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COMPTABILITE NATIONALE

Cours et exercices
Licence 1 - Sciences Economiques et de Gestion

Par
Pr KOUAKOU Auguste K.
et
Pr KOUAKOU K. Clément

Version 3.0
2015
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1. Objectif du cours

L‟objectif de ce cours est de permettre aux étudiants de connaître et de comprendre les


informations économiques d‟un pays. De façon spécifique, il s‟agit de :
- Connaître l‟origine et l‟intérêt de la comptabilité nationale
- Connaître les acteurs économiques appelés secteurs institutionnels et leur principale
fonction dans l‟économie nationale
- Maîtriser les différentes opérations effectuées par ces agents
- Pouvoir établir et interpréter les comptes d‟opération et de secteurs institutionnels
- Savoir lire et exploiter les trois tableaux (TES, TOF, TEE) issus de l‟élaboration des
comptes de la nation
- Connaître les principaux agrégats (PIB, PNB, etc.) de l‟économie nationale et les
instruments de leur mesure

2. Contenu
Le cours aborde les principaux thèmes suivants :
- Les différentes définitions et utilisation de la comptabilité nationale
- Les différents secteurs institutionnels
- La nomenclature de différentes opérations économiques
- Les comptes d‟opérations et de secteurs institutionnels
- Le TES, le TEE et le TOF
- Les agrégats et les indices.
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Plan du cours

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................... 12
INTRODUCTION............................................................................................... 13
1- Les objets de la comptabilité nationale.................................................................................................................13
2- Finalités de la comptabilité nationale ...................................................................................................................14
3- Limites de la Comptabilité nationale .....................................................................................................................14
Chapitre 1- Présentation de la comptabilité nationale ...................................................................................... 17
I- Définition de la Comptabilité nationale ....................................................................................................... 18
A- Représentation simplifiée de l’économie ...................................................................................................................18
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

B- Représentation chiffrée de l’économie ......................................................................................................................19


II- Le circuit économique ..................................................................................................................................... 21
III- Conventions fondamentales de la Comptabilité nationale ..................................................................... 24
A- Convention de temps......................................................................................................................................................24
B- La convention d’espace ..................................................................................................................................................24
C- Une comptabilité de flux ...............................................................................................................................................25
D- Comptabilité monétaire ................................................................................................................................................26
IV- Evolution de la comptabilité Nationale ...................................................................................................... 26
A- Les précurseurs ...............................................................................................................................................................26
B- La naissance de la comptabilité nationale .................................................................................................................27
C- La normalisation internationale ...................................................................................................................................30
D- Historique des comptes nationaux de la Côte d’Ivoire ............................................................................................31
V- Utilisation de la comptabilité nationale ..................................................................................................... 33
A- Instrument de synthèse statistique .............................................................................................................................33

Table des matières 7


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B- Instrument d’informations sur le passée et le présent ............................................................................................33


C- Instrument de prévision économique ..........................................................................................................................34
Chapitre 2- Nomenclature des secteurs institutionnels ...................................................................................... 36
I- Présentation générale ...................................................................................................................................... 37
II- Les sociétés non financières........................................................................................................................... 38
A- Les sociétés privées ........................................................................................................................................................38
B- Les sociétés publiques ....................................................................................................................................................38
III- Les Sociétés financières ................................................................................................................................. 39
A- Les institutions financières ...........................................................................................................................................39
B- Les sociétés d’assurance et fonds de pension ............................................................................................................40
IV- Les administrations publiques ...................................................................................................................... 41
V- Les ménages ...................................................................................................................................................... 42
VI- Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ...................................................... 43
VII- Le reste du monde ......................................................................................................................................... 43
Chapitre 3- Nomenclature des opérations économiques .................................................................................... 47
I- Opérations sur biens et services..................................................................................................................... 48
A- Ressources en biens et services ....................................................................................................................................48
1- Production et produit ................................................................................................................................................48
2- Evolution du contenu du concept de «production» ..............................................................................................49
3- Production marchande et non marchande .............................................................................................................52
4- Importations ................................................................................................................................................................54
B- Emplois en biens et services .........................................................................................................................................54
1- Consommation.............................................................................................................................................................54
2- Formation brute de capital fixe (FBCF) .................................................................................................................55
3- Variation des stocks ...................................................................................................................................................56
4- Exportations ................................................................................................................................................................56
II- Opérations de répartition .............................................................................................................................. 57

Table des matières 8


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A- La rémunération des salariés (RP) ...............................................................................................................................57


B- Revenus de la propriété et de l’entreprise (RP) .......................................................................................................58
C- Impôts liés à la production et à l’importation ..........................................................................................................59
D- Subventions d’exportation et à l’importation ...........................................................................................................60
E- Opérations d’assurance-dommages ..............................................................................................................................60
F- Transferts courants sans contreparties, non dénommés ailleurs ...........................................................................60
III- Opérations financières ................................................................................................................................... 62
A- Or monétaire et droits de tirage spéciaux (DTS) ......................................................................................................63
B- Le numéraire (monnaie) et les dépôts ........................................................................................................................63
C- Les titres autres que les actions ..................................................................................................................................64
D- Les crédits ........................................................................................................................................................................64
E- Les actions et autres titres de participation .............................................................................................................64
F- Les réserves techniques d’assurance ...........................................................................................................................65
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Chapitre 4- Comptes d‟opération et de secteurs institutionnels ...................................................................... 70


I- Principe des comptes écrans ........................................................................................................................... 71
II- Compte des secteurs institutionnels résidents ........................................................................................... 74
A- Principes d’enregistrement ...........................................................................................................................................74
B- Les comptes des opérations courantes ........................................................................................................................76
1- Le compte de production ..........................................................................................................................................77
2- Le compte d’exploitation..........................................................................................................................................78
3- Le compte d’affectation de revenu primaire ........................................................................................................79
4- Le compte de distribution du revenu secondaire .................................................................................................80
5- Le compte d’utilisation du revenu ..........................................................................................................................80
C- Les comptes d’accumulation .........................................................................................................................................81
1- Le compte de capital .................................................................................................................................................82
2- Le compte financier ...................................................................................................................................................83
3- Les comptes de patrimoine.......................................................................................................................................85

Table des matières 9


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a- Le champ du patrimoine .....................................................................................................................................85


b- Les actifs économiques .......................................................................................................................................86
c- Le Patrimoine et la valeur nette.......................................................................................................................87
D- Compte non financier du reste du monde ..................................................................................................................90
Chapitre 5- Le tableau d‟entrées-sorties (TES) .................................................................................................. 101
I- Description du TES .......................................................................................................................................... 102
A- Notion de branches .......................................................................................................................................................102
B- Equilibre des ressources et des emplois de produits dans le TES.........................................................................103
II- Structure du TES ............................................................................................................................................ 103
A- Le tableau des entrées intermédiaires (TEI)............................................................................................................104
B- Tableau des comptes de production et d’exploitation ..........................................................................................104
C- Le tableau des transferts ou tableau de passage de la production effective à la production distribuée. ...105
D- Le tableau des ressources en produits (TRP) ...........................................................................................................106
E- Le tableau des emplois finals .....................................................................................................................................106
F- Tableau de calcul du Produit Intérieur Brut (PIB) ...................................................................................................107
III- Utilisation du TES ......................................................................................................................................... 107
A- Instrument de description du système productif ....................................................................................................107
B- Instrument de prévision macroéconomique .............................................................................................................108
C- Hypothèses du TES simplifié. ......................................................................................................................................108
Chapitre 6- Le tableau économique d‟ensemble et le tableau des opérations financières ....................... 112
I- Le Tableau Economique d’Ensemble (TEE) ................................................................................................. 113
II- Le Tableau des Opérations Financières (TOF) .......................................................................................... 115
1- Présentation du TOFE UEMOA ................................................................................................................................115
2- Champ couvert par le TOFE UEMOA ......................................................................................................................116
2.1- Champ couvert ................................................................................................................................................116
2.2- Périodicité et Source des données : ..........................................................................................................117
2.3- Modes d’enregistrement des données et consolidation : ....................................................................117

Table des matières 10


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3- Classifications des opérations ................................................................................................................................119


3.1- Recettes et dons .............................................................................................................................................119
3.2- Dépenses et Prêts moins recouvrements ..................................................................................................122
3.3- Opérations exceptionnelles .........................................................................................................................124
3.4- Ajustements sur base caisse ........................................................................................................................125
3.5- Financement ....................................................................................................................................................126
4- Définition des soldes ................................................................................................................................................129
Chapitre 7- Les agrégats et les indices ................................................................................................................ 133
I- Les agrégats ..................................................................................................................................................... 134
1- Le produit intérieur brut aux prix du marché.....................................................................................................134
2- Le revenu National Brut (RNB) ...............................................................................................................................136
3- Le revenu national disponible brut (RNDB) .........................................................................................................136
4- Dépense intérieure brute ........................................................................................................................................137
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II- Les ratios ......................................................................................................................................................... 137


ANNEXES TOFE .............................................................................................. 140
EXERCICES ................................................................................................... 164

Table des matières 11


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Bibliographie

- Archambault Edith (1997), Comptabilité nationale, 8ème éditions, Economica.


- Briand J.-P, Dubois P., Dupuis J.-M. (1992) : Comptabilité nationale, exercice corrigés
avec rappels de cours, DUNOD.
- Deschamps C., Page M.C (1992) : Comptabilité nationale, DUNOD
- LABARONNE Daniel, Comptabilité nationale, Seuil, coll. Points-Economie, 2001
- PIRIOU Jean-Paul (2008), La comptabilité nationale, La Découverte, coll. Repères.
- VANOLI André (2002), Une histoire de la comptabilité nationale, La Découverte, coll.
Repères.

Bibliographie 12
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Introduction

Dans ce qui suit, nous présenterons les objets de la Comptabilité Nationale, ses finalités et
exposerons quelques limites qu‟il convient de noter dans la construction des comptes nationaux.

1- Les objets de la comptabilité nationale


La comptabilité nationale est une technique de synthèse statistique dont l'objet est de fournir
une représentation quantifiée et simplifiée de l'économie d'un pays. Description globale, elle
vise à présenter l'ensemble des phénomènes économiques dans un cadre comptable cohérent.
C'est la cohérence du cadre comptable et la cohérence des chiffres présentés qui font de la
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comptabilité nationale un outil utile pour l'analyse macro-économique.


Mais construire un schéma descriptif, c'est toujours simplifier la réalité. Dans cette démarche, le
comptable doit tenir compte de trois éléments :
- des théories économiques qui le guident dans la construction du modèle ;
- des instruments d'observation utilisables, des sources statistiques ;
- des besoins des utilisateurs et, en premier lieu, de ceux des pouvoirs publics.

La volonté de compter les ressources des territoires, pour des raisons stratégiques et fiscales, a
existé depuis l'antiquité. Mais c‟est depuis le prince Machiavel que l‟on sait que le pouvoir du
prince est lié à sa richesse et la connaissance de celle-ci. De la Doctrine de Machiavel est née la
notion de rationalité de l‟Etat (On agit lorsque les gains d‟une décision sont supérieurs à ses
coûts). Mais c‟est après les contributions de W. Petty (1676) et le physiocrate François Quesnay

Introduction 13
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

(1758) qu‟est né un véritable système comptable. Sa contribution organique de l‟économie,


basée sur l‟observation empirique de la circulation du sang, introduit le concept de circuit et
d‟agent économique. La comptabilité nationale vit alors une parenthèse de deux (2) siècles
avant de céder la place au libéralisme économique moins systémique (le tout expliquant les
parties) et davantage atomistique (les parties expliquant le tout).

2- Finalités de la comptabilité nationale


La remise en cause de la théorie néo-classique par J.M.KEYNES a relancé la question de la
mesure des ressources en économie. Car désormais, il s'agit de mettre en place des politiques
économiques qui prémunissent du chômage. La comptabilité nationale systématique apparaît
sous l'égide des Nations unies, après le livre blanc de R. STONE et J. MEADE (1941). Dans l'esprit
de R. STONE, il s'agissait de relier le revenu à la consommation. Ainsi, ses finalités sont triples :
• Un instrument statistique cohérent et homogène (instrument de mesure et d'analyse du
passé pour connaitre les ressources),
• Un instrument d‟information permettant des comparaisons internationales et inter
temporelles (données pour alimenter les modèles empiriques de projections),
• Un instrument de prévision (données pour alimenter les modèles théoriques afin de les
(in)valider)

3- Limites de la Comptabilité nationale


Une mesure absolument parfaite de l'économie est impossible. Il faut arbitrer et ajuster des
comptes. Ce qui exige une grande rigueur.

Introduction 14
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On dénombre au moins cinq sources d'erreur de mesure de l‟activité économique selon


MORGENSTERN (1950) qui affectent l‟exhaustivité et la sincérité des comptes:
a) Les erreurs de mesure liées à la transcription, à la saisie, etc. ;
b) Les mensonges ou omissions de nature conventionnelle, tactique, stratégique, etc.),
c) La perte d'information par agrégation ;
d) L‟existence d‟économies souterraines (économies illégales, etc.),
e) L‟impossibilité de tout représenter.
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Introduction 15
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Chapitre 1- Présentation de la comptabilité nationale

Plan du chapitre
I- Définition de la Comptabilité nationale
II- Le circuit économique
III- Conventions fondamentales de la Comptabilité nationale
IV- Evolution de la comptabilité Nationale
V- Utilisation de la comptabilité nationale
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Objectifs du chapitre
Aux termes du chapitre, les étudiants doivent être capable de :
- Définir la comptabilité nationale
- Définir le territoire économique
- Définir les unités résidentes
- Comprendre la notion de circuit économique
- Comprendre les conventions de temps et d‟espace
- Connaitre les évolutions de la discipline
- Savoir à quoi sert la comptabilité nationale

Présentation de la comptabilité nationale 17


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

I- Définition de la Comptabilité nationale


La Comptabilité nationale se définit comme une représentation simplifiée et chiffrée du
fonctionnement d‟un ensemble économique pendant une période déterminée. Plus précisément,
elle apparaît comme « une technique statistique qui cherche à donner à l’économie nationale
une représentation chiffrée, complète, mais suffisamment simplifiée pour qu’on puisse y
discerner facilement les principaux aspects de la vie économique nationale, en reconnaître
les mécanismes essentiels, tenter enfin de prévoir l’évolution ».
Cette définition appelle trois observations :
- la comptabilité nationale apparaît comme une représentation simplifiée de l‟économie
nationale,
- c‟est aussi une représentation chiffrée de l‟économie nationale,
- c‟est enfin une représentation de la vie économique nationale.

A- Représentation simplifiée de l’économie


Pour donner une représentation simplifiée de l‟économie, les comptables nationaux considèrent
l‟univers économique comme une maquette et s‟efforcent de distinguer les principaux acteurs
économiques autour desquelles s‟organisent l‟activité et les relations économiques qui
s‟établissent entre eux.
Concernant les acteurs, les comptables nationaux par soucis de simplification les regroupent en
6 catégories selon la fonction économique principale qu‟ils accomplissent.
On distingue :
- les sociétés non financières ;

Présentation de la comptabilité nationale 18


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

- les ménages ;
- les sociétés financières (institutions financières, entreprises d‟assurance) ;
- les administrations publiques ;
- les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ;
- et le reste du monde.
Les innombrables actes économiques accomplis chaque année par ces acteurs sont eux aussi
agrégés en un petit nombre d‟opérations économiques présentant une certaine homogénéité. On
distingue trois (3) catégories d‟opérations :
- Les opérations sur biens et services ;
- Les opérations financières ;
- Les opérations de répartition ;
Les opérations qui s‟établissent entre les différents acteurs économiques sont décrites dans un
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circuit économique qui est un schéma simplifié du mode de fonctionnement de l‟économie.

B- Représentation chiffrée de l’économie


Les opérations économiques des différents acteurs sont quantifiables dans un système de compte
articulé. La quantification est essentielle pour comprendre les résultats de l‟activité
économique et en prévoir son évolution. Les éléments mesurables sur lesquels porte la
Comptabilité nationale sont les flux et les stocks.

Un stock est une grandeur économique possédée à un moment donnée par un acteur
économique. Il n‟y a pas de dimension temporelle. Il est daté.

Présentation de la comptabilité nationale 19


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Exemple : la population, la masse monétaire, le capital fixe, le patrimoine d‟un ménage à un


moment donné, etc.
Un flux est une grandeur en mouvement qui apparaît au cours d‟une année. Il y a donc une
dimension temporelle. Il s‟écoule sur une période déterminée. C‟est également la valeur de la
variation de stock.

Flux entre T1 et T2
Stock en T1 Stock en T2

T1 T2

Sur la période (T1, T2), les mouvements qui ont affecté le stock en T1 se sont traduits par des
flux élémentaires qui ont augmenté le stock en T2.
Comment appréhender la variation des stocks ?
Variation des stocks = Entrée en stock – Sortie de stock = Stock final – stock initial

Exemple: Soient les opérations d‟une entreprise donnée:


- Achat de matières premières : 50,
- Stock utilisateur de matière première : - 2
Calculer la consommation intermédiaire.

Présentation de la comptabilité nationale 20


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Solution :
CI = Consommation des biens et services
= Stock initial – Stock final + achat
= Stock initial + achat – Stock final
= Achat + Stock initial – Stock final
= Achat – Variation de stock
CI = 50 – (-2) = 52

II- Le circuit économique


La comptabilité nationale représente les opérations économiques qui s‟établissent entre les
différents agents économiques au moyen d‟un circuit économique. Le circuit de base comprend
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

deux (2) acteurs : entreprises et ménages.

Les entreprises créent des biens et services (flux réels) et génèrent des revenus (flux
monétaires). Les ménages perçoivent des revenus (flux monétaires) en échange des facteurs de
production qu‟ils offrent aux entreprises (flux réels). Les ménages dépensent leur revenu pour
acheter sur le marché des biens et services produits par les entreprises.
A partir du schéma du circuit économique de base, on observe que l‟activité économique se
décompose en trois temps ou encore en trois optiques différentes :

- La production crée des revenus (optique des revenus),


- Les revenus créent des dépenses (optique de la dépense)
- Les dépenses suscitent la production (optique production)

Présentation de la comptabilité nationale 21


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Marché des
Facteurs ( K & L)

Ménage Entreprises

Ma rché des
B&S
Flux réels
Flux monétaires

Présentation de la comptabilité nationale 22


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Il s‟ensuit que dans le circuit économique, la production, le revenu et les dépenses sont
équivalents. La production donne lieu à des revenus, et les revenus permettent de financer les
dépenses qui rendent possible la production.

Production
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Dépense Revenu

Présentation de la comptabilité nationale 23


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

III- Conventions fondamentales de la Comptabilité nationale


A- Convention de temps
La comptabilité nationale établie les comptes sur une base annuelle qui est l‟année civile, les
sources statistiques étant le plus souvent, elles aussi, annuelles.

B- La convention d’espace
La comptabilité nationale décrivant l‟activité économique nationale, il faut délimiter le champ
de ses observations en précisant le territoire observé et les unités ou agents retenus.
Pour la Comptabilité nationale, le champ d‟observation est le territoire économique, et les
unités retenues sont les unités résidentes. Il convient de préciser ces deux notions.
Le territoire économique
Le territoire économique comprend :
- le territoire géographique ;
- les enclaves territoriales du pays dans le reste du monde, c‟est-à-dire les territoires
situés à l‟étranger et utilisés en vertu de traités internationaux ou d‟accords entre Etats
par des administrations publiques (ambassades, consulats, bases militaires ou
scientifiques, etc.) ;
- l‟espace aérien national, les eaux territoriales et la plate-forme continentale située dans
les eaux internationales sur laquelle le pays dispose de droits exclusifs, les gisements
(pétrole, gaz naturel, etc.) situés dans les eaux internationales en dehors de la plate-
forme continentale mais exploités par des unités résidentes ;
- les enceintes des zones franches, entrepôts et usines sous contrôle douanier.

Présentation de la comptabilité nationale 24


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

A cela, il faut retrancher les enclaves extraterritoriales sur le territoire géographique utilisées
par les administrations publiques d‟autres pays, par les institutions de l‟Union africaine ou par
des organisations internationales en vertu de traités internationaux ou d‟accords entre Etats.

Les unités résidentes

Une unité est considérée comme résidente si elle a un centre d‟intérêt économique sur le
territoire économique du pays. L‟expression « centre d‟intérêt économique » signifie que l‟unité
en question exerce ou entend continuer d‟exercer des activités économiques sur ce territoire
soit pour une durée indéterminée, soit pour une période d‟au moins un an.
Ainsi, qu‟il s‟agisse de personnes physiques ou morales, la notion de résidence ne se confond pas
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avec celle de nationalité.

C- Une comptabilité de flux


La plupart des opérations réalisées sont sous forme de flux sauf au niveau des comptes de
patrimoine.
On distingue le flux net et le flux brut. Le flux brut correspond à l‟agrégation de flux
élémentaires agissant dans le même sens. Par contre les flux net représentent l‟agrégation de
flux n‟agissant pas dans le même sens.

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D- Comptabilité monétaire
Pour agréger les données correspondant aux différentes opérations, il faut disposer d‟une unité
monétaire d‟évaluation commune. La comptabilité nationale fait donc une évaluation monétaire
de ces opérations en utilisant les prix. On distingue quatre types de prix :
- Prix de production : coût de facteurs de production,
- Prix départ usine : Prix de production + autres impôts liés à la production net des
subventions,
- Prix d‟acquisition hors taxes (HT) : Prix de base + marge commerciale + frais de
transport,
- Prix d‟acquisition TTC : Prix d‟acquisition HT + TVA.

Cette évaluation monétaire est indispensable à l‟agrégation des données. Pour les données
donnant lieu à un échange, il n‟ya pas de problème d‟évaluation. Si les opérations donnent lieu à
une opération non marchande (troc, service de logements occupés par les propriétaires-
occupants, etc.), on se réfère au prix pratiqué sur le marché pour les biens et services
analogues. Dans le cas d‟une production issue de l‟économie souterraine, une évaluation
approchée est faite par les comptables nationaux.

IV- Evolution de la comptabilité Nationale


A- Les précurseurs
L'histoire de la comptabilité nationale est relativement récente mais elle s'inscrit dans la longue
tradition statistique qui commença avec les recensements de population. Dès la plus haute
l'Antiquité, en effet, les Etats ont cherché à évaluer leur principale richesse, la source de leur

Présentation de la comptabilité nationale 26


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puissance, c'est-à-dire les populations qui vivent sur leurs territoires. Ces recensements de
population qui répondaient avant tout à des préoccupations d'ordre fiscal furent suivis de relevés
de prix et de statistiques sur le commerce ou la production de certains biens ayant une
importance stratégique.

Mais il fallut attendre le 17ème siècle pour qu'apparaissent les premiers travaux pouvant
réellement être considérés comme des précurseurs de la comptabilité nationale. C'est ainsi qu'en
1665 William Petty réalisa les premières estimations du revenu national et de la richesse de
l'Angleterre. En 1696, toujours en Angleterre, Gregory King réalisa un système intégré de
statistiques qui peut être considéré comme un ancêtre de la comptabilité nationale. En France,
Vauban fit réaliser des études visant à mesurer le revenu national, mais c'est surtout Quesnay
qui fait figure de grand précurseur. Son Tableau Economique de 1758 se rapprochait en effet
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beaucoup, par sa structure, de ce que sont les comptes nationaux actuellement, montrant en
particulier les interdépendances entre les secteurs de l'économie. Tous ces travaux ont en
commun d'être étroitement liés à des préoccupations fiscales, les travaux de Petty et King
prenant même une dimension stratégique puisqu'ils visaient à comparer la capacité de
l'Angleterre, de la Hollande et de la France à soutenir un effort de guerre. Mais ces travaux
furent critiqués pour leur manque de fiabilité. Aussi restèrent-ils sans suite notable jusqu'au XXe
siècle.

B- La naissance de la comptabilité nationale


Dans les années 1930 et 1940, les travaux du britannique Colin Clark et de l'américain Simon
Kuznets permirent d'améliorer considérablement la mesure du revenu national mais c'est
précisément en 1936 qu'eut lieu l'évènement décisif qui fut directement à l'origine de la

Présentation de la comptabilité nationale 27


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comptabilité nationale avec la publication de l‟ouvrage de Keynes. Cette année là, le monde
était plongé dans la dépression depuis sept ans. Les chômeurs se comptent par millions, les
démocraties sont menacées par la montée des totalitarismes, mais les théories économiques
dominantes continuent d'enseigner que le sous-emploi ne peut être que temporaire, que les lois
du marché rétabliront naturellement la situation et que l'Etat ne doit pas intervenir directement
dans la vie économique.
C'est dans ce contexte que l'économiste et homme d'affaires anglais, John Maynard Keynes,
publie son ouvrage "Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie". Ce livre
s'attaquait aux bases de la théorie économique classique et démontrait que, s'il n'est pas
combattu activement, le chômage peut être durable. Il mettait ainsi en évidence la
responsabilité de l'Etat qui, par sa politique budgétaire, pouvait ramener le pays au plein
emploi. Rarement un livre aura eu un tel impact, tant au niveau théorique que pratique. En
effet, pendant près d'une trentaine d'années, la politique économique de tous les pays du monde
occidental fut directement basée sur les principes définis par Keynes. Ce n'est que dans les
années 70, avec le développement d'un chômage résistant aux thérapies keynésiennes, qu'une
remise en cause sérieuse des théories et des préceptes de Keynes, est apparue. Quoi qu'il en
soit, l'influence keynésienne reste très forte et nombre de concepts introduits dans la "Théorie
Générale" restent à la base des théories économiques dominantes de nos jours. On a donc pu, à
juste titre, parler de "révolution keynésienne".
La comptabilité nationale, telle qu'elle existe actuellement dans tous les pays du monde,
s'inscrit directement dans le prolongement de l'œuvre de Keynes, et ceci quelles que soient par
ailleurs les orientations des politiques économiques menées. En effet, à l'origine, c'est pour
permettre aux Etats de mettre en place efficacement les recommandations de Keynes qu'a été
créée la comptabilité nationale. Par la suite, sa cohérence, sa rigueur et sa continuité l'ont

Présentation de la comptabilité nationale 28


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imposé comme un outil irremplaçable d'analyse de l'activité économique, indépendamment de


l'adhésion ou non aux conceptions qui ont prévalu à sa naissance. La comptabilité nationale a
ainsi pu survivre à la remise en cause de la théorie qui la sous-tendait.
C'est de 1936 également que date la publication de l'article de l'économiste américain Wassily
Leontief qui fut à l'origine des tableaux entrées-sorties qui jouent un rôle important en
comptabilité nationale.
Mais il fallut attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour que se développent
véritablement les premiers systèmes de comptes nationaux. Pour la première fois, en effet,
étaient réunies les trois conditions nécessaires à la naissance de la comptabilité nationale :
- une volonté politique des Etats, qui souhaitaient à l'époque disposer d'outils leur
permettant d'intervenir efficacement dans la vie économique nationale ;
- une théorie économique suffisamment dominante pour imposer à tous ses concepts ;
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- des appareils statistiques performants.


En Grande-Bretagne, R. Stone et J. Meade proposent dès 1941, dans un Livre Blanc, un système
articulé de comptes. La même année, J. Tinbergen réalise le premier système pour les Pays-Bas.
En France les premiers travaux théoriques sont l'œuvre de A. Vincent et les premiers comptes,
portant sur l'année 1938, sont réalisés en 1945 à l'Institut de conjoncture par M. Froment. Par la
suite, une équipe du Commissariat Général du Plan constituée de Dumontier, Froment,
Gavannier et Uri fut chargée d'élaborer les comptes.

Après les premiers travaux, la comptabilité nationale évolua différemment dans chaque pays.
Dans un souci de normalisation, l'ONU adoptait en 1950 un système qui avait vocation à servir de
base aux comptes de tous les pays. Il ne sera cependant pas adopté partout, si bien que,

Présentation de la comptabilité nationale 29


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schématiquement, il était possible de distinguer trois grandes écoles de comptes au sortir des
années 50 :
- l'école anglo-saxonne, d'inspiration libérale qui se contentait de comptes légers ;
- l'école soviétique qui adoptait un système de comptes très lourd adapté à son type très
particulier de planification centralisée ;
- l'école française qui, pour répondre aux besoins de la planification, avait créé un système
original, intermédiaire entre le système anglo-saxon et le système soviétique.
Les travaux d'harmonisation au niveau international se poursuivirent toutefois sous l'égide des
Nations Unies si bien qu'en 1970, l'ONU publiait le document méthodologique du Système de
comptabilité nationale (SCN) dont est dérivé le système européen des comptes de 1979 (SEC
1979). Ces systèmes étaient en fait une synthèse des systèmes anglo-saxons et français.

C- La normalisation internationale
Au niveau européen, l‟effort de normalisation des comptes nationaux a connu une accélération
dès 1989. En effet, la contribution des Etats membres à cette quatrième ressource était basée
sur les méthodes de calcul du produit national brut (PNB), important agrégat de comptabilité
nationale. Un comité de représentants de l'ensemble des Etats membres fut alors constitué par
une directive du Conseil Européen. Ce comité, appelé comité PNB, avait la charge de vérifier la
conformité des méthodes de calcul des PNB avec les recommandations du SEC et de prendre des
mesures pour accroître la comparabilité et la représentativité des PNB.
Au niveau mondial, la publication du Système de comptabilité nationale des Nations-Unies de
1993 (SCN 1993) marque le début d'une véritable harmonisation des différents systèmes de

Présentation de la comptabilité nationale 30


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comptabilité nationale existants de par le monde. Il fut, en effet, réalisé sous la responsabilité
conjointe d'Eurostat (Commission Européenne), du Fonds monétaire international (FMI), de
l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), de la Banque mondiale,
et des Nations Unies.
Le SCN 1993 a servi de référence à l‟élaboration du Système européen des comptes en 1995 (SEC
1995). La particularité du SEC 1995 est de faire partie d'un règlement du Conseil de l'Union
Européenne en date du 25 juin 1996, ce qui lui confère un caractère obligatoire pour l'ensemble
des états membres de l'Union. Après l'adoption du SEC 1995 le revenu national brut (RNB)
remplaça le produit national brut.
Le processus de révision se poursuit et devrait s‟achever en 2009 sous l‟égide du système des
Nations Unies, conduisant à l‟adoption d‟un nouveau SEC en 2010 et 2011. Parmi les enjeux de
ces travaux, on peut citer le traitement du régime de retraite, les actifs immatériels et
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notamment l‟extension de la notion de formation brute de capital fixe (FBCF) aux dépenses de
recherche-développement et aux dépenses d‟armement ; ce dernier point a conduit André
VANOLI (ouvrage : Une histoire de la comptabilité nationale, Ed. La Découverte (20 juin 2002),
Coll. Manuels Repères) à se poser la question de savoir si la guerre est un processus de
production économique.

D- Historique des comptes nationaux de la Côte d’Ivoire


Les premiers comptes nationaux ivoiriens ont été élaborés dans le cadre de l‟ancienne Afrique
Occidentale française ; ils portaient sur l‟année 1956 et furent publiés en 1959. Ces comptes
reflétaient le désir des autorités françaises de connaître le niveau de l‟activité des territoires de
l‟Afrique occidentale. Ils n‟étaient pas destinés à la planification. Par contre, ceux qui ont été

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mis au point en 1959 par la Côte d‟Ivoire elle-même l‟ont été à la demande des planificateurs et
servirent de base aux perspectives décennales de développement économique, social et culturel
en Côte d‟Ivoire, 1960-1970.

A partir de 1970, une nouvelle série de comptes a été publiée dont la principale originalité par
rapport aux comptes précédents résidait dans l‟introduction d‟une nouvelle nomenclature de
biens et services. La présentation des comptes nationaux ivoiriens s‟inspire du Système de
Comptabilité Nationale (SCN76) élaboré par l‟ONU. Le nouveau système ivoirien de comptabilité
nationale (SICN) est très proche du nouveau système français, le système élargi de comptabilité
nationale (SECN).

La première tentative d‟implantation en Côte d‟Ivoire du SCN93 avec pour année de base 1993 a
eu lieu en 1995 mais elle a échoué. La deuxième tentative a eu lieu en 1997. Elle a réussi grâce
à l‟appui technique d‟AFRISTAT créé en 1993 dont l‟une de ses missions est d‟apporter une
assistance technique dans l‟élaboration des comptes nationaux. Cette assistance a consisté
essentiellement à expliquer les innovations apportées par le SCN93, leur prise en compte dans
les comptes nationaux et la manipulation du module ERETES d‟aide à l‟élaboration des comptes
nationaux.

Depuis 1997 jusqu‟à aujourd‟hui, les comptes nationaux ivoiriens sont conçus sous le SCN93 bien
qu‟il existe des versions améliorées de la comptabilité nationale au niveau des Nations Unies.

Présentation de la comptabilité nationale 32


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V- Utilisation de la comptabilité nationale


La comptabilité nationale est un instrument qui permet de rassembler de façon synthétique les
données statistiques. C‟est aussi à la fois un instrument d‟information sur l‟activité économique
passée et présente, et un instrument de prévision.

A- Instrument de synthèse statistique


Les statistiques établies par les administrations publiques et privés ont souvent des définitions
différentes et sont enregistrées avec des nomenclatures pas toujours identiques. Ainsi, les
chiffres n‟ont pas toujours la précision voulue. L‟intérêt de la comptabilité nationale est d‟offrir
un cadre général et logique permettant de retrouver les données économiques sous une forme
homogène avec des définitions et nomenclatures communes.
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B- Instrument d’informations sur le passée et le présent


En synthétisant les données statistiques, la comptabilité nationale permet d‟effectuer des
analyses comparatives dans le temps et dans l‟espace des résultats de l‟activité économique
d‟un pays. A partir des comptes rétrospectifs ou de séries longues, la comptabilité nationale a la
possibilité de retracer l‟évolution économique des grandeurs macro-économiques significatives
ou agrégats d‟un pays (production nationale, consommation, épargne, investissement,
exportations et importations, prix, salaires, etc.). Ainsi, on peut suivre au cours du temps, les
périodes d‟expansion ou de récession, d‟inflation ou de stabilité des prix, de déficit ou
d‟excédents commerciaux à partir de l‟observation des tendances de ces agrégats.

Présentation de la comptabilité nationale 33


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La comptabilité nationale permet même des comparaisons dans l‟espace au niveau international
en appréciant les performances différentes des économies et en comparant le rythme
d‟évolution des différents agrégats des pays. Cette comparaison suppose des agrégats
normalisés, donc des grandeurs calculées par tous les pays selon une méthode identique et
transmise aux organisations internationales (ONU, FMI, BM) à des fins de comparaison
internationale.

C- Instrument de prévision économique


La comptabilité nationale est destinée à éclairer le choix de politique économique. Elle permet
d‟apprécier les conséquences des décisions économiques que les décideurs envisagent. A partir
des comptes rétrospectifs et des tendances présentes de l‟activité économique, elle permet
d‟établir des prévisions économiques à court ou à moyen terme. Ce qui permet une bonne
planification de l‟activité économique à moyen terme.

Présentation de la comptabilité nationale 34


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Chapitre 2- Nomenclature des secteurs institutionnels

Plan du chapitre
I- Présentation générale
II- Les sociétés non financières
III- Les Sociétés financières
IV- Les administrations publiques
V- Les ménages
VI- Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)
VII- Le reste du monde

Objectifs du chapitre
Aux termes de ce chapitre, les étudiants doivent être capables de :
- définir un secteur institutionnel
- définir une unité institutionnelle
- identifier les 6 secteurs institutionnels retenus en Comptabilité nationale
- connaitre les fonctions principales des secteurs institutionnels
- savoir ranger les différents acteurs économiques à l‟aide cette nomenclature

Nomenclature des secteurs institutionnels 36


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Ce chapitre fait une présentation générale et décrit, pour chaque secteur institutionnel, sa
fonction, sa source principale de revenu et sa typologie.
I- Présentation générale
Un secteur institutionnel est un ensemble d‟unités institutionnelles. On appelle unité
institutionnelle, tout centre élémentaire de décision économique caractérisé par une unicité de
comportement et une autonomie de décision dans l‟exercice de sa fonction principale. Ainsi,
une unité institutionnelle est caractérisée par une homogénéité de comportement, une
autonomie de décision et dispose d‟une comptabilité complète.
Les unités institutionnelles sont regroupées en secteurs institutionnels selon la fonction
économique principale de ces unités (production, consommation, financement, etc.) et la nature
de leurs ressources principales (produits de vente, revenus salariaux, marges d‟intérêt, etc.). La
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

comptabilité nationale retient, selon cette classification, cinq (5) secteurs institutionnels
résidents et un secteur non résident qui retrace les relations économiques et financières (flux de
biens et services, de revenus, d‟épargne, etc.) entre les unités résidentes et les unités non
résidentes. On distingue :
- Les Sociétés non financières (SNF)
- Les Sociétés financières (Institutions financières, Entreprises d‟assurance)
- Les Administrations Publiques (APU)
- Les Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)
- Les Ménages (y compris les entreprises individuelles) (M)
- Le Reste du Monde (RDM)

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II- Les sociétés non financières


Le secteur des sociétés non financières (SNF) regroupe les unités institutionnelles dont la
fonction économique principale est la production de biens et services marchands non financiers.
Les ressources des SNF proviennent du produit de leurs ventes. Ces ventes doivent représenter
au moins 50 % de l‟ensemble des ressources de l‟unité économique classée comme SNF.
Ce secteur comprend les sociétés privées et les sociétés publiques
A- Les sociétés privées
Elles ne sont pas contrôlées par l‟Etat ou les collectivités locales. Leur statut juridique est
varié : société anonyme, société à responsabilité limité, société de personnes, groupement
d‟intérêt économique. Ces sociétés privées ne comprennent pas les entreprises individuelles
(agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales). Ces dernières n‟appartiennent pas
au secteur des SNF mais à celui des ménages.
Ce secteur des SNF comprend aussi les quasi-sociétés privées représentées par les succursales
d‟entreprises étrangères établies dans un pays, les chantiers de longues durées en Côte d‟Ivoire
des entreprises privées étrangères. On enregistre aussi les institutions privées sans but lucratif
au service des sociétés non financières (syndicats patronaux).
Les ressources des SNF proviennent à plus de 50 % de la vente de biens et services.
B- Les sociétés publiques
Celles-ci peuvent être soit des établissements publics qui ont une autonomie financière mais
restent sous la tutelle de l‟Etat, soit des sociétés d‟économie mixte où capitaux publics et
capitaux privés sont associées avec une majorité pour l‟Etat ou une participation minoritaire de
sa part.

Nomenclature des secteurs institutionnels 38


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Les quasi-sociétés publiques sont « quasiment » des sociétés. Juridiquement, ce sont des
administrations mais leur activité les conduit à vendre la majeure partie de leur production au
public.

III- Les Sociétés financières


Ce secteur comprend l‟ensemble des sociétés et quasi-sociétés dont la fonction principale
consiste à fournir des services d‟intermédiation financière ou à exercer des activités financières
auxiliaires.
L‟intermédiation financière consiste à acquérir des actifs financiers et, simultanément, à
contracter des passifs pour son propre compte par le biais d‟opérations financières sur le
marché.
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

Les activités financières auxiliaires sont par exemple la gestion de portefeuille et le change.
Leurs ressources principales sont les commissions prélevées et les fonds nets dégagés de
l‟intermédiation financière ou de l‟activité financière.
Ce secteur comprend les institutions financières et les sociétés d‟assurance et de fonds de
pension.

A- Les institutions financières


La fonction principale des institutions financières est de collecter et de répartir des moyens de
financement et de gérer des produits financiers. Elles mettent en rapport les acteurs
économiques qui ont des besoins de financement avec ceux qui ont des capacités de
financement.

Nomenclature des secteurs institutionnels 39


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Leurs ressources proviennent des fonds reçus et placés ou de la vente de services (gestion de
portefeuille de titres, location de coffre, gestion de patrimoine, etc.).
On trouve dans ce secteur la Banque Centrale et tout le système bancaire (banques, caisses
d‟épargne, crédit foncier, société de crédit-bail) ainsi que les organismes de placements
collectifs (OPC) dont la fonction est de collecter des fonds et d‟opérer des placements. Ce sont
par exemple les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) tels que les
sociétés d‟investissement à capital fixe ou de société d‟investissement à capital variable (SICAV)
ou encore de fonds communs de placement (FCP), les sociétés civiles de placement immobiliers
(SCPI).

B- Les sociétés d’assurance et fonds de pension


Les entreprises d‟assurance fournissent des services d‟assurance, c'est-à-dire transforment les
risques individuels en risques collectifs, en garantissant le paiement d‟une somme (indemnité ou
prestation) en cas de réalisation du risque. Elles ont comme ressources principales des primes
contractuelles ou des cotisations sociales volontaires.
Le secteur des assurances distingue les organismes d‟assurance et de capitalisation (assurance
dommages et assurances vie) et les mutuelles non obligatoires. Les fonds de pension couvrent de
façon collective les risques et les besoins sociaux des assurés. Ce sont des caisses qui regroupent
le personnel d‟une même entreprise ou les salariés d‟une même branche ou d‟une même
profession et qui ont pour finalité de constituer une épargne pour la retraite. Dans cette unité
institutionnelle, les contrats d‟assurance sont librement souscrits ou, si l‟assurance est
obligatoire, le choix de l‟assureur est libre ; ce qui n‟est pas le cas des organismes de sécurité
sociale.

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IV- Les administrations publiques


Ce secteur regroupe les unités dont « la fonction économique principale est la production de
services non marchands destinés aux autres unités institutionnelles et la réalisation d‟opérations
de redistribution du revenu ou de la richesse nationale ». On peut citer par exemple comme
service non marchands, l‟activité de tenir l‟état civil, fournir l‟éducation, dispenser la justice,
organiser la sécurité publique, la défense nationale, etc.
Les ressources des administrations sont constituées par les prélèvements obligatoires : impôts et
cotisations sociales obligatoires.
Ce secteur se décompose en trois sous-secteurs :
 Les administrations publiques centrales : Il s‟agit de l‟Etat et des organes divers
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

d‟administration centrale dont l‟activité s‟exerce dans des domaines spécialisés (ex. :
universités, musées).
 Les administrations publiques locales : Elles concernent les collectivités locales (régions,
départements, communes) et les organismes dépendants (districts, syndicats internationaux,
communautés urbaines). Elles regroupent également des organismes divers d‟administration
locale (ODAL – ex. : chambre de commerce, d‟industrie, d‟agriculture, de métiers, services
d‟incendie).
 Les administrations de sécurité sociale : Leur activité économique principale consiste à
« distribuer des revenus sous forme de prestations sociales ». Leurs ressources principales
proviennent de cotisations sociales obligatoires. C‟est le cas des régimes d‟assurance sociale,
les hôpitaux publics.

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V- Les ménages
Ce secteur regroupe les unités institutionnelles dont la fonction principale consiste à consommer
et, éventuellement, à produire des biens et services marchands non financiers dans le cadre
d‟une entreprise individuelle.
L‟entreprise individuelle (EI) est une unité économique qui ne possède pas de personnalité
juridique distincte de celle de son exploitant (agriculteur, petit commerçant, artisan, profession
libérale). Le patrimoine de l‟entreprise individuelle n‟étant pas séparable du ménage auquel
l‟entrepreneur appartient, les EI sont exclues des SNF mais intégrées au secteur des ménages.
Les ressources de ce secteur proviennent de la rémunération des facteurs de production
(salaires, intérêt, dividendes, loyers), de transferts versés par d‟autres secteurs (retraites,
allocations diverses) ou encore de la vente de biens et services marchands non financiers
produits par les entrepreneurs individuels.
La catégorie des ménages comprend deux sous-groupes :
 Les ménages « ordinaires » : Il s‟agit de l‟ensemble des personnes vivant dans un
logement séparé ou indépendant.
 Les ménages « collectifs » : Il s‟agit des personnes vivant, par exemple, en maison de
retraite, en cités universitaires, dans les foyers de travailleurs, des casernes, des prisons,
les membres d‟ordres religieux, etc.
Hors entreprises individuelles, les ménages ont une fonction de production à travers la
production de biens et services non financiers exclusivement à usage final propre, à savoir les
services de logement produit par les propriétaires occupants, les services domestiques résultant
de l‟emploi de personnel rémunéré, les services de bâtiment pour compte propre et les jardins
familiaux.

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VI- Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)
Ce secteur regroupe l‟ensemble des unités privées dotées de la personnalité juridique qui
produisent des biens et services non marchands au profit des ménages.
Leurs ressources principales proviennent des contributions volontaires en espère ou en natures
effectuées par les ménages en leur qualité de consommateurs, de versements de la part des
administrations publiques, ainsi que de revenus de la propriété ou des produits de la vente de
services marchands.
Ce secteur comprend :
- Les syndicats non patronaux, les groupements professionnels, les sociétés savantes, les
associations de consommateurs, les partis politiques, les églises et les confessions
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religieuses, les clubs sociaux, culturels, récréatifs et sportifs, etc. ;


- Les organismes de charité et associations de bienfaisance financées par des transferts en
espèces ou en nature provenant d‟autres unités institutionnelles.

VII- Le reste du monde


Le reste du monde (RDM) n‟est pas un véritable secteur institutionnel dans la mesure où il n‟est
pas caractérisé par une homogénéité de fonctions et de ressources principales. Les comptes du
reste du monde retracent les flux entre les unités résidentes et non résidentes. Le reste du
monde est ventilé selon un principe de localisation géographique.

Nomenclature des secteurs institutionnels 43


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Tableau 1. Récapitulatif des secteurs institutionnels


Secteur institutionnel Fonction principale Ressources principales
Produire des biens et des services
Sociétés non financières marchands non financiers Montant de la vente
Financer, c'est-à-dire collecter, Fonds provenant des engagements
Institutions transformer et répartir des disponibilités financiers contractés
financières financières
Sociétés Entreprises Assurer, c'est-à-dire garantir un paiement Primes contractuelles ou
financières d‟assurance en cas de réalisation d‟un risque cotisations sociales volontaires
Produire des services non marchands Versements obligatoires effectués
destinés à la collectivité et effectuer des par les autres secteurs et reçus
Administrations publiques opérations de redistribution du revenu et directement ou indirectement
des richesses nationales
Produire des services non marchands
Institutions sans but lucratif au réservés à des groupes particuliers de Contributions volontaires
service des ménages (exemples : ménages particuliers de ménages et, dans effectuées par les ménages ;
partis politiques, syndicats, certains cas, produire, sans but lucratif, éventuellement vente de services
associations) des services marchands destinés aux marchands
ménages
Consommer et, en tant qu‟entrepreneurs Rémunération des facteurs de
Ménages (y compris entreprises individuels, produire des biens et services production ; transferts effectués
individuelles) marchands non financiers par les autres secteurs ; produits
de la vente
Reste du monde Sous l‟appellation « reste du monde », on
S.90 regroupe dans un même ensemble de
comptes les opérations entre unités
résidentes et unités non résidentes

Nomenclature des secteurs institutionnels 44


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Tableau 2 : Nomenclature des Secteurs institutionnels


S.1 Économie Nationale
S.11 Sociétés non financières S.13 Administrations publiques
S.11001 Sociétés non financières publiques S.1311 Administration centrale
S.11002 Sociétés non financières privées nationales S.1312 Administrations d'États fédérés
S.11003 Sociétés non financières sous contrôle étranger S.1313 Administrations locales
S.1314 Administrations de sécurité sociale
S.12 Sociétés financières S.14 Ménages
S.121 Banque centrale S.141 + S.142 Employeurs (y compris travailleurs pour
S.122 Autres institutions financières monétaires leur propre compte)
S.12201 Publiques S.143 Salariés
S.12202 Privées nationales S.1441 Bénéficiaires de revenus de la propriété
S.12203 Sous contrôle étranger S.1442 Bénéficiaires de pensions
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S.123 Autres intermédiaires financiers, à l'exclusion des S.1443 Bénéficiaires d'autres revenus de transferts
sociétés d'assurance et des fonds de pension S.145 Autres ménages
S.12301 Publics
S.12302 Privés nationaux S.15 Institutions sans but lucratif au service des
S.12303 Sous contrôle étranger ménages
S.124 Auxiliaires financiers
S.12401 Publics
S.12402 Privés nationaux
S.12403 Sous contrôle étranger
S.125 Sociétés d'assurance et fonds de pension S.2 Reste du monde
S.12501 Publics
S.12502 Privés nationaux
S.12503 Sous contrôle étranger

Nomenclature des secteurs institutionnels 45


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Chapitre 3- Nomenclature des opérations économiques


Plan du chapitre
I- Opérations sur biens et services
II- Opérations de répartition
III- Opérations financières

Objectifs du chapitre
Aux termes de ce chapitre, les étudiants doivent être capables de :
- Identifier les 3 catégories d‟opérations
- Connaitre les opérations sur produits
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- Connaitre les opérations de répartition


- Connaitre les opérations financières
- Classifier les activités économiques dans ces catégories d‟opérations

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La totalité des actes économiques qu‟effectuent chaque année les secteurs institutionnels sont
agrégés en un petit nombre d‟opérations qui présente une certaine homogénéité. Ces opérations
sont regroupées en fonction de leur nature économique et l‟on distingue trois (3) grands groupes
d‟opérations :
- Les opérations sur biens et services ;
- Les opérations de répartition ;
- Les opérations financières.
I- Opérations sur biens et services
Elles décrivent l‟origine des biens et services (ressources) utilisés par l‟économie nationale et
leurs différentes utilisations (emploi) pendant une période considérée.
A- Ressources en biens et services
1- Production et produit
Selon le SECN, la production est « l‟activité économique socialement organisée consistant à
créer des biens et services s‟échangeant sur le marché ». C‟est aussi le résultat de cette
activité. Les processus purement naturels sans intervention ou contrôle humain comme la
variation des stocks de poissons ne font pas partie de la production.
La somme des valeurs ajoutées représente la véritable création de richesse des secteurs. Cette
somme est le produit.

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2- Evolution du contenu du concept de «production»


Le terme de « production » entre dans le langage au Moyen Âge au sujet des œuvres d'art. Ce
n'est qu'au début de l'ère industrielle qu'il entre dans le discours sur l'économie.
Le « concept production » a été défini par différents auteurs sur la base du développement
économique de leur époque.
Selon le physiocrate François Quesnay, seule, l‟activité agricole est considérée comme
productive. Toutes les autres transactions économiques sont en dehors de la sphère de la
production. Ainsi, sont exclues de la production toutes les activités industrielles et commerciales
qui sont considérées comme des activités stériles.
Adam Smith, le fondateur de l'école classique critique ce sens étroit de la production adoptée
par F. Quesnay. Il enseigne par contre que l'activité de production est réalisée par le travail
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productif. C'est à dire le travail exercé sur un objet matériel qui peut être accumulé. Par
conséquent, selon A.SMITH la sphère de production est composée de toutes les activités
agricoles et industrielles qui conduisent à la création d'un objet matériel et un produit physique.
Ainsi, sont exclus des activités productives tous les services hors commerce.
Karl Marx a conservé la distinction faite par A. SMITH entre travail productif et improductif, qui
lui a permis d'adopter une conception analogue à la production, sauf qu'elle exclue des activités
de production le commerce qui ne donnent pas lieu à un produit matériel.
Avec Jean-Baptiste Say, la sphère productive est égale à la sphère marchande. En effet, pour
lui, tous les produits qui ont une nature commerciale font partie de la production. Ainsi, tous les
biens et services destinés à être vendus sur le marché font partie de la production.

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Une définition très subjective et extensive de la production est adoptée par les néoclassiques.
Pour eux, tout ce qui répond aux besoins de l'homme et augmente donc son utilité est de la
production, qu‟il soit ou non l'objet d'échange.
Les différentes conceptions de la production des différents auteurs présentés ci-dessus sont à la
base des différents systèmes de comptabilité nationale.
Le système comptable du produit matériel qui a été adopté par les pays socialistes a été inspiré
par la vision marxiste du système de production. Leurs comptes nationaux, basés sur une
production restrictive, rejette toutes les activités de services. Par exemple, le travail d'un
avocat ou un enseignant ne fait pas partie de la production. Le fret est inclus dans la production
s‟il est effectué par l'entreprise de production. Il en est exclu s‟il est effectué par un organisme
de transport en commun.
Il convient de noter que le système de l‟école soviétique, système de comptes très lourd adapté
au type très particulier de planification centralisée est aujourd‟hui en passe d‟être abandonné
au profit du système de comptabilité nationale (SCN93) de l‟ONU.
Le système français de comptabilité nationale d‟avant mai 1976 était fondé sur une conception
de la production inspirée de la définition de JB SAY. Dans ce type de système de comptabilité
nationale, tous les biens et services échangés sur le marché font partie du domaine de la
production. On peut donc dire que, dans ce cas, la sphère productive est égale à la sphère
marchande. Par exemple, le travail d'un avocat, un médecin, est inclus dans la production
pendant que le travail d'un enseignant, et le travail d‟un soldat sont exclus.
A partir de mai 1976, la France adopte le S.E.C.N. (Système Elargi de Comptabilité Nationale).
Le S.E.C.N rejoignant les systèmes internationaux, donne de l‟économie nationale une nouvelle
délimitation et retient une conception plus large de la production. Le S.E.C.N. reconnaît le
caractère productif à la production non marchande et étend ainsi la sphère de la production.

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Dans le nouveau système, l‟économie nationale est constituée d‟unités dites « résidentes »
c‟est-à-dire qui ont un centre d‟intérêt sur le territoire économique. Il y a passage du critère
territorial du système français base 62 qui retraçait les opérations économiques des agents
présents sur le territoire géographique métropolitain au critère de résidence.
Alors que le système base 62 se limitait à la production de biens et de services
commercialisables, la production au sens du S.E.C.N., comprend à côté d‟une production
marchande d‟ailleurs élargie, une production non marchande. Ainsi, La production du S.E.C.N est
égale à la production du système français base 62 (création de biens et services
commercialisables) + production marchande des entreprises d‟assurance, des institutions de
crédit, des administrations à titre résiduel) + production non marchande des administrations, des
ménages (en tant qu‟employeurs de personnel domestique).
En effet, en plus de biens et de services, la production comprend désormais les services non
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marchands, mais ils sont tenus par un travail rémunéré.


Par exemple, le travail d'un soldat professionnel, les services fournis gratuitement par le
gouvernement et les employés des institutions financières sont prises en compte dans le calcul
de la production.
Selon le SCN93, la production économique peut se définir comme une activité exercée sous le
contrôle et la responsabilité d'une unité institutionnelle, qui met en œuvre des entrées (travail,
capital, biens et services) pour produire des biens ou services. Il doit y avoir une unité
institutionnelle qui assume la responsabilité du processus, et qui est propriétaire des biens
produits, ou qui a droit à être payée, ou rémunérée d'une façon ou d'une autre, pour les services
fournis. Un processus purement naturel, sans intervention ni contrôle humain, ne constitue pas
une production au sens économique. C'est ainsi que l'accroissement incontrôlé des stocks de

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poissons dans les eaux internationales ne constitue pas une production, au contraire de la
pisciculture.
Les activités qui ne sont pas productives au sens économique du terme ne font pas partie du
champ de la production : manger, boire, dormir, faire de l'exercice, etc. Ils ne peuvent d'ailleurs
pas être fournis par une autre personne que soi-même et ne sont donc pas échangeables sur un
marché. La comptabilité nationale exclut par ailleurs du champ de la production les services que
les ménages se rendent à eux-mêmes, bien que ces services puissent être rendus par d'autres
personnes : lavage, préparation des repas, garde des enfants.

3- Production marchande et non marchande


Une production est marchande quand elle s‟échange, ou peut s‟échanger, sur un marché à un
prix couvrant au moins les coûts de production. Une production est non marchande quand elle
concerne des produits échangés gratuitement ou à un prix inférieur à leur coût. Par principe,
tous les biens sont considérés comme marchands. Les services peuvent être marchands ou non
marchands.
Les services sont marchands quand ils peuvent être achetés ou vendus sur un marché et quand
ils sont produits par une unité marchande, c'est-à-dire par une unité dont les ressources
proviennent majoritairement de la vente de sa production.
Les services sont non marchands quand ils sont fournis par les administrations publiques ou
privées à la collectivité dans son ensemble ou à certains groupes de ménages, à titre gratuit ou
quasi gratuit.
La production non marchande comprend aussi la production pour usage final propre et l‟autre
production non marchande. La première catégorie concerne :

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- La production des biens agricoles conservés par les agriculteurs comme les semences ;
- La production de services de logement produits par les propriétaires occupants évaluée
sur la base du loyer que ces propriétaires devraient payer d‟ils devaient louer le
logement ;
- La production de services personnels et domestiques du fait de l‟emploi de personnel
rémunéré (c‟est la production de ménages employeurs) ;
- La production des biens en capital fixe fabriqués pour eux-mêmes par l‟ensemble des
secteurs institutionnels (constructions et extensions de logements par les ménages,
machines fabriqués par les entreprises elles-mêmes pour leur propre usage) ;
La seconde catégorie, c'est-à-dire l‟autre production non marchande est fournie à d‟autres U.I.
soit gratuitement soit à des prix économiques non significatifs par les administrations publiques
et les ISBLSM. Cette production recouvre :
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- Les services indivisibles fournis par les administrations publiques à la collectivité dans son
ensemble. Ces services sont non individualisables comme la justice, la police ou la
défense et font l‟objet d‟une consommation collective ;
- Des services qui font l‟objet d‟une consommation individualisée comme la santé ou
l‟éducation que l‟on pourrait faire payer par les usagers mais qui, pour des raisons de
politique économique ou sociale, sont vendus à un prix non économiquement significatif.
L‟évaluation de la production de biens et services marchands se fait au prix du marché. La
production de services non marchands des administrations est mesurée conventionnellement par
l‟ensemble des coûts de production.

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4- Importations
Les importations de biens et services comprennent tous les biens, neufs ou d‟occasion, qui à
titre onéreux ou gratuit, entrent définitivement sur le territoire économique en provenance du
reste du monde et tous les services fournis par les unités non résidentes à des unités résidentes.
Les importations sont évaluées CAF (coût, assurance, fret), c'est-à-dire à leur valeur à la
frontière du pays exportateur, plus frais d‟acheminement à la frontière du pays importateur.

B- Emplois en biens et services


Ils concernent :
- La consommation,
- La formation brute de capital fixe,
- La variation des stocks,
- Les exportations.

1- Consommation
La consommation intermédiaire représente la valeur des biens et services transformés ou
entièrement consommés au cours du processus de production. Ces biens et services disparaissent
totalement dans le processus de production, soit par incorporation dans les produits plus
élaborés, soit par destruction comme l‟énergie.
La consommation finale correspond à la valeur des biens et services utilisés pour la satisfaction
finale des besoins individuels (consommation finale des ménages) ou collectifs (consommation
finale de services non marchands par les administrations publiques ou privées). Par définition,
seuls les ménages et les administrations publiques et privées ont des consommations finales.

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La consommation finale concerne trois secteurs institutionnels : les ménages, les administrations
publiques et les ISBLSM.
La consommation finale des ménages est essentiellement une consommation de biens et services
marchands. Les ménages sont supposés consommer immédiatement les biens qu‟ils achètent où
qui leur sont fournis gratuitement, quelle que soit la durée de vie des biens qu‟ils acquièrent
(logement mis à part, lequel est considéré comme une formation brute de capital fixe).
La consommation finale des administrations publiques ou privées (ISBLSM) en services non
marchands représente la valeur des services non marchands produits par les administrations,
déduction faite des paiements partiels effectués par les ménages pour la fourniture de ces
services (au cas où la gratuité n‟est pas totale).

2- Formation brute de capital fixe (FBCF)


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La formation brute de capital fixe (FBCF) représente la valeur des biens durables acquis par les
unités de production pour être utilisés pendant au moins un an dans leur processus de
production. Autrement dit, la FBCF est égale aux acquisitions moins les cessions d‟actifs fixes
réalisées par les producteurs résidents. Les actifs fixes sont des actifs corporels ou incorporels
issus du processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d‟autres
processus de production pendant au moins un an.
Les actifs fixes corporels concernent les bâtiments, les logements, les machines, l‟outillage, le
matériel de transport, les routes.
Les actifs fixes corporels concernent :
- Les frais de prospection minière et pétrolière ;
- Les actifs fixes achetés par les activités militaires ;

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- Les logiciels (dépenses d‟acquisition ou d‟amélioration) ;


- Les œuvres artistiques et littéraires originales susceptibles d‟être utilisées pendant
plusieurs années et destinées à entrer dans un circuit commerciale (cinéma, musique,
télévision).
La FBCF des ménages correspond à leurs achats de logements auxquels sont ajoutés les travaux
de gros entretiens et de réparation. Les entreprises individuelles ont une FBCF identique à celle
des autres entreprises.

3- Variation des stocks


La variation des stocks est la différence entre la valeur des stocks en début d‟année et celle en
fin d‟année. Les stocks sont constitués par tous les biens autres que les biens en capital, détenu
à un moment donné par les unités productrices résidentes, et dont la durée de vie est inférieure
à un an. Par exemple, les stocks comprennent les matières premières et fournitures, les travaux
en cours de fabrication, les biens finis.
Par convention, les ménages dans leur activité domestique et les administrations publiques et
privées ne détiennent pas de stocks (sauf des stocks stratégiques pour les administrations
publiques).

4- Exportations
Les exportations de biens et de services comprennent tous les biens neufs ou d‟occasion, qui, à
titre onéreux ou gratuit, sortent définitivement du territoire économique à destination du reste
du monde, et tous les services fournis par les unités résidentes à des unités non résidentes.

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Les exportations de biens hors du territoire sont évaluées FAB (franco à bord), c'est-à-dire au
prix de marché des biens à la frontière du pays (ivoirienne en l‟occurrence).

II- Opérations de répartition


Ce sont les opérations de par lesquelles la valeur ajoutée générée par la production est
distribuée entre la main d‟œuvre, le capital et les administrations publiques, ainsi que les
opérations de redistribution du revenu et de la richesse. On rappelle que la valeur ajoutée est
donnée par la différence entre la production et les consommations intermédiaires.
Une distinction est effectuée entre les opérations de répartition primaire qui correspondent à la
distribution des revenus liés à la rémunération des facteurs de production (salaires, intérêts,
dividendes), et les opérations de répartition secondaire qui décrivent la redistribution opérée
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par les administrations publiques.


Les opérations de répartition primaire (RP) concernent le partage primaire de la valeur ajoutée,
c'est-à-dire la répartition des revenus avant redistribution (RS) par les APU.

A- La rémunération des salariés (RP)


Dans le SECN, la rémunération des salariés comprend tous les versements en espèces et
avantages fournis en nature par les employeurs au titre de la rémunération du travail accompli
par les salariés au cours de la période.
Cette opération se décompose en :

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- Salaires et traitements bruts, c'est-à-dire avant déduction de la part des cotisations sociales à
la charge des salariés et y compris les diverses primes et avantages en nature ;
- Cotisation sociale effective à la charge des employeurs. Cette opération représente les
versements effectués par ceux-ci à la Sécurité Sociale ; ces cotisations sont considérées
comme un élément de la rémunération des salariés, que ces derniers sont censés reverser
ensuite à la Sécurité Sociale. Les cotisations sociales apparaissent ainsi comme un salaire
indirect, qui fait l‟objet d‟un prélèvement à la source ;
- Cotisations sociales fictives ou imputées. Elles représentent la contrepartie des prestations
sociales fournies directement, en dehors de tout circuit de cotisation, par les employeurs à
leur salarié.

B- Revenus de la propriété et de l’entreprise (RP)


Ce sont les revenus que reçoit le propriétaire d‟un actif financier ou d‟un actif corporel non
produit (comme un terrain) en échange de sa mise à disposition d‟une autre unité
institutionnelle.
Ils comprennent :
- Les intérêts qui rémunèrent les prêts de capitaux versés résultant d‟un contrat passé entre le
créancier et son débiteur. Il s‟agit de la rémunération des dépôts (compte sur livret, dépôts à
terme, compte épargne logement), des titres autres que les actions (obligations, bons du
trésor), de crédit (crédit à la consommation, crédit immobilier) ;
- les revenus distribués des sociétés : ce sont les dividendes et prélèvement sur les revenus des
quasi-sociétés ;

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- les bénéfices réinvestis d‟investissements directs étrangers comme par exemple lorsque des
filiales de sociétés étrangères en Côte d‟Ivoire investissent en Côte d‟Ivoire des bénéfices
qu‟elles n‟ont pas distribués à l‟étranger ;
- les revenus de la propriété attribués aux assurés concernent les revenus que les sociétés
d‟assurance et les fonds de pension tirent du placement de leurs provisions techniques (et
non du placement de leur fond propre) ;
- les loyers des terres et redevances.

C- Impôts liés à la production et à l’importation


Ce sont des prélèvements obligatoires des administrations publiques, qui frappent la production
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ou l‟importation des biens et services, ou l‟utilisation de facteurs de production.


Les impôts liés à la production et à l‟importation comprennent :
- La taxe à la valeur ajoutée grevant les produits ;
- Les autres impôts liés à la production : cette catégorie comporte les impôts sur les salaires et
la main d‟œuvre (taxe d‟apprentissage), des impôts spécifiques sur certains produits (taxe sur
les produits pétroliers, taxe sur les alcools, les tabacs) et des impôts divers supportés par les
unités productrices (vignette) ;
- Les droits de douane et assimilés.

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D- Subventions d’exportation et à l’importation


Ce sont des transferts courants versés par les administrations publiques aux unités productrices
dans le but d‟abaisser le prix de leurs produits et/ou de permettre une rémunération suffisante
des facteurs de production.

E- Opérations d’assurance-dommages
Les opérations d‟assurance-dommages sont relatives à la couverture de risques tels qu‟incendie,
accident, vol, etc.
Elles comprennent :
- Les primes nettes d‟assurance-dommages qui sont égales à la partie de la prime destinée à
couvrir, pendant la période, la part du risque non encore couverte par les produits
financiers ;
- Les indemnités d‟assurance- dommages représentent les sommes versées en cas de réalisation
du sinistre et sont enregistrées en sens inverse des primes.
F- Transferts courants sans contreparties, non dénommés ailleurs
Ce poste regroupe :
- Les impôts courants sur le revenu et le patrimoine qui comprennent l‟impôt sur le bénéfice
des sociétés, l‟impôt revenu des personnes physiques, les impôts locaux, la vignette quand
elle est payée par les ménages. L‟impôt sur la fortune est inclus dans ce poste de la
nomenclature, car il s‟agit d‟un impôt courant ;
- Les cotisations sociales effectives versées, soit par les assurés, soit par leurs employeurs ;
- Les cotisations sociales fictives sont la contrepartie des prestations sociales fournies
directement par les employeurs à leurs salariés ;

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- Les prestations sociales comprennent tous les transferts courants en espèces ou en nature
attribués personnellement à des ménages par un tiers, en vue de prendre en charge certains
besoins ou certains risques, sans qu‟il y ait contrepartie équivalente et simultanée du
bénéficiaire.
- Les transferts courants entre administrations publiques : ce sont des subventions et des
transferts de recettes fiscales, notamment de l‟Etat vers les collectivités locales ou la
Sécurité Sociale ;
- Les transferts courants aux administrations privées : ils correspondent aux cotisations versées
par les ménages ou aux subventions versées par les administrations publiques aux
administrations privées ;
- La coopération internationale courante : elle représente les transferts entre les
administrations publiques résidentes et non résidentes ;
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- Les transferts privés internationaux : ces transferts se font entre ménages résidents et
ménages non-résidents. Il s‟agit essentiellement des transferts de fonds adressés par les
travailleurs migrants à leur famille demeurant dans leur pays d‟origine ;
- Les transferts courants divers sont une catégorie résiduelle qui regroupe les participations
des ménages versées aux administrations publiques qui leur délivrent des services non
marchands, les amendes, les bourses ou encore les transferts courants liés aux grands
chantiers à l‟étranger ;
- Les aides en investissement sont versés de manière irrégulière, ce qui les distingue de l‟impôt
sur la fortune. Il s‟agit d‟un droit de mutation à titre gratuit, portant sur les successions et
sur les donations ;
- Les autres transferts en capital regroupent des dommages de guerre, les primes d‟épargne-
logement, les legs et donations entre secteurs institutionnels différents.

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III- Opérations financières


Ce sont les opérations qui ont lieu entre les unités institutionnelles et qui portent sur des actifs
ou des passifs financiers.
Les actifs financiers se présentent sous la forme de moyens de paiement ou de créances
financières.
Les passifs financiers correspondent aux engagements monétaires et financiers contractés par les
différents secteurs institutionnels.
Les opérations financières sont la contrepartie :
- des opérations sur biens et services (l‟achat d‟un bien entraine le transfert d‟un instrument
de paiement ou la naissance d‟une dette) ;
- des opérations de répartition (le versement d‟une prestation sociale entraine le transfert
d‟un instrument de paiement qui éteint le droit de l‟assuré à sa protection) ;
- des opérations financières elles-mêmes (l‟émission d‟une obligation entraine le transfert
d‟un instrument de placement et la création d‟une dette pour l‟émetteur.
La nomenclature des opérations financières et des actifs et passifs financiers est fondée sur le
degré de liquidité des actifs financiers (la liquidité parfaite étant représentée par les moyens de
paiement sans frais et sans risque de perte en capital) et sur les caractéristiques juridiques des
actifs financiers. On distingue sept (7) catégories d‟actifs financiers auxquelles correspondent
autant d‟opérations financières.

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A- Or monétaire et droits de tirage spéciaux (DTS)


L'or monétaire dont il est question ici est uniquement celui détenu par les autorités monétaires :
Banque centrale et Etat. En revanche, toute opération sur l‟or réalisée par la Banque centrale
ou l‟Etat avec les autres unités résidentes doit être traitée comme opération sur biens et
services. De même, l'or détenu par les autres institutions financières, les entreprises ou les
ménages est enregistré avec les « acquisitions moins cessions d'objets de valeur »‟ ou les
« consommations intermédiaires » ou les « stocks » s'il entre dans un processus de production.
Les DTS sont des actifs financiers de réserve créés par le FMI et répartis entre ses membres pour
leur permettre d‟augmenter leurs actifs de réserve existants. Ils ne constituent cependant pas
une créance sur le FMI. Ils permettent aux Banques centrales d‟obtenir des devises de la part des
autres Banques centrales ou du FMI.
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B- Le numéraire (monnaie) et les dépôts


Le numéraire ou monnaie est constitué des billets et pièces habituellement utilisés comme
moyen de paiements. La monnaie comprend les billets et les pièces (monnaie fiduciaire) et les
dépôts à vue transférables par chèques, cartes, virements (monnaie scripturale) dont on peut
disposer librement. On distingue la monnaie nationale des devises étrangères. Seules les sociétés
financières et l'Etat peuvent émettre de la monnaie, qui peut être détenue par tous les secteurs
ainsi que par le reste du monde.
Les autres dépôts transférables ne sont pas directement utilisés comme moyens de paiement. Ce
sont par exemple les comptes d'épargne non transférables, les dépôts à terme, les
refinancements entre institutions financières. Ils comprennent aussi les bons de caisse.

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C- Les titres autres que les actions


Ce sont des actifs financiers négociables sur les marchés mais qui ne donnent à leur porteur
aucun droit de propriété sur l‟unité institutionnelle émettrice.
Les obligations (et autres titres d'endettement) procurent habituellement à leur détenteur un
revenu monétaire, qui peut être fixe ou variable, mais qui est déterminé par un contrat. En
particulier, le paiement des intérêts n'est pas fonction des bénéfices du débiteur.
Les obligations procurent en outre à leur détenteur le droit inconditionnel de toucher une
somme fixe à une date (ou des dates) spécifiées, au titre de l'amortissement du capital.
Les titres émis sur le marché monétaire (bons du trésor, billets de trésorerie, etc.) confèrent
également à leur porteur le droit inconditionnel de toucher à une date spécifiée un montant fixe
stipulé.

D- Les crédits
Les crédits incluent tous les actifs financiers qui sont crées lorsque des prêteurs avancent des
fonds à des emprunteurs. Les crédits consentis par les institutions financières aux agents non
financiers sont des crédits à court terme ou des crédits à long terme selon que leur échéance est
supérieure ou inférieure à un an.

E- Les actions et autres titres de participation


Elles portent sur les titres représentatifs d‟un droit de propriété partielle sur une société. Ces
créances ouvrent droits, en principe, à la perception de dividende ainsi qu‟à une quote-part de
l‟actif net en cas de liquidation de la société.

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Ce droit est habituellement matérialisé par des actions, parts, certificats de participation ou
d'autres documents similaires.
On y rencontre aussi les titres d‟OPCVM (Organisme de placement collectif en valeur mobilières).
Les OPCVM comprennent essentiellement les sociétés d‟investissement à capital variable
(SICAV), les fonds communs de placement (FCP) et les sociétés civiles de placement immobilier
(SCPI). Ce sont des institutions financières qui investissent sur les marchés de capitaux des
ressources drainées auprès du public en contrepartie de titres appelés parts.

F- Les réserves techniques d’assurance


En prévision des sommes qu‟elles auront à verser à leurs assurés dans le cadre de l‟assurance-
vie ou à l‟occasion de sinistres de diverses natures, les sociétés d‟assurance et les fonds de
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pension constituent des réserves (provisions) techniques dont le montant est égal aux
remboursements estimés pour garantir le paiement des indemnités d‟assurance et des fonds de
pension.

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Tableau 3. Exemple de nomenclature des opérations économiques


Opérations sur produits (biens et services) (P)
P.1 Production P.6 Exportations de biens et de services
P.11 Production marchande P.61 Exportation de biens
P.119 Services d'intermédiation financière indirectement P.62 Exportation de services
mesurés (SIFIM)
P.12 Production pour usage final propre P.7 Importations de biens et de services
P.13 Autre production non marchande P.71 Importations de biens
P.131 Paiements au titre de l'autre production non P.72 Importations de services
marchande
P.132 Autre production non marchande résiduelle
Opérations de répartition (D)
P.2 Consommation intermédiaire
D.1 Rémunération des salariés
P.3 Dépense de consommation finale D.11 Salaires et traitements bruts
P.31 Dépense de consommation individuelle D.12 Cotisations sociales à la charge des employeurs
P.32 Dépense de consommation collective D.121 Cotisations sociales effectives à la charge des
employeurs
P.4 Consommation finale effective D.122 Cotisations sociales imputées à la charge des
P.41 Consommation individuelle effective employeurs
P.42 Consommation collective effective
D.2 Impôts sur la production et les importations
P.5 Formation brute de capital D.21 Impôts sur les produits
P.51 Formation brute de capital fixe D.211 Taxes du type TVA
P.511 Acquisitions moins cessions d'actifs fixes corporels D.212 Impôts et droits sur les importations, à l'exclusion de
P.5111 Acquisitions d'actifs fixes corporels neufs la TVA
P.5112 Acquisitions d'actifs fixes corporels existants D.2121 Droits sur les importations
P.5113 Cessions d'actifs fixes corporels existants D.2122 Impôts sur les importations, à l'exclusion de la TVA
P.512 Acquisitions moins cessions d'actifs fixes incorporels et des droits sur les importations
P.5121 Acquisitions d'actifs fixes incorporels neufs D.214 Impôts sur les produits, à l'exclusion de la TVA et
P.5122 Acquisitions d'actifs fixes incorporels existants des impôts sur les importations
P.5123 Cessions d'actifs fixes incorporels existants D.29 Autres impôts sur la production
P.513 Addition à la valeur des actifs non financiers non
produits
Nomenclature des opérations économiques D.3
66Subventions
P.5131 Améliorations majeures aux actifs non financiers D.31 Subventions sur les produits
non produits D.311 Subventions sur les importations
P.5132 Coûts du transfert de propriété d'actifs non D.319 Autres subventions sur les produits
financiers non produits D.39 Autres subventions sur la production
P.5 Formation brute de capital D.21 Impôts sur les produits
P.51 Formation brute de capital fixe D.211 Taxes du type TVA
P.511 Acquisitions moins cessions d'actifs fixes corporels D.212 Impôts et droits sur les importations, à l'exclusion de
P.5111 Acquisitions d'actifs fixes corporels neufs la TVA
P.5112 Acquisitions d'actifs fixes corporels existants D.2121 Droits sur les importations
P.5113 Cessions d'actifs fixes corporels existants
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques D.2122 Impôts surKOUAKOU Auguste K.
les importations, & Pr KOUAKOU
à l'exclusion de la K.
TVAClément
P.512 Acquisitions moins cessions d'actifs fixes incorporels et des droits sur les importations
P.5121 Acquisitions d'actifs fixes incorporels neufs D.214 Impôts sur les produits, à l'exclusion de la TVA et
P.5122 Acquisitions d'actifs fixes incorporels existants des impôts sur les importations
P.5123 Cessions d'actifs fixes incorporels existants D.29 Autres impôts sur la production
P.513 Addition à la valeur des actifs non financiers non
produits
D.3 Subventions
P.5131 Améliorations majeures aux actifs non financiers D.31 Subventions sur les produits
non produits D.311 Subventions sur les importations
P.5132 Coûts du transfert de propriété d'actifs non D.319 Autres subventions sur les produits
financiers non produits D.39 Autres subventions sur la production
P.52 Variation des stocks
P.53 Acquisitions moins cessions d'objets de valeur
D.4 Revenus de la propriété
D.41 Intérêts
P.5 Formation brute de capital D.42 Revenus distribués des sociétés
P.51 Formation brute de capital fixe D.421 Dividendes
P.511 Acquisitions moins cessions d'actifs fixes corporels D.422 Prélèvements sur les revenus des quasi-sociétés
P.5111 Acquisitions d'actifs fixes corporels neufs D.43 Bénéfices réinvestis d'investissements directs
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

P.5112 Acquisitions d'actifs fixes corporels existants étrangers


P.5113 Cessions d'actifs fixes corporels existants D.44 Revenus de la propriété attribuée aux assurés
P.512 Acquisitions moins cessions d'actifs fixes incorporels D.45 Loyers
P.5121 Acquisitions d'actifs fixes incorporels neufs
P.5122 Acquisitions d'actifs fixes incorporels existants
D.5 Impôts courants sur le revenu, le patrimoine, etc.
P.5123 Cessions d'actifs fixes incorporels existants D.51 Impôts sur le revenu
P.513 Addition à la valeur des actifs non financiers non D.59 Autres impôts courants
produits
P.5131 Améliorations majeures aux actifs non financiers
non produits
P.5132 Coûts du transfert de propriété d'actifs non
financiers non produits
P.52 Variation des stocks
P.53 Acquisitions moins cessions d'objets de valeur

Nomenclature des opérations économiques 67


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

F.6 Provisions techniques d'assurance


F.61 Droits nets des ménages sur les provisions K.10 Autres changements de volume d'actifs et de
techniques d'assurance vie et sur les passifs financiers (non compris ailleurs)
fonds de pension
F.611 Droits nets des ménages sur les provisions K.11 Gains/pertes nominaux de détention
techniques d'assurance vie K.11.1 Gains/pertes neutres de détention
F.612 Droits nets des ménages sur les fonds de K.11.2 Gains/pertes réels de détention
pension
F.62 Provisions pour primes non acquises et K.12 Changements de classement ou de structure
provisions pour sinistres K.12.1 Changements de classement sectoriel ou de
structure
F.7 Autres comptes à recevoir/à payer a) K.12.2 Changements de classement d'actifs et de
F.71 Crédits commerciaux et avances passifs
F.79 Autres comptes à recevoir/à payer, à l'exclusion K.12.21 Monétisation/démonétisation de l'or
des crédits commerciaux et K.12.22 Changements de classement d'actifs et de
avances passifs autres que la
a) Pour mémoire: F.m. Investissements directs monétisation/démonétisation de l'or
étrangers.
Nomenclature des soldes Comptables
Autres postes des comptes
(B)
d'accumulation (K)
B.1 Valeur ajoutée/B.1* Produit intérieur
K.1 Consommation de capital fixe B.2 Excédent d'exploitation
K.2 Acquisitions moins cessions d'actifs non B.3 Revenu mixte
financiers non produits B.4 Revenu d'entreprise
K.21 Acquisition moins cessions de terrains et autres B.5 Solde de revenus primaires/B.5* Revenu national
actifs corporels non produits B.6 Revenu disponible
B.7 Revenu disponible ajusté
K.211 Acquisitions de terrains et autres actifs B.8 Épargne
corporels non produits B.9 Capacité (+)/besoin (-) de financement
K.212 Cessions de terrains et autres actifs corporels B.10 Variations totales de la valeur nette
Nomenclature
nondesproduits
opérations économiques 68 Variations de la valeur nette dues à l'épargne et
B.10.1
K.22 Acquisitions moins cessions d'actifs incorporels aux transferts en capital
non produits B.10.2 Variations de la valeur nette dues aux autres
K.221 Acquisitions d'actifs incorporels non produits changements de volume d'actifs
B.1 Valeur ajoutée/B.1* Produit intérieur
K.1 Consommation de capital fixe B.2 Excédent d'exploitation
K.2 Acquisitions moins cessions d'actifs non B.3 Revenu mixte
financiers non produits B.4 Revenu d'entreprise
Comptabilité K.21
Nationale - Licence 1 - moins
Acquisition Sciences Economiques
cessions de terrains et autres B.5 Solde de revenus primaires/B.5*
KOUAKOU Auguste K.Revenu national K. Clément
& Pr KOUAKOU
actifs corporels non produits B.6 Revenu disponible
B.7 Revenu disponible ajusté
K.211 Acquisitions de terrains et autres actifs B.8 Épargne
corporels non produits B.9 Capacité (+)/besoin (-) de financement
K.212 Cessions de terrains et autres actifs corporels B.10 Variations totales de la valeur nette
non produits B.10.1 Variations de la valeur nette dues à l'épargne et
K.22 Acquisitions moins cessions d'actifs incorporels aux transferts en capital
non produits B.10.2 Variations de la valeur nette dues aux autres
K.221 Acquisitions d'actifs incorporels non produits changements de volume d'actifs
K.222 Cessions d'actifs incorporels non produits B.10.3 Variations de la valeur nette dues aux
gains/pertes nominaux de détention
K.3 Apparition économique d'actifs non produits B.10.31 Variations de la valeur nette dues aux
gains/pertes neutres de détention
B.10.32 Variations de la valeur nette dues aux
K.4 Apparition économique d'actifs produits gains/pertes réels de détention
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

B.11 Solde des échanges extérieurs de biens et services


K.5 Croissance naturelle de ressources biologiques B.12 Solde des opérations courantes avec l'extérieur
non cultivées B.90 Valeur nette
BF.90 Valeur financière nette
K.6 Disparition économique d'actifs non produits
K.61 Épuisement d'actifs naturels
K.62 Autres disparitions économiques d'actifs non
produits

K.7 Destructions d'actifs dues à des catastrophes

K.8 Saisies sans compensation

K.9 Autres changements de volume d'actifs non


financiers (non compris ailleurs)

Nomenclature des opérations économiques 69


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Chapitre 4- Comptes d’opération et de secteurs institutionnels


Plan du chapitre

I- Principe des comptes écrans


II- Compte des secteurs institutionnels résidents

Objectifs du chapitre
Aux termes de ce chapitre, les étudiants doivent être capables de :
- comprendre le principe des comptes écrans
- comprendre le principe d‟enregistrement
- connaitre les différents comptes intégrés
- connaitre les soldes des comptes intégrés
- comprendre la séquence des comptes

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 70


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Les Comptes d‟opération regroupent toutes les opérations d‟un même type effectué par
l‟ensemble des secteurs institutionnels.
La séquence des comptes se décompose en trois grandes catégories :
- les comptes des opérations courantes, établis en termes de flux et présentés en emplois
et en ressources ;
- les comptes d‟accumulation, établis en termes de flux et présentés en variation d‟actifs
et de passifs ;
- les comptes de patrimoine, établis en termes de stock et présentés en termes d‟actifs
détenus et de passifs contractés.
On étudiera le principe du compte écran avant de recenser les différents comptes d‟opérations.
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

I- Principe des comptes écrans


Toute opération met en évidence 2 unités institutionnelles. Considérons une opération
quelconque (intérêt) et les secteurs institutionnels concernés par cette opération (ceux qui
versent des intérêts et ceux qui reçoivent des intérêts).

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 71


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Pour simplifier retenons trois secteurs : SNF, Ménages et SF.

SNF SFF SNF

Ménages Ménages

SF SF

A chaque flèche peut être associé naturellement le montant des flux d‟intérêts versés par
chacun des secteurs aux autres secteurs.
Les mêmes informations peuvent êtres renseignées dans un tableau à double entrée.

Soit l‟opération « X » réalisés par trois secteurs institutionnels (SNF, ménages et SF).

Reçu SNF Ménages SF Total


Versé Emploi
SNF
Ménages
SF
Total Ressource

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 72


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Cette présentation fournit une vision exhaustive de l‟opération puisque sont enregistrés pour les
trois secteurs, 32 donc 9 données au titre des opérations intérêt versé et intérêt reçu.
Si l‟on raisonne sur l‟ensemble des cinq (5) secteurs résidents et le RDM, on obtiendrait 62
données pour chacune des multiples opérations à.
On peut simplifier l‟écriture des opérations en masquant les opérations bilatérales, et
enregistrer donc les relations directes de secteur à secteur.
Le principe des comptes écrans consiste à interposer un écran entre les secteurs qui versent et
ceux qui reçoivent soit sous forme comptables.
Le compte de l‟opération X est obtenu comme suit :
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Emploi Ressources
SI 1 SI 2 SI 3 Total Opération SI 1 SI 2 SI 3 Total
X

ECRAN

SNF SNF

M`` M

SF SF

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 73


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Cet écran forme une espèce de réservoir. Au sein de ce réservoir, tous les apports des divers
secteurs se mélangent pour un total de 615. Et c‟est ce même réservoir qui alimente pour le
même montant les ressources des différents secteurs institutionnels. Le nombre d’opérations à
enregistrer se réduit de 32 à 3X2. Dans le cas des 6 secteurs, on passe de 62 à 6 x2.

En règle générale, le nombre d’écriture est au max de :

N2 x M opérations en l‟absence de compte écran


N x M opérations avec compte écran.

Evidemment, ce qui est gagné en simplifiant est perdu en informations car cette opération
empêche de connaitre le cheminement précis des flux.
Le Tableau économique d‟ensemble (TEE) et le tableau des opérations financières (TOF) sont des
exemples de comptes d‟opération.

II- Compte des secteurs institutionnels résidents


A- Principes d’enregistrement
L‟intégralité de l‟activité économique des secteurs institutionnels est décrite à l‟aide de
compte. Toutes ces opérations économiques des secteurs institutionnels sont ventilées dans ces
comptes.

Pour l‟établissement des comptes, les comptables s‟appuient sur 4 principes d‟enregistrement :

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 74


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

 Le principe de flux : le traitement comptable porte sur les opérations exprimant des
flux. Une distinction est établie entre flux monétaire ou flux réels (de biens et services)
et les flux financiers (Actions et obligations).
 Le principe de l’annualité : l‟élaboration des comptes est annuelle.
 Le principe monétaire : toutes les opérations sont exprimées en monnaie (francs).
 Le principe de l’enregistrement en partie double : à toute écriture relative à une
opération économique inscrite en emplois dans un compte correspond une écriture de
même montant portée en ressources dans un autre compte et réciproquement.

Les comptes se présentent en deux parties : si pour le SI, l‟opération économique se traduit par
une sortie d‟argent ou si elle réduit sa valeur économique, elle est alors inscrite à gauche dans
la colonne des emplois ; si par contre l‟opération économique fait l‟objet d‟entrée d‟argent ou
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

d‟une augmentation de la valeur économique du secteur, elle est alors inscrite à droite dans la
colonne des ressources. Dans le compte financier, la présentation est différente, les comptables
nationaux enregistrent les opérations financières en flux nets de créances et flux nets de dettes.

Le solde (S) d‟un compte d‟opérations courantes est obtenu par la différence entres ressources
et les emplois. Chaque compte intégré est relié au suivant par la transmission de son solde.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 75


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Tableau 4 : Soldes des comptes des secteurs institutionnels résidents

Compte Solde
Compte de production Valeur ajoutée
Compte d‟exploitation Excédent brut d’exploitation
Compte de revenu Revenu disponible brut
Compte d‟affectation des revenus primaires Solde brute des revenus primaires
Compte de distribution secondaire du revenu Revenu brute disponible
Compte d‟utilisation du revenu Epargne brute
Compte de capital Besoin ou capacité de financement
Compte financier Solde des créances et des dettes

Les comptes intégrés sont tenus sur le principe d‟enregistrement en partie double. Ce qui
permet de faire apparaitre les soldes significatifs. Ils sont élaborés selon la logique qui permet
de les faire se succéder rationnellement et d‟articuler les comptes non financiers par
transmission de leur solde d‟où leur appellation de comptes intégrés.

B- Les comptes des opérations courantes


Ces comptes retracent les opérations liées à la production, à la répartition et à la redistribution
du revenu, et conduisent à déterminer l‟épargne de chacun des S.I.
On distingue 5 comptes successifs pour chaque secteur institutionnel :
- Compte de production,

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 76


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

- Compte d‟exploitation,
- Compte d‟affectation des revenus primaires,
- Compte de distribution secondaire du revenu,
- Compte d‟utilisation du revenu,

1- Le compte de production
Comme son nom l'indique, il est axé sur la production. Cette fonction est exercée à titre
principal par les SQS et par les entreprises individuelles (décrites dans le compte des ménages).
Le compte de production décrit la liaison entre la production de biens et services et la
consommation intermédiaire nécessaire pour obtenir cette production. Il ne comporte que des
opérations sur biens et services. Les ressources sont constituées par la production marchande et
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la production pour emploi final propre.


Cette production est évaluée au prix de base (donc hors impôts sur les produits mais avec les
autres impôts sur la production et les subventions sur les produis). Les consommations
intermédiaires constituent les emplois. Le solde de compte de production est la valeur ajoutée
brute, portée en emploi du compte. La valeur ajoutée brute mesure la contribution du secteur
institutionnel au PIB.
Au niveau des administrations, une précision est à prendre en compte. En effet, faute de pouvoir
identifier la part prise par les différents secteurs institutionnels dans l‟utilisation des services
rendus par les APU, les comptables nationaux préfèrent affecter la totalité de la production non
marchande des APU à sa propre consommation finale. Cependant, un écart existe entre la
production et la CF> Il s‟agit des paiements partiels des ménages comme les droits de

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 77


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

d‟inscription des étudiants, les tickets d‟entré dans les musées. Ces paiements sont des CF des
ménages et constitue des recettes résiduelles ou des ventes résiduelle.
De même au niveau des entreprises financières, la production en terme de Production imputée
de services bancaires (Intérêts reçus – Intérêts versés) et de production de B et S marchands non
bancaire (Location des coffres forts des IF). Les locations (terrains, logement, matériel de
production et autre location) sont enregistrés comme CI au niveau des entreprises qui loue, CF
au niveau des ménages et production au niveau des entreprises locataires.

2- Le compte d’exploitation
Le compte d‟exploitation décrit la répartition primaire de la valeur ajoutée, la distribution de
revenus qui a eu lieu à l'occasion de la production. Il reprend en ressources la valeur ajoutée
brute augmentée des éventuelles subventions d'exploitation reçues, et décrit en emplois
comment ces ressources ont été réparties entre les salariés qui ont participé à la production,
l'état qui prélève des impôts indirects et le secteur institutionnel lui-même. Le compte
d‟exploitation ne comporte que des opérations de répartition. La rémunération des salariés est
entendue au sens large lorsqu‟elle comporte les cotisations sociales. Le solde du compte
d‟exploitation, porté en emploi est l‟excédent brut d‟exploitation et le revenu mixte pour les
entreprises individuelles. Le terme revenu mixte s‟explique par le fait que dans le cas d‟une
entreprise individuelle, par exemple un artisan, le solde du compte d‟exploitation rémunère
aussi bien le travail de l‟exploitant que son capital. Il montre ce qui reste du secteur
institutionnel après qu‟il ait rémunéré ses salariés et versés les prélèvements obligatoires liés à
la production. Ce solde est indépendant des capitaux (propres ou empruntés) mis en œuvre pour
produire. Pour les SNF le compte d‟exploitation traduit le partage entre le travail et le capital.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 78


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

L‟excédent brut d‟exploitation est un indicateur de profit brut. Il représente les sommes sont
disponibles pour renouveler le matériel, investir et rémunérer les divers apporteurs de capitaux.
Au niveau des institutions financières, un ajustement est nécessaire. En effet, voulant conserver
au compte de revenu, la totalité des flux sur intérêt et dividendes, on fait apparaître à nouveau
les mêmes mouvements déjà enregistrés au niveau du compte de production dans l‟évaluation
de la production imputée de service bancaire. L‟ajustement introduit en emploi du compte
d‟exploitation permet d‟éviter que cette double comptabilisation détruise l‟équilibre global des
comptes. Il en résulte que l‟excédent brut d‟exploitation des IF est négatif.

3- Le compte d’affectation de revenu primaire


Le compte d‟affectation des revenus primaires décrit comment se constitue le revenu primaire
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des secteurs institutionnels. On distingue les revenus de la propriété qui sont versés aux
propriétaires d‟actifs financiers (dividendes pour les actions, intérêts pour les prêts) et d‟actifs
corporels non produits (les loyers des terrains, mais pas ceux des logements). Ces revenus de la
propriété peuvent être aussi bien des ressources que des emplois. Les SNF peuvent à la fois
recevoir des revenus distribués des sociétés (dividendes pour les actions) et en verser,
notamment à leurs propres actionnaires ; elles peuvent recevoir des intérêts parce qu‟elles ont
prêté à d‟autres et verser des intérêts à leurs créanciers. Les autres revenus correspondent aux
bénéfices réinvestis d‟investissements directs étrangers. Au niveau des administrations
publiques, ce compte enregistre en ressource les impôts nets des subventions sur les produits
Le solde de ce compte est le revenus primaires bruts (SRPB) qui permet de prendre la mesure de
ce que parviennent à obtenir les sociétés non financières comme revenus primaires.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 79


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

4- Le compte de distribution du revenu secondaire


Le compte de distribution du revenu secondaire montre comment les opérations de
redistributions, c‟est-à-dire les impôts courants sur le revenu et le patrimoine, les cotisations et
les prestations sociales ainsi que les autres transferts courants, affectent le revenu primaires des
agents économiques. En ressources, il reprend le solde de revenus primaires. En emplois, on
porte les transferts de revenu auquel procède le secteur institutionnel (impôt sur le revenu et le
patrimoine, autres transferts courants regroupant des écritures liées à des opérations
d‟assurance, paiements d‟amendes, dons, etc.). Le solde du compte de distribution secondaire
du revenu est le revenu disponible brut qui représente la somme dont le secteur institutionnel
peut disposer à son gré, pour la consommation ou l'épargne.

5- Le compte d’utilisation du revenu


C'est un compte axé sur la fonction de consommation, il montre comment le secteur
institutionnel répartit son revenu disponible entre la consommation finale et l'épargne. Ce
compte ne comporte en ressources que le revenu disponible brut, et en emploi une seule
opération sur biens et services, la consommation finale. Le solde est l'épargne brute. Les SNF,
les institutions de crédits et les entreprises d'assurance n'ont par convention aucune
consommation finale. Tout achat de biens non durables ou de services par ces secteurs est
considéré comme de la consommation intermédiaire. Aussi le compte d'utilisation du revenu est-
il sans intérêt pour ces secteurs, l'épargne brute est égale au revenu disponible brut. Pour les
ménages, les ressources se composent du revenu disponible brut et des transferts sociaux en
nature. En emplois, on tient compte de la dépense en consommation finale individuelle. Le
compte d'utilisation du revenu permet de connaître le partage entre consommation et épargne,

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 80


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qui est une donnée macroéconomique essentielle. Pour les administrations, la dépense de
consommation finale comprend une dépense de consommation finale individuelle qui correspond
à des produits consommés par les ménages (remboursement des dépenses de santé, fourniture
quasi gratuite de services d‟éducation) et une dépense de consommation finale collective
(défense, sécurité, justice…) qui constitue la consommation effective des APU. L'épargne brute
représente la somme que le secteur institutionnel peut consacrer au financement de son
investissement brut sans avoir à s'endetter : c'est l'autofinancement.

C- Les comptes d’accumulation


Les comptes d‟accumulation sont des comptes de flux qui enregistrent les différents éléments de
la variation des actifs et de la variation des passifs d‟une U.I., ainsi que la variation de la valeur
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nette de leur patrimoine.


Les actifs économiques sont des biens corporels et incorporels servant de réserves de valeur sur
lesquels on peut exercer des droits de propriété, et dont la détention peut procurer des
avantages économiques à leurs propriétaires.
On distingue trois (3) catégories d‟actifs :
- Les actifs non financiers produits qui résultent de la production ; on y trouve les actifs
corporels ou incorporels, les stocks et les objets de valeur ;
- Les actifs non financiers non produits dont l‟existence n‟est pas le résultat d‟un processus
de production ; ils comprennent les actifs corporels (terrains, gisements, réserves
biologiques non cultivées, réserves d‟eau) et les passifs incorporels (brevets, baux et
autres contrats cessibles, fonds commerciaux)
- Les actifs financiers.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 81


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Les ressources humaines, les actifs naturels comme l‟air ou l‟eau des rivières ne font pas partie
des actifs.

1- Le compte de capital
Le compte de capital montre l‟épargne et l‟investissement des agents. Il est tenu non en
ressources et en emplois mais en variation des passifs en variation des actifs. En effet, la
formation brute de capital, par exemple est égale à la différence entre les acquisitions et les
cessions d‟actifs fixes. Un traitement en ressources et en emplois aurait amené à classer les
acquisitions en emplois et les cessions en ressources.

Le compte de capital a pour objet de décrire les opérations liées aux investissements en actifs
physiques et aux transferts en capital. Il décrit comment le secteur a remplacé les équipements
usagés et quelle structure il a donné à l'accroissement de son patrimoine, mesuré par l'épargne
nette. Il reprend en ressources l'épargne brute à laquelle s'ajoutent les transferts en capital
reçus (les aides à l‟investissement et autres transferts en capital tels que les remises de dettes).
Les emplois du compte de capital se décomposent en FBCF, en variations de stocks et en
acquisitions moins les cessions d‟actifs non financiers non produits (terrains, brevets…).

Le compte de capital d'un secteur institutionnel montre comment son épargne (S) va suffire ou
non à financer ses investissements (I), il montre dans quelle mesure le secteur s'autofinance. Si I
> S, il y a un besoin de financement, le secteur doit faire appel à l'épargne des autres secteurs
en empruntant.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 82


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Les stocks sont des produits conservés par le secteur en vue d'utilisation ou de ventes futures,
ces produits peuvent également constituer des stocks spéculatifs. Si I < S, il y a une capacité de
financement, le secteur après avoir financé ses propres investissements, peut prêter son
épargne aux agents déficitaires. Les SNF et les entreprises individuelles ont généralement un
besoin de financement. Les ménages (hors entreprises individuelles), les institutions de crédit,
les entreprises d'assurance dégagent une capacité de financement. Les administrations publiques
ont tantôt un besoin, tantôt une capacité de financement. Le solde du compte de capital a un
grand intérêt. En effet, quand on agrège l‟ensemble des comptes non financiers, on voit que les
soldes portés à la fois en ressources et en emplois, la valeur ajoutée brute, l'excédent brut
d'exploitation, le revenu disponible brut et l'épargne brute s'annulent. Le solde de l'ensemble des
comptes non financiers du secteur est la capacité ou le besoin de financement.
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2- Le compte financier
Le compte financier montre comment le secteur institutionnel a réalisé les opérations
financières pour satisfaire son besoin de financement ou utiliser sa capacité de financement. Il
décrit les créances acquises et cédées et les dettes contractées et remboursés. Dans ce compte,
les opérations financières sont enregistrées en flux net de créances (acquisition – cessions) y
compris les recouvrements et les dettes (dettes contractés, remboursées pendant la période). Le
solde de ce compte financier s‟appelle solde des créances et des dettes.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 83


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Tableau 5 : le compte financier


Compte financier
Variations des actifs Opération et solde comptable Variation des passifs
Or monétaire et droits de tirage spéciaux
Numéraire et dépôts
Titres autres qu‟actions
Crédits Soldes des opérations
Actions et autres participations sur actifs et passifs
Provision technique d‟assurance financiers
Autres comptes à recevoir / à payer

Les opérations qui modifient les avoirs financiers des S.I. s‟inscrivent en variation d‟actifs, (+)
quand les avoirs augmentent et (–) quand les avoirs diminuent.

Les opérations qui modifient les engagements financiers des S.I. s‟inscrivent en variation de
passif, (+) quand les engagements augmentent et (-) quand les engagements diminuent.
La naissance ou l‟extinction d‟un droit financier modifie simultanément, au titre de l‟opération
considérée, l‟actif financier d‟un secteur et le passif du secteur contractant.

Le transfert d‟un droit financier augmente l‟actif constitué de ce droit pour l‟acquéreur et
réduit l‟actif du vendeur.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 84


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3- Les comptes de patrimoine


Le patrimoine se définit comme l‟ensemble des avoirs détenus et des dettes contractées par
l‟unité ou le secteur institutionnel considéré. Les comptes de patrimoine sont des comptes de
stocks fondés sur la notion juridique de propriété.

a- Le champ du patrimoine
Si les revenus et la consommation sont essentiels pour l'évaluation des niveaux de vie, ils ne
peuvent, en dernière analyse, servir d'outil d'appréciation que conjointement à des informations
sur le patrimoine. Un ménage qui dépense sa richesse en biens de consommation accroît son
bien-être actuel mais aux dépens de son bien-être futur. Les conséquences de ce comportement
sont retracées dans le bilan de ce ménage. Il en va de même pour les autres acteurs
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

économiques et pour l'économie dans son ensemble. Pour établir des bilans, il faut pouvoir
disposer d'états chiffrés complets de l'actif et du passif.

Le système de comptabilité nationale permet de décrire, dans un cadre complet, les flux entrant
dans le domaine de l'économie, mais aussi l'accumulation qui y a lieu. Ce sont les comptes de
patrimoine qui permettent de rendre compte de l'état des actifs et des passifs des différents
secteurs et de l'économie nationale, alimentés chaque année par les flux de l'économie.

Les comptes de patrimoine permettent de renforcer la cohérence d'ensemble du système


économique grâce à un cadre complet, équilibré et homogène du fait de l'utilisation des mêmes
définitions conceptuelles, des mêmes méthodes de valorisation, des mêmes nomenclatures de
secteurs et d'opérations que dans les comptes de flux. Ainsi, ils offrent la possibilité de tester ou

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 85


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

vérifier les théories économiques qui établissent des liens entre les variables patrimoniales et
des comportements comme les fonctions de consommation et d'épargne des ménages
notamment.

De plus, alors que les flux ne saisissent que la création de richesse issue de la production, les
stocks relient à cette notion d'autres sources telles que, par exemple, la découverte, l'invention,
ou la variation de valeur des actifs et passifs existants due à un changement de prix.

b- Les actifs économiques


Le concept de patrimoine de la comptabilité nationale repose sur la notion de propriété. Il se
définit comme l'état des avoirs détenus et des dettes contractées par une unité institutionnelle,
un secteur institutionnel ou par l'ensemble de l'économie à un instant donné.
À ce principe très général se combinent des notions à caractère économique qui permettent de
préciser la frontière des actifs (au sens large du terme) retenus dans les comptes de patrimoine.

En effet, selon la définition du SEC 1995, les actifs enregistrés dans les comptes de patrimoine
sont des actifs économiques, c'est-à-dire des biens corporels ou incorporels sur lesquels des
droits de propriété peuvent être exercés, individuellement ou collectivement, par des unités
institutionnelles et dont la détention ou l'utilisation au cours d'une période déterminée peut
procurer des avantages économiques à leurs propriétaires.

Par avantages économiques, on entend, d'une part, les revenus primaires (excédent
d'exploitation en cas d'utilisation propre, revenus de la propriété en cas d'utilisation par des
tiers) tirés de l'utilisation de l'actif et, d'autre part, le montant qui pourrait être obtenu en cas

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 86


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de cession ou de liquidation, montant qui inclut les éventuels gains ou pertes de détention. En
particulier les comptes s'appliquent à des valeurs marchandes accumulées. L'ensemble des
éléments composant le patrimoine ne comprend donc que des actifs ayant fait - ou susceptibles
de faire - l'objet de transactions.

La restriction à une conception marchande du patrimoine conduit à exclure des éléments que
l'on pourrait s'attendre à trouver ou souhaiterait voir figurer dans les comptes (le capital
humain, le patrimoine naturel, le domaine public naturel, les biens durables des ménages, les
droits à la retraite liés au système de répartition, etc.). Cependant, un raccord simple avec les
comptes de flux impose l'adoption de conventions analogues pour ceux-ci et pour les comptes de
patrimoine. Il en résulte que ne doivent figurer en principe dans le patrimoine que des éléments
susceptibles d'apparaître dans le compte de capital et le compte financier.
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

c- Le Patrimoine et la valeur nette


Le solde du compte de patrimoine d'une entité quelconque, à une date donnée, est la valeur
nette, qui se définit comme la différence entre la valeur de tous les actifs de cette entité et la
valeur de tous ses passifs à la date considérée. L'enregistrement se fait en effet dans les
comptes de patrimoine en termes d'actifs et de passifs, alors que dans le reste du système de
comptabilité nationale, il se fait en termes de ressources et d'emplois.

Le tableau ci-dessous donne un aperçu simplifié des éléments qui constituent un compte de
patrimoine, et fait apparaître son solde.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 87


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Tableau 6 : Compte de patrimoine simplifié à une date donnée


Actif Passif
Actifs non financiers ANF Passifs financiers PF
Actifs financiers AF Valeur nette ANF+AF-PF
Total des actifs ANF+AF Total des passifs financiers et valeur nette ANF+AF

Comme le montre le tableau, les éléments constitutifs du compte de patrimoine sont, à une
date donnée et pour une entité donnée, les actifs non financiers ou financiers, qui
correspondent aux avoirs de l'entité considérée, les passifs financiers, qui représentent les
dettes de cette entité, et la valeur nette. Les actifs et passifs financiers sont issus des Tableaux
d'Opérations Financières en encours. Le tableau ci-après décrit les différents types d'actifs non
financiers.

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 88


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Tableau 7 : Les différents types d'actifs non financiers


Actifs produits Fixes Corporels Logements
Autres bâtiments et ouvrages de génie civil
Machines et équipements
Actifs cultivés
Incorporels Prospection minière et pétrolière
Logiciels
Originaux artistiques
Stocks Matières premières et fournitures
Travaux en cours
Produits finis
Biens destinés à la revente
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Objets de valeur Pierres et métaux précieux


Antiquités et autres objets d'art
Actifs non produits Corporels Terrains
Gisements
Ressources biologiques non cultivées
Réserves d'eau
Incorporels Brevets
Baux et autres contrats cessibles
Fonds commerciaux

Parmi les éléments qui composent l'actif d'une unité, certains ne représentent aucun droit sur le
patrimoine d'une autre unité (actifs non financiers), alors que d'autres en expriment un (actifs
financiers). Pour que les relations entre les patrimoines des diverses unités (caractère

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 89


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réciproque des créances et des dettes) apparaissent dans les comptes, il est nécessaire de
procéder à un enregistrement symétrique des éléments financiers. Ainsi chaque créance, au sens
de la comptabilité nationale, est inscrite simultanément et pour le même montant à l'actif de
l'unité créditrice et au passif de l'unité débitrice, à l'exception de l'or et des droits de tirages
spéciaux. Ces deux actifs financiers sont en effet les seuls actifs à n'être la contrepartie d'aucun
passif : ces deux éléments ne constituent pas réellement une dette de leurs émetteurs.

D- Compte non financier du reste du monde


Ce compte décrit la relation entre les unités résidentes et les unités non résidentes. En tant que
tel, le Reste du Monde (RDM) ne constitue pas une unité institutionnelle, mais il joue dans la
structure du système un rôle analogue. Une ressource pour le reste du monde est un emploi pour
l‟économie nationale.

Le compte non financier du reste du monde est construit du point de vue des non-résidents. Les
exportations constituent un emploi pour le RDM et les importations, une ressource.
Les exportations comprennent les exportations de biens, de services et la CF des non-résidents
sur le territoire.
Les importations comprennent les importations de biens et de services et la CF des résidents
hors du territoire.
Les revenus versés à des non-résidents constituent des recettes pour ceux-ci et s‟inscrivent en
ressources.
Les revenus reçus par les résidents sont des emplois ou dépenses pour le RDM

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 90


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Tableau 8 : Structure du compte non financier du reste du monde


Emploi Ressource
Exportation de biens Importation de biens
Exportation de service Importation de services
CF non-résidents CF Résidents hors du pays
Total exportation Total importation
Intérêts Intérêt
Dividendes Dividende
Subvention d‟exploitation Prélèvement au profit de la
communauté
Coopération internationale Transferts privés international
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CF de la nation BF (-) de la nation


Total Total

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 91


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Tableau 9 : Compte intégré du reste du monde

Opération extérieur sur Biens & Services


Emploi Ressource
Exportation Importation
Solde extérieur des B & S

Compte extérieurs des revenus primaires et transferts courants


Intérêts Solde extérieur des B&S
Dividendes Intérêt
Subvention d‟exploitation Dividende
Coopération internationale Prélèvement au profit de la communauté
Solde extérieur courant Transferts privés international

Compte de capital
Solde : CF : +17 Solde extérieur courant

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COMPTE DES SNF

Emplois Compte de production Ressources


CI : Production Marchande
Production pour emplois final propre
Solde : VAB

Emplois Compte d’exploitation Ressources


Rémunération des salaries VAB
Autres impôts sur la production Subventions d’exploitation ou subventions sur la
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production reçues
Solde : EBE

Emplois Compte d’affectation du revenu primaire Ressources


Revenus de la propriétés et de l’entreprise EBE
versés Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus

Solde : Solde brute des revenus primaires

Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Impôt courant sur le revenu et le Solde bruit des revenus primaires
patrimoine Cotisation sociales
Impôts sur les bénéfices Autres transferts courants
Prestations
Comptes d’opération et desociales
secteurs institutionnels 93
Autres transferts courants
Solde : Revenu disponible brut (RDB)
Revenus de la propriétés et de l’entreprise EBE
versés Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus

Solde : Solde brute des revenus primaires


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Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Impôt courant sur le revenu et le Solde bruit des revenus primaires
patrimoine Cotisation sociales
Impôts sur les bénéfices Autres transferts courants
Prestations sociales
Autres transferts courants
Solde : Revenu disponible brut (RDB)

LES SNF n’ont pas de Consommation finale


Emplois Compte d’utilisation du revenu Ressources
Revenu disponible brut

Solde : EB

Emplois Compte de capital Ressources


FBCF EB
VS Transferts en capital reçus (+)
CCF (-) Transferts en capital Versé (-)
Acquisition nettes de terrains et d’actifs
incorporels
Acquisition nettes d’actifs non produits
Solde : CF (+) ou BF (-)

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COMPTE DES MENAGES

Emplois Compte de production Ressources


CI : Production Marchande
Production pour emplois final propre
Solde : VAB

Emplois Compte d’exploitation Ressources


Rémunération des salaries VAB
Autres impôts sur la production Subventions d’exploitation ou subventions sur la
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production reçues
Solde : EBE

Emplois Compte d’affectation du revenu primaire Ressources


Revenus de la propriétés et de l’entreprise EBE
versés Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus
Rémunération des salariés
Solde : Solde brute des revenus primaires

Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Impôt courant sur le revenu et le Solde brute des revenus primaires
patrimoine Prestation sociales
Impôts sur les bénéfices Cotisation sociales
Comptes d’opération et desociales
Cotisations secteurs institutionnels 95transferts courants reçus
Autres
Prestations sociales
Autres transferts courants versés
Revenus de la propriétés et de l’entreprise EBE
versés Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus
Rémunération des salariés
Solde : Solde brute des revenus primaires
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Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Impôt courant sur le revenu et le Solde brute des revenus primaires
patrimoine Prestation sociales
Impôts sur les bénéfices Cotisation sociales
Cotisations sociales Autres transferts courants reçus
Prestations sociales
Autres transferts courants versés
Solde : Revenu disponible brut (RDB)

Emplois Compte d’utilisation du revenu Ressources


Consommation finale Revenu disponible brut

Solde : Epargne Brute

Variation des actifs Compte de capital Variation des passifs


FBCF RDB
VS Transferts en capital à recevoir
Acquisition nettes de terrains et d’actifs Transferts en capital à payer
incorporels
Acquisition nettes d’actifs non produits
Solde : CF (+) ou BF (-)

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 96


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COMPTE DES ADMINISTRATIONS

Emplois Compte de production Ressources


CI marchande Production Marchande
CI non marchande Production non Marchande
Vente résiduelle
Solde : VAB

Emplois Compte d’exploitation Ressources


Rémunération des salaries VAB
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Autres impôts sur la production

Solde : EBE

Emplois Compte d’affectation du revenu primaire Ressources


Revenus de la propriété et de l’entreprise EBE
versés TVA
Autres impôts sur la production moins les
subventions
Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus
Solde : Solde brute des revenus primaires

Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Prestations
Comptes d’opération et desociales
secteurs institutionnels Solde brute des revenus primaires
97
Impôts sur le revenu et le patrimoine Impôts sur le revenu et le patrimoine reçu
versés Cotisation sociales
versés TVA
Autres impôts sur la production moins les
subventions
Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément
Solde : Solde brute des revenus primaires

Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Prestations sociales Solde brute des revenus primaires
Impôts sur le revenu et le patrimoine Impôts sur le revenu et le patrimoine reçu
versés Cotisation sociales
Autres transferts courants versés Autres transferts courants reçus
Solde : Revenu disponible brut (RDB)

Emplois Compte d’utilisation du revenu Ressources


Consommation finale individuelle Revenu disponible brut
Consommation finale collective

Solde : Epargne Brute

Variations des actifs Compte de capital Variations des passifs


FBCF RDB
VS Transferts en capital à recevoir
Acquisition nettes de terrains et d’actifs Transferts en capital à payer
incorporels
Acquisition nettes d’actifs non produits
Solde : CF (+) ou BF (-)

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COMPTES ECONOMIQUES DES SOCIETES FINANCIERES

Emplois Compte de production Ressources


CI Production imputée de services bancaires
Location de coffres forts
Solde : VAB

Emplois Compte d’exploitation Ressources


Rémunération des salaries VAB
Autres impôts sur la production Subventions d’exploitation ou subventions sur la
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Production imput de services bncqires production reçues

Solde : EBE

Emplois Compte d’affectation du revenu primaire Ressources


Revenus de la propriétés et de l’entreprise EBE
versés Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus

Solde : Solde brute des revenus primaires

Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Impôt courant sur le revenu et le Solde bruit des revenus primaires
patrimoine Cotisation sociales
Impôts
Comptes sur
d’opération et deles bénéfices
secteurs institutionnels Autres
99transferts courants
Prestations sociales
Autres transferts courants
versés Revenu de la propriété et de l’entreprise reçus

Solde : Solde brute des revenus primaires


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Emplois Compte de distribution secondaire du revenu Ressources


Impôt courant sur le revenu et le Solde bruit des revenus primaires
patrimoine Cotisation sociales
Impôts sur les bénéfices Autres transferts courants
Prestations sociales
Autres transferts courants
Solde : Revenu disponible brut (RDB)

LES SNF n’ont pas de Consommation finale


Emplois Compte d’utilisation du revenu Ressources
Revenu disponible brut

Solde : EB

Emplois Compte de capital Ressources


FBCF EB
VS Transferts en capital reçus (+)
CCF (-) Transferts en capital Versé (-)
Acquisition nettes de terrains et d’actifs
incorporels
Acquisition nettes d’actifs non produits
Solde : CF (+) ou BF (-)

Comptes d’opération et de secteurs institutionnels 100


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Chapitre 5- Le tableau d’entrées-sorties (TES)


Plan du chapitre

I- Description du TES
II- Structure du TES
III- Utilisation du TES

Objectifs du chapitre
Aux termes de ce chapitre, les étudiants doivent être capables de :
- Définition la notion de branche
- Décrire le TES
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

- D‟établir l‟équilibre ressources-emplois


- Connaître les usages du TES
- Déterminer la structure du TES

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 101


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Le TES (Tableau des entrées-Sorties) ou tableau des échanges interindustriels, ou encore


Tableau de Leontief ou Tableau inputs-output a été élaboré par W. Leontief en 1936. Il donne
une analyse détaillée des opérations sur Biens et services d‟une économie au cours d‟une année.
Il décrit la structure de la production nationale en donnant une représentation synthétique des
comptes de production et d‟exploitation et des équilibres des ressources et des emplois des
produits.

I- Description du TES
A- Notion de branches
Une branche constitue un regroupement d‟unités de production homogènes (UPH) fabriquant un
seul type de biens ou service. Une UPH est une unité de production ayant une activité exclusive
sur un produit ou un groupe de produits. Dès lors une unité institutionnelle multi-productrice
sera éclatée en différentes unités de production homogènes qui correspondent à ses diverses
productions. Une entreprise qui fabrique deux produits différents aura son activité de production
ventilée entre 2 branches puisqu‟il y a 2 produits (2 UPH). Les milliers de biens et services
différents qui sont créés dans l‟économie vont être regroupés en familles homogènes de
produits. L‟ensemble des branches est défini en référence à une nomenclature d‟activités et de
produits qui présentent plusieurs niveaux d‟agrégation. Le passage à un niveau inférieur
s‟effectue par regroupement de produits différents. A chaque poste de cette nomenclature
correspond une branche qui produit en principe tous les Biens et Services décrits dans ce poste
et ne produit qu‟eux. Une entreprise qui fabrique plusieurs produits différents verra son activité
pour chacun des produits classés dans plusieurs branches.

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 102


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B- Equilibre des ressources et des emplois de produits dans le TES


Le rapprochement des équilibres ressources-emplois par produits avec des échanges
interindustriels (la CI) des branches s‟opèrent dans le TES. Dans ce tableau à double entrée, on
lit en colonne les comptes de production et d‟exploitation des branches et en ligne les équilibres
de ressources et des emplois de produits.
Nous avons vue qu‟entre les opérations sur B&S, il existe un équilibre fondamental.
P + M = CI + CF + FBCF + ΔS + X
Cette égalité de tous les B&S peut se décomposer par produit et donc par branche. A chaque
branche correspond un produit et un seul.

II- Structure du TES


© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

Le TES est formé par la juxtaposition de six tableaux qui sont :


- Le tableau des entrées intermédiaires,
- Le tableau du compte de production par branche,
- Le tableau des transferts
- Le tableau des ressources en produits,
- Le tableau des emplois finals,
- Le tableau du compte d‟exploitation par branche.

A ces 6 tableaux, on peut ajouter le tableau de calcul du PIB.


On peut représenter la structure d‟un TES simplifié en ne retenant que trois branches :
l‟agriculture qui produit des biens agricoles, l‟industrie qui produit des biens industriels et les
services qui englobent le commerce.

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 103


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A- Le tableau des entrées intermédiaires (TEI)


Il décrit les relations d‟interdépendance entre les branches dans un tableau à double entrée qui
porte en colonne les branches et en ligne produits.
La lecture d‟une ligne retrace la consommation intermédiaire d‟un même produit par les
différentes branches. La lecture d‟une colonne indique la consommation intermédiaire des
différents produits par la même branche.
La diagonale du tableau représente les intra-consommations des branches (consommation des
branches des produits qu‟elles fabriquent).

B- Tableau des comptes de production et d’exploitation


Le compte de production et d‟exploitation est situé immédiatement en dessous du TEI. Il
reprend les consommations intermédiaires de la dernière ligne de ce tableau et donne les
Valeurs Ajoutées (VA) et les productions effectives.
CI + VA = Production des branches = compte de production.
Le compte d‟exploitation décrit la répartition de la VA liée à la production. Il montre comment
la VA des branches est repartie en rémunération des salariés, en autres impôt sur la production
(impôt sur le salaire et la main d‟œuvre et autres impôt sur la production), en excédent brut
d‟exploitation de même que les subventions d‟exploitation qui viennent en déduction.

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 104


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C- Le tableau des transferts ou tableau de passage de la production effective à la


production distribuée.
Une ligne de transfert opère le passage de la production effective à la production distribuée. Ce
passage tient au fait qu‟il n‟existe pas toujours une correspondance entre une branche et un
produit. En effet, la définition de la branche implique la production d‟un seul produit. Or, lors
du processus de production, certains produits appelés parasites apparaissent dans une branche
autre que leur branche théorique. Il va falloir alors les transférer à cette dernière.
Trois types de transferts sont effectués :
- Le transfert de produits fatals : certaines branches produisent des produits fatals, c‟est-à
dire des produits qui se forment au moment même de la fabrication d‟un autre produit
(exemple, le gaz produits par les hauts fourneaux lors de la fabrication de l‟acier). Il faut
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

réaffecter la production de gaz à la branche « production énergétique » après l‟avoir


déduite de la production de la branche « production de biens intermédiaires » ;
- Les transferts de produits de la branche agriculture à la branche des industries agro-
alimentaires (IAA) ; par exemple, lorsque les agriculteurs transforment leurs matières
premières comme le lait en beurre, on a dans l‟estimation de la branche agriculture des
produits qui relèvent de la branche industrie (IAA). On va donc retirer le produit de la
branche agriculture et l‟affecter à la branche industrie ;
- Les ventes résiduelles des producteurs de services administrés. Ce sont des produits
marchands élaborés par les branches non marchandes. Par exemple, l‟administration du
CROU a une activité marchande de restauration. Il faut affecter cette activité à la
branche « services marchands » (hôtellerie et restauration).

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 105


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La ligne de transfert du tableau sert à faire basculer les produits finals de la branche qui les a
effectivement produit à la branche qui aurait dû les produire.
Le total des lignes transferts doit être égal à zéro, ce qui veut dire que tous les biens et services
déduits de la production d‟une branche ont bien été transférés à une autre branche.

D- Le tableau des ressources en produits (TRP)


Le TRP reprend dans sa première colonne la dernière ligne du tableau de passage de la
production effective à la production distribuée.
La deuxième colonne est constituée par les importations de produit évalué CAF.
Comme les produits sont évalués au prix d‟acquisition, les colonnes suivantes comprennent les
droits de douane, la TVA grevant les produits et les marges commerciales sur les différents
produits.
Les marges commerciales apparaissent en colonne. A ce titre, elles permettent de connaître le
coût de distribution de chaque produit, mais elles sont comptabilisées dans la ligne commerce.
De cette façon, elle renseigne sur les coûts de production de la branche commerce. Se faisant
elles sont comptabilisées deux fois. Pour éliminer cette double comptabilisation, qui
empêcherait l‟équilibre du tableau des ressources en produit, la colonne commerce et la ligne
marge sont annulées. A leur intersection, on inscrit la valeur négative du montant de la
production commerce (total des marges commerciales).

E- Le tableau des emplois finals


Le tableau précédent permet de connaître les ressources en produits. Les emplois de ces
produits sont constitués par les consommations intermédiaires de ces branches qui apparaissent

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 106


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dans le TEI et par les emplois finals qui se lisent dans le tableau des emplois finals. Ce tableau
indique ce que devient un produit lorsqu‟il n‟a pas servi de consommation intermédiaire, c'est-à-
dire :
- La Consommation Finale (CF),
- La FBCF,
- La variation des Stocks, les exportations.
Une dernière colonne comprend le total des emplois finals. La somme des emplois
(intermédiaires et finals de chaque produit) est égale à la somme des ressources en produits.
Ainsi, l‟égalité suivante est réalisée pour chaque produit que l‟on peut lire sur une ligne du TES :

Yi +Mi + DDi + TVAi + MCi = CIi + CFi + FBCFi + ΔSi + Xi


© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

F- Tableau de calcul du Produit Intérieur Brut (PIB)


Il fournit le calcul du PIB suivant les trois optiques : production, dépense et revenu.

III- Utilisation du TES


Le TES peut être à la fois utilisé comme instrument de description des relations structurelles au
sein de l‟appareil productif et comme instrument de prévision macro-économique.

A- Instrument de description du système productif


A ce titre, le TES décrit les relations structurelles existantes entre les différentes parties d‟une
économie nationale. Il met en évidence l‟interdépendance des branches. Certaines branches

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 107


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consomment beaucoup de consommation intermédiaire. Elles sont fortement interdépendantes


et ont le caractère de branche motrice pour l‟activité économique.
En revanche leurs produits font l‟objet d‟une faible utilisation de consommation intermédiaire.
D‟autres branches consomment peu les produits des autres branches, mais leurs propres produits
sont fortement consommés par les autres branches. Toute augmentation des prix dans ces
branches a une incidence forte dans les coûts de production des autres branches.

B- Instrument de prévision macroéconomique


Pour prévoir la production d‟une année n+1 en fonction de la structure de la production à
l‟année n, à partir du TES et sous certaines hypothèses, un modèle peut être élaboré à partir de
la méthode proposée par Leontief.

C- Hypothèses du TES simplifié.


Le modèle de Léontief repose sur plusieurs hypothèses :
- toute branche produit un bien et un seul,
- il n‟y a pas de substitution entre les produits,
- l‟économie est fermée (Il n‟y a ni importation ni d‟exportation),
- le commerce est ignoré (TEI carré),
- les coefficients techniques sont constants.
La constance des coefficients techniques suppose que les processus de production sont à
rendement constant. Il n‟y ni économie d‟échelle, ni progrès technique. Comme l‟économie
n‟importe pas, les ressources en produits se limitent aux seules productions des différentes
branches.

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 108


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Le TES se schématise de la manière suivante :


 P1   x11 x12 x13  U1 
P   x x22 x23   U 2 
 2   21
 P3   x31 x32 x33  U 3 
xij
Sachant que aij   xij  aij .Pj
Pj
Le TES simplifié peut donc s‟écrire
 P1   a11 P1 a12 P2 a13 P3  U1   P1   a11 a12 a13   P1  U1 
 P   a P a22 P2 a23 P3   U 2  Ce qui donne  P   a a22 a23   P2   U 2 
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

 2   21 1  2   21
 P3   a31 P1 a32 P2 a33 P3  U 3   P3   a31 a32 a33   P3  U 3 

Le TES de l‟économie, abstraction faite des comptes de production des branches, s‟exprime sous
forme matricielle par :
P  A.P  U ou U  ( I  A).P ou P  ( I  A)1.U
L‟équation du milieu permet de relier la demande finale à la production nationale.
Consommateurs et investisseurs doivent donc se contenter de la production nationale. Une
demande supérieure à l‟offre ne peut donc être satisfaite à court terme qu‟en puisant dans le
stock (déstockage). Si les stocks sont insuffisants les branches concernées seront incapables de
satisfaire la demande excédentaire et génèreront des goulots d‟étranglement.

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 109


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A plus long terme les branches pourront répondre à la demande en augmentant leur production :
si leurs capacités de production le permettent, les entreprises devront produire : P  ( I  A)1.U
Cette équation détermine la structure et le niveau de production nécessaire pour satisfaire la
demande de biens et service de l‟économie.

Le tableau d’entrées-sorties (TES) 110


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Le tableau d’entrées-sorties (TES) 111


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Chapitre 6- Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations


financières
Plan du chapitre
I- Le Tableau Economique d‟Ensemble (TEE)
II- Le Tableau des Opérations Financières (TOF)

Objectifs du chapitre
Aux termes de ce chapitre, les étudiants doivent être capables de :
- comprendre ce qu‟est le TEE et le TOFE
- déterminer les différences entre ces différents tableaux (TES, TEE, TOFE)
- comprendre le principe de construction du TEE
- comprendre le principe de construction du TOFE
-

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 112


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Lorsque l‟on se place au niveau d‟une économie nationale, on regroupe la séquence des comptes
d‟opérations des différents secteurs institutionnels dans un tableau de synthèse. Le tableau
économique d‟ensemble et le tableau des opérations financières effectuent ainsi une synthèse
des comptes de la nation, ce qui offre le cadre pour le calcul de certains ratios utiles pour
l‟analyse macroéconomique.
Ce chapitre présente la structure de ces deux tableaux issus des comptes intégrés.

I- Le Tableau Economique d’Ensemble (TEE)


Le TEE est une présentation synthétique des comptes des différents secteurs institutionnels et
du Reste Du Monde. Il reprend les principales opérations classées des comptes des opérations
courantes et des comptes d‟accumulation.
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Les secteurs institutionnels sont classés en colonne, les opérations sont portées en ligne. Chaque
ligne correspond à une opération ou un solde d‟un des comptes intégrés qui se succède de
manière logique. Il se présente en deux parties :
- à gauche sont inscrits les emplois des comptes des opérations courantes et les variations
d‟actifs pour le compte de capital.
- à droite se trouvent les ressources des comptes des opérations courantes et les variations
de passifs pour le compte de capital.
Le solde d‟un compte situé du côté des emplois se retrouve en ressource du compte suivant. Les
colonnes représentent successivement en emplois, l‟économie nationale, chacun des secteurs
institutionnels, une colonne biens et services, et une colonne totale. Cet ordre est inverse dans
la partie ressource.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 113


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La colonne des biens et services permet d‟équilibrer les opérations sur biens et services. En
effet, certaines opérations apparaissent en ressources d‟un secteur institutionnel et ne se
retrouve pas en emplois d‟un autre secteur. Par exemple, la production qui est une ressource
des comptes de production, n‟est un emploi pour aucun secteur. Ceci est également vrai pour
certaines opérations qui constituent un emploi et ne sont pas une ressource pour aucun secteur.
Par convention et simplement pour équilibrer les totaux des lignes ressources et emplois,
lorsqu‟une opération sur biens et services apparaît en ressources et qu‟elle n‟a pas d‟emploi, on
reporte un montant équivalent en emploi dans la colonne de biens et services.

Tableau 10 : Exemple simplifié de TEE


Emploi Ressource

SNF M SF APU RDM BS+UF Total Operation Total BS+UF RDM APU SF M SNF
1100 1100 Exportation 1100 1100
p 1094 1094 Importations 1094 1094 p
8867 8867 Production 8867 1239 479 1537 5612
2866 367 206 370 228 3809 CI 3809

VAB

A partir du TEE, on peut extraire un certain nombre de grandeurs caractéristiques que l‟on
appelle agrégats.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 114


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II- Le Tableau des Opérations Financières (TOF)


Le Tableau des opérations financières montre comment se réalise l‟équilibre financier. Les
institutions financières sont au centre du TOF. C‟est un tableau à double entrée avec en colonne
les 6 secteurs institutionnels et le Reste du monde, et en ligne les opérations financières.
Pour chaque colonne du TOF, on trouve à gauche les flux nets de créance et à droite les flux de
dette. On enregistre les augmentations de créances et les recouvrements, et les augmentations
de dettes et les remboursements. Ce sont donc les variations et non les encours.
Pour chaque ligne, on a les opérations financières. On distingue 9 catégories d‟opérations dont
la ventilation est fondée sur un double critère : la fonction principale et le degré de liquidité.
Une créance est liquide lorsqu‟elle peut être aisément et rapidement transformée sans frais en
monnaie.
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On distingue donc les instruments de paiement (les moyens de paiement internationaux, et les
moyens de règlement), les instruments de placement (les titres du marché monétaire, les
obligations et les actions) et les instruments de financement notamment les crédits à court (2
ans max), moyen et long terme et les réserves techniques d‟assurance.
Le TOF montre comment les secteurs ont pu faire face à leur besoin de financement ou utiliser
leur capacité de financement.

1- Présentation du TOFE UEMOA


Le champ couvert, la classification des opérations et la définition des soldes seront exposées
progressivement au regard des directives de l‟UEMOA sur les finances publiques.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 115


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2- Champ couvert par le TOFE UEMOA


2.1- Champ couvert
Le champ du TOFE UEMOA comprend l‟ensemble des unités qui mettent en application la
politique des pouvoirs publics, par la prestation de services non marchands et par les transferts
de revenus financés principalement par des prélèvements obligatoires sur les autres secteurs.

Ainsi défini, le champ couvert par le TOFE UEMOA, englobe :

s‟agissant des “ opérateurs ” :

* l‟administration centrale, constituée des ministères, et des institutions nationales


* les collectivités territoriales et leurs Etablissements
* et des organismes autonomes que sont :
- établissements publics à caractère administratif (EPA) ;
- les caisses nationales de sécurité sociale, de prévoyance et de
Retraite ;
- les caisses autonomes d‟amortissement;
- les caisses de stabilisation et de péréquation;
- les fonds financés par les ressources des administrations publiques.

En ce qui concerne les opérations :

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 116


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Elles comprennent les recettes et les dépenses du budget général, des budgets annexes et des
comptes spéciaux du Trésor, les opérations financières des déposants et des correspondants du
Trésor, à titre obligatoire ou facultatif, et toutes les opérations de trésorerie de l‟Etat, classées
en opérations de financement.
Les opérations financières des collectivités territoriales et des organismes autonomes sont
retracées en recettes et en dépenses dans le TOFE UEMOA.

2.2- Périodicité et Source des données :


Le TOFE UEMOA est établi sur une base trimestrielle et annuelle. Il devra se fonder sur les
données de la comptabilité publique, c‟est-à-dire sur les balances du Trésor, et les comptes
d‟exploitation des unités autonomes du champ, complétés, le cas échéant, par des
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comptabilités auxiliaires.

2.3- Modes d’enregistrement des données et consolidation :


Les recettes sont comptabilisées sur une base brute lorsqu‟elles sont encaissées. Ces données
comptables brutes doivent être retraitées pour les besoins du TOFE dans deux cas : (a) les
impôts sont pris en compte dans le TOFE, nets des remboursements ; et (b) les recettes des
unités de production marchande des administrations publiques sont enregistrées nettes des
dépenses d‟exploitation correspondantes.
En outre, conformément aux dispositions de la directive portant Règlement général sur la
Comptabilité Publique, le comptable est tenu de vérifier, avant le paiement de toute dépense,
que le créancier n‟est pas, par ailleurs, débiteur envers l‟Etat et de procéder, le cas échéant, à

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 117


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une retenue. Les arriérés d‟impôts ainsi recouvrés sont à comptabiliser en recettes, bien que ces
opérations ne donnent lieu à aucun mouvement de fonds.
Il arrive qu‟en période d‟accumulation des arriérés par l‟Etat, ses créanciers qui, dans des
circonstances normales, s‟acquitteraient de leurs impôts, ont recours à ce système de
compensation pour s‟assurer du paiement de leurs prestations. Dans les cas où des
compensations exceptionnelles ont lieu, il est utile d‟en indiquer le montant en poste pour
mémoire, afin que les projections de recettes futures n‟en tiennent pas compte.
Les dépenses de personnel et celles relatives aux achats de biens et services et aux transferts
sont à enregistrer sur la base des ordonnancements. Les dépenses payables sans
ordonnancement préalable (intérêts sur emprunts, frais de justice etc.) seront enregistrées à
leur échéance.
Pendant la journée complémentaire, les dépenses ordonnancées sont imputées à leur exercice
d‟origine et portées en fonds en route.
Les dépenses sont enregistrées sur une base brute, sauf lorsqu‟il s‟agit de dépenses
d‟exploitation des unités de production marchande.
Théoriquement, un arriéré est une dépense dont le paiement n‟a pas été réalisé au moment où
il était exigible (date limite indiquée sur la facture ou date d‟exigibilité pour le service d‟une
dette). En règle générale, ce moment n‟est pas formellement enregistré en comptabilité
publique. La variation des arriérés sera donc estimée par la variation du montant des dépenses
ordonnancées et non payées, entre le début et la fin de la période considérée (un trimestre, une
année), avec un délai de trois mois maximum après la date de l‟ordonnancement. Durant cette

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 118


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période de trois mois, les dépenses en cours de paiement sont traitées comme des fonds en
route.
L‟élaboration du TOFE nécessite la consolidation des données relatives aux diverses unités du
champ (budget général, budgets annexes, comptes spéciaux et organismes autonomes), c‟est-à-
dire, l‟élimination des encaissements et décaissements entre ces unités. Cette opération permet
de mesurer les flux entre le champ tel qu‟il a été défini et le reste des secteurs de l‟économie.

3- Classifications des opérations


Le tableau 1 présente l‟organisation des opérations de l‟Etat entre six grands agrégats (recettes,
dons, dépenses, prêts moins recouvrements, ajustement pour base caisse et financement) et
fournit le cadre global d‟analyse.
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La définition des recettes, dons et dépenses utilisée dans le TOFE UEMOA est celle de la
Nomenclature Budgétaire des Etats membres de l‟UEMOA. La définition des prêts moins
recouvrements et du financement est donnée au point 5. ci-après.

3.1- Recettes et dons


3.1.1- Les recettes
Les recettes comprennent tous les paiements reçus par l‟administration centrale et les
organismes autonomes, non remboursables, avec ou sans contrepartie, à l‟exception des
versements non obligatoires provenant de donateurs nationaux ou étrangers.
Les recettes sont divisées en :

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 119


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- recettes fiscales,
- recettes non fiscales courantes,
- recettes en capital (hors recettes de privatisations),
- recettes des Comptes spéciaux du Trésor,
- recettes des organismes autonomes du champ

Les recettes fiscales sont constituées des paiements sans contrepartie et non remboursables,
effectués au profit des administrations. Elles comprennent également les droits et frais perçus
par les administrations, n‟ayant aucune commune mesure avec le coût ou l‟ampleur du service
fourni au payeur. Elles sont classées suivant l‟assiette de l‟impôt correspondant, selon sept
groupes différents :
- Impôts sur le revenu, les bénéfices et gains en Capital ;
- Impôts sur les salaires versés et autres rémunérations ;
- Impôts sur le patrimoine ;
- Impôts et taxes intérieurs sur les biens et services ;
- Droits de timbre et d‟enregistrement ;
- Droits et taxes sur le commerce extérieur et les transactions internationales ;
- Autres recettes fiscales

Les recettes non fiscales courantes comprennent tous les encaissements non remboursables des
administrations ayant une contrepartie - à l‟exception de ceux qui proviennent des ventes de
biens en capital -, toutes les amendes et pénalités à l‟exception de celles relatives aux
infractions fiscales, et tous les encaissements courants des administrations publiques
représentant des versements volontaires, non remboursables et sans contrepartie.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 120


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Les recettes en capital sont constituées de paiements comportant une contrepartie


correspondant à une opération en capital telle que la vente de biens de capital fixe, de stock,
de terrains ou d‟actifs incorporels. On rajoutera aux recettes en capital les recettes du
portefeuille des participations de l‟Etat et des transferts en capital (versements sans
contrepartie effectuées à des fins de formation de capital) provenant de sources autres que les
administrations publiques. Elles ne comprennent pas le produit des privatisations, qui doivent
être classés en financement (voir ci-dessous).

Les recettes des Comptes spéciaux et celles des organismes autonomes du champ.

3.1.2- Les dons


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Les dons comprennent tous les concours financiers non remboursables reçus de donateurs
nationaux et/ou étrangers. On distingue les dons intérieurs et les dons extérieurs, d‟une part, et
les dons programmes répondant à des objectifs généraux d‟aide budgétaire et les dons projets
correspondant aux aides aux projets spécifiques d‟investissement, d‟autre part.

Seules les transactions monétaires doivent être enregistrées dans le TOFE UEMOA. Les aides en
nature telles que l‟assistance technique ne sont donc pas à comptabiliser dans le TOFE.
Néanmoins, une rubrique pour mémoire sera créée pour permettre une réconciliation aisée avec
la balance des paiements. Si le Trésor (ou toute autre unité du champ) reçoit des fonds de
contrepartie provenant, par exemple, de la vente de dons en nature, ces montants doivent
figurer dans les dons.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 121


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3.2- Dépenses et Prêts moins recouvrements


3.2.1- Les dépenses
Les dépenses constituent des engagements non remboursables de l‟administration centrale, des
collectivités territoriales et des organismes autonomes, qu‟il s‟agisse d‟opérations avec ou sans
contrepartie. Conformément aux dispositions de la Directive relative aux lois de finances, on
distingue les dépenses ordinaires et les dépenses en capital.

a- Les dépenses ordinaires comprennent :


- les charges de la dette publique et les dépenses en atténuation des recettes des gestions
antérieures,
- les dépenses de personnel, telles que définies dans la Nomenclature budgétaire UEMOA,
- les dépenses de fonctionnement,
- les dépenses de transferts.

b- Les dépenses en capital


Elles sont, en principe, destinées à l‟acquisition de biens de capital fixe, de stocks stratégiques
ou d‟urgence, de terrains ou d‟actifs incorporels ; elles concernent aussi les paiements sans
contrepartie ayant pour but de permettre aux bénéficiaires d‟acquérir des biens de capital.
Cependant, l‟acquisition par l‟Etat de biens de capital pour les entreprises publiques est
considérée comme une prise de participation et enregistrée en prêts moins recouvrement (voir
ci-dessous).

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 122


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Les dépenses en capital sont regroupées selon l‟origine du financement (ressources propres ou
ressources extérieures, ces dernières portant sur l‟ensemble du programme d‟investissement
public). On distingue également les investissements directement exécutés par les unités du
champ et les transferts en capital effectués par elles (article 8 de la directive relative aux lois
de finances).

3.2.2- Les prêts nets (ou prêts moins recouvrements)


Les prêts de l‟administration centrale sont constitués par des prises de participations ainsi que
par des versements faits par l‟Etat pour des raisons de politique générale (et non pour la gestion
des liquidités de l‟Etat), assortis d‟un engagement de remboursement de leur bénéficiaire
envers l‟Etat, et par les opérations inverses.
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Les prêts rétrocédés, constituent des emprunts effectués par l‟administration centrale auprès de
bailleurs de fonds étrangers, dont elle utilise le produit pour effectuer des prêts à certaines
entreprises publiques pour des projets d‟investissement. Ils font donc, à la fois, partie de la
dette extérieure de l‟Etat, et de ses créances vis-à-vis du secteur public. Les termes de
l‟emprunt et du prêt ne sont pas nécessairement les mêmes. L‟administration publique est
responsable du service de l‟emprunt auprès du bailleur de fonds. Le service du prêt rétrocédé
est payé à l‟Etat par l‟entreprise. Ils doivent donc figurer à la fois en emplois, et en financement
extérieur. Au moment du tirage, le prêt rétrocédé donne lieu à deux écritures au TOFE : l‟une
en prêt de l‟Etat à l‟entreprise bénéficiaire du projet, l‟autre en emprunt extérieur. Au moment
du paiement du service par l‟entreprise, celui-ci est enregistré en recouvrement de prêt.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 123


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3.3- Opérations exceptionnelles


Il convient ici de faire le point sur les quelques cas suivants qui devront faire l‟objet d‟un
traitement particulier.
3.3.1- Les programmes de départs volontaires de la fonction publique
Les dépenses liées aux programmes de départs volontaires et les indemnités de licenciement ou
de départ anticipé à la retraite versées aux agents de la fonction publique sont considérés
comme des transferts courants de l‟Etat aux ménages et doivent figurer en dépenses ordinaires.
3.3.2- Le recouvrement des créances bancaires
Dans le cadre des restructurations bancaires, l‟Etat a souvent repris, pour une somme plus ou
moins symbolique, les créances compromises des banques pour apurer leurs bilans, et les a
confiées à un organisme, souvent autonome, chargé de leur recouvrement. Ces créances, qui
constituaient des prêts des banques au secteur privé (ou public), sont devenues des prêts de
l‟Etat aux mêmes débiteurs mais l‟opération de reprise ne doit pas être comptabilisée au TOFE,
les créances ayant une valeur faible ou nulle. Les ressources provenant du recouvrement des
créances bancaires servent, en premier lieu, à couvrir les frais de fonctionnement de
l‟organisme de recouvrement. Si une partie est transférée au Budget, elle s‟analysera alors en
recouvrement de prêts, indiquée sur une ligne séparée.

3.3.3- Les restructurations d’entreprises publiques ou de banques


Les restructurations d‟entreprises ou de banques en difficulté peuvent recouvrir diverses
opérations qu‟il faut s‟efforcer de classer selon leur nature. Les versements destinés à éponger

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 124


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les pertes passées ou à apurer des bilans sont à considérer comme des transferts en capital à
l‟entreprise. En effet les paiements sans contrepartie et non remboursables qui revêtent un
caractère non périodique et manifestement exceptionnel doivent être considérés comme des
transferts en capital Les reprises de dettes effectuées par l‟Etat dans le cadre d‟une
restructuration d‟entreprise doivent aussi être considérées comme des transferts en capital à
l‟entreprise (qui les utilise pour éteindre sa dette), assortis d‟un emprunt de l‟Etat auprès du
créancier de l‟entreprise pour un montant équivalent. Ce traitement permet de mieux
appréhender le coût des restructurations et de conserver la cohérence entre les flux nets de
financement et la variation de l‟encours de la dette. Par la suite, le service correspondant à la
dette reprise, qui devient le service d‟une dette directe de l‟Etat, est à traiter comme tel en
intérêt et en amortissement exigibles.
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3.4- Ajustements sur base caisse


Les dépenses sont enregistrées sur base ordonnancement alors que le financement se fait sur
base caisse. Ainsi, il convient de créer un poste d‟ajustement pour enregistrer l‟écart entre
l‟ordonnancement et les décaissements, notamment les arriérés de paiement.
On considère deux grands types d‟arriérés, les arriérés sur dépenses et les arriérés sur
amortissement. Les premiers se rapportent à la fois aux dépenses sur biens et services, aux
transferts et aux obligations d‟intérêt sur la dette de l‟Etat (tant extérieure qu‟intérieure). Ils
constituent, avec “ les fonds en route ”, l‟ajustement permettant de passer des dépenses sur la
base des ordonnancements aux dépenses sur la base décaissement, et de calculer le solde sur la
base caisse.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 125


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Les fonds en route correspondent à des dépenses ordonnancées et non payées. On limitera les
fonds en route à une période de trois mois, au delà de laquelle, s‟ils n‟ont pas été régularisés,
ils seront considérés comme des arriérés intérieurs.
Le second groupe d‟arriérés correspond à des obligations de remboursement de dette non
remplies et constitue un ajustement aux opérations de financement proprement dit, c‟est à
dire, aux opérations qui concernent la dette contractuelle de l‟Etat ou la variation de ses titres,
encaisses ou dépôts. Les arriérés du second groupe seront enregistrés en financement (voir ci-
dessous).

3.5- Financement
Par définition, le financement total est égal au déficit ou à l‟excédent des opérations de l‟Etat
sur base caisse. Il représente donc les variations des engagements de l‟Etat au titre de ses
remboursements futurs et celles de ses avoirs liquides, qui lui sont nécessaires pour couvrir les
différences entre ses décaissements et ses encaissements. Le financement d‟un déficit doit donc
correspondre à la variation de l‟encours de la dette de l‟Etat, qu‟elle soit intérieure ou
extérieure.
Le financement recouvre les opérations par lesquelles les administrations publiques contractent
des emprunts et les remboursent, ou reçoivent des dépôts de tiers pour gérer leurs liquidités. Il
comprend aussi la variation nette des avoirs que ces administrations détiennent sous forme de
monnaie et de dépôts. La classification des opérations de financement a pour but d‟indiquer la
provenance des fonds obtenus par les administrations pour couvrir leur déficit. Le tableau 2
classe le financement selon son origine, extérieure ou intérieure, ce dernier étant réparti entre
financement bancaire et non bancaire.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 126


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3.5.1. Le financement extérieur


Celui-ci inclut les tirages sur prêts, l‟amortissement exigible, et le rééchelonnement /
allégement de dette obtenu. Le service de la dette est enregistré dans le TOFE lorsqu‟il devient
exigible et avant rééchelonnement / allégement de la dette. Dans la mesure où l‟Etat bénéficie
d‟un rééchelonnement, le montant des échéances consolidées constitue un financement
extérieur. Les remises de dette de l‟Etat correspondent à l‟annulation, par le bailleur de fonds,
de dettes extérieures de l‟Etat. Elles sont donc à inscrire en amortissement de dette extérieure
et en financement extérieur pour un montant égal. Le service de la dette avalisée n‟est à
comptabiliser dans le TOFE que lorsque l‟aval de l‟Etat a été appelé. Il est alors classé dans le
service de la dette extérieure de l‟Etat. Les arriérés sur dette avalisée étant considérés comme
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des arriérés de l‟Etat, leur rééchelonnement / annulation s‟analyse comme réduction des
arriérés de l‟Etat financés par ce financement exceptionnel.

3.5.2- Le financement intérieur


Il comprend les emprunts du Trésor, les amortissements dus, les opérations de titrisation (qui
constituent aussi une forme de dette contractuelle pour l‟Etat mais que, pour des raisons
d‟analyse, on enregistre dans un poste séparé) et les variations de dépôts et d‟encaisses, tous
ces éléments étant ventilés entre la BCEAO, les banques commerciales et le secteur non
bancaire. Le financement bancaire inclut aussi les opérations effectuées par le Trésor au titre de
sa fonction bancaire, à savoir, l‟acceptation de dépôts (essentiellement les dépôts du public au
CCP) et les émissions nettes d‟obligations cautionnées.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 127


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Le tableau 3 présente la composition de l‟encours de la dette intérieure de l‟Etat. Ce tableau


permet un passage aisé entre les variations d‟encours et les flux de financement intérieur.

On enregistrera également dans un poste particulier du financement intérieur, le produit des


privatisations. En effet, celles-ci constituent une vente d‟actifs qui fournit des ressources à
l‟Etat. Ces ressources étant de nature exceptionnelle et non récurrente, ne devraient pas servir
à augmenter les dépenses régulières. Ainsi, elles seront classées au dessous de la ligne, afin de
ne pas fausser le calcul du solde budgétaire.

Les titres relatifs aux concours consolidés de la BCEAO constituent un instrument de


financement de l‟Etat. Ils peuvent être détenus par les banques résidentes et non résidentes et
par le secteur privé, et sont admis au rachat à tout moment par la BCEAO.

La variation de l‟encours des titres détenus par le système bancaire interne sera inscrite dans un
poste séparé, dans le financement de la BCEAO.

Réconciliation entre le TOFE et la Position Nette du Gouvernement (PNG)

Le champ couvert par le TOFE étant composé d‟opérations variées, il est indispensable de
s‟assurer que celles-ci sont correctement identifiées et reflétées dans la PNG. Cette dernière
doit donc inclure toutes les opérations détaillées dans le tableau de financement, y compris la
variation des dépôts auprès du Trésor et des divers titres que celui-ci détient au titre de sa
fonction bancaire.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 128


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Ces éléments pourront constituer ce que l‟on appellera la Position nette du Gouvernement
couvert par le TOFE (PNG-TOFE). La PNG-TOFE doit retracer la position, auprès du système
bancaire interne, de l‟ensemble des unités de l‟administration centrale, des collectivités
territoriales et des organismes autonomes compris dans le champ du TOFE, tel que défini plus
haut.

Ajustement statistique

Un poste d‟ajustement statistique a été prévu, pour enregistrer les “ erreurs et omissions ”.

4- Définition des soldes


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La notion de déficit retenue est importante car elle permet de déterminer l‟étendue de l‟effort
fiscal et budgétaire à entreprendre, pour améliorer la situation financière d‟un Etat.

Le solde global
Le solde global peut être présenté sous deux formes : soit en incluant les dons, soit en excluant
ces dons.

L‟utilisation du déficit sous la seconde forme est préférable à la première. En effet, le solde
global hors dons indique véritablement l‟ampleur de l‟effort budgétaire nécessaire pour
équilibrer la situation financière de l‟Etat, sans avoir recours aux dons. De plus, il permet de
tenir compte de la nature discrétionnaire et souvent difficilement prévisible des dons. Ceci est
particulièrement vrai pour les aides programmes qui sont non récurrentes et sont presque
toujours liées à l‟existence d‟un programme d‟ajustement soutenu par la communauté

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 129


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internationale. En revanche, les aides - projets sont directement liées à des dépenses qui
évoluent en fonction de la disponibilité de l‟aide.
Le solde global de base
Cet indicateur, défini comme le solde global hors dons et hors investissements financés sur
ressources extérieures, permet de mesurer la soutenabilité de la politique budgétaire.

Le solde primaire
Cet indicateur est défini comme le solde global hors dons et hors charges de la dette intérieure
et extérieure. Il permet de mesurer l‟effort d‟ajustement à entreprendre, sans que celui-ci ne
soit obscurci par le poids de la dette, considéré comme la conséquence de politiques
d‟endettement passées, et une donnée sur laquelle le pays n‟a plus prise à court terme. En
outre, le solde primaire est la variable fondamentale qui détermine la variation du ratio
d‟endettement.

Le solde primaire de base


Le solde primaire hors investissements financés par l‟extérieur, est le solde primaire de base.
Cet indicateur permet de mesurer la capacité du pays à assurer le service de sa dette.

Le solde courant
Egalement appelé épargne propre des administrations, le solde courant est défini comme la
différence entre les recettes courantes (fiscales et non fiscales) et les dépenses courantes. Ce
concept est utile dans la mesure où il permet d‟analyser la capacité de l‟Etat à faire face non
seulement à la couverture de ses dépenses courantes mais également de dégager une épargne
pour financer les dépenses d‟investissement.

Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 130


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Le solde hors opérations exceptionnelles (ou solde structurel)


Celui-ci reprend la définition du déficit global ou primaire, corrigé de sa composante
conjoncturelle et des opérations non-récurrentes. De telles opérations couvrent notamment les
dépenses de restructurations et les programmes de départs volontaires de la fonction publique.
A partir du tableau uniformisé des opérations financières de l‟Etat tel que décrit plus haut, une
série d‟indicateurs significatifs pourront être définis, qui seront utiles tant à la conduite de la
politique budgétaire au niveau national qu‟à l‟organisation de la convergence des politiques
budgétaires au plan communautaire.
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Le tableau économique d’ensemble et le tableau des opérations financières 131


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Chapitre 7- Les agrégats et les indices

Plan du chapitre
I- Les agrégats
II- Les ratios

Objectifs du chapitre
Aux termes du chapitre, les étudiants doivent être capables de calculer :
- le PIB, le PNB, la dépense intérieure
- le taux de marge
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- le taux d‟épargne
- le taux d‟investissement
- le taux de pression fiscale
- le taux de pression parafiscale
- le taux de prélèvements obligatoires
- la propension moyenne à consommer
- la propension marginale à consommer
- la propension marginale à épargner
- le taux d‟exportation ou effort à l‟exportation
- le taux d‟importation
- le taux de couverture du commerce extérieur

Les agrégats et les indices 133


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I- Les agrégats
Les agrégats sont des indicateurs synthétiques qui mesurent le résultat de l‟activité de
l‟ensemble de l‟économie. Ce sont des grandeurs de référence essentielle pour l‟analyse
économique. On peut citer :
- le Produit Intérieur Brut aux prix du marché (PIB) ;
- le Produit National Brut (PNB) ;
- le Revenu National (RN) au prix du marché ;
- le Revenu National Brut Disponible (RNDB) aux prix du marché.
1- Le produit intérieur brut aux prix du marché
Le Produit Intérieur Brut (PIB) représente le résultat final de l‟activité de production des unités
productrices résidentes. Il peut se définir de trois manières :
- l‟optique de la production ;
- l‟optique du revenu ;
- l‟optique de la dépense ou demande.
Optique de la production :
Dans l‟optique de la production, le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des
différents secteurs institutionnels ou des différentes branches, augmentée des impôts moins les
subventions sur les produits.
PIB = somme des valeurs ajoutées brutes + TVA + DD - subventions sur les produits

Optique de la dépense :

Les agrégats et les indices 134


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Dans l‟optique de la dépense, le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et
services (consommation finale, FBCF, variations de stocks, acquisitions moins cessions d‟objets
de valeur), plus les exportations et moins les importations de biens et services.
PIB = Consommation finale
+ Formation brut du capital fixe
+ Variations de stocks
+ acquisitions moins cessions d‟objets de valeur
+ Exportations – Importations
Option du revenu
Dans une optique de revenu, le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d‟exploitation
des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

importations moins les subventions, excédent brut d„exploitation et revenu mixte.


PIB = Rémunération des salariés versées par les producteurs résidents
+ Excédent brut d‟exploitation et revenu mixte
+ Impôts liés à la production (y compris TVA) et l‟importation (y compris les DD)
– Subventions d‟exploitation
Le produit intérieur est dit brut car il ne tient pas compte de la consommation de capital fixe
(par usure ou par obsolescence du capital) inhérente à l‟activité de production.
Si l‟on tient compte de cet amortissement économique, on calcule le produit intérieur net :
PINet = PIBrut – consommation de capital fixe

Les agrégats et les indices 135


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2- Le revenu National Brut (RNB)


Le produit intérieur est celui des unités résidentes sans que l‟on tienne compte du critère de la
nationalité d‟origine du secteur qui crée la valeur ajoutée. Dans une économie ouverte, une
partie des revenus issus du produit intérieur peut être transférée à des agents non résidents, et
inversement une partie du revenu intérieur peut provenir d‟un produit étranger. Le revenu
national brut tient compte de ces transferts et l‟on a :

RNB = PIB
+ Revenus des facteurs reçus du reste du monde (rémunération des salariés, revenus de la
propriété)
- Revenus des facteurs versés du reste du monde (rémunération des salariés, revenus de
la propriété)
+ Subventions reçues du reste du monde
- Impôts sur la production et les importations versés au reste du monde

Remarque : Pour les pays développés, le PIB et le PNB sont du même ordre de grandeur. Par
contre, la différence peut être sensible pour les pays en voie de développement soumis à des
forts courants migratoires ou dominés par des firmes multinationales qui rapatrient leurs
bénéfices.

3- Le revenu national disponible brut (RNDB)


C‟est le revenu dont dispose la nation pour sa consommation finale et son épargne. Il se calcule
à partir du revenu national brut (RNB) :

Les agrégats et les indices 136


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RNDB = RNB
+ Transferts courants reçus du RDM et non encore pris en considération (impôts
courants sur le revenu et le patrimoine, cotisations et prestations sociales, opérations
d‟assurances dommages, coopération internationale, etc.)
- Transferts courants versés du RDM et non encore pris en considération (impôts
courants sur le revenu et le patrimoine, cotisations et prestations sociales, opérations
d‟assurances dommages, coopération internationale, etc.)

Le RNDB peut encore se calculer comme la somme des soldes des comptes de distribution
secondaire du revenu des différents secteurs de l‟économie nationale.

4- Dépense intérieure brute


© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

La Dépense intérieure brut (DIB) regroupe l‟ensemble des composantes de la demande de biens
et services qui constituent les emplois finals des ressources disponibles dans l‟économie. Il est
donné par :

DIB = CF + FBCF + ΔS = PIB + M – X

II- Les ratios


En rapportant une grandeur économique à une autre (agrégats), on obtient des ratios utiles pour
l‟analyse économique :
- pour les Sociétés et Quasi-Sociétés non financières :

Les agrégats et les indices 137


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le taux de marge = EBE / VAB. Le taux de marge peut être considéré comme un
o
indicateur du taux de profit ;
o le taux d‟épargne (Part de VAB disponible après rémunération des apporteurs de
capitaux et paiement des impôts),
o le taux d‟investissement (FBCF / VAB) qui marque l‟effort consenti par les
entreprises,
o le taux d‟autofinancement (Part de l‟investissement directement financé par
l‟entreprise) = (Epargne + transfert en capital) / FBCF + ΔS + acquisition nette de
terrains et actifs incorporels).
- pour les Administrations Publiques :
o le taux de pression fiscale (impôts directs et indirects / PIB)
o le taux de pression parafiscale (cotisations sociales / PIB) qui mesure la part des
cotisations sociales dans le PIB ;
o le taux de prélèvements obligatoires est la somme des deux précédents taux
(impôts + cotisations sociales effectives / PIB)
- pour les ménages :
o la propension moyenne à consommer (dépense de consommation finale / RDB)
o la propension marginale à consommer (variation de la dépense de consommation
finale / variation du RDB)
o la propension moyenne à épargner ou taux d‟épargne (Epargne brut / RDB)
 taux d‟épargne financière (capacité de financement / RDB) qui marque la
volonté d‟accroitre un patrimoine financier ;
 taux d‟épargne non financière (FBCF / RDB) qui marque la volonté
d‟accroitre un patrimoine financier ;

Les agrégats et les indices 138


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ola propension marginale à épargner (variation de l‟Epargne brut / variation du


RDB) qui dénote d‟une volonté d‟accroitre un patrimoine non financier,
principalement immobilier ;
- pour l‟ensemble du pays :
o le taux d‟investissement (FBCF / PIB) qui mesure la part du PIB consacrée à
l‟investissent ;
o le taux d‟épargne (Epargne / PIB)
o le taux d‟exportation ou effort à l‟exportation (Exportations de biens et services /
PIB)
o le taux d‟importation (importations / PIB)
o le taux de pénétration (Importations de biens et services / (production +
Importations + Exportations) mesure la part de la dépense intérieure satisfaite par
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

les importations et traduit la dépendance de l‟économie vis à vis des échanges


extérieurs ;
o le taux de couverture du commerce extérieur exprime la part des importations
couvertes par les exportations [valeur des exportations (FAB) / valeur des
importations (CAF)]*100

Les agrégats et les indices 139


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Annexes TOFE
Tableau 1
TABLEAU RESUME DES OPERATIONS FINANCIERES DE L’ETAT
*******
1. Recettes et dons
1.1 Recettes totales
1.1.1 Recettes fiscales
1.1.2 Recettes non fiscales
1.1.3 Recettes en Capital (hors recettes des privatisations)
1.1.4 Recettes des comptes spéciaux (hors prêts, avances, garanties et avals) et des budgets annexes
1.1.5 Recettes des Organismes autonomes
dont : Cotisations sociales
1.1.6 Recettes des Collectivités territoriales et de leurs Etablissements
1.1.7 Autres recettes non classées
1.2 Dons
1.2.1 Dons intérieurs
1.2.1.1 Dons Projets
1.2.1.2 Dons Programmes
1.2.2 Dons extérieurs
1.2.2.1 Dons Projets
1.2.2.2 Dons Programmes
2. Dépenses totales et prêts nets
2.1 Dépenses totales
2.1.1 Dépenses courantes
2.1.1.1 Traitements, salaires et indemnités

Annexes TOFE 140


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2.1.1.2 Autres dépenses de fonctionnement


2.1.1.3 Transferts et subventions (dont départs volontaires)
2.1.1.4 Autres dépenses non classées
2.1.1.5 Intérêts dus
2.1.1.5.1 Extérieurs (avant rééchelonnement)
2.1.1.5.2 Intérieurs
2.1.2 Dépenses en capital
2.1.2.1 Sur ressources intérieures
2.1.2.2 Sur ressources extérieures
2.1.2.3 Transferts en capital (dont restructurations)
2.1.3 Dépenses des Comptes spéciaux (hors prêts, avances, garanties et avals) et des budgets annexes
2.1.4 Dépenses des Collectivités territoriales et de leurs Etablissements
2.1.5 Dépenses des Organismes autonomes
dont: Dépenses de prestations sociales
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

2.2 Prêts moins recouvrements


2.2.1 Prêts rétrocédés
2.2.2 Recouvrement des prêts rétrocédés
2.2.3 Recouvrement des créances bancaires
2.2.4 Autres (net)
3. Solde global (base ordonnancement)
4. Ajustements base caisse
4.1 Arriérés de paiement (ordonnancements de l’exercice en cours et impayés de + de 3 mois)
4.1.1 Sur dette intérieure
4.1.1.1 Intérêts
4.1.1.2 Dépenses de Personnel
4.1.1.3 Autres dépenses
4.1.2 Intérêts sur dette extérieure
4.2 Fonds en route (restes à payer de l’exercice en cours et de - de 3 mois)

Annexes TOFE 141


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5. Solde global (base caisse)


6. Financement
6.1 Financement intérieur net
6.1.1 Financement bancaire (net)
6.1.2 Financement non-bancaire (net)
6.1.3 Recettes de privatisation
6.1.4 Variation des arriérés de paiement sur dette intérieure (Principal)
6.1.5 Autre financement intérieur (net)
6.1.6 dont : Correspondants du Trésor
6.2 Financement extérieur
6.2.1 Tirages
6.2.1.1 Sur prêts projets
6.2.1.2 Sur prêts programme
6.2.2 Amortissement exigible
6.2.3 Allégement /Rééchelonnement
6.2.3.1 Echéances courantes
6.2.3.2 Arriérés
6.2.4 Variation des arriérés de paiement sur dette extérieure (Principal)
7. Ajustement statistique (Erreurs et omissions)
8. Ecart à financer (en projection)

Annexes TOFE 142


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Tableau 2
TABLEAU DETAILLE DES OPERATIONS FINANCIERES ET CORRESPONDANCE ENTRE LE TOFE ET LES NOMENCLATURES
BUDGETAIRE ET COMPTABLE
Ligne Code Cumuls
TOFE PCE Libellé lignes

1 RECETTES ET DONS 11 + 12
11 Recettes totales (Encaissements imputés au budget de l'Etat par le Trésor) 111 à 117
111 Recettes fiscales
711 Impôts sur les revenus, les bénéfices et gains en capital
712 Impôts sur les salaires versés et autres rémunérations
713 Impôts sur le patrimoine
714 Autres impôts directs généraux
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

715 Impôts et taxes intérieurs sur les biens et services


716 Droits de timbre et d'enregistrement
717 Droits et taxes à l'importation
718 Droits et taxes à l'exportation
719 Autres recettes fiscales
112 Recettes non fiscales
721 Revenus de l'entreprise et du domaine
722 Droits et frais administratifs
723 Amendes et condamnations pécuniaires
724 Produits Financiers
725 Cotisations sociales (lorsqu'elles sont perçues par le budget général de l'Etat)
729 Autres recettes non fiscales

Annexes TOFE 143


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732 Transferts reçus des budgets annexes ou des comptes spéciaux du trésor
761 Remises et annulations de dette
762 Restitutions au Trésor de sommes indûment payées
763 Gains de change
769 Autres recettes exceptionnelles
113 Recettes en capital Cessions des…
212 Brevets, marques de fabrique, droits d'auteur
213 Conceptions de systèmes d'organisation - Progiciels
214 Droits d'exploitation - Fonds de commerce
219 Autres droits et valeurs incorporels
221 Terrains
222 Sous-sols - gisements et carrières
223 Plantations et forêts
224 Plans d‟eau
231 Bâtiments administratifs à usage de bureau
232 Bâtiments administratifs à usage de logement (civils et militaires)
233 Bâtiments administratifs à usage technique
234 Ouvrages et infrastructures
241 Mobilier et matériel de logement et de bureau (autre qu'informatique)
242 Matériel informatique de bureau
243 Matériel de transport de service et de fonction
244 Matériel et outillage techniques (autres que de bureau)
245 Matériel de transport en commun et de marchandises
246 Collections - œuvres d'art

Annexes TOFE 144


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247 Stocks stratégiques ou d'urgence


248 Cheptel
251 Bâtiments militaires (autres qu'à usage de logement)
252 Ouvrages et infrastructures militaires
253 Mobilier, Matériel, équipements militaires
114 Recettes des comptes spéciaux du Trésor et des budgets annexes
(NB : les recettes des comptes spéciaux de prêts, d‟avances, de garanties et d‟avals sont
portées à la ligne 224 (prêts moins recouvrement)
115 Recettes des collectivités locales (PM)
116 Recettes des organismes autonomes (PM)
117 Autres recettes non classées
12 DONS 121 + 122
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

121 Dons intérieurs 1211 + 1212


1211 Dons projets intérieurs
1252 Fonds de concours intérieurs
1292 Autres dons et legs intérieurs
1212 Dons programmes intérieurs
744 Dons intérieurs
122 Dons extérieurs 1221 + 1222
1221 Dons projets extérieurs
121 Dons projets des institutions internationales mondiales
122 Dons projets des Gouvernements affiliés au Club de Paris
123 Dons projets des Gouvernements non affiliés au Club de Paris
124 Dons projets des organismes privés extérieurs

Annexes TOFE 145


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1251 Fonds de concours extérieurs


1291 Autres dons et legs extérieurs
1222 Dons programmes extérieurs
741 Dons des institutions internationales
742 Dons des Gouvernements étrangers
743 Dons des organismes privés extérieurs

2 DEPENSES TOTALES ET PRETS NETS 21 + 22


21 Dépenses totales 211 à 214
211 Dépenses courantes
(Ordonnancements et dépenses budgétisées pris en charge au Trésor)
2111 Traitements, salaires et indemnités 2111 à 2115
611 Traitements et salaires
613 Primes et indemnités
6141 Cotisations sociales des personnels sous statut
6143 Cotisations sociales des personnels hors statut
6149 Cotisations sociales non ventilées
6191 Récompenses aux agents méritants
6199 Dépenses de personnel non ventilées
2112 Autres dépenses courantes
615 Avantages en nature au personnel
616 Prestations familiales
617 Frais de formation du personnel
621 Fournitures

Annexes TOFE 146


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622 Dépenses d'entretien et de maintenance


623 Prestations de services
624 Assurances
625 Eau, électricité, gaz, et autres sources d'énergie
626 Dépenses de communication
627 Loyers et charges locatives
628 Frais de transport et de mission
629 Autres achats de biens et services
241 Mobilier et matériel de logement et de bureau (autre qu'informatique)
242 Matériel informatique de bureau
243 Matériel de transport de service et de fonction
244 Matériel et outillage techniques (autres que de bureau)
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

251 Bâtiments militaires (autres qu'à usage de logement)


252 Ouvrages et infrastructures militaires
253 Mobilier, Matériel, équipements militaires
2113 Transferts et subventions
631 Subventions aux établissements publics
632 Subventions aux entreprises publiques et semi-publiques non financières
633 Subventions aux entreprises privées
634 Subventions aux institutions financières
639 Subventions à d'autres catégories de bénéficiaires
641 Transferts courants aux autres administrations publiques
642 Transferts courants aux institutions à but non lucratif
643 Transferts courants aux ménages

Annexes TOFE 147


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6451 Transferts aux autorités supranationales


6452 Contributions aux organisations internationales
646 Transferts aux budgets annexes et aux comptes spéciaux du Trésor
649 Autres transferts courants

2114 Autres dépenses non classées


661 Annulations de produits constatés au cours d'années antérieures -
Reversements et restitutions
662 Condamnations et transactions
663 Pertes de changes
669 Autres charges exceptionnelles

2115 Intérêts dus 21151 + 21152


21151 Intérêts dus extérieurs
651 Intérêts et frais financiers - dette multilatérale
652 Intérêts et frais financiers - dette bilatérale auprès des Gouvernements
affiliés au Club de Paris
653 Intérêts et frais financiers - dette bilatérale auprès des gouvernements
non affiliés au Club de Paris
654 Intérêts et frais financiers - organismes privés extérieurs
6581 Intérêts et frais sur conventions à paiement différé à l'extérieur
659 Intérêts et frais sur dette extérieure rééchelonnée

21152 Intérêts dus intérieurs


6571 Intérêts et frais financiers - entreprises publiques intérieures

Annexes TOFE 148


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657* Intérêts et frais financiers - tous autres créanciers


6583 Intérêts et frais sur conventions à paiement différé à l'intérieur

212 Dépenses en capital 2121 à 2123

2121 Dépenses en capital sur ressources intérieures montant A


montant A = total "X" des lignes suivantes moins lignes 1221 et 6211
211 Frais de recherche et de développement
212 Brevets, marques de fabrique, droits d'auteur
213 Conceptions de systèmes d'organisation - Progiciels
214 Droits d'exploitation - Fonds de commerce
215 Recherches en vue de la valorisation des ressources humaines
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

219 Autres droits et valeurs incorporels


221 Terrains - Acquisitions et aménagements
222 Sous-sols - gisements et carrières - Acquisitions et aménagements
223 Plantations et forêts - Acquisitions et aménagements
224 Plans d‟eau – Acquisitions et aménagements
231 Bâtiments administratifs à usage de bureau
232 Bâtiments administratifs à usage de logement (civils et militaires)
233 Bâtiments administratifs à usage technique
234 Ouvrages et infrastructures
245 Matériels de transport - Acquisitions - Grosses réparations
246 Collections - oeuvres d'art - Acquisitions - Rénovations
247 Stocks stratégiques ou d'urgence - Acquisitions

Annexes TOFE 149


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248 Cheptel - Acquisitions


2122 Dépenses en capital sur ressources extérieures montant B
Montant B = total "X" des lignes suivantes moins total A porté à la ligne 2121
211 Frais de recherche et de développement
212 Brevets, marques de fabrique, droits d'auteur
213 Conceptions de systèmes d'organisation - Progiciels
214 Droits d'exploitation - Fonds de commerce
215 Recherches en vue de la valorisation des ressources humaines
219 Autres droits et valeurs incorporels
221 Terrains - Acquisitions et aménagements
222 Sous-sols - gisements et carrières - Acquisitions et aménagements
223 Plantations et forêts - Acquisitions et aménagements
224 Plans d‟eau – Acquisitions et aménagements
231 Bâtiments administratifs à usage de bureau
232 Bâtiments administratifs à usage de logement (civils et militaires)
233 Bâtiments administratifs à usage technique
234 Ouvrages et infrastructures
245 Matériels de transport en commun et de marchandises
246 Collections - oeuvres d'art - Acquisitions - Rénovations
247 Stocks stratégiques ou d'urgence - Acquisitions
248 Cheptel - Acquisitions

2123 Transferts en capital


271 Transferts en capital à d'autres administrations publiques

Annexes TOFE 150


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272 Transferts en capital aux établissements publics nationaux


273 Transferts en capital aux entreprises publiques non financières
274 Transferts en capital au secteur productif privé
275 Transferts en capital aux institutions financières
276 Transferts en capital aux institutions à but non lucratif
277 Transferts en capital aux ménages
278 Transferts en capital aux organisations internationales
279 Autres transferts en capital à l'étranger

213 Dépenses des comptes spéciaux (hors prêts, avances, garanties et avals) et des budgets
annexes
Ordonnancements pris en charge au Trésor de toutes les dépenses par nature enregistrées
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

dans les comptes spéciaux, hors prêts, avances, garanties et avals portés en prêts moins
recouvrements (ligne 224)
6461 Transfert au profit du budget général

214 Dépenses des Collectivités locales (PM)

214 Dépenses des Organismes Autonomes (PM)

22 PRÊTS MOINS RECOUVREMENTS 221-222-223+224


221 Prêts rétrocédés
(Ordonnancements ou dépenses budgétisées prises en charge au Trésor)
2961 Prêts rétrocédés - Versements aux Administrations publiques nationales
2962 Prêts rétrocédés - Versements aux entreprises publiques non financières nationales

Annexes TOFE 151


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2963 Prêts rétrocédés - Versements aux institutions financières nationales


2964 Prêts rétrocédés - Versements à d'autres secteurs de l'économie
2965 Prêts rétrocédés - Versements à l'étranger
222 Recouvrement des prêts rétrocédés
(Encaissements portés en recettes budgétaires)
2961 Prêts rétrocédés - Reversements des Administrations publiques nationales
2962 Prêts rétrocédés - Reversements des entreprises publiques non financières nationales
2963 Prêts rétrocédés - Reversements des institutions financières nationales
2964 Prêts rétrocédés - Reversements des autres secteurs de l'économie
2965 Prêts rétrocédés - Reversements de l'étranger
223 Recouvrement des créances bancaires
(Encaissements portés en recettes budgétaires)
293 Prêts et avances aux institutions financières - Reversements
224 Autres prêts moins recouvrement (net) dépenses - recettes
(Ordonnancements moins encaissements portés en recettes budgétaires)
Dépenses (Ordonnancements ou dépenses budgétisées)
Budget général
2611 Prises de participations dans des administrations publiques nationales
2612 Prises de participations dans des entreprises publiques non financières nationales
2613 Prises de participations dans des institutions financières nationales
2614 Prises de participation dans d'autres secteurs de l'économie
262 Prises de participations à l'extérieur – Souscriptions
2631 Placements intérieurs – Souscriptions
2632 Placements à l'extérieur – Souscriptions
264 Cautionnements – Versements
Comptes spéciaux du Trésor
181 Dette avalisée Extérieure - Paiements pour compte de tiers
1821 Dette avalisée Intérieure - Paiements pour compte d'Adm publiques nationales

Annexes TOFE 152


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1822 Dette avalisée Intérieure - Paiements pour compte d'entrep publ non fin nationales
1823 Dette avalisée Intérieure - Paiements pour compte d'institution financières nationales
1824 Dette avalisée Intérieure - Paiements pour compte d'autres secteurs de l'économie
291 Prêts et avances à d'autres administrations publiques – Versements
292 Prêts et avances aux entreprises publiques non financières – Versements
293 Prêts et avances aux institutions financières – Versements
294 Autres prêts et avances intérieurs – Versements
295 Prêts et avances à l'étranger – Versements
1831 Autres paiements pour compte d'Administrations publiques nationales
1832 Autres paiements pour compte d'entreprises publiques non financières nationales
1833 Autres paiements pour compte d'institutions financières nationales
1834 Autres paiements pour compte d'autres secteurs de l'économie
291 Avances – Reversements
292 Prêts à d‟autres administrations publiques
293 Prêts aux entreprises publiques et semi-publiques non financières
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294 Prêts aux institutions financières


295 Autres prêts intérieurs
296 Prêts à l'étranger
+ Autres dépenses des comptes de prêts, d‟avances, de garanties et d‟avals
Recettes
Budget général
262 Prises de participations à l'extérieur - Cessions – Privatisations
2631 Placements intérieurs – Cessions - Remboursements au profit de l'Etat
2632 Placements à l'extérieur – Cessions - Remboursements au profit de l'Etat
Comptes spéciaux du Trésor
291 Avances – Reversements
292 Prêts à d‟autres administrations publiques - Reversements
293 Prêts aux entreprises publiques et semi-publiques non financières – Reversements
294 Prêts aux institutions financières – Reversements
295 Autres prêts intérieurs – Reversements
296 Prêts à l'étranger – Reversements

Annexes TOFE 153


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298 Prêts sur dette avalisée - Remboursements


2991 Autres prêts - Remboursements d‟Administrations publiques nationales
2992 Autres Prêts - Remboursements d‟entreprises publiques non financières nationales
2993 Autres Prêts - Remboursements d‟institutions financières nationales
2994 Autres Prêts - Remboursements d‟autres secteurs de l‟Economie
2995 Autres Prêts – Remboursements de tiers étrangers

3 SOLDE GLOBAL (Base ordonnancement) 1-2


6 FINANCEMENT 61 + 62
61 Financement intérieur net 611 + 612 + 613
611 Financement bancaire net -dépenses + recettes
Dépenses
1571 Emprunts projets auprès des institutions fin, et du système bancaire intérieur
Amortissement du capital
1761 Autres emprunts intérieurs auprès des institutions financières et du
système bancaire - Amortissement du capital
Recettes
1571 Emprunts projets auprès des institutions fin, et du système bancaire intérieur
Tirages
1761 Autres emprunts intérieurs auprès des institutions financières et du
système bancaire – Tirages
612 Financement non bancaire net -dépenses + recettes
Dépenses
141 Bons du Trésor sur formule - Amortissement du capital
142 Bons du Trésor en compte courant- Amortissement du capital
157* Emprunts projets auprès de créanciers hors système bancaire intérieur
Amortissement du capital
1582 Conventions à paiements différés à l'intérieur - Amortissement du capital
176* Autres emprunts intérieurs auprès d'autres organismes - Amortissement du capital
Recettes
141 Bons du Trésor sur formule

Annexes TOFE 154


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

142 Bons du Trésor en compte courant


157* Emprunts projets auprès de créanciers hors système bancaire intérieur
1582 Conventions à paiements différés à l'intérieur
176* Autres emprunts intérieurs auprès d'autres organismes
613 Recettes de privatisations
2611 Prises de participations dans des Administrations publiques nationales ?
2612 Prises de participations dans des entreprises pub non fin nationales
2613 Prises de participations dans des institutions financières nationales
2614 Prises de participation dans d'autres secteurs de l'économie
262 Cessions des participations à l’extérieur
62 Financement extérieur 621 + 622
621 Tirages 6211 + 6212
6211 Tirages sur prêts projets
151 Emprunts projets multilatéraux
152 Emprunts projets auprès des Gouvernements affiliés au Club de Paris
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

153 Emprunts projets auprès des Gouvernements non affiliés au Club de Paris
155 Emprunt projets auprès des organismes privés extérieurs
1581 Conventions à paiements différés
6212 Tirages sur prêts programmes
161 Emprunts d'ajustement structurel multilatéraux
162 Emprunts d'ajustement structurel des Gouvernements affiliés au Club de
Paris
163 Emprunts d'ajustement structurel des autres gouvernements non affiliés
au Club de Paris
164 Emprunts d'ajustement structurel d'autres Gvts (hors Club de Paris)
171 Autres emprunts - dette multilatérale
172 Autres emprunts - dette bilatérale auprès des Gouvernements affiliés au
au Club de Paris
173 Autres emprunts - dette bilatérale auprès des Gouvernements non affiliés
au Club de Paris
175 Autres emprunts auprès des organismes privés extérieurs

Annexes TOFE 155


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

622 Amortissement exigible


(ordonnancements ou dépenses budgétaires pris en charge au Trésor)
151 Emprunts projets multilatéraux
152 Emprunts projets auprès des Gouvernements affiliés au Club de Paris
153 Emprunts projets auprès des Gouvernements non affiliés au Club de Paris
155 Emprunt projets auprès des organismes privés extérieurs
1581 Conventions à paiements différés – Amortissement du capital
161 Emprunts d'ajustement structurel multilatéraux
162 Emprunts d'ajustement structurel des Gouvernements affiliés au Club de
Paris
163 Emprunts d'ajustement structurel des autres gouvernements non affiliés
au Club de Paris
164 Emprunts d'ajustement structurel d'autres Gvts (hors Club de Paris)
171 Autres emprunts - dette multilatérale – Remboursement du capital
au Club de Paris - Remboursement du capital
172 Autres emprunts - dette bilatérale auprès des Gouvernements affiliés au
au Club de Paris
173 Autres emprunts - dette bilatérale auprès des Gouvernements non affiliés
au Club de Paris
175 Autres emprunts auprès des organismes privés extérieurs
623 Allègement / Rééchelonnement
6231 Echéances courantes
191 Dette multilatérale rééchelonnée
192 Dette bilatérale rééchelonnée auprès des Gouvernements affiliés au
au Club de Paris
193 Dette bilatérale rééchelonnée auprès des Gouvernements non affiliés
au Club de Paris
195 Dette rééchelonnée auprès des organismes privés extérieurs

Annexes TOFE 156


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Exercices de comptabilité nationale


Tableaux des opérations financières
Flux nets de créances
(en millions de francs)
S411 S412 S413+s414 S42 S50 S60 S10 S70+s80 S90 Total
F00 54 758 10 970 16 031 – 31 46 090 – 1 640 6 657 132 835
F10 653 – 25 381 26 000 – 7 182 152 13 345 17 262 8 112 22 036 54 997
F20 134 104 257 49 020 1 504 8 036 – 1 592 3 994 53 935 422 500 641 788
F30 13 576 6 812 – 20 279 275 882 43 670 6 171 30 839 6 612 81 771 445 054
F40 179 53 517 39 657 1 118 66 790 8 869 31 623 – 18 008 103 343 287 088
F50 66 22 868 10 134 – 35 574 58 628 14 445 334 902 143 762 75 561 624 872
F60 – 94 878 207 093 44 621 – 2 020 9 436 32 311 277 493 22 671 16 181 512 908
F70 54 278 737 139 248 4 331 8 559 10 941 11 056 10 948 463 874
F80 75 150 5 000 187 192 350 192 767
Total – 25 458 658 948 288 401 249 759 191 033 82 227 758 144 413 692 739 437 3 356 183
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

N6 – 71 143 – 71 143

Flux nets de dettes


(en millions de francs)
S411 S412 S413+s414 S42 S50 S60 S10 S70+s80 S90 Total
F00 2 777 3 841 39 126 178 132 835
F10 – 28 602 49 086 15 836 12 885 5 792 54 997
F20 4 270 347 112 034 1 451 – 781 8 449 127 250 157 641 788
F30 325 241 54 128 33 650 27 974 4 061 445 054
F40 49 504 68 414 91 420 33 040 44 710 287 088
F50 21 536 8 646 230 000 5 506 254 214 941 143 989 624 872
F60 – 7 492 – 93 983 – 1 114 11 870 25 274 356 917 112 122 109 314 512 908
F70 – 26 5 455 3 742 1 368 27 620 263 187 178 435 – 15 907 463 874
F80 192 767 192 767
Total – 33 339 631 027 261 725 230 000 212 962 190 322 904 508 290 684 668 294 3 356 183
N6 7 881 27 921 26 676 19 759 – 21 929 – 108 095 –146 364 123 008 – 71 143

Annexes TOFE 157


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

S411 : Banque de France F00 : Moyens de paiements internationaux


S412 : Banques F10 : Moyens de règlement en francs
S413-s414 : Caisse d’épargne, Caisse des dépôts et consignations et autres organismes de F20 : Autres liquidités
crédits et assimilés
S42 : Organismes de placements en valeurs mobilières (OPCVM) F30 : Titre de marché monétaire
S50 : Sociétés d’assurance F40 : Obligations
S60 : Administrations publiques F50 : Actions et autres participations
S10 : Sociétés et quasi-sociétés F60 : Prêts à court terme
S70-S80 : Ménages et administrations privées F80 : Réserves techniques d’assurance
S90 : Reste du monde N6 : Capacité (+) ou besoin de financement (-1)

Annexes TOFE 158


Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Tableau économique d’ensemble simplifié


Année 1990 en milliards de francs
EMPLOIS Biens Total
Comptes des secteurs RDM services
Opérations SQS Mén. Inst. Fin. Entr. d’ass. APU UF
Exportations 1 467 1 467
Production

Importations 1 469 1 469


Production 11 367 11 367
Consommation intermédiaire 3 805 388 414 60 439 306 5 412
Valeur ajoutée brute 3 531 1 370 275 75 1 010 - 306 5 955
Rémunérations des salariés 2 144 209 117 33 877 18 3 398
TVA 518 518
Exploit
ation

Autres impôts liés à la production 327 42 17 35 21 11 453


Excédent brut d’exploitation 1 155 1 147 154 11 117 - 306 2 278
Subventions d’exploitation 110 35 145
Ajustement services bancaires 306 - 306 0
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

Intérêts 355 243 876 68 199 212 1 953


Dividendes et autres revenus 283 14 177 4 35 513
Opé. d’assurance-dommages 30 73 1 127 2 8 241
Impôts sur le revenu et patrimoine 135 397 36 10 3 3 584
Cotisations sociales 1 478 7 1 485
Revenu

Prestations sociales 81 3 39 1 393 1 516


Autres transferts courants 55 91 22 7 264 86 525
Revenu disponible brut 577 4 424 121 -9 1 330 6 443
Consommation finale 3 895 1 186 5 081
Utilisation
revenu

Epargne brute 577 529 121 -9 144 1 362


FBCF 672 451 22 12 216 1 373
Variations de stocks 25 3 4 32
Transferts en capital 17 30 29 104 6 186
Capital

Terrains et actifs incorporels 43 - 47 1 3 0


Capacité ou besoin de financ. - 131 109 76 - 22 - 98 - 66
(+) (-)
Total opérations non financières 7 841 7 376 2 096 374 4 723 1 877 13 365 37 652

Annexes TOFE 159


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RESSOURCES Biens Total


Comptes des secteurs RDM services
Opérations SQS Mén. Inst. Fin. Entr. d’ass. APU UF
Exportations 1 467 1 467
Product

Importations 1 469 1 469


Production 7 336 1 758 689 135 1 449 11 367
ion

Consommation intermédiaire 5 412 5 412


Exploita Valeur ajoutée brute 3 531 1 370 275 75 1 010 - 306 5 955
tion Subventions d’exploitation 95 28 13 4 5 145
Rémunérations des salariés 3 382 16 3 398
TVA 474 44 518
Autres impôts liés à la production 436 17 453
Excédent brut d’exploitation 1 155 1 147 154 11 117 - 306 2 278

Intérêts 68 235 1 317 68 37 228 1 953


Dividendes et autres revenus 135 234 46 16 43 39 513
Opé. d’assurance-dommages 28 103 1 104 2 3 241
Impôts sur le revenu et patrimoine 584 584
Revenu

Cotisations sociales 66 3 46 1 370 1 485


Prestations sociales 1 502 14 1 516
Autres transferts courants 64 117 21 1 238 84 525
Utilisation Revenu disponible brut 577 4 424 121 -9 1 330 0 6 443
revenu Consommation finale 5 081 5 081
Cap Epargne brute 577 529 121 -9 144 1 362
ital
FBCF 1 373 1 373
Variations de stocks 32 32
Transferts en capital 49 17 6 85 29 186
Terrains et actifs incorporels 0
Capacité ou besoin de financ. - 66 - 66
(+) (-)
Total opérations non financières 7 841 7 376 2 096 374 4 723 1 877 13 365 37 652

Annexes TOFE 160


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Année 1992 (en milliards de francs 1992)

Ressources en produits
Prod. des Import. Marges TVA TOTAL
prod. RESS.
462 54 131 12 659
5 854 1 380 908 329 8 471
800 - 84 99 815
937 - 937 0
1 734 65 -1 62 1 860
786 70 12 868
1 385 1 385
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

11 958 1 569 17 514 14 058

Entrées intermédiaires
Branches 1 1 3 4 5 6 7 8 TOTAL
produits AGR IND BAT COM SM SF SNM BF CI
1. AGR 100 250 0 358
2. IND 120 1 995 293 172 342 76 263 3 261
3. BAT 2 22 1 2 15 42 84
4. COM
5. SM 9 645 137 41 239 2 99 1 172
6. SP 1 29 15 5 5 454 1 273 783
7. SNM
 C1 232 2 941 445 219 588 547 413 273 5 658

Annexes TOFE 161


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Emplois finals
CF FBCF S EXP TOTAL
EMPLOIS
199 4 11 87 659
3 233 513 -9 1 454 9 642
43 775 -3 815

507 84 98 689
16 868
1 385 1 385
5 383 1 376 -1 1 639 14 058

Compte de production des branches


 C1 232 2 941 445 219 588 547 413 273 5 658
229 2 937 352 720 1 005 239 1 093 - 273 6 302
AB
P. BR 461 5 878 797 939 1 593 786 1 506 0 11 960
TRANSF. 1 - 24 3 2 141 - 121 -2
P. PROD. 462 5 854 800 937 1 734 786 1 385 0 11 958

Annexes TOFE 162


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Branches 1 2 3 4 5 Commerce Branche Total CF FBCF VarStock Export Total


fictive CI Ménages Adm. Emploi
Produits pour IF
I. Agriculture et IAA
II. Industrie
III. Services NF
IV. Services F.
V. Services NM
TOTAL CI

Valeur Ajoutée
Production effective Somme des VA :
Transferts + TVA grevant les produits :
+ Droit de douane :
Production distribuée = PIB :
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

Importation
Droit de douane
Marges
TVA grevant les pdt

TOTAL RESSOURCE

Annexes TOFE 163


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Exercices

Annexes TOFE 164


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I- QCM : Relever le n° de la question et la ou les réponses justes : Exemple question n° 15


(d, e)
1. Le PIB peut être évalué comme suit :
a. rémunération des salariés + EBE et revenu mixte + impôts sur la production et les
importations nets des subventions
b. rémunération des salariés + cotisations sociales + EBE et revenu mixte + impôts sur la
production et les importations nets des subventions
c. rémunération des salariés + EBE et revenu mixte + impôts sur le revenu et le
patrimoine
2. Dans le TES, le total des ressources en produits est évalué :
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

a. au prix d‟acquisition
b. au prix de base
c. hors TVA et droits de douane
3. Une branche regroupe les unités institutionnelles :
a. ayant un comportement économique analogue
b. produisant le même produit
c. appartenant au même secteur institutionnel
4. Dans le tableau des entrées intermédiaires, à l’intersection d’une colonne j et d’une
ligne i, on trouve :
a. les consommations intermédiaires de produit i par la branche j
b. les consommations intermédiaires de produit j par la branche i

Exercices 165
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

5. Dans le tableau des entrées intermédiaires, la somme des chiffres inscrits dans une
colonne j représente :
a. le total des consommations intermédiaires de la branche j
b. le total des consommations intermédiaires de produit j
c. la valeur ajoutée de la branche j

6. Le remboursement d’un crédit à la consommation est enregistré dans les comptes des
ménages :
a. en variation d‟actifs
b. en variation de passif

7. La production des commerçants est estimée :


a. par leur chiffre d‟affaires
b. par leurs marges commerciales
c. par leur bénéfice

8. Parmi les opérations ci-après, lesquelles sont enregistrées en emplois des comptes du
RDM ?
a. importations de biens et services
b. dividendes versées par une société française à des résidents ivoiriens
c. exportations de biens et services
d. intérêts versés par une entreprise ivoirienne à des actionnaires français

Exercices 166
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

9. Les autres impôts sur la production sont inscrits :


a. en emplois du compte de production des sociétés non financières
b. en emploi du compte d‟exploitation des sociétés non financières
c. en ressources du compte d‟affectation des revenus primaires des APU
d. en ressources du compte d‟exploitation des APU
10. En comptabilité nationale, une valeur est « brute » si :
a. elle comprend les impôts et taxes
b. elle comprend la consommation de capital fixe
c. elle ne comprend pas la consommation de capital fixe
11. Quelles dépenses ne font pas partie de la dépense de consommation finale des ménages ?
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

a) l‟achat d‟un billet d‟avion


b) l‟achat d‟un ordinateur
c) l‟achat d‟une action d‟une société côté en bourse
12. La production marchande est enregistrée dans les comptes
a) au prix d‟acquisition
b) au prix toutes taxes comprises
c) au prix facturés à l‟acheteur
d) au prix de base
13. Une ressource financière peut être obtenue grâce à
a. Un emprunt
b. Remboursement d‟une dette

Exercices 167
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

c. La vente d‟un élément d‟actif


d. Tout ce qui précède est faux

14. Un emploi financier peut correspondre à


d. La vente d‟un élément d‟actif
e. L‟acquisition d‟un actif financier
f. Remboursement d‟une dette
g. Tout ce qui précède est faux

15. Le territoire économique comprend


a. Le territoire géographique
b. Les enclaves territoriales
c. L‟espace aérien national
d. Les enceintes des zones franches
e. Tout ce qui précède est correcte

16. Le solde du compte de capital est


a. Le revenu disponible brut
b. La capacité ou besoin de financement
c. La FBCF
d. Le revenu mixte

17. Un service non marchand est

Exercices 168
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a. un service cédé gratuitement


b. un service cédé à un prix économiquement non significatif
c. un service cédé à un prix économiquement significatif
d. tout ce qui précède est correct

18. On compte parmi les Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) les
organisations suivantes :
a. L‟église catholique
b. Le Ministère des affaires sociales
c. Le Rotary international
d. La Centrale syndicale UGTCI
e. Tout ce qui précède est correct
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

19. La production marchande comprend


a. Les produits vendus à un prix économiquement significatif
b. Les produits troqués
c. Les produits utilisés en consommation intermédiaires
d. Les produits ajoutés aux stocks de biens finis et de travaux en cours
e. Tout ce qui précède est correct

20. Font partie des impôts sur les produits :


a. Les droits de douane
b. La TVA
c. L‟impôt sur les bénéfices

Exercices 169
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

d. Tout ce qui précède est correct


21. Si le prix d’un bien augmente de 10% et la quantité produite s’accroît de 30%, la valeur
du bien augmente de
a. 20%
b. 30%
c. 43%
d. 40

22. Dans le secteur des administrations publiques (APU), on trouve


a. Les parties politiques
b. Les communes
c. Les ministères
d. Les chambres de commerce

23. L’Université de Cocody-Abidjan fait partie


a. Des ISBLSM
b. Des administrations publiques
c. Des sociétés non financières
d. Tout ce qui précède est correct

24. La production non marchande des administrations publiques (APU) est mesurée par :
a. Les coûts de production
b. Les marges des producteurs

Exercices 170
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

c. Les paiements partiels des ménages


d. Tout ce qui précède est faux

25. Pour les ménages, les achats suivants font partie des consommations finales
a. Achat d‟une automobile familiale
b. Achat d‟un billet d‟avion
c. Achat d‟une action d‟une société cotée en bourse
d. Achat d‟un appartement

26. Les provisions techniques d’assurances font référence


© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

a. Aux réserves des sociétés d‟assurance


b. Aux consommations intermédiaires des sociétés d‟assurance
c. A la FBCF des sociétés d‟assurance

27. Un achat d’action par les ménages est


a. Une opération sur bien et service
b. Une opération de répartition
c. Une opération financière

28. Les « produits fatals » sont des produits


a. N‟appartenant à aucune branche de la nomenclature de produits
b. Dont la production est liée à celle d‟une autre branche

Exercices 171
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

c. Que l‟on retrouve dans toutes les branches

29. Dans le TES, le total des ressources en produits est évalué


a. Au prix d‟acquisition
b. Au prix de base
c. Hors TVA et droits de douane
d. Tout ce qui précède est correct

30. Une branche regroupe des unités institutionnelles


a. Ayant un comportement économique analogue
b. Produisant le même produit
c. Appartenant au même secteur institutionnel
d. Tout ce qui précède est faux

31. Dans le TES, la colonne « importations de biens » se trouve


a. Dans le tableau des entrées intermédiaires
b. Dans le tableau des emplois finals
c. Dans le tableau des ressources en produits
d. Tout ce qui précède est correct

32. La consommation intermédiaire n‟est pas une consommation productive (vrai ou faux).
33. Le prix de base comprend les frais de transport facturés séparément par le producteur et les
marges commerciales prélevées par les distributeurs (vrai ou faux).

Exercices 172
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34. La notion de résidence se confond avec celle de nationalité (vrai ou faux).


35. Si le stock de poisson dans la rivière s‟accroît à la grande joie des riverains, il s‟agit d‟une
production (vrai ou faux).
36. Les ménages exercent leur fonction de production sous la forme d‟entreprises individuelles
(vrai ou faux).
37. La production des services de commerce est mesurée par les marges commerciales (vrai ou
faux).
38. L‟usure des actifs fixes est considérée comme une consommation intermédiaire en
comptabilité nationale (vrai ou faux).
39. Les produits de la vente font partie des ressources des ménages (vrai ou faux)
40. L‟épargne brute est le solde du revenu disponible brut et de la consommation finale (vrai ou
faux).
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

41. L‟électricité, consommée par une entreprise qui produit des biens et services, est considérée
comme une consommation intermédiaire (vrai ou faux).
42. L‟électricité, consommée par un ménage pour la satisfaction d‟un besoin humain, est
considérée comme une consommation finale (vrai ou faux).

Exercices 173
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

II- Question de cours


1. Définissez les notions suivantes
a) Comptabilité nationale
b) Production marchande
c) production non marchande
d) Flux
e) Stock
f) Unité résidente
g) Territoire économique
2. Définitions et questions de réflexion
a) Donnez des exemples de nomenclatures utilisées par la comptabilité nationale.
b) Qu‟est-ce qu‟un secteur institutionnel ? Quels sont les critères de classification d‟un secteur
institutionnel ? Donner les différents secteurs institutionnels, leur fonction et ressources
principales.
c) Donner les limites de la comptabilité nationale.
d) Expliquer pourquoi, dans la structure du TES, la production distribuée de l‟économie est
toujours égale à la somme des productions effectives de chaque branche ? Cela est-il valable
pour une branche prise de façon isolée.
e) Différence entre administration publique et administration privée
f) Que décrit le TES ?
g) Que mesurent les comptes de production et d‟exploitation des branches ?

Exercices 174
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

h) La production distribuée de l‟économie est-elle égale à la somme des productions effectives


de chaque branche ?
3. Question : A quel secteur institutionnel appartiennent les agents économiques
énumérés ci-dessous ? :
a) RTI
b) Ordre des médecins
c) Université FHB d‟Abidjan-Cocody
d) Evêque de Korhogo
e) Journal officiel
f) BCEAO
g) LONACI
h) Air Côte d‟Ivoire
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i) Clinique privée à cocody centre


j) Conseil général de Bouaké
k) UGTCI
l) Croix rouge ivoirienne
m) Convention de la société civile ivoirienne
n) CNPS
o) Dr Kouakou, professeur d‟Université à l‟UFHB
p) CNRA
q) Secrétaire à l‟ambassade de Côte d‟Ivoire en France
r) Directeur commercial de la filiale de Uniwax à Lomé
s) Chambre des métiers de Côte d‟Ivoire
t) CGECI
u) Aéroport d‟Abidjan (AERIA)

Exercices 175
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

v) ECOBANK
w) Port autonome d‟Abidjan (PAA)

Exercices 176
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

III- Exercices

Exercice 1
Classer les opérations suivantes dans la catégorie pertinente (cocher dans la colonne
correspondante)
A : opérations sur biens et services ; B : opérations financières ; C : opérations de
répartition ; D : autres opérations.

Opérations A B C D
(1) Rémunération des salariés
(2) Impôts sur le revenu et le patrimoine
(3) TVA
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(4) Production
(5) Consommation finale
(6) Intérêts et dividendes
(7) Primes d‟assurance dommages
(8) Crédits à long terme
(9) Exportations
(10)Consommation de capital fixe
(11)Variation de stock
(12)Remboursements de sécurité sociale

Exercices 177
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Exercice 2
Les services de la comptabilité permettent d‟obtenir les informations suivantes :
Libellé Valeur
Consommation Finale 5 081,58
Valeur Ajoutée 5 954,68
Variation de stocks 31,83
Droits de douanes 10,98
Exportation 1467,02
Importation 1469,40
TVA 518,45
FBCF 1373,08
Solde extérieur des rémunérations des salaires 1,74
Solde extérieur des revenus de la propriété et de l‟entreprise 18,55
Consommation de capital Fixe 800
Epargne brute 1362,96
Impôts liés à la production 60,65
Subvention d‟exploitation 35,38

Calculer : le PIB selon deux optiques, le PNB, le revenu disponible brut

Exercices 178
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Exercice 3
Construire les comptes de production, d‟exploitation et de revenu des ménages (y compris les
entreprises individuels) à partir des données en milliards de FCFA.

Libellé Valeur
Production de B & S 1724
Production de service domestique 34
Consommation intermédiaire 388
Salaires et traitements bruts 153
Cotisation Sociales à la charge de l‟employeur 56
Impôts liés à la production 246
Subvention d‟exploitation 23
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Intérêt reçu 234


Indemnité d‟assurance dommage 103
Prestation sociale 1502
Impôts sur le revenu et le patrimoine 397
Opération d‟assurance dommage versé 73
Transferts dives courants versé 92
Intérêts versé 256

Exercices 179
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Exercice 4
Soit une économie nationale composée et uniquement d‟entreprises et de ménages. Une
enquête a permis obtenir pour 2006 les informations suivantes :

Informations Valeur
Production des entreprises 11 054
Salaires versés par les entreprises aux ménages 5 178
Dividendes versés par les entreprises aux ménages 917
Consommation des ménages 4 784
Consommation intermédiaire des entreprises 4 959
Investissement productif des entreprises 1 311

a) Représentez graphiquement les agents concernés, le marché des biens et service et le


marché des facteurs de production, les flux réels monétaires qui s‟établissent entre les
agents ;
b) Comment la comptabilité nationale étudie-t-elle ces phénomènes économiques ? Justifiez
votre réponse.
c) Définissez et évaluez la valeur ajoutée brute.

Exercices 180
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Exercice 5
Les SQS versent aux ménages des salaires bruts de 100 millions de F CFA. Les cotisations sociales
correspondantes s‟élèvent à 40 millions (Part patronale) et 6 millions (part des salariés). La
CNPS verse des prestations sociales pour un montant de 10 millions et les cotisations directes des
SQS aux ménages sont de 5 millions.
Evaluer la « Rémunération des salariés ».

Exercice 6
La Société «GIDESA » a enregistré les opérations suivantes en millions de F CFA au cours de
l‟année 2007 :

Libellé Valeur
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

Chiffre d‟affaires 100


Achat de matières premières 50
Stocks (producteurs) de produits finis + 10
Stocks (utilisateurs) de matière première -2

Calculer les valeurs de la production, de la Consommation intermédiaire et des variations des


stocks de la société « GIDESA ».

Exercices 181
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Exercice 7
Soit une économie nationale constituée uniquement d‟entreprises et de ménages et
n‟entretenant aucune relation avec les autres pays. Une enquête systématique auprès des
agents individuels a permis de fournir pour l‟année 2006 les informations suivantes :

Informations Valeur
Production des entreprises 11 054
Salaires versés par les entreprises aux ménages 5 178
Dividendes versés par les entreprises aux ménages 917
Consommation des ménages 4 784
Consommation intermédiaire des entreprises 4 959
Investissement productif des entreprises 1 311

Etablir les comptes des sociétés et quasi-sociétés (SQS) et des ménages.

Exercices 182
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Exercice 8
On suppose une économie nationale composée de 3 Secteurs Institutionnels (SI1, SI2, SI3). Les
données dont on dispose sur une opération « X » en milliards de F CFA permettent d‟établir le
schéma suivant :

30
0
20
30 SI 1 SI 2 20
0
0
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0 140
0
20
0
SI 3

10
0
Etablir le compte de l‟opération « X » de cette économie.

Exercices 183
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Exercice 9
On dispose les informations contenues dans le tableau ci-dessous.
Libellé Valeur
Consommation finale des APU 357 600
Production marchande des APU 16 800
Consommation intermédiaire des APU
* Branches marchandes 6 780
* Branches non marchandes 143 915
Intérêts reçus par les IF 130 890
Intérêts versés par les IF 53 080
Location des coffres des IF 4 760
Autres revenus de la propriété versés par les IF 17 430
Consommations intermédiaires des IF 12 330
Rémunération des salariés versée par les IF 18 535
Impôts liés à la production versés par les IF 25 680
Indemnités d‟assurance-dommage reçues par les IF 14 500
Primes nettes d‟assurance-dommage versées par les IF 20 000
Transferts courants reçus par les IF 350
Impôts sur le revenu et le patrimoine des IF 5 020
Indemnités d‟assurance-dommage reçues par les APU 15 500
Primes d‟assurance-dommage versées par les APU 10 000

Exercices 184
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Consommation intermédiaire des EA 1 186

Etablir :
- le compte d‟opération « Opérations Assurances-dommages »
- le compte de production des APU, des IF et des EA ;
- les comptes d‟exploitation et de revenu des IF
Nb. : APU (Administrations Publiques) ; IF (Institutions Financières) ; EA (Entreprises
d‟Assurance).

Exercice 10
Pour une économie donnée, on dispose les informations économiques incluses dans le tableau ci-
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

dessous.
Opérations SNF Ménages APU
Consommation intermédiaire 3805 388 439
Valeur ajoutée 3531 1370 1010
Rémunération des salariés 2144 209 877
Autres impôts liés à la production versés 327 42 21
Cotisations sociales versées 1478
Consommation finale 3895
Epargne brute 529
Impôts sur le revenu et le patrimoine versés 135 397 3
Subventions d‟exploitation versées 110

Exercices 185
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Etablir les comptes de production, d‟exploitation et de revenu des SNF, des Ménages (y compris
les entreprises individuelles) et les Administrations Publiques.

Exercice 11
Soit l‟économie d‟un pays donné dont les unités de production homogène sont reparties en 5
branches, correspondant aux produits suivants :
Branche 1 : Produits agricole et des industries agricoles et alimentaires
2 : Produits industriels
3 : Services marchands non financiers
4 : Services marchands des institutions financières
5 : Services non marchands des administrations
A ces différentes branches, il faut ajouter la branche commerce et unie unité spéciale
consommatrice de la production imputée de services bancaire.
Les unités commerciales ne prélèvent des margent que sur les produits servant à la
consommation des ménages.
Toutes les données étant fournies en milliards de francs, les informations ci-dessous sont
données :

a. La production des branches


- La branche 1 a une production de 200, dont 199 de produit I et 1 de produit II. Les variations
de stocks du produits I s‟élèvent à + 2 ;
- La branche 2 a une production de 660, uniquement en produit II, variation de stock : + 18 ;
- La branche 3 a une production de 350 ;

Exercices 186
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

- Pour la branche 4, les revenus des institutions de crédits s‟élèvent à 95, dont 5 relatifs à
leurs capitaux propres alors que les intérêts qu‟elles versent sont évalués à 30 ;
- Les administrations versent 90 de rémunération des salariés, achètent pour 30 de biens et
services marchands (produit I : 5 ; produit II : 10 ; produit III : 15) et leur consommation de
capital fixe est évaluée à 40. Elles ont une production résiduelle de biens et service qui
s‟élèvent à 10 (1 en Produit I ; 4 en produit II ; et 5 en produit III). Les paiements partiels
assurés par les ménages sont évalués à 15.
- Les margent prélevés par les commerces représentent 50 % de leur prix d‟achat hors taxe. La
TVA grevant les produits (uniquement sur la consommation des ménages est prélevée selon
les taux suivants (sur le prix de vente hors taxe) :
Produit I : 7%
Produit II : 20 %
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

Produit III : 17,6 %

b. Commerce extérieur
Importation Impôt liés à Exportation
l‟importation
Produit I 26 2 30
Produit II 120 8 110
Produit III 20 30

c. La formation brut de capital fixe se fait uniquement en produit II et s‟élève à 250.

Exercices 187
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

d. La consommation intermédiaire : Les coefficients techniques de la branche 1 sont


respectivement de 0,35 ; 0,15 ; 0,05 pour les produits I, II et III. L‟enquête industrielle fournit
les indications suivantes pour les consommations intermédiaires de la branche II : Produit I (10) ;
Produit II (150) ; Produit III (100)
Par ailleurs, le produit I est également consommé par la branche 3 pour 15 ; le produit II par la
branche 3 pour 55, par la branche 4 pour 5 et par la branche commerce pour 15 ; le produit
III par la branche 3 pour 20 ; par la branche 4 pour 5 et par la branche commerce pour 25.
Questions :
1. Construire le TES de ce pays ;
2. Etablir l‟équilibre général des opérations sur biens et services
3. Etudier les problèmes que poserait l‟annulation de la diagonale, ses avantages et ses
inconvénients.

Exercices 188
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Université de Cocody-Abidjan Année Universitaire 2009-2010


UFR - SEG
Examen de Première session
DEUG I
Comptabilité Nationale
Durée : 1h 30
I. Evaluation des connaissances (8 points)
Répondre par Vrai ou Faux. Prière respecter l’ordre des questions
1. Une entreprise commerciale n‟a pas de production.
2. Les locations de terre agricoles sont des services marchands.
3. La TVA est inscrite dans les comptes des SNF.
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

4. Les prestations sociales représentent un emploi pour les ménages.


5. Les actions et les obligations sont des instruments de paiement.
6. Un encours de créance correspond à un accroissement de créances.
7. Les APU ont des stocks.
8. Les provisions techniques d‟assurance font référence à la formation brute de capital fixe des
sociétés d‟assurance.
9. La somme des marges commerciales est égale à la production de la branche « commerce ».
10. Le symétrique d‟une créance est une dette.
11. Dans la construction d‟un TES, les produits fatals correspondent aux déchets de chaque
branche.
12. La rémunération des salariés correspond au coût du travail pour l‟employeur.
13. Les APU consomment leur propre production.

Exercices 189
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

14. Les holdings appartiennent au SNF.


15. Les entreprises agricoles n‟appartiennent pas au SNF.
16. Une unité résidente en Côte d‟Ivoire est une unité exerçant une activité économique d‟au
moins un an sur le territoire économique ivoirien

II. Exercice 1
Soit une économie nationale pour laquelle on dispose des informations suivantes, en milliards de
F CFA, pour une année donnée :
Libellé Valeur
Consommation Finale 5 081,58
Valeur Ajoutée Brute 5 954,68
Variation de stocks 31,83
Droits de douanes 10,98
Exportation 1467,02
Importation 1469,40
TVA 518,45
FBCF 1373,08
Solde extérieur des rémunérations des salaires 1,74
Solde extérieur des revenus de la propriété et de l‟entreprise 18,55
Consommation de capital Fixe 800
Epargne brute 1362,96
Impôts liés à la production 60,65

Exercices 190
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Subvention d‟exploitation 35,38

1. A partir des informations ci-dessus, calculer les agrégats suivants:


a. le PIB selon deux optiques ;
b. le Revenu National Brut (RNB) ;
c. le Revenu National Disponible Brut (RNDB) ;

2. Calculer les ratios suivants :


a. le taux de couverture
b. la propension moyenne à consommer
c. le taux d‟investissement,
d. le taux d‟autofinancement,
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e. La valeur ajoutée nette.

Exercices 191
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

Exercice 2
Dans un pays X donné, on a pu regrouper dans un même secteur institutionnel, un ensemble
d‟unités institutionnelles résidentes (UIR) et analyser les opérations auxquelles se sont livrées
ces UIR au cours d‟une année. La listes de ces opérations et les valeurs correspondant à chacune
d‟elles sont données ci-dessus :
Intitulée de l’opération valeur
Production totale 100 000
Consommation finale 60 000
Salaires versés 10 000
Salaires reçus 80 000
Variation nette du capital investi en actions 20 000
Intérêts et dividendes reçus 5 000
Impôts sur le revenu versés 30 000
Prestations familiales reçues 7 000
Variation nette des avoirs en monnaies 60 000
Formation brute de capital fixe 25 000
Versement de la taxe sur le salaire 1 000
Montant des emprunts réalisés au cours de l‟année (t) 76 000
Consommation intermédiaire 60 000
Intérêts versés 2 000
Travail à effectuer :
1. Classer les différentes opérations par grandes catégories.
2. Reconstituer les différents comptes de flux du Secteur Institutionnel.
Exercices 192
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

UFR des Sciences Economiques et de Gestion Année 2012-2013

Examen de comptabilité nationale


(Durée : 1heure)
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I- QUESTIONS A CHOIX MULTIPLES OU A REPONSES MULTIPLES

43. L‟ouverture d‟une ligne de crédit à la consommation est enregistrée dans les comptes des
ménages :
c. en variation d’actifs (X°)
d. en variation de passif
44. La production non marchande des administrations publiques est mesurée par :
a. Les coûts de production (X°)
b. Les marges des producteurs

Exercices 193
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

c. Les paiements partiels des ménages


d. Tout ce qui précède est faux
45. Dans le TES, le total des ressources en produits est évalué
e. Au prix d’acquisition (X°)
f. Au prix de base
g. Hors TVA et droits de douane
h. Tout ce qui précède est correct
46. L‟électricité, consommée par une entreprise qui produit des biens et services, est
considérée comme
a. une consommation intermédiaire (X°)
b. une consommation finale
c. une formation brute de capital fixe
d. une consommation de capital fixe

47. La diagonale du tableau des entrées intermédiaires dans le TEI représente


a. les intra-consommations des branches (X°)
b. la consommation intermédiaire d‟un même produit par les différentes branches
c. la consommation intermédiaire des différents produits par la même branche
d. tout ce qui précède est correcte

Exercices 194
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

48. Les entreprises agricoles n‟appartiennent pas au SNF.


a. Vrai (X°)
b. Faux
c. Ne sais pas

49. Les locations de terres agricoles sont des services marchands.


a. Vrai (X°)
b. Faux
c. Ne sais pas
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50. Le PIB dans l‟optique production est donné par :


d. La somme des valeurs ajoutées brutes - TVA + DD - subventions sur les produits
e. La somme des valeurs ajoutées brutes + TVA + DD - subventions sur les produits
(X°)
f. La somme des valeurs ajoutées brutes + TVA - DD + subventions sur les produits
g. Tout ce qui précède est correct
51. Les organismes de sécurité sociale font partie :
d. des entreprises financières
e. des administrations publiques (X°)
f. des sociétés non financières

Exercices 195
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

g. tout ce qui précède est faux


52. Une branche ne regroupe pas les unités institutionnelles :
d. ayant un comportement économique analogue
e. ne produisant pas le même produit (X°)
f. appartenant au même secteur institutionnel
53. La production des commerçants est estimée :
d. par leur chiffre d‟affaires
e. par leurs marges commerciales (X°)
f. par leur bénéfice
g. tout ce qui précède est correct

54. La FBCF des ménages correspond à


h. La vente d‟un élément d‟actif
i. leurs achats de logements auxquels sont ajoutés les travaux de gros entretiens et
de réparation (X°)
j. L‟acquisition d‟un actif financier
k. Remboursement d‟une dette

Exercices 196
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

55. Si le prix d‟un bien augmente de 20% et la quantité produite s‟accroît également de 20%,
la valeur du bien augmente de :
e. 20%
f. 44% (X°)
g. 30%
h. 40
56. Le solde du compte de capital est
e. Le revenu disponible brut
f. La capacité ou besoin de financement (X°)
g. La FBCF
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h. Le revenu mixte
57. Un service non marchand est
e. un service cédé gratuitement
f. un service cédé à un prix économiquement non significatif (X°)
g. un service cédé à un prix économiquement significatif
h. tout ce qui précède est correct
58. Les « produits fatals » sont des produits
a. N‟appartenant à aucune branche de la nomenclature de produits
b. Dont la production est liée à celle d’une autre branche (X°)
c. Que l‟on retrouve dans toutes les branches

Exercices 197
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

59. La TVA est inscrite dans les comptes des SNF.


a. Vrai
b. Faux (X°)
c. Ne sais pas

60. Les prestations sociales représentent


a. Un emploi pour les ménages.
b. Une ressource pour les ménages. (X°)
c. un emploi pour les ménages.
d. Une variation d‟actif pour les ménages

61. Les actions et les obligations sont


a. des instruments de paiement.
b. des instruments de placement. (X°)
c. des instruments de financement.
d. Tout ce qui précède est correct
62. La production marchande est enregistrée dans les comptes :
e. au prix d‟acquisition

Exercices 198
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

f. au prix toutes taxes comprises


g. au prix facturés à l‟acheteur
h. au prix de base (X°)

63. Le prix d‟acquisition comprend


a. Le prix de base et les taxes sur les produits
b. les frais de transport facturés séparément par le producteur
c. les marges commerciales prélevées par les distributeurs
d. tout ce qui précède est correct (X°)
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

64. Si le stock de poisson dans la rivière s‟accroît à la grande joie des riverains :
a. il s‟agit d‟une production
b. il s‟agit d‟une consommation
c. il s‟agit d‟une formation brute de capital fixe
d. tout ce qui précède est faux (X°)
65. Le territoire économique comprend
f. Le territoire géographique
g. Les enclaves territoriales
h. L‟espace aérien national
i. Les enceintes des zones franches

Exercices 199
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

j. Tout ce qui précède est correcte (X°)

66. Quelles dépenses font partie des dépenses de consommation finale des ménages ?
d) l’achat d’un billet d’avion (X°)
e) achat d‟un logement
f) l’achat d’un ordinateur (X°)
g) l‟achat d‟une action d‟une société côté en bourse
67. Une ressource financière peut être obtenue grâce à
a. Un emprunt (X°)
b. Remboursement d‟une dette
c. La vente d’un élément d’actif (X°)
d. Tout ce qui précède est faux
68. On compte parmi les Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) les
organisations suivantes :
f. L’église catholique (X°)
g. Le Ministère des affaires sociales
h. Le Rotary international (X°)
i. La Centrale syndicale UGTCI
69. Font partie des impôts sur la production :

Exercices 200
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e. Les droits de douane (X°)


f. La TVA
g. L’impôt sur les bénéfices (X°)
h. Tout ce qui précède est correct

70. Dans le modèle de Léontief,


a. Il n’y a pas de substitution entre les produits (X°)
b. Le commerce est pris en compte
c. Les coefficients techniques sont constants (X°)
© Les éditions abc. La photocopie non autorisée est un délit

d. Il y a présence de substitution entre les produits


71. Dans le secteur des administrations publiques (APU), on trouve
a. Les parties politiques
b. Les communes(X°)
c. Les ministères (X°)
d. Les entreprises publiques
72. L‟acquisition d‟un logiciel de travail pour une entreprise est :
e. Une consommation finale
f. Une formation brute de capital fixe (X°)
g. Acquisition moins cession d’actifs fixes incorporels (X°)

Exercices 201
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

h. Tout ce qui précède est correct

II- EXERCICE
Soit une économie nationale constituée uniquement d‟entreprises et de ménages et
n‟entretenant aucune relation avec les autres pays. Une enquête systématique auprès des
agents individuels a permis de fournir pour l‟année 2006 les informations suivantes :

Informations Valeur
Production des entreprises 11 054
Salaires versés par les entreprises aux ménages 5 178
Dividendes versés par les entreprises aux ménages 917
Consommation des ménages 4 784
Consommation intermédiaire des entreprises 4 959
Investissement productif des entreprises 1 311

Etablir les comptes des sociétés non financières et des ménages.

Exercices 202
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

CORRECTION EXERCICE
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Exercices 203
Comptabilité Nationale - Licence 1 - Sciences Economiques KOUAKOU Auguste K. & Pr KOUAKOU K. Clément

SOCIETES NON FINANCIERES MENAGES


Production Production
Emplois Ressources Emplois Ressources
CI 4959 production 11054
VAB 6095

Exploitation Exploitation
Emplois Ressources Emplois Ressources
salaires 5178 VAB 6095
EBE 917

Revenu Revenu
Emplois Ressources Emplois Ressources
dividendes 917 EBE 917 salaires 5178
RDB 0 RDB 6095 dividendes 917

Utilisation du revenu Utilisation du revenu


Emplois
Exercices
Ressources 204 Emplois Ressources
EB 0 RDB 0 CF 4784 RDB 6095
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EB 1311
Capital Capital
Emplois Ressources Emplois Ressources
FBCF 1311 EB 0 FBCF 1311 EB 1311
BF -1311 CF 1311
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Exercices 205
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