un élément mécanique qui réagit sélectivement aux variations de la grandeur à
mesurer. Il a pour rôle de transformer cette grandeur en une autre grandeur physique dite mesurable.
 L’élément de transduction : c’est un élément lié au corps d’épreuve qui traduit ses réactions en une
grandeur électrique constituant le signal de sortie du capteur.
La plupart des corps d’épreuve utilisés transforment la grandeur physique en déplacement ou déformation.
Cette image informationnelle est à son tour transformée en image électrique par l’élément de transduction.
Certains provoquent directement un phénomène électrique (variation de tension ou de courant).
Les schémas suivants montrent des corps d’épreuve produisant un
déplacement et des transducteurs résistifs.
 Transformation d’un déplacement en tension ou courant : elle peut
se faire :
 Par la variation de résistance d’un fil électrique très fin collé sur un
élément déformable, provoquée par son extension ou sa
compression (extensométrie)
 Par le déplacement du curseur d’un potentiomètre
 Par la variation d’une inductance d’une bobine grâce à la variation
de l’entrefer ou de la perméabilité magnétique de son diélectrique
soit par noyau mobile, soit par la présence du mobile lui-même
(principe des capteurs inductifs)
 Par la variation de capacité d’un condensateur dont soit l’une des
armatures et liée au mobile, soit le mobile fait varier les
caractéristiques du diélectrique

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Les 2 derniers procédés permettent de faire varier le comportement d’un circuit électrique oscillant (RLC).
Principe résistif : Principe inductif : Principe capacitif :
potentiomètre Bobine avec noyau plongeur Armatures fixe et mobile

 Transduction d’un phénomène physique en tension ou courant : il s’agit essentiellement de :


 Mesure de température par thermocouple, dont le fonctionnement est appuyé sur le phénomène
d’apparition d’une différence de potentiel entre les 2 jonctions des 2 métaux distincts soumis chacun à une
température différente
 Mesure de la pression ou de la force par cristal piézo-électrique, sur lequel apparaît une différence de
potentiel entre les faces opposées soumises à l’effort
 Mesure de luminosité par photorésistance, photodiode ou phototransistor, dont la conductivité varie avec
le flux lumineux reçu
 Mesure de la température par thermistance dont la résistance varie avec elle
Les 2 derniers procédés sont dits passifs car il faut fournir une énergie électrique pour disposer d’un signal
exploitable.
En résumé, il est possible d’utiliser les technologies suivantes :
 Capteurs résistifs de type potentiomètre
 Capteurs inductifs de type inductance variable, transformateur différentiel, resolver inductosyn
 Capteurs capacitifs
 Capteurs magnétostrictifs ou courants de Foucault
33 – Les capteurs numériques :
Ils délivrent un signal image du phénomène physique à surveiller sous la forme :
 Soit d’un train d’impulsions dont le nombre ou la fréquence est image de cette grandeur
 Soit d’un code numérique binaire
Les principaux capteurs numériques sont les capteurs angulaires incrémentaux ou absolus, les lecteurs de
code à barre, les étiquettes électroniques, les systèmes d’identification inductive, les lecteurs de piste
magnétique et les systèmes de vision artificielle.
331 – Introduction sur les codeurs rotatifs :
Le codeur rotatif est un capteur de position angulaire. L’axe du codeur est lié mécaniquement à l‘arbre de la
machine qui l’entraîne. Cet axe fait tourner un disque qui lui est solidaire.
Le disque comporte une succession de parties opaques et transparentes. Une lumière émise par des diodes
électroluminescentes (DEL) traverse les fentes de ces disques, créant sur les photodiodes réceptrices un
signal analogique. Ce signal est amplifié électroniquement puis converti en signal carré, qui est alors transmis
au système de traitement.
Le codeur optique est un dispositif électromécanique dont la sortie électrique représente sous forme
numérique une fonction mathématique de la position angulaire de l’axe d’entrée.
Il existe 2 types de codeurs : les codeurs ou capteurs incrémentaux et les codeurs ou capteurs absolus.

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332 – Le capteur incrémental :


Le disque comporte au maximum 2 pistes :
 La piste extérieure est divisée en n intervalles d’angles égaux alternativement opaques et transparents. n
s’appelle la résolution ou le nombre de périodes. Pour un tour complet de l’axe du codeur, le faisceau
lumineux est interrompu n fois et délivre n signaux consécutifs. Derrière la piste extérieure sont installées 2
diodes photosensibles décalées délivrant des signaux carrés (R1 et R2), en quadrature (d’un quart de
période). Le déphasage (90° électrique) des signaux R1 et R2 permet de déterminer le sens de rotation.
 La piste inférieure comporte une seule fenêtre transparente et délivre un seul signal par tour. Ce signal
appelé « top zéro » détermine une position de référence et permet la réinitialisation à chaque tour.
Le comptage / décomptage des impulsions par le système de traitement permet de connaître la position ou la
vitesse ou l’accélération du mobile.

333 – Le codeur absolu :


Le disque comporte « n » nombre de pistes (ou nombre de bits) et chaque piste a son propre système de
lecture (diode émettrice et diode réceptrice) :
 La piste intérieure est composée d’une moitié opaque et d’une moitié transparente. La lecture de cette
piste (MSB : bit de poids le plus fort) permet de déterminer dans quel demi-tour on se situe
 La piste suivante est divisée en 4 quarts alternativement opaques et transparents. La lecture de cette piste
combinée avec la lecture de la piste précédente permet alors de déterminer dans quel quart de tour on se
situe
 Les pistes suivantes permettent successivement de déterminer dans quel huitième de tour, seizième de
tour, etc. on se situe
 La piste extérieure donne la précision finale. Elle comporte 2n points correspondant à la résolution du
codeur (LSB : bit de poids le plus faible)
Pour chaque position angulaire de l’axe, le disque
fournit un code binaire.
Il existe 2 gammes de codeurs absolus :
 Le codeur absolu simple tour (décrit
précédemment) qui donne une position absolue dans
chaque tour
 Le codeur multitours, qui comme le précédent,
donne une position absolue dans chaque tour et
permet grâce à un système supplémentaire d’axes
secondaires d’indiquer le nombre de tours.

Suivant le mode de traitement, le choix se portera soit sur un codeur binaire pur, soit sur un code Gray.
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Ce type de codeur présente 2 avantages importants :
 Insensibilité aux coupures réseau. A la mise sous tension, le système connaît exactement la position du
mobile. Il n’y a pas d’opération de calage
 Insensibilité aux parasites en ligne
334 - Les lecteurs de code à barres :
Ils permettent de procéder à la lecture / écriture de repérages numériques
embarqués sur des produits. Leurs qualités sont la rapidité, la flexibilité d
production et la distribution.

Ces lecteurs sont des lecteurs optoélectroniques. Une source lumineuse


infrarouge balaie le code à barres de manière automatique (scanner) ou
manuelle. Les bandes claires réfléchissent la lumière, pas les bandes sombres.
Cette lumière réfléchie est traitée par un récepteur doté d’une électronique
adaptée qui compare la succession d’espaces (0) et de barres (1) à un signal
d’horloge. Le codage ainsi obtenu permet de recréer le mot binaire qui a ainsi
été crypté.

Il existe divers codes suivant les secteurs d’activité et les pays : EAN, Codabar,
2/5, 39, etc.

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