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Les barrières à l’innovation au sein des PME sont entendues comme les facteurs rendent

l’innovation difficile. Ce sont les problèmes et obstacles qui empêchent d’innover ou qui font
que le processus d’innovation stoppe prématurément ou est sérieusement ralenti.
Les chercheurs ont classé les obstacles à l'innovation en deux obstacles externes et
internes à l’entreprise :
 Les obstacles externes deviennent visibles lorsque l'entreprise a des difficultés à
accéder à l'information technologique, ou quand elle manque des financements
externes ou du personnel qualifié, ou quand il y a des facteurs liés aux conditions du
marché…etc.
 Et ils sont internes quand les entreprises manquent des fonds internes et lorsqu’elle
estime que les risques et les coûts de l'innovation sont trop élevés.
2.2 Les obstacles d’ordre interne :
 Manque de formation :
Pour s’ajuster à l’environnement économique en pleine mutation, les PME sont appelées à
bénéficier de savoir et de savoir-faire pour renforcer les capacités managériales et l’efficience
de leurs employés. Dés lors, l’apprentissage de la performance commence par la formation.
Selon les déclarations des promoteurs de PME, les centres de formation professionnelle ne
fournissent pas suffisamment de main d’œuvre qualifiée sur le marché du travail ce qui crée
un déséquilibre entre l’offre et la demande formulée par les sociétés. Cette pénurie est encore
plus ressentie par les PME qui n’ont pas les capacités d’offrir les rémunérations proposées par
les grandes unités. A part quelques exceptions, les PME n’ont pas de techniciens bien formés
ou des cadres de maîtrise. Ceci handicape l’entreprise au niveau de la formation des ouvriers
comme au niveau de la productivité.
 Les employeurs face au recrutement :
La PME face aux grandes entreprises se trouve confrontée à une forte concurrence en termes
de salaires, les cadres même nouvellement diplômés des universités, instituts et grandes
écoles ne sont pas toujours attirés par la PME. Celle-ci ne peut pas toujours satisfaire leurs
demandes salariales et avantages proposés par les grandes unités. On peut dire qu’il n’y a pas
vraiment de gestion du personnel, les PME marocaines sont soumises à deux problèmes
importants : d’une part elles doivent faire face à la non qualification du personnel, et d’autre
part à l’absence d’une politique salariale. Ces deux contraintes paraissent avoir comme
principale cause, la faible rémunération et le manque de promotion dans les PME.
 Absence de commercialisation :
Les PME marocaines souffrent d’une absence aigue de réseaux de commercialisation
organisés et bien structurés. Cette anomalie entraîne un déséquilibre entre deux pôles de
l’entreprise qui doivent être normalement être liés d’une manière organique à savoir : la
Production et la Commercialisation.
 Faiblesse de Marketing :
L’incapacité des PME à poursuivre des efforts de promotion et de publicité, à mettre en place
l’esprit d’innovation, de recherche et de développement et à élaborer des études de marché,
les rend vulnérables face à la concurrence des unités plus puissantes et mieux organisées. En
effet les raisons sont multiples. Il y’a le respect de la faiblesse des moyens financiers qui est
dans tous les niveaux et qui ne facilite pas aux PME l’acquisition d’un équipement et d’un
outillage performant permettant l’amélioration de la qualité du produit. Vu l’échelle
relativement modeste de leurs opérations, la plupart des PME pratiquent un marketing des «
niches », ou il s’agit de vendre à un segment de marché bien déterminé et de petite taille.
En outre, la publicité est trop chère. Les tarifs affichés par les organes des masses média sont
chers, les PME ne peuvent y accéder et restent alors à l’ombre, ignorées du grand public.
2.3 Les obstacles d’ordre externe :
 Les obstacles financiers :
Les taux d’intérêts des crédits destinés aux PME sont jugés trop élevés. Malgré ça les
entreprises recourent au financement bancaire par manque d’alternative, ce qui menace leur
compétitivité et par conséquent leur capacité de remboursement se trouve risquée.
En ce qui concerne les crédits, la banque intervient dans le financement des projets des PME
suivant une étude de faisabilité laquelle est fondée sur des données techniques et économico-
financières, si le projet est fiable la banque le finance. Certains promoteurs estiment que la
banque refuse de financer leurs projets mais occultent les raisons qui ont motivé le refus.

 L’insuffisance d’accès aux nouvelles technologies et l’innovation :

L'une des faiblesses aujourd'hui soulignées pour les PME Marocaines et leur accès insuffisant
aux technologies nouvelles et à l'innovation, cette faiblesse sera d'autant plus handicapante
que l'économie marocaine s'ouvre à la concurrence internationale. Or, il est également établit
que le niveau de développement technologique et scientifique d'un pays est à l'image de son
progrès économique et que la volonté d'accroître ce dernier nécessite une intégration et une
gestion des technologies nouvelles importées puis régénérées sur place.
Au Maroc, une déconnexion évidente entre les quelques centres de recherche universitaires et
les PME, Le plus grave, semble être un certain désintérêt de la puissance publique et des
décideurs des entreprises à l'égard de la recherche et du développement technologique. Sans
doute, le manque des ressources humaines suffisamment formées et qualifiées, le faible
niveau général de qualification technique et bien sur l'insuffisance des moyens financiers sont
autant de facteurs explicatifs de ce sous-développement technologique et technique de nos
PME.
L'innovation, même relative est faible dans nos PME, le financement de cette dernière est
inexistant et les structures d'assistance aux innovateurs sont absentes. Il y a un manque de
canaux structurels et organisés d'alimentation en informatique et d'apport de connaissances en
provenances de l'étranger pouvant nous irriguer avec continuité et permettant aux entreprises
d'intégrer ce qui se passe ailleurs.

 La réglementation comptable et fiscale :


Le plan comptable n'est pas adapté à toutes les formes des PME, les obligations en termes de
production d'information financière sont globalement lourdes.
L'ensemble des obligations déclaratives comptables, fiscales et sociales sont trop complexes
et trop nombreuses, il existe par exemple plus de 30 formulaires différents ayant trait impôts
au niveau national. Ainsi les chefs des entreprises doivent soumettre de nombreux formulaires
contenant pratiquement les mêmes informations et devant être accompagnés des mêmes
pièces. Les investisseurs considèrent que la complexité du système fiscal marocain mène
souvent à la confusion et à de nombreuses erreurs dans les déclarations. Ce qui oblige souvent
les investisseurs de recourir aux services des fiduciaires et des cabinets de conseil. Pour les
PME, le coût des conseillers est très élevé, ceci incite un bon nombre d'entre elles à l'évasion
fiscale, engendrant ainsi de grosses pertes dans les recettes fiscales de l'Etat.