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UNIVERSITÉ SANTIAGO DE CALI

FACULTÉ D’ÉDUCATION
LICENCE EN LANGUES ÉTRANGÈRES ANGLAIS-FRANÇAIS

Cours : Linguistique Générale


Professeur : Cindy CONDE

LA LINGUISTIQUE : DÉFINITION ET OBJET


OBJECTIF : Identifier quelques définitions au sujet de la linguistique générale et les synthétiser sous forme de carte mentale.

1. Par groupes -cinq (5) personnes max.-, construire une définition complète et pertinente du concept «  La linguistique » à
travers la synthétisation de diverses définitions sous forme de carte mentale.

2. Votre carte doit alors avoir les critères suivants :


a. Elle doit être réalisée à la main.
b. Elle doit respecter les paramètres globaux pour sa réalisation
(voir Lecture : Réaliser une carte mentale : comment faire ?)
c. Elle doit être originale et créative.

Définition Nº 1
La linguistique est définie comme l’étude scientifique du langage et des langues naturelles telles que les paroles des sujets
parlants (locuteurs) les réalisent. Elle n’a pas pour but d’édicter des normes ou d’enseigner des règles mais d’expliquer la
structure, l’évolution, et le fonctionnement des langues. » (Essono, 1998 : 5)
D’après une vision méthodologique, la linguistique, en tant que science, traite d’un objet spécifique (dans ce cas, les langues
naturelles). Elle est donc chargée d’élaborer des théories et de préciser ses méthodes d’analyse et de description (Essono,
1998 : 5).
C’est une science empirique car elle est fondée sur l’observation des faits de langue et car les données sur lesquelles elle
travaille peuvent être saisies par le sens : au niveau de la parole (ce que l’on comprend), au niveau de l’écriture (ce que l’on
lit), au niveau gestuel et phonétique -organes vocaux- (ce que l’on observe à l’aide des appareils). Elle est aussi théorique car
elle est censée expliquer les faits à travers d’une théorie qu’elle définit elle-même (Essono, 1998 : 7).

Définition Nº 2
Depuis le XIXe siècle, la linguistique propose un cadre de réflexion non seulement formel mais objectif  : la description des
langues naturelles parlées sur l’ensemble terrestre. Elle se détache alors des considérations subjectives de l’homme en ce qui
concerne les langues et le langage (Mebiame-Akono, 2009 : 23).
L’objet de cette science est de s’intéresser à la langue échangée par des locuteurs dans un environnement socioculturel
spécifique (Mebiame-Akono, 2009 : 40).
C’est ainsi que le linguiste, en tant que chercheur, s’intéresse aux phénomènes liés à l’usage d’une langue dans une société. Sa
démarche est descriptive et non prescriptive : son intérêt consiste, d’abord, à noter objectivement des faits linguistiques,
ensuite, à les expliquer et, en définitive, en proposer des règles de fonctionnement (Mebiame-Akono, 2009 : 39).
Définition Nº 3
La matière, dont la linguistique fonde ses analyses, se constitue, d’une part, des manifestations du langage humain (des
peuples sauvages ou des nations civilisées, des époques archaïques, classiques ou de décadence) en tenant en compte, dans
chaque période non seulement du langage correct ou du « beau langage » mais de toutes les formes d’expression. Toutefois,
le linguiste devra tenir compte des textes écrits lorsque le langage est susceptible à s’échapper à l’observation (Saussure,
1916 : 20).
La tâche de la linguistique sera :
a. de faire la description et l’histoire de toutes les langues qu’elle pourra atteindre, ce qui revient à faire l’histoire des
familles de langues et à reconstituer dans la mesure du possible les langues mères de chaque famille ;
b. de chercher les forces qui sont en jeu d’une manière permanente et universelle dans toutes les langues, et de dégager
les lois générales auxquelles on peut ramener tous les phénomènes particuliers de l’histoire ;
c. de se délimiter et de se définir elle-même (Saussure, 1916 : 20).

Définitions Nº 4, 5 et 6
Selon Samir Bajric la linguistique, c’est une science scientifique qui garantit une correspondance mentale entre le code
linguistique et le code cognitif, en facilitant les facultés cognitives du sujet parlant. Cet auteur opte pour dire que la
linguistique doit se concevoir en tant que linguistique-didactique qui est le lien entre le langage et l’appropriation des langues.

Selon le linguiste français Antoine Culioli (1992), la linguistique a pour objet « le langage appréhendé à travers les langues
naturelles » ; ce qui veut dire que le langage n’est pas la langue et qu’il y a des langues qui ne sont pas naturelles : il y a
également des langues artificielles. Le langage naturel se distingue donc du monde naturel - même s’il est le langage du monde
-, du langage formel et des langues naturelles ; il est le propre de l’homme.

Selon Phillipe Monneret (2003), la linguistique cherche à comprendre le fonctionnement d’une langue et les processus du
langage.

BIBLIOGRAPHIE

Bajrić, S., Linguistique, cognition et didactique. Principes et exercices de linguistique-didactique. Paris. Presses de l’université Paris-Sorbonne.
Culioli. A., (1992), Ouvertures et incidences, Paris, Ophrys, coll. « HDL ».
Essono, J-M., (1998), Précis De Linguistique Générale, Paris, Éditions L’Harmattan
Mebiame-Akono, P., (2009), De la Linguistique aux Sciences du Langage : - Évolution théorique d’une discipline, Paris, Éditions L’Harmattan
Monneret, P., (2003), Notions de neurolinguistique théorique, Dijon, Editions Universitaire de Dijon, coll. Langages, Compte rendu dans L’information
grammaticale, janvier 2004, n° 100, p. 58
Saussure, F., (1916), Cours de linguistique générale, Paris, Éditions Payot