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GROUPEMENT D’INTERET

ECONOMIQUE
MASTER FFC ET AMO

Préparé par : Encadré par :

SKHAIRI Meriam Mr. TAACHA EL Hassan


NSAIRI Hatim
KAIROUAN Nisrine
AKAZIM Samir
EL MASMOUDI Jalal
Introduction :

Selon le premier article de la loi n° 13–97 ; le groupement d'intérêt économique est


définit comme étant une entité constituée de deux ou plusieurs personnes morales pour
une durée déterminée ou indéterminée, en vue de mettre en œuvre tous les moyens
propres afin de favoriser leur développement tout en conservant leur indépendance.
Son but est donc de "faciliter ou de développer l’activité économique de ses membres,
d‘améliorer ou d’accroître les résultats de cette activité ; et non pas de réaliser des
bénéfices pour lui-même,

La nouvelle loi n° 69-13, a élargi le champ d’application de la loi n° 13-97 aux


personnes physiques, c.-à-d. aux entreprises individuelles qui souhaitent mettre en
œuvre leurs moyens propres pour faciliter et développer leur activité économique.

‘Le GIE a les mêmes obligations comptables qu’une entreprise, car il facture les
prestations et reverse les sommes à ses membres. L’impôt et les cotisations sociales
pèsent sur les membres du GIE qui exercent l’activité économique.’
I. Généralités sur le GIE :
 Caractéristiques :
 Objet :

L’objet du GIE peut être civil, commercial voire même agricole selon la nature de
l’activité du groupement. Son activité constitue un prolongement de celui de ses
membres. La rédaction de l’objet dans le contrat de GIE est une étape importante car le
groupement engage sa responsabilité devant les tiers sur tout ce qui entre dans l’objet
social.

 Membres :

Le GIE se compose au minimum de 2 membres qui peuvent être des personnes


physiques ou morales sans condition de nationalité. Aucun maximum n’a été fixé par
la loi. Les droits et obligations de chacun des membres sont librement fixés dans les
statuts. L’activité économique de chaque membre doit trouver son prolongement dans
celle du GIE.

Chaque membre du GIE est responsable indéfiniment et solidairement de toutes les


dettes du groupement (c’est-à-dire qu’il engage sa responsabilité pécuniaire sur
l’ensemble de son patrimoine). Toutefois, le contrat de groupement peut prévoir une
clause exonératoire de dettes nées antérieurement à l’adhésion au profit de nouveaux
membres (article L 251-6 code de commerce). Chaque membre doit être déclaré au
RCS.

 Le capital social :

En vertu de l’article L 251-3 du code de commerce le GIE peut se constituer avec ou


sans capital. Lorsqu’un apport en capital est prévu par les statuts, aucun minimum
n’est exigé ; et ils peuvent être aussi bien en numéraire, nature ou en industrie. En
l’absence de capital, le groupement fonctionne comme une association en percevant
des cotisations de la part de ses membres.

 Organisation et fonctionnement :
Ils sont déterminés dans le contrat de groupement d’intérêt économique. Le GIE est
dirigé par un ou plusieurs administrateurs prévus dans les statuts ou choisis par
l’assemblée générale (composée des membres du GIE). Une personne morale peut être
nommée administratrice du groupement sous réserve qu’elle désigne un représentant
(article L 251-11 code de commerce). Un ou plusieurs contrôleurs de gestion peuvent
être désignés.

 Sortie et pérennisation :

La sortie d’un membre se réalise soit par démission dans les conditions fixées dans
l’acte constitutif (préavis, modalités de remboursement des éventuels apports et
comptes courants),et après avoir rempli ses obligations (paiement des sommes
dues).Une grande attention devra être portée aux conditions de forme sur les
mouvements des associés et en particulier sur le respect des formalités de publicité
auprès du greffe du tribunal de commerce des entrées ou sorties des membres, en
liaison avec la responsabilité indéfinie et solidaire.

La responsabilité d’un membre qui se croit sorti du GIE pourra être néanmoins
engagée par un tiers créancier du GIE dans le cadre de la responsabilité solidaire des
membres tant qu’il n’est pas radié au registre du commerce et des sociétés.

 C’est une entité juridique et morale :

Elle n’a pas pour but principal de faire des bénéfices sans pour autant lui interdire
totalement d’en faire.1

 Chaque membre du groupement est soumis à l’impôt sur les sociétés (pour
les personnes morales) ou à l’impôt sur le revenu (pour les personnes
physiques) :

Pour les bénéfices ou les revenus réalisés par le groupement et correspondant à ses
parts.

 La durée du groupement :

Elle doit être déterminée dans le contrat. La loi ne fixe aucune durée maximale.
1
https://www.olap.lu/groupement-interet-economique/
 La dénomination sociale :

Elle doit être suivie de la mention « Groupement d’Intérêt Economique » ou du sigle


GIE.

 Types du GIE :

GIE de services : On parle de GIE de services lorsque le groupement agit comme un


fournisseur de services pour ses membres.

GIE d’achats : On parle de GIE d’achats lorsque le groupement achète pour revendre à
ses membres.

GIE de ventes : On parle de GIE de ventes lorsque le groupement achète les produits
de ses membres pour les revendre.

II. Les avantages et les inconvénients du GIE :


1- Les avantages :

 Le GIE permet à ses membres de faciliter et développer son activité


économique.
 Le GIE bénéficie de certaines facilités de constitutions.
 Le GIE laisse une indépendance et autonomie à chacun de ses membres.
 Pas de capital minimum exigé

2- Les inconvénients :

 Le GIE est caractérisé par une responsabilité illimitée de ses membres.


 Un conflit entre les membres peut arrêter le fonctionnement du groupe.
 Le GIE n’est pas une société puisque son but n’est pas de réaliser des bénéfices
pour lui-même en plus il n’est pas une association. Donc, cette forme
intermédiaire est mal connue par les entreprises.
III. LE REGIME JURIDIQUE DES GIE :

L’avantage majeur que présente en définitif le G.I.E, c’est d’avoir un régime juridique
très souple. Les fondateurs sont, en effet, dotés d’une très grande liberté dans
l’organisation et le fonctionnement du Groupement.

1. La constitution d’un GIE :

 Le GIE est constitué entre deux ou plusieurs personnes morales ou physiques,


aucun maximum n’est prévu par la loi.
Ils peuvent constituer entre elles pour une durée déterminé ou bien
indéterminé un GIE.
 Il peut être constitué sans capital, ce qui n’exclut pas l’hypothèse d’un GIE 
constitué avec un capital.
 Les formalités constitutives d’un GIE ne sont pas assez lourdes :
 Le contrat de constitution doit être établi par écrit et publié dans le mois de sa
signature, dans un journal d’annonces légales et au bulletin officiel.

Le contrat de groupement d'intérêt économique doit contenir notamment les


indications suivantes :

 La dénomination du groupement
 L’objet du groupement
 La durée pour laquelle le groupement est constitué
 Le siège du groupement
 Le montant et la nature des apports en capital et la part libérée par chacun des
membres (dans le cas où le GIE est constitué avec un capital)
 Les noms, prénoms et domiciles des membres, s’il s’agit des personnes
morales leurs raisons sociales, la forme juridique, le siège social de chacun des
membres.
 Les noms, prénoms et domiciles des membres ayant pouvoir d’engager le
groupement envers les tiers.
 La raison sociale ou dénomination sociale, la forme juridique, l'adresse du
siège social de chacun des membres du groupement, l'indication du numéro
d'immatriculation au registre du commerce, s'il y a lieu, de chacun de ses
membres, ainsi que la date de leur entrée dans le groupement s'ils y ont été
admis après sa constitution, avec mention, le cas échéant, de l'exonération qui
leur a été consentie de toute responsabilité relative aux dettes du groupement
antérieures à leur admission.
 Le cas échéant, le montant et la nature des apports devant constituer le
capital ainsi que le montant de celui-ci.
 Le greffe du tribunal auprès duquel le GIE sera immatriculé au registre de
commerce.

2. L’ADMINISTRATION DU GIE :

Le contrat de groupement d'intérêt économique, ou l'assemblée des membres à défaut de


stipulation par le contrat, organise librement l'administration du groupement et nomme le
ou les administrateurs (membres ou non) dont il détermine notamment les attributions, les
pouvoirs et les conditions de révocation.

Une personne morale peut être nommée administrateur sous réserve qu'elle désigne un
représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt
les mêmes responsabilités civile et pénale que s'il était administrateur en son propre nom,
sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu'il représente.

Dans les rapports avec les membres, tout administrateur peut faire tous actes de gestion
dans l'intérêt du groupement, sauf s'il en est stipulé autrement par le contrat.

Dans les rapports avec les tiers, le ou les administrateurs engagent le groupement par les
actes entrant dans l'objet de celui-ci. Toute limitation de pouvoirs est inopposable aux tiers.

Le groupement est engagé même par les actes qui dépassent son objet, à moins qu'il ne
prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte
tenu des circonstances, la seule publicité du contrat ne suffisant pas nécessairement à
constituer cette preuve.

Le ou les administrateurs sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le cas,


envers le groupement ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions légales
applicables aux G.I.E., soit de la violation du contrat de groupement, soit des fautes
commises dans leur gestion.

3. Les droits et obligations des membres :

Les droits et obligations des membres du groupement sont déterminés


par le contrat. A défaut, ils sont présumés identiques.
Le G.I.E. doit comprendre au minimum 2 membres, personnes morales. La seule exigence est
que chacun ait une activité économique qui trouve son prolongement dans celle du G.I.E.
L’adhésion au G.I.E. résulte du consentement des membres au contrat constitutif, ce qui
s’exprime généralement par leur signature.
 Tout membre du G.I.E. bénéficie du :

• droit de profiter des services du Groupement,

• droit de participer aux éventuels bénéfices,

• droit de participer aux assemblées et de voter,

• droit de se retirer du Groupement.

 Obligations des membres

• libérer l’apport éventuellement prévu,

• se conformer à ce que prévoit le contrat,

• régler les éventuelles cotisations,

4. Entrée et retrait des membres :

Le groupement peut accepter de nouveaux membres dans les conditions fixées par le
contrat. Hors le cas de cession de parts existantes, un nouveau membre peut, si le contrat le
permet, être exonéré des dettes antérieures à son entrée dans le groupement, sous réserve
que la décision d'exonération ait été prise par l'assemblée des membres et publiée dans les
conditions prévues au chapitre XII de la loi 13-97 relative aux groupements d'intérêt
économique.

Selon l’article 17 de la loi n° 13-97, tout membre du groupement peut se retirer dans les
conditions prévues par le contrat, sous réserve qu'il ait exécuté ses obligations.

Ainsi, tout membre du groupement peut céder sa participation dans ledit groupement ou
une fraction de celle-ci, soit à un autre membre, soit à un tiers dans les conditions prévues
par le contrat.
La cession visée à l'alinéa précédent doit être constatée par écrit et n'est opposable au
groupement qu'après qu'elle lui ait été notifiée ou acceptée par lui dans un acte ayant date
certaine.

Toutefois, la notification de la cession peut être remplacée par le dépôt d'une copie de l'acte
de cession au siège du groupement contre remise par l'administrateur d'une attestation au
déposant.

La cession n'est opposable aux tiers qu'après accomplissement des conditions et formalités
prévues précédemment et après accomplissement des mesures de publicité conformément
aux dispositions relatives à la publicité des actes du groupement d'intérêt économique.

Le cédant doit avoir exécuté toutes ses obligations à l'égard du groupement.


Tout membre du groupement peut être exclu pour des motifs énumérés dans le contrat de
groupement et, en tout cas, lorsqu'il contrevient gravement à ses obligations ou lorsqu'il
cause ou qu'il est susceptible de causer des troubles graves dans le fonctionnement du
groupement. Cette exclusion ne peut avoir lieu que sur décision du tribunal compétent prise
à la demande de l'un des autres membres, à moins que le contrat de groupement n'en
dispose autrement.

Lorsqu'un membre cesse de faire partie du groupement pour une cause autre que la cession
de ses droits, la valeur des droits qui lui reviennent ou des obligations qui lui incombent est
déterminée sur la base du patrimoine du groupement tel qu'il se présente au moment où ce
membre cesse d'en faire partie.

La valeur des droits et obligations du membre sortant ne peuvent être fixées forfaitairement
à l'avance.

5. Les résultats du groupement d'intérêt économique :

Au niveau du résultat, Les membres du groupement ont toute la liberté pour déterminer les
bases de répartition des bénéfices et des pertes. A défaut, cette répartition se fait par parts
égales.

S'il existe des bénéfices, il peut être stipulé que les apporteurs en capital auront droit à une
part prioritaire de ces bénéfices proportionnellement au montant libéré de leur apport, et
que le solde sera réparti en fonction du volume d'affaires réalisé avec chaque membre du
groupement.

Il en est de même des pertes et des charges de frais de fonctionnement.


La même règle peut être appliquée à la répartition du solde de liquidation et pour le calcul
de la contribution finale de chaque membre au passif à l'égard des tiers.

Les bénéfices, déduction faite des frais généraux et autres charges, y compris les
amortissements et provisions, sont, s'il en existe, considérés comme propriété des membres
du groupement au terme de chaque exercice du seul fait de leur constatation et au prorata
des droits de chacun. La quote-part de chaque membre dans le résultat net bénéficiaire du
groupement est considérée comme un produit accessoire ou financier.
Toutefois, en présence de pertes antérieures qui n'auraient pas été couvertes par les
cotisations de fonctionnement, ils sont obligatoirement affectés à la résorption de ces
pertes.
Dans le cas de bénéfices fictifs et de restitution par les membres du groupement des
sommes perçues, ceux-ci disposent d'un recours contre le ou les administrateurs pour
obtenir réparation du préjudice subi, le cas échéant.

Les pertes sont mises à la charge des membres du groupement, au prorata de leurs
obligations, à moins qu'il ne soit décidé â titre exceptionnel de les inscrire provisoirement en
report à nouveau conformément aux dispositions de l'article 38 de la loi relative aux GIE.
Dans ce cas, ces pertes sont obligatoirement imputables sur le premier bénéfice réalisé
avant sa répartition (article 37 de la loi n° 13–97).

Les membres du groupement ne sont pas tenus en cas de perte de reverser dans le
patrimoine du groupement les bénéfices réels distribués lors d'exercices antérieurs.
Le groupement a le choix de désigner ou non un commissaire aux comptes. Toutefois, il est
tenu d’en désigner un ou plusieurs lorsqu’il émet des obligations.

Les dispositions de la loi n° 17-95 sur les SA relatives aux conditions de nomination des
commissaires aux comptes sont applicables aux G.I.E.

6. La transformation du GIE :

Toute société ou association dont l’objet correspond à la définition du G.I.E peut être
transformée en un tel regroupement sans donner lieu à dissolution ni à création d’une
personne morale nouvelle.
Un G.I.E peut être transformé en société en non collectif, sur décision unanime de ses
membres, sans donner lieu à dissolution ni à création d’une personne morale nouvelle.

7. La dissolution du GIE:

Sous réserve d’autres causes de dissolution prévues par le contrat, le G.I.E est dissous:
 Par l’arrivée du ternie lorsque celui-ci est déterminé;

 Par le réalisation ou l’extinction de son objet

 Par la volonté de ses membres

 Par décision judicaire pour de justes motifs


Lorsque toutes les parts se trouvent réunies entre les mains d’un seul membre, ce dernier
dispose d’un délai d’un an pour régulariser la situation. A défaut, le groupement est dissous
de plein droit.

8. La liquidation du groupement d'intérêt économique :

La liquidation s’opère conformément aux dispositions du contrat. A défaut, un liquidateur


est nommé par l’assemblée des membres ou si l’assemblée n’a pu procéder à cette
nomination, par ordonnance du président du tribunal, statuant en référé, à la demande de
l’un des membres ou de toute personne intéressée.
Après paiement des dettes et s’il y a lieu, reprise des apports et remboursement des droits
d’entrée, l’excédent d’actif est réparti entre les membres.

IV. Le régime fiscal des groupements d’intérêt économique :


 L’impôt sur les sociétés :
Selon l’article 3 du CGI 2019, les groupements d’intérêt économique, tels que définis par la
loi 13-97 promulguée par le Dahir n°1-99-12 du 18 chaoual 1419 (5 février 1999), sont exclus
du champs d’application de l’impôt sur les sociétés.
L’article 8 du Code Général des Impôts dispose que le résultat fiscal de chaque exercice
comptable des personnes morales, membres du groupement d'intérêt économique, est
déterminé comme prévu au paragraphe I dudit article et comprend, le cas échéant, leur part
dans les bénéfices réalisés ou dans les pertes subies par ledit groupement.
A cet effet, chaque membre du groupement est personnellement imposé à l’impôt sur les
sociétés pour la part des bénéfices correspondant à ses droits dans le groupement.
Corrélativement, si le groupement subit des pertes, leur montant constitue une charge
déductible au prorata des parts de chacun des membres à moins qu’il ne soit décidé, à titre
exceptionnel, de les inscrire provisoirement en report à nouveau au niveau du G.I.E.,
conformément aux dispositions de l’article 38 de la loi n° 13 – 97 relative aux groupements
d'intérêt économique.
Dans ce cas, ces pertes sont obligatoirement imputables sur le premier bénéfice réalisé avant
sa répartition (article 37 de la loi n° 13 – 97).
La quote-part de chaque membre dans le résultat net bénéficiaire du groupement est
considérée comme un produit accessoire ou financier à inclure, le cas échéant, dans la base de
calcul de la cotisation minimale.
Les résultats réalisés par le groupement d'intérêt économique sont imputés aux membres du
groupement au terme de chaque exercice du seul fait de leur constatation. Ainsi, les bénéfices
réalisés ou les pertes subies par le groupement sont comptabilisés chez le membre à partir de
leur constatation au niveau dudit groupement.
Si l’exercice comptable du membre coïncide avec celui du groupement d'intérêt économique,
les bénéfices ou les pertes sont rattachés audit exercice. Si leurs exercices comptables ne
coïncident pas, le résultat du groupement est rattaché à l’exercice du membre clos après celui
du groupement d'intérêt économique.
Par ailleurs, les pertes du groupement d'intérêt économique peuvent être à titre exceptionnel
inscrites provisoirement en report à nouveau. Dans ce cas, si la décision d’inscrire la perte en
report à nouveau intervient après la date de constatation et de dépôt de déclaration, le membre
est tenu de procéder à la reprise de ladite perte au titre de l’exercice suivant.
Les membres du groupement d'intérêt économique produisent, en même temps que la
déclaration de leur résultat fiscal, les documents comptables suivants, concernant le
groupement d'intérêt économique :
- le bilan ;
- le compte de produits et charges ;
- l’état des informations complémentaires (ETIC) ;
- l’état de répartition du résultat entre les membres faisant ressortir pour chacun d’eux :
§ La raison sociale ;
§ L’adresse ;
§ Le numéro d’identification fiscale ;
§ La quote-part du résultat net comptable réalisé par le groupement d'intérêt économique
(bénéfices ou pertes).
Les G.I.E ne sont pas soumis aux obligations déclaratives en matière d’IS notamment la
déclaration de résultat et de chiffre d’affaires.

 L’impôt sur le revenu :

Dans les groupements des personnes relevant de l’IR (les indivisions, les sociétés de
participation et les groupement d’intérêt économique), l’imposition est établie
individuellement au nom des membres du groupement et selon la part du résultat qui revient à
chaque membre.

 La Taxe sur la Valeur Ajouté :

Les GIE étant dotés d’une responsabilité morale distincte de celle de leurs membres, les
opérations qu’ils réalisent avec leurs membres sont imposables dans les conditions de droit
commun.
Dans le cas où le groupement agit comme un mandataire de ses membres, le contrat conclu
doit énumérer tous les membres du groupement, avec l’indication générale des catégories de
travaux qui leur sont spécialement confiés. Par ailleurs, la responsabilité directe et personnelle
de tous les membres vis-à-vis du mandataire doit être mentionnée dans le contrat, le
mandataire étant solidairement responsable avec eux de tous les travaux qu’ils réalisent.
Dans cette hypothèse, le mandataire est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée sur sa
rémunération en tant qu’intermédiaire. Néanmoins, le remboursement de ses débours et ses
avances et frais n’est pas soumis à la TVA, à la condition que :
1. Le remboursement ne soit pas effectué sur une base forfaitaire et qu’il en soit justifié au
mandant ;
2. Les avances en question soient mentionnées à part, au prix coûtant ;
3. Ces avances ne soient pas soumises à la TVA qui a été facturée.
Le GIE est redevable de la taxe sur le chiffre d’affaires en cas d’opérations taxables. Les
membres répondent solidairement de ces taxes.
Chaque membre n’est responsable que des travaux qu’il réalise et doit acquitter les mêmes
taxes sur la part lui revenant.
Selon l’article 123 du CGI, bénéficient de l’exonération les biens, matériels et marchandises
nécessaires aux activités effectuées par « l’Institut de Recherche sur le Cancer » créé
conformément à la loi précitée n° 08-00 relative à la constitution des groupements d’intérêt
public, en conformité avec les missions qui lui sont dévolues.
Concernant les subventions d’exploitation reçues de l’état, la circulaire de l’instruction
générale de la TVA stipule : « Au titre général, il y’a lieu de considérer que les subventions
reçues par un assujetti ne sont pas imposables à la taxe sur la valeur ajoutée quand elles
représentent le caractère d’une libéralité, c’est à-dire quand elles sont accordées sans
contrepartie. ».

 Les droits d’enregistrement :

Selon l’article 127 du CGI Sont obligatoirement assujettis à la formalité et aux droits
d'enregistrement, les cessions de parts dans les groupements d’intérêt économique ainsi que la
constitution, l’augmentation de capital, la prorogation ou la dissolution de sociétés ou de
groupements d’intérêt économique, ainsi que tous actes modificatifs du contrat ou des statuts.
Selon l’article 129 « les sociétés ou groupements d’intérêt économique qui procèdent, dans les
trois années de la réduction de leur capital, à la reconstitution totale ou partielle de ce capital »
sont exonérés des droits d’enregistrement aussi pour les cessions, à titre onéreux ou gratuit, de
parts dans les groupements d’intérêt économique. Ainsi que les actes de constitution et
d’augmentation de capital des sociétés ou des groupements d’intérêt économique réalisés par
apports en numéraire à titre pur et simple, par incorporation des créances en compte courant
d’associés ou par incorporation de bénéfices ou de réserves.
Bénéficient également de l’exonération en matière des droits d’enregistrement, les actes de
constitution de capital des sociétés ou des groupements d’intérêt économique réalisés par
apports en nature, à titre pur et simple, évalués par un commissaire aux apports choisi parmi
les personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaire aux comptes, à l'exclusion du
passif affectant ces apports qui demeure assujetti aux droits de mutation à titre onéreux, selon
la nature des biens objet des apports et selon l’importance de chaque élément dans la totalité
des apports faits à la société ou au groupement d’intérêt économique.
Selon l’article 135 du CGI :
 Sont enregistrées au droit fixe de mille (1.000) dirhams, les constitutions et les
augmentations de capital des sociétés ou des groupements d’intérêt économiques
réalisées par apport, à titre pur et simple, lorsque le capital social souscrit au titre dudit
apport ne dépasse pas cinq cent mille (500.000) dirhams.
 Sont enregistrés au droit fixe de deux cent (200) dirhams, les actes de prorogation ou
de dissolution de sociétés ou de groupements d’intérêt économique qui ne portent ni
obligation, ni libération, ni transmission de biens meubles ou immeubles entre les
associés, les membres des groupements d’intérêt économique ou autres personnes et
qui ne donnent pas ouverture au droit proportionnel ainsi que les actes de constitution
sans capital des groupements d’intérêt économique.
Pour les opérations de constitution ou d’augmentation de capital des sociétés ou des
groupements d’intérêt économique réalisées à compter de 1 janvier 2009, bénéficient d’une
réduction d’impôt sur les sociétés de 20% du montant de l’augmentation de capital réalisée.

 La taxe professionnelle :
Toute personne ou société de nationalité marocaine ou étrangère qui exerce au Maroc une
profession, une industrie ou un commerce non compris dans les exceptions prévues par dahir,
est assujettie à la taxe professionnelle.