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OU est le NORD ? Quel NORD ?

 Une petite révision scolaire :


 Le magnétisme terrestre attire systématiquement l' aiguille aimantée de notre boussole vers le nord, baptisé
aussi "pôle magnétique" ou "nord magnétique". Si le nord magnétique coincidait avec le nord géographique, ce
serait idéal. Mais en réalité, le pôle magnétique de l'hémisphère Nord est situé à 1900 Kms du pôle Nord
géographique.
Définition du nord
 Soit un point A sur l’ellipsoïde, nous avons trois directions possibles de référence :
 Le Nord géographique donné par le méridien du lieu A.
 Le Nord Magnétique donné par l’aiguille aimantée en A
 Le nord du quadrillage du système de projection ou nord cartographique.
Les angles :
 La déclinaison D est l’angle compris entre le Nord magnétique et le Nord géographique.
 La convergence γ est l’angle compris entre le Nord de la projection et le nord géographique.
 Le gisement est l’angle que fait AB avec le nord de la projection Ny, angle compté à partir du nord et dans le
sens des aiguilles d’une montre.
 Le Gisement magnétique ou Azimut magnétique Azm est angle compris entre la direction du nord magnétique
et la droite AB
 Azimut géographique Azg est l’angle compris entre le nord géographique et AB.
Carte IGN
 C' est ainsi que vous trouvez sur toutes les cartes IGN, le croquis situé à gauche qui vous indique la valeur de la
déclinaison pour votre carte et pour une année donnée, car le pôle magnétique migre en permanence,
réduisant chaque année la valeur de la déclinaison (0,8 degré / an).
0.8°= 0°+8’
Variation Magnétique
 Elles sont observées sur des moyennes mesurées pendant de nombreuses années. Elles varient dans le temps et
dans l’espace
 Dans le temps : Elle varie dans le même sens. En France en 1812 elle passe au maximum de 22° à Paris.
 Une variation annuelle : La variation annuelle est très faible. Elle est négligée.
 Exemple de ouaga
 Selon que l’on se déplace vers le nord ou le sud, l’est ou ouest, la déclinaison varie. Au Burkina et plus
précisément à Ouaga la déclinaison diminue de 2’ 4 min sexagésimales pour un déplacement de 10 Km vers
l’Est. Elle diminue de 1’ 2 min sexagésimales pour un déplacement de 10 Km vers le Nord.
Un point sur le vocabulaire
 Axe de visée, axe de collimation : ligne passant par les foyers de l’objectifs d’une lunette et le point de mesure
en correspondance avec le réticule.
 Basculement : la lunette du théodolite est tournée de 200 gr autour de l’axe horizontal pour éliminer les erreurs
instrumentales.
 Calage et mise en station : opération effectuée par l’opérateur pour amener l’axe vertical de l’appareil à
l’aplomb d’un repère sur le sol.
 Correction : valeur algébrique à ajouter à une valeur observée ou calculée pour éliminer les erreurs
systématiques connues.
 Croisée du réticule : croix dessinée sur le réticule représentant un point de l’axe de visée.
 Erreur de fermeture : écart entre la valeur d’une grandeur mesurée en topométrie et la valeur fixée ou
théorique.
 Fils stadimétriques : lignes horizontales marquées symétriquement sur la croisée du réticule. Elles sont utilisées
pour déterminer les distances à partir d’une échelle graduée placée sur la station.
 Hauteur de l’appareil : distance verticale entre l’axe horizontal de l’appareil et celle de la station.
 Implantation : établissement de repères et de lignes définissant la position et le niveau des éléments de
l’ouvrage à construire.
 Levé : relevé de la position d’un point existant.
 Lunette : instrument optique muni d’une croisée de réticule ou d’un réticule, utilisé pour établir un axe de visée
par l’observation d’un objet de mesure.
 Mesurage : opérations déterminant la valeur d’une grandeur.
 Nivelle : tube en verre scellé, presque entièrement rempli d’un liquide (alcool) dont la surface intérieure a une
forme bombée obtenue par moulage, de sorte que l’air enfermé forme une bulle qui prend différentes positions
suivant l’inclinaison du tube.
 Nivellement : opération consistant à mettre une ligne ou une surface dans la position horizontale, ou mesurage
de différences de niveaux.
 Repères : points dont on connaît les coordonnées.
 Réticule : disque transparent portant des traits ou des échelles. Il permet d’effectuer correctement des lectures.
 Signal, balise : dispositif auxiliaire pour indiquer l’emplacement d’une station (par un jalon).
 Station : tout point à partir duquel ou vers lequel on effectue une mesure. Cela peut être un point spécifié sur
un bâtiment ou un point marqué dans la zone d’étude.
 Tolérance : variation admissible pour une dimension.
 Le nivellement est un procédé qui permet de déterminer la hauteur d'un point par rapport à un niveau de
référence. Celui-ci est le niveau moyen des mers (N.M.M.) qui représente une surface équipotentielle ou le
géoïde.
Nivellement direct ou géométrique
 Le principe du nivellement géométrique est la mesure d’une différence d’altitude, ou d’une succession de
différences, par rapport à un plan ou un point connu. Il est réalisé au niveau, et la précision des mesures peut
aller de 1/10ème de mm à quelques mm, selon les matériels et protocoles mis en œuvre.
 Certains appareils possèdent une graduation (ou cercle horizontal) qui permet de lire des angles horizontaux
avec une précision médiocre, de l’ordre de ± 0,25 gon : ils ne sont utilisés que pour des implantations ou des
levers grossiers.

Les éléments constitutifs d’un niveau

1. Embase /2.Vis calantes (3 vis)/ 3. Rotation lente/4. Mise au point sur l’objet/5. Objectif
6. Viseur d’approche rapide /7. Oculaire /8. Anneau amovible/9. Contrôle de l’automatisme/ 10.
Compensateur à pendula/ 11. Cercle horizontal (option sur le NA2) /12. Nivelle sphérique

La mire est une échelle linéaire qui doit être tenue verticalement (elle comporte une nivelle
sphérique) sur le point intervenant dans la dénivelée à mesurer. La précision de sa graduation et de
son maintien en position verticale influent fortement sur la précision de la dénivelée mesurée.
 La lecture sur chaque fil est estimée visuellement au millimètre près
 Les fils stadimétriques permettent d’obtenir une valeur approchée de la portée
 Pour chaque lecture, il est judicieux de lire les trois fils horizontaux de manière à éviter les
fautes de lecture:
 on vérifie en effet, directement sur le terrain, que : . M=m 1+ m 2 /2
 Le nivellement en topographie est l'ensemble des opérations consistant à mesurer des
différences de niveaux, pour déterminer des altitudes.
 le nivellement direct ou géométrique :
 Le principe du nivellement géométrique est la mesure d’une différence d’altitude, ou d’une
succession de différences, par rapport à un point d'altitude connue. L'altitude du point connu
et ces différences d'altitude mesurées, permettent par simple soustraction de déterminer
l'altitude des points.
NIVELLEMENT DIRECT
 Détermination d’altitude
 L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base.
 En topographie, un lever ou levé a pour objectif la création d'un plan ou d'une carte à partir
d'informations obtenues sur le terrain. L'ensemble des informations obtenues peut aussi
avoir cette dénomination de lever.
 Nivellement de franchissement
 cette méthode est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre et s’applique dans le cas de
franchissement des obstacles.
le principe des portées équidistantes est inapplicable. On travaille dans ce cas
simultanément avec deux appareils, de part et d’autre de l’obstacle afin de minimiser les erreurs
instrumentales et atmosphériques.
 Nivellement d’auscultation
 Cette méthode a pour objectif de déterminer la cote d’un repère et ses variations dans le
temps.
Nivellement par rayonnement
la première mesure est effectuée sur un point d’altitude connue, de façon à déterminer
l’altitude du plan de visée.
 Avantages et inconvénients : A partir de là, toutes les altitudes sont déterminées par
différence par rapport à ce plan. Cette méthode permet de lever rapidement un semis de
points matérialisés. Elle présente néanmoins l’inconvénient de n’offrir aucun contrôle sur les
déterminations : toute erreur de lecture est indétectable et fatale.
 Nivellement d’itinéraires
 cheminement : c’est la méthode la plus couramment employée pour déterminer les altitudes
de points matérialisés, non situés à une même distance d’une seule station d’appareil.
 Elle a pour avantage d’être plus sûre, quant aux éventuelles erreurs de lecture, et plus
intéressante du point de vue de la précision des déterminations des altitudes.
Cheminements simples
 Lorsque les points A et B sont situés de sorte qu’une seule station du niveau ne suffit pas à
déterminer leur dénivelée (éloignement, masque, dénivelée trop importante, etc.), il faut
décomposer la dénivelée totale en dénivelées élémentaires à l’aide de points intermédiaires
(I1, I2, ..., voir fig.dessous). L’ensemble de ces décompositions est appelé nivellement par
cheminement
Un cheminement encadré
 part d’un « point origine » connu en altitude, passe par un certain nombre de points
intermédiaires et se referme sur un « point extrémité » différent du point d’origine et
également connu en altitude. Le cheminement de la figure ci dessous est encadré entre A et
B.
Cheminement fermé
 Lorsqu’un cheminement constitue une boucle retournant à son point de départ A, on
l’appelle cheminement fermé. Il est très employé pour les raisons suivantes :
 il permet la détermination des altitudes même quand on ne connaît qu’un seul
repère ;
 il est possible de calculer un tel cheminement en affectant une altitude arbitraire à
un point de départ fixe et durable ; une simple translation permettra de passer des
altitudes de ce système local aux altitudes vraies ;
 il permet un contrôle de fermeture qui est indépendant de la précision de
connaissance de l’altitude du point de référence.
 La portée, c’est-à-dire la distance horizontale entre le point de station et le point visé, est
utile dans les calculs de cheminement
 DhSP à ± 14 cm près
 Par exemple, si l’on reprend la figure ci dessus. Dh = 100.(7,60 – 5,69) = 191 dm donc Dh =
19,1 m ± 1,4 dm.
 DH 1 = m ar A – m avI1 = lecture arrière sur A – lecture avant sur I1.
 l L’opérateur doit lire les fils stadimétriques et vérifier que m = (m 1 + m 2 )/2 ;
 la dénivelée de A vers B est : DH AB = m a – m b
 la dénivelée de B vers A est :
DH BA = m b – m a
L’altitude
 L’altitude HA d’un point A est la distance comptée suivant la verticale qui le sépare du géoïde
(surface de niveau 0). Si l’altitude du point A est connue, on peut en déduire celle du point
B par :
 H B = HA + DHAB

MESURE DES ANGLES VERTICAUX ET DES PENTES


 Un angle vertical est un angle formé par deux droites situées dans un plan vertical*, c'est-à-dire entre un point
bas et deux points plus élevés. Puisque ces angles sont situés dans le plan vertical,
Gradient
 La pente d'une ligne droite est appelée son gradient. On peut la définir comme suit:
 variation de distance verticale ou de cote* sur une distance horizontale donnée ou encore variation de distance
horizontale ou de cote sur une distance verticale donnée;
 angle vertical formé par la droite en pente et une droite horizontale
Clisimètre
 Le clisimètre est un instrument simple. Il permet de mesurer une pente ou un angle vertical mais ne fournit
qu'une valeur approchée dont la marge d'erreur atteint 10 pour cent.
 Somme des angles = (N - 2) x 180º
 Une boussole simple se compose généralement d'une aiguille magnétique, qui oscille librement sur un pivot au
centre d'un cercle gradué. L'aiguille magnétique s'oriente automatiquement en direction du nord magnétique*.
'aiguille est enfermée dans un boîtier muni d'un couvercle transparent destiné à la protéger
 Azimut OA = 37º; Az OB = 118º; Az OC = 230º; Az OD = 340º
 Pour mesurer un angle horizontal, tenez-vous au sommet de l'angle et mesurez l'azimut de chacun de ses côtés;
calculez l'angle en procédant comme suit.
 Si la direction du nord magnétique est à l'extérieur de l'angle, calculez l'angle compris entre les deux lignes de
visée, sa valeur étant égale à la différence d'azimut de ces deux lignes.
 Veillez toujours à soustraire le nombre le plus petit du nombre le plus grand, quel que soit l'azimut lu en
premier.
 Axe de visée, axe de collimation : ligne passant par les foyers de l’objectifs d’une lunette et le point de mesure
en correspondance avec le réticule.
 Basculement : la lunette du théodolite est tournée de 200 gr autour de l’axe horizontal pour éliminer les erreurs
instrumentales.
 Calage et mise en station : opération effectuée par l’opérateur pour amener l’axe vertical de l’appareil à
l’aplomb d’un repère sur le sol.
 Correction : valeur algébrique à ajouter à une valeur observée ou calculée pour éliminer les erreurs
systématiques connues.
 Croisée du réticule : croix dessinée sur le réticule représentant un point de l’axe de visée.
 Erreur de fermeture : écart entre la valeur d’une grandeur mesurée en topométrie et la valeur fixée ou
théorique.
 Fils stadimétriques : lignes horizontales marquées symétriquement sur la croisée du réticule. Elles sont utilisées
pour déterminer les distances à partir d’une échelle graduée placée sur la station.
 Hauteur de l’appareil : distance verticale entre l’axe horizontal de l’appareil et celle de la station.
 Implantation : établissement de repères et de lignes définissant la position et le niveau des éléments de
l’ouvrage à construire.
 Levé : relevé de la position d’un point existant.
 Lunette : instrument optique muni d’une croisée de réticule ou d’un réticule, utilisé pour établir un axe de visée
par l’observation d’un objet de mesure.
 Mesurage : opérations déterminant la valeur d’une grandeur.
 Nivelle : tube en verre scellé, presque entièrement rempli d’un liquide (alcool) dont la surface intérieure a une
forme bombée obtenue par moulage, de sorte que l’air enfermé forme une bulle qui prend différentes positions
suivant l’inclinaison du tube.
 Nivellement : opération consistant à mettre une ligne ou une surface dans la position horizontale, ou mesurage
de différences de niveaux.
 Repères : points dont on connaît les coordonnées.
 Réticule : disque transparent portant des traits ou des échelles. Il permet d’effectuer correctement des lectures.
 Signal, balise : dispositif auxiliaire pour indiquer l’emplacement d’une station (par un jalon).
 Station : tout point à partir duquel ou vers lequel on effectue une mesure. Cela peut être un point spécifié sur
un bâtiment ou un point marqué dans la zone d’étude.
 Tolérance : variation admissible pour une dimension.
 Le passomètre est sensiblement de la taille d'une montre et vous devez le porter sur vous, à proximité de votre
centre de gravité, en le fixant par une courroie ou une ceinture par exemple. La secousse créée par chacun de
vos pas fait tourner une aiguille à l'intérieur de l'appareil. L'aiguille indique le nombre de pas.
 Le podomètre est un dispositif similaire, mais qui enregistre les distances. Celles-ci sont exprimées
généralement en kilomètres et en fractions de kilomètre
 Pour améliorer la précision du chaînage, il convient de répéter au moins une fois les mesures à effectuer.
Commencez à mesurer depuis le point où vous avez terminé la première mesure et continuez en sens inverse le
long de la ligne droite. Cette deuxième mesure ne devrait pas être trop différente de la première.
 Si les deux mesures concordent, vous pouvez calculer leur valeur moyenne, qui sera alors considérée comme la
mesure réelle.
 Géodésie : c’est la science qui étudie la forme de la terre. Par extension, elle regroupe l’ensemble des
techniques ayant pour but de déterminer les positions planimétriques et altimétriques d’un certain nombre de
points géodésiques et repères de nivellement.
 La géodésie est une des sciences de base nécessaires au topographe. Sa maîtrise n’est pas indispensable : elle
relève du domaine du spécialiste.
 Topographie : association de topos et de graphein qui, en grec, signifie décrire. C’est donc la science qui donne
les moyens de représentation graphique ou numérique d’une surface terrestre.
 Topologie : c’est la science qui analyse les lois générales de la formation du relief par les déformations lentes
des aires continentales, atténués par les actions externes : érosion due à la mer, au vent, à la glace, à l’eau et à
la neige.
 Topométrie : du grec topos signifiant le lieu et métrie signifiant l’opération de mesurer. C’est donc l’ensemble
des techniques permettant d’obtenir les éléments métriques indispensables à la réalisation d'un plan à grande
ou très grande échelle.
 Cartographie : c’est l’ensemble des études et opérations scientifiques, artistiques et techniques intervenant à
partir d’observations directes ou de l’exploitation d’un document en vue d’élaborer des cartes, plans et autres
 Canevas : c’est l’ensemble des points connus en planimétrie et/ou en altimétrie avec une précision absolue
homogène.
 Géoïde : la surface générale de la terre est définie par la surface du niveau moyen des mers, supposée
prolongée sous les continents. C’est le GEOIDE
 ELLIPSOIDE : Pour modéliser la surface de la terre un ellipsoïde est tracé pour épouser le géoïde. La différence
entre les deux surfaces dépasse rarement 10m.

 Méridien
 Un méridien est une ligne imaginaire rejoignant les deux pôles terrestres.
 Pour pouvoir effectuer les calculs, les géographes ont désigné un méridien pour servir de point de départ  : c'est le
« méridien origine », ou « méridien de référence » (degré 0). De nos jours, le méridien de référence est
habituellement celui passant par Greenwich (ville située dans la banlieue de Londres), mais ce ne fut pas toujours
le cas. Dans les cartes anciennes, les longitudes sont régulièrement calculées à partir du méridien de l'île de Fer
(île à l'Ouest de l'archipel des Canaries). Le méridien de Paris est également encore utilisé comme méridien
d'origine.
 Le méridien est complémentaire au parallèle, qui est une ligne imaginaire située parallèlement à l'équateur.
 Latitude
 La latitude d'un point donné est l'angle formé par l'arc du méridien entre l'équateur et le rayon terrestre passant
par ce point. Elle est comptée de 0° à 90° depuis l'équateur vers le pôle pour chaque hémisphère Nord et Sud.
 Dans le schéma ci-dessus, la latitude du point A est φ.
 Longitude
 La longitude d'un point donné est l'angle formé entre le méridien de référence et le méridien passant par ce point.
Elle est comptée de 0° à 180° depuis le méridien d'origine vers le méridien du lieu en précisant la direction Ouest
ou Est.
 Dans le schéma ci-dessus, la longitude du point A est λ.
 Altitude
 L'altitude est la hauteur d'un point choisi par rapport à un niveau de référence (généralement le niveau de la mer,
désigné comme « altitude 0 »).

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