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REPUBLIQUE TOGOLAISE

Université de Lomé

Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs

Département du génie civil

GEC 180 – CHAUFFAGE ET CLIMATISATION

Ing. Komla FIATSI

1
Domaine : Sciences et Technologie

Parcours : LP-CT-GC

Etablissement : ENSI – Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs

Code et Intitulé de l’UE : GEC 180 – Chauffage et climatisation

Crédits : 2

Public cible : Etudiants de semestre 4 du parcours CT - GC de l’ENSI

Semestre : 4

Pré-requis : GEC 185 – Thermique du bâtiment

Enseignant responsable de l’UE : FIATSI Komla Ametefe Assistant non docteur,


Ingénieur Génie civil – Tel : (00228) 90043275 / 98653990 – skfiatsi@gmail.com

Disponibilité : Mardi : 9h – 12h – Vendredi : 13h – 17h

2. DESCRIPTION DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT

2.1 OBJECTIFS DE L’UNTE D’ENSEIGNEMENT

Objectif général : Permettre aux apprenants de connaitre les principaux systèmes


de climatisation et d’apprendre à déterminer leurs paramètres de conception

Objectifs spécifiques : Les apprenants seront capables de :


- Citer les principales fonctions d’un système de climatisation
- Citer les principaux procédés de climatisation
- Citer les principaux équipements d’un système de climatisation
- Connaitre le principe de production du froid ou du chaud à partir d’un système de
climatisation
- Déterminer les paramètres de conception et de dimensionnement d’un système de
climatisation

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2.2 CONTENU DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT
Bref descriptif de l’UE :
- Généralités : définitions, histoire de la climatisation, classification des équipements,
classification des procédés de climatisation, principe de fonctionnement d’un climatiseur
- Les procédés de climatisation à air total : système à un seul conduit et à débit d’aire constent,
système à un seul conduit et à débit d’aire variable, système à induction et système à deux
conduits
- Les grandeurs caractéristiques de l’air : l’air sec, l’air humide, le diagramme de l’air humide.
- Calcul des caractéristiques d’un système de climatisation : le débit de soufflage, de débit d’air
neuf, débit d’air recycle, la puissance frigorifique
- Calcul des conduites de climatisation : dimensions des conduites, perte de charge dans les
conduites

Plan du contenu d’enseignement (parties, chapitres et sous-chapitres)


Séance n° Rappel des objectifs spécifiques Titres des parties/ chapitres / sous-
chapitres
1- Présentation - Connaitre les objectifs du cours 1- Les objectifs du cours
du cours - Connaitre le plan de déroulement du 2- Le contenu du cours
cours 3- Modes d’enseignement et d’évaluation
- Connaitre les modes d’enseignement
et d’évaluation
2- Généralités - Connaitre l’histoire de la climatisation 1- Définition
- Connaitre les principaux équipements 2- Histoire de la climatisation
et procédés de climatisation 3- Classification des équipements
- Connaitre le principe de 4- Classification des procédés
fonctionnement d’un climatiseur 5- Le principe de fonctionnement d’un
climatiseur
3 – les - Connaitre les différents systèmes de 1- Les systèmes de climatisation à un seul
procédés de climatisation, conduit et à débit d’air constent : Les
- Connaitre pour chaque système, les installations à éléments compacts et Les
climatisation à avantages et inconvénients ainsi que installations à éléments dissociés
air total : 1ière leurs critères de choix.
partie
4 - les procédés - Connaitre les différents systèmes de 1- Les systèmes de climatisation à un seul
de climatisation, conduit et à débit d’aire variable
- Connaitre pour chaque système, les 2- Les systèmes induction
climatisation à avantages et inconvénients ainsi que 3- Les systèmes à deux conduits
air total : 2ième leurs critères de choix.
partie
5 - les - Apprendre les différents paramètres 1- Masse molaire de l’air sec
grandeurs qui caractérisent l’air sec 2- Masse volumique et volume massique de
- Apprendre pour chaque paramètre, la l’air sec
caractéristiques méthode de calcul 3- Chaleur massique de l’air sec
de l’air : 1ière 4- Enthalpie et enthalpie massique de l’air
partie sec

3
6 - les - Apprendre les différents paramètres 1- Pression partielle de vapeur d’eau,
grandeurs qui caractérisent l’air humide 2- Masse volumique et volume massique de
- Apprendre pour chaque paramètre, la vapeur d’eau
caractéristiques méthode de calcul 3- Teneur en humidité et degré
de l’air : 2ième hygrométrique
partie 4- Enthalpie et enthalpie massique de l’air
humide
7 - les - Connaitre le diagramme de l’aire 1- Constitution du diagramme
grandeurs humide et ses composantes, 2- Les points spécifiques
- Apprendre à déterminer les grandeurs 3- Mélange d’air de caractéristiques
caractéristiques caractéristiques de l’air humide à différents
de l’air : 3ième partir du diagramme
partie
8 - Travaux Examiner l’état des connaissances Exercices n°1 n°2 n°3 et n°4
dirigés acquises durant les séances 1 à 7
9 - Devoir Évaluer l’état des connaissances acquises Devoir surveiller
surveillé durant les séances 1 à 8
10 - Calcul des - Connaitre les paramètres qui 1- Le débit de soufflage
caractéristiques caractérisent un système de 2- Le débit d’air neuf
climatisation 3- Le débit d’air recyclé
d’un système - Apprendre à calculer les paramètres
de de dimensionnement d’un système de
climatisation climatisation
11 - Calcul des - Apprendre à dimensionner les 1- Généralités sur les conduites de
conduites de conduites d’un système de climatisation
climatisation 2- Calcul des conduites,
climatisation - Apprendre à déterminer les pertes de 3- Calcul des pertes de charge
charge dans un réseau de climatisation
12 - Travaux Examiner l’état des connaissances Exercices n°5 et n°6
dirigés acquises durant la séance 10

Modalités d’évaluation : devoirs et examen sur table, travaux dirigés

Bibliographie : (les ouvrages et sites internet que les étudiants doivent utiliser/consulter pour
maîtriser les objectifs de cette UE)
- Climatisation - Conditionnement d'air - Tome 4 - Les systèmes, Jacques Bouteloup, M. Le
Guay, J.E. Ligen
- Climatisation et conditionnement d'air modernes par l'exemple - Tome 1, Les calculs, F Reinmuth
- Les différents types de climatiseurs :
https://www.google.com/search?sxsrf=ALeKk01mLxNwASQVbzycO8xWjmQJhWoAmw:1588774652179&source
=univ&tbm=isch&q=les+climatiseurs&sa=X&ved=2ahUKEwjytpXmtp_pAhXUh1wKHRJ1DlgQsAR6BAgKEAE

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Chapitre n°1 : GENERALITES
I. Définition

Un système de climatisation est l’ensemble de matériels donc les fonctions essentielles sont :
• De préparer l’air à distribuer dans les locaux, à des caractéristiques aérauliques et
acoustiques bien déterminées,
• De distribuer l’air traité dans les locaux à climatiser par l’intermédiaire de conduits et
d’appareils terminaux.
Les caractéristiques de l’air à distribuer sont :
− La température,
− L’humidité,
− La pureté,
− La vitesse de soufflage
− Le niveau sonore au niveau de la bouche de soufflage.

II. Histoire de la climatisation

Très vite, l'homme s'est demandé comment conserver ses aliments. Il s'est rendu compte qu’en
l'hiver ses cueillettes et sa chasse se conservaient plus longtemps qu'en été. C'est ainsi qu'il comprit
que le froid permettait de ralentir l'état de dégradation des aliments.
Dans les pays froids, on creuse pour enfouir les aliments dans la neige. On creuse également des
réservoirs pour conserver la glace le plus longtemps possible.
Déjà dans l'Egypte ancienne, les liquides et les espaces étaient refroidis en profitant de la
consommation de chaleur dans les processus d'évaporation. Plus précisément, l'eau était refroidie
en la plaçant à l'intérieur de bocaux poreux exposés à la brise.
Cet effet, similaire à celui d'une Gargoulette ou Cruchon (vase en terre poreux, avec un ventre
bombé, une poignée circulaire au sommet, une bouche pour le remplir et une sortie pour boire),
est basé sur le fait que l'eau est filtrée par la surface externe du cruchon (poreux) et s'évapore
par diffusion massive, rafraîchissant son contenu.
Sur le même principe, les pièces des maisons des nobles étaient également refroidies en plaçant
des récipients d'une grande surface ouverts, remplis d'eau, lesquels étaient ventilés pour accélérer
l'évaporation de l'eau et provoquer ainsi le refroidissement de leur environnement.
Au XVIe siècle, le commerce de la glace prend un grand essor. La glace des étangs et cours d'eau
était collectée pendant l'hiver et entreposée dans des édifices spécialement conçus qui sont appelés
glacières. Elles utilisent le principe du thermos. Une glacière a une ouverture le plus souvent située
au ras du sol et orientée au nord. Un tunnel descendant en pente douce mène à la réserve de glace
proprement dite, un puits de forme circulaire assez profond. Elle est hermétiquement close et
relativement bien protégée des variations thermiques. On y vient avec précaution prélever ce qui
est nécessaire.

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La glace des glaciers a été, également, longtemps exploitée comme matière première. Après
l'arrivée des chemins de fer, l'industrie de la glace s'est développée pour approvisionner une bonne
partie de l'Europe. Vers la fin des années 1880, partaient chaque jour du Col de la Forclaz 10 à 15
gros chariots transportant par la route jusqu'à Martigny entre 20'000 à 30'000 kilos de gros blocs
de glace. Un train par semaine rejoignait les grandes villes françaises de Paris, Lyon et Marseille

A la fin du 19° siècle, l'invention de machines pour la production artificielle de la glace provoquera
la faillite de cette activité industrielle et la fin de l'exploitation de la glace naturelle.
Pour produire de la glace, il faut obtenir du froid. Mais on ne fabrique pas vraiment du froid : en
fait, on retire de la chaleur. Ainsi, le principe d'une machine de réfrigération est de prendre de la
chaleur à l'endroit où l'on veut créer du froid, de transporter cette chaleur à l'extérieur et de la
rejeter.
En 1756, William Cullen donna la première démonstration publique d’un processus artificiel de
refroidissement. Cullen utilisait une pompe afin de créer un vide dans un contenant rempli d’éther.
En retirant de la chaleur de son environnement, il commença à bouillir. Cela mena à la formation
d’une petite quantité de glace. Mais ce processus ne connut pas d’application commerciale. Pas à
pas, la technique de refroidissement évolua mais il est resté longtemps au niveau des
expérimentations individuelles.
C’est seulement en 1869 que Charles Tellier développa la première installation pouvant servir à
conserver les aliments. Vers les années 1920, une machine à absorber le froid est inventée en Suède.
Cela est une grande avancée technologique. En 1922, un modèle (composé d’une boite en bois,
d’un compresseur refroidi à l’eau et d’une feuille pour conserver la glace) est lancé sur le marché.
Le frigo est vendu pour la somme vertigineuse de 714 dollars. Par comparaison, une Ford Model
T coutait à ce moment-là 450 dollars.
Le premier réfrigérateur qui fut largement répandu était le « Monitor-Top », développé par General
Electric. Environ un million d’exemplaires ont été produit, surtout pour les besoins de l’industrie.
Il faut tout de même attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale avant de voir une production
de masse de frigo pour les particuliers ; cela grâce à l’introduction de fréon comme gaz de
refroidissement.

La crise pétrolière des années 1970 éveille une prise de conscience sur les économies d'énergie et
l'industrie commence à se préoccuper de l'efficacité et de la consommation d'énergie. Dans le même
temps, les exigences des utilisateurs prennent de l'importance, telles que l'esthétique (les
réfrigérateurs domestiques sont stylisés), le bruit généré et le volume occupé par l'équipement.
Avec la découverte et la couverture médiatique néfaste de l'effet des hydrocarbures halogénés
sur la couche d'ozone, et avec le calendrier d'interdiction d'utilisation de certains réfrigérants initié
par le Protocole de Montréal (1995), les équipements frigorifiques ont commencé à être
redessinés pour fonctionner avec de nouveaux réfrigérants, et dans leur publicité, le respect
environnemental des équipements frigorifiques a été évalué.

La forte réaction de l'administration et la bonne réponse des entreprises dans la lutte contre la

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destruction de la couche d'ozone a fait qu'elle acquiert actuellement certaines attentes de succès.
Cependant, un autre défi environnemental prend de plus en plus d'importance : l'effet de serre.
Cela nécessite soit de réduire la consommation croissante d'électricité dans le secteur de la
réfrigération, soit de remplacer les sources d'énergie des équipements frigorifiques par des
sources renouvelables ou résiduelles.

Les mécanismes récents et futurs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pourraient
à l'avenir favoriser le développement de machines basées sur des cycles de
refroidissement autres que la compression mécanique (qui consomme nécessairement de
l'énergie électrique) comme l'absorption ou l'éjection. Ces machines basées sur des cycles de
refroidissement différents sont compatibles avec l'utilisation d'énergie thermique résiduelle ou
renouvelable (solaire thermique) bon marché. En 2019, nous commençons à rentrer dans cette
phase.
III. Classification des équipements

Tout système de climatisation comprend :


− Des équipements de traitement,
− Des équipements terminaux,
− Des équipements intermédiaires et accessoires,
− Des équipements de régulation et de sécurité.
La figure suivante montre la liaison entre ces différents éléments.

3.1 Les équipements de traitement

Le rôle de ces appareils est de préparer l’air conditionné qui est ensuite envoyés aux équipements
terminaux.
Ces équipements sont situés :
− Soit dans le local à climatiser lorsque les appareils sont peu encombrants et dans le cas de
climatisation individuelle,
− Soit à proximité des locaux à climatiser (armoires de climatisation),
− Soit en centrale, lorsque les appareils sont très encombrants et dans le cas de grosses
installations de climatisations.

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3.2 Les équipements terminaux

Ces équipements sont situés dans les locaux à climatiser ou à proximité immédiate. Ils reçoivent
l’air conditionné et les soufflent directement dans les locaux.

3.3 Les équipements intermédiaires et accessoires

Ce sont des équipements qui servent de liaison entre les équipements centralisés, les équipements
terminaux et les locaux à climatiser. Ils sont constitués de conduits, de clapets, de robinets et de
filtres.

3.4 Les équipements de régulation et de sécurité

Ils comprennent des équipements de contrôle, de réglage et de sécurité. On a :


− Le thermostat,
− Le manostat,
− Le régulateur,
− Le détecteur d’incendie.

IV. Classification des procédés

Les techniques modernes de climatisation font appel à des procédés très différents.
La classification des procédés de climatisation dépend de la nature du fluide primaire. On distingue
par conséquent :
− Les procédés à air total,
− Les procédés à eaux pulsée,
− Les procédés mixtes (air et eau).
Dans le présent cours nous ne parlerons que des procédés à air total.

V - PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DES CLIMATISEURS

Les climatiseurs sont des appareils de traitement d’air comportant les éléments suivants

- un condenseur;
- un évaporateur;
- un détendeur.
- un compresseur
- des ventilateurs

Ces éléments sont reliés par un circuit frigorifique dans lequel circule un gaz appelé fluide
frigorigène.

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Le condenseur a pour rôle de faire passer le fluide frigorigène de l’état gazeux à l’état liquide. Ce
faisant il consomme de la fraicheur et libère de la chaleur.
L’évaporateur à pour rôle de faire passer le fluide frigorigène de l’état liquide à l’état gazeux. Ce
faisant il consomme de la chaleur et libère de la fraicheur.
Les ventilateurs ont pour rôle de brasser de l’air sur le condenseur et l’évaporateur.
Le compresseur et le détendeur ont pour rôle de contrôler et de réguler la pression du fluide
frigorigène.
Lorsqu’on veut refroidir un local, l’évaporateur est situé dans le local et le condenseur à l’extérieur
comme le montre la figure suivante.

Lorsqu’on veut chauffer un local, le condenseur est situé dans le local et l’évaporateur à l’extérieur
comme le montre la figure suivante ;

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La figure suivante montre le circuit du fluide frigorigène en hiver et en été.

VI – Quelques marques de climatiseurs


• Daikin.
• Mitsubishi Electric.
• Panasonic.
• Fujitsu General.
• Toshiba.
• Samsung.
• LG.
• Altech.

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Chapitre 2 - LES PROCEDES DE CLIMATISATION A AIR TOTAL

On appelle ainsi les procédés de climatisation dont le fluide primaire utilisé est l’air. Plusieurs
systèmes font appel à ce procédé. On a :
− Le système à un seul conduit et à débit d’air constant (D.A.C),
− Le système à un seul conduit et à débit d’air variable (D.A.V),
− Le système à induction,
− Et le système à deux conduites.
I - LE SYSTEME A UN SEUL CONDUIT ET A DEBIT CONSTANT (DAC)

Le système à un seul conduit et à débit d’air constant comprends deux d’installation :


− Les installations à éléments compactes,
− Les installations à éléments dissociées.

1 .1- Les installations compactes


Dans la catégorie des installations à éléments compactes, on a :
− Les mobiles,
− Les Windows,
− Les monoblocs ou les armoires de climatisation,
− Les mono-split,
− Et les multisplits
.
a) Mobiles
Ce sont de petits climatiseurs capables de traiter une pièce et que l’on peut déplacer. On distingue :
− Les mobiles de types monobloc : la totalité du circuit frigorifique se trouve dans le local à
climatiser,
− Les mobiles de type split : ils sont conçus en 2 unités. L’évaporateur sera installé dans le
local à climatiser, le reste du circuit frigorifique relié par 2 tubes de liaison-frigorifique sera
reporté à l’extérieur.

Dans les mobiles de type monobloc, le condenseur est refroidi par de l’air pris dans le local à
refroidir et évacué par une gaine souple vers l’extérieur. Cette gaine évacue donc de l’air chaud ce
qui diminue l’efficacité du produit. Pour une même puissance électrique consommée, un mobile
monobloc fournira moins de froid qu’un mobile de type split. Les modèles de type split sont en 2
partes raccordées par des tubes de liaison frigorifique.
Le compresseur et le condenseur sont installés à l’extérieur du local à refroidir. Ils sont donc moins
bruyants et énergétiquement plus performants que les mobiles de type monobloc.

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Mobile monobloc

Mobile du type split

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b) Les « Windows »
C’est un climatiseur monobloc qui est installé au travers d’une paroi extérieure. Il existe des
modèles de 2 à 8 [kW] de puissance frigorifique.
Plutôt bruyant, il ne permet pas une agréable diffusion de l’air traité. Il convient pour le traitement
des locaux à confort limité.

c) Les climatiseurs dit « monobloc » ou les armoires de climatisation


Les climatiseurs dit « monobloc sont de deux catégories :
Les climatiseurs monobloc à eau
Dans ce type de climatiseur, le condenseur est refroidi par l’eau perdue. C’est une solution très
couteuse à l’exploitation. Un climatiseur monobloc consomme environ 50 [l/h] d’eau à 15 [°C] par
[kW]. Son installation est donc limitée strictement à la rénovation, lorsqu’il n’y a absolument pas
d’autres solutions.
Il permet de traiter n’importe quel local sans nécessiter de liaison avec l’extérieur. Il existe des
modèles pouvant être installés au mur ou au plafond. Ils peuvent être équipés d’une batterie chaude
à eau ou électrique.

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Les climatiseurs monobloc à air
Le condenseur est refroidi par l’air extérieur prélevé et rejeté au travers d’une paroi extérieure. Le
climatiseur doit donc être installé sur un mur donnant sur l’extérieur.

d) Les climatiseurs dit « mono split »


Les modèles de type split sont en 2 parties raccordées par des tubes de liaison frigorifique.
L’évaporateur et son ventilateur sont installés dans le local à climatiser (unité intérieure)
compresseur et le condenseur sont installés à l’extérieur du local à refroidir (unité extérieure). Les
modèles de type split sont donc moins bruyant que les climatiseurs monobloc.
Les deux unités sont reliées par des lignes frigorifiques préchargées dont la longueur est limitée à
25 [m]. On trouve des modèles de puissance frigorifique de 2 à 10 [kW].

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Photo d’un climatiseur mono split

Différentes parties d’un climatiseur mono split

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Selon leur implantation, les unités intérieures raccordables sont de différents modèles :
- Installation murale ou plafonnière (source AMB) :

- Installation plafonnière apparente ou encastrée (source AMB

- Modèles encastrés en faux plafond (cassettes) :

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e) Les multisplits
L’unité extérieure permet l’alimentation de 2 à 10 unités intérieures de tous types. Chaque unité
intérieure dispose de sa propre liaison frigorifique bitube avec l’unité extérieure jusqu’à des
longueurs pouvant atteindre 50 m.
Ils sont utilisés lorsque le nombre de locaux à climatiser est important.
Ils peuvent être réversibles, les unités intérieures fonctionnent alors toutes simultanément en mode
chaud ou froid. Certains modèles permettent cependant le fonctionnement indépendant de chaque
unité, certaines fonctionnant en mode froid, d’autre en mode chaud. L’inversion chaud et froid est
effectuée dans l’unité extérieure par une vanne d’inversion de cycle.
Modèle tri split

Modèle quadri split

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2.2 Les installations à éléments dissociées : les centrales de climatisation

Les centrales de traitement d’air (CTA) permettent de maîtriser en température et parfois en


hygrométrie la qualité de l’air soufflé.
Modèle de centrale de climatisation

Les centrales sont constituées d’éléments préfabriqués et assemblés dans un caisson de soufflage
et éventuellement dans un caisson de reprise.

Une centrale de traitement d’air peut comporter :

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20
Une centrale de climatisation peut être du type unizone ou multizones
2.2.1- Les systèmes uni-zone
Un système de climatisation est dit uni-zone lorsque l’air conditionné est distribué aux mêmes
conditions de température et d’humidité dans tous les locaux.
Ce type de climatisation ne peut s’appliquer qu’à un seul grand local ou à plusieurs locaux ayant
des charges identiques.
Un système uni-zone comprend généralement :
Disposition des équipements d’une centrale du type unizonoe

a) Des équipements centralisés groupés dans une centrale de traitement de l’air, permettant :

- Un recyclage de l’air repris dans les locaux et un mélange en proportion réglable de l’air
neuf et de l’air recyclé, (A)
- Un filtrage efficace de l’air mélangé, (B)
- Un préchauffage permettant d’éliminer les éventuelles bactéries, (C)1
- Une humidification de l’air mélangé, (F)
- Un refroidissement de l’air en été, (E)
- Un chauffage de l’air en hiver, (C2)
- Et la distribution de l’air primaire aux locaux à climatiser grâce à un ventilateur de
soufflage. (D)
b) des équipements terminaux constitués de bouche de soufflage situées dans les locaux,
c) des équipements intermédiaires constitués de conduit et de clapets,
d) des équipements de régulation.
Ces centrales permettent des débits d’air soufflé allant de 1000 à 100 000 m3/h

21
2.2.2 Les systèmes multizones
Ce type de climatisation est adapté pour des grands bâtiments ayant des locaux ou des groupes de
locaux à charge différente.
a- Description et fonctionnement
Les centrales multizones regroupent sous forme compacte les mêmes équipements indépendants
que ceux d’une centrale uni-zone. Cependant la disposition des équipements peut présenter dans
certains cas des particularités :
- La disposition des batteries froides et chaudes n’est plus en série mais en parallèle,
- Le débit total d’air soufflé est constant mais la proportion d’air chaud et d’air froid peut
être automatiquement dosée par autant d’ensembles de registres d’air chaud et froid qu’il y
a de zones.
Les centrales multizones présentent une souplesse de fonctionnement et permettent une entière
indépendance de chaque zone.
Toutefois, pour optimiser leur fonctionnement les précautions sont nécessaires :
- Il faut que le choix des zones soit fait avec beaucoup de discernement :
• Regrouper dans la même zone les locaux présentant la même exposition et les
mêmes variations de charges internes,
• Eviter de mettre dans la même zone des locaux trop éloignés les uns des autres
- Les débits d’air prévu dans chaque zone doivent être sensiblement égaux. Cela facilite
l’équilibre des réseaux et permet une répartition convenable de l’air dans chaque zone.
- Eviter de desservir un trop grand nombre de zones à partir d’une même centrale de
traitement : dix à douze zones paraissent être le maximum.
Disposition des équipements d’une centrale multizones

22
b) Caractéristiques
Les centrales de traitement d’air multizones peuvent être installées à l’intérieur des bâtiments à
climatiser ou à l’extérieur.
Ils ont une puissance frigorifique de 35 à 460 kW et un débit de soufflage maxi de 100 000 m3/h.
II - SYSTEME A UN SEUL CONDUIT ET A DEBIT VARIABLE

Les systèmes à un seul conduit et à un débit d’air variable permettent de distribuer dans les locaux
de l’air à température constante mais à débit variable en fonction des charges de chaque local.
Il en résulte des économies appréciables d’énergie calorifique et frigorifique et un coût
d’investissement moins élevé que celui s’un système à débit constant.
A l’intérieur d’un bocal dont les charges de climatisation varient d’un moment à un autre, il n’est
pas possible de maintenir constant la température et le degré hygrométrique que si le débit d’air
soufflé est proportionnel aux charges à compenser et si la température et le degré hygrométrique
de l’air soufflé sont constants.
Pour faire varier le débit de soufflage dans les locaux on utilise des clapets motorisés, des bouches
de soufflages spéciales, des ventilateurs à débit variable.

Disposition des équipements d’une centrale à débit variable

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III - SYSTEME A UN SEUL CONDUIT ET A INDUCTION

Les systèmes à un seul conduit et à induction permettent de souffler de l’air dont à la fois le débit
et la température sont variables.
Grace à des inducteurs installés en faux plafond, l’air primaire froid préparé en centrale et mélangé
à de l’air repris dans le local lui-même, de façon à obtenir des caractéristiques de débit et de
température adaptés aux charges de chaque local selon les indications d’un thermostat d’ambiance.
Les systèmes à un seul conduit et à induction comprennent les équipements suivants :
- Une centrale de traitement d’air de type uni-zone installée à l’intérieur ou à l’extérieur du
bâtiment et permettant :
• De mélanger l’air neuf à l’air recyclé,
• De filtré l’air mélangé,
• De refroidir l’air mélangé.
- Un réseau de conduits à moyenne vitesse distribuant de l’air primaire froid aux inducteurs
de chaque zone,
- Des inducteurs d’air terminaux. Ils permettent de m’langer l’air primaire froid et l’air repris
de façon à obtenir un air soufflé à une température et un débit variable,
- Des diffuseurs d’air terminaux permettant une répartition correcte de l’air soufflé aussi bien
au débit maxi que mini.
VI - SYSTEME A AIR TOTAL ET A DEUX CONDUITS

Le système à air total et à deux condits est une extension du système à un seul conduit et à induction.
Au lieu de réchauffer l’air froid par reprise directe d’air dans le local, on mélange de l’air chaud et
de l’air froid préparés en centrale et distribués dans chaque zone à grande vitesse au moyen de deux
conduits parallèles. Le mélange se produit dans les appareils terminaux appelés boîte de mélange.
Le système à deux conduits comprend les équipements suivants :
- Une centrale de traitement d’air de type uni-zone,
- Un réseau de conduit d’air chaud distribuant l’air chaud à grande vitesse vers les boîtes de
mélange,
- Un réseau de conduit d’air froid qui distribue l’air froid,
- Des boîtes terminales de mélange raccordées au conduit d’air chaud et au conduit d’air
froid.

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Disposition des équipements d’une centrale à deux conduites

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Chapitre 3 - LES GRANDEURS CARACTERISTIQUES DE L’AIR
L’air atmosphérique est un facteur essentiel de notre environnement intérieur et extérieur. Il est
composé de gaz ; d’humidité ; de poussières et de bactéries.
Dans le domaine de la climatisation, on distingue l’air sec et l’air humide.

I - L’AIR SEC

L’air sec est l’air pur ne contenant aucune poussière ou bactérie et totalement dépourvu
d’humidité. Sa composition est la suivante :

- Azote (N2) 28 Kg : 79,09%


- Oxygène (O2) 32 Kg : 20,84%
- Gaz carbonique (CO2) : 44%
- Oxyde de carbone (CO) : 28 Kg
- Oxyde sulfureux (SO2) : 64 Kg 0,03% (variable)
- Anhydre sulfurique (SO3) : 80 Kg
- Argon (A)
- Xénon (Xe) des traces
- Krypton (Kr)
- Hélium (He)

1.1 Masse molaire de l’air sec

La masse molaire d’un gaz ou « kilo mole » est la masse d’un volume e 22,4 m3 de ce gaz
considéré à 0° C et la pression atmosphérique normale de 1,013 bar.
Ex : La masse molaire de l’oxygène est de Mo2= 32Kg

La composition volumique de l’air sec étant sensiblement constante, sa masse molaire est donc la
moyenne pondérée des masses molaires de ses principaux constituants.
78,09(𝑴𝑵𝟐 )+20,955(𝑴𝑶𝟐 )+0,93(𝑀𝐴 )+0,03(𝐌𝑪𝑶𝟐 )
Mair = = 28,96 ≈ 29Kg
100

1.2 Masse volumique de l’air sec

La masse volumique de l’air est la masse de l’unité de volume d’air sec à une température et à
une pression déterminée.
𝒎𝒂𝒔
𝝆𝒂𝒔 𝑽
𝒎
En appliquant à l’air sec l’équation caractéristique des gaz parfaits : 𝒑. 𝒗 𝑴 . 𝑹. 𝑻 on a :
𝒎𝒂𝒔 𝒎𝒂𝒔 𝑴.𝒑𝒂𝒔
𝒑𝒂𝒔. 𝒗 . 𝑹. 𝑻 d’où 𝝆𝒂𝒔 =
𝑴 𝒗 𝑹𝑻

Dans cette équation, on a :

26
- Pas : pression absolue de l’air sec en Pa
- V : Volume occupé par l’air sec sous pas
- mas : masse de l’air sec en Kg
- M : Masse molaire de l’air sec en Kg
- T : Température absolue de l’air sec en degré Kelvin
- R : Constante universelle des gaz parfaits : R=8320j/Kg°K
𝑝 𝐶
𝑎𝑠
En appliquant ces valeurs on a : 𝜌𝑎𝑠 = 287.𝑇 avec T=𝜃 0 + 273

1.3 Volume massique de l’air sec

Le volume massique de l’air sec (vas) est le volume occupé par l’unité de masse d’air sec. C’est
l’inverse de la masse volumique.
𝟏 𝒗 𝑻
𝝑𝒂𝒔 = 𝝆 = 𝒎 d’où 𝝑𝒂𝒔 = 𝟐𝟖𝟕 𝒑 [m3/Kg]
𝒂𝒔 𝒂𝒔 𝒂𝒔

Les notions de masse volumique et de volume massique sont très importantes en conditionnement
d’air.
1.4 Chaleur massique de l’air sec

La chaleur massique de l’air sec est la quantité de chaleur qu’il faut fournir à l’unité de masse
d’air sec pour élever sa température de 1°c. Elle est définie par la relation :
∆𝑯
𝑪𝒂𝒔 = 𝒎 [J/Kg°𝑪 ]
𝒂𝒔 .∆𝜽

Dans la gamme de température concernant notre étude, la chaleur massique de l’air sec varie
entre 1,003 à 1,017 KJ/Kg°𝐶 d’où on prend généralement Cas= 1KJ/Kg°𝐶 .
1.5 Enthalpie de l’air sec

L’enthalpie de l’air sec est la quantité de chaleur totale que contient lune masse mas d’air sec
lorsqu’elle est à une certaine température 𝜃.
𝑯𝒂𝒔 = 𝒎𝒂𝒔 . 𝑪. 𝜽 [𝑲𝑱]
En considérant qu’à 0°𝐶 Has=0, on définit l’enthalpie d’une masse d’air sec comme la quantité de
chaleur qu’il faut fournir à cette masse d’air sec pour élever sa température de 0°𝐶 à 𝜃°𝐶 .
1.6 Enthalpie massique de l’air sec

L’enthalpie massique de l’air est l’enthalpie de l’unité de masse d’air sec


𝐻 𝑚𝑎𝑠 .𝐶.𝜃
ℎ𝑎𝑠 = 𝑚𝑎𝑠 ; en remplaçant Has par sa valeur, on a ℎ𝑎𝑠 =
𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑠

D’où 𝒉𝒂𝒔 = 𝑪. 𝜽 [𝑲𝑱/𝑲𝒈]

27
II - L’AIR HUMIDE

L’air humide est un mélange d’air sec et d’humidité. L’humidité de l’air se représente sous forme
de :
- Vapeur d’eau,
- De gouttelettes d’eau en suspension dans l’air, (brume, brouillard)
- De particules de glace (givre ou neige)
2.1 Pression partielle de vapeur d’eau

L’air humide peut être considéré en première approximation comme gaz parfait. On a donc :
𝐏 = 𝒑𝒂𝒔 + 𝒑𝒗 Avec :
P : Pression absolue de l’air humide
𝑝𝑎𝑠 : Pression partielle de l’air sec
Pv : pression partielle de vapeur d’eau
En appliquant à la vapeur d’eau la loi des gaz parfaits, on a :
𝒎𝒗
𝒑𝒗. 𝑽 = 𝑴 . 𝑹. 𝑻=463. 𝒎𝒗 . 𝑻
𝑯𝟐𝑶

𝟒𝟔𝟐.𝒎𝒗
Soit 𝒑𝒗 = .𝑻
𝑽

Avec :
- pv : Pression partielle de vapeur d’eau,
- mv : masse de vapeur d’eau dans l’air humide,
- V : volume occupé par l’air humide en particulier par la vapeur d’eau,
- T : température absolue de l’air humide
La pression partielle de vapeur pv dépend essentiellement de la quantité de vapeur d’eau contenue
dans un volume d’air humide et de la température de cet air.
A une température donnée et constante, si l’on augmente la quantité d’humidité de l’air, la pression
partielle de vapeur d’eau croit jusqu’à une valeur maximale pvs appelé pression partielle de vapeur
saturante. Pour cette valeur, l’air humide est dit saturé c’est-à-dire qu’il n’est plus possible à cette
température de vaporiser une quantité d’eau supplémentaire. Toute addition d’eau ou de vapeur
conduit à une condensation instantanée et au dépôt sous forme liquide de cette eau ajoutée. On dit
que l’eau et la vapeur d’eau sont en équilibre.
A chaque température de l’air humide, correspond une pression de vapeur saturante bien
déterminée, comme l’indique le tableau ci-après :

28
2.2 Masse volumique et volume massique de la vapeur d’eau

𝑚𝑣 462.𝑚𝑣 𝒗 𝒑
𝜌𝑣 or 𝑝𝑣 = . 𝑇 d’où 𝝆𝒗 = 𝟒𝟔𝟐.𝑻
𝑉 𝑉

- pv : Pression partielle de vapeur d’eau d’air humide


- T : température absolue de l’air humide
A partir de la masse volumique, on calcule le volume massique de la vapeur d’eau par la
relation :
𝟏 𝟒𝟔𝟐.𝑻
𝑽𝒗 = 𝝆 = [m3/Kg]
𝒗 𝒑𝒗

2.3 Teneur en humidité ou humidité spécifique

La quantité d’humidité contenue dans l’air sous forme de vapeur ou éventuellement de l’eau et de
glace en suspension peut varier. Pour la caractériser, on l’associe à l’unité de masse d’air sec. On
l’exprime en Kilogramme d’humidité par kilogramme d’air sec contenu dans un certain volume
d’air humide.
𝒎
𝒓 = 𝒎𝒉
𝒂𝒔

- 𝑚ℎ : masse totale d’humidité


- 𝑚𝑎𝑠 : masse d’air sec.
Cette grandeur peut varier de zéro (air sec) jusqu’à une valeur maximale obtenue lorsque l’air
humide est saturé.

29
Pour calculer la teneur en humidité à saturation, on exprime r en fonction de la pression partielle
de vapeur d’eau :
462.𝑚𝑣 𝑣
On sait que 𝑚ℎ = 𝑚𝑣 or 𝑝𝑣 = → 𝑚𝑣 = 462 . 𝑝𝑣
𝑉
𝑚𝑎𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝒗 𝒎 𝒑
D’autre parts 𝜌𝑎𝑠 = 287.𝑇 d’où 𝒎𝒂𝒔 = 𝟐𝟖𝟕.𝑻 𝒑𝒂𝒔 𝒆𝒕 𝒓 = 𝒎 𝒗 = 𝟎, 𝟔𝟐𝟐 𝒑 𝒗
𝑣 𝒂𝒔 𝒂𝒔

𝒑
P = 𝑝𝑎𝑠 + 𝑝𝑣 donc 𝒓 = 𝟎, 𝟔𝟐𝟐. 𝒑−𝒑𝒗 [𝐾𝑔/𝐾𝑔𝑎𝑠 ]
𝒗

𝒑𝒗𝒔
A la saturation, 𝑝𝑣 = 𝑝𝑣𝑠 d’où 𝒓𝒔 = 𝟎, 𝟔𝟐𝟐. 𝒑−𝒑
𝒗𝒔

2.4 Degré hygrométrique ou humidité relative

Le degré hygrométrique est le rapport de la pression partielle de vapeur de l’air humide (à la


température considérée) à la pression partielle de vapeur saturante (à la même température)
𝑝 ,𝜃 𝑝 ,𝜃
𝜑 = 𝑝 𝑣 ,𝜃 si on exprime 𝜑 en pourcentage, on a 𝜑 = 100. 𝑝 𝑣 ,𝜃
𝑣𝑠 𝑣𝑠

- 𝜑 est compris entre 0 et 100%. Si 𝜑=0, l’air est absolument sec. Si 𝜑=100%, l’air est
saturé.
- Plus le degré hygrométrique est élevé, plus la pression partielle de vapeur de l’air humide
est proche de la pression partielle de la vapeur saturante
- Connaissant la pression, on peut en déduire la teneur en humidité/
𝜑
𝒑𝒗 𝑝
100 𝑣
𝑝𝑣 = 𝜑. 𝑝𝑣𝑠 et 𝒓 = 𝟎, 𝟔𝟐𝟐. 𝒑−𝒑 ⇒ 𝑟 = 0,622 𝜑
𝒗 𝑝− 𝑝𝑣
100
𝒗 𝝋.𝒑
D’où 𝒓 = 𝟎, 𝟔𝟐𝟐 𝟏𝟎𝟎.𝒑−𝝋𝒑 [𝐾𝑔/𝐾𝑔𝑎𝑠 ]
𝒗

2.5 Masse volumique de l’air humide

La masse volumique de l’air humide est la masse d’air sec et d’humidité par unité de volume
d’air humide.
𝑚𝑎𝑠 +𝑚𝑣 𝑚𝑎𝑠 𝑚𝑣 𝑎𝑠 𝑝
𝜁 = + = 𝜁𝑎𝑠 + 𝜁𝑣 𝑜𝑟 𝜁𝑎𝑠 = 462.𝑇 D’où
𝑣 𝑣 𝑣
𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑣 𝑝 − 𝑝𝑣 𝑝𝑣
𝜁 + 𝑜𝑟 𝑝𝑎𝑠 = 𝑝 − 𝑝𝑣 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝜁 = +
287. 𝑇 462. 𝑇 287. 𝑇 462. 𝑇
𝒑 𝒑𝒗
Donc 𝜻 = 𝟐𝟖𝟕.𝑻 − 𝟏, 𝟑𝟐. 𝟏𝟎−𝟑 . [Kg/m3]
𝑻

Cette relation montre que plus l’air est humide (pv élevé), plus sa masse volumique diminue.

30
2.6 Volume spécifique de l’air humide

Le volume spécifique de l’air humides est le volume d’air humide qui contient l’unité de masse
d’air sec. Par définition on a :
𝑣 𝑚𝑎𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑎𝑠 𝑣.𝑝
𝜗𝑎𝑠 = 𝑚 or on sait que 𝜁𝑎𝑠 = = 287.𝑇 ⟹ 𝑚𝑎𝑠 = 287.𝑇 d’où
𝑎𝑠 𝑣

287.𝑇
287.𝑇 287.𝑇 𝑟.𝑝 𝑟.𝑝 𝑇
𝜗𝑎𝑠 = = or 𝑝𝑣 =0,622+𝑟 d’où 𝜗 = 𝑟.𝑝 = 462 𝑝 (0,622 + 𝑟)
𝑝𝑎𝑠 𝑝−𝑝𝑣 𝑝−
0,622+𝑟

𝑻
On obtient donc 𝝑 = 𝟒𝟔𝟐(𝟎, 𝟔𝟐𝟐 + 𝒓). 𝒑 [m3/K𝒈𝒂𝒔 ]

2.7 Enthalpie de l’air humide

L’enthalpie d’une quantité d’air humide est égale à la somme des enthalpies de l’air sec et de la
vapeur d’eau qu’elle contient : H=Has+HV
Soit une quantité, d’air humide contenant 𝑚𝑎𝑠 d’air et 𝑚𝑣 de vapeur d’eau à la température 𝜃, on
peut écrire :
𝒎𝒗
𝐇 = 𝒎𝒂𝒔 . 𝒉𝒂𝒔 + 𝒎𝒗 . 𝒉𝒗 = 𝒎𝒂𝒔 [ 𝒉𝒂𝒔 . 𝒉 ] = 𝒎𝒂𝒔[𝒉𝒂𝒔+𝒓𝒉𝒗 ]
𝒎𝒂𝒔 𝒗
Selon RAMZINE ℎ𝑣 =2490+1,096. 𝜃 or 𝒉𝒂𝒔 = 𝜃 d’où
𝐇 = 𝒎𝒂𝒔 [𝜽 + 𝒓(𝟐𝟒𝟗𝟎 + 𝟏, 𝟗𝟔𝜽)]
2.8 Enthalpie spécifique

L’enthalpie spécifique est l’enthalpie d’une quantité d’air humide qui contient l’unité de masse
𝐻
d’air sec. ℎ = 𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 ℎ = 𝜃 + 𝑟(2490 + 1,96𝜃)
𝑎𝑠

III - LE DIAGRAMME D’AIR HUMIDE

Les grandeurs caractéristiques de l’air humide sont liées entre elles par des relations plus ou moins
complexes de sorte que les problèmes sur l’air humide deviennent rapidement compliqués ou
insolubles.
Pour pallier à ces difficultés, les ingénieurs du conditionnement d’air ont mis au point un
diagramme dénommé « diagramme de l’air humide » dont la parfaite connaissance permet
avantageusement de suppléer à l’oubli des relations existantes entre les diverses caractéristiques de
l’air humide.

31
2.9 Tracé du diagramme de l’air humide

Le diagramme de l’air humide est un diagramme qui admet deux axes de coordonnées obliques
dont l’angle a été choisi de façon à utiliser à peu près complètement le cadre rectangulaire dans
lequel il s’inscrit.
En abscisse, nous avons l’échelle des températures en degré Celsius dont les valeurs sont
croissantes de gauche vers la droite.
En ordonnées les teneurs en humidité spécifique exprimées en Kg/Kgas
Ainsi, tout point M du diagramme représente un air dont la température et la teneur en humidité
ont des valeurs bien déterminées.

2.9.1 Constitution du diagramme

Le diagramme de l’air humide est constitué d’une superposition de différentes courbes et lignes
représentant les différentes grandeurs. On a :
- Les courbes d’égal degré hygrométrique,
- Les courbes d’égal enthalpie (les isenthalpes)
- Les droites d’égal volume spécifique
2.9.2 Les points et courbes spécifiques

a) Courbe de saturation
On sait que à chaque température, correspond une pression de vapeur saturante pvs et donc une
teneur en humidité rs. L’ensemble des valeurs rs définit une courbe passant par tous les points ou
l’air est saturé. Cette courbe est appelée courbe de saturation. C’est la courbe de degré
hygrométrique 𝜑 = 100%. Elle partage le diagramme en deux régions : la région de l’air humide
saturé au-dessus de la courbe et celle de l’air humide non saturé au-dessous.

32
b) Point de rosée ou température de rosée
Considérons un point A représentatif de l’état d’un air humide non saturé et caractérisé par une
température 𝜃 et une teneur en humidité r. Refroidissons progressivement cet air à humidité
spécifique constante. Au début, seule la température diminue, la teneur en humidité restant
constante. L’évolution se produit suivant une droite horizontale qui à une certaine température
rencontre la courbe de saturation. Cette température est la température de rosée.
C’est la température à laquelle l’air humide que l’on refroidit lentement arrive à saturation.
Si la température est réduite au-dessous du point de rosée, l’évolution de l’air humide saturé suit la
courbe de saturation. Sa teneur en humidité diminue. Il y a par conséquent condensation e vapeur
d’eau.

2.10 Mélange d’airs de caractéristiques différentes

Considérons deux quantités d’airs humide dont les masses d’air sec sont respectivement mas 1 et
mas 2 et caractérisés par les grandeurs suivantes (h1 ; r1) et (h2 ; r2). Mélangeons ces deux quantités
d’airs et calculons les caractéristiques du mélange obtenu.
a) Enthalpie du mélange
L’enthalpie du mélange est la somme des enthalpies apportées par chaque air. On peut donc
écrire :
𝒎𝒂𝒔𝟏 .𝒉𝟏 +𝒎𝒂𝒔𝟐 .𝒉𝟐
ℎ𝑚 = (𝑚𝑎𝑠1 + 𝑚𝑎𝑠2 ) = 𝑚𝑎𝑠1 . ℎ1 + 𝑚𝑎𝑠2 . ℎ2 d’où 𝒉𝒎 = 𝒎𝒂𝒔𝟏 +𝒎𝒂𝒔𝟐

b) La masse d’humidité du mélange


Elle est la somme des masses d’humidité apporté par chaque air. On a :
𝒎𝒂𝒔𝟏 .𝒓𝟏 +𝒎𝒂𝒔𝟐 .𝒓𝟐
𝑟𝑚 = (𝑚𝑎𝑠1 + 𝑚𝑎𝑠2 ) = 𝑚𝑎𝑠1 . 𝑟1 + 𝑚𝑎𝑠2 . 𝑟2 d’où 𝒓𝒎 = 𝒎𝒂𝒔𝟏 +𝒎𝒂𝒔𝟐

33
34
Chapitre 4 - CALCUL DES CARACTERISTIQUES D’UN SYSTEME DE
CLIMATISATION
Un système de climatisation regroupe l’ensemble des appareils dont la fonction essentielle est de
préparer l’air à distribuer dans les locaux en fonction des charges.
Pour déterminer et choisir ces appareils, il convient de connaître au préalable :
- Le débit de soufflage,
- Le débit d’air neuf,
- Et le débit d’air recyclé.
Ces données constituent les caractéristiques de base d’un système de climatisation.
I- CALCUL DU DEBIT DE SOUFFLAGE

Pour calculer le débit de soufflage d’un système de climatisation, il faut connaître le débit de
soufflage de chaque local à climatiser à partir du système. Pour ce faire, on fait pour chaque local
un bilan.

1.1- Bilan d’un local

Faire le bilan d’un local dans le but d’y maintenir une température et un degré hygrométrique
donné, c’est écrire :
- D’une part que l’enthalpie apporté au local (par l’air soufflé et les apport calorifiques
intérieurs) est égale à l’enthalpie perdu par ce local (par l’air extrait, repris),
- D’autre part que l’humidité apporté par l’air soufflé est égale à l’humidité perdue sous
forme de condensation ou autre,
- Et que le débit massique d’air sec soufflé est égal au débit massique d’air sec extrait.

1.1.1- Bilan enthalpique

Désignons par H1 l’enthalpie apportée au local et par H2 l’enthalpie perdu. On a :


• H1 = h1  qmas+H0
H0 : dégagement global intérieure de chaleur en watt
h1 : enthalpie spécifique de l’air soufflé
qmas : débit massique d’air sec soufflé gas/s

• H2 = h2  qmas
h2 : enthalpie spécifique de l’air sec extrait
qmas : débit massique d’air sec soufflé kgas/s

• H1 = H2 donc h1  qmas+H0 = h2  qmas d’où


𝐻0
qmas = ℎ
2 −ℎ1

35
1.1.2- Bilan d’humidité

En désignant par : mh1 l’humidité apporté au local et par mh2 l’humidité perdu, on a :
• mh1 = r1  qmas + M0
r1 : teneur en humidité de l’air soufflé
M0 : dégagement intérieur d’humidité
qmas : débit massique d’air sec soufflé kgas/s

• mh2 = r2  qmas
r2 : teneur en humidité de l’air extrait
qmas : débit massique d’air sec extrait en kgas/s

• mh1 = mh2 donc : r1  qmas + M0 = r2  qmas d’où :

𝑀0
qmas = 𝑟
2 −𝑟1

1.1.3- Récapitulatif
𝐻0 𝑀0
De ces deux bilans, on a : qmas = ℎ =𝑟
2 −ℎ1 2 −𝑟1

Or, h = +r(2490+1,96  ) donc h2 – h1 = 2-1+2490(r2-r1)+1.96(2r2-1r1)


En climatisation, r étant très souvent compris entre 0 et 0,01 et les rapports d’humidité étant souvent
négligeable, on considère que h2-h1  2-1 et donc :

2-1 est appelé écart de soufflage


𝐻0
qmas = 
2 −1

Pour des systèmes de climatisation à bouche de soufflage à ailettes ou à grille, il est recommandé
d’adopter des écarts de soufflages compris entre 8 et 15° C.
Pour des systèmes de climatisation à bouche de soufflage induction, il est recommandé d’adopter
des écarts de soufflage compris entre 10 et 20° C.

II- DEBITS D’AIR NEUF ET D’AIR RECYCLE

2.1- Air neuf

On appelle air neuf, de l’air extérieur filtré puis introduit dans l’installation. Son rôle est de
maintenir constante la teneur en oxygène de l’air des locaux climatisés, de limiter la concentration
de gaz carbonique rejeté par la respiration et de limiter les odeurs corporelles et les fumées. La
norme fixe le débit minimal d’air neuf en m3/h/pers. en fonction du type de local comme l’indique
le tableau de la page suivante.

36
Pour des raisons d’économie, on limite le débit d’air neuf au débit minimal exigé par les impératifs
de la ventilation. Pour caractériser le débit total d’air neuf, on le compare au débit d’air à souffler
en définissant le taux d’introduction d’air neuf :
𝑞𝑎𝑛
Tan = 𝑞𝑎𝑠 qan : débit massique d’air neuf
qas : débit massique d’air soufflé
2.2- Air recyclé

L’air recyclé est la partie de l’air repris qui est mélangée à l’air neuf.
D’après le bilan massique des différents types d’air d’une installation de climatisation, on a :
qan + qrc = qas
qan : débit massique d’air neuf
qrc : débit massique d’air recyclé
qas : débit massique d’air soufflé

37
Chapitre n°5 - DISTRIBUTION DE L’AIR DANS LES INSTALLATIONS DE
CLIMATISATION : DETERMINATION DES CONDUITES
GENERALITES
Les conduites d’air ont pour rôle essentiel de transporter les différents types d’air dans les
installations de climatisation. Elles peuvent être classées en 3 catégories :
- Les conduites de distribution, qui transportent l’air traité depuis la centrale de traitement
jusqu’aux locaux à climatiser,
- Les conduites de reprise qui extraient l’air des locaux climatisés,
- Et les conduites de recyclage, qui transportent l’air extrait des locaux vers la centrale de
traitement.
En fonction du matériau qui les constitue et selon leur mode de fabrication, les conduites d’air sont
de deux sections :
- Les conduites à section circulaire caractérisées par un diamètre D et une épaisseur e,
- Les conduites à section carré ou rectangulaire caractérisées par une hauteur b, une largeur
a et une épaisseur e.

Déterminer un réseau de conduite d’air, c’est :


• De calculer les dimensions caractéristiques (diamètre ou section) de toutes les conduites
qui constituent ce réseau en fonction du débit volumique qu’ils transportent,
• De calculer la résistance maximale de ses différents circuits (perte de charge totale) de façon
à choisir le type de ventilation nécessaire à l’écoulement continue de l’air.

38
I- CALCUL DES DIMENSIONS DES CONSUITES

Les dimensions d’une conduite d’air se déterminent lorsqu’on connaît :


- Le débit volumique (qv) du tronçon envisagé exprimé en m3/s ou en m3/h,
- La vitesse admissible (w) dans le tronçon.
A partir de ces deux paramètres, on a :
𝑞𝑣
w= A désigne la section de la conduite en m3
𝐴

Les vitesses admissibles dans les différentes conduites sont fixées par des considérations
économiques qui dépendent :
- De la nature de l’installation de la climatisation (climatisation de confort ou climatisation
industrielle),
- De la position de circuit (circuit dans les locaux, circuit en gaine technique ou dans la
centrale de traitement d’air).
D’une façon générale, il est reconnu que des grandes vitesses entraînent des consolations élevées
d’énergie électrique alors que des faibles vitesses conduisent à des conduites de grandes
dimensions.
Le tableau suivant donne les vitesses moyennes optimales recommandées.

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II- CALCUL DES PERTES DE CHARGE

Le calcul des pertes de charges permet de déterminer le type de ventilateur qu’il faut pour
l’installation.
Les pertes de charges sont classées en deux catégories :
- Les pertes de charge dites reparties liées aux tronçons de conduite droite dont le diamètre
ou la section est constante
- Les pertes de charge dites singulières relatives aux tronçons de conduite conique
(élargissement ou rétrécissement de section) aux coudes, aux branchements, aux divers
appareils installés sur la conduite comme les clapets, les filtres, les bouches de soufflages,
etc.

2.1- Expression des pertes de charges réparties

La perte de charge répartie est calculée par :


l = j.l
l : pertes de charges linéaire,
j : perte de charge unitaire en Pa/m
l : longueur du tronçon
Des tableaux donnent les valeurs de j en fonction de la nature du tuyau et du diamètre ou du
diamètre équivalent de la conduite.

2.2- Expression de pertes de charges singulières

L’expérience montre que les pertes de charges singulières sont proportionnelles à la pression
dynamique de l’air.
𝑤2
s =  .Pd =  . 2
.

 : coefficient de perte de charge singulière,


Pd : pression dynamique moyenne de l’air dans la section de la singularité,
 : masse volumique de l’air,
W : vitesse moyenne de l’air
De façon pratique, des tableaux donnent chaque type de singularité la perte de charge à considérer.

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