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On ne peut parler de la dimension sociale sans parler du concept du développement

durable. En fait, dimension sociale renvoie intrinsèquement aux questions relatives au


développement durable. Cette dernière tire son origine du rapport de Brundtland en
1987 ou sa définition est pour la première fois évoquée comme étant un
développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion
qui sont le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des
plus démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité ainsi que et l'idée des
limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la
capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. L’on retrouve
donc trois dimensions essentielles d’intervention du développement durable qui sont
entre autres : la dimension économique, la dimension environnementale et la dimension
sociale qui elle-même renvoie au concept du capital social. Le concept de capital social,
concept ancien en sociologie, a été introduit récemment en économie. Il s’appuie sur
l’existence de relations sociales qui permettent d’obtenir, individuellement ou
collectivement, des bénéfices importants. Il s’agit par exemple de relations familiales,
de bon voisinage, d’appartenance à des réseaux ou associations, mais aussi d’un
partage de normes ou valeurs communes comme la confiance. Les bénéfices qui en
résultent prennent la forme de transferts en argent ou en nature, d’octroi de crédit,
d’accès à l’information, d’accès à l’emploi, etc. Le capital social sert ainsi de support à
la formation du capital humain et à son transfert entre générations.

De par la définition du développement durable, la prise en compte de la dimension


sociale soulève la question de la durabilité sociale et implique que les politiques
publiques économiques, sociales et environnementales ne causent pas de
dysfonctionnements sociaux tels qu’ils remettent en cause les possibilités
d’amélioration du bien-être pour l’ensemble de la population actuelle comme à venir.

Il en résulte trois critères de durabilité : l’accessibilité de tous à l’ensemble des biens et


services, le renforcement des capacités de toutes sortes et l’équité face à l’ensemble
des potentialités disponibles et transmissibles. Sur cette base, il devient possible de
veiller à ce que l’ensemble des acquis sociaux puisse être transmis d’une génération à
l’autre sans que surgisse le risque d’une régression généralisée.

Certaines politiques publiques, les chocs extérieurs, les catastrophes naturelles peuvent
conduire à de telles situations dès lors que ne sont pas respectés les critères de
durabilité. C’est pourquoi il est nécessaire, en premier lieu, d’élaborer des principes de
précaution sociale afin d’anticiper de tels risques, puis de définir des normes de
durabilité, mesurables par des indicateurs spécifiques concernant l’accessibilité, les
capacités, les inégalités, la vulnérabilité. Ils serviront de guide pour élaborer au sein des
politiques publiques de nouveaux mécanismes de partage visant à éviter
l’enclenchement de crises sociales graves. Ils peuvent même déboucher sur la mise en
œuvre de conventions internationales concernant l’exclusion sociale, les trappes à
pauvreté, les inégalités et l’inéquité.
Quelques enquêtes quantitatives sur les transformatrices nous permettent d’avoir un aperçu de la
dimension sociale dans la transformation du poisson. Nombre d’ouvrages ont établi un lien étroit de
corrélation entre la transformation du poisson et le niveau l’instruction de ses acteurs mais les
résultats sont restées presque égaux face à l’affirmation selon laquelle le niveau d’instruction des
transformatrices reste très faible (Denamon et al, 2013) celles-ci étant pour la majorité analphabètes
et n’ayant reçu aucune formation (Chabi et al, 2014). Cependant, les transformatrices ont une
ancienneté qui varie de moins de 5 ans à plus de 20 ans car, ayant débuté depuis leur enfance ou
depuis que leur conjoint exerce le métier de pêcheur, elles se sont attachées puis, au fil du temps,
ont acquis d’énormes capacités professionnelles.

Du point de vue de la répartition des fumeuses du site en fonction des classes d'âge, il est à noter
que celle de la tranche de 25-50 ans est majoritaire (MONNET M., 2015). Cette situation pourrait
montrer le caractère compétent des femmes mais surtout l’intensité des responsabilités qu’elles
endossent au quotidien tant sur plan familial qu’au point de vue professionnel mais, surtout les
difficultés qui en résultent.