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nature et

vitamines

DR PHILIPPE VEROLI

THYROÏDE
LES SOLUTIONS
NATURELLES

L’alimentation, les plantes,


les suppléments nutritionnels pour
booster vos hormones
THYROÏDE
LES SOLUTIONS
NATURELLES
DR PHILIPPE VEROLI
Dans la même collection
CoQ10, la vitamine du cœur et de l’énergie
Vitamine D, mode d’emploi
Potassium, mode d’emploi
Arthrose, les solutions naturelles pour vos articulations
Allergies, les solutions naturelles
Stress, les solutions naturelles
Guide des compléments antioxydants
Syndrome prémenstruel, les solutions naturelles
Indispensable mélatonine
Un cerveau au top
Hyperactivité, la solution magnésium
Le guide de l’huile de coco, votre nouvelle huile santé

Conception graphique et mise en page :


Catherine Julia (Montfrin)
Illustrations : Idée Graphic (Toulouse)
ISBN : 978-2-36549-180-8
Imprimé par France Quercy à Mercuès
N° d’impression
Dépôt légal : 2e trimestre 2016
© Thierry Souccar Éditions, 2016, Vergèze
www.thierrysouccar.com
Tous droits réservés
SOMMAIRE

INTRODUCTION

La solution est entre vos mains 9

PARTIE 1
La thyroïde et ses hormones 15

CHAPITRE 1

Comment fonctionne la thyroïde 17

CHAPITRE 2

Les hormones thyroïdiennes 21

CHAPITRE 3

Le contrôle des taux d’hormones thyroïdiennes 31

CHAPITRE 4

Les effets biologiques des hormones thyroïdiennes 37

CHAPITRE 5

Les maladies de la thyroïde 43


PARTIE 2
L’hypothyroïdie 47

CHAPITRE 1

Les signes de la maladie 49

CHAPITRE 2

Les causes 57

CHAPITRE 3

Les causes profondes et les facteurs aggravants  63

PARTIE 3
Les examens courants et ceux que vous devriez faire 81

CHAPITRE 1

D’abord la TSH 83

CHAPITRE 2

Les autres examens de la fonction thyroïdienne 91

CHAPITRE 3

Les dosages pour aller plus loin 101


PARTIE 4
Les traitements médicamenteux 109

CHAPITRE 1

Les traitements hormonaux 111

CHAPITRE 2

Quand la TSH est un peu élevée et la T4 normale :


l’hypothyroïdie fruste 129

CHAPITRE 3

Quand le traitement n’est pas efficace 135

PARTIE 5
Les traitements naturels 141

CHAPITRE 1

Les minéraux et les vitamines 143

CHAPITRE 2

L’alimentation optimale et les bons gestes pour la thyroïde 171

CHAPITRE 3

Les plantes 179

CHAPITRE 4

En pratique 185
CHAPITRE 5

Les traitements spécifiques 187

Les réponses à vos questions 195

Magali, Paul, Hélène et les autres 203

ANNEXES 221

ANNEXE 1

L’hypothyroïdie vue sous l’angle de…  223

ANNEXE 2

Comment protéger sa thyroïde en cas d’accident nucléaire 227

ANNEXE 3

Relations entre thyroïdite d’Hashimoto, fibromyalgie


et syndrome de fatigue chronique 229

ANNEXE 4

Pourquoi l’amiodarone est si problématique


pour la thyroïde 237
AVERTISSEMENT
Les informations contenues dans ce livre ne peuvent pas
remplacer un avis autorisé.
Avant toute automédication, consultez un médecin
INTRODUCTION

LA SOLUTION
EST ENTRE VOS MAINS

L
’hypothyroïdie est généralement définie
comme l’incapacité de la glande thyroïde à
produire des hormones thyroïdiennes. Elle
s’accompagne d’une multitude de symptômes (fatigue,
prise de poids, sécheresse de la peau, douleurs diffuses,
confusion mentale…) souvent très invalidants. La solution
est de prendre un traitement hormonal de substitution à vie.
Voilà pour la théorie.
Et en pratique ? Le problème et la solution ne sont
malheureusement pas toujours aussi simples…
Il arrive par exemple que l’on présente tous les
symptômes d’une hypothyroïdie mais des analyses de sang
normales, donc à première vue pas de carence hormonale.
Parfois aussi, malgré un traitement hormonal de substitution,
on ne se sent pas mieux ou pas totalement soulagé, comme
si le manque d’hormones n’était pas seul en cause.
Le problème quand on est dans ce type de situation,
c’est que les médecins ont peu d’alternatives à proposer.
Résultat : on est obligé d’endurer ses souffrances ou

9
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

de courir de spécialiste en spécialiste pour trouver des


solutions à chacun des symptômes (régime amaigrissant,
antidépresseurs, antidouleurs…), quand on ne se fait
pas tout simplement traiter d’hypochondriaque ou de
paresseux par ses proches ou son médecin !
Et si l’hypothyroïdie était un dysfonctionnement plus
subtil que l’on ne croit ? Et si chacun était différent et ne
répondait pas de la même manière aux hormones ? Et s’il
existait, à côté des traitements hormonaux, des solutions
à la fois accessibles, naturelles et efficaces pour améliorer
les traitements, soulager les douleurs, optimiser le
fonctionnement de la thyroïde… ? C’est ce que suggèrent
de plus en plus d’études scientifiques et c’est ce que nous
démontrons dans ce guide.

MIEUX CONNAÎTRE LA MALADIE POUR MIEUX LA


COMBATTRE

Dans une première partie, nous expliquerons comment


fonctionne la thyroïde et comment sont fabriquées les
hormones. Nous verrons que l’équilibre thyroïdien est fragile
et qu’il peut être perturbé par de très nombreux facteurs :
carences en vitamines, en minéraux, stress, polluants,
inflammation, déséquilibres hormonaux, troubles intestinaux…
Nous verrons ensuite pourquoi les examens
sanguins classiques ne reflètent pas toujours votre état et
vos symptômes, comment les interpréter, et surtout quels

10
INTRODUCTION

examens complémentaires peuvent vous permettre d’y


voir plus clair et vous donner des pistes de traitement.
Nous aborderons bien-sûr les traitements hormonaux,
en quatrième partie. Nous verrons qu’une prise le matin
n’est pas forcément judicieuse et ce qu’il faut faire pour
améliorer l’efficacité du traitement, notamment quand
on est une femme et qu’on est ménopausée. Nous
préciserons dans quels cas une association de deux types
d’hormones peut être utile et comment procéder pour en
tirer le maximum de bénéfices sans les effets secondaires.

DES SOLUTIONS NATURELLES MAIS PUISSANTES

Dans une cinquième partie,  nous aborderons les


traitements naturels de l’hypothyroïdie. Nous préciserons
à quelles vitamines et quels minéraux il faut veiller si
l’on veut prendre soin de sa thyroïde : l’iode en premier
lieu mais également la vitamine D, le zinc, le sélénium…
Ces micronutriments vont améliorer la synthèse naturelle
d’hormones ainsi que la capacité de celles-ci et des
hormones de synthèse à agir sur les cellules.
Nous proposerons cinq règles nutritionnelles simples,
à adopter d’urgence pour optimiser le fonctionnement de
sa thyroïde. Nous mentionnerons aussi quelques « super
aliments » à introduire dans son quotidien, ainsi que des
algues et huit plantes à tester qui tous peuvent améliorer
la santé thyroïdienne.

11
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

Enfin, pour ceux qui sont dans des situations


particulières qui aggravent leur hypothyroïdie
(problèmes intestinaux, épuisement lié au stress
chronique, maladie…), nous présentons des protocoles
simples à base de plantes, de compléments alimentaires,
d’aliments et d’huiles essentielles qui permettront
de redresser la barre et d’améliorer les symptômes
persistants.
Vous trouverez en fin d’ouvrage une section avec
les réponses aux questions fréquemment posées par les
personnes atteintes d’hypothyroïdie ainsi que les parcours
de Magali, Paul, Hélène et les autres, tous des patients qui,
malgré des symptômes parfois très invalidants et un bilan
sanguin pas toujours facile à interpréter, sont parvenus à
retrouver le bien-être.

UN GUIDE POUR REPRENDRE LE CONTRÔLE

Grâce à ce livre, vous allez pouvoir reprendre votre santé


en main et enfin voir le bout du tunnel.
• Si vous présentez les symptômes d’une hypothyroïdie
mais que vous ne prenez pas encore de traitement, il
est tout à fait possible que le traitement naturel que
nous proposons vous permette de retrouver la santé
et vous évite de prendre un traitement hormonal.
• Si vous êtes déjà sous traitement mais que certains
symptômes persistent, le traitement naturel vous

12
INTRODUCTION

permettra d’améliorer votre état général, d’être


davantage soulagé et probablement aussi de
diminuer les doses d’hormones de substitution.

ÊTES-VOUS CONCERNÉ PAR CE LIVRE ?

• Si vous êtes sans cesse fatigué, si vous avez du mal à


démarrer le matin, si vous vous sentez « mou » et avez
tout le temps envie de dormir,
• Si vous n’avez pas le moral, pas envie de travailler ni
de réfléchir,
• Si vous êtes irritable, angoissé,
• Si vous avez pris du poids alors que vous ne mangez
pas davantage, si vous n’arrivez pas à maigrir malgré
de réels efforts,
• Si vous avez les cheveux ternes, qui tombent, les
ongles cassants,
• Si les extrémités de vos sourcils disparaissent,
• Si vous avez toujours froid,
• Si vous êtes constipé,
• Si vous avez des douleurs un peu partout sans
comprendre pourquoi,
• Si vous avez souvent des infections (respiratoires,
urinaires ou autres),
• Si vous avez peu de désir sexuel, et pour les femmes
des troubles des règles ou des difficultés à être
enceinte,

13
Alors vous souffrez – peut-être sans le savoir –
d’hypothyroïdie, comme plus de trois millions de
personnes en France. Le risque est d’autant plus
important si vous êtes une femme, si vous avez plus de
60 ans (à ces âges, 12 % des femmes seraient atteintes
d’hypothyroïdie, et plus encore si l’on tient compte
des formes frustes) et si dans votre famille il existe des
problèmes de thyroïde.

14
EX
TR
A
IT
PARTIE 2

L’HYPOTHYROÏDIE
CHAPITRE 1

LES SIGNES DE LA MALADIE

DES SYMPTÔMES TRÈS VARIÉS

Un ralentissement du métabolisme
•
Sensation de manque d’énergie et de fatigue,
somnolence (au maximum état léthargique),
• Troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété, dépression,
crises de panique),
• Troubles du sommeil, sommeil non récupérateur,
• Troubles de la mémoire et de la concentration,
• Apnées du sommeil,
• Maux de tête,
• Constipation,
• Frilosité, avec extrémités froides,
• Parfois diminution de la température corporelle (<36,4 °C).

Des atteintes de la peau et des muqueuses


• Visage arrondi, en pleine lune, avec paupières gonflées,
lèvres épaisses, grosse langue (macroglossie), mains,
pieds, doigts et orteils boudinés,
• Voix grave et rauque,
• Baisse de l’acuité auditive (hypoacousie),

49
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

• Prise de poids inexpliquée malgré une diminution de


l’appétit et difficulté à perdre du poids,
• Ongles striés et cassants,
• Cheveux secs et cassants, et ayant tendance à tomber,
• Perte des poils (aisselles, pubis, queue des sourcils),
• Peau sèche et pâle, parfois épaissie, avec paradoxa­
lement une rougeur des pommettes (érythrocyanose),
• Démangeaisons (prurit),
• Diminution de la transpiration.

Des perturbations cardiaques


• Ralentissement des battements du cœur (bradycardie) ;
• Assourdissement des bruits du cœur à l’auscultation,
ce qu’on appelle des troubles de la repolarisation
à l’électrocardiogramme et, mais plus rarement,
épanchement péricardique (visible à l’échographie
cardiaque).

Des douleurs musculaires et articulaires


•
Raideur et douleurs musculaires, lenteur de la
décontraction musculaire, courbatures, crampes,
tendinites, douleurs des articulations, parfois syndrome
du canal carpien (engourdissement, fourmillements,
perte de force dans le poignet et la main).

Les autres symptômes


• Perturbation des cycles menstruels chez la femme
(cycles irréguliers voire absents, ou à l’inverse règles

50
L’HYPOTHYROÏDIE

abondantes), syndrome prémenstruel, syndrome


des ovaires polykystiques ou SOPK (trouble
hormonal qui perturbe la production d’ovules),
• Troubles de la libido,
• Infertilité.

Pourquoi l’hypothyroïdie perturbe l’équilibre


hormonal des femmes
Chaque mois, un ovaire amène à maturité un ovocyte
qu’il libère. Puis, l’ovaire fabrique, en un temps très court
(24 h), le corps jaune qui va sécréter de la progestérone.
Ces deux actions (ovulation et constitution du corps
jaune) demandent une grande quantité d’énergie,
obtenue grâce à l’action des hormones thyroïdiennes.
En cas de baisse des hormones thyroïdiennes, les
répercussions sur les cycles sont très nombreuses :
• Il y a moins de progestérone donc un excès relatif
d’œstrogènes, ce qui va entraîner des problèmes de
syndrome prémenstruel, de règles abondantes, de
migraines et d’œdèmes.
• Il n’y a pas d’ovulation donc une dominance relative
des hormones masculines donc un risque majoré
d’acné, de syndrome des ovaires polykystiques
(SOPK), de pilosité excessive et d’agressivité.
• Il y a une moins bonne élimination des œstrogènes
et de la testostérone ce qui aggrave encore leur
dominance avec un risque majoré de SOPK et de
syndrome prémenstruel.

51
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

UN DIAGNOSTIC PARFOIS DIFFICILE À POSER CHEZ LES


PERSONNES ÂGÉES

Parfois, les symptômes de l’hypothyroïdie sont mis sur


le compte de l’âge, voire d’un début de dépression,
surtout après la ménopause. Face à ce type de symp-
tômes, il faut donc penser à un problème de thyroïde
et à réaliser des examens biologiques pour faire la part
des choses. Quoi qu’il en soit, les symptômes de l’hypo-
thyroïdie sont toujours acquis, comme en témoignent
l’interrogatoire et les photos antérieures (la fatigue sur-
vient soudainement, la difficulté à perdre du poids est
inhabituelle…).

QUAND L’HYPOTHYROÏDIE PERSISTE ET


S’AGGRAVE

À un stade tardif, devenu aujourd’hui exceptionnel,


les symptômes deviennent plus spécifiques. On parle
de « myxœdème » : visage hébété sans expression,
cheveux clairsemés, contour des yeux gonflé,
augmentation du volume de la langue (macroglossie),
peau pâle, froide et épaissie, ralentissement du cœur
(bradycardie). Si le traitement n’est pas entrepris,
la température baisse (hypothermie) et on devient
engourdi, « hébété ». C’est le coma myxœdémateux
qui est fréquemment mortel.

52
L’HYPOTHYROÏDIE

LES PÉRIODES DE LA VIE OÙ IL Y A DAVANTAGE DE


RISQUES DE SOUFFRIR D’HYPOTHYROÏDIE

L’adolescence
C’est une période de la vie où surviennent de grands
changements (croissance, développement sexuel) et au
cours de laquelle la thyroïde est particulièrement sollicitée.
Des carences d’apport en iode (mais aussi en sélénium et
zinc) à cette période cruciale peuvent être à l’origine d’un
dysfonctionnement thyroïdien.

La grossesse
Au cours de la gestation, la thyroïde de la mère fonctionne
de manière plus intense, notamment pour fournir au
fœtus les hormones thyroïdiennes nécessaires à son
développement neurologique et psychomoteur. Tout
comme à l’adolescence, la thyroïde va alors avoir un besoin
d’iode augmenté et une supplémentation quotidienne est
indispensable (un complément de 150 à 200 µg d’iode
élément par jour est préconisé).
Actuellement en France, 2 % des femmes en début de
grossesse ont une hypothyroïdie vraie qui risque d’affecter
le développement de l’enfant. Malheureusement, il n’y a pas
de dépistage généralisé avant ou en début de grossesse.

La période post-partum
L’année qui suit l’accouchement est aussi une période
à risque pour la survenue des maladies thyroïdiennes.

53
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

L’hypothyroïdie du post-partum concerne environ 10 %


des grossesses. Elle est généralement transitoire mais
peut être définitive (20 % des cas). Les difficultés à obtenir
ou à mener à bien une grossesse, peuvent être liées à un
problème thyroïdien.

La ménopause
On associe cette période – qui est souvent marquée
par des manifestations telles que les modifications de
l’humeur, la prise de poids, l’insomnie, les bouffées de
chaleur, la sécheresse vaginale… – à la disparition des
hormones sexuelles. Il existe pourtant des dysfonctions
thyroïdiennes chez 1 femme sur 6 entre 45 et 60 ans et
près de 1 femme sur 5 entre 50 et 60 ans. Le plus souvent,
c’est une hypothyroïdie. Selon une étude anglaise de
2011, 8 % des femmes de plus de 50 ans seraient atteintes
d’hypothyroïdie. Pourquoi les femmes plus que les
hommes, notamment après 50 ans ? Il semblerait qu’il y
ait une relation de cause à effet entre la diminution des
hormones féminines au moment de la ménopause et le
vieillissement de la glande thyroïde. Nous en reparlerons
(lire page 78).

Le vieillissement
Comme tous les organes, la thyroïde vieillit et les troubles
deviennent plus fréquents avec l’âge, chez l’homme
comme chez la femme. Le vieillissement s’accompagne
aussi d’une baisse du nombre et de la sensibilité des

54
L’HYPOTHYROÏDIE

récepteurs tissulaires aux hormones thyroïdiennes. Ainsi,


entre 30 et 60 ans, le nombre de récepteurs à la T3 chute
de 40 %. Dans ce cas, les tests sanguins peuvent ainsi être
parfaitement normaux alors que la personne présente les
signes d’une hypothyroïdie.
De plus, la prise de médicaments, fréquente chez
la personne âgée, augmente les risques de voir certains
médicaments riches en iode entraîner des dérèglements
thyroïdiens.

DE MANIÈRE GÉNÉRALE, CONSULTEZ VOTRE


MÉDECIN SI…

• Vous remarquez une bosse visible à la base de la


gorge,
• Vous détectez un gonflement des ganglions du cou,
• Vous avalez avec difficulté,
•
Vous pensez avoir des symptômes évoquant une
hypo ou une hyperthyroïdie.
Un examen clinique, un bilan sanguin, une
échographie du cou permettront d’en avoir le cœur net et
le cas échéant d’entreprendre un traitement adapté (lire
page 109).

55
CHAPITRE 2

LES CAUSES

P
arfois la thyroïde ne fabrique plus
suffisamment d’hormones thyroïdiennes.
Parfois aussi la production d’hormones est
normale mais ces dernières ne parviennent pas à exercer
correctement leur rôle. Parfois enfin, la transformation de
la T4 en T3 ne se fait pas bien.

PRODUCTION INSUFFISANTE D’HORMONES


THYROÏDIENNES

Il existe deux catégories pour ce type d’hypothyroïdie :


• les formes basses (d’origine thyroïdienne) ou
« hypothyroïdie primaire »,
• les formes hautes (d’origine hypophysaire le plus
souvent, lire page 60) ou « hypothyroïdie secondaire ».

Les formes basses d’hypothyroïdie


Ce sont les plus fréquentes. Parmi les formes basses, il y a
des formes avec goitre et des formes sans goitre.

57
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

Formes avec goitre


La constatation d’un goitre dans l’hypothyroïdie est
inhabituelle et doit faire évoquer des causes particulières.
• La thyroïdite de Hashimoto (ou maladie d’Hashimoto,
thyroïdite auto-immune ou thyroïdite lymphocytaire
chronique) : c’est la principale cause d’hypothyroïdie
dans la population. Classiquement il existe un goitre
de taille variable, mais en fait cela est inconstant (20 à
50 % des cas). Elle est 5 à 10 fois plus fréquente chez la
femme que chez l’homme. Il y a un pic à la puberté mais
le pic principal a lieu après 50 ans. C’est le médecin
japonais Hakaru Hashimoto qui l’a décrite le premier
en 1912. Le goitre est généralement volumineux,
ferme, sans signe inflammatoire. Il existe un taux très
élevé d’auto-anticorps anti-thyroïdiens : anticorps anti-
TPO et anti-TG (lire page 22). La toxicité des auto-
anticorps vis à vis de la glande n’est pas prouvée : ce
sont simplement des marqueurs utiles au diagnostic
et au suivi des patients, mais ils ne constituent pas
l’élément déterminant de la maladie. On ne sait pas
exactement pourquoi la maladie de Hashimoto survient
mais plusieurs facteurs déclenchant ou favorisant sont
évoqués : facteur génétique (la thyroïdite apparaît
volontiers chez plusieurs membres d’une même famille
associée ou non à d’autres maladies auto-immunes
comme le vitiligo, le diabète de type 1, la ménopause
précoce, etc.), manque d’iode, de sélénium, de zinc
ou de fer (qui favorise l’inflammation), carence en

58
L’HYPOTHYROÏDIE

vitamine D (qui favorise les maladies auto-immunes),


hyperperméabilité intestinale, gluten, infections virales,
bactériennes ou mycosiques chroniques susceptibles
de créer une dysfonctionnement immunitaire (virus
Epstein Barr ou EBV, hépatite C, Yersinia, maladie de
Lyme). Nous parlerons plus en détail de ces causes au
prochain chapitre.
• La thyroïdite de De Quervain : inflammatoire et
douloureuse, elle se déclare souvent après une
infection des voies respiratoires, raison pour laquelle
une origine virale est suspectée, mais pas confirmée. Il
n’y a pas d’anticorps anti-thyroïdiens. L’hypothyroïdie
fait suite à une phase initiale d’hyperthyroïdie. Le
retour à une fonction thyroïdienne normale est obtenu
spontanément dans 95 % des cas. Seulement 5 % des
malades resteront définitivement hypothyroïdiens.
• Les anomalies congénitales (présentes à la naissance)
du développement et/ou de la fonction de la glande
thyroïde.
• Le goitre endémique par carence en iode, qui
a presque disparu en Europe depuis que l’on
supplémente le sel de table en iode.
• Les goitres médicamenteux. Peuvent être en cause :
les anti-thyroïdiens de synthèse (utilisés pour traiter
l’hyperthyroïdie), les médicaments iodés (dans 60 %
des cas l’amiodarone est en cause) et certains autres
traitements (lithium, cytokines telles que l’interféron
alpha ou l’interleukine 2).

59
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

Formes sans goitre


• Les hypothyroïdies dites « primitives » n’ont pas
de cause identifiée et concerneraient 2 % de la
population,
• Les hypothyroïdies post-thérapeutiques sont liées à
des traitements, généralement anticancer, qui vont
avoir des conséquences sur la thyroïde : ablation
chirurgicale complète de la glande (pour traiter un
cancer ou une hyperthyroïdie), ablation partielle,
destruction par l’iode radioactif, irradiation de la
région cervicale (pour traiter un cancer du larynx ou
un lymphome par exemple). Généralement, c’est
dans les années suivant l’intervention thérapeutique
que l’hypothyroïdie est détectée. C’est pour cette
raison que l’on suggère généralement aux patients de
faire un dosage annuel de TSH après leur traitement
anticancer.

Les formes hautes d’hypothyroïdie


Il s’agit des affections touchant les structures supérieures
de régulation : l’hypophyse et l’hypothalamus.
Ces causes hypophysaires et hypothalamiques
(hypothyroïdies dites « centrales ») sont très rares. Elles ne
concerneraient que 0,005 % de la population.
• Insuffisance hypophysaire (nécrose hypophysaire
du post-partum appelée « syndrome de Sheehan »,
tumeur de l’hypophyse ou des régions voisines,
radiothérapie crânienne, antécédent de méningite

60
L’HYPOTHYROÏDIE

ou de traumatisme crânien, hémochromatose,


sarcoïdose). Le déficit en TSH est alors presque
toujours associé à d’autres déficits hypophysaires.
• Insuffisance hypothalamique (très rare) avec sécrétion
insuffisante de TRH.
En cas de doute entre forme haute ou basse, on peut
pratiquer un test à la TRH qui consiste à mesurer le taux de
TSH avant et après injection de TRH.

LES AUTRES CAUSES D’HYPOTHYROÏDIE

Problème de transformation de la T4 en T3
et formation préférentielle de reverse-T3
La T4 peut être transformée en T3 (seule active) par
l’enzyme 5’-désiodase, ou en reverse-T3 (rT3, inactive) par
la 5-désiodase (lire page 26). Le problème avec la rT3, c’est
qu’elle peut se lier aux récepteurs intracellulaires de la T3…
à sa place mais sans exercer d’effet ! Nous en reparlerons
car c’est une situation qui peut entraîner des symptômes
d’hypothyroïdie.
De nombreuses situations favorisent la formation
préférentielle de rT3 :
• Jeûne, dénutrition, obésité (lire le cas de Martine, page
205) ainsi que maladies infectieuses et blessures surtout
si elles sont graves (situation d’hypercatabolisme) ;
• Déficits en micronutriments (vitamines et minéraux,
lire page 63) ;

61
THYROÏDE – LES SOLUTIONS NATURELLES

• Stress physique ou émotionnel (qui augmentent le


taux sanguin de cortisol, l’hormone du stress, lire
page 75) ;
• Maladies comme l’insuffisance rénale ou hépatique,
ou encore le diabète ;
• Certains médicaments : bêta-bloquants, amiodarone,
sulfamides, anti-inflammatoires, lithium, œstrogènes… ;
•
Polluants divers : métaux lourds, fluor, brome,
pesticides.
Nous détaillerons ces facteurs au chapitre suivant.

Résistance périphérique aux hormones


thyroïdiennes
Pour exercer ses effets, la T3 doit pénétrer dans les
cellules. Pour cela, elle nécessite une quantité suffisante
de vitamine D et de cortisol. On comprend donc bien
qu’en cas de déficit de l’un ou l’autre, la T3 ne peut faire
son travail et on s’expose à l’hypothyroïdie. Nous verrons
qu’il existe une relation étroite entre cortisol et fonction
thyroïdienne, et que celle-ci peut devenir problématique
en cas de stress chronique et de fatigue surrénale (lire
page 75).
De nombreuses situations pathologiques
s’accompagnent aussi d’une résistance périphérique aux
hormones thyroïdiennes : diabète, obésité, infections et
toutes les maladies chroniques (maladies inflammatoires
chroniques de l’intestin par exemple).

62
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nature et
vitamines

DR PHILIPPE VEROLI

THYROÏDE
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NATURELLES

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Comment venir à bout d’une hypothyroïdie lorsque, en dépit des traitements,
certains symptômes persistent ? Si l’hypothyroïdie est un trouble fréquent et
son traitement théoriquement très simple – il suffit de prendre des hormones –,
de nombreuses personnes sont encore mal prises en charge et continuent
de souffrir.
De plus en plus d’études scientifiques montrent pourtant qu’il existe des
solutions à la fois naturelles et efficaces pour les soulager. Vous les trouverez
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• Pourquoi les bilans sanguins ne reflètent pas toujours les symptômes,
comment les interpréter et quelles sont les nouvelles pistes de traitement
à essayer.
• Quelle est la meilleure façon de prendre son traitement hormonal et dans
quels cas l’ajout de T3 peut le rendre plus efficace.
• Les vitamines et les minéraux indispensables et comment savoir si on est
carencé.
• 5 règles alimentaires à appliquer d’urgence pour donner à sa thyroïde tout
ce dont elle a besoin pour bien fonctionner.
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Médecin anesthésiste-réanimateur à Paris, le Dr Philippe Veroli est spécialisé


en nutrition et diplômé de médecine traditionnelle chinoise. Il est l’auteur de
Potassium, mode d’emploi et d’Arthrose, les solutions naturelles, publiés
chez Thierry Souccar Éditions.
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