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TRAVAIL PRATIQUE 5

1.0 RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE DE PHASE II ET OBJECTIFS DE


RESTAURATION

1.1 Mise en situation

Le site est une station-service active, située en Abitibi-Témiscaminque C’est


lors de l’enlèvement d’un ancien réservoir de diesel, en 2004, que l’on constate
la présence d’une brèche dans le réservoir, qui serait à l’origine d’une perte de
carburant diesel de l’ordre de 25 000 litres, selon les estimations initiales.

Des travaux environnementaux entrepris au printemps 2004 incluaient les


travaux d’urgence dont la récupération de la phase libre d’hydrocarbures et
une caractérisation des sols et des eaux souterraines sur le site et les
propriétés avoisinantes ainsi que la surveillance lors du retrait de l’équipement
pétrolier. Découlant de ces travaux de caractérisation, il a été évalué que les
sols contaminés au-delà des critères C de la Politique de protection des sols et
de réhabilitation des terrains contaminés du ministère de l’Environnement du
Québec (MDDEP) s’étendent sur une superficie totale d’environ 2 500 m2.
L’enclave principale de contamination des eaux souterraines (incluant l’enclave
d’hydrocarbures en phase libre) s’étend sur une superficie approximative d’au
moins 3 500 m2.

1.2 Emplacement et description du site

Le site est localisé dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Le secteur est


situé en zone commerciale seulement. La station-service est toujours en
opération.

L’approvisionnement en eau potable est assuré par la ville. Toutefois, les eaux
de surface et souterraines convergent vers le lac, qui occupe une dépression
topographique à 300 m au sud du site, soit entre le site et les résidences.

Sur environ 25 % de sa surface, le site est couvert par un revêtement asphalté,


(fosses de réservoirs et îlots des pompes. Le reste de la surface est en gravier.
Le site est également caractérisé par la présence d’un talus (environ 3 mètres
de dénivelée) dans sa partie ouest.

Géologie

La géologie du site est caractérisée, à partir de la surface, par un remblai de


sable, de gravier, de silt et/ou d’argile, d’une épaisseur de 0,3 à 4,5 m. Le
remblai recouvre une couche d’argile silteuse et d’argile varvée d’une puissance

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variant de 2,6 à 16,3 m, puis un horizon de till sableux (remanié) de faible


épaisseur (entre 0,3 et 3,6 mètres) qui repose sur le socle rocheux (basalte). Le
roc se situe entre 9 et 15 m de profondeur. Des fissures et des traces
d’oxydation ont été observées à l’intérieur de la couche d’argile silteuse.

Hydrogéologie

L’eau souterraine a été interceptée à une profondeur variant de 1,7 et 5,45 m.


Au printemps 2004, le patron d’écoulement indiquait une composante
horizontale vers le sud, suivant un gradient hydraulique de l’ordre de 0,03
m/m (3%). Les mesures effectuées indiquent que l’aquifère de surface alimente
la formation rocheuse sous-jacente. L’exutoire principal des eaux souterraines
semble être la lac situé à 300 m. L’interprétation des essais de perméabilité
indique des valeurs de conductivité hydraulique similaires pour le roc et les
dépôts meubles, soit de 1 x 10-6 m/s (1 x 10-4 cm/s). La densité des fractures
contrôle la perméabilité de la couche d’argile silteuse.

Travaux de caractérisation réalisés en 2004

34 forages, tous aménagée en puits d’observation dans les dépôts meubles;


3 forages, aménagés en puits d’observation dans le roc;
6 essais de perméabilité (3 dépôts meubles et 3 roc)
2 essais de récupération de produit (eau et produit)
300 analyses de sol (300 HP, 47 HAP et 47 BTEX);
9 analyses d’eau souterraine (puits limitrophes).

Condition environnementale du site

Une phase libre d’hydrocarbures a été mesurée dans 22 des 37 puits


d’observation installés au printemps 2004. Les épaisseurs apparentes ont varié
de <0,01 m à 5,25 m. L’enclave d’hydrocarbures en phase libre s’étendrait sur
une superficie d’environ 3 500 m2. À ce jour, environ 13 000 litres
d’hydrocarbures libres ont été récupérés par manuellement ou par camion
vacuum.

La présence d’hydrocarbures légers sous le niveau de la nappe d’eau


souterraine a été notée. Bien que les hydrocarbures soient plus légers que
l’eau, il est possible qu’une phase libre ait progressé en profondeur, poussée
par son propre poids (effet iceberg). Sous l’effet de la masse toujours
grandissante de produit lors du déversement, le diesel aurait migré
latéralement et sub-verticalement dans l’argile jusqu’à la formation de till
sableux (remanié).

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La migration des hydrocarbures libres a entraîné la contamination d’un volume


de sols de l’ordre de 7 500 m3 sur une superficie approximative de 2 500 m2.
La contamination des sols est soit trouvée dans les premiers 2 à 4 m, soit au
fond des forages, vers 7 à 11 m (correspondant au contact argile/till sableux
(remanié)). Les concentrations mesurées en C10-C50 en excès des critères C du
MDDEP varient de 3 700 à 21 000 mg/kg (15 dépassements). Sur une
superficie beaucoup moins grande, les sols sont également affectés par les
BTEX (6 dépassements) et les HAP (6 dépassements).

L’enclave de contamination des eaux souterraines correspond en grande partie


à l’étendue de la phase libre d’hydrocarbures, de laquelle elle ne s’éloigne que
très peu (quelques mètres au plus), en raison de la faible solubilité des
composés formant le diesel et leur propension à s’adsorber sur les particules de
sols et en particulier l’argile. Elle serait d’une superficie de l’ordre de 3 500 m2.
Les concentrations maximales en BTEX et C10-C50 mesurées dans l’eau
souterraine lors de la caractérisation sont respectivement de 2 470 µg/L et
110 000 µg/L.

Les enclaves de produits pétroliers en phase libre et dissoute ont migré vers le
sud et l’ouest de la propriété. La phase libre d’hydrocarbures s’est répandue
dans l’horizon d’argile fracturée ainsi que dans la formation de till sableux
(remanié) sur une superficie de l’ordre de 3 500 m2, dont environ 50 % à
l’extérieur des limites de la propriété, entraînant une contamination sévère des
sols et des eaux souterraines.

Figures 1 à 3

1.3 Objectifs initiaux de restauration du client

1) Récupération des hydrocarbures libres.


2) Traitement in situ des sols et des eaux souterraines.
3) Réaliser le constat environnemental suite aux travaux de réhabilitation.
4) Souhaite réaliser le tout en moins de 3 ans sans perturber les activités
de la station-service.

Exercice :

1) Résumer (lister) les facteurs d’importance dans le résumé ci-haut qui


influenceront le choix des objectifs à atteindre et de la ou des
technologies de restauration

2) Dresser la liste des éléments manquants, s’il y a lieu, pour concevoir de


façon optimale le ou les systèmes de restauration.