Vous êtes sur la page 1sur 19

Université de Pau et des Pays de l’Adour Année 2016-2017

Département de Mathématiques Calcul différentiel et géométrie

Exercice 1.
a. Soit f une application d’un R-evn vers un autre. Comparer les assertions suivantes : f est
continue, f est uniformément continue, f est lipschitzienne.

lipschitzienne ⇒ uniformément continue ⇒ continue.

Les implication inverse sont toutes fausse :

continue 6⇒ uniformément continue :f : R → R, f (x) = x2



uniformément continue 6⇒ lipschitzienne :f : R+ → R, f (x) = x

√ √√ 2 √
u.c : x − y = x + y − 2 xy ≤ x + y − 2 min {x, y} = |x − y|
√ √ √ x−y
non lip. : x− x= √ √
x+ y

D’après le théorème de Heine, si I ⊂ R compact et f : I → R continue, f est uniformément


continue.
b. Les fonctions suivantes sont-elles uniformément continue sur R ?

f (x) = x2 ; g(x) = sin x; h(x) = sin(x2 ).

ε := 1, x := N + η, y := η ⇒ |x2 − y 2 | = (x − y)(x + y) = η(2N + η) ≥ 1 pour N > 1/(2η)


Z x
| sin(x) − sin(y)| = | cos(t) dt| ≤ |x − y|
y
(2nπ + π2 ) − (2nπ − π2 )
r r
π π
xn := 2nπ + , yn := 2nπ − ⇒ f (xn ) − f (yn ) = 2, (xn − yn ) = →0
2 2 (2nπ + π2 )(2nπ − π2 )
c. Soit f une application d’un evn E vers R. Montrer que si f est uniformément continue, alors il
existe deux constantes a et b telles que pour tout x : |f (x)| ≤ akxk + b.
Pour ε = 1 il existe 1 > η > 0..... n := [x/α], de sorte que αn − x < α et n < αx + 1. Alors
n
X 1
|f (x)| = |f (0) + (f (iα) − f ((i − 1)α)) + f (x) − f (nα)| ≤ |f (0)| + n + 1 ≤ |f (0)| + 2 + x
| {z } |{z} α
i=1
=:b =:a

Exercice 2. Montrer que C 1 ([a, b]; R) muni de la norme kuk = kuk∞ + ku0 k∞ est un espace de
Banach.

1
1. A part la complétude, les autres axiomes sont immédiats.
2. Soit (um )m∈N une suite de Cauchy de C 1 ([a, b]; R) et x ∈ [a, b]. (um (x))m∈N est alors
une suite de Cauchy dans R et on peut définir u(x) := lim um (x). Cela définit une
m→∞
fonction u : [a, b] → R bornée.
3. u est continue. Soit x ∈ [a, b] et xn → x. On remarque que pour tout x0 ∈ [a, b] on a

|um+k (x0 ) − um (x0 )| ≤ kum+k − um k∞ ≤ ε0 ⇒


|{z} |u(x0 ) − um (x0 )| ≤ ku − um k∞ ≤ ε0 .
k→∞

Soit ε > 0. Soit m ∈ N tel que ku − um k∞ ≤ ε/3. um est uniformément continue,


de sort qu’il existe η > 0 tel que

|x − x0 | ≤ η ⇒ |um (x) − um (x0 )| ≤ ε/3.

Soit N ∈ N tel que |xn − x| ≤ η pour tout n ≥ N . Alors on a

|u(xn ) − u(x)| ≤ |u(xn ) − um (xn )| + |um (x) − u(x)| + |um (xn ) − um (x)| ≤ ε.

Cela montre bien la continuité séquentielle.


4. u est dérivable (la continuité de u0 s’obtient alors comme celle de u).
(u0m (x))m∈N est alors une suite de Cauchy dans R et on peut définir v(x) :=
lim u0m (x). Cela définit, comme avant, une fonction v : [a, b] → R continue. On a
m→∞

Z x0
0
um (x ) − um (x) = u0m (ξ) dξ.
x

Z 0 Z x0 Z 0
x x
u0m (ξ) dξ − v(ξ) dξ ≤ |u0m (ξ) − v(ξ)| dξ ≤ |x0 − x|ku0m − vk∞ → 0.


x x x

Donc on obtient, en passant à la limite m → ∞,


Z x0
u(x0 ) − u(x) = v(ξ) dξ.
x

Cela montre la dérivabilité de u et que u0 = v (unicité de la dérivée).

Exercice 3. Montrer que ϕ : Mn (R) → Mn (R) qui à A associe Ak est dérivable et calculer sa
dérivée en tout point.

2
Soit ϕk (A) = Ak . ϕ1 est linéaire (et continue) donc différentiable avec dérivée ϕ1 . Dé-
montrons par récurrence que ϕk est dérivable avec
k−1
X
ϕ0k (A)H = Ai HAk−1−i (on a bien ϕ01 (A)(H) = H = ϕ1 (H))
i=0

On a

ϕk (A + H) − ϕk (A) − ϕ0k (A)(H) = η(H) avec η(H) = o(kHk).

Donc
 
ϕk+1 (A + H) − ϕk+1 A =(A + H)k (A + H) − Ak+1 = Ak + ϕ0k (A)(H) + η(H) (A + H) − Ak+1
=Ak H + ϕ0k (A)(H)A + ϕ0k (A)(H)H + η(H)(A + H)
| {z }
=o(kHk)

k−1
X k
X
k
A H+ ϕ0k (A)(H)A =A H+k
A HAi k−i
= Ai HAk−i
i=0 i=0

Exercice 4. Montrer que les applications suivantes sont dérivables et calculer leur dérivée :
a. f est l’application de R3 dans R2 définie par f (x, y, z) = (x + 2y, z − x).

b. f est l’application de R3 dans R définie par f (x, y, z) = z − xy.

c. f est l’application de R3 dans R définie par f (x, y, z) = x2 z + xy − x.

d. f est l’application de R3 dans R2 définie par f (x, y, z) = (x2 z − 2xy, z 3 − xyz).

e. f est l’application de R2 dans R2 définie par f (x, y, z) = (xz − 2xy, z 3 − x).

f. f est l’application de R2 dans R définie par f (x, y) = sin(x2 + y 2 ).

g. f : Rn → C définie par f (x) = exp(ihx, ξi), ξ ∈ Rn .

3
 
f (x + h) − f (x) = eihx+h,ξi − eihx,ξi = eihx,ξi eihh,ξi − 1

∞ ∞
X (ihh, ξi)k X (ihh, ξi)k
eihh,ξi − 1 = = ihh, ξi +
k! k!
k=1
|k=2 {z }
O(khk2 )

f 0 (x)(h) = ihh, ξif (x)

h. f : Rn → R définie par f (x) = xα , α ∈ Nn .


On calcul les dérivées partielles
n n
∂f (x) Y ∂xαk k αi −1
Y αi
= = αi xi xαk k = f (x)
∂xi ∂xi xi
k=1 k=1
k6=i

α
où x = 0 si α = 0.

n
0
X αi
f (x)(h) = f (x) hi .
xi
i=1

i. f : R∗+ × R∗+ → R définie par f (x, y) = xy .

∂f y ∂f
f (x, y) = xy = eyln (x)
⇒ = f (x, y) = yxy−1 , = ln (x)f (x; y)
∂x x ∂y
j. On note R2 [X] l’ensemble des polynômes de degré 2 à coefficients réels. f est l’application de
R2 [X] vers lui-même qui à p : p(x) = ax2 + bx + c, associe q : q(x) = 3ax2 + c.
Cette application est linéaire. Donc f 0 (p)(h) = f (h).

k. f est l’application de Md (R)2 dans Md (R) définie par f (A, B) = A2 B.

l. f est l’application de Rd vers R définie par f (x) = (u(x), x) avec u ∈ L(Rd ).

f (x + h) − f (x) =hu(x + h), x + hi − hu(x), xi = hu(h), xi + hu(x), hi + hu(h), hi


| {z }
O(khk2 )

f (0 x)(h) := hu(x) + uT (x), hi

m. E et F sont deux evn de dimension finie et f est l’application de L(E, F ) × E vers F définie
par : f (l, x) = l(x).

4
f (l + k, x + h) − f (l, x) = (l + k)(x + h) − l(x) = l(h) + k(x) + k(h)
kk(h)k ≤ kkkkhk
f 0 (l, x)(k, h) = l(h) + k(x).

n. E et F sont deux evn de dimension finie, g est une application dérivable de E vers L(E, F ) et
f est l’application de E vers F définie par : f (x) = g(x)(x).

g(x + h) = g(x) + g 0 (x)(h) + r(x, h), kr(x, h) = o(khk)k


f (x + h) − f (x) = g(x + h)(x + h) − g(x) = (g(x) + g 0 (x)(h) + r(x))(x + h) − g(x)
= g(x)(h) + g 0 (x)(h)(x) + g 0 (x)(h)(h) + r(x)(x + h)
| {z }
=o(khk)

Exercice 5. Soit f une fonction numérique dérivable sur Rd et soit a ∈ Rd . On définit g : R×Rd →
R, par g(t, x) = f (x − ta). Montrer que g est dérivable et calculer ∂t g(t, x) + ∂x g(t, x).a.

Exercice 6. Soit Ω = {X ∈ Md (R); det(I + X) 6= 0}. Montrer que Ω est ouvert, que l’application
θ définie par θ(X) = (I + X)−1 (I − X) pour X ∈ Ω est dérivable et calculer sa dérivée.
La fonction ψ : Md (R) → R, X 7→ det(I + X) est continue, R∗ ouvert et donc Ω =
ψ −1 (R∗ ) ouvert.
Soit H ∈ Md (R) tel que I + X + H ∈ Md (R). Si de plus k(I + X)−1 Hk < 1 on a

X k
(I + X + H)−1 = (I + (I + X)−1 H)(I + X)−1 = (−1)k (I + X)−1 H (I + X)−1
k=0

X k
(I + X + H)−1 − (I + X)−1 = −(I + X)−1 H(I + X)−1 + (−1)k (I + X)−1 H (I + X)−1
|k=2 {z }
=:A(H)(=O(kHk))

Donc

θ(X + H) − θ(X) = (I + X + H)−1 − (I + X)−1 (I − X) + (I + X + H)−1 ((I − X − H) − (I − X))




= − (I + X)−1 H(I + X)−1 (I − X) − (I + X)−1 H + A(H)(I + X)−1 + B(H)


B(H) =(I + X)−1 H − (I + X + H)−1 H

θ0 (X)(H) = −(I + X)−1 H (I + X)−1 (I − X) + I




Exercice 7. Montrer que l’application qui à une matrice carrée associe son déterminant est
dérivable et calculer la dérivée. Quelle est la dérivée en la matrice identité ?

5
Soit ϕ : Md (R) → R, X 7→ det(X)
On présente deux méthodes différente. La première utilise que det(AB) = det(A) det(B).
Soit X inversible. Alors

ϕ(X + H) − ϕ(X) = det(X(I + X −1 H) − det(X) = det(X)(det(I + X −1 H) − det(I))

Cela montre que

ϕ0 (X)(H) = ϕ(X)ϕ0 (I)(X −1 H).

Ensuite on utiliser la formule du déterminant

X d
Y
det A = |σ| ai,σ(i)
σ∈Sd i=1

Comme
n
Y n
Y n
X n
Y
(ai + bi ) = ai + bi aj + K(a, b), K(a, b) = O(kbk2 )
i=1 i=1 i=1 j=1
j6=i

nous avons
 
X n
Y X n
Y n
X n
Y
δj,σ(j) + O(kHk2 )

ϕ(I + H) = |σ| δi,σ(i) + hi,σ(i) = |σ|  δi,σ(i) + hi,σ(i)
 
σ∈Sn i=1 σ∈Sn i=1 i=1 j=1
j6=i

La seule permutation σ qui donne un terme non-nul est σ = id. Donc


n
X
ϕ(I + H) − ϕ(I) = hi,i = tr(H) + O(kHk2 ).
i=1

ce qui montre que

ϕ0 (I)(H) = tr(H), ϕ0 (X)(H) = det(X) tr(X −1 H) = tr(cof(X)T H).

La dernière formule est vrai aussi pour X quelconque, car l’ensemble des matrice inversible
GLd (R) est dense dans Md (R).

Sans passer par X = I, on a


 
a1,1 · · · a1,j−1 a1,j+1 ··· a1,n
 .. .. .. .. 
 . . . . 
 
i+j
ai−1,1 · · · ai−1,j−1 ai−1,j+1 · · · ai−1,n 
cof(A)ij = (−1) det 
ai+1,1 · · ·

 ai+1,j−1 ai+1,j+1 · · · ai+1,n 

 .. .. .. .. 
 . . . . 
an,1 ··· an,j−1 an,j+1 ··· an,n

Formule de Laplace
m
X
det X = xij cof(X)ij
i=1 6

n
X m
X
ϕ(X + H) − ϕ(X) = (xij + hij ) cof(X + H)ij − xij cof(X)ij
i=1 i=1
n
X n
X
= hij cof(X)ij + (xij + hij ) (cof(X + H)ij − cof(X)ij )
| {z }
i=1 i=1
=O(H 2 )
Exercice 8.
a. Déterminer l’ensemble des points de Rd où l’application f : x → kxk∞ est dérivable.
n o
S := x ∈ Rd : # {i : |xi | = kxk∞ } = 1 .
x∈S: khk petit ⇒ |xi + hi | = kx + hk∞ and sgn(xi + hi ) = sgn(xi )
⇒ f (x + h) − f (x) = sgn(xi )(xi + hi ) − sgn(xi )xi = sgn(xi )hi .
x 6∈ S \ {0} : |xi | = kxk∞ = |xj | (i 6= j)
(
sgn(xi )hi .
⇒ f (x + h) − f (x) =
sgn(xj )hj .

b. Même question pour la norme k k1 .

n
( )
Y
T := x ∈ Rd : xi 6= 0.
i=1
x∈T : khk petit ⇒ sgn(xi + hi ) = sgn(xi ) ∀i
n
X n
X
f (x + h) − f (x) = |xi + hi | − |xi | = sgn(xi )hi
i=1 i=1
x 6∈ T : xi = 0 ⇒ hj = εδij
n
X
f (x + h) − f (x) = |xj + hj | − |xj | = |ε|
j=1

c. Calculer kf 0 (x)k dans chacun des cas.

x∈S: f 0 (x)(h) = sgn(xi )hi (|xi | = kxk∞ )


Xn
x∈T : f 0 (x)(h) = sgn(xi )hi
i=1

Exercice 9. On considère l’application ϕ de Md (R) vers L(Md (R)) définie par ϕ(X)(A) =
XAX −1 . Montrer que ϕ est dérivable et calculer sa dérivée.

X ∈ GLd , kHk petit ⇒ X + H ∈ GLd et (X + H)−1 = (I + X−1 H)−1 X−1


(ϕ(X + H) − ϕ(X)) (A) = (X + H)A(X + H)−1 − XAX −1
= HA(X + H)−1 + XA (I + X −1 H)−1 − I X −1

 
X
= HAX −1 − XAX −1 HX −1 + HA (X + H)−1 − X −1 + XA  (−1)k X −k H k  X −1


k≥2
0 −1 −1 −1
ϕ (X)(H) : A 7→ HAX − XAX HX

Exercice 10. On considère une application f d’un R-evn E vers un R-evn F . On suppose f

7
dérivable et homogène de degré r > 0, i.e.

∀ x ∈ E, ∀ t ∈ R+ , f (tx) = tr f (x).

a. Montrer que f 0 est homogène de degré r − 1.

On dérive par rapport à x : f 0 (tx)(th) = tr f 0 (x)(h) ⇒ f 0 (tx)(h) = tr−1 f 0 (x)(h)

b. Montrer que f 0 (x)(x) = rf (x).

On dérive par rapport à t : f 0 (tx)(x) = rtr−1 f (x)


t=1 ⇒ f 0 (x)(x) = rf (x)

Exercice 11. Soit f la fonction de R2 vers R définie par


(
xy
2 si x2 + y 6= 0,
f (x, y) = x +y
0 sinon.

Montrer que f admet en (0, 0) des dérivées partielles dans toutes les directions mais que f n’est
pas dérivable en ce point.

f (ε, 0) − f (0, 0) = 0, f (0, ε) − f (0, 0) = 0 ⇒ d.p. existent et sont nulles


ε 1 −1
 
εδ 1
f (ε, δ) − f (0, 0) = 2 = + =
ε +δ δ ε α
ε 1 ε 2
=− +α ⇔ δ =
δ ε αε − 1

Exercice 12.
a. Soit α > 0. Etudier la dérivabilité en (0, 0) de la fonction f de R2 vers R définie par :
( |xy|α
2 2 si x2 + y 2 6= 0,
f (x, y) = x +y
0 sinon.

seul candidt dérivée f 0 (0) = 0


|hk|α 1 (h2 + k 2 )α 1 (h2 + k 2 )α (h2 + k 2 )α−1
≤ = =
h2 + k 2 2α h2 + k 2 2α h2 + k 2 2α
⇒ pour α > 1 dérivable
|hk|α |a|α h2α
k = ah ⇒ =
h2 + k 2 1 + a2 h2
⇒ pour α ≤ 1 pas dérivable
b. Même question pour
x3 −y 3
(
x2 +y 2
si x2 + y 2 6= 0,
f (x, y) =
0 sinon.

8
seul candidt dérivée f 0 (0) = 0
h2 + k 2 3/2

3/2 3/2 h3 − k 3
h3 ≤ h2 ≤ h2 + k 2 ⇒ ≤ 2
h2 + k 2 h2 + k 2
c. Même question pour
(  −1/2 
(x2 + y 2 ) sin x2 + y 2 si x2 + y 2 6= 0,
f (x, y) =
0 sinon.

seul candidt dérivée f 0 (0) = 0


3/2
3 2 3/2
 2 2 3/2
 h3 − k 3 h2 + k 2
h ≤ h ≤ h +k ⇒ ≤2
h2 + k 2 h2 + k 2

Exercice 13. Soit f la fonction de R2 vers R définie par


( 3
x
2 2 si x2 + y 2 6= 0,
f (x, y) = x +y
0 sinon.

a. Montrer que f admet en (0, 0) des dérivées partielles dans toutes les directions.
Soit (a, b) 6= (0, 0). Alors on a

ε3 a3 a3
f ((0, 0) + ε(a, b)) − f (0, 0) = = ε
ε2 (a2 + b2 ) a2 + b2
3
Donc f en 0 admet comme dérivée partielle a2a+b2 .

b. Soit γ une application différentiable de R vers R2 telle que : (i) γ 0 (0) 6= 0, et (ii) γ(t) = (0, 0)
si et seulement si t = 0. Soit g(t) = f (γ(t)). Montrer que g est dérivable sur R.
Si t 6= 0, g est dérivable en tant fonction composée. Pour t = 0, on a g(0) = 0. Soit
γ(t) = (x(t), y(t)). On a

x(t) = x(0) + x0 (0)t + o(t), y(t) = y(0) + y 0 (0)t + o(t)

donc pour t 6= 0

g(t) − g(0) 1 x(t)3 1 x0 (0)t3 + o(t3 ) x0 (0) o(1)


= = 0 0
= + 0
t 2
t x(t) + y(t)2 2 2
t x (0)t + y (0)t + o(t )2 x (0) + y (0) x (0) + y 0 (0) + o(t2 )
0 0

c. Montrer que f n’est pas dérivable en (0, 0).


Si elle était dérivable, la dérivée directionnelle f 0 (0)(a, b) serait linéaire par rapport à
(a, b).

Exercice 14.
a. Soit f : R → R une fonction de classe C 1 . Montrer que
Z 1
f (x) = f (0) + f 0 (sx)xds.
0

9
Soit ϕ(t) = f (tx). Dérivable. ϕ0 (t) = f 0 (tx)x. Donc
Z 1 Z 1
f (x) − f (0) = ϕ(1) − ϕ(0) = ϕ0 (t) dt = f 0 (tx)x dt.
0 0

b. Montrer que si f : R → R de classe C ∞,


est nulle en 0, alors il existe une fonction g ∈ C ∞ telle
que pour x ∈ R, fp
(x) = xg(x).
La fonction x 7→ |x| admet-elle une telle décomposition ?
On définit
Z 1
g(x) = f 0 (tx) dt.
0

c. Soit f : R3 → R de classe C1
telle que f (0, 0, z) = 0 po ur tout z ∈ R. Montrer qu’il existe des
fonctions continues g, h : R → R telles que pour tout (x, y, z) ∈ R3 :
3

f (x, y, z) = xg(x, y, z) + yh(x, y, z).

∂f ∂f
On prend ϕ(t) := f (tx, ty, z). On a ϕ0 (t) = ∂x (tx, ty, z)x + ∂y (tx, ty, z)y. Donc

f (x, y, z) = ϕ(1) − ϕ(0) = ...

Exercice 15. Soient A et B deux matrices carrées d’ordre d, et p un entier. Montrer que :
 p−1
kAp − B p k ≤ pkA − Bk sup(kAk, kBk) .

On définit ϕ(t) = ((1 − t)A + tB)p

Exercice 16. a. Soit Ω un ouvert convexe d’un e.v.n. E et f : Ω → F . Montrer que si f est
dérivable sur Ω, à dérivée bornée, alors f est lipschitzienne.
b. Le résultat précédent reste-t-il vrai si Ω est l’ouvert ] − 1, 0[∪]0, 1[ de R ?

c. Montrer que le résultat subsiste lorsque Ω = {x ∈ Rd , 0 < kxk < 1} et d > 1. Montrer qu’alors
f admet un prolongement continu à {x ∈ Rd , kxk < 1}.

Exercice 17. Soit R2 muni de la norme euclidienne. On définit f par :

f : R2 \ {0} −→ R2 \ {0} (1)


x1 x2
(x1 , x2 ) 7−→ ( 2 , 2 ). (2)
x1 + x2 x1 + x22
2

a. Montrer que f est différentiable et déterminer sa matrice jacobienne J f .

1
b. Montrer que : kJ f (x)k = kxk2
.

c. Soit R > 0 fixé. On pose Ω = {x ∈ R2 /kxk > R}.

10
Montrer que pour x, y ∈ Ω tel que [x, y] ∈ Ω,
1
kf (y) − f (x)k ≤ ky − xk.
R2
Montrer que pour x, y ∈ Ω quelconques,
2
kf (y) − f (x)k ≤ ky − xk.
R2

d. f est-elle lipschitzienne sur R2 \ {0} ?

Exercice 18. Soient Ω un ouvert connexe de E e.v.n. et L une application linéaire de E dans F .
Déterminer la nature de f si f 0 (x) = L.

Exercice 19.
X Xn
a. Montrer que l’application exp : X ∈ Md (R) → est de classe C 1 .
n!
n≥0

b. On considère la fonction ϕ : R → Md (R) définie par ϕ(t) = exp(−tX) exp(tX). Justifier que
ϕ est de classe C 1 sur R et montrer que exp(−X) est la matrice inverse de exp(X).
c. On considère la fonction ψ : R → Md (R) définie par ψ(t) = exp(−tX) exp(X + tY ) exp(−tY ).
Montrer que si XY = Y X, alors exp(X + Y ) = exp(X) exp(Y ).

d. Démontrer que pour toutes matrices A et B on a :


 
k exp(A) − exp(B)k ≤ kA − Bk sup exp(kAk), exp(kBk) .

e. On désigne par det l’application qui à une matrice de Md (R) associe sont déterminant. Démontrer
que si det(M ) 6= 0, alors det0 (M )H = (detM ) T r(M −1 H) où T r(A) désigne la trace de la matrice
A (on pourra commencer par M = Id).
En déduire la formule :
det(exp(X)) = eTr(X) .

Exercice 20. Soit f ∈ C 1 ([0, 1] × [0, 1]) telle que f (x1 , x2 ) = 0 sur le bord du carré [0, 1] × [0, 1].
Montrer qu’il existe C > 0 tel que :
Z 1Z 1 Z 1Z 1
|f (x1 , x2 )|2 dx1 dx2 ≤ C kf 0 (x1 , x2 )k2 dx1 dx2
0 0 0 0
.

Exercice 21. Soit f : R2 → R définie par f (x, y) = ey cos x. Montrer que f est de classe C 2 et
calculer sa dérivée seconde.

11
x−y
Faire de même avec g(x, y) = .
x+y

Exercice 22. On note E = RN , N ≥ 1. Le produit scalaire entre deux éléments x et y de E est


noté < x, y >, la norme euclidienne associée est notée kxk.
Soit a ∈ RN fixé. On considère l’application f de E dans R définie par
< a, x >
f (x) = .
kak2 + kxk2

a. Montrer que f est différentiable dans E. Calculer f 0 (x) et ∇f (x)


b. Montrer que f est deux fois différentiable dans E. Calculer f 00 (x)(h, k).
c. Déterminer les points critiques de f , c’est-à-dire les x de E tels que f 0 (x) = 0.
d. Montrer que ces points critiques sont des extrema locaux stricts.
e. Déterminer la limite lorsque kxk tend vers +∞ de f (x). Les extrema locaux de f sont-ils
globaux ?

Exercice 23. Calculer la dérivée seconde des fonctions suivantes :



f : Mn (R) → Mn (R)
A 7→ An

g : R3

→ R
(x, y, z) 7→ x3 yz − 2y 2 z 2

h : Mn (R) × Mn (R) → Mn (R)
(A, B) 7→ A2 B

n
X n X
X i−1 n X
X n−i
f 0 (A)(H) = Ai−1 HAn−i , f 00 (A)(H, K) = Aj−1 KAi−1−j HAn−i + Ai−1 HAj−1 KAn−i−j
i=1 i=1 j=1 i=1 j=1

3x2 yz 3x2 z 3x2 y


   
6xyz
g 0 (x, y, z) = x3 z − 4yz 2  , g 00 (x, y, z) =  3x2 z 0 x3 − 8yz 
x3 y − 4y 2 z 2 3
3x y x − 8yz −4y 2
h0 (A, B)(HA , HB ) = AHA B + HA AB + A2 HB ,
h00 (A, B)(HA , HB , KA , KB ) = HB HA B + AHA KB + HA KA B + HA AKB + KA AHB + AKA HB

Exercice 24. Soit f : Rp → Rq , de classe C 2 , positivement homogène de degré 2. Montrer que


pour tout x ∈ Rp , f 00 (0)(x, x) = 2f (x).
On a déjà vu que f (λx) = λr f (x) implique f 0 (λx)(x) = rλr−1 f (x), donc pour r > 0 et
λ = 1 on a f (x)(x) = rf (x). Si l’on dérive deux fois par rapport à λ on a f 00 (λx)(x, x) =
r(r − 1)λr−2 f (x).

∂f ∂f
Exercice 25. Soit f : R2 → R, de classe C 2 , telle que f (0, 0) = (0, 0) = (0, 0) = 0.
∂x ∂y

12
Montrer qu’il existe trois applications U , V et W , continues sur R2 , t elles que pour tout (x, y) ∈ R2 ,

f (x, y) = x2 U (x, y) + xyV (x, y) + y 2 W (x, y).

Taylor avec reste intégrale


n
1 1
Z
X 1 (k) k
f (x + h) = f (x)(h ) + (1 − t)n f (n+1) (x + th)(hn+1 ) dt
k! n! 0
k=0

Z 1
∂f ∂f
f (x, y) = f (0, 0) + (0, 0)x + (0, 0)y + f 00 (tX)
∂x ∂y 0

Exercice 26. Soit f : R2 → R, de classe C 3 . On pose pour h > 0


1  
gh (x, y) = f (x + h, y) + f (x − h, y) + f (x, y + h) + f (x, y − h) − 4f (x, y) .
h2
Montrer que pour tout compact K ⊂ R2 , il existe C tel que

∀ (x, y) ∈ K, ∀ h ∈]0, 1[, |gh (x, y) − 4f (x, y)| ≤ C h.

Exercice 27. Soit f : R → R, de classe C n telle que f et f (n) sont bornées sur R. On veut montrer
que les dérivées intermédiaires de f sont elles aussi bornées.
a. On fixe α1 , . . . , αn−1 , n − 1 réels deux à deux distincts. Ecrire pour tout x ∈ R la formule de
Taylor à l’ordre n − 1 entre x et x + αi .
b. Montrer que la matrice

1 α1 α12 . α1n−1
 

 1 α2 α22 . α2n−1 

A=
 . . . . . 

 . . . . . 
1 αn αn2 . αnn−1 (n,n)

est inversible.
c. Exprimer le vecteur (f (x), f 0 (x), 1 00
2! f (x), ... , 1
(n−1)! f
(n−1) (x)) en fonction de A−1 , de f et de
f (n) .
En déduire que pour tout i ∈ {1, . . . , n − 1}, f (i) est bornée sur R.

Exercice 28. Soit Ω un ouvert convexe de R3 . Soit u : Ω → R3 , de classe C 1 .


On suppose que pour tout x ∈ Ω, rot u(x)=0. Montrer qu’il existe v : Ω → R, de classe C 2 tel que
u = ∇v.

Exercice 29. Si f : Ω ⊂ Rd → R est deux fois dérivable, on appelle laplacien de f , la fonction


X ∂2f
∆f (x) := (x). On dit que f est harmonique si ∆f = 0.
∂x2i
1≤i≤d

13
a. Montrer que si f est harmonique, alors ∆(f 2 ) = 2k∇f k2 où k∇f k désigne la norme euclidienne
X ∂f
du gradient de f : k∇f k2 = | |2 .
∂xi
1≤i≤d
En déduire que pour Ω connexe, une fonction harmonique, dont le carré est aussi harmonique, est
constante.
X
b. On suppose Ω connexe. Soient f1 , f2 , ..., fp des fonctions harmoniques sur Ω telles que fi2 =
1≤i≤p
g soit constante.
Montrer que chaque fonction fi est constante.

Exercice 30. Soit f : R2 → R une fonction de classe C 2 .


x−y x+y
a. Soit u l’endomorphisme de R2 défini par u(x, y) = ( √ , √ ). Exprimer ∆(f o u) en
2 2
fonction de ∆f .
b. Plus généralement montrer que pour tout u ∈ O(2) (le groupe orthogonal), on a : ∆(f o u)(x) =
(∆f )(u(x)). En déduire que si f est harmonique alors il en est de même pour f o u.

d d d
∂2f ∂uj X ∂f ∂ 2 uj
X ∂f ∂uj  
∂f X ∂ ∂f
= ⇒ = +
∂xi ∂uj ∂xi
j=1
∂x2i j=1
∂xi ∂uj ∂xi
j=1
∂uj ∂x2i
d  
X ∂ ∂f ∂uj
=
∂uj ∂xi ∂xi
j=1
d d
!
X ∂ X ∂f ∂uk ∂uj
=
∂uj ∂uk ∂xi ∂xi
j=1 k=1
d X
d
X ∂ 2 f ∂uk ∂uj
=
∂uj ∂uk ∂xi ∂xi
j=1 k=1
d X
d X
d d X
d d d
X ∂ 2 f ∂uk ∂uj X ∂ 2 f X ∂uk ∂uj X ∂2f
⇒ ∆f = = = =0
i=1 j=1 k=1
∂uj ∂uk ∂xi ∂xi ∂uj ∂uk ∂xi ∂xi
j=1 k=1
∂u2j i=1 j=1

Exercice 31. Pour ϕ : ]0, +∞[→ R de classe C 2 , on définit f : Rd \ {0} → R par f (x) := ϕ(kxk)
où k.k désigne la norme euclidienne.
a. Montrer que f est de classe C 2 .
Par composition, attention à 0.
n−1 0
b. Montrer que ∆f (x) = ϕ00 (kxk) + ϕ (kxk).
kxk
On a ψ(x) = kxk ψ ∈ C ∞ (Rd \ {0})

∂ψ xi xi ∂2ψ
= = =
∂xi kxk ψ(x) ∂x2i

c. Caractériser les fonctions harmoniques sur Rd \ {0} ne dépendant que de la distance à l’origine.
Peuvent-elles être bornées au voisinage de l’origine ?

14
Exercice 32. Les applications suivantes sont-elles des C 1 -difféomorphismes ?
a. f : R2 −→ R3 , f (x, y) = (x + ex cos( 1+x12 y2 ), y, x2 + y 2 ).
b. f : ] − π2 , π2 [−→ R, f (x) = tan x.
c. f : R −→ R, f (x) = x3 .
d. f : R2 −→ R2 , f (x, y) = (x + y, x − y).

Exercice 33. Soit f : R2 −→ R2 , f (x, y) = (ex cos y, ex sin y). Montrer que f est un C 1 -difféomorphisme
local. Est-ce un C 1 -difféomorphisme global ?

Exercice 34.
a. Soit ψ : R∗+ × R → R2 \ 0 définie par ψ(r, θ) = (r cos θ, r sin θ). Montrer que ψ est C 1 et calculer
le jacobien de ψ. Montrer que ψ est un C 1 -difféomorphisme local.
∂2f ∂2f
b. Soit f : R2 → R, de classe C 2 . On note 4f = + . On note f˜(r, θ) = f (r cos θ, r sin θ).
∂x2 ∂y 2
Calculer le laplacien de f en fonction des dérivées partielles de f˜.
c. On suppose maintenant que 4f ≡ 0. Montrer que pour tout r > 0,
Z
1
f (0) = 2 f (x, y) dx dy.
πr B(0,r)

Exercice 35. Soit f : Rn → Rn une application C 1 telle que pour tout x ∈ Rn , f 0 (x) est une
isométrie de Rn (c’est-à-dire kf 0 (x)hk = khk, pour tout h).
a. Pour tout a ∈ Rn , montrer l’existence d’un ouvert Ua contenant a tel que

kf (x) − f (y)k = kx − yk,

pour tous x, y ∈ Ua .
b. Montrer que
∀x, y ∈ Ua , ∀h, l ∈ Rn , < f 0 (x)h, f 0 (y)l >=< h, l > .
En déduire que f 0 est constante sur Ua .
c. Montrer que f est une isométrie affine de Rn vers Rn .

15
Z 1
f (x) − f (y) = f 0 (x + t(y − x) dt(y − x) ⇒ kf (x) − f (y)k ≤ kx − yk.
0

Or f 0 (a) est inversible (f 0 (a)u = 0 implique u = 0) il existe donc (localement) l’application


inverse g. De plus g 0 (f (a)) est aussi une isométrie. donc

kx − yk = kg(u) − g(v)k ≤ ku − vk = kf (x) − f (y)k.

Posons
1
F (x, y) := kf (x) − f (y)k2 ⇒ Fx0 (x, y)(h) = hf (x) − f (y), f 0 (x)(h)i
2
⇒ Fxy (x, y)(h, l) = −hf 0 (y)(l), f 0 (x)(h)i = −hh, li
00

Donc pour tout h, l

hh, li = h(f 0 (y))−1 f 0 (x)(h), li ⇒ f 0 (y))−1 f 0 (x) = I ⇒ f 0 (x) = f 0 (y).

Exercice 36. Soit c ∈ R, soit f continue sur R2 . Soit u0 continue sur R. Résoudre
∂u ∂u


 −c =f
∂t ∂x


u(t = 0, x) = u0 (x)

(on considèrera le changement de variables ξ = x + ct, τ = x − ct).


Soit ψ(x, t) = (x + ct, x − ct) = (ξ, τ ) et u(x, t) = v(ξ, τ ) = v ◦ ψ

Exercice 37. On considère l’équation aux dérivées partielles :


∂f ∂f
(x, y) + 2x (x, y) = 0, pour tout (x, y) ∈ R2 , (3)
∂x ∂y

où f : R2 → R est une application de classe C 1 .


a. Soit h : R → R une application de classe C 1 qui à v associe h(v). On définit l’application ϕ de
R2 dans R par
ϕ(x, y) = h(y − x2 ).
∂ϕ ∂ϕ
Calculer les dérivées partielles (x, y) et (x, y) en fonction de la dérivée de h.
∂x ∂y
En déduire que ϕ est de classe C 1 et vérifie (3).
b. Soit ψ : R2 → R une application de classe C 1 qui à (x, y) associe ψ(x, y). On définit une
application de R2 dans R par

g(u, v) = ψ(u, v + u2 ) pour tout (u, v) ∈ R2 .

∂g ∂g
Calculer (u, v) et (u, v) en fonction des dérivées partielles de ψ.
∂u ∂v
∂g
Montrer que si ψ vérifie (3), alors (u, v) = 0 pour tout (u, v) ∈ R2 .
∂u

16
c. En déduire que si ψ vérifie (3), alors il existe une application h : R → R telle que que ψ(x, y) =
h(y − x2 ) pour tout (x, y) ∈ R2 .

∂f ∂f
Exercice 38. Résoudre (x + y) + (x − y) = 0, en utilisant, après justification, le changement
∂x ∂y
de variables u = x2 − y 2 − 2xy, v = y.

Exercice 39. Soit ψ : R → Rn , de classe C ∞ . On note ψ(t) = (a0 (t), . . . , an−1 (t)). On note Pt le
polynôme Pt (X) = X n + an−1 (t)X n−1 + . . . + a1 (t)X + a0 (t). Soit x0 ∈ R une racine simple de P0 .
Montrer qu’il existe une fonction ϕ définie sur I, intervalle ouvert contenant zéro, à valeurs dans
R, de classe C ∞ telle que pour tout t ∈ I, Pt (ϕ(t)) = 0 et ϕ(0) = x0 .

Exercice 40. Soit Φ : R3 −→ R3 , Φ(x, y, z) = (u, v, w) = (x + y 2 , y + z 2 , z + x2 ).


a. Montrer que dans un ouvert Ω, on peut définir localement (x, y, z) comme fonction de classe C 2
de (u, v, w).
∂x ∂y ∂z
b. Calculer , et .
∂u ∂u ∂u
∂2x ∂2x
c. Calculer , .
∂u2 ∂u∂v
 
1 2y 0
Φ0 (x, y, z) =  0 1 2z  ⇒ |Φ0 (x, y, z)| = 1 + 8xyz
2x 0 1
1
Théorème de l’inversion locale : pour V := max {|x|, |y|, |z|} < 2 il existe un voisinage W
de 0 et Ψ = W → V tel que Ψ ◦ Φ = I.
 
1 −2y 4yz
−1 1
Ψ0 (u, v, w) = Φ0 (x, y, z) |x,y,z=Ψ(u,v,w) =  4xz 1 −2z 
1 + 8xyz
−2x 4xy 1
∂x ∂Ψ1 1 ∂y ∂Ψ2 4xy ∂z ∂Ψ3 −2x
= = , = = , = = .
∂u ∂u 1 + 8xyz ∂u ∂u 1 + 8xyz ∂u ∂u 1 + 8xyz

∂2x ∂ ∂x ∂x ∂ ∂x ∂y ∂ ∂x ∂z ∂ ∂x
2
= = + +
∂u ∂u ∂u ∂u ∂x ∂u ∂u ∂y ∂u ∂u ∂z ∂u
1 8yz 4xy 8xz 2x 8xy
= 2
+ 2

1 + 8xyz (1 + 8xyz) 1 + 8xyz (1 + 8xyz) 1 + 8xyz (1 + 8xyz)2
8yz + 32x2 yz − 12x2 yz
=
(1 + 8xyz)3

Exercice 41. Montrer que la relation ex−y = 1 + x + y définit implicitement au voisinage de zéro
une fonction ϕ de classe C ∞ vérifiant ex−ϕ(x) = 1 + x + ϕ(x).
ϕ(x)
Calculer ϕ0 (0) et ϕ00 (0). Calculer lim 2 .
0 x

17
Soit

F (x, y) := ex−y − x − y − 1, Fx0 (x, y) = ex−y − 1, Fy0 (x, y) = −ex−y − 1.

Comme Fy0 (0, 0) = −2 6= 0 il existe d’après le TFI un voisinage V de 0 et une function


ϕ : V → R tel que

F (x, ϕ(x)) = 0 ⇒ ex−ϕ(x) = 1 + x + ϕ(x).

On a

Fx0 (x, ϕ(x)) ex−ϕ(x) − 1 x + ϕ(x)


Fx0 (x, ϕ(x)) + Fy0 (x, ϕ(x))ϕ0 (x) = 0 ⇒ ϕ0 (x) = − = − =
Fy0 (x, ϕ(x)) −ex−ϕ(x) −1 2 + x + ϕ(x)
⇒ (ϕ(0) = 0) ϕ0 (0) = 0
00 00
2
Fxx (x, ϕ(x)) + 2Fxy (x, ϕ(x))ϕ0 (x) + Fyy
00
(x, ϕ(x)) ϕ0 (x) + Fy0 (x, ϕ(x))ϕ00 (x) = 0
2 1
⇒ ex−y − 2ex−y ϕ0 (x) + ex−y ϕ0 (x) = (1 + ex−y )ϕ00 (x) ⇒ ϕ00 (0) =
2
ϕ(x) 1
lim = Taylor.
x→0 x2 2

Exercice 42. Montrer que la relation y 3 + y = x définit implicitement au voisinage de (0, 0) une
fonction x 7→ y(x) dont on donnera un développement limité au voisinage de zéro à l’ordre 5.
Soit f (x, y) = y 3 + y − x. f est C 5 . On a ∂f 2 ∂f
∂y (x, y) = 3y + 1, donc ∂y (0, 0) = 1. Par
conséquent il existe d’après le théorème des fonctions implicites un voisinage V de 0 et
ϕ : V → R telle que pour tout x ∈ V

f (x, ϕ(x)) = 0 ⇒ fx0 (x, ϕ(x)) + fy0 (x, ϕ(x))ϕ0 (x) = 0

Exercice 43. Montrer que le système

x3 − y 3 + z 3 = 1


xyz = 1

définit implicitement ϕ : x 7→ (y, z) au voisinage de (1, 1, 1). Ecrire le dénveloppement limité de y


et z à l’ordre 4.

Exercice 44. Rechercher les extrema des fonctions suivantes :


a. f : R2 −→ R, f (x, y) = x2 − y 3
b. f : R2 −→ R, f (x, y) = x2 + y 4
c. f : R2 −→ R, f (x, y) = 3xy − x3 − y 3

1 1
Exercice 45. Soit f définie sur Ω :=]0, 2]×]0, 2] par f (x, y) = xy + + . f admet elle un
x y
minimum ?
2 +y 2 )
Exercice 46. Soit f : R2 −→ R, f (x, y) = (x2 + 2y 2 )e−(x . Déterminer les points critiques
de f et étudier ses extrema.

18
Exercice 47. Etudier les extrema des fonctions suivantes sous la contrainte x + y = 0.
a. f : R2 −→ R, f (x, y) = x2 − y 3
b. f : R2 −→ R, f (x, y) = x2 + y 4
c. f : R2 −→ R, f (x, y) = 3xy − x3 − y 3

Exercice 48. Soit f : (x, y) ∈ R2 7−→ (y −x2 )(y −2x2 ). Montrer que (0, 0) n’est pas un extremum
pour f , mais que la restriction de f à tout plan y = λx, λ ∈ R, présente un minimum en 0.

x22
Exercice 49. Déterminer le minimum de la fonction f0 : R2 → R, f0 (x) = −3x1 + sur
2
Ω = {x ∈ R2 ; x1 ≥ 0, x2 ≥ 0, x21 + x22 ≤ 1}.

Exercice 50. Soit E un espace de Banach, et f une application de E dans E de classe C ∞ . Soit
x̄ un zéro de f (f (x̄) = 0). On suppose que f 0 (x̄) est inversible.
a. Montrer que (f 0 (x))−1 est bornée dans un voisinage de x̄.
 −1    −1
b. On pose g(x) = x − f 0 (x) f (x) . A quels espaces appartiennent g(x), f 0 (x) ?
c. Justifier en une courte phrase le fait que g est C ∞ .
d. A quels espaces appartiennent g 0 (x) et g 00 (x) ?
e. Calculer g 0 (x)(h).
f. Montrer que si x̄ est un zéro de f , alors x̄ est un point fixe de g et qu’en outre g 0 (x̄) = 0.
g. Montrer que

g 00 (x)(h, k) = −(f 0 (x))−1 f 00 (x){k, (f 0 (x))−1 f 00 (x)(h, (f 0 (x))−1 f (x))}


−(f 0 (x))−1 f 00 (x){h, (f 0 (x))−1 f 00 (x)(k, (f 0 (x))−1 f (x))}
+(f 0 (x))−1 f 000 (x){k, h, (f 0 (x))−1 f (x)}
+(f 0 (x))−1 f 00 (x){h, k}

h. Justifier (sans nécessairement utiliser la question précédente) que g 00 (x) est bornée dans un
voisinage B(x̄, η) = Bx̄ de x̄ par une constante K.
i. Montrer en utilisant la formule de Taylor l’inégalité
1
||g(x) − x̄|| ≤ sup ||g 00 (ξ)||||x̄ − x||2 .
2 ξ∈[x,x̄]

1
On note désormais K = sup ||g 00 (ξ)||.
2 ξ∈Bx̄
j. On considère la suite (xk )k définie par xk+1 = g(xk ), et on suppose que cette suite converge vers
x̄. Démontrer qu’il existe ρ < 1 et k̄ tel que pour tout k ≥ k̄,
l
||xk+l − x̄|| ≤ Kρ2 .

k. Montrer que si dans le processus d’approximation on prend une condition initiale suffisamment
proche de x̄, alors la méthode est convergente (i.e. limk→+∞ xk = x̄).

19

Vous aimerez peut-être aussi