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Année scolaire 2008 / 2009

COURS D’INSTALLATION ELECTRIQUE


EN Tle F3

CHAPITRE 9 : LES INSTALLATIONS ELECTRIQUES INDUSTRIELLES

Objectifs du chapitre  :
A la fin de ce chapitre, chaque élève doit être capable de :
 Rédiger le cahier des charges d’une installation électrique industrielle.
 Distinguer les différents facteurs permettant de classifier les installations industrielles.
 Connaître l’organisation générale d’une installation industrielle.
 Connaître la structure d’une installation industrielle ;
 Connaître les différentes canalisations les mieux adaptées aux installations industrielles avec leurs
propriétés, caractéristiques, particularités et avantages.
 Choisir une canalisation préfabriquée ;
 Alimenter une installation électrique industrielle ;
 Commander et protéger efficacement les différents circuits d’une installation industrielle ;
 Dimensionner et choisir le coffret de distribution d’une partie ou d’une installation électrique.

I- Cahier des charges d’une installation électrique industrielle.


Le cahier des charges est un document comportant les spécifications fonctionnelles, technologiques et
opérationnelles d’une installation électriques industrielle.
Le cahier des charges d’une installation industrielle doit tenir compte des critères suivants
caractérisent une installation électrique industrielle permettent d’ailleurs leur classification. :

I-1. Les influences externes.


Les locaux industriels sont caractérisés par la grande diversité des activités de production qui s’y
déroulent ; en fonction de leur nature, ces activités font subir aux installations et équipements électriques,
plus ou moins de contraintes externes.
Pour un établissement industriel donné, le cahier des charges doit prendre en compte l’ensemble des
conditions d’influences externes liées aux activités.
I-2. La nature des installations.
Les installations sont fonction des différents types de récepteurs implantés dans un établissement
industriel ; en effet, on distingue :
 Les installations d’éclairage : des bureaux, des zones d’atelier ou d’usine et des potes de travail
avec des niveaux d’éclairement suffisants.
 Les installations de chauffage et de climatisation : des bureaux, des laboratoires et des ateliers en
prenant en compte les facteurs liés aux activités dans le bâtiment, des facteurs liés à la
construction du bâtiment, et des facteurs économiques.
 Les installations d’alimentation des équipements de force motrice : en prenant en compte les
caractéristiques des moteurs sans oublier leurs facteurs de simultanéité et d’utilisation.
 Les installations de signalisation et de protection contre les risques de chocs électriques pour les
personnes et de détérioration pour le matériel.
 Les installations d’alimentation de secours en cas de défaillance de l’alimentation normale.
I-3. L’origine de l’alimentation des installations.
Dans les établissements industriels, en fonction des puissances mises en jeu et de bien d’autres
considérations (économique, continuité de service, caractéristiques des récepteurs, situation
géographique, …), l’alimentation des installations peut avoir pour origine :
 Le réseau de distribution public BT ;
 Un transformateur MT / BT ou HT / BT privé d’abonné ;
 Une source autonome d’énergie qui peut être en BT ou TBT, alternatif ou continu.
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II- Organisation générale d’une installation électrique industrielle.
Toute installation électrique industrielle comprend généralement :
 Une source d’alimentation : dont les caractéristiques dépendent de celles de l’ensemble des
récepteurs.
 L’appareillage électrique : pour le sectionnement, la commande, la protections des différents
circuits de l’installation.
 Des récepteurs : assez diversifiés en fonction de la diversité des activités de production qui varient
d’un établissement industriel à un autre.
 Un réseau de canalisation bien spécifique du type d’établissement industriel.

III- Structure d’une installation électrique industrielle.


Toute installation électrique industrielle comprend en général :
 Deux types de circuits : les circuits de distribution et les circuits terminaux.
 Un ou plusieurs tableaux de distribution.
a) les circuits de distribution (1) :
Un circuit de distribution alimente un tableau de distribution.
b) Les circuits terminaux (3):
Un circuit terminal est une partie d’installation protégée par le dernier dispositif de protection et
qui alimente un ou plusieurs Récepteurs ; toute fois :
- le nombre de prises confort mono ou triphasé par circuit ne doit pas dépasser 05.
- les récepteurs de forte puissance ainsi que les prises spécialisées doivent avoir chacun, un
circuit spécial d’alimentation
- Le nombre de points d’éclairage confort des bureaux et autres locaux semblables alimenté par
le même circuit ne doit pas dépasser 05.
- l’éclairage des ateliers et usines doit faire l’objet d’une étude spécifique en fonction des
recommandations du cahier des charges.
c) Un tableau de distribution (2) : alimente un ou plusieurs circuits de distribution ou terminaux.

1
2

1 1 3

2 2

3 3 3 3 3

IV- Les canalisations électriques industrielles.


IV-1. Canalisations posées à l’air libre.
C’est la pose la plus facile, la moins onéreuse et la plus couramment rencontrée dans les
établissements industriels ; il s’agit surtout : la pose sur parois, la pose sous plafond, la pose sur chemin
de câble, la pose sur corbeaux, la pose en caniveau sablé.
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Ces canalisations sont préférées pour les raisons ci après :
 Facilité de réalisation et de maintenance ;
 Refroidissement naturel des conducteurs ;
 Forte section des conducteurs et câbles pour être encastré ;
 Possibilité d’extension et de modification des installations.
 Possibilité de changement d’activités dans les locaux abritant l’industrie.
Lors de la pose, il faut éviter de cintrer les câbles sous un trop faible rayon de courbure ; en effet, pour
chaque type de conducteur ou câble admis, le rayon de courbure minimum est indiqué. Les supports
doivent être suffisamment rapprochés, pour éviter que les câbles ne s’incurvent sous l’effet de leur propre
poids ; on peut retenir :
 En parcours horizontal : 0,40 m pou les câbles non armés et 0,75 m pour les câbles armés.
 En parcours vertical : 1 m.
Dans le cas de proximité de canalisations affectées à un autre usage, un espace de 3 m doit être laissé.
IV-2. Les canalisations enterrées.
Les canalisations souterraines peuvent s’avérer indispensables dans une installation industrielle surtout
lorsque la pose en aérien devient gênante ou difficilement réalisable ; par exemple lorsque certaines
canalisations doivent partir de certains bâtiments à d’autres.
Néanmoins, quand cela est le cas, les conditions ainsi que le mode de pose restent identiques à ceux
étudiés pendant le transport d’énergie électrique.

IV-3. Les canalisations préfabriquées.


IV-3-1. Définition.
Une canalisation préfabriquée est un ensemble d’éléments standardisés dont l’enveloppe en acier
galvanisé contient de 2 à 6 conducteurs en Cu ou en Al.
Chaque élément est conçu pour assurer :
 Une bonne continuité électrique, mécanique et de mise à la terre.
 Une bonne tenue aux efforts électrodynamique ;
 Un niveau d’isolement élevé.

IV-3-3. Constitution d’une canalisation préfabriquée.


Une canalisation préfabriquée est constituée :
 Des éléments droits composés de :
Conducteurs en Cu ou en Al assurant la continuité électrique
Isolateurs pouvant assurer 3 fonctions : isolation des conducteurs entre eux ; tenue aux
efforts électrodynamiques ; support de dérivation.
Enveloppe en acier galvanisé formant poutre rigide et pouvant servir de conducteur de
protection.
 Des connecteurs de dérivation avec ou sans fusible permettant le branchement d’un récepteur
sans perturbation du reste de l’installation.
 Des éléments complémentaires : de raccordement, de changement de direction, de plan.
 Des éléments d’alimentation
 Des accessoires de fixation.

IV-3-3-1. Les éléments droits.


Les éléments droits comportent 3 à 4 conducteurs et un conducteur de protection électrique ; ils
existent en longueurs normalisées de 0,5 m ; 1 m ; 2 ; 3 ; 4 ; et 5 m.
Des éclisses en cuivre ou en aluminium permettent d’assurer la continuité électrique tandis que des
manchons assurent la continuité mécanique entre les éléments.
Ces éléments sont caractérisés par :
 Le calibre ou l’intensité admissible de la canalisation ;
 La longueur de l’élément ;
 Le nombre de dérivations possibles ou pas des dérivations.
 La composition des conducteurs : triphasé + PE ou triphasé + Neutre + PE.

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IV-3-3-2. Les éléments complémentaires.
Ces éléments permettent de réaliser des changements de direction ou es changements de plan. On
rencontre généralement des coudes, des tés, et des croix.
Ces éléments sont adaptés aux types d’éléments droits qu’ils complètent et sont pourvus des manchons
et des éclisses correspondantes.

Coude Té croix
IV-3-3-3. Connecteurs de dérivation.
Les connecteurs de dérivation sont les organes qui permettent d’exécuter rapidement les dérivations.
Ils peuvent être fixés soit latéralement sur la gaine, soit à la partie inférieure. Ils sont adaptés aux
éléments droits sur lesquels ils se connectent et sont caractérisés par :
 Le calibre de l’intensité ;
 La présence ou non de fusibles ou de disjoncteurs.
Les prises de dérivation non utilisés sont obturées (bouchés) par des bouchons pour empêcher l’accès
aux pièces sous tensions afin d’assurer la sécurité des personnes.

IV-3-3-4. Eléments d’alimentation.


Les éléments d’alimentation peuvent être placés soit à l’extrémité de la canalisation, soit au centre
d’une ligne. Ils sont destinés à faciliter le raccordement des câbles sur l canalisation préfabriquée.
IV-3-3-5. Accessoires de fixation.
Leur rôle est de permettre une simplification du travail de montage et de fixation des canalisations ; on
distingue :
 La fixation au mur ;
 La fixation avec potence ;
 La suspension par fer plat ;
 Le support par tige filetée.

IV-3-4. Avantages d’une canalisation préfabriquée.


En distribution industrielle, une canalisation préfabriquée est une canalisation aérienne et offre comme
avantages :
 Une conception, une étude et un devis simplifié de l’installation ;
 Une facilité de pose avec un gain de temps par rapport à d’autres types de canalisation ;
 La possibilité d’intervention sur une dérivation sans perturber le reste de l’installation ;
 Une sécurité des personnes et des biens car, l’implantation aérienne leur confère une grande
inaccessibilité et diminue ainsi les risques de contact des pièces sous tension ;
 La possibilité de récupération des éléments après démontage ;
 Une réduction des coûts.

IV-3-5. Choix d’une canalisation préfabriquée.


Pour choisir une canalisation préfabriquée, il faut tenir compte :
 Des caractéristiques du réseau d’alimentation (nature ; tension ; fréquence du réseau ; type de
distribution mono ou triphasée)
 Des caractéristiques des récepteurs et de l’installation :
Type de récepteur à alimenter (mono ou triphasé, avec ou sans neutre, PE).
Courant d’emploi Ib de la toute l’installation qui est fonction de la puissance installée et du
facteur de demande moyen.
Intensité appelée par le récepteur le plus puissant.
Répartition géographique des machines, d’où le tracé du réseau de distribution.
Influences externes liées à l’environnement et à l’utilisation (IP).
IV-3-6. Détermination du calibre de la canalisation en fonction de l’échauffement.
Les fabricants indiquent pour chaque type de canalisation préfabriquée, une intensité admissible en
régime permanent qui constitue son calibre.

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Connaissant le courant d’emploi Ib de l’installation, on détermine le calibre de la canalisation qui doit
être ≥ Ib. Cependant, l’intensité absorbée par un atelier est différente de la somme de toutes les intensités
nominales pour des raisons de simultanéité de fonctionnement et d’utilisation des récepteurs.
On détermine le courant d’emploi en appliquant un coefficient de demande moyen qui dépend du
nombre de récepteurs, conformément au tableau ci-dessous.

Nombre de moteurs coefficient de demande moyen K


2 ou 3 0,9
4 ou 5 0,8
6à9 0,7
10 à 40 0,6
40 et plus 0,5

NB : pour l’éclairage, Ib est égal à la somme des courants absorbés par chaque récepteur.

IV-3-7. Vérification de la chute de tension.


La chute de tension entre l’origine de l’installation et tout point d’utilisation ne doit pas dépasser :
 3 % pour l’éclairage, éventuellement 6 ù
 5 % pour autres usages et éventuellement 8 %.
On détermine cette chute de tension dans les conditions les plus défavorables ; c'est-à-dire :
 Aux points les plus éloignés de la source ;
 Avec les intensités maximales susceptibles de traverser au même instant des tronçons de la
canalisation.
Des graphiques donnent la chute de tension en fonction de l’intensité réelle d’une part, lorsque la charge
est concentrée en extrémité et d’autres parts, lorsque la charge est uniformément répartie le long de la
canalisation.
Le deuxième cas est le plus couramment utilisé et là, on admet que les chutes sont la moitié des
valeurs prises en charge concentrée. (Voir page 97 du doc de travail).

V. Alimentation d’une installation électrique industrielle.


L’alimentation de l’installation est envisagée après le calcul de la puissance appelée et de la puissance
à souscrire de l’installation ; en effet :
 L’installation peut être alimentée par le réseau de distribution public dans les cas suivants :
L’installation est monophasée avec une puissance maximale de 18 KVA.
L’installation est triphasée avec une puissance maximale de 36 KVA.
 Lorsque la puissance à souscrire de l’installation est supérieure à 36 KVA, elle sera alimentée par
un poste MT / BT ou HT / BT privé d’abonné :
Sur poteau si cette puissance est comprise entre 36 et 160 KVA.
Simplifié si la puissance est comprise entre 160 et 250 KVA.
Préfabriqué si la puissance est comprise entre 205 et 1250 KVA.
Dans tous les cas :
 La puissance normalisée d’alimentation de l’installation doit être supérieure ou égale à la
puissance à souscrire calculée.
 Dans le cas où la source est un transformateur, la tension primaire doit correspondre à celle du
réseau et la tension secondaire à celle des récepteurs.
NB : en fonction des exigences du cahier des charges, l’installation peut être alimentée par une source
autonome de caractéristiques appropriées.

VI. Commande des circuits d’une installation électrique industrielle.


Dans les installations industrielles, les circuits terminaux alimentent en majorité des moteurs ; par
conséquent, la commande de ces circuits se fait à l’aide de contacteurs, interrupteurs, …
Les contacteurs quant à eux dans cette commande sont très souvent associés à des relaie thermique
pour assurer la protection du moteur contre les surcharges.

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VI-1. Choix du contacteur.
Le choix d’un contacteur pour la commande d’un moteur dépend :
 Des caractéristiques du moteur (la puissance nominale, tension nominale, nombre de pôles)
 Des caractéristiques du réseau d’alimentation (nature, fréquence et tension du réseau, type de
réseau (mono ou tri)).
 De la catégorie d’emploi du contacteur ;
 De l’endurance électrique ou durée de vie électrique (nombre de millions de manœuvres) souhaité.
 De la fréquence des manœuvres (nombre de manœuvres que doit effectuer le contacteur par heure)
En résumé, le contacteur à choisir pour une catégorie d’emploi donnée doit :
Avoir un courant d’emploi ou calibre supérieur ou égal au courant nominal du moteur.
Avoir une tension nominale supérieure à la tension du réseau.
Avoir une endurance électrique supérieure au nombre de manœuvres total souhaité.
Supporter la fréquence des manœuvres.
(Voir document de choix page ).

Exemple : considérons un moteur asynchrone de 7,5 KW 220 / 380 V commandé à l’aide d’un contacteur
KM1 et alimenté par le réseau AES Sonel 220 / 380 V.
Le moteur démarre tous les 20 mn et tourne pendant 5 mn.
1. Donner la référence du contacteur KM1 sachant que la catégorie d’emploi est AC3.
2. Calculer le facteur de marche et la fréquence des manœuvres du contacteur.
3. Déterminer son endurance électrique pour une charge nominale, puis pour une charge de 10 A en
catégorie AC3.

VI-2. Choix du relais thermique.


Le choix d’un relais thermique à associer au contacteur pour la protection contre les surcharges doit
tenir compte :
 Des caractéristiques du moteur (la puissance nominale, tension nominale, nombre de pôles)
 Des caractéristiques du réseau d’alimentation (nature, fréquence et tension du réseau, type de
réseau (mono ou tri)).
En somme, le relais thermique à choisir doit :
Avoir un courant de réglage Ir supérieur ou égal au courant nominal du moteur ;
Avoir une tension nominale supérieure à la tension du réseau.
(Voir document de choix page ).

Exemple : pour la protection du moteur précédent, déterminer la valeur du courant de réglage et la


référence du relais thermique.

VII. Protection des différents circuits d’une installation électrique industrielle.


VII-1. Contre les surcharges d’origine atmosphérique.
Bien que le réseau de distribution MT soit protégé contre ces surcharges par des éclateurs, les
installations intérieures industrielles peuvent recevoir une protection supplémentaire contre ces
surcharges grâce aux parafoudres modulaires associés à une prise de terre. (Voir page 38 et 39 du
document de travail).

VI-2. Contre les surintensités.


La protection contre les surintensités est assurée soit par des disjoncteurs, soit par des fusibles.
De toutes les façons, quelque soit le dispositif de protection retenu :
 Sa tension nominale doit être supérieure à la tension du réseau ;
 Son courant nominal doit être supérieur ou égale au courant nominal du récepteur ou de la partie
de l’installation protégée.
 Son calibre doit être supérieur ou égale au courant nominal du récepteur ou de la partie de
l’installation protégée.
NB : Ne pas confondre courant nominal et calibre.

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 Son pouvoir de coupure doit être supérieur ou égale au courant de court circuit présumé à l’endroit
où il doit être installé.
NB : la détermination du courant de court circuit présumé en un point, se fait soit pat calcul, soit par
l’utilisation d’abaques préétablis pour faciliter cette tâche. (Voir page 100 et 101 du document de
travail).
 Conformément au régime de neutre, son nombre de pôles doit correspondre à celui es récepteurs à
protéger.

VIII. dimensionnement et choix d’un coffret modulaire.


VIII-1. Définition.
Un coffret modulaire est une caisse en matière plastique ou métallique, comportant une ou plusieurs
rangées de rails prévus pour le montage des appareils modulaires. Il existe des coffrets pour la pose en
apparent et des coffrets pour la pose en encastré.

VIII-2. Caractéristiques et avantages des appareils modulaires.


 Ces appareils se montent par encliquetage direct sur rail « oméga » de 35 mm ;
 La face avant des appareils modulaires a une hauteur constante de 45 mm et une largeur multiple
d’une largeur élémentaire appelée « pas » (chez Merlin gerin, un pas vaut 9 mm).
 L’installation de ces appareils est rapide grâce à l’encliquetage direct.

VIII-3. Caractéristiques et avantages des coffrets modulaires.


 Le calcul de l’encombrement des appareils est facile.
 L’encombrement total d’une rangée exprimé en nombre de pas est égal à la somme des largeurs en
« pas » des appareils composant cette rangée.
 Les commandes manuelles (BP, interrupteurs, manette de disjoncteur, …) sont accessibles en face
avant du coffret, celui-ci étant muni de battants appelés plastrons percés d’ouvertures
rectangulaires de 45 mm de hauteur (dimension de la hauteur de la face avant des appareils
modulaires).
 Les emplacements des rangées non occupées par les appareils ont leurs ouvertures masquées par
des obturateurs encliquetages souvent fractionnables.

VIII-3. Choix du coffret.


Pour choisir un coffret modulaire, il faut :
 Déterminer à l’aide des documents appropriés (Voir page 103), l’indice de protection du local
dans lequel ce coffret sera implanté.
 Ensuite, à l’aide du document de la page 104, déduire les séries de coffrets utilisables (série des
coffrets ayant un IP supérieur à l’IP du local).
 Dresser la liste des appareils à installer dans le coffret en relevant leur largeur en « pas »
 Totaliser le nombre de « pas ».
 Rechercher dans la ou les séries retenues, un coffret dont la capacité en « pas » soit
immédiatement supérieure au nombre trouvé.
 Vérifier et s’assurer que tous les appareils seront implantés dans le coffret.

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