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INTRODUCTION GENERALE

L‘analyse financière est une technique de gestion financière de


l’entreprise qui a fait le plus de progrès

au cours des trente dernières années, une normalisation sans cesse


accrue dans la présentation des Méthodes d’établissement des
documents comptable, conjugués à l’émergence de théories cohérentes
de la gestion financière et au développement des outils de traitement
des informations, en effet tout cela a permis à cette discipline de faire
un progrès décisif.

Dépassant les simples calcules des ratios, l’analyse financière remplit


aujourd’hui une mission bien plus vaste, intégrer le processus financier dans
l’acte de gestion.

C’est pour répondre à cette large mission qu’a été conçu ce rapport d’analyse
financière.

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CHAPITRE 01 GENERALITE SUR L’ANALYSE FINANCIERS

1. HISTORIQUE DE L’ANALYSE FINANCIERE

L’analyse financière est une discipline qui s’est développée surtout au XXème
siècle, le développement des sociétés anonymes et des banques fut les
évènements les plus remarquables qui ont contribué à la création des besoins
d’informations financières.

L’analyse financière était alors limitée à une analyse de ratios établis d’une part
par les banquiers soucieux du devenir financier des entreprises clientes
emprunteuses, et dont leurs seules préoccupations étaient de déterminer les
possibilités financières de ces entreprises garantissant le remboursement des
crédits, et de l’autre part des actionnaires des sociétés anonymes de leurs
fonds investis ainsi que le dividende pouvant être réalise.

L’année 1919 fut le début d’une analyse financière qui n’a pas cassé d’évoluer,
et ce la suite à l’étude faite sur les ratios interentreprises au la qualité des
informations financières furent exigés.

C’est ainsi que l’analyse financière ne porte plus seulement sur le traitement des
données comptables et économiques relatives à l’entreprise, mais aussi elle
se base sur l’étendue de son environnement, afin de pouvoir mieux situer
l’entreprise par rapport à ses similaires appartenant aux même secteur,
procédure inévitable et primordiale pour une information fiable.

2. DEFINITION DE L’ANALYSE FINANCIERE :


Plusieurs définitions ont été attribuées à l’analyse financière parmi ces
définitions.
« L’analyse financière a pour objectif l’élaboration d’un diagnostic complet de
la politique financière, suivi par une entreprise au cours des derniers
exercice »

« L’analyse financière consiste en un ensemble d’outils et de méthodes


permettant de porter une appréciation sur la situation financière et les
performances d’une entreprise, par extension des démarches tendent à
s’appliquer de plus largement à toute organisation dotée d’une autonomie
financière, établissement public, coopérative »

« L’analyse financière est un instrument essentiel de communication de


l’entreprise avec son environnement non seulement mais également industriel
et commercial, elle vise à établir un diagnostic sur la situation actuelle de
l’entreprise pour servir de support à un pronostic »

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CHAPITRE 01 GENERALITE SUR L’ANALYSE FINANCIERS

3. OBJET DE L’ANALYSE FINANCIERS


L’analyse financière a pour but de porte un jugement sur la situation financière
de l’entreprise, concernant sa solvabilité et sa rentabilité.
Au moment d’établir un plan d’investissement et de financement dont la
réalisation va venir modifier profondément la structure de l’actif et du passif,
il est indispensable de connaître la situation de l’entreprise et son évolution
récente de la structure de l’actif et sur la capacité d’emprunt et de
remboursement.

L’analyse financière intéresse en première lieu les dirigeants d’entreprise, elle


leur permet un contrôle de gestion efficace, elle intéresse aussi les bailleurs
de fonds, tels que les privés, l’état et toute personne en relation d’affaires
avec la firme (fournisseurs, clients, banque).

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

L’INFORMATION FINANCIER :

L’information comptable et financière est la matière première de toute analyse


financière effectuée à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise.

1. LES DOCUMENTS COMPTABLE :

A ces derniers nous adapterons une conception large de la notion des Documents
comptables.
Il s’agit de l’ensemble des documents qui fournissent des informations
comptable et financière que l’entreprise établie, par nécessiter de contrôle et
de gestion, ces derniers sont définis comme l’état périodique ou journalier
des opérations et situations du patrimoine de l’entreprise.

I. BILAN :
Le bilan se présente sous la forme d’un inventaire à une date donnée récapitulant
l’ensemble des ressources dont dispose et la façon dont elle les a utilisées.
 Le passif indique l’origine des fonds utilisés par
l’entreprise.

 L’actif indique l’emploi que l’entreprise a fait des


fonds mis à sa disposition.

Quel que soient les inconvénients qu’il présente notamment en période


d’inflation, le bilan est en pratique des documents privilégiés de l’analyse
financière.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

BILAN
ACTIF PASSIF

Actif du bilan Fonds propres



Actif de DLMT Origine des
Emploi l’entreprise
ressources

Actif circulant DCT

Le bilan comptable de la liasse fiscale est rarement étudié tel quel. Son aspect
brut et son origine fiscale n'en font pas un outil facile à manipuler.
Aussi, il est courant de transformer le bilan comptable pour en faciliter
l'analyse. Il existe autant de façons de retraiter le bilan que de courants de
pensée et de positionnements de l'auditeur par rapport à l'entreprise.

2. PASSAGE DU BILAN COMPTABLE AU BILAN


FINANCIER :

Procéder à l’analyse financière d’une entreprise peut revenir à se


demander si les structures de l’entreprise sont équilibrées.
Il s’agit en quelque sorte de comparer d’une part, les échéances de paiement
(passif) mesurées par le degré d’exigibilité, et d’autre part les échéances de
création de disponibilité (actif) mesurées par le degré de liquidité.

I. AMENAGEMENT DE L’ACTIF :

2.1.1. ACTIF IMMOBILISE :

Il regroupe l’ensemble des actif mis à la disposition de l’entreprise d’une


manière permanente (plus d’un an), ces immobilisations se subdivisent en :

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

A. LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES :

Les charges à repartir sur plusieurs exercices et les primes de remboursement


des obligations.
Ces rubriques constituent des valeurs incorporelles de l’actif immobilisé dans
l’optique financière il convient donc de les réintégrer.
Les immobilisations incorporelles ainsi complétées posent toutefois un problème
à l’analyse, car elles comportent aux actifs non amortissables et des charges à
repartir par amortissement sur plusieurs exercices tels que les frais
d’établissement.
B. LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES :

Son les éléments sur lesquels l’entreprise exerce un droit de propriété qui ont
une matérialité physique, on distingue :
 Les constructions.
 Les installations techniques matériels industriels et outillages.
 Les autres immobilisations (matériel, matériel de transport, mobilier
et bureaux).
Lorsque les immobilisations ne sont pas achevées elles figurent sous la rubrique
immobilisations en cours.

C. LES IMMOBILISATIONS FINANCIERES :


Immobilisations constituées par des créances et par certains titres, on trouve en
effet deux grandes catégories, les participations et les créances rattachées à des
participations dont la finalité d’exploitation sont évidents, plus les titres
immobilisés et les prêts, enfin les dépôts et cautionnements versés.

2.1.2. L’ACTIF CIRCULANT :

D’un point de vue financier on rangera dans les mêmes actifs circulants toutes
les rubriques qui font partie de l’actif immobilisé.

A. Les stocks et les produits encours ce sont des biens et services intervenant

Dans le cycle d’exploitation de l’entreprise destinée à être vendus en l’état ou en


terme d’un processus de production ou encore consommés au premier usage
on a :
Les marchandises, approvisionnements (matières premières) et les produits
intermédiaires et finis.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

B. Les avances et acomptes versés sur commande :


Avances consenties aux fournisseurs rus commande à livre, constituant de ce fait
une partie des stocks.
C. Les créances :
Elle comprend les créances client et comptes rattachés avec les comptes clients
proprement dit, les effets à recevoir, les factures à établir, on trouve aussi des
créances qui ne sont pas liées à l’exploitation comme par exemple les créances
sur cession d’immobilisation.
D. Les valeurs mobilières de placement : Elles comprennent pour l’essentiel
des titres
acquis en vue de réaliser un gain à brève échéance.

E. Les disponibilités :
Ce sont tous les espèces et les valeurs immédiatement convertibles en espèces,
on trouvera donc les portes caisse, banque et CCP, mais aussi les valeurs a
l’encaissement.

2.1.3. LES COMPTES DE REGULARISATION D’ACTIF :

Ils ont un rôle essentiel dans le calcul du résultat d’une période, on distingue
deux rubriques principales :
 Les charges à repartir.
 Les charges constatées d’avance.
Les charges à repartir sur plusieurs exercices doivent être réintégrées dans les
immobilisations incorporelles amortissables, par contre les charges constatées
d’avance ne constituent que des postes transitoires a durée de vie courte.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

II. PASSIF :

2.2.1. LES CAPITAUX PROPRES :

Ce sont des ressources qui sont laissées de façon permanente à la disposition de


l’entreprise et qui sont constituées par des apports initiaux des associés et
d’une fraction du surplus monétaire.

Ils sont composés pour l’essentiel de la situation nette, comprenant le capital


social, les primes d’émission d’actions, les écarts de réévaluation, les réserves,
ces dernières comprennent la réserve légale, les réserves statutaires
réglementaires, enfin le rapport à nouveau pour que la situation nette apparaisse,
le résultat doit être affecté.

2.2.2. LES DETTES :

Leur classification est fondée d’une part, sur le degré d’exigibilité qui exprime
le temps de disposition des fonds avant l’échéance de remboursement qui est
donc connu avec une assez grande rigueur.

A. LES DETTES A LONG ET MOYEN TERME :

Elles regroupent :

 Les dettes à plus d’un an.


 La partie des provisions pour pertes et charges qui sont censées
se produire dans le long terme.
 La part des produits constatés d’avance à plus d’un an, la somme
des capitaux propres et les dettes à long et moyen terme
constituent les capitaux permanents.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

B. LES DETTES A COURT TERME :

Elles comprennent :

 Les dettes à court terme (à moine d’un an).


 La partie des provisions pour risques et charges qui sont censées
moins d’un an.
 La part des produits constatés d’avance

Valeurs immobilisée Ressources


Actif brute Capitaux
immobilis Valeurs Dettes A.L.M.T permanant
ée d’exploitations brute
Valeurs réalisables Dettes A.C.T
brute :
Actif  Exploitation  Exploitation Dettes
circulant  Hors-d  Hors-exploitation exigible
’exploitation
Disponibilité Concours de trésorerie

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

 Tableau 1 : Présentation de l’actif du bilan comptable


Actif Exercice N Exercice
N-1
Brut Amort- Net Net
prov
Actif immobilisé
Capital souscrit- non appelé
Immobilisations incorporelles
Frais d’établissement
Frais de recherche et de développement
Avances et acomptes
Immobilisations corporelles
Terrains Constructions
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes
Immobilisations financières
Participations
Créances rattachées à des participations
Autres titres immobilisés
Prêts

Total actif immobilisé

Actif circulant
Stocks et en-cours
Matières première et autres approvisionnement En-
cours de production (biens et services)
Marchandises
Avances et acomptes versés sur commandes Créances
d’exploitation
Créances clients et comptes rattachées Autres
Compte de régularisation
Créances diverses (3)
Capital souscrit-appelé, non versé
Valeurs mobilières de placement
Instruments de trésorerie
Disponibilités
Charges constatées d’avance

Total actif circulant


Total général actif

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 Tableau 2 : Présentation du passif du bilan comptable


Passif Exercice N Exercice N-1

Capitaux propres

Capital émis
Capital non
appelé
Prime d’émission, de fusion,
d’apport Ecart de réévaluation
Ecart d’équivalence
Réserves : légales, statutaires,
réglementées Report à nouveau
Résultat de l’exercice (bénéfice ou
perte) Subvention d’investissement
Provisions réglementées
Autres
Provisions pour risques et charges
Total

Dettes

Emprunts obligataires convertibles


Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de
crédit Emprunts et dettes financières divers
Avances et acomptes reçues sur commande en-
cours Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Dettes fiscales et sociales
Dettes sur immobilisations et comptes
rattachés Autres dettes
Instruments de trésorerie
Compte de régularisation
Produits constatés d’avances

Total
Total général

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

3. Structure du bilan financier


Tableau 3: Structure du bilan financier

ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Capitaux permanents
Immobilisations incorporelles Fonds propres
Immobilisations corporelles Dettes à long termes et moyens
Immobilisations financières termes
Actifs circulants Passif circulant
Stocks DCT
Créances clients Dettes d’exploitation
Créances hors d’exploitation Dettes fors d’exploitation
Liquidités Dettes financières a court terme

D'emblée, ce bilan financier parait beaucoup plus lisible et peut offrir à l'œil
averti un premier aperçu de l'équilibre financier.

 On peut déjà formuler deux remarques.

1. Tout d'abord, les colonnes brutes et cumul amortissement ont


disparu. L'actif est présenté pour ses valeurs nettes.

2. De plus, les postes du bilan ne sont plus classés dans une logique
juridique mais plutôt économique. Ainsi, l'origine des dettes
(emprunts obligataires, emprunts auprès des établissements de
crédits, etc.) n'apparait plus. Seule leur fonction dans la vie de
l'entreprise est retenue comme critère de classement : financement
du long terme (dettes à long et moyen terme) ou financement du
quotidien de l'entreprise (exploitation, hors exploitation).

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

I. La construction du bilan financier

A. Les retraitements de l'actif

 Un bilan financier en valeurs nettes Seule la colonne "net" de l'actif est


conservée.

 Les non-valeurs

Dans le bilan comptable à l'actif, quelques postes n'ont aucune valeur financière.
C'est le cas par exemple des frais d'établissement. Ces frais n'ont aucune valeur
financière car ils ne peuvent être vendus : qui accepterait en effet d'acheter les
frais d'établissement d'une autre entreprise ? C'est un non-sens qu'il convient de
corriger en les sortant du bilan.
Si ces frais ne sont pas totalement amortis, il convient également de diminuer les
fonds propres au passif pour leur montant net.

 Les dépréciations

Les nouvelles normes obligent à évaluer les actifs à leur juste valeur. Les actifs
(amortissables ou non) sont donc déjà dépréciés si cela a été jugé nécessaire.
Aucun traitement particulier n'est à réaliser. Toutefois, un analyste chevronné,
voire méfiant, se renseignera sur la justification des dépréciations passées.
Rappelez-vous que les dépréciations sont des charges calculées et non
décaissables. Sont-elles été passées dans le but de modifier le résultat fiscal et
donc pour diminuer l'impôt à payer... ?
Aussi, une dépréciation passée sans motif valable (ou devenu telle) doit être
corrigée : on augmente l'actif de son montant. Parallèlement, on augmente les
fonds propres dans la même proportion.

 Les liquidités
Les liquidités rassemblent les disponibilités (caisse + avoirs en banque) et les
placements financiers facilement cessibles (exemple : VMP).

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

B. Les retraitements du passif

 Le résultat

Le résultat présenté sur le bilan comptable est le résultat avant répartition (avant
l'affectation des bénéfices). La logique financière impose de faire la distinction
entre les fonds propres et les dettes. Or, le résultat distribuable n'est pas destiné à
rester en fonds propre. Une partie est distribuée aux actionnaires sous forme de
dividendes.
Il convient donc de mettre la partie à distribuer en dettes court terme (puisque
les dividendes seront versés dans l'année). Le reste est conservé en fonds
propres.
 Les provisions pour risques et charges

Elles doivent être considérées comme des dettes. En effet, il s'agit de charges
probables futures : si ces charges se réalisent, il faudra effectivement les
décaisser. Les provisions pour risques et charges sont intégrées aux dettes à long
et moyen terme.
Attention, comme pour des dépréciations, il faudra jeter un œil averti pour
vérifier que les provisions passées sont bien justifiées et ne sont pas une cache à
impôt...

 Les concours bancaires courants et soldes créditeurs de banques.

La structure du bilan financier fait apparaître deux masses de dettes financières :


des dettes à long et moyen terme et des dettes financières court terme.
Les dettes financières court terme correspondent aux concours bancaires courants
et soldes créditeurs de banques, c'est-à-dire des découverts bancaires. Ce sont des
dettes qui sont immédiatement exigibles par la banque. Problème : elles
n'apparaissent pas telles quel dans le bilan comptable. Elles sont noyées dans le
poste « emprunts et dettes financières auprès des établissements de crédit ».
L'information est souvent donnée en marge du bilan, parfois en dernière ligne
sous le passif. Ce montant doit être déduit des dettes long terme et doit
apparaître en dettes financières court terme.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

C. Les retraitements hors bilan

 Les effets escomptés non échus EENE

Les EENE sont des effets de commerce que l'entreprise a escompté auprès de sa
banque pour obtenir des liquidités, mais pour lesquels la date d'échéance n'est
pas encore passée.
Rappel :
L'opération fait diminuer le montant des créances clients. Or, si le tiré/client est
insolvable, la banque, qui cherche à se faire payer l'effet, a le droit de se
retourner auprès de l'entreprise qui reste solidaire de son client. L'escompte d'un
effet de commerce n'est donc pas une cession de créance et supporte le même
risque de non-paiement qu'une créance client.
Il convient d'une part de réintégrer le montant des EENE aux
créances clients, puis d'augmenter les dettes financières de court terme du même
montant (l'escompte est alors considéré comme une avance de trésorerie).
Le montant des EENE n'apparait pas sur le bilan comptable. Vous le trouverez
soit en marge du bilan, soit sur l'annexe 2058C.

 Le crédit-bail

Le crédit-bail est une technique permettant à une entreprise de se procurer un


bien en location avec une option d'achat à la fin. L'entreprise paie une redevance
contre le droit d'utiliser le bien. L'entreprise n'en étant pas propriétaire, le bien
loué en crédit-bail n'apparaît pas à l'actif. Or, l'approche financière exige de
trouver à l'actif tous les biens utilisés par l'entreprise. Le crédit-bail est alors
considéré comme un moyen de financement de l'actif comme un autre. Il
convient de procéder au retraitement suivant :
 Montant des engagements de crédit-bail restant à payer à l'actif en
immobilisation nette,
 Parallèlement, le même montant est rajouté en dette long terme.

Le montant des engagements de crédit-bail est précisé dans l'annexe 2058C.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

 Tableau 4: La structure standard du bilan des grandes masses


Actif Montant % Passif Montant %
Actif immobilisé Capitaux permanents
Actif circulant Capitaux propres
 Valeurs Dettes à long et moyen
d’exploitation
 Valeurs terme
réalisables
 Valeurs Dettes à court terme
disponibles
Total actif Total passif

4. Le tableau des comptes de résultats


4.1. Définition :

« Le compte de résultat représente une synthèse de l’activité de l’entreprise au cours de


l’exercice (entre deux bilan). Il est structuré en trois parties qui reprennent les
éléments liés à l’exploitation, les éléments liés aux aspects financiers et ceux
provenant de phénomènes qui ne correspondent pas à l’activité normale de
l’entreprise : les éléments exceptionnels. Tout comme dans le bilan, ces éléments sont
dissociés en deux groupes, ceux ayant un caractère de ressources, que l’on nomme les
produits et ceux ayant un caractère d’emplois que l’on nomme charge ».
4.2. La structure de TCR :

 Les charges : « C’est la diminution d’avantages économique au cours de


l’exercice sous forme de sorties ou de diminutions d’actifs, ou de survenance de
passifs qui ont pour résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par
des distributions aux participants aux capitaux propres ».7

Les charges se répartissent en trois rubriques principales :


 Les charges d’exploitation.
 Les charges financières.
 Les charges exceptionnelles.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

 Les charges d’exploitation : Les charges d’exploitation traduisent une


destruction de richesse nécessaires à la création des produits d’exploitation. Les
principales charges d’exploitation sont : la consommation des matières
premières, les autres consommations externes (transports, énergies,
publicités,…etc.), les frais de personnels, les impôts et les taxes ainsi que les
provisions pour dépréciation des actifs circulants.
En comptes consolides, elles sont souvent présentées par destination : coût de vente, frais
administratifs et financiers et frais de recherche et développement.

 Les charges financières : Elles correspondent à la rémunération des


ressources d’emprunt. Elles dépendent donc de niveau de l’endettement et
des taux d’intérêt.
 Les charges exceptionnelles : Elles sont les charges qui proviennent des
événements exceptionnels, c'est-à-dire non récurrent et n’entrant pas dans les
cycles de l’entreprise.

 Les produits : C’est l’accroissement d’avantages économique au cours de


l’exercice sous forme d’entrées ou d’accroissements d’actifs, ou de
diminution de passifs qui ont pour résultat l’augmentation des capitaux
propres autres que l’augmentation provenant des participants aux capitaux
propres ».
Les produits peuvent se repartir en trois rubriques principales :
 Les produits d’exploitation.
 Les produits financiers.
 Les produits exceptionnels.

 Les produits d’exploitation : Ils correspondent principalement aux ventes


enregistrés au cours de l’exercice considéré, ils ne différent de recettes
d’exploitation que du fait de délais de paiement accordé à la clientèle. Ils sont
directement liés à l’activité de l’entreprise.

 Les produits financiers : Ils correspondent aux produits issus des placements de
la trésorerie de l’entreprise dans le marché financier.

 Les produits exceptionnels : Sont qualifiés des produits extraordinaires, des


produits qui résultent d’événements de transaction clairement distingués des
activités ordinaires de l’entreprise et dont on ne s’attend pas qu’elles se reproduisent
d’une manière fréquente ou régulière.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

 Les résultats : Ils sont obtenus par la différence entre les produits et les charges.
Les résultats peuvent se résumés comme suit :

 Production d’exercice : C’est la valeur des produits et des services fabriqués par
l’entreprise qu’ils auraient été vendus ou stockés ou ayant servi à constituer des
immobilisations.

 Consommations de l’exercice : Elles représentent des biens et des services achetés à


l’extérieur, ce sont des consommations intermédiaires.

 Valeur ajoutée : Elle représente l’accroissement de valeurs apportées par l’entreprise


aux biens et services en provenance des tiers et constitue un critère pertinent concernant
la taille de l’entreprise.

 Excédent brut d’exploitation : C’est le premier profit économique avant toute


prise en compte des politiques d’amortissement et de financement.

 Résultat opérationnel : C’est la ressource nette dégagée par les opérations de


gestion courante. C’est le deuxième profit économique qui prend en compte les
politiques d’amortissement et les risques d’exploitation.

 Résultat financier : Il représente les conséquences de la prise en compte des


politiques financiers et des financements de l’entreprise (placements, emprunts…).

 Résultat net des activités ordinaires : C’est le troisième profit économique qui
intègre les politiques d’amortissements, de risques et de financement. Il mesure la
performance de l’activité économique et financière de l’entreprise.

 Résultat extraordinaire : Ce résultat prend en compte tous les aspects


exceptionnels de la vie de l’entreprise.

 Résultat net de l’exercice : C’est le résultat final qui prend en compte tous les
aspects économiques et fiscaux de l’entreprise.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

4.3. Tableau 5:Schématisation du TCR


N N-1
Chiffre d’affaires
Variation stocks produits finis et en cours Production immobilisée
Subventions d’exploitation
1- PRODUCTION DE L’EXERCICE
Achats consommés
Services extérieurs et autres consommations
2- CONSOMMATION DE L’EXERCICE
3- VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (1-2)
Charge de personnel
Impôts, taxes et versements assimiles
4- EXEDENT BRUT D’EPLOITATION
Autres produits exceptionnels Autres charges opérationnels
Dotations aux amortissements et aux provisions
Reprise sur pertes de valeur et provisions
5- RESULTAT OPERATINNEL
Produits financiers
Charges financières
6- RESULTAT FINANCIER
7- RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (5+6)
Impôts exigibles sur résultat ordinaires
Impôts différés (variations) sur résultat ordinaires
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
8- RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES
Eléments extraordinaires
Eléments extraordinaires
9- RESULTAT EXTRAORDINAIRE
10- RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Parts dans les résultats des sociétés mises en équivalence
11- RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE CONSOLIDE
Dont part des minoritaires
Part du groupe

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

5. Les Annexes :
L’annexe est un document de synthèse, Faisant partie des états financiers. Il
fournit les explications nécessaires pour une meilleure compréhension du
bilan et du compte de résultats ainsi que de besoin des informations utiles
aux lecteurs des comptes.

L’annexe comporte des informations portant sur les points suivants, dès lors que
ces informations présentent un caractère significatif ou sont utiles pour la
compréhension des opérations qui figurent sur les états financiers :
 Règles et méthodes comptables adoptées pour la tenue de la comptabilité et
l’établissement des états financiers.
 Complément d’informations nécessaire à une bonne compréhension du
bilan, du compte de résultats, du tableau des flux de trésorerie et de l’état de
variation des capitaux propres.
 Informations concernant les entités associées. Filiales ou société mère ainsi
que les transactions ayant éventuellement eu lieu avec ces entités ou leurs
dirigeants.
 Informations à caractère général ou concernant certaines opérations
particulières nécessaires à l’obtention d’une image fidèle.

Deux critères essentiels permettent de déterminer les informations à faire figurer


dans l’annexe :
 Le critère pertinent de l’information.
 Son importance relative.

L’annexe comporte généralement les documents suivants :


• Evolution des immobilisations et des actifs financiers non courants.
• Tableau des amortissements.
• Tableau des pertes de valeur sur immobilisations et autres actifs non
courants.
• Tableau des participations (filiales et entités associées).
• Tableau des provisions.
• Etat des échéances, des créances et des dettes à la clôture de l’exercice.

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CHAPITRE 02 LE PASSAGE DE L’INFORMATION COMPTABLE A L’INFORMATION FINANCIERE

L'équilibre financier est étudié à la lumière de l'articulation entre le fonds de


roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie calculés à partir du
bilan financier.

I. L’ANALYSE DE L’EQUILIBRE FINANCIER

La situation financière de l’entreprise est définie par son aptitude à maintenir un


degré de liquidité suffisant pour en assurer en permanence sa solvabilité.
L’équilibre financier résulte de l’opposition entre la liquidité des actifs
que l’entreprise détient et l’exigibilité de son endettement.

Le système du bilan permet de rapproches succinctement par grands blocs,


l’origine des capitaux de l’emploi qui en été fait, c'est-à-dire d’étudier la
structure du patrimoine de l’entreprise.

1. LE FONDS DE ROULEMENT (FR)

1.1. DEFINITION DU (FR) :

« Le fond de roulement set l’excédent des capitaux permanents (capitaux


propres + dettes à long et moyen terme) sur l’actif immobilise, en d’autres
termes, c’est la part des capitaux permanents qui est affecté au financement
du cycle d’exploitation » .

« Le fond de roulement est donc un indicateur financier de l’entreprise, son


intérêt est d’avoir une signification non pas à l’égard de la solvabilité au
moment de sa mesure, mais surtout à l’égard de la solvabilité future ».

21
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

1.2. CALCUL DU FOND DE ROULEMENT :


Le fond de roulement se calcule à partir du bilan financier par deux modes de
calcul qui peuvent se présenter comme suite :
 Par le haut du bilan:

Le fonds de roulement ACTIF PASSIF


correspond à la différence - Actif immobilisé - Capitaux propre
entre les capitaux - Dettes à long et moyens
permanents et les actifs - Stocks
terme
immobilisés. - Créances
Il permet de vérifier que les - Dettes d’exploitations
actifs immobilisés sont - Disponibilité - Dettes hors d’exploitions
financés par des ressources
de long terme. - Dettes financière courte
Remarque :
Quand il est positif, il constitue un excédent de ressources permettant de financer
une partie de l'activité court terme de l'entreprise. Négatif, il peut révéler un
déséquilibre financier préjudiciable, notamment si l'entreprise est en phase de
croissance.
 Par le bas du bilan:

Remarque :
Dans ce cas, un fonds de roulement positif permettrait de vérifier que la liquidation
des actifs de court terme permettrait de payer les dettes de court terme (si on lui
demandait de les régler immédiatement). Au contraire, un fonds de roulement
négatif signifierait que l'entreprise ne pourrait pas honorer le paiement de ses dettes
de court terme par la liquidation de son actif de court terme.
Remarque :
Le fond de roulement est la marge de sécurité ou de solvabilité à court terme dont
dispose l’entreprise et qui peut se diviser en divers concepts tels que :
A. Le fond de roulement total :
Il s’identifie à l’entreprise des actifs circulants, car il traduit l’idée d’une masse
financière en mouvement perpétuel et transite de façon respective par trois
stades de liquidité croissante, trois pôles de rétention des flux, valeurs
d’exploitation, valeurs réalisables, valeurs disponibles.
FONDS DE ROULEMENT TOTAL = VALEURS D’EXPLOITATION
+VALEURS REALISABLES + VALEURS DISPONIBLES

22
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

(1) Fonds de roulement propre.


(2) Fonds de roulement étranger.

(3) Fonds de roulement total.

B. Le fond de roulement propre :

Il est défini comme la partie des fonds propre, nets finançant de l’actif à moins d’un
an.

FONDS DE ROULEMENT PROPRE = FOND PROPRE – IMMOBILISATIONS NETTES

C. Le fond de roulement étranger :

C’est la partie des actifs circulants financés par les capitaux étrangers.

FONDS DE ROULEMENT ETRANGER = ACTIF CIRCULANT - FR PROPRE

23
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

D. VARIATION DU FONDS DE ROULEMENT :

Opération diminuant le fond de roulement Opération accroissant le fonds de roulement

1. Augmentation de l’actif 1. Augmentation des capitaux


immobilisé permanents:
aménagé:
 Accroissement des capitaux propres
1.1. Investissement : augmentation des capitaux des
 Corporel réserves de subventions
 Incorporel d’investissements.
 Financier  Augmentation des emprunts et perte à
long terme.
1.2. Diminution des capitaux  Emission des bons de caisse à plus
permanents. d’un an.
 Diminution des capitaux.
 Distribution des réserves. 2. Diminution de l’actif immobilisé
aménage :
 Distribution des dividendes.
 Pertes d’exploitation.
 Désinvestissement : cession
 Remboursement des capitaux.
d’immobilisations corporelles,
 Emprunt remboursements incorporelles et financières.
d’exploitation à moyen et long
terme.
 Remboursement des dettes des prêts
 Remboursement des comptes consentis par l’entreprise.
courants d’associés.
 Remboursement de bon de caisse.

24
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

2. BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT :

2.1. Définition :

Les besoins en fonds de roulement est la partie des besoins cycliques qui n’étant
par finance par des ressources cycliques, reste à la charge de l’entreprise c’est
donc la différence entre le stock et les créances d’exploitation d’une part et les
dettes d’exploitation d’autre part.
En réalité le besoin en fond de roulement dépend de la liquidité des actifs
circulant, particulièrement des stocks et des ressources.
Plus seront long les délais de rotation de stock et le recouvrement des créances,
plus seront importants les besoins des capitaux pour les financer.

2.2. CALCUL DU BESOIN FONDS DE ROULEMENT :

On distingue deux catégories en fonds de roulement :


 Le besoin en fonds de roulement d’exploitation (B.F.R).
 Le besoin en fonds de roulement hors exploitation
(B.F.R.H.E).

A. BESOIN EN FOND DE ROULEMENT D’EXPLOITATION :

Pour le calcul du besoin en fond de roulement, il existe plusieurs méthodes plus


ou moins utilisées, nous prenons la méthode la plus connue :

BESOINS EN FONDS DE ROULEMENT = EMPLOIS CYCLQUES – RESSOURCES


CYCLIQUES

Emplois cycliques = Actifs circulants – Disponibilités.


Ressources cycliques = Actif circulants – Avances bancaires.
C'est-à-dire : B.F.R.E = Stocks +Créances d’exploitation – Dettes d’exploitation.

25
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

A. BESOIN EN FOND DE ROULEMENT HORS EXPLOITATION :


Il correspond au besoin de financement né des opérations hors exploitation à
court-terme, les éléments hors exploitation peuvent être exprimés comme suit :

 EMPLOIS HORS EXPLOITATION COMPORTENT :


Acomptes d’impôts sur les bénéfices, comptes courants des associés, créance sur
cession d’immobilisation, capital souscrit est appelé, non versé, créances
irrécouvrables.
 LES RESSOURCES HORS EXPLOITATION
REGROUPENT :
• Dettes sur immobilisation.
• Dettes fiscales (impôts sur les sociétés).

B.F.R.H.E = EMPLOIS HORS EXPLOITATION – RESSOURCES HORS


EXPLOITATION

Le BFR s'obtient en cumulant BFRE et BFRHE.


Le BFR permet de savoir ACTIF PASSIF
combien de fonds de - Actif immobilisé - Capitaux propre
roulement l'entreprise a besoin - Dettes à long et moyens
- Stocks
pour financer l'excès d'actifs terme
circulants sur dettes court - Créances
terme - Dettes d’exploitations
- Disponibilité - Dettes hors d’exploitions
(C’est-à-dire pour financer
son activité quotidienne). - Dettes financière courte

3. TRESORERIE :

3.1. DEFINITION :

La trésorerie joue un rôle fondamental dans l’entreprise, elle réalise l’équilibre


financier à court terme entre les fonds de roulement relativement constants et
les besoins en fonds de roulement, fluctuants dans le temps.

Toute les opérations réalisées par une entrée ou une sortie de trésorerie, qu’il
s’agisse d’opérations d’exploitation, de répartition d’investissement ou de
financement.

26
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

3.2. EVALUATION DE LA TRESORERIE :

Si l’on définit la trésorerie d’une entreprise comme la différence entre les


ressource d’exploitation (entrées) et ses besoins d’exploitation (sorties), on
peut alors écrire la
Relation : => Trésorerie = ressources – besoins

Or lors de l’étude de la synthèse financière du bilan, nous avons vu que les


ressources étaient soit permanentes à l’exploitation ou à court terme, de
même que les besoins étaient soit des investissements soit liés à l’activité de
l’entreprise, d’où :

TRESORERIE = (RESSOURCES PERMANENTS + RESSOURCE D’EXPLOITATION)


– BOSOIN D’EQUIPEMENT – BOSOIN D’EXPLOITATION.

Or fond de roulement = ressources permanents – besoins d’équipements.


Et
besoins en fond de roulement = besoin d’exploitation – ressources
d’exploitation.

D’où :

TRESORERIE = FOND DE ROULEMENT – BESOINS EN FONDS DE ROULEMENT

Cette différence couvre la


marge de sécurité que ACTIF PASSIF
l’entreprise prend pour se - Actif immobilisé - Capitaux propre
garantir des risques - Dettes à long et moyens
- Stocks
d’exploitation, cette même terme
valeur peut être donnée par la - Créances
différence entre les - Dettes d’exploitations
disponibilités de l’entreprise et - Disponibilité - Dettes hors d’exploitions
ses avances bancaires. - Dettes financière courte

TRESORERIE = DISPONIBILITE – AVANCES BANCAIRE

27
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

3.3. LES DIFFERENTS EQUILIBRES DE LA TRESORERIE :

A. TRESORERIE EQUILIBREE :

Les besoins en fonds de roulement sont financés par le fond de roulement, si


d’avantage le fond de roulement est égal aux besoins en fonds de roulement,
alors l’équilibre emplois ressources du bilan est réalisé et la trésorerie nette
est alors nulle.

F.R – B.F.R = T
Si F.E = B.F.R alors => T=0

B. TRESORERIE POSITIVE :

Si le fond de roulement est supérieur au besoin de fond de roulement alors la


trésorerie est positive. C’est le cas le plus fréquent dans les entreprises
commerciales et cela est dû à leur capacité de dégager des ressources en fond
de roulement.

C. TRESORERIE NIGATIVE :

Si le fond de roulement est inférieur aux besoins en fond de roulement alors la


trésorerie est négative. On trouve généralement ces cas dans les entreprises
industrielles.
L’équilibre de la situation financière exige des crédits de trésorerie, ceux-ci
permettent de combler l’écart entre les besoins en fond de roulement et le
fond de roulement.

28
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

II. L’ANALYSE PAR LA METHODE DES RATIOS :


1. DEFINITION D’UN RATIOS :
Un ratio est le rapport de deux grandeurs, celle-ci peuvent recouvrir des données
brutes telles que les stocks ou un poste du bilan, ainsi que des données plus
élaborées telles que le fonds de roulement, la valeurs ajoutée, l’excédent brut
d’exploitation.
Les ratios donnaient une information susceptible d’informer l’analyse financier
sur un des nombreux aspects de l’entreprise qu’il souhaite en valeur : rentabilité,
indépendance financière …etc.
2. TYPES DE RATIOS :

(1) (2) (3) (4)

2.1. Les ratios de structures :


Les ratios de structure analysent principalement les grandes masses hautes du
bilan. Ils expriment les conditions dans lesquelles l’entreprise assure son
équilibre financier.
Les principaux ratios de structure son recensés dans le tableau ci-dessous :
Tableau 6: Les principaux ratios de structure

NOM des ratios Formule de calcul norme


Capitaux permanents
Financement ≥1
_______________
permanent
Actif immobilisé
Financement Capitaux propres
Propre ˃1
Actif immobilisé
Total des dettes
˂0,5
Ratio d’endettement
Total actif
Capitaux propre
Ratio _______________ ˃1
d’autonomie financière Ensemble des dettes

29
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

2.2. Ratios de liquidités :


Les ratios de liquidité mesurent l’aptitude de l’entreprise à transformer ses actifs
circulants en liquidité afin de faire face aux deux dettes à court terme.
L’analyse financière reconnait traditionnellement trois ratios de liquidité :
 Ratio de liquidité général.
 Ratio de liquidité réduite.
 Ratio de liquidité immédiate.

- Tableau 7: Représentation des ratios de liquidité


Formules de calcul Commentaires

Appelé ratio de liquidité général,


Actif circulant c’est une autre forme d’interprétation
Ratio de liquidité générale = ________________ du FRN, il permet aussi de connaitre
Dettes à court terme l’aptitude de celle- ci à rembourser
ses dettes à court terme par son actif
circulant.
Il doit être supérieur à 1

Appelé ratio de liquidité restreinte,


VR +VD
il répond à l’aptitude de
Ratio de liquidité réduite = _______________
Dette court terme l’entreprise à honorer ses dettes à
court terme uniquement par ses
disponibilités ses créances

VD Ce ratio, dénommé ratio de liquidité


Ratio de liquidité immédiate = _______________ immédiate, mesure l’aptitude de
Dette court terme l’entreprise à faire face au
remboursement de ses dettes à court
terme par ses disponibilités
immédiates.

30
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

2.3. Les ratios de gestion (Rotation) :

Les ratios de gestion mesurent la rotation des composantes du besoin de fonds


de roulement d’exploitation (stocks, créance, client et dette fournisseur).
Ces ratios mesurent l’efficacité de gestion d’entreprise. Les principaux ratios de
gestion son résumé comme suite :

A. Ration de rotation des stocks :


 Cas 1 : Pour les entreprises industrielles
Ratio de rotation des stocks = consommations (HT)/stock moyennes

 Cas 2 : Pour les entreprises commerciales


Ratio de rotation des stocks = achat (HT)/stocks moyen

 Les délais des écoulements des stocks


Ce ratio permet de déterminer le temps moyen de séjour des marchandises ou les
produits finis au sein de l’entreprise, il est calculé en jour et en mois.

Délais de rotation (en mois) = 1/R*12


Délais de rotation (en jours) = 1/R*360

Sachant que :
 Stock moyen = (stock initial+ stock final/2.
 Consommations = stock initial+ Achat-stock final.

B. Ratio de rotation des crédits clients :

Il permet de déterminer le rythme de règlement de la clientèle.


L’unité c’est le nombre de fois par un an.
Ratio de rotation des crédits clients = CA(TTC)/(comptes clients et comptes
rattachés-avances bancaires)

 Le délai de rotation des crédits clients :


Délais de rotation (en mois) = 1/R*12
Délais de rotation (en jours) = 1/R*360

31
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

C. Ration de rotation des crédits fournisseurs :

Ce ratio permet d’estimer le délai moyen de règlement des clients. Il faut noter
que pour éviter des problèmes de trésorerie, ce délai (délai moyen) doit être
toujours inférieur aux délais fournisseurs.

Ratio de rotation des crédits de fournisseurs = Achats TTC/ (fournisseurs et comptes


Attachés fournisseurs débiteurs).

 Le délai de ratio de rotation des crédits de fournisseurs

Délais de rotation (en jours) = 1/R*360


Délais de rotation (en mois) = 1/R*12

2.4. Ratios de rentabilité

La rentabilité est < le rapport existant entre le résultat obtenu par l’entreprise et
les moyens mis en œuvre >. C’est un bon indicateur pour mesurer
l’efficacité de l’entreprise dans le cadre de son activité de production. Elle
donne une image pratique dans l’entreprise à L‘extérieur, puisqu’elle permet
de le classer en bon rentable ou mauvaise peu rentable.

IL existe trois grandes catégories de rentabilité :


1. La rentabilité commerciale (RC):

Il exprime la rentabilité de l’entreprise en fonction de son volume


d’activité.

La rentabilité commerciale = Résultat net/Chiffre d’affaires*100

32
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

2. La rentabilité économique (RE) :

La rentabilité économique est le rapport entre le résultat économique de


l’entreprise et l’ensemble des capitaux mis-en œuvre pour obtenir ce résultat.

On ressort de cette définition que la rentabilité économique vise à apprécier le


poids des capitaux permanents dans la réalisation du résultat économique de
l’entreprise.

Rentabilité économique = (Résultat net + IBS + impôts et taxes


+ charges financières)/capitaux permanents*100

Il permet de déterminer l’impact des charges fiscales et les charges financières


sur la génération de résultat.

3. La rentabilité financière (RF) :

La rentabilité financière s’agit d’estimer le taux de rémunération de


l’investissement que font les propriétaires de l’entreprise en lui apportant des
ressources ou ne lui laissant à sa disposition tout ou partie des bénéfices qui
leur reviennent en droit.

La rentabilité financière = résultat net/capitaux propres*100

Permets d’évaluer la rentabilité finale dégagée par l’entreprise, en utilisant


ces propres Fonds (capitaux propres).

33
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

III. Analyse de l’activité et de la rentabilité

1. Les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Constituent un outil d’analyse de l’activité et de la rentabilité de l’entreprise et la


création de richesse générée par son activité, de décrire la répartition de la richesse
créée par l’entreprise entre les différents acteurs (salariés, état, apporteurs de
capitaux, entreprise), et de comprendre la formation du résultat net en le
décomposant.

1.1. Définition et intérêt :

Le solde intermédiaire de gestion est une cascade des soldes des différentes
activités de l’entreprise qui permet de comprendre la formation comptable,
d’analyser l’activité de l’entreprise et de savoir comment l’entreprise dégage
ses ressources.
Le calcul des soldes intermédiaires de gestion permet :
 De comprendre la formation du résultat net en le décomposant
 D’apprécier la création de richesse générée par l’activité de
l’entreprise.
 De décrire la répartition de la richesse créée par l’entreprise
entre
les salariés et les organismes sociaux, les apporteurs des
capitaux
et l’entreprise elle-même
 De suivre dans l’espace et dans le temps, l’évolution de la
performance et de la rentabilité de l’activité de l’entreprise à
l’aide de ratios d’activité, de profitabilité et de rentabilité.
La cascade des soldes permet de dégager plusieurs niveaux de mesure de
performance d’une entreprise, comme la marge commerciale, la production
de l’exercice, la valeur ajoutée produite et l’excédent brut d’exploitation
…L’étude des soldes intermédiaire de gestion (SIG) propose une relecture
analytique de la formation du résultat et de sa répartition. Ainsi il nous est
possible de déterminer si l’entreprise est rentable et quelles sont les factures
explicatives de cette rentabilité. Ces soldes sont regroupés dans le tableau ci
–dessous :

34
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

Les soldes Intermédiaires de Gestion (SIG)

35
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

1.2. Les différents soldes intermédiaires de gestion

 La marge commerciale
Elle s’obtient par différence entre les ventes de marchandises et le cout
d’achat des marchandises vendues.
La marge commerciale, appelée encore marge brute, concerne
uniquement les entreprises commerciales ou celles ayant une
activité commerciale. Elle mesure les ressources d’exploitation de
l’entreprise. C’est un indicateur permettant de suivre l’évolution
d’une politique commerciale.

Marge commerciale = ventes de marchandises et des produits fabriqués


+ vente de prestations de services et de produits annexes
– marchandises consommées
– frais accessoires d’achat
+ – variations de stocks de marchandises
– rabais, ristournes et remises obtenus sur marchandises.

MC = C/70 – C/600 – C/608 +– C/6030 – C/6090

 Production de l’exercice
La production de l’exercice ne concerne que les entreprises de production.
Elle évalue le niveau d’activité de production de l’entreprise.
La production de l’exercice représente l’ensemble de l’activité de
production de la période. Elle est constituée :
 De la production vendue.
 De la production stockée.
 De la production immobilisée
(celle que l’entreprise a fabriquée pour elle-même).

Production de l’exercice= (production vendue + production stockée + production


immobilisée).
PE = C/72 + C/73

 La valeur ajoutée

La valeur ajoutée est égale à la différence entre la production globale de


l’entreprise
( marge commerciale plus production de l’exercice) et les consommations
des biens et services en provenance des tiers.

36
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

La valeur ajoutée évalue la dimension économique de l’entreprise. Elle


détermine la richesse créée et constituée par le travail du personnel et par
l’entreprise elle-même.
Elle mesure le poids économique de l’entreprise.
La valeur ajoutée = MC + PE – matières et fournitures consommées – services
extérieurs

VA = MC ± C/724 + C/73 – C/601 – C/602 ± C/6031 ± C/6032 – C/604 – C/605 – C/607


– C/608 – C/6091 à C/6098– C/61 – C/62

 L’excédent brut d’exploitation


Il représente la part de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux
apporteurs de capitaux (associés et prêteurs).il indique la ressource générée
par l’exploitation de l’entreprise indépendamment :
 De la politique d’amortissements (dotations) ;
 Du mode de financement (charges financières).

Il détermine la capacité de l’entreprise à se développer.

L’excédent brut d’exploitation = VA + subventions d’exploitation


– charges de personnel – impôts, taxes et versements assimilés

EBE = VA + C/74 – C/63 – C/ 64

L’excédent brut d’exploitation peut être négatif, il s’agit alors d’une insuffisance
brute d’exploitation (IBE).

 Le résultat d’exploitation
Le résultat d’exploitation (RE) représente le résultat généré par l’activité qui
conditionne l’existence de l’entreprise. Il mesure la performance industrielle
et commerciale de l’entreprise indépendamment de sa politique financière et
des opérations exceptionnelles.
Le résultat d’exploitation constitue un résultat économique net.

Résultat d’exploitation = EBE + autres produits opérationnels + reprise sur


pertes de valeur et provisions
– autres charges opérationnels
– dotations aux amortissements, provisions et perte de valeur
RE = EBE + C/75 + C/78 – C/65 – C/68

37
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

 Le résultat courant avant impôt


Le résultat courant avant impôt est égal au résultat d’exploitation majoré des
produits financiers et minoré des charges financières.
Le résultat courant avant impôt mesure la performance de l’activité économique
et financière de l’entreprise. Il est intéressant de le comparer au résultat
d’exploitation pour analyser l’incidence de la politique financière sur la
formation du résultat.

RCAI= Résultat d’exploitation+ produit financier-charges financières


+/-quote-part de résultat faite en commun

 Résultat exceptionnel
Le résultat exceptionnel reflète l’incidence d’événements ou de choix qi ne
relève pas de l’exploitation normale et courante de l’entreprise et qui sont de
nature à augmenter ou à diminuer le résultat de l’exercice.

Résultat exceptionnel= produits exceptionnels- charges exceptionnelles

 Résultat net de l’exercice


C’est l’indicateur qui reflète la rentabilité générale d’une entreprise. C’est la part
de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux associés après la
rémunération du personnel, l’État et les bailleurs du fonds.

Résultat de l’exercice= (RCAI + résultat exceptionnel)


- (participations des salariés + IBS)

38
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

Tableau 8:SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION

Soldes intermédiaires Produits Charges


Marge commerciale  Cout d’achat des
 Vente de marchandise marchandises vendues
 +/- variation des stocks de
marchandises
Production de L’exercice  Production vendue  Ou déstockage de
 Production stockée production
 Production immobilisée
Valeur ajouter  Marge commerciale  Consommation en
 Production de L’exercice provenance des tiers
EBE  Valeur ajouter  Impôt et taxes et versement
 Subvention d’exploitation assimilé
 Frais personnels
Résultat d’exploitation  EBE  Ou insuffisance brut
 Reprise sur charges et d’exploitation
transfert de charges  Dotation aux
 Autres produits amortissements,
dépréciation et provision
 Autres charges
RCAI  Résultat d’exploitation  Ou résultat d’exploitation
 Quotes-parts de résultats Quotes-parts de résultats
sur opération faites en sur opération faites en
commun commun
 Produits financier  Charges financières
Résultat exceptionnel  Produits exceptionnels  Charges exceptionnels
Résultat de l’exercice  RCAI  Ou RCAI
 Résultat exceptionnel  Ou Résultat exceptionnel
 Participation des salariés
 Impôt sur le bénéfice
Plus-values ou moins-  Produits des cessions  Valeurs comptable des
value sur cession d’éléments d’actifs éléments d’actifs cédés
d’éléments d’actifs

39
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

2. La capacité d’autofinancement (CAF) :


Une entreprise, au cours d’un exercice, voit sa trésorerie affectée par des
mouvements entrants et sortants correspondant au déférent flux occasionné
par son activité : une part, elle doit financer des charges qui se traduisent des
décaissements (achat de matières premières, paiement des salaires), alors
que, d’autre part, elle encaisse entre autres le produit de ses ventes.

La différence entre ces décaissements et ces encaissements fait apparaitre un


solde que l’on appelle capacité d’autofinancement

2.1. Définition et objectifs :


La capacité d’autofinancement (CAF) représente l’ensemble des ressources de
financement internes dégagé par l’entreprise durant l’exercice, et dont elle
pourrait se servir pour assurer les besoins financiers inhérents à son
développement et à sa pérennité.
Elle représente le flux potentiel de trésorerie dégagé par son activité, au cours
d’un exercice, et destiné à son financement propre, et à la rémunération de
ses associés et actionnaires.
Expressions voisines : « cash-flow » (flux de trésorerie), et « MBA » (marge
brute d’autofinancement).
C’est une ressource interne obtenue à l’issue des opérations de gestion de
l’entreprise, hors opérations de cession, par différence entre encaissements de
produits et décaissements de charges, ou produits encaissables et charges
décaissables.
Elle permet à l’entreprise de financer par ses propres moyens :
 La rémunération des associés ;
 Le renouvèlement des investissements ;
 L’acquisition de nouveaux investissements ;
 L’augmentation de sa marge de sécurité financière ;
 Le remboursement des emprunts ;
 La couverture des pertes probables et des risques.
La capacité d’autofinancement mesure la capacité de développement de
l’entreprise, son degré d’indépendance financière, et donc son potentiel
d’endettement.

2.2. Méthodes du calcul de la CAF


La capacité d’autofinancement se détermine à partir du tableau des SIG, elle
peut être évaluée selon deux méthodes :
 La méthode soustractive
 La méthode additive

40
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

A. La méthode soustractive :

La méthode soustractive explique la formation de la CAF à partir de


l’excédent brut d’exploitation (ou l’insuffisance), qui s’obtient par
différence entre les produits encaissables et les charges décaissables de
l’activité d’exploitation :

Excédent brut d’exploitation (ou insuffisance)


+ Transfert de charges (d’exploitation)
+ Autres produits (d’exploitation)
– Autres charges (d’exploitation)
± Quotes-parts de résultat sur opération faites en commun
+ Produits financiers (a)
– Charges financières (b)
+ Produits exceptionnels (c)
– Charges exceptionnelles (d)
– Participation des salariés aux résultats
– Impôts sur les bénéfices
= Capacité d’autofinancement

 Sauf :
• Reprises sur dépréciations et provisions.
• Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
financiers.
• Produits de cession d’immobilisations ;
• Quotes-parts des subventions d’investissement virées au
résultat de l’exercice ;
• Reprises sur dépréciations et provisions exceptionnelles.
• Valeur comptable des immobilisations cédées ;
• Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
exceptionnelles.

41
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

B. La méthode additive :

C’est la plus rapide, elle retraite le résultat pour neutraliser les charges les
produits n’engendrant pas de mouvement de trésorerie et l’impact des
opérations en capital, comme l’illustre le tableau suivant :

Résultat net de l’exercice

+ Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions (d’exploitation,


financières et exceptionnelles)
– Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions (d’exploitation,
financières et exceptionnelles)
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
– Produits des cessions d’éléments d’actif immobilisés
– Quotes-parts des subventions d’investissement virées au résultat de l’exercice

= Capacité d’autofinancement

2.3. Les limites de la (CAF) :

 La CAF comme d’autres critères présentent certaines limites qui


concernent soient le mode de calcul, soient l’utilisation de la notion de la
CAF :
 Le calcul du CAF est gonflé du montant des provisions qui ne correspond
pas à des ressources monétaires potentielles durables ;
 Le calcul du CAF est influencé directement par le choix comptable et
fiscal de l’entreprise ;
 La CAF n’est en aucune manière une mesure pertinente de la profitabilité
ou de la rentabilité d’une entreprise ;
 Enfin, la CAF n’est qu’un surplus monétaire potentiel. Il ne s’agit pas
d’une ressource interne intégralement disponible. La CAF est un flux de
fonds, elle n’est pas un flux de trésorerie.

42
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

3. L’autofinancement

3.1. Définition et calcul


L’autofinancement correspond au reste de capacité d’autofinancement après
avoir distribué les dividendes aux associés :

Autofinancement = capacité d’autofinancement – dividendes payés en « N »

 L’autofinancement est consacré :


o A maintenir le patrimoine et le niveau
d’activité ;
o A financer une partie de la croissance.

4. L’évolution de la capacité d’autofinancement et de


l’autofinancement
Plus la capacité d’autofinancement est élevée, plus l’entreprise est
indépendante financièrement, et plus elle pourra avoir recours aux
emprunts en cas de besoin.
Toutefois un autofinancement excessif peut détourner les associés de
l’entreprise par manque de distribution de dividendes.
Par contre, une détérioration régulière de la capacité d’autofinancement,
ou une capacité d’autofinancement négative traduit une situation critique,
et une augmentation des risques financiers.

 La capacité de remboursement :
La capacité d’autofinancement permette d’apprécier la capacité de
remboursement de l’entreprise à l’aide du ratio :
La capacité de remboursement = dettes financières / capacité d’autofinancement

Le niveau d’endettement ne doit pas dépasser trois ou quatre fois la


capacité d’autofinancement.
La capacité d’endettement doit être rapproché du taux de rentabilité
financière afin d’affiner l’analyse de l’effet de levier.

43
CHAPITRE 03 LES INSTRUMENTS DE L’ANALYSE FINANCIERE

5. Les ratios d’activité et de rentabilité

Nature Formules Interprétation


La profitabilité éconornique représente la capacité de
l'entreprise à générer un résultat pour un niveau
d'activité mesure par le chiffre d'affaire, la production
Taux de ou la valeur ajoute, compte tenu uniquement de
profitabilité EBE / CAHT son activité industrielle et commerciale.
Les ratios d’activité

économique Une baisse significative de ce ratio dans le temps, due


å une diminution de l'excedent brut d'exploitation est
préoccupante car elle se repercute sur la rentabilité de
l'entreprise et sur le niveau d'autofinancement.
Taux de Ce ratio mesure la profitabilité des activités
profitabilité R EXP/CAHT industrielles et commerciales indépendamment de la
part respective des facteurs de production (travail,
économique nette capital) et du mode de financement.
Profitabilité financière représente la capacité de
Taux de l’entreprise à générer un résultat pour un niveau
d’activité mesurer parle chiffre d’affaire, en tenant
profitabilité RCAI/CAHT
compte des opérations financières.
financière Le taux de profitabilité financière doit être rapproche
de celui de profitabilit8 8conomique pour analyser les
effets de la politique financière de l'entreprise.

Taux de R net / CA La rentabilité commerciale représente la capacité de


rentabilité l'entreprise à générer un résultat à partir d’un montant
de capital engagé pour les revenus de vente
Les ratios rentabilité

commerciale Ce ratio mesure la performance des ventes. Plus ce


ratio est élevé plus l 'activité des ventes est efficace
Taux de R net / Total L'évolution de ce ratio doit être comparer à celle du
rentabilité actif résultat d'exploitation pour confirmer ou infirmer
l'amélioration de la performance des industrielles et
économique nette commercial l 'entreprise.
Taux de R net / CP Le résultat net de l'exercice permet de mesurer la
rentabilité rentabilité des capitaux investis les associés. Plus le
taux de rentabilité financière est élevé, plus les associés
financière actuels ou futur sont confiants mais à condition qu'il ne
corresponde pas à une insuffisance des capitaux
propres.

44
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

PRATIQUE II :
I. Présentation de l’entreprise CEVITAL SPA
Toute analyse financière est précèdes par des modifications dans le bilan
comptable afin d’élaborer un bilan financier et/ou un bilan fonctionnel. Ces
derniers permettent d’avoir une image du patrimoine de l’entreprise le plus
proche possible de la réalité économique et financière, et qui permet une analyse
fiable de la situation financière. Ce titre sera consacré à la présentation de
l’entreprise CEVITAL agroalimentaire de Bejaia

1. Présentation de l’entreprise CEVITAL Agroalimentaire

L’entreprise CEVITAL de Bejaia est l’une des plus grandes entreprises


nationales. Sa position géographique lui permet d’occuper une place
importante dans son domaine d’activité. Elle est constitué de x directions
qui exécutent différentes taches.
Ce chapitre est consacré à la présentation de l’entreprise. Ces activités
principales sa structure et organisation et l’application de l’analyse financière
au sein de celle-ci en utilisant les outils déjà présenter et les données
chiffrées des documents de synthèses des années 2015, 2016 et 2017.

1.1. Historique du groupe CEVITAL


CEVITAL est une SPA qui a été créée en mai 1998 par ISSAD
RBRAB et fils un capital estimé à environ deux milliards de dinars.
Cet ensemble industriel a connu une croissance importante. Et a consolidé
sa position de leader dans le domaine agro-alimentaire .et entend
poursuivre sa croissance et exploiter les synergies en passant de
l’intégration des activités agro-alimentaire en développant des activités
dans le secteur a fort potentiel de croissance.
Grace a son chiffre d’affaire réalisé. CEVITAL gagne la troisième place
au niveau national et la dixième au niveau d’Afrique cette entreprise s’est
spécialisée dans l’industrie alimentaire tel que la raffinerie d’huile
distribution des produits dérivés a l’alimentation humaine.

45
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

CEVITAL contribue largement au développement de l’industrie agro-


alimentaire national elle vise à s’imposer sur le marché international et de faire
face au concurrent étranger en offrant une large gamme de produit de qualité car
elle est équipée de la dernière technologie et poursuit son développement
économique national dans le marché de l’agro-alimentaire font que le meilleurs
sont ceux qui maitrisent d’une façon efficace, optimisent les couts , les charge et
ceux qui offrent le meilleur rapport qualité/prix.
Et pour s’imposer sur le marché international CEVITAL négocie avec les
grandes sociétés internationales de distribution telle que, carrefour et chan
en France, royal en suisse et autres sociétés spécialisé »es dans l’import-
export en Ukraine, et ses produits se ventent dans les différents pays.
CEVITAL possédés 34 filiales qui sont implantées dans différentes
wilayas du pays et on cite à titre d’exemple le complexe agro-alimentaire
de Bejaia.

1.2. Présentation du complexe agro-alimentaire CEVITAL de Bejaia.


Le complexe agro-alimentaire de Bejaia
a été créé en 1998 spécialisé dans
l’industrie agro- alimentaire.
Elle possède une raffinerie
d’huile alimentaire, margarinerie, raffinerie
de sucre, silos portuaire, terminal de
déchargement et rechargement portuaires
Sa capacité de production en huile végétal
est de 570.000t/an soit 140 % des besoins
du marché national, elle détient des parts
végétales ; sa capacité de production est de 180.00 t/an soit 120% des besoins du
marché national sur plusieurs gammes de produits la capacité de production de
sucre blanc est 1800000t soit 180% des besoins du marché national. Elle exporte
50% de la production soit 900000 t/ an des 2010. Elle détient 85% des parts de
marché.

46
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

CEVITAL est en position d’exportatrice vers quatre continents : l’Europe,


l’Afrique, l’Asie, l’Amérique.
Une unité de production de jus de fruit cojek située à EL KSEUR a été
racheter par CEVITAL dans le cadre de la privatisation des entreprises
publique algériennes en novembre 2006. Un plan d’investissement de
production est de 14.400 t/an.
1.3. Mission et objectifs de CEVITAL
1.3.1. Missions de CEVITAL
L’entreprise CEVITAL a pour mission principal de développer la
production et d’assurer la qualité et le conditionnement des huiles, des
margarines et du sucre a des prix nettement plus compétitifs, et cela dans le
but de satisfaire le client et de le fidéliser.

1.3.2. Objectifs de CEVITAL


 L’extension de ses produits sur tout le territoire national ;
 L’optimisation de ses offres d’emploi sur le marché du travail ;
 La modernisation de ses installations en termes de machine et
technique pour augmenter le volume de sa production ;
 Positionnement de ses produits sur le marché étranger par leur
exportation.

1.4. Les nouveaux de CEVITAL


CEVITAL a de nouveaux projets qui se résument en :
 Une unité de trituration et d’extraction, pour les graines oléagineuses,
d’une capacit3.3 millions de tonnes par an ;
 Un quai privé situé à côté du complexe permettant ainsi l’accostage de
cargo de 40.000 à 60.000 tonnes. D’autres unités industrielles sont
programmés notamment dans l’agro- alimentaire est d’autre secteur
industriels à (bâtiment,
préfabriqué ,….etc.) :

47
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

CEVITAL assure son développement continue grâce aux investissement de tous


les bénéfices réalisés.

1.5. Fonctionnement et organisation de CEVITAL


Il y a deux type de fonctionnement :

1.5.1 Fonctionnement de CEVITAL


Comme toute entreprise, CEVITAL est constituées de différents services. le
complexe agro-alimentaire est dirigé par un directeur général qui veille sur sa
directions assistantes (direction finance et compatibilité, direction marketing,)
constituent la direction général du complexe. Cette dernière assure la
coordination entre les différentes autres directions quelles sont les différentes
directions de ces complexes.

1.5.2 Organisation de CEVITAL


Pour un bon fonctionnement et control de ‘entreprise, CEVITAL a établi un
organigramme complexe et développé qui contient divers et sous directions.
D’ailleurs. Elle compte 3700 employés répartis dans différentes directions et
services représentés sous forme d’organigramme suivant :

48
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

49
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

 La direction générale :
Elle est composée d’un directeur général, d’un directeur général
adjoint, d’un secrétariat et elle est aussi composée d’une direction
d’hygiène et de sécurité, chargé de veiller sur les biens humains et
matériels du complexe ainsi que la maintenance du bord, la direction
générale définie la stratégie de l’entreprise et veille à sa mise en
œuvre. Elle a pour mission de coordonner entre les différentes
directions, de motiver le personnel, de contrôler, de prévoir et de
décider.
 La direction des Finances et Comptabilité :
Préparer et mettre à jour les budgets, tenir la comptabilité et préparer
les états comptables et financiers selon les normes pratiquer le contrôle
de gestion et faire le rapport périodique. Et il se regroupe trois services
principaux.
• Service de comptabilité général
• Service comptabilité analytique
• Service comptabilité matières
 La direction Marketing:
Pour atteindre les objectifs de l’Entreprise, le Marketing Cevital pilote les
marques et les gammes de produits. Son principal levier est la
connaissance des consommateurs, leurs besoins, leurs usages, ainsi que la
veille sur les marchés internationaux et sur la concurrence. Les équipes
marketing produisent des recommandations d’innovation, de rénovation,
d’animation publi-promotionnelle sur les marques et métiers Cevital. Ces
recommandations, validées, sont mises en œuvre par des groupes de
projets pluridisciplinaires (Développement, Industriel,
Approvisionnement, Commercial, Finances) coordonnés par le Marketing,
jusqu’au lancement proprement dit et à son évaluation.
 La direction des Ventes & Commerciale :
Elle a en charge de commercialiser toutes les gammes des produits et le
développement du Fichier clients de l’entreprise, au moyen d'actions de
détection ou de promotion de projets à base de hautes technologies.

50
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

En relation directe avec la clientèle, elle possède des qualités relationnelles


pour susciter l'intérêt des prospects.
 La direction Système d’informations :

Elle assure la mise en place des moyens des technologies de l'information


nécessaires pour supporter et améliorer l'activité, la stratégie et la
performance de l'entreprise.
Elle doit ainsi veiller à la cohérence des moyens informatiques et de
communication mises à la disposition des utilisateurs, à leur mise à niveau,
à leur maîtrise technique et à leur disponibilité et opérationnalité
permanente et en toute sécurité.
Elle définit, également, dans le cadre des plans pluriannuels les
évolutions nécessaires en fonction des objectifs de l'entreprise et des
nouvelles technologies.
 La direction Industrielle :

Chargé de l'évolution industrielle des sites de production et définit, avec la


direction générale, les objectifs et le budget de chaque site.
Analyse les dysfonctionnements sur chaque site (équipements,
organisation...) et recherche les solutions techniques ou humaines pour
améliorer en permanence la productivité, la qualité des produits et des
conditions de travail.
Anticipe les besoins en matériel et supervise leur achat (étude technique,
tarif, installation...). Est responsable de la politique environnement et
sécurité participe aux études de faisabilité des nouveaux produits.

 La direction des Ressources Humaines :

Définit et propose à la direction générale les principes de Gestion ressources


humaines en support avec les objectifs du business et en ligne avec la
politique RH groupe.
Assure un support administratif de qualité à l’ensemble du personnel de
cevital food.
Pilote les activités du social.
Assiste la direction générale ainsi que tous les managers sur tous les aspects
de gestion ressources humaines, établit et maitrise les procédures.

51
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

Assure le recrutement.
Chargé de la gestion des carrières, identifie les besoins en mobilité.
Gestion de la performance et des rémunérations.
Formation du personnel
Assiste la direction générale et les managers dans les actions disciplinaires
Participe avec la direction générale à l’élaboration de la politique de
communication afin de développer l’adhésion du personnel aux objectifs
fixés par l’organisation

 La direction Approvisionnements :
Dans le cadre de la stratégie globale d’approvisionnement et des budgets
alloués (investissement et fonctionnement).
Elle met en place les mécanismes permettant de satisfaire les besoins
matière et services dans les meilleurs délais, avec la meilleure qualité et au
moindre coût afin de permettre la réalisation des objectifs de production et
de vente.

 La direction Logistique :
Expédie les produits finis (sucre, huile, margarine, Eau minérale, …), qui
consiste à charger les camions à livrer aux clients sur site et des dépôts
Logistique.
Assure et gère le transport de tous les produits finis, que ce soit en moyens
propres (camions de CEVITAL), affrétés ou moyens de transport des clients.
Le service transport assure aussi l’alimentation des différentes unités de
production en quelques matières premières intrants et packaging et le
transport pour certaines filiales du groupe (MFG, SAMHA, Direction
Projets, NUMIDIS, ….).
Gère les stocks de produits finis dans les différents dépôts locaux (Bejaia et
environs) et Régionaux (Alger, Oran, Sétif, …).

 La direction des Silos :


Elle décharge les matières première vrac arrivées par navire ou camions
vers les points de stockage.
Elle stocke dans les conditions optimales les matières premières ;
Elle Expédie et transfère vers les différents utilisateurs de ces produits dont
l’alimentation de raffinerie de sucre et les futures unités de trituration.
Elle entretient et maintient en état de services les installations des unités
silos

52
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

 La direction des Boissons :

Le Pôle Boissons et plastiques comprend trois unités industrielles situées en


dehors du site de Béjaia :
Unité LALLA KHEDIDJA domiciliée à Agouni-gueghrane (Wilaya de TIZI
OUZOU) a pour vocation principale la production d’eau minérale et de
boissons carbonatées à partir de la célèbre source de LLK

Unité plastique, installée dans la même localité, assure la production des


besoins en emballages pour les produits de Margarine et les Huiles et à terme
des palettes, des étiquettes etc.
Unité COJEK, implantée dans la zone industrielle d’El Kseur, Cojek est une
SPA filiale de Cevital et qui a pour vocation la transformation de fruits et
légumes frais en Jus, Nectars et Conserves. Le groupe ambitionne d’être
Leader dans cette activité après la mise en œuvre d’un important plan de
développement

 La direction Corps Gras :

Le pole corps gras est constitué des unités de production suivantes : une
raffinerie d’huile de 1800 T/J, un conditionnement d’huile de 2200T/J, une
margarinerie de 600T/J qui sont toutes opérationnelles et une unité inter
estérification – Hydrogénation –pate chocolatière –utilités actuellement en
chantier à El kseur. Notre mission principale est de raffiner et de conditionner
différentes huiles végétales ainsi que la production de différents types de
margarines et beurre. Tous nos produits sont destinés à la consommation d’où
notre préoccupation est de satisfaire le marché local et celui de l’export
qualitativement et quantitativement.

 La direction Pôle Sucre :

Le pôle sucre est constitué de 04 unités de production : une raffinerie de sucre


solide 2000T/J, une raffinerie de sucre solide 3000T/J, une unité de sucre
liquide 600T/J, et une unité de conditionnement de sucre 2000 T/J qui sera
mise en service en mars 2010.Sa vocation est de produire du sucre solide et
liquide dans le respect des normes de qualité, de la préservation du milieu
naturel et de la sécurité des personnes. Nos produits sont destinés aux
industriels et aux particuliers et ce pour le marché local et à l’export. »

53
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
I. présentation de l’entreprise

 La direction QHSE:

Met e en place, maintient et améliore les différents systèmes de


management et référentiels pour se conformer aux standards
internationaux
Veille au respect des exigences règlementaires produits, environnement et
sécurité
Garantit la sécurité de notre personnel et la pérennité de nos installations
Contrôle, assure la qualité de tous les produits de CEVITAL et réponse
aux exigences clients

 La direction Energie et Utilités :

C’est la production et la distribution pour les différentes unités, avec en


prime une qualité propre à chaque Procès : D’environ 450 m3/h d’eau
(brute ,osmosée , adoucie et ultra pure) ; de la vapeur Ultra haute pression
300T/H et basse pression 500T/H. De l’Electricité Haute Tension,
Moyenne Tension et Basse Tension, avec une capacité de 50MW. /

 La direction Maintenance et travaux neufs :

Met en place et intègre de nouveaux équipements industriels et procédés


Planifie et assure la Maintenance pour l’ensemble des installations.
Gère et déploie avec le Directeur Industriel et les Directeurs de Pôles les
projets
d’investissement relatifs aux lignes de production, bâtiments et
énergie/utilité
(depuis la définition du procès jusqu’à la mise en route de la ligne ou de
l’atelier)
Rédige les cahiers des charges en interne.
Négocie avec les fournisseurs et les intervenants extérieurs.

54
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de l’entreprise

II. L’analyse de la situation financière de l’entreprise

Dans ce titre, nous étudierons la situation financière de l’entreprise CEVITAL durant


trois années, cette analyse se basera en premier lieu sur l’élaboration des bilans
financiers et en deuxième lieu sur les différentes méthodes d’analyse financières,
afin de porter un jugement sur la situation financière de l’organisme.

1. Elaboration des instruments de l’analyse financière.

D’après les informations collectées durant notre stage au niveau de l’entreprise CEVITAL,
on à constater que l’élaboration des instruments financiers se fait à travers les bilans
financiers, on doit présenter le bilan financier pour mettre en évidence le degré de liquidité
de l’actif et le degré d’exigibilité du passif en fonction du critère de durée.

1.1. Elaboration des bilans financiers de l’entreprise :

55
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 Tableau 9:Elaboration de bilan financier 2015.


N° N°
DESIGNATION DES MONTANT DESIGNATION DES MONTANTS
de % de %
COMPTES BRUT COMPTES NETS
Cpte Cpte
immobilisations 34 035 42% FONDS PROPRES 62 027 77%
corporelles 33 969 99,8% 10 CAPITAL 37 092
20 logiciel 46 13 RESERVES LEGALES 1 491
23 INVESTISSEMENTS EN COURS 12 078 15 ECARTS DE REEVALUATION -
RESULTAT EN INSTANCE
22 TERRAIN 4 161 18
D'AFFECTATION
12 123
EQUIPEMENTS DE RESULTAT DE
24 PRODUCTION
17 683 88 11 321
L'EXERCICE
incorporelles 66 0,2%
25 EQUIPEMENTS SOCIAUX 15
21 FONDS DE COMMERCE 51
actif circulants 46 386 58% DLMT 12 025 15%
PROVISIONS POUR PERTES
valeurs d'exploitation 9 480 20% 19
PROBABLES
252

30 STOCK DE MARCHANDISES 370 52 DETTES D'INVESTISSEMENTS 7 076


DETTES ENVERS LES
31 MATIERES ET FOURNITURES 4 980 55
ASSOCIES ET STE APPARENT
4 381

33 PRODUITS SEMI-OEUVRES 385 57 AVANCES COMMERCIALES 300


34 PRODUITS EN COURS 26 58 DETTES FINANCIERES 15
35 PRODUITS FINIS 812
37 STOCK A L'EXTERIEUR 2 907
38 ACHATS -
valeur réalisable 34 310 74% DCT 6 369 8%
COMPTES DEBITEURS DU COMPTES CREDITEURS DE
40 PASSIF
13 50
L'ACTIF
175
CREANCES
42 D'INVESTISSEMENTS
12 439 53 DETTES DE STOCKS 3 977

43 CREANCES DE STOCKS 15 54 DETENTIONS POUR COMPTE 52


CREANCES S/ASS.ET STES
44 APPARENTEES
16 851 56 DETTES D'EXPLOITATIONS 2 166

45 AVANCES POUR COMPTE 444


46 AVANCES D'EXPLOITATIONS 527
47 CREANCES SUR CLIENTS 4 022
Valeur durable 2 596 6%
48 DISPONIBILITES 2 596
TOTAL 80 421 100% TOTAL 80 421 100%
Les résultats sont calculés et déduits par des annexes 1 et 2

56
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 Tableau 10 : Elaboration de bilan financier 2016.


N° N°
MONTANT MONTANTS
de DESIGNATION DES % de %
BRUT NETS
Cpte COMPTES Cpte DESIGNATION DES COMPTES
immobilisations 31 830 31% FONDS PROPRES 74 678 74%
corporelles 31771 99,8 10 CAPITAL 59 134
20 logiciel 30 13 RESERVES LEGALES 2 057
22 TERRAIN 252 15 ECARTS DE REEVALUATION -
INVESTISSEMENTS EN RESULTAT EN INSTANCE
23 COURS 8 747 18 D'AFFECTATION
0,2
EQUIPEMENTS DE
24 PRODUCTION 22 741
RESULTAT DE
59 0,2 88 13 487
incorporelles L'EXERCICE
25 EQUIPEMENTS SOCIAUX 12
VALEURS
47
21 INCORPORELLES
actif circulants 69 232 69% DLMT 18 696 18%
PROVISIONS POUR PERTES
12918 19 19 PROBABLES
188
valeurs d'exploitation
STOCK DE
30 MARCHANDISES 56 52 DETTES D'INVESTISSEMENTS
5 787
MATIERES ET DETTES ENVERS LES ASSOCIES
31 FOURNITURES 5 561 55 ET STE APPARENT
12 160
PRODUITS SEMI-
33 OEUVRES 589 57 AVANCES COMMERCIALES
561

34 PRODUITS EN COURS 112 58 DETTES FINANCIERES -


35 PRODUITS FINIS 892
37 STOCK A L'EXTERIEUR 5 707
38 ACHATS -
valeur réalisable 52236 75 DCT 7 689 8%
COMPTES DEBITEURS DU COMPTES CREDITEURS DE
40 PASSIF 11 50 L'ACTIF
52
CREANCES
42 D'INVESTISSEMENTS 38 276 53 DETTES DE STOCKS
5 636

43 CREANCES DE STOCKS 9 54 DETENTIONS POUR COMPTE 42


CREANCES S/ASS.ET STES
44 APPARENTEES 8 192 56 DETTES D'EXPLOITATIONS
1 959

45 AVANCES POUR COMPTE 67


AVANCES
46 D'EXPLOITATIONS 1 249
47 CREANCES SUR CLIENTS 4 432
Valeur durable 4078 6
48 DISPONIBILITES 4 078
TOTAL 101 063 100% TOTAL 101 063 100%
Les résultats sont calculés et déduits par des annexes 2 et 4

57
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 Tableau 11 : Elaboration de bilan financier 2017.

N° N°
DESIGNATION DES MONTANT DESIGNATION DES MONTANTS
de % de %
COMPTES BRUT COMPTES NETS
Cpte Cpte
immobilisations 37 187 29% FONDS PROPRES 85 393 67%
corporelles 37112 99,8 10 CAPITAL 59 134
20 logiciel 22 13 RESERVES LEGALES 2 710
22 TERRAIN 256 15 ECARTS DE REEVALUATION -
INVESTISSEMENTS EN 18 RESULTAT EN INSTANCE
23 COURS
14 369 D'AFFECTATION
11 115
EQUIPEMENTS DE
24 PRODUCTION
22 465
RESULTAT DE
incorporelles 75 0,2 88 12 434
L'EXERCICE
25 EQUIPEMENTS SOCIAUX 55
VALEURS
21 20
INCORPORELLES
actif circulants 90 196 71% DLMT 30 768 24%
19 PROVISIONS POUR PERTES
valeurs d'exploitation 16330 18% PROBABLES
90
30 STOCK DE MARCHANDISES 767 52 DETTES D'INVESTISSEMENTS 5 753
55 DETTES ENVERS LES
31 MATIERES ET FOURNITURES 6 116 ASSOCIES ET STE APPARENT
21 161
33 PRODUITS SEMI-OEUVRES 680 57 AVANCES COMMERCIALES 432
34 PRODUITS EN COURS 84 58 DETTES FINANCIERES 3 332
35 PRODUITS FINIS 850
37 STOCK A L'EXTERIEUR 7 834
38 ACHATS -
valeur réalisable 70364 78% DCT 11 222 9%
40 COMPTES DEBITEURS DU 50 COMPTES CREDITEURS DE
PASSIF
2 L'ACTIF
50
42 CREANCES
D'INVESTISSEMENTS
39 499 53 DETTES DE STOCKS 9 528
43 CREANCES DE STOCKS 670 54 DETENTIONS POUR COMPTE 54
44 CREANCES S/ASS.ET STES
APPARENTEES
21 826 56 DETTES D'EXPLOITATIONS 1 590
45 AVANCES POUR COMPTE 1 695
46 AVANCES
D'EXPLOITATIONS
2 131
47 CREANCES SUR CLIENTS 4 541
Valeur durable 3502 4%
48 DISPONIBILITES 3 502
TOTAL 127 383 100% TOTAL 127 383 100%
Les résultats sont calculés et déduits par des annexes 5 et 6

58
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

1.2. Le bilan à grande masse :


 Tableau 12 :Le bilan a grande masse 2015
Actif Passif
ELEMENT MONTANTS % ELEMENT MONTANTS %

Valeur immobilisation: 34 035 42% capitaux permanant: 74 052 92%


- Corporelle 33 969 99,8%
- Incorporelle 66 0,2% - CP 62 027 84%
- Financière - - - DLMT 12 025 16%

Actif circulant 46 386 58% dettes à cour termes 6 369 8%


-VE 9 480 20%
-VR 34 310 74%
-VD 2 596 6%
Total 80 421 100% Total 80 421 100%
 Tableau 13 : Le bilan a grande masse 2016
Actif Passif
ELEMENT MONTONTS % ELEMENT MONTANTS %

Valeur immobilisation: 31 830 31% capitaux permanents: 93 374 92%


- Corporelle 31 771 100%
- Incorporelle 59 0% - CP 74 678 80%
- Financière - - DLMT 18 696 20%

Actif circulant 69 232 69% dettes à cour termes 7 689 8%


-VE 12 918 19%
-VR 52 236 75%
-VD 4 078 6%
Total 101 063 100% Total 101 063 100%
 Tableau 14 :Le bilan a grande masse 2017
Actif Passif
ELEMENT MONTONTS % ELEMENT MONTANTS %

Valeur immobilisation: 37 187 29% capitaux permanents: 116 161 91%


- Corporelle 37 112 99,8%
- Incorporelle 75 0,2% - CP 85 393 74%
- Financière - - DLMT 30 768 26%

Actif circulant 90 196 71% dettes à cour termes 11 222 9%


-VE 16 330 18%
-VR 70 364 78%
-VD 3 502 4%
Total 127 383 100% Total 127 383 100%

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L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

1.3. Tableau 15:Etude comparative des bilans financiers.

Actif 2017 2016 2015 (2017-2015) (2016-2015)


ELEMENT MONTANTS MONTANTS MONTANTS / (2015) / (2015)

Valeur immobilisation: 37187 31830 34035 9,26% -6,48%


- Corporelles 37 112 31 771 33 969 9,25% -6,47%
- Incorporelles 75 59 66 12,43% -10,44%
- Financière - - - - -

Actif circulant 90196 69232 46387 94,44% 49,25%


-VE 16 330 12 918 9 480 72,25% 36,26%
-VR 70 364 52 236 34 311 105,08% 52,25%
-VD 3 502 4 078 2 596 34,93% 57,12%
Total 127 383 101 063 80 421 58,39% 25,67%
Passif
capitaux permanents: 117751 95333 76218 54,49% 25,08%

- CP 86 983 76 637 64 193 35,50% 19,39%


- DLMT 30 768 18 696 12 025 155,86% 55,47%
dettes à cour termes 9632 5730 4203 129,14% 36,31%
DCT
Total 127 383 101 063 80 421 58,39% 25,67%

 Tableau 16:Le bilan a grande masse des trois années :


Actif 2017 2016 2015 Passif 2017 2016 2015
ELEMENT MONTANTS MONTANTS MONTANTS ELEMENT MONTANTS MONTANTS MONTANTS

Valeur capitaux
37 187 31 830 34 035 117 751 95 333 76 218
immobilisation: permanents:
- Corporelles 37 112 31 771 33 969
- Incorporelles 75 59 66 -CP 86 983 76 637 64 193
- Financière - - - - DLMT 30 768 18 696 12 025

Actif circulant 90 196 69 232 46 387 DCT 9 632 5 730 4 203


-VE 16 330 12 918 9 480
-VR 70 364 52 236 34 311
-VD 3 502 4 078 2 596
Total 127 383 101 063 80 421 Total 127 383 101 063 80 421

60
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II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 La représentation graphique

140000

117751
120000

100000 95333
90196
EN MILLIONS DA

80000 76218
69232

60000
46387
34035 37187
40000 31830

20000
9 632
4 203 5 730
0
2015 2016 2017
TITRE DE L'AXE

VI AC CP DCT

Commentaire :
 Actif non circulant :
 Actif circulant : il représente 58% de l’actif de l’entreprise en 2015 et cela n’a pas
ceci d’accroitre, en 2016 a enregistré une augmentation de 11% et aussi une
augmentation de 13% par rapport a l’année de base c’est non une augmentation de 3%
par rapport à l’année précédente 2016. Et cela est due à l’augmentation des créances
et les emplois assimilés.
 Capitaux propres : Les capitaux propres de CEVITAL enregistré une augmentation
nette de plus 41 533 millions DA durant les trois années. Ce qui donne un bon signe
de solvabilité.
 DMLT : on remarque une augmentation progressive de l’année de base 2015 jusqu’à
2017 d’an pourcentage de 10% par rapport à l’année de base. Et cette augmentation
est dû à la hausse des emprunts et dettes financières
 DCT : Une augmentation de 4 853 millions DA a été constaté entre 2015 et 2017
qu’est dû à l’augmentation des dettes de stocks.

61
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II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

1.4. Tableau 17 : Des comptes des résultats des trois années :

EN MILLIONS DA
2017 2016 2015
N° de Cpte DESIGNATION DES COMPTES DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT

70 VENTES DE MARCHANDISES - 5 022 - 5 104 - 7 325


60 MARCHANDISES CONSOMMEES 4 020 - 4 357 - 5 739 -
80 MARGE BRUTE - 1 002 - 747 - 1 585
80 MARGE BRUTE - 1 002 - 747 - 1 585
71 PRODUCTION VENDUE - 55 155 - 50 833 - 56 729
72 PRODUCTION STOCKEE - 414 901 - - 243
73 PROD DE L'E/SE POUR ELLE-MÊME - - - - - 2 834
74 PRESTATIONS FOURNIES - 77 - 44 - 174
TRANSFERT CHARGES DE
75 PRODUCTION - 196 - 113 - 183
MATIERES ET FOURNITURES
61 CONSOMMEES
38 109 - 34 311 - 40 930 -
62 SERVICES 1 561 - 1 457 - 2 373 -
TOTAUX 39 669 56 844 36 669 51 736 43 303 61 747
81 VALEUR AJOUTEE - 17 174 - 15 068 - 18 445
81 VALEUR AJOUTEE - 17 174 - 15 068 - 18 445
76 REVENUS SUR DIVIDENDES - 1 266 - 1 323 - 1 223
77 PRODUITS DIVERS - 11 - 81 - 15
TRANSFERT CHARGES
78 D'EXPLOITATION - - - - - -
63 FRAIS DU PERSONNEL 1 778 - 1 192 - 2 784 -
64 IMPOTS ET TAXES 285 - 350 - 1 170 -
65 FRAIS FINANCIERS 486 - 803 - 491 -
66 FRAIS DIVERS 111 - 114 - 105 -
DOTATION AUX AMORTS.ET
68 PROVISIONS 1 981 - 1 541 - 2 214 -
TOTAUX 4 641 18 544 3 999 16 846 6 763 19 917
83 RESULTAT D'EXPLOITATION 13 903 12 847 13 153
79 PRODUITS HORS EXPLOITATION - 5 274 - 660 - 1 126
69 CHARGES HORS EXPLOITATION 5 690 - 1 870 - 1 845 -
84 RESULTAT HORS EXPLOITATION 416 1 210 719
83 RESULTAT D'EXPLOITATION 13 903 12 847 13 153
84 RESULTAT HORS EXPLOITATION 416 1 210 719
880 RESULTAT BRUT DE L'EXERCICE 13 487 11 637 12 434
889 IBS - - 316 - - -
88 RESULTAT NET DE L'EXERCICE - 13 487 - 11 321 - 12 434

Les résultats sont calculés et déduits par des annexes 7, 8 et 9

62
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II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

2. Les méthodes de l’analyse financière


2.1. L’analyse par Les indicateur de l’équilibre financier
1. Le fond de roulement :
Voilà le tableau a grande masse avec lequel on va travailler sur le FR, BFR et TR
Actif 2017 2016 2015 Passif 2017 2016 2015
ELEMENT MONTANTS MONTANTS MONTANTS ELEMENT MONTANTS MONTANTS MONTANTS

Valeur capitaux
37 187 31 830 34 035 117 751 95 333 76 218
immobilisation: permanents:
- Corporelles 37 112 31 771 33 969
- Incorporelles 75 59 66 -CP 86 983 76 637 64 193
- Financière - - - - DLMT 30 768 18 696 12 025

Actif circulant 90 196 69 232 46 387 DCT 9 632 5 730 4 203


-VE 16 330 12 918 9 480
-VR 70 364 52 236 34 311
-VD 3 502 4 078 2 596
Total 127 383 101 063 80 421 Total 127 383 101 063 80 421

- Le calcul de FR par les deux Méthodes


Le haut du bilan (long terme) = (CP + DLMT) – immobilisation
Le bas du bilan (court terme) = Actif circulant - passif circulant

Tableau 18: le calcul de FR par les deux méthodes


Les années 2015 2016 2017
Les méthodes
Le haut du bilan =
(CP + DLMT) 42 183 63 503 80 564
- immobilisation

Le bas du bilan = C’est vérifier


Actif circulant 42 183 63 503 80 564
- passif circulant
par les deux méthodes

- Commentaires :
Pour les trois années le FRP est en progression ce qui veut dire que l’entreprise a pu
financer la totalité de ses actifs immobilisés par ses propres moyens.

63
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II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

2. Le Besoin en fond de roulement


1° Le besoin de fond de roulement = (actif circulant - disponibilités) - (dettes à couts termes – Dettes
financiers)

2° Le besoin de fond de roulement = (VE+VR) - (dettes à couts termes - Dettes financiers)

Tableau 19 : Calcul de besoin en fond de roulement

2015 2016 2017


Les années
Les méthodes
Le besoin de fond de
roulement = (actif circulant -
disponibilités) - (dettes à couts 37 436 57 466 78 804
termes – Dettes financiers)

C’est vérifier
Le besoin de fond de
roulement = (VE+VR)
par les deux méthodes
- (dettes à couts termes - Dettes 37 436 57 466 78 804
financiers)

3. Trésorerie :

Trésorerie : FR – BFR
Tableau 20 : Trésorerie

Années Le taux Le taux


2015 2016 2017 (2016-2015) (2017-2015)
Calcul de TR / 2015 / 2015

FR 42 183 63 503 80 564 0.5 0.9

BFR 37 436 57 466 78 804 0.53 1.1

TR 4 747 6 037 1 760 0.27 - 6.3

64
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II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 La représentation graphique de FR, BFR et TR :


FR BFR TR

90 000

80 000

70 000

60 000
EN MILLIONS DA

50 000

40 000

30 000

20 000

10 000

0
2015 2016 2017

Commentaire :
 FR : On constate que son taux est positif et qu’y a une progression de valeur de
fond de roulement durant les trois années, ce qui signifie que les capitaux
permanents permettent de financer la totalité des actifs immobilisés, ainsi une
partie des actifs circulant de l’entreprise CEVITAL. Il permet de dégager une
marge de sécurité qui lui permettra de rembourser ses dettes exigibles à court
terme.

 BFR : Le BFR est positif toute au long des trois années ce qui signifie que les dettes
à court terme ne suffisent pas à couvrir l’actif circulant. Pour résoudre ce
problème l’entreprise doit faire appel à son fond de roulement, ou encore à
des dettes financières (trésorerie passif).

 TR : La trésorerie est positive durant les trois exercices 2015, 2016 et 2017, donc
l’entreprise dégagent des excédents de liquidité pour les trois années dans ce
cas on peut parler d’une autonomie financière, puisqu’elle dispose de liquidité
suffisante qui lui permet de rembourser ses dettes à l’échéance.

65
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

2.2. L’analyse par la méthode des ratios


1. Les ratios de structure et liquidité :

NOM des ratios Formule de calcul 2017 2016 2015 Signification


Ce ratio vérifie la règle de
l’équilibre financier minimum.
Capitaux permanents Supérieur à 1 il indique que les
Financement de
les ratios de structure

──────────── 0,12 0,11 0,14 ressources à plus d’un an. Le


l’immobilisation Actif a plus un an fonds de roulement de liquidité
est positif.

Ce ratio exprime le degré


Capitaux propres d’indépendance financière de
Autonomie
──────────── 0,74 0,80 0,84 l’entreprise. En raison des
financière Capitaux permanents modes de calcul il est
obligatoirement inférieur à 1

Ce ratio indique la part des


Stabilité de Capitaux permanents
──────────── 0,91 0,92 0,92 capitaux permanents dans le
financement Total actif financement total de l’entreprise.

Appelé ratio de liquidité général,


c’est une autre forme
d’interprétation du FRN, il permet
liquidité Actif circulant
───────── 8,04 9,00 7,28 aussi de connaitre l’aptitude de
générale DCT celle-ci à rembourser ses dettes à
court terme par son actif circulant.
les ratios de liquidité

Il doit être supérieur à 1

Appelé ratio de liquidité


restreinte, il répond à
VR +VD l’aptitude de l’entreprise à
liquidité réduite ───── 7,73 8,47 6,88 honorer ses dettes à court
DCT terme uniquement par ses
disponibilités ses créances

Ce ratio, dénommé ratio de


liquidité immédiate, mesure
liquidité VD l’aptitude de l’entreprise à
──── 0,31 0,53 0,41 faire face au remboursement
immédiate DCT de ses dettes à court terme
par ses disponibilités immédiates.

66
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

Commentaires :

 Le financement propre : Durant les trois années d’exercices (2015, 2016 et 2017), ce ratio
est supérieur à un. Donc l’entreprise CEVITAL arrive à financer la totalité de son actif
stable par ses propres moyens sans recourir à des partenaires financier externe.

 Ratios d’endettement : Au cours de la première année ce ratio est inférieur


à 50%, ce qui signifie que ya une grande partie de ressources d’entreprise
qui est financer par des dettes financières.
Par contre, les années 2012&2013, le ratio d’endettement est inférieur
à 50% ce qui signifie que la majorité de ressource d’entreprise sont
financés grâce aux capitaux propres.

 Ratio d’autonomie financière : Pour la première année le ratio est inférieur à 1,


ce qui signifie que l’entreprise CEVITAL n’arrive pas à s’autofinancé.
Par contre au cours des deux années 2012&2013 l’entreprise CEVITAL s’autofinance

67
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
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2.3. Tableau 21: De soldes intermédiaires de gestion (Cas pratique) :


Soldes
intermédiaires
Produits Charges 2017 2016 2015
 Cout d’achat des
Marge marchandises vendues
 Vente de 1 585 1 002 747
commerciale  +/- variation des stocks
marchandise
de marchandises
 Production vendue
Production de  Production stockée  Ou déstockage de
59 980 55 646 49 976
L’exercice  Production production
immobilisée
 Marge
Valeur commerciale  Consommation en
ajouter  Production de provenance des tiers
20 635 18 539 16 412
L’exercice
 Valeur ajouter  Impôt et taxes et
EBE  Subvention versement assimilé 16 682 16 476 14 870
d’exploitation  Frais personnels
 Ou insuffisance brut
 EBE d’exploitation
 Reprise sur  Dotation aux
Résultat
d’exploitation
charges et transfert amortissements, 12 277 13 131 11 985
de charges dépréciation et
 Autres produits provision
 Autres charges
 Résultat
 Ou résultat
d’exploitation
d’exploitation Quotes-
 Quotes-parts de
parts de résultats sur
RCAI résultats sur
opération faites en 13 010 13 911 12 505
opération faites en
commun
commun
 Charges financières
 Produits financier
Résultat  Produits
 Charges exceptionnels -91 -101 -32
exceptionnel exceptionnels
 Ou RCAI
 Ou Résultat
 RCAI
Résultat de exceptionnel
 Résultat 12 919 13 811 12 157
l’exercice  Participation des
exceptionnel
salariés
 Impôt sur le bénéfice
Plus-values ou
 Produits des
moins-value
cessions  Valeurs comptable des
sur cession
d’éléments éléments d’actifs cédés
- - -
d’éléments
d’actifs
d’actifs

68
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 La marge commerciale : L’entreprise CEVITAL, a connu une augmentation de


255 000 000 DA en 2016, par rapport à 2015, et il a continué d’augmenté en 2017 de 583 000
000 DA. Et cela est dû à l’augmentation des ventes de ses produits agroalimentaires.
 La production de l’exercice : La production de l’exercice à enregistre une augmentation
durant les trois années, elle est augmentée de 5 670 000 000DA en 2016 et de 4 334 000 000
DA en 2017 par rapport à la précédente 2016 soit respectivement 11.34% et 7.78%. Cette
augmentation est due à la hausse de la production vendue par rapport aux autres comptes.
 La valeur ajoutée : Concéderiez comme la richesse crée par l’entreprise, elle a enregistré
une augmentation de 2 127 000 000 DA en 2016 et de 2 096 000 000 DA en 2017 par rapport à
2015, soit respectivement 12.96% et 11.3%. Cette augmentation est due à la baisse des charges
par apport à la production de l’exercice.
 L’excédent brut d’exploitation : L’entreprise CEVITAL enregistre au cours des trois
années un EBE positif, ce qui signifie que l’entreprise est financement fiable. On constate une
augmentation de 1 606 000 000 DA en 2016 et de 206 000 000 DA en 2017, soit
respectivement 10.8% et 1.25%. Cette augmentation est due à la baisse des charges par apport à
la valeur ajoutée.
 Le résultat d’exploitation : C’est le résultat généré de l’activité normale de l’entreprise,
indépendamment des opérations financières et exceptionnelles. Pour les trois années le résultat
est positif, qui se traduit par l’augmentation de l'EBE.
 Résultat courant avant impôt : Le résultat courant avant impôt est positif durant les trois
années 2015, 2016 et 2017, cela s’explique par l’augmentation de résultat d’exploitation et
diminution des charges financières.
 Le résultat net de l’exercice : Le résultat net est positif durant les trois années ce qui veut
dire que l’entreprise CEVITAL est performante.
L’illustration de la variation de résultat sera faite dans le graphique suivant :

R NET
16 000
13 811
14 000 12 919
12 157
12 000

10 000

8 000

6 000

4 000

2 000

0
2015 2016 2017

R net

69
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

2.4. Capacité d’autofinancement et autofinancement


A. Capacité d’autofinancement
La capacité d’autofinancement représente les ressources dont dispose réellement l’entreprise
par le biais de ses bénéfices. Nous allons calculer la CAF par deux méthodes :
 Tableau 22 :La méthode soustractive : c’est à partir d’EBE
2017 2016 2015
Excédent brut d’exploitation (ou insuffisance) 16682 16476 14870
+ Transfert de charges (d’exploitation) - - -
+ Autres produits (d’exploitation) 183 196 113
– Autres charges (d’exploitation) 2373 1561 1457
± Quotes-parts de résultat sur opération faites en commun - - -
+ Produits financiers (a) 1223 1266 1323
– Charges financières (b) 491 486 803
+ Produits exceptionnels (c) 15 11 81
– Charges exceptionnelles (d) 105 111 114
– Participation des salariés aux résultats - - -
– Impôts sur les bénéfices - - 316
= Capacité d’autofinancement 15 133 15 791 13 698

 Tableau 23 :La méthode Additive : C’est à partir de résultat net


2017 2016 2015
Résultat net de l’exercice 12 919 13 811 12 157
+ Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
(d’exploitation, financières et exceptionnelles) 2 214 1 981 1 541
– Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions
(d’exploitation, financières et exceptionnelles) - -
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés - - -
– Produits des cessions d’éléments d’actif immobilisés - - -
– Quotes-parts des subventions d’investissement virées au - - -
résultat de l’exercice
= Capacité d’autofinancement 15 133 15 791 13 698

70
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

 La représentation graphique de la CAF

16 000 15 791

15 500
15 133

15 000
EN MILLIONS DA

14 500

14 000
13 698

13 500

13 000

12 500
2015 2016 2017

Commentaire :
L’entreprise CEVITAL réalise une Capacité d’autofinancement nettement positive, ce qui
signifie que l’entreprise dégage un surplus monétaire et dispose de possibilités de
financement de ses nouveaux investissements, et de remboursements de ses emprunts. Ainsi,
en 2016 elle réalise une augmentation de 2 093 000 000 DA et en 2017 elle réalise une
augmentation de 6 1 435 000 000 DA par rapport à l’année de base 2015. Cette variation est
due à la variation d’EBE et de résultat de l’exercice. Le signe positif de la Capacité
d’autofinancement présente à l’entreprise des assurances et des garanties au prêt de sa
banque afin d’octroyer des emprunts. L’entreprise dispose donc d’une bonne rentabilité liée
à son activité économique. Ce que lui permet en toute sécurité et assurance sur ça pérennité
De ce qui précède, on peut dire que CEVITAL est :
- En équilibre financier, du fait qu’elle respecte l’équilibre financier minimal,
- Rentable financièrement et économiquement,
- Dispose d’une liquidité conséquente lui permettant de faire face à ses engagements à
court terme,
- Capable d’autofinancer ses activités et ses projets,
- Autonome financièrement,

D’après l’analyse qu’on a effectué par quelques méthodes et d’après le résultat qu‘on a
obtenu, on a constaté que cette entreprise présente une situation financière siene, sa
trésorerie est excellente, sa structure est bonne, elle est indépendante financièrement, sa
CAF est très importante, ses activité dégagent des bons résultats, et qui signifier son
diagnostic financier favorable.

71
L’aspect pratique sur l’analyse financière : Etude de cas : CEVITAL SPA, Bejaia
II. L’analyse de la situation financière de L’entreprise

2.5. Tableau 24 : Le calcul des ratios d’activité et de rentabilité :


Nature Formules*100 2015 2016 2017
Les ratios d’activité

Taux de
EBE / CAHT 28,83% 29,34% 29,71%
profitabilité économique
Taux de
profitabilité économique R EXP/CAHT 23,24% 23,38% 21,86%
nette
Taux de
RCAI/CAHT 24,24% 24,77% 23,17%
profitabilité financière
Taux de rentabilité
Les ratios rentabilité

R net / CA 0,20 0,23 0,22


commerciale
Taux de rentabilité
R net / Total actif 0,10 0,14 0,16
économique nette
Taux de rentabilité
R net / CP 0,14 0,18 0,21
financière
Taux de rentabilité
CAF / R net 1,17 1,14 1,13
global
Commentaires :
 Taux de profitabilité économique : Une hausse significative de ce ratio dans le temps, due à
une augmentation de l’excédent brut d’exploitation est intéressante car elle se répercute sur la
répercute sur la rentabilité de l’entreprise et sur le niveau d’autofinancement.
 Taux de profitabilité économique : Ce ratio mesure la profitabilité de l’activité d’exploitation
indépendamment de la part respective des facteurs de production et du mode de financement,
dont on remarque une baisse importante dans de deuxième année (23.24% ; 23.38% ; 21.86%)
significative de la profitabilité de l’entreprise on l’influence des charges , donc l’entreprise doit
maitriser ses charges pour qu’elle soit plus profitable, surtout le cas de se filable de production
ou le prix est réglementé.
 Taux de profitabilité financière : Ce ratio est proche de profitabilité économique cella est de
l’absence de l’activité financière de l’entreprise (pas de politique financière).
 Ratio de rentabilité commerciale : est positif durant la période avec une augmentation en
2016 par rapport 2015 de 0.03% et en 2013 l’entreprise a enregistré une diminution 0.01% par
rapport au 2016.Ce qui signifie que CEVITAL est rentabilisé son volume d’activité.
 Ratio de rentabilité économique : est positif durant les trois années avec une augmentation en
2016 par rapport à 2015 de 0.04% et 0.02% en 2017 par rapport à 2016 Ce qui signifié que
CEVITAL est capable de rentabiliser ces actifs économiques. Et elle est suffisante.
 Ratio de rentabilité financière : est positif durant les trois années, est élevée par rapport à la
rentabilité économique. Qui signifie les capitaux propres investis par CEVITAL sont
rentabilisés à hauteur de 21% en 2017.
 Taux de rentabilité global : Le taux est positif durant les trois années d’exercice, qui représente
1.17, 1.14 et 1,13% respectivement 2015, 2016 et 2017. Et cela signifie que la rentabilité est
suffisante.

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CONCLUSION

La bonne santé économique d’une entreprise ne se décrète pas priori, mais se construit
tout au long de la vie de l’entreprise avec des outils adaptés, une vision claire des
objectifs et un pilotage permanent pour accélérer la spirale de croissance et au fur et à
mesure, trouver les moyens du développement. Dans ce contexte, la finance
d’entreprise sera ainsi un des vecteurs d’accélération de la croissance.

La gestion n’est donc pas une somme de chiffres « immobiles », mais plutôt une
interprétation prospective pour anticiper, piloter et gagner.

Gérer, c’est prévoir, c’est-à-dire se mettre en position de vigie, alerter si la lisibilité


devient floue et accélérer lorsque le contexte le permet. Il est donc indispensable de
pouvoir maîtriser la connaissance des principaux mécanismes et outils de finance et de
gestion d’entreprise.

Notre stage au sein de CEVITAL, et la disponibilité de l’information nous a permis


d’effectuer une analyse détaillée de sa situation financière durant la période 2015,
2016 et 2017
Après notre étude nous pouvons affirmer que l’entreprise CEVITAL de Bejaia affiche
des ratios performants, ensuite nous avons montré que les indicateurs d’équilibres
connaissent une évolution favorable. Ce qui confirme notre deuxième hypothèse.
CEVITAL a enregistré un fond de roulement nettement positif, ce qui nous permet de
dire que l’entreprise est moins dépendante des banques pour le financement du cycle
d’investissement et d’exploitation, et cela montre que des financements à long terme
ont permet d’acquérir non seulement l’actif immobilisé mai aussi de financer une
partie de l’exploitation.
L’analyse des ratios a montré que l’entreprise est solvable, rentable et indépendante
financièrement.
Dispose d’une autonomie financière assez satisfaisante pour faire face à ses
engagements à court terme.
Dispose d’une marge de sécurité qui limite les risques d’insolvabilité.

L’entreprise dispose d’une capacité d’autofinancement positive durant la période


étudiée, ce qui est un bon signe de santé financière qui garantit sa pérennité.

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