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PHYTOPATHOLOGIE :

Pathologie des espèces


horticoles
2 ème Année Productions horticoles

ROMDHANI Med
2009 - 2010
PHYTOPATHOLOGIE
C’est la science qui étudie les causes
parasitaires et les conditions
environnementales qui provoquent des
maladies chez les plantes, l’interaction
entre ces agents , les facteurs du milieu
et la plante malade, les accidents qui
atteignent les plantes ainsi que les
méthodes pour prévenir ou contrôler
ces maladies.
Cette étude des accidents et des
maladies qui atteignent les plantes au
cours de la croissance jusqu’à la récolte,
et après la récolte, l’étude des
altérations de leurs produits au cours du
transport, de la conservation ou de la
commercialisation, constituent cette
science qu’est la phytopathologie.

Elle recouvre principalement :


Les mycoses ou maladies cryptogamiques ou
encore les maladies fongiques qui font l’objet de
la mycologie et de la phytopathologie
Les phytobactérioses ou maladies
phytobactériennes qui font l’objet de la
phytobactériologie
Les phytoviroses ou maladies phytovirales
étudiées en phytovirologie
Les mycoplasmoses ou maladies
mycoplasmiques causées par les
mycoplasmes.
Mycologie
Alternaria sp
Alternariose
Alternaria solani
Alternaria solani
Alternaria solani
Alternaria solani
La Phytopathologie
regroupe plusieurs éléments
A-l'étiologie qui étudie les causes des
maladies .
B - la symptomatologie qui étudie les
symptômes des maladies et
C - l'épidémiologie qui étudie les
épiphyties et plus précisément leur
distribution spatio-temporelle.
Les maladies sont classées en
deux grands groupes :
A - maladies non infectieuses ou non parasitaires
dues à des facteurs abiotiques ( température ,
humidité , lumière, déficience nutritionnelle ,
pollution , toxicité minérale ou pesticide ,
alcalinité du sol , salinité du sol, pratiques
culturales impropres ).

B - maladies infectieuses provoquées par


divers micro-organismes ( champignons ,
bactéries , virus , mycoplasmes ect )
Les maladies causées par les
champignons ou maladies
cryptogamiques représentent
plusieurs milliers et sont
classées suivant les
symptômes produits ,
l'organe atteint , le type de
plantes et la cause de la
maladie .
Pourriture racinaire
Mosaïques
(symptôme primaire)

Pourriture des fruits

La Cloque du pêcher
Tumeurs

Gommose
Prolifération racinaire Pourriture molle des tubercules

manchon

Taches

Panachure
Enroulement
Taches fantômes
déterminées par
Botrytis cinerea
sur tomate
Exigences des champignons
Typiquement , les thalles des
champignons ont une structure
filamenteuse : filaments ou hyphes dont
l'ensemble constitue le mycélium .

Une colonie mycélienne est


l'ensemble des filaments mycéliens
caractérisant un champignon. Chez
les champignons , on distingue 3
modes de vie différents :
saprophytes ,
parasites et
symbiotiques.
Outre les besoins
spécifiques à chaque espèce
fongique , un certain nombre de
facteurs vont déterminer les
besoins des champignons :
a ) - les éléments nutritifs : ce sont
principalement le carbone , l'azote,
le potassium , le calcium , le
soufre, mais également quelques
ions métalliques comme le Fe ,
Cu, Mn , Zn . Certains éléments
vont pouvoir passer directement
dans la cellule (vitamines ),
d'autres comme l'amidon
ou la cellulose seront
transformés avant ce
passage . L'arsenal
enzymatique des
champignons va déterminer
les exigences nutritives de
chaque espèce.
b ) - les conditions environnementales
:

- la température : la majorité
des champignons se développe
autour de 20 °C et sont dits
mésophiles . Certaines espèces
psychrotolérantes peuvent croître en
dessous de 0°C ; d'autres
thermtolérantes acceptent des
températures supérieures à 40°C .
- l'humidité :en général une
atmosphère très humide est
propice au développement des
champignons et notamment les
moins évolués parmi eux : les
agents de mildiou, les agents
de fontes des semis, les agents
de pourritures nécessitent une
HR > ou = à 90% et l’eau liquide
- l'oxygène : les champignons sont
aérobies mais peu exigeants et les
spores peuvent se former dans
des conditions très peu oxygénées
.

D'ailleurs , les ambiances


confinées , sans aérobie sont
très favorables à la
germination des spores .
- le pH : ils sont peu sensibles au pH
du milieu mais peuvent tolérer des pH
acides , dans ce cas le développement
des champignons entraîne une
alcalinisation du milieu .

- la lumière : il n'y a pas d'action


directe de la lumière sur la
croissance végétative, mais elle
peut avoir une influence sur la
sporulation .
Modes de vie des
champignons
Les champignons vivent en :
saprophytes ,
parasites et
symbiotiques
Quels sont les modes de vie des champignons?
41 - champignons saprophytes :
Ces champignons constituent la
majorités des espèces fongiques se
développant sur de la m.o morte . Ce sont
des détrivores ou saprotrophes qui
dégradent toute sorte de substrat et vont
jouer un rôle important dans la nature
surtout dans le maintien de l'équilibre
biologique naturel et l'élaboration de
l'humus , élément indispensable dans la
fertilisation des sols .
Ces espèces peuvent être facilement
cultivées au laboratoire sur un milieu
de culture artificiel (culture in vitro ) .
Certains de ces saprophytes sont des
saprophytes obligatoires c'est-à-dire
incapables de vivre sur des
organismes vivants ( Mucor ,
Penicillium ) , d'autres sont des
saprotrophes facultatifs ou des parasites
facultatifs et sont capables de vivre
comme saprophytes ou parasites sur des
organismes vivants ( Botrytis cinerea ).
MUCOR
Penicillium sp
Botrytis cinerea
Aspergillus sp
Parmi les saprophytes:
A- des saprophytes
obligatoires
B - des saprophytes
facultatifs pouvant vivre en
parasites ou en
saprophytes.
42 - champignons parasites
Les espèces parasites vivent et
se développent aux dépens de la
matière organique vivante . Certaines
espèces classées parmi les
saprophytes peuvent devenir des
parasites sur des organismes
vivants et sont alors appelées des
saprophytes facultatifs ou parasites
facultatifs : Botrytis cinerea
Botrytis cinerea
responsable de la pourriture
grise sur les organes de
réserves de plusieurs
plantes est l'exemple
typique d'un parasite
facultatif selon les
conditions du milieu .
Botrytis cinerea responsable
de la pourriture grise
Beaucoup de champignons vivent
en parasites des végétaux , des
animaux , de l'homme ou de
champignons macroscopiques.

Parmi les parasites des végétaux ,


certains sont biotrophes ( Erysiphe
graminis ) , d'autres sont nécrotrophes ,
ou sont des hémibiotrophes
Ainsi , nous distinguons parmi les :
2 - les parasites des parasites obligatoires
des parasites facultatifs

A - Pour les parasites obligatoires , on a


- Biotrophes = parasites oblig. =
parasites strictes
B - Pour les parasites facultatifs, on a
- Nécrotrophes : = parasites non
obligatoires
- Hémibiotrophes = biotrophes et
nécrotrophes à la fois
Biotrophes : parasites vivant
uniquement sur des tissus
vivants . Les parasites
obligatoires ou parasites
strictes ne sont pas ou très
difficilement cultivées sur
milieux synthétiques. Ex: les
agents de mildious , de
rouilles, d'oïdium .
Nécrotrophes : sont des parasites
non obligatoires vivant sur des débris
végétaux. Ces espèces sont faciles à
cultiver sur milieux synthétiques in
vitro . Leur principe est de tuer les
cellules végétales avant de s'en
prendre pour se ex.
nourrir .
Ascochyta pisi responsable
de l'anthracnose du petit
pois .
Ascochyta pisi responsable de
l'anthracnose du petit pois .
Les mildious
Mildiou de la pomme de terre : Phytophthora infestans
Apparition des premiers foyers
Attaque généralisée de Phytophthora infestans
Phytophthora infestans
Phytophthora infestans
Phytophthora infestans
Les Rouilles
Oïdiopsis taurica
Les Oïdiums
Hémibiotrophes : sont des
espèces qui sont biotrophes en
début de leur cycle de
développement et nécrotrophes à
la fin du cycle. Colletotrichum
coccodes et Colletotrichum
lindemulthianum responsables
respectivement de la dartrose de
la pomme de terre et de
l'antrachnose de l'haricot .
Colletotrichum coccodes
Colletotrichum lindemulthianum
43 - champignons symbiotiques : ce
sont des champignons qui vivent en
symbiose avec d'autres organismes
vivants . cette association permet aux
deux symbiotes de tirer un profit
mutuel l'un de l'autre .
Ex.1: lichens = algues + champignons ou
Ex.2 mycorhizes = champignons sur ou
dans les racines de plantes , constituant
ainsi un moyen de lutte biologique contre
certains parasites .
Lichen
Mycorhizes: sur ou dans les racines
LES MALADIES DES PLANTES :
LES CONCEPTS GENERAUX

1 – TERMINOLOGIE
& DEFINITIONS
Exemples de maladies & accidents

Alternariose
Excès d’hormonage
Phytovirose

Mildiou de la
pomme de terre

Pourriture grise Oïdium des cucurbitacées


Alternaria solani : alternariose de la tomate
Démosyndrome : Rhizoctonia oryzeae
Démosyndrome :Fusarium
Séquelles: taches indélibiles

Tumeur d’Agrobacterium
Galles de nématodes tumefaciens
Tumeur d’Agrobacterium
tumefaciens
Fontes de semis
Phytophthora capsici: dépérissement du piment
Fusarium solani /haricot

BEAN: Dry Root Rot(Fusarium solani f. sp. phaseoli )


Sclerotinia sclerotiorum

Sclrotiniose /melon
Botrytis/ fraises
Taches d’Oidium

Oïdium
Oidium + Cléistothèces
Le CONCEPT DE
MALADIE
Définition d’une MALADIE
Une maladie peut être définie
comme étant une altération
d’une ou de plusieurs chaines
des processus physiologiques
d’ utilisation de l’énergie dans
la plante hôte.
Définition d’une MALADIE (suite)
Ce concept de maladie recouvre
un déséquilibre qui se manifeste
éventuellement par des
modifications morphologiques
visibles qui sont appelées les :

SYMPTÔMES
LA DETECTION
DES MALADIES
=
DIAGNOSTIC
Diagnostic des maladies

Définition : faire un diagnostic c’est


identifier la maladie sur une plante ou
dans une culture donnée, déterminer
sa cause exacte et établir, en
conséquence, les méthodes de lutte qui
lui sont appropriées.
Finalité du diagnostic d’un agent pathogène

Le vocable « Diagnostic » est souvent employé pour


désigner aux moins deux préoccupations (objectifs)
différentes :

La détection du problème
FAIRE LE DIAGNOSTIC

L ’identification de la cause
Copyright : D. Blancard et P. Lepoivre
Copyright : D. Blancard et P. Lepoivre

La démarche dans un diagnostic


Collecter les informations portant sur la nature des
symptômes et les circonstances associées au
développement d’une maladie.

Analyser ces informations et formuler


des hypothèses sur la ou les causes
La connaissance des
primaires des symptômes : maladies affectant la
-maladies abiotiques plante étudiée dans
-maladies biotiques une zone géographique
. Virus donnée
. Bactéries,
. Champignons
peut s ’avérer utile

Techniques de laboratoire
Pour faire le
pour valider la ou les hypothèses diagnostic
Finalité du diagnostic d’un agent pathogène

La détection
Question préalable au
choix des moyens de
protection, aux études
étiologiques, taxonomiques,
épidémiologiques...

• L ’identification :
« Quel est l ’agent pathogène
responsable des symptômes que
j ’observe ? »
Copyright : D. Blancard et P. Lepoivre
Maladie des feuilles cassantes
En résumé, la résolution des problèmes
phytopathologiques…
Environnements biotique Anomalies du Connaissance
et abiotique phénotype des agents pathogènes

Diagnostic
Contexte Définition des
socio-économique Attentes sociétales
méthodes de lutte
(santé, loisir,…)
Productions Pelouses
agricoles Phytotechnie d’agrément
Terminologie
• Symptômes : modifications du phénotype
de la plante par rapport à celui qui est
attendu

• Dégâts : altérations du produit récolté ou


du potentiel de production de la plante

• Pertes : dégâts exprimés en terme


monétaire
Symptôme = modification du phénotype par
rapport à
celui qui est attendu
ENVIRONNEMENT
ABIOTIQUE

Phénotype observé
Génotype mis en culture =
la variété cultivée = Symptôme

Phénotype attendu

ENVIRONNEMENT
BIOTIQUE
Pollution
Contamination

Dispersion Traitement Préventif d’arrêt

Traitement éradiquant Durée du cycle

Eclosion Durée de l’incubation Pré infection &


infection

Traitement Curatif
Traitement Curatif

Incubation
Cycle de développement d’une
maladie : les 5 phases
Quelques définitions…
• Temps d ’incubation d’une maladie :
– période qui sépare le moment de l ’infection
de la plante de l ’expression des symptômes
• Symptôme primaire :
– symptôme directement responsable de
l’anomalie observée (également appelé
symptôme-cause )
• Symptôme secondaire :
– symptôme qui est la conséquence du
symptôme primaire (symptôme-conséquence)
. Exemple
Exemple : Piétin échaudage chez le blé
Exemple de la première définition

• Symptôme primaire : nécrose


racinaire entraînant le flétrissement
d ’une plante ou l ’échaudage de l ’épi

• Symptôme secondaire :
flétrissement et échaudage dus aux
nécroses racinaires
Piétin échaudage du blé

Pourriture racinaire Échaudage (épis de droite)


(symptôme primaire) (symptôme secondaire)
Flétrissement du piment causé par Phytophthora capsici :
pourriture racinaire puis flétrissement
(Photo by Tom Isakeit - TAEX, Weslaco, 1995)
Symptomatologie
• 1. Modifications de la couleur des feuilles:
• Anthocyanose : excès de pigments rouge violacé
• Chlorose : pâleur de la coloration du feuillage
pouvant aboutir à une jaunisse
• Mélanose : production de substances foncées
(mélanine)
• Mosaïque : alternance de zones de coloration
vert pâle ou vert foncé et de zones chlorotiques
ou jaunâtres
Chlorose: carence en fer chez le chêne
Chlorose ferrique
(photo SCPA ) :

vigne
Exemples de mosaïques

VMT / tomate

Virus de la mosaïque dorée


du haricot

Mosaïque sur
concombre.
Altérations d ’organes :
•2.

•Nécrose : altération résultant de la


mort des cellules

•Pourriture : altération résultant


d ’une décomposition des tissus

•Flétrissement : perte de turgescence


Exemples de nécroses

Photo A.Sartorato, FUSAGx nécrose apicale:


Nécrose bactérienne déficit de ca++
sur haricot

Nécrose sur
pastèque
Exemples de pourritures

Pourriture de pommes en
conservation : B. cinerea

Pourriture à Sclerotinia sur


carotte
Pourriture à Monilia sur
pommes.
Pourriture à Penicillium
italicum sur citrons
3. Modifications anatomiques des rameaux et
des tiges: Balai de sorcière : prolifération
abondante des ramifications d ’une tige

Chancre : altération localisée de l ’écorce


4. Modification au niveau des feuilles : Frisolée :
boursouflure et gaufrement du limbe foliaire
5. Modifications touchant les fleurs:
Virescence : pièces florales restant vertes
Chloranthie : transformation de verticilles floraux
en organes foliacés
Rouille - balai de sorcière du sapin : Melampsorella
caryophyllacearum
Chancre du Pêcher:
Fusicoccum amygdali
Delacr.
Taphrina deformans :
cloque du pêcher
6. Anomalies de croissance:

Nanisme et atrophie : réduction de la


taille de la plante ou de ses organes
Déformations d ’organes
7. Anomalies internes :
Thyllose : expansion vésiculeuse se
formant dans le xylème à partir de
cellules
Dépôts anormaux : callose
Gommose : formation de gomme
Exemple d’anomalie interne

Photo FUSAGx

Thylles dans des vaisseaux de xylème d ’une plante de


tomate infectée par Verticillium albo-atrum
Exemple de nanisme

© INRA /F. Fabre

Nanisme d’une plante d’orge infectée par le virus


de la jaunisse nanisante de l’orge ( JNO )
Gommose de l’abricotier
8. Excroissances pathologiques :

Gales : altérations superficielles de


l ’épiderme de la plante

Galles : excroissances dues aux insectes,


bactéries et champignons

Tumeurs : proliférations anarchiques des


tissus suite à une modification génétique
des cellules végétales
Exemple de gale

Gale ordinaire de la pomme de


Tuberculose de l’olivier: Pseudomonas savastanoi
Exemple de tumeurs sur rosier
Agrobacterium tumefaciens

Crown Gall, Root Gall and Hairy Root


En résumé, la résolution des problèmes
phytopathologiques…
Environnements biotique Anomalies du Connaissance
et abiotique phénotype des agents pathogènes

Diagnostic
Contexte Définition des
socio-économique Attentes sociétales
méthodes de lutte
(santé, loisir,…)
Productions Pelouses
agricoles Phytotechnie d’agrément
La plante hôte Espèces
Ecosystème Les variétés
pathologique ( génotypes)

L’agent Milieu environnant


pathogène Conditions
édaphiques,
Espèces , les sous-espèces, les souches climatiques,
Les variétés, les formes spéciales, les biologiques et
races : ( génotypes) techniques
Etude de cas
1 - Les fontes des semis
2 - Les Phytophthora sp : Les
mildious terrestres, agents de
pourritures et de dépérissement

3 - Les Mildious aériens Le mildiou de


la vigne, de la pomme de terre , de la
tomate, du rosier ( Peronospora sparsa)
4 - Les fusarioses vasculaires

La fusariose vasculaire de la
tomate, du glaîeul
La fusariose vasculaire des
cucurbitacées, de l’oeillet
5 - Les verticillioses des
espèces horticoles dues à
Verticillium dahliae et
Verticillium albo-atrum
6 - Les Oidium des, céréales,
plantes horticoles
7 - Les rouilles des
céréales, des espèces
ornementales, des
arbres fruitiers
Maladies des espèces horticoles
1 - Les fontes de semis
Quels sont les agents qui en sont responsables?
Comment se manifestent les attaques des agents
responsables de fontes de semis. Comment
pouvons –nous les reconnaître?

Quelles sont les espèces horticoles les touchées


Où existent ces agents , comment ils vivent, quels
sont les facteurs qui leur sont favorables et ceux
qui leur sont défavorables ?

Comment pouvons –nous limiter leurs


incidences
Pythium root rot of geranium
Fusariose du blé , une
problématique à anticiper dès
le semis
La Fusariose
du blé

Fonte de semis
Epis contaminés

Brunissement des tiges


Plusieurs espèces fongiques en sont responsables

Les Pythiacées : Pythium sp et


Phytophthora sp

Botrytis cinerea
Fusarium roseum , Fusarium solani

Rhizoctonia solani , Sclerotinia


sclerotiorum
1 – Les Pythium sp
Oogones échinulées de
Pythium oligandrum

Pythium oligandrum
Oomycètes - Péronosporales - Pythiacées
oospores are round with a double cell wall .Pythium
Cas du gazon : pelouses et greens

Pythium blight on perennial ryegrass


Attaque de Pythium sp causant une
pourriture molle des racines et des
bulbes
Les FONTES des SEMIS
Accident caractérisé par la disparition, souvent très
rapide et épidémique peu après la germination, des
jeunes plantules.

Le collet de la jeune plantule est attaqué par des


champignons ce qui provoque l'effondrement de la
plante.

Toutes les espèces peuvent être attaquées en semis de


pleine terre et aussi en semis sous abri.
Ces maladies représentent un danger potentiel dans
toutes les entreprises horticoles

En effet, l’emploi intensif de la tourbe, la culture sur support inerte


ne possédant pas de flore antagoniste, la suralimentation minérale
des pieds-mères, les conditions de cultures au sein des serres
fournissent :

Des boutures et des plants très fragiles susceptibles


d’attaques fongiques et bactériennes

Des conditions microclimatiques très favorables


aux plantes mais aussi aux agents
phytopathogènes.
Les agents de fontes de semis et notamment ceux qui se rangent
dans la famille des Pythiacées ( Pythium sp et Phytophthora sp )
sont très polyphages.

Ils s’observent sur des plantes de serres en


germination,

sur les boutures en stratification ,


sur les jeunes semis de plantes herbacées ,

sur les jeunes semis de résineux ou de


feuillus
Pépinière de résineux
Comment reconnaître les symptômes de ces Pythium?

A - Sur les jeunes


semis divers

Après le semis ou à un stade plus avancé, les graines ou


les jeunes plantules sont envahies avant même leur
émergence par les Pythium qui les font pourrir: on
constate alors un manque à la levée et une fonte de pré-
émergence.

Les fontes de semis de post-émergence s’observent après


la sortie des plantules à la surface du sol. Elle se
manifestent par une pourriture humide au niveau du
collet des plantules.
Les plantules se couchent sur le sol. La
progression de la pourriture entraîne la mort des
plantes qui , par temps humide se recouvrent
d’un mycélium blanc
B - Sur les boutures
diverses

Sur les boutures de plantes molles les symptômes s’observent au


niveau du collet . A ce niveau, on découvre des plages noirâtres et
humides qui provoquent un amincissement des tissus puis
l’affaissement et la mort des boutures. Le champignon fructifie en
milieu humide formant ainsi au tour de la tige un léger feutrage
cotonneux.
Les Phytophthora sp: agents de fontes des semis

P. Cryptogea /
Begonia
P. Cryptogea / gerbera
Sporange de Phytophthora

Déhiscence d’un sporange de phytophthora

Culture in vitro de Phytophthora palmivora


Pourriture à Phytophthora
cactorum sur Trichocereus
peut être confondue à celle
d’ Erwinia carotovora
Autres agents de fontes des semis : les Fusarium
comme la Fusariose hivernale sur gazon
Autres agents :
Rhizoctonia solani

Mycélium vu sous microscope

Mycélium cotonneux affectant le gazon en


période humide
Autres agents : Sclerotinia
Sclerotiorum
Pour lutter contre les fontes des
semis, avant de semer,
désinfecter le terreau du semis
ou votre sol avec un fongicide du
sol. Ne pas semer trop serré, ne
pas semer trop profondément les
semences et éviter l'humidité
excessive et les sols froids
Maintenir une température régulière , éviter l’humidité
excessive de l’air et du substrat par une bonne aération
des serres et des châssis et des substrats filtrants

Désinfecter les récipients , du matériel , des outils


à l’hypochlorite de sodium , aux lessives de
désinfection ou aux fongicides: caissettes, godets,
pots, tablettes, bacs
A titre indicatif : Prévicur , Mancozèbe, Rovral, Sportak
pourraient être utilisés pour la désinfection des substrats
, du sol, en pulvérisation sur les semis ou pour la
désinfection du matériel.
2 - Les mildious terrestres : agents de
pourritures et de dépérissement
1 - Mildiou des cactées dû à Phytophthora cactorum

Le mildiou des cactées est une maladie redoutée des producteurs


et des collectionneurs de cactées.

Lorsque les conditions ambiantes sont favorables à son apparition , il serait très
difficile de pouvoir l’enrayer sur les sujets atteints.

La maladie sévit tout particulièrement pendant l’hivernage de ces


plantes .

Ce champignon attaque un très grand nombre d’espèces végétales


comme les azalées, bien d’autres espèces d’ornement, les espèces
florales.
Le mildiou attaque la base de la
tige , au niveau du collet et les
racines. Sur ces organes des
lésions blanchâtres apparaissent
et virent au brun noir par la suite.
Les zones atteintes se ramolissent
et une pourriture se développe.
Pourriture à Phytophthora
cactorum sur Trichocereus
peut être confondue à celle
d’ Erwinia carotovora
P. cactorum
Symptômes de P. cactorum : sur arbres et arbustes d’ornement
P. cactorum
Phytophthora
cactorum
Biologie de P. cactorum

Le champignon se conserve dans le sol sous différentes


formes: sporanges, oospores, chlamydospores, zoospores
, hyphes.

La contamination s’effectue en présence d’eau grâce à


des germes mobiles issus des sporanges ( zoospores ) et à
des oospores: organes qui se déplacent en même temps
que l’eau d’irrigation.
Le feutrage blanc observé sous certaines conditions à la
base des plantes est constitué par du mycélium et des
spores susceptibles de propager la maladie
Comment lutter contre les mildious terrestres
Destruction des plantes malades après leur élimination.

Ne pas utiliser un sol ayant porté des plantes malades.

Eviter l’excès d’humidité du sol par des arrosages


modérés et le drainage des sols en période
critique: semis , hivernage.

Sur les plantes de forte taille et les cactées, on


peut cureter la partie malade et appliquer une
solution désinfectante à base de cuivre, de
prévicur ou de dithiocarbamates.
Pulvérisation sur les plantes à
titre préventif de produits
anti-mildious comme le
fulvax, curvax, antéor,
manèbe , zinèbe, mancozèbe,
le peltar ,le proplant, le
prévicur,le phoséthyl
aluminium
Pourritures des racines et des tiges dues à
Phytophthora cinnamomi

Ce champignon peut affecter plusieurs plantes :


les conifères, les arbres d’alignement , les
arbustes d’ornement , les espèces florales en
pépinières et en plantation.

Le champignon peut déterminer le dépérissement


des conifères d’ornement, entraînant des pertes
considérables en pépinières.
Les symptômes sont décelables sur les parties
souterraines et aériennes des plantes.

Le collet et les racines sont envahis par une pourriture


associée à des plaies chancreuses.

Le système radiculaire reste peu développé.

Une coupe pratiquée à la base de la tige révèle la


présence d’une pourriture d’aspect spongieux et
de couleur brun marron.
Sur la partie aérienne , on observe une décoloration du
feuillagequi brunit ou rougit et sèche.
En conditions favorables de températures et
d’humidité , les plantes peuvent dépérir
rapidement : on parle de phénomène d’apoplexie.
3 - Les Mildious aériens, Le
mildiou du rosier : Peronospora
sparsa
Introduction : cette maladie n’est
certainement pas la plus importante
maladie du rosier. Elle ne sévit que
dans des conditions très humides de
cultures de rosier sous serres.
Dans ces conditions , le mildiou
du rosier peut causer de graves
dégâts surtout s’il trouve des
conditions microclimatiques très
favorables à son développement.
)
Parmi les cultivars utilisés , Romantica et Carina
en sont très sensibles.
Symptômes
Taches irrégulières à la face supérieure du limbe; elles sont brun
clair zonées d’une bordure plus ou moins violacée.

A la face inférieure , un duvet blanc grisâtre correspond à ces


taches visibles sur la face supérieure; ce duvet représente les
fructifications du champignon.

Il est à noter que parfois , lorsque la maladie se propage


brutalement en conditions très propices, les feuilles peuvent
tomber ou flétrir très rapidement sans que l’on puisse distinguer
les symptômes ci-dessus décrits
Sur les tiges des taches longitudinales de 25 à 30 cm de longueur ,
de coloration huileuse se développent et évoluent vers des
formations chancreuses crevassées

Il faut signaler que les symptômes de mildiou peuvent


facilement être confondus avec des symptômes
analogues sur les feuilles dûs à un déséquilibre
physiologique appelé : faux mildiou du rosier.

Cependant , on peut distinguer entre les par:

L’absence de feutrage blanc à la face inférieure du


limbe s’il s’agit de faux mildiou: visible à l’œil nu
ou à la loupe
Biologie du champignon
Peronospora sparsa se conserve dans les tissus malades,
principalement au niveau des chancres des tiges et sur les feuilles
atteintes , sous forme d’œufs résistants.

En conditions favorables les oospores produisent des conidies


responsables des contaminations primaires dans les serres.

Après incubation , le champignon fructifie à la face


inférieure du limbe en formant un duvet blanchâtre :
conidies ou spores asexuées qui germent en présence
d’eau et redonnent des symptômes typiques après 8 à 10
jours pour une humidité excessive et une température
aux environs de 18 °C.
Comment prévenir les attaques ? Comment lutter contre
la maladie en cas de mildiou déclaré ?

Eviter l’excès d’humidité par le chauffage , des


irrigations modérées et par une bonne l’aération
des serres.

Eliminer , lors de la taille les rameaux chancreux

Vérifier l’étanchéité des toitures des serres.


Lutte chimique
La lutte chimique repose sur l’emploi de fongicides anti-mildiou
classiques ( fongicides de contact comme les dithiocarbamates ) :
Zinèbe , Ferbame , Mancozèbe , Manèbe

Des produits pénétrants à base de


Cymoxanil : antéor , Fulvax , Curvax

Des produits systémiques à base de


Métalaxyl et Ofurace:
Plasmopara viticola
Eumycota
Oomycetes
Peronosporales
Peronosporaceae
Plasmopara viticola
Comme certaines années, les
risques de mildiou sur vignes sont
particulièrement élevés en raison
des conditions climatiques, voici un
focus sur cette maladie qui peut
s’avérer très dévastatrice au cours
des années humides: on connaît des
années à mildiou et des années
pratiquement sans mildiou
Le mildiou de la vigne est une
maladie originaire d’Amérique qui
fut observée en France par
Planchon en 1878. Elle est due à
un champignon, Plasmopara
viticola, qui se développe sur
tous les organes verts : rameaux,
feuilles, grappes, vrilles.
Elle a été à l’origine de pertes de
récolte catastrophiques.
Actuellement, le vigneron est armé
pour éviter cela, mais une lutte
permanente reste indispensable,
surtout les années où le risque est
grand et la pression de la maladie
est forte
Comment reconnaître le mildiou de la
vigne?
Sur les feuilles, les symptômes se
caractérisent par l’apparition de plages
translucides appelées « taches d’huile » de
forme généralement circulaire

A la face inférieure des feuilles apparaît


une poussière blanche qui se détache
facilement au frottement à l’ongle
Attaque
généralisée
Rot gris
Sur les grappes, l’attaque du pédoncule provoque
une courbure en crosse de la grappe, mais le plus
souvent la maladie se manifeste sur les baies.

Sur les fruits à peine formés, les grains atteints se


recouvrent d’une poussière blanche : c’est le Rot
gris.

Sur les fruits verts déjà développés, des taches


livides apparaissent sur le grain, elles brunissent
et se dépriment : c’est le Rot brun.
Rot brun
Plasmopara viticola X 1000
Des cycles se répètent successivement tant que
les conditions de température et d’humidité s’y
prêtent, en particulier en tout début de cycle sur
les jeunes organes verts.
La maladie provoque la chute des organes atteints
et entraîne un retard de maturité, un degré
alcoolique plus faible, un mauvais aoûtement,
donc une plus grande sensibilité au froid, un
retard au débourrement : globalement, une
incidence défavorable sur la production. En cas
d’attaques répétées, non seulement la récolte est
fortement compromise, mais la pérennité de la
plante elle-même est sérieusement compromise.
P. Viticola a deux modes de reproduction: la reproduction asexuée et la reproduction sexuée
Attaque d’Oidium

Botrytis cinerea
Comment lutter contre le mildiou de la vigne?
La lutte contre le mildiou s’organise tout
d’abord à l’aide de mesures
prophylactiques. Il s’agit de réduire le plus
possible les conditions favorables à la
formation de foyers primaires par la
suppression des mouillères où l’eau se plaît
à stagner, l’épamprage précoce pour
éliminer les feuilles basses, la destruction
des jeunes plantes issues de semis naturels.
La lutte chimique est indispensable et
demeure essentiellement préventive en
appliquant un fongicide sur les organes
sains avant toute contamination, même
si certains produits ont une action
curative. Le nombre et l’époque des
traitements sont déterminés par les
caractéristiques des produits et
l’estimation du risque de
contamination.
Le plus ancien des fongicides de contact
anti-mildiou est bien sûr la bouillie
bordelaise, constituée de sulfate de
cuivre et de chaux, puis apparurent
des fongicides organiques de synthèse,
utilisés seuls ou en association avec le
cuivre, toujours intéressant pour la
qualité de sa tenue au feuillage et sa
résistance au lessivage lors de pluies.
Il existe également des fongicides pénétrants, à
base de cymoxanil, qui mettent le végétal à l’abri
du lessivage et peuvent attaquer le parasite au
moment de la contamination. Ils ont un effet
curatif.

Enfin, les fongicides systémiques, véhiculés par la


sève, ont une action de couverture plus longue
dans le temps et un effet stoppant.
Aujourd’hui la lutte contre le mildiou est
modélisée selon le système EPI (Etat
Potentiel d’Infection) qui permet de prévoir
l’agressivité du mildiou dès la phase
hivernale. Complétée par les
observations sur le terrain des réseaux
de lutte raisonnée, cette prévision offre
au vigneron une marge de manœuvre
certaine qui lui permet d’affiner sa
stratégie afin de ne pas abuser des
produits de traitement.
4 - Les fusarioses vasculaires

La fusariose vasculaire de la
tomate, du glaïeul
La fusariose vasculaire des
cucurbitacées, de l’oeillet
LES FUSARIOSES DE LA TOMATE

F.O.L & FORL

- Fusarium Wilt: FOL

- Fusarium crown
& root rot: FORL
LES FUSARIOSES DE LA TOMATE
La tomate peut être victime de deux
maladies fusariennes différentes soit
la flétrissure fusarienne (fusarium
wilt) causée par Fusarium oxysporum
lycopersici abrégée FOL et la pourriture
de la racine et du collet (fusarium crown
and root rot) causée par Fusarium
oxysporum radicis-lycopersici abrégée
FORL.
Fusarium oxysporum fsp
lycopersici 4 Races
LA FLÉTRISSURE FUSARIENNE OU FUSARIOSE
VASCULAIRE ( FOL )

Description
Il existe différentes races de FOL
(selon les régions du monde). Les
organismes responsables persistent
dans le sol et à grande profondeur (80
cm). On reconnaît la maladie à ces
symptômes:
FOL

FORL
Décoloration de la tige commençant
par un léger jaunissement longitudinal
sur une portion de celle-ci et évoluant
en une bande jaune plus marquée puis
en une nécrose beige à marron clair.
Les vaisseaux à l'intérieur de la tige
brunissent.

Jaunissement du rachis, d'une


foliole et éventuellement de la
feuille entière.
Habitat, ecologie, intéret
agronomique
Températures de croissance :
•optimale : 25 - 30 °C
•minimale : 5 °C
•maximale : 37° C
F. O.L
Altération des vaisseaux de la tomate : F . O. L

Pourriture des racines : FORL


FOL

Fusarium Wilt of
Tomato
Fus. Vascul melon
Melon
Melon
Concombre
Concombre
Moyens de lutte et prévention
Désinfection du sol.
Recours à des graines enrobées.
Protection vis à vis des insectes et des
blessures.
Traitements fongicides systémiques de la
culture.

Utilisation de cultivars plus résistants.


Moyens de lutte culturaux
Les mesures préventives contre la
flétrissure fusarienne consistent à éviter les
conditions qui favorisent la maladie:

soit: un sol léger et acide, un manque


d'azote et de calcium, des températures
élevées - l'optimum pour le
développement du FOL est 28C- et un
manque de lumière en intensité et en
temps.
Nous soulignons l'importance de
maintenir une fertilisation azotée élevée
surtout sous forme de nitrates (fumier)
afin de produire beaucoup de pousses
jeunes.

La méthode de prévention la plus


courante est de chauler afin de maintenir
le pH entre 6.4 et 7.0 .
Des chercheurs ont mis au point un
amendement organique et minéral
qui à raison de 1% par poids de sol
permet de contrôler efficacement
diverses espèces de Fusarium.
Moyens de lutte biologiques

L'inoculation de la semence avec


Trichoderma harzianum est plus
efficace que les traitements
fongicides et permet d'accroître les
rendements de 26% dans un sol
infecté (Sivan, 1987).
Uncinula necator -
Oïdium de la vigne

Eumycota, Ascomycetes , Erysiphales ,


Erysiphaceae, Uncinula necator
Uncinula necator -
Oïdium de la vigne
Uncinula necator -
Oïdium de la vigne
Présence des deux
formes de reproduction
Cléistothèces
Cleistothecium of Uncinula necator - Causal Agent of Powdery Mildew of Grapes
Images from MycoAlbum CD by George Barron
Cleistothecium of Uncinula necator - Causal Agent of Powdery Mildew of Grapes
Images from MycoAlbum CD by George Barron
Erysiphacées
Forme sexuée
Forme asexuée Forme sexuée
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FORID:11
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Oidium tuckeri Uncinula necator

Uncinula necator (Schwein.) Burrill


(anamorph: Oidium tuckeri Berk.)
Sur feuilles
L'oïdium envahit indifféremment les
faces inférieures et supérieures des
feuilles ; les jeunes feuilles sont très
sensibles.
En début de saison, le champignon se
développe uniquement sur la face
supérieure, entrainant des « taches d'huile
», confondues parfois avec celles
provoquées par le mildiou.
Oidium
Uncinula necator - Oïdium de
la vigne
Infection tardive sur faces supérieures de feuilles de
vigne
Symptômes
Sur rameaux
Au printemps, les
rameaux, issus de
bourgeons contaminés
l'année précédente, ont
une croissance ralentie .
Symptômes
Sur rameaux
les feuilles se crispent.
L'ensemble se couvre d'un
mycélium blanchâtre et donne le
symptôme appelé « pousse oïdiée
» ou « drapeau ».
Les drapeaux sont surtout visibles
sur le Carignan, le Cabernet
Sauvignon et le Chenin.
Fig. 3
Bois non aoûté atteint.
Source photo :

Bois non
aoûté atteint.

http://www.inra.fr/Internet/Produits/HYP3/p
athogene/3uncnec.htm
L'attaque du champignon induit des
nécroses foliaires et une réduction de
l'activité photosynthétique.

A la fin de l'été, de petits corps globuleux


d'abord jaunâtres, à peine visibles à l'œil
nu, puis devenant brun noirâtre,
apparaissent de façon irrégulière sur tous
les organes de conservation de la phase
sexuée (appelés cléistothèces).
Sur inflorescences

Les inflorescences peuvent


être infectées au moment de
la floraison, ce qui entraîne
une mauvaise nouaison.
Sur baies
Les jeunes baies sont
particulièrement sensibles à
l'oïdium.

Elles se couvrent d'un feutrage


blanc, mais à la différence du
mildiou, les organes restent verts.
Eclatement des baies
sous l'effet de l'oïdium.
L'infection des baies est possible sur
la période allant du stade des boutons
floraux séparés à la fermeture de la
grappe avec un maximum de
sensibilité au stade nouaison.

Les attaques sévères


peuvent conduire à la
destruction totale de la
grappe.
Oidium:
Uncinula
necator
Sur sarments
Les pétioles, les vrilles ainsi que les
sarments aoûtés peuvent être infectés
durant la période végétative.

Ils deviennent fragiles et cassants.


Après l'aoûtement, les dégâts se
caractérisent par la présence de
taches étoilées de couleur brun-
sombre sur les sarments.
Cycle de développement

Le champignon se conserve d'une


année sur l'autre sous forme de
filaments mycéliens entre les
écailles des bourgeons, plus
rarement sous forme de corpuscules
bruns appelés cléistothèces, à la
face inférieure des feuilles ou sur les
sarments.
Protection préventive
Protection préventive
Protection éradicante / 6 L’application du
L’application du
jours traitement préventif a
traitement préventif a
L’application du lieu 24 heures avant le
lieu 24 heures avant le
traitement a lieu 6 jours dépôt des conidies
dépôt des conidies sur
après le dépôt des sur la feuilles.
la feuilles.
conidies sur la feuille,
mycelium visible.
Scénario de traitement
Protection préventive
L’application du traitement
préventif a lieu 24 heures
avant le dépôt des conidies
sur la feuilles.
Protection curative / 3 jours
L’application du traitement a lieu
3 jours après le dépôt des conidies
sur la feuille. Protection
préventive
L’application du traitement
préventif a lieu 24 heures avant le
dépôt des conidies sur la feuilles.
Protection éradicante / 6 jours
L’application du traitement a lieu 6
jours après le dépôt des conidies
sur la feuille, mycelium visible.
Récapitulation des modes d'utilisation des
fongicides de la gamme Dow AgroSciences
Les périodes
d'utilisation
des
antioïdiums
Dow
AgroSciences
La lutte chimique s’impose

Dichlofluanide ( Euparène )
Chinométhionate ( Morestan)
Triforine ( Saprol)
Bupirimate ( Nimrod)
Fénarimol ( Rubigan )
Triadiméfon ( Bayletan )
Cycle de développement
Au printemps, les filaments
enfermés dans les bourgeons se
développent avec eux, en
particulier sur les cépages
sensibles à la maladie. Ils
prolifèrent à la surface des
organes verts qu'ils parasitent
par l'intermédiaire de suçoirs.
Lorsqu'ils existent, les
périthèces éclatent et
libèrent des asques,
petits sacs remplis de
spores. Celles-ci, en
germant assurent
également la contamination.
Quand les conditions sont
favorables, les filaments
prolifèrent et émettent des
chapelets de germes ou
''conidies'', recouvrant la
surface contaminée d'un
feutrage et d'une poussière
gris blanchâtre caractéristique.
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FORID:11
01217794
search
Facteurs favorables
Le champignon se
développe dès que la
température atteint 10 à
12°C, l'optimum se situant
vers 25°C.
Une atmosphère chaude et
humide et un temps couvert
sont favorables à l'oïdium : les
pluies orageuses d'été, les
nuits fraîches avec rosée et
brouillards matinaux, sont
propices à une recrudescence
de la maladie.
Dégâts

Les dégâts sur grappes


entraînent une perte
quantitative de récolte
d'autant plus importante
que l'attaque est précoce.
L'oïdium altère la pellicule de la
baie générant des microfissures
propices à la pénétration du
Botrytis.

Au delà de 30% de baies


touchées, il est impossible
d'obtenir un vin de qualité.
Mesures prophylactiques

Limiter la vigueur de la vigne


(taille, fertilisation, enherbement),

Limiter l'entassement du feuillage,

Eviter l'excès d'azote.


5 - La verticilliose des espèces horticoles
dues à Verticillium dahliae et Verticillium
albo-atrum

Un grand nombre de plantes


maraîchères et d’ornement
sont concernées par ces
champignons :
Cette maladie constitue une affection
très redoutable qui entraîne le
dépérissement des végétaux.
Le Pelargonium, le dahlia, les Asters, la
reine marguerite, l’œillet, le cinéraire, le
chrysanthème,
le gerbera, le lilas, le rosier, les
arbres d’ornement et d’alignement.
Description:
La verticilliose est due a un
champignon du genre
Verticillium. On reconnaît la
maladie à un flétrissement et
une zone jaune en V en bordure
des feuilles.
Noms scientifiques
Verticillium dahliae &
Verticillium albo-atrum
Identification
Des lésions jaunes, entre les
nervures jusqu’au bord de la
feuille, se développent sur les
feuilles inférieures.

Les lésions sont souvent en


forme de V.
Ces symptômes ne touchent
souvent qu’un côté de la
plante ou de la feuille.

Les tissus vasculaires sont


altérés et brunissent, ce qui
entraîne le flétrissement des
plants infectés, surtout durant les
heures chaudes de la journée.
Période d’activité
Le flétrissement verticillien est
présent durant toute la saison.

Par contre, les symptômes


s’intensifient souvent après la
fructification ou durant les
périodes sèches.
La présence de
nématodes
phytoparasites peut
aggraver les
conséquences du
flétrissement verticillien.
Dégâts:

Les feuilles jaunissent


entièrement et se dessèchent.
Les feuilles flétries brunissent,
tombent ou restent fixées à la
tige qui conserve une couleur
verte.
Sur la photo, feuille d'aubergine atteinte de verticilliose
que d'un seul coté.
Sensibilités

Concombres – aubergines –
pommes de terre – artichaut –
fraisier – tomate – abricotier –
amandier – pêcher
Notes de surveillance
Le diagnostic se fait en
tranchant la tige principale
en longueur pour vérifier
si le tissu vasculaire du
plant est bruni.
Symptômes de la verticilliose
Les premiers symptômes correspondent à
un affaiblissement des feuilles de la base,
devenant retombantes , suivi d’un
jaunissement du limbe d’abord marginal
puis généralisé.
Ce jaunissement n’affecte souvent que
quelques rameaux de la plante qui finissent
par dépérir. A ce stade, les feuilles se
recroquevillent tout en restant attachées
aux tiges.
Le dépérissement des plantes est d’autant plus
accusé que les plantes hôtes sont âgées et que les
conditions ambiantes provoquent une
transpiration importante: température élevées,
faible hygrométrie.
Lorsque on pratique une coupe transversale à la
base d’une tige atteinte ou d’un rameau malade
les tissus conducteurs apparaissent sous forme
de couronnes brun noir ou noircies et plus ou
moins discontinues.
Sur les espèces herbacées , la verticilliose
détermine un nanisme des plantes qui se
traduit une diminution anormale et
hétérogène de la vigueur des plantes
Ces plantes herbacées
restent chétives ,
marquent un nanisme
accentué et généralisé, et
peuvent prendre la forme
en rosette : cas du
chrysanthème.
Biologie des verticillium
Les Verticillium comme tous les agents vasculaires
pénètrent au niveau des racines des plantes, au niveau du
collet ou au niveau de la base de la tige, notamment à la
faveur des blessures.
Les champignons se développent dans les vaisseaux et
entravent partiellement la circulation de la sève. Le
mycélium sécrète des toxines qui, entraînées par la sève
provoquent des altérations au niveau du limbe:
jaunissement.
La conservation se fait dans le sol sous formes d’articles
mycéliens qui sont moyennement résistants ( quelques
années) mais dont la destruction peut être obtenue
facilement par la rotation de cultures annuelles
incorporant des graminées.
Verticillium dahliae se conserve principalement
par des micros-clérotes qu’il peut former dès que
les conditions deviennent défavorables.
Ces champignons s’observent de préférences sous des
microclimats frais , à des températures relativement
basses .Au delà de 30 °C , leur croissance devient nulle.
L’optimum thermique se situe aux environs de 16-25°C

Lutte contre les verticillioses


Assurer une rotation des cultures incluant les graminées

Eliminer et détruire les plantes malades

Ne pas abuser de l’emploi des engrais azotés.


Supprimer les mauvaises herbes et notamment les
dicotylédones pouvant héberger souvent ces
champignons

Choisir des pieds-mères indemnes pour le bouturage


comme pour le greffage

Eviter les blessures sur les plantes

La solarisation donne de très bons résultats contre les


Verticillium

Traitements dirigés avec des fongicides minéraux


visant le tronc et le collet des arbres et arbustes pour
empêcher ces champignons de pénétrer par les
blessures.
7 - Les rouilles des espèces
ornementales
7 - Les rouilles des espèces ornementales

On la détecte généralement par la


chute précoce du feuillage. Elle
prend la forme de pustules
poudreuses et oranges sous les
feuilles, ou bien d'auréoles
rougeâtres sur le dessus. Le
champignon se transmet au gré du
vent, du printemps à l'automne.
Puccinia pelargonii-zonalis
rouille
Taches jaunes sur la
face supérieure des
feuilles et pustules
orangées sur la face
inférieure des feuilles .
Cette maladie a été également signalée en Italie,
en Espagne, au Portugal et en Afrique du Nord :
Tunisie , Maroc.

Des pustules orange-brunes disposées


transversalement par rapport aux nervures
foliaires , se forment sur les deux faces des
feuilles atteintes.

On peut distinguer la formation de deux types de


pustules que l’on distingue par la couleur:
Des pustules oranges ( Des pustules
Urédospores) disposées noirâtres(téleutospores)form
perpendiculairement ées en bordures des
aux vervures pustules oranges
Les urédospores apparaissent après
l’éclatement de l’épiderme. Quelques
semaines plus tard, des téleutospores se
développent dans des pustules noirâtres à
la périphérie des premières pustules

Les urédospores portées par le vent assure


une dispersion locale et de proche en
proche de la maladie.
A des températures relativement basses (
15°C) , les urédospores atteignent leur
maturité deux semaines après leur
apparition.
Elles ont une durée de vie relativement courte et
peuvent assurer plusieurs cycles de
contamination

Une fois les urédospores sont déposées sur les feuilles ,


l’infection est alors réalisée en présence d’un film d’eau,
dans les heures qui suivent.

Une durée d’humectation du feuillage de l’ordre


de 12 heures est suffisante pour déclencher la
germination des spores et l’infection.

Le champignon hiverne vraisemblablement


sous forme de téleutospores sur des
feuilles infectées.
La maladie est dispersée d’un pays à
l’autre au moyen de plantes et de
fleurs. Il importe donc que le matériel
importé provienne de cultures
reconnues exemptes de la maladie sur
la base d’inspections officielles et
régulières.

Les contrôles à l’importation


permettent de vérifier l’état
sanitaire des envois.
Les MONILIOSES
maladies
communes de
certains arbres
fruitiers
La Moniliose est une maladie
fongique des arbres fruitiers
provoquée par deux espèces de
champignon du genre "Monilia":

Monilia fructigena qui s'attaque


principalement aux fruits à pépins,
Monilia laxa aux fruits à
noyaux.
La moniliose touche les
fruits blessés (par la grêle,
les piqûres de guêpes, les
coups de bec des oiseaux ou
les morsures d'insectes
divers).
Un climat humide
au moment de la
floraison favorise
l'apparition de la
moniliose.
Presque toutes les espèces
fruitières de la famille des
rosacées (pommiers, poiriers,
cerisiers, pruniers, pêchers et
amandiers) sont sensibles à la
moniliose mais il existe des
cultivars résistants à ce
champignon.
Ce sont des
pourritures brunes à
violet qui s’étendent
rapidement à
l’ensemble des fruits.
Ceux-ci se recouvrent
de coussinets bruns et
grisâtres en cercles
concentriques puis se
momifient sur l’arbre.
Les coussinets sont parfois
différents selon l’espèce
d’arbre attaquée.
Les arbres fruitiers les plus sensibles
sont : abricotier, cerisier, pommier,
poirier, prunier, pêcher.

Ces monilioses sont dues à


Monilia Laxa & Monilia Fructigena.
Moniliose sur prunier
Moniliose sur cerisier
Moniliose sur cerisier
On trouve aussi des Monilioses
sur les fleurs d’abricotier, de
cerisier, pommier et prunier
essentiellement dues à

Monilia-Laxa.
Ces monilioses
provoquent
énormément de dégâts
puisqu’ils peuvent
entraîner la mort de
l’arbre.
On les reconnaît par le
dessèchement des
fleurs puis des
rameaux puis des
branches qui finissent
par mourir.
Cette maladie cause
des dégâts sur
rameaux, les fleurs et
les fruits.
Le champignon
momifie les
bouquets floraux
qui se dessèchent
et restent en place.
De petits coussinets
pulvérulents gris
apparaissent sur les
pédoncules floraux.
Sur ces fruitiers cités
(abricotier, cerisier,
pommier et prunier), cela
provoque très souvent
des écoulements de
gomme et des formations
de chancres à la base des
rameaux morts.
Les fruits momifiés qui restent attachés
à l’arbre servent pour contaminer les
fleurs dès leur apparition
Monilia fructigena sur une pêche.
Pomme atteinte par la moniliose.
Biologie

Monilia laxa se conserve pendant


l'hiver sous forme de mycelium dans
les chancres et les organes momifiés.
Les conidies sont produites en
abondance sur ces organes sous
forme de coussinets pulvérulents
pendant l'hiver et les printemps
humides.
Biologie

Les conidies d'hiver et de printemps


sont à l'origine des contaminations
florales tandis que les conidies d'été
continuent à sporuler en abondance
et contaminent les fruits.
Un stroma envahit les
fruits momifiés.
Cycle d’évolution

Conservation sous forme de


mycélium dans les chancres
sur les rameaux et de
sclérotes sur les fruits
momifiés.
Cycle d’évolution

Au printemps, les
coussinets sporifères
libèrent des spores qui
sont transportées par le
vent.
Comment
lutter contre
les
monilioses
Mesures préventives
Éliminer les rameaux
attaqués et les fruits
momifiés.
Protéger les plaies de
taille avec un mastic.
Traitements
En cas d’attaque, faire un
traitement renouvelable 10 jours
après.

En automne, à la chute des feuilles


et au printemps, avant
débourrement, faire un traitement
cuprique préventif.
Substances
actives
Cuivre au
débourrement.
Iprodione (Rovral
Aqua Flo),
Lutte
La première opération
consiste à enlever toutes
les momies restées dans
l’arbre, sous l’arbre et
tailler les rameaux
morts.
A la chute des feuilles
puis en pré-
débourrement faire un
traitement à la bouillie
bordelaise ,
ensuite deux traitements
fongicides minimum seront
nécessaires. Le
premier
juste avant la
floraison ; le second à
75% de la chute des
pétales
Taphrina deformans

La cloque du pêcher
La cloque du pêcher est une
maladie susceptible de causer de
graves dommages aux arbres
producteurs de pêches et de
nectarines. C'est la maladie du
pêcher la plus répandue. Elle doit
son nom aux boursuflures
que montrent les feuilles
infectées.
Les feuilles infectées se
distinguent par leur couleur
notablement plus rouge ou
plus pâle que la normale. Elles
prennent un aspect tordu et
enroulé; elles s’épaississent et
deviennent plus rigide, tout en
prenant une apparence
boursouflée
À mesure que la saison avance,
la coloration rouge s’atténue,
tandis qu'apparaît une couche
grisâtre ou poudreuse (spores)
à la face supérieure des
feuilles.
Progressivement, les
feuilles deviennent
brunes, flétrissent et
tombent de l'arbre à la
fin de juin ou au début
de juillet.
Traitement
Pour une lutte efficace, il faut
faire un traitement préventif à
la fin de l'automne, une fois
que toutes les feuilles sont
tombées, ou au début du
printemps, avant l'ouverture
des bourgeons.
Traitement
Pendant l'automne, on ne doit
faire les pulvérisations qu'après
la chute de toutes les feuilles;
autrement, on risquerait non
seulement de brûler gravement
les feuilles mais aussi de ne pas
recouvrir toutes les parties
infectées.
Traitement

Les traitements effectués à


la fin du printemps, après
l’ouverture des bourgeons,
ou pendant l'été, sont
inefficaces.
Cloque du pêcher

Le traitement contre cette maladie


fongique doit être effectué pendant
le repos de la végétation, juste avant
le gonflement des bourgeons. Le
champignon hiverne sur les
rameaux qui ont porté des feuilles
cloquées (malades) l’année
précédente.
.

Traiter par temps doux et calme de


manière à atteindre l'extrémité des
rameaux. On utilisera un fongicide
organique : Zirame, Thirame 80,
ou un produit cuprique

Remarque : les produits cupriques


sont moins efficaces que les
fongicides à base de Thirame ou
Zirame.
Fusicoccum amygdali
Delacr.

Le Chancre à
Fusicoccum