Vous êtes sur la page 1sur 59

Introduction :

A l'ère de la globalisation et de la mondialisation de l'économie, aucun pays ne peut se


suffire à lui-même seul. Les échanges commerciaux entre opérateurs économiques de
différents pays ne cessent d'augmenter. A cet égard les opérations du commerce
international présentent un intérêt d'une grande importance.
En effet, l'éloignement des commerçants, la différence des langues, des lois, des
réglementations et des monnaies entre les pays nécessitent l'intervention de certains
organismes à vocation internationale, tel que " la chambre de commerce international CCI"
afin d'uniformiser certaines règles et pratiques commerciales et financières et suivre
l'évolution du commerce international, ainsi que l'intervention des banques. Leur rôle est
très important dans la mesure où en plus des techniques de financement mises en place, elles
œuvrent et veillent à l'application et au respect des règles et usances du commerce
international, d'une part, et de la réglementation du commerce extérieur et des changes,
d'autre part, de chaque pays concerné.
Pour mener dans de bonnes conditions leurs opérations financières et commerciales
internationales, les commerçants les confient à leurs banques qui jouissent d'une certaine
confiance, grâce à l'utilisation de certaines techniques bancaires basées sur certains types de
documents donnant un apaisement aux importateurs et aux exportateurs.
L’objectif de notre stage au niveau de l’agence « SGA 00751 » est borné au
traitement pratique des opérations du compartiment "étranger" de l'agence, qui s'occupe
aussi bien que du commerce extérieur, que des opérations qui concernent les devises...
Organisation du service étranger d’une agence bancaire :

1. Rôle et place du Service dans l’organisation de la banque  :


Le service du commerce extérieur, est l’une des antennes primordiales dans la structure de
la banque. Le traitement financier des transactions commerciales repose sur lui, permettant
ainsi, la bancarisation des échanges réalisés par les différents agents économiques, et ce
dans le respect de la réglementation et du contrôle des changes du commerce extérieur.
L’exécution de ces opérations est réalisée par les diverses sections composant le service
sous le contrôle continu du responsable des opérations.

Responsable des Operations

Compartiment caisse et
Chargé des opérations
portefeuille

-Versements -Domiciliation
-Retraits - -Suivi
-Achats -Saisie
- Ventes -Credoc import/export
-Virements CCP -REM doc
-Virement de compte à compte import/export
-Placement -Les opérations de crédit
-Saisie documentaire,

2. Relations hiérarchiques et fonctionnelles du Service avec les autres structures de la


Banque et la Banque d’Algérie  :
Toute opération effectuée au sein du service étranger est soumise à un contrôle minutieux et
rigoureux par le directeur d’agence, le responsable des opérations et/ou ses collaborateurs,
avant la prise d’une quelconque décision de validation ou d’autorisation.
Par conséquent, ses relations fonctionnelles s’étendent à de divers niveaux hiérarchiques qui
relient toute transaction à des organismes de structure dans le commerce extérieur, à savoir
la Direction des Opérations avec l’Etranger(DOE), la Banque d’Algérie(BA), le ministère
des finances,…

I. Présentation et organisation de la Société Générale Algérie :


Présente dans 27 Wilayas, Société générale Algérie, banque universelle de droit algérien,
s’est lancée, depuis son installation en Algérie, dans une stratégie qui consiste à exploiter
tous les créneaux. Avec 200 milliards de dinars d’engagements crédits, la banque affiche sa
volonté d’accompagner les investisseurs, notamment les PME. Avec plus de 275 000
clients, Société Générale Algérie est la première banque privée algérienne en termes de
portefeuilles clients et propose des produits innovants. Les ambitions pour 2013 se résument
à poursuivre le déploiement des centres d’affaires dédiés à la clientèle, à déployer les
nouvelles offres, notamment Sogecashnet et la bancassurance.
Une banque de référence du paysage bancaire algérien où la qualité est le critère principal et
indispensable de différenciation et un management, gage d’une professionnalisation de la
gestion.

II. Présentation et organisation de l’agence « SGA 00751 » :


C’est une agence opérationnelle depuis le 27/05/2007, à vocation multi-marché, mais avec
la mise en place de la nouvelle organisation en Juin 2012, l’agence est versée dans le Retail,
située dans une région très dynamique caractérisée par un tissu industriel dense et reconnu à
l’échelle nationale.
Distinguée par une qualité de service très appréciée des clients depuis son ouverture, elle
occupe une place importante dans le réseau SGA en matière de PNB.
L’agence enregistre une marge de progression très intéressante, et c’est le challenge de toute
l’équipe.

 L’organigramme de la SGA 00751 BBA :


Responsable d’agence

Conseiller De la Clientèle Conseiller De la Clientèle


Responsable des opérations Professionnel privée

Chef de guichet Chargé des opérations

Caissier principal

Guichetier
Payeur

Agent de Portefeuille

III. Présentation et organisation du service Etranger :


Le service étranger est chargé de réaliser, de gérer et de superviser toutes les
opérations qui matérialisent les relations du banquier avec sa clientèle et /ou avec ses
correspondants essentiellement dans le cadre du commerce extérieur.
Contrairement aux autres services d’une agence bancaire, l’installation d’un service
étranger, donc le traitement des opérations du commerce extérieur et de changes, est
subordonnée à une autorisation de l’autorité monétaire. Cette autorisation peut être :
- Générale : lorsqu’elle permet de réaliser l’ensemble des opérations prévues.
- Spécifique : lorsqu’elle ne vise qu’une certaine catégorie d’opérations.
Le fonctionnement de ce service doit répondre aux mêmes préoccupations et objectifs
de gestion que ceux des autres services, à savoir particulièrement : la sécurité et la
rentabilité.
 I- Rôle et organisation du service étranger :
Le service étranger a pour rôle essentiel la conciliation entre trois contraintes
majeures :
 la réglementation en vigueur qui est constituée de la réglementation algérienne et de
la législation internationale en matière d’opérations du commerce extérieur et de
transfert de capitaux. (règlement 01/07, conventions, règles d’usances uniformes …
etc.).
 la gestion propre de la banque qui fixe des objectifs à atteindre et des politiques à
mettre en œuvre.
 la satisfaction de la clientèle : Ce service est chargé des missions suivantes :
 Assurer la domiciliation des opérations du commerce extérieur.
 Traiter les opérations de crédit documentaire et de la remise documentaire.
 Effectuer les opérations de caisse en devises.
 Gérer des contrats et octroyer les différentes garanties.
 Etablir des statistiques pour la hiérarchie.

Le chargé des Operations CDO


Responsabilités principales :

 Traitement des opérations de commerce international :


Reçoit, traite et suit les opérations liées à l’international, en lien avec les services du
siège, tenant en compte la réglementation en vigueur.
Font partie des opérations à l’international notamment :
- Les opérations de crédit documentaire,
- Les opérations de remise documentaire,
- Les opérations de transfert libre,
- Les opérations de rapatriement,
- Les opérations sur capital…etc.

 Opérations de financement :
- Reçoit et transmet les documents nécessaires au montage des
dossiers de crédit et la mise en place des garanties,
- Assure l’utilisation des lignes de (Mobilisation de crédits,
Engagement par signature, Leasing).
- Initie les demandes de forçage dans le circuit de validation.

 Gestion des comptes de la clientèle :


o Traite les oppositions, ATD et incidents de paiement ainsi que
leurs régularisations,
o Traite les opérations diverses et opérations banalisées après
obtention des signatures habilitées.
 Diverses opérations :
o Reçoit, transmet le courrier (Demandes, réclamations) aux
chargés du coverage (CA & DGE) et assure la réponse à sa
clientèle,
o Assure la promotion des produits simples et spécialisés : comptes,
Epargne, placement, SOGEC@SHNET, MESSAGI PRO SWIFT,
VIREXPRESS…etc.,
o Assure le classement et l’archivage des documents : Journée
comptable, valeurs, autres documents.

IV. Les relations hiérarchiques et fonctionnelles du service avec les autres


structures de la Banque :
Pour les besoins de son fonctionnement ou pour répondre aux différentes dispositions
réglementaires, le service étranger entretient des relations à la fois internes et externes à
l’organisme auquel il se rattache.

1- Relations hiérarchiques :
Le service étranger est hiérarchiquement rattaché à la Direction des Opérations de
Commerce Extérieur et à la Direction des Financements Extérieurs. Toute action qui met en
relation l’agence avec ses correspondants étrangers doit transiter par ces directions.

2- Relations fonctionnelles :
L’agence entretient des relations avec l’ensemble des structures de la banque pour les
aspects liés à leur domaine de compétence.
Pour le traitement des opérations du commerce extérieur, le service étranger se trouve
sous le contrôle fonctionnel des structures suivantes :
- Direction du réseau  : pour l’élaboration et l’application de la politique commerciale
et aussi pour le contrôle de l’activité.
- Direction du marketing et de la communication  : pour l’apport en informations
nécessaires aux études de marchés, de segmentation de la clientèle, de sondage…etc.
- Direction des opérations de commerce extérieur  : pour le traitement de l’ensemble
des opérations avec l’étranger.
- Direction du financement extérieur : pour l’étude des demandes et l’accord des
financements extérieurs
- Structures de contrôle : qui ont pour charge de contrôler l’activité bancaire
(l’inspection régionale par exemple)
- Direction de formation : pour les besoins de formation du personnel de l’agence.

3- Relations externes :
Le service étranger collabore avec d’autres institutions pour le bon déroulement des
opérations à traiter. Ces institutions sont :

- La Banque d’Algérie : le service doit appliquer toutes les directives (règlements,


instructions, listes d’interdits à la domiciliation…) que lui communiquent les services de
la Banques d’Algérie.

- Le Ministère de Commerce : pour les dispositions prévues pour les opérations


d’importation et d’exportation, notamment l’obtention des listes des produits autorisés
ou prohibés à faire l’objet d’une transaction commerciale avec l’étranger.
- Le Ministère des Finances : pour la mise en place de lignes de crédits extérieurs au
profit des importateurs.
- L’administration des douanes : pour le contrôle des flux physiques (transferts de
marchandises) relatifs aux opérations du commerce extérieur.
- Les correspondants étrangers  : pour le traitement de la plus part des opérations.
Conclusion :
A l’instar des autres services qui composent une agence bancaire, un modèle
d’organisation appliqué au service étranger ne saurait être efficace, s’il ne répond pas aux
besoins de l’activité qu’il permet de réaliser.

Les opérations du service étranger 


LA DOMICILIATION DES IMPORTATIONS
I- PREAMBULE

Après l'indépendance, l'Algérie était par la force de l'histoire partie intégrante de la zone
« franc» au sein de laquelle les capitaux sont librement convertibles et transférables.
En octobre 1963, l'Algérie quitte la zone  « franc» tout en maintenant le contrôle des
changes à tous les pays tiers avec la création de la Banque Centrale d’Algérie.
En 1964 (loi 64-111 du 10 avril 1964) l'Algérie créait sa propre monnaie qui est le «
Dinar - Algérien » venu se substituer au «Franc - Français».

Entre 1967 et 1968, les autorités Algériennes ont décidé de retirer les agréments aux
banques étrangères installées en Algérie, pour créer par la suite les premières banques
Algériennes à savoir, B.N.A, B.E.A et CPA auxquelles sont venues s'ajouter la BADR en
1982 et la BDL en 1985 pour reprendre respectivement une partie des activités de la BNA (le
financement de l’agriculture) et du CPA (le financement des collectivités locales).

La loi N° 78.02 du 11 février 1978 instaure le monopole d'Etat sur le Commerce Extérieur,
en application de laquelle l'accès aux devises est réservé aux Entreprises Etatiques qui
sont dotées d'enveloppes financières, appelées « A.G.I » Autorisation Globales
d’Importation, sous différentes formes, à savoir :

 AGI « monopole »
 AGI « fonctionnement »
 AGI « Objectifs planifies »
 AGI « sans paiement »

A partir de l'année 1986, une multitude de textes parachevés par la loi N° 88-01 du 12
janvier 1988 portant loi d'orientation sur les entreprises publiques économiques, sont
intervenus pour assouplir le mode de gestion administrative par la mise en place de «budget
devises» ou «plan de financement».

Quant aux entreprises privées, et aux particuliers, la chambre de commerce a été chargée de
prendre en charge les besoins de ce secteur par la délivrance de licences d'importations.

L'année 1990 constitue un tournant dans la politique économique et financière de l'Algérie,


et partant du contrôle des changes. La loi 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au
crédit constitue le prélude à une nouvelle politique économique et financière empreinte de
libéralisme.

Cette loi a été modifiée et complétée par les ordonnances n° 03-11 du 26 août 2003 et n°
10-04 du 26 Août 2010 relative à la monnaie et au crédit. Son application s'est traduite,
entre autres, par les dispositions suivantes :

 Le contrôle de change est un attribut de la Banque d'Algérie


 La fin du monopole de l'état sur le Commerce Extérieur
 Libre accès au change à tout opérateur économique public ou privé
 La faculté pour les personnes physiques ou morales résidentes ou non résidentes
d'ouvrir un compte devises à vue où à terme auprès d'un intermédiaire agréé.

II - LE CONTROLE DES CHANGES


L’exercice du Contrôle des Changes est une prérogative de la Banque d’Algérie
conformément aux pouvoirs qui lui sont dévolus par la loi, notamment le règlement
N° 07/01 du 3 Février 2007
La centralisation des Moyens de Paiement s'est avérée nécessaire et a été déléguée à
la Banque d'Algérie.
Cette forme de centralisation implique donc pour tous les demandeurs de moyens de
paiement de s'adresser à cet Etablissement qui fait également office d'Institut unique
d’émission.
Il assure donc le contrôle du commerce extérieur et l'exécution des opérations y relatives tant
en ce qui concerne les Importations de biens et services qu'en exportation du même type.
Ce contrôle lié donc aux opérations issues du commerce extérieur est assuré par cet institut
sous forme de délégations attribuées aux Banques primaires appelées intermédiaires agréés
ainsi qu'aux P. T. T pour certaines opérations.
Le contrôle des changes s'étend à toutes les opérations impliquant un flux financier avec
l'étranger. Selon le cas, il fait intervenir des organismes ayant reçu au préalable délégation
du Ministère des Finances. Il s'agit de :

 La Direction des finances extérieures (FINEX)


 La Banque d'Algérie
 Les Douanes Nationales
 Les Banques primaires agréées
 Les PTT pour des opérations spécifiques.

LE ROLE DES BANQUES PRIMAIRES


Les banques primaires préalablement agréées par la Banque d'Algérie et dénommées
«intermédiaires agréés» jouent un rôle prépondérant en matière de contrôle sur les
opérations de changes et celles issues du Commerce Extérieur.

Ce contrôle est assuré aussi bien à priori qu'à posteriori en conformité avec les textes
réglementaires en vigueur.

Elles sont en parallèle avec les Douanes Nationales, l’ossature sur laquelle est assise
l'application de la réglementation des changes et du commerce extérieur.

Cette tache déléguée donc préalablement aux banques primaires par la Banque
d'Algérie est à son tour, élargie aux agences ayant reçu de cet institution une immatriculation
et sont de ce fait appelées «Guichets domiciliataires ».

Ainsi, dans le cadre de cette délégation, les banques se voient responsables de


l'application des textes réglementaires en vigueur diffusés sous différentes formes ;
« décret, ordonnance, journal officiel, instructions, notes, circulaires, avis,
règlements»

LA DOMICILIATION DES IMPORTATIONS

Définition  :
Le contrôle des flux physiques et financiers relève de la Banque d’Algérie, les banques
commerciales sont dans l’obligation de s’y conformer en vue de permettre aux autorités du
des changes d’accomplir leurs attributions de contrôle sur toutes les transactions avec
l’étranger; ce contrôle s’exerce en amont et en aval de l’opération commerciale par le biais
d’un certain nombre de texte réglementaire.

Conformément aux dispositions de l’instruction N°91/12 du 14 Décembre 1991 de la B.A et


la note 03/95 du 15 Décembre 1995, le support technique à l’exercice de la réglementation
du commerce extérieur et des changes est constitué par la domiciliation préalable obligatoire
des opérations d’importations, leur suivi et leur apurement.

La domiciliation consiste en:

Pour l’importateur : à choisir, avant la réalisation de son opération d’importation, une


banque intermédiaire agrée en Algérie, auprès de laquelle il s’engage à effectuer les
opérations et l’ensemble des formalités bancaires requises en la matière;

Pour la banque domiciliataire : à effectuer ou à faire effectuer pour le compte de


l’importateur, les opérations et les formalités prévues par la réglementation du commerce
extérieur et des changes.

La domiciliation bancaire d’une opération d’importation de biens ou de services est soumise


à l’obligation de domiciliation auprès d’un intermédiaire agréé.

Toutefois, sont dispensées de la domiciliation bancaire les importations d’une valeur


inférieure à la contre-valeur de 100.000 ,00 DA.

La domiciliation est préalable à tout transfert ou rapatriement de fonds, engagement, et/ou


dédouanement.

Elle consiste pour l’importateur résidant de choisir la banque domiciliataire pour déposer un
contrat commercial, une facture pro forma, une facture définitive, ou un bon de commande
pour ouvrir un dossier de domiciliation à l’appui d’une demande sur un imprimé fourni par
la banque, valablement renseigné et signé par le client.
La domiciliation bancaire d’une importation est régie par le règlement N° 07/01 du
3/02/07(journal officiel N° 31 du 13 Mars 2007) relatif aux règles applicables aux
transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises.
-Conditions préalables à la domiciliation :

Avant de procéder à toute opération de domiciliation, il y a lieu de vérifier que :


 L’opérateur n’est frappé d’aucune restriction en matière du commerce extérieur.
 L’opérateur est en possession d’une autorisation d’importation lorsqu’elle est
requise.
 L’objet de l’importation correspond à l’activité de l’opérateur telle qu’elle est décrite
sur le registre de commerce.
 Les engagements financiers au titre d’opérations d’importations sont couverts soit
par des provisions constituées soit par des autorisations de crédits.

III - OUVERTURE DU DOSSIER DE DOMICILIATION


La domiciliation constitue l’opération préalable à tout début d’exécution physique ou
financière d’un contrat commercial ou factures.
La domiciliation est subordonnée, en plus de la constitution du dossier, au paiement d'une
taxe par l'importateur dont le montant est fixé à 10 000,00 DA pour l'import de biens ou
marchandises et au taux de 3% du montant de la domiciliation pour l'import des services (loi
de finances 2009).
L’ouverture d’un dossier d’importation donne lieu à la délivrance d’un numéro de
domiciliation par la banque domiciliataire sur demande écrite de l’importateur après
vérification du tarif douanier en liaison avec le produit à importer, et de la liste des produits
interdits, prohibés ou soumis à une restriction.
Le numéro est prélevé d'un répertoire, dûment côté et paraphé par un responsable, suivant
modèle type de la banque comportant une numérotation ouverte par trimestre, complétés
par :
 La date d'ouverture
 Le numéro de domiciliation
 La date, références et montant en devises
 Le nom de l'importateur
 La décision du guichet à compléter après apurement
 La date du compte rendu

Le répertoire est tenu sur support papier et devrait être intégré dans le système d'information
de la banque.

La codification de la domiciliation bancaire est composée de vingt et un (21) chiffres et


lettres et se décompose dans l'ordre suivant, comme stipulé dans la note N° 53 du 27/11/00 de
la Banque d’Algérie :

A B C D E F G H

A- Deux chiffres qui correspondent au lieu d'implantation géographique de la banque


déterminée par le code Wilaya.
B- Deux chiffres qui correspondent au code agrément banque
C- Deux chiffres qui correspondent au code agrément du guichet domiciliataire
D- Quatre chiffres qui correspondent à l'année.
E- Un chiffre qui correspond au trimestre d'ouverture du dossier de domiciliation
F- Deux chiffres qui indiquent la nature du contrat
G- Cinq chiffres qui indiquent le numéro d'ordre chronologique des dossiers de domiciliation
ouverts durant un même trimestre.
H- Trois positions qui indiquent la monnaie de facturation selon la norme « ISO ».

Cette codification est matérialisée par un cachet de domiciliation reprenant le code de l'agence. 

EXEMPLE :

SOCIETE GENERALE ALGERIE


AGENCE BBA 00751

34 15 01 2013 3 10 00021 USD


Ce cachet sera apposé sur toutes les factures pro forma, ou définitives, de même que sur le
contrat de prestations.
Pour le suivi de l'importation, un dossier de domiciliation appelé couramment «fiche de
contrôle » est ouvert dans lequel est classé, une copie de facture ainsi que la demande de
domiciliation du client.
A signaler que les chiffres en nombre de cinq (5) correspondent au numéro d'ordre
chronologique des dossiers ouverts dans le trimestre.
La distinction qui prévalait jusqu'au 13 mai 2007 entre la domiciliation à l'importation à délai
normal appelée «DI» et celle à délai spécial dite «DIP» n'a plus de raison d'être. Par conséquent
le numéro «chronologique à cinq chiffres» de domiciliation commencera du chiffre 00001 à
l'infini.

Une commission de domiciliation et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sont perçues pour
chaque dossier ouvert suivant :

- les conditions de banque arrêtées par chaque banque et en vigueur au moment de


l'acte de domiciliation,

- le barème en vigueur, fixé par la loi de finances de l'année concernée, s'agissant de


la TVA.

Et enregistré ainsi:
DEBIT : Compte du client (Montant de la commission de domiciliation augmenté du
montant de la TVA.)

CREDIT: Compte de produits (Montant de la commission de domiciliation)


Compte TVA à reverser (Montant de la TVA).

IV- GESTION ET SUIVI DU DOSSIER


Cette phase se situe entre la date d'ouverture et la date d'apurement du dossier de
domiciliation.
Toute imputation rentrant dans le cadre d'un dossier de domiciliation doit se faire en
respect des dispositions de l'ouverture (montant, fournisseur, monnaie de facturation, etc.).

Chaque utilisation sera justifiée par une facture définitive appuyée d'un document attestant
l'expédition des marchandises à destination exclusive du territoire douanier national dont
un exemplaire sera conservé dans le dossier à savoir :

 Connaissement (B/L) portant la mention « ON BORD »


 lettre de transport aérienne « LTA »
 récépissé des transports ferroviaires, ou routiers
 Récépissé des colis postaux, ou D.H.L ou autres
 Avis d'arrivée des marchandises

La procédure consiste donc

-POUR L'IMPORTATEUR:

A s'engager à effectuer ou à faire effectuer pour son compte les opérations et les
formalités bancaires requises par la réglementation en vigueur.

- POUR LA BANQUE:

A effectuer pour le compte du client les opérations et les formalités prévues par la
réglementation des changes, et l'ouverture d'un dossier destiné à recevoir tous les
documents préalables et définitifs :

- facture pro forma et définitive


- contrat commercial
- autorisation du Ministère du commerce éventuellement
- tous documents, commercial, financier et douanier

V- REGLEMENT FINANCIER (TRANSFERT DES FONDS)


 Les transferts en devises sont réalisés conformément aux clauses contractuelles et en
conformité avec les accords éventuels régissant les relations financières de l'Algérie avec
les pays fournisseurs et les règles et usances internationales.

 Les transferts peuvent s'effectuer sous différentes formes, qui sont universellement
admis, à savoir :

1. Versements des acomptes pour l'importation des biens d'équipements prévus au


contrat commercial, dans la limite de 15% du montant de l'opération, subordonnés
dans tous les cas à une caution bancaire de restitution d’acompte émanant d’une banque
de premier ordre, d’égale valeur.

2. Lors de la réalisation d'un crédit documentaire, et ce en respect des dispositions


réglementaires d'ouverture.

3. Le transfert peut également s'effectuer sur la base d'une remise documentaire


appuyée d'un document de transport à destination de l'Algérie.

NB : Depuis le 16 Février 2009 par note N°16/DGC/2009 de la Banque


d’Algérie, il est souligné que pour tout règlement d’une importation de biens
par « remise documentaire ; » ou par «  crédit documentaire ; »il y a lieu
d’exiger parmi les documents constitutifs du dossier :
1°) Le certificat phytosanitaire pour tout produit agro-alimentaire ;
2°) Le certificat de contrôle de qualité de la marchandise ;
3°) Le certificat d’origine de l ’importation.
Ces documents doivent être établis par des organismes dûment habilités du
pays exportateurs, lesquels sont nécessairement différents du fournisseur.

4. Le transfert peut également s'effectuer sur la base des factures définitives et des
documents douaniers (exemplaire BANQUE) de mise à la consommation des
marchandises, appelé couramment paiement par virement, ou ordre de paiement émis
(OPE).
5. Lorsqu'il s'agit d'importations de services, le transfert s'effectue sur la base des
factures définitives visées par l'importateur résident accompagnées des attestations
de services faits y afférents.

6. Les transferts de fonds effectués par les sociétés étrangères «  non résidentes  »
sont soumis à la production d’une attestation de transfert délivrée par la
Direction Générale des Impôts en vertu de l’article 10 de la loi des finances pour
2009 et lettre N° 16 du 17 Janvier 2009 de la DGI.

VI- PERIODICITE DES DECLARATIONS D’OUVERTURE ET D'APUREMENT A


L'IMPORTATION
Les textes en vigueur mettent à la charge de chaque Banque des dates fixes qui sont
définies par l’instruction N° 03/07 du 31/05/07 de la Banque d’Algérie pour déclarer au
contrôle des changes les dossiers de domiciliation, à savoir :
- Mensuellement et dans les deux semaines qui suivent le mois de référence, les
déclarations d’ouverture et d’apurement des dossiers de domiciliation à l’importation des
biens et services, conformément aux canevas indiqués à l’instruction précitée se trouvant en
annexe de ce support

VII- INVENTAIRE ET CONTROLE DES DOSSIERS DE DOMICILIATION


L'inventaire des dossiers de domiciliation doit être assuré d'une manière constante et ce,
préalablement aux dates butoirs d'envoi des déclarations au contrôle des changes.

Ce contrôle doit être effectué de sorte que le dossier concerné soit prêt à l'apurement définitif
et / ou déclaration.

Ce contrôle doit toucher les pièces suivantes, essentielles à l'apurement :


 Les copies des documents d'expédition (connaissement, LTA) ou autre document
reconnu comme tel.
 Les copies des factures définitives
 Le contrat commercial
 Le document douanier exemplaire «BANQUE », à réclamer en cas de défaut, au
bureau des douanes concerné avec copie à la Direction Générale de cette institution,
ou le document admis comme équivalent.
 Attestation de service fait, pour les dossiers d'importation de services.
 la ou les formules statistiques dûment annotées (FORMULE 4).
 Le message Swift relatif au transfert des fonds vers l’étranger.
 Les éventuelles autorisations administratives (visa technique ou autre) si exigible.

L'apurement étant le dernier acte de domiciliation, il est donc impératif de l'exécuter


correctement et d'en assurer le contrôle préalablement aux dates des déclarations statistiques
au contrôle des changes

Dans son article 53, le règlement 07/01 spécifie que :


A)- Le contrôle des dossiers de domiciliation et de transfert des opérations d’importations
doit s’achever :
 Pour les contrats commerciaux réalisés au comptant, dans les 3 mois qui suivent le
règlement financier de l'opération.
 Pour les contrats commerciaux réalisés par paiements différés, dans un délai
maximum de 3O jours suivant le dernier règlement de l'opération.

B) -Au terme de la période de contrôle et d'apurement des dossiers de domiciliation, la


banque domiciliataire :
 Apure le dossier s'il est régulier et conforme aux dispositions
 Doit adresser les observations nécessaires à l'importateur pour l'amener à régulariser
le dossier s'il présente des irrégularités (insuffisances ou excédents de règlement
).En cas de carence de l'importateur et passé un délai supplémentaire de 30 jours,
la copie du dossier est transmise au contrôle des changes de la Banque d'Algérie
lorsque l'opération dégage un excédent supérieur à 100.000 DA dans le mois qui suit
la date limite de validité du dossier concerné.

APUREMENT DES CONTRATS DE PRESTATIONS

Les prestations prévues contractuellement doivent être justifiées au moment de l'apurement des
dossiers par :
 la facture définitive dûment approuvée par le cocontractant Algérien
 Les formules statistiques dûment annotées (FORMULE 4)
 De la copie du SWFIT de règlement
 Les attestations de service fait dûment approuvées
 Tout autre document prévu contractuellement ou sur l'accord detransfert initié par
l'autorité compétente.

CONSERVATION DES DOSSIERS DE DOMICILIATION

Les dossiers de domiciliation ainsi déclarés doivent être conservés avec tous les justificatifs
appropriés au niveau des archives pour être mis à la disposition du contrôle des changes ou tout
autre organe de contrôle interne ou externe pendant une période de 5 ans.

Cette période n'est pas limitative et une attention particulière doit être réservée à ces archives
au même titre que toute autre opération.

1) Cas pratique  :

1. Les documents utilisés dans le commerce extérieur   :

Les documents utilisés dans le commerce international, ou simplement entre un


acheteur et un vendeur, est un indicateur de confiance ou de méfiance qui règne entre les
deux partenaires .Un acheteur en position de force est en mesure d’exiger n’importe quel
document.
Dans l’ensemble de ces documents, on distingue :

- Les documents justifiant le prix.


- Les documents de transport.
- Les documents d’assurance.
- les documents douaniers.
- Documents divers.
1-Documents justifiant le prix :
1-1) Facture commerciale :
La facture commerciale est un document qui reprend les conditions de vente et décrit
la marchandise en détail. Elle doit mentionner :
 La raison sociale ou le nom et l’adresse des deux parties (acheteur et vendeur).
 Les caractéristiques des marchandises.
 Le prix des marchandises (unitaire et global).
 La date de l’établissement.
 La date (échéance) et le mode de règlement.
1-2) Facture pro forma :
La facture pro forma est un document préalable à la conclusion d’un contrat de vente
ou d’une transaction commerciale. Elle reprend toutes les caractéristiques de la marchandise
ainsi que le montant et le mode de paiement.
Alors que la facture commerciale atteste la conclusion définitive d’une opération
commerciale, la facture pro forma n’est qu’une promesse de vente. C’est donc à l’acheteur
que revient, en dernier ressort, la décision d’accepter ou de refuser l’offre.
1-3) Facture consulaire :
La facture consulaire est un document visé par le consulat du pays importateur
installé dans le pays exportateur. Elle a pour avantage d’authentifier les informations à
caractère général transmises par le vendeur, notamment celles relatives à la tarification.
1-4) Facture douanière :
C’est une facture commerciale établie par le vendeur en respectant les normes
douanières du pays importateur.

2-Documents de transport :
Le choix d’un moyen de transport s’effectue en fonction de quatre variables : la
situation géographique entre les parties contractantes, le coût, les délais et la sécurité.
Dès la prise en charge de la marchandise, le transporteur remet au vendeur un titre qui
sera adressé à l’acheteur dans les meilleurs délais. Ce titre indique que les marchandises ont
été chargées à bord, expédiées, prises en charge et acceptées pour transport.
Le titre de transport est un élément important dans les opérations de remises et de
crédits documentaires ; les nouvelles règles d’usance lui ont consacré les articles de 23 à 29
(*)

Les principaux titres de transport utilisés sont :


- Le connaissement maritime.
- La lettre de transport aérien.
- La lettre de voiture internationale.
- La lettre de transport ferroviaire.

2-1) Le connaissement maritime (Bill of lading) :


Le connaissement est établi par la compagnie maritime et signé par le capitaine du
navire. Il possède un triple aspect :
 C’est un récépissé d’expédition pour le chargeur prouvant que la marchandise a été
expédiée.
 C’est un contrat de transport dont les clauses sont insérées sur le document lui-même.
 C’est un titre de propriété des marchandises transportées. A cet effet, il devient un
titre négociable.

Il peut être établi en plusieurs exemplaires originaux, et former ainsi ce qui est appelé
« le jeu complet ou full set ». Il doit contenir les renseignements suivants :
 Le nom de l’expéditeur et du destinataire.
 Le nom du capitaine du navire.
 Le nom du navire.
 Les conditions de transport.
 La nature, le nombre, le poids et la valeur de la marchandise.
 Un numéro de référence.
 La mention «on board » ou « chargé à bord » attestant que la marchandise a bien été
embarquée sur le navire.
 La date et les signatures du chargeur et du capitaine du navire.

Le connaissement se présente sous les formes suivantes :


(*)
CCI . « R.U.U relatives aux Crédits Documentaires » .Pages : 29-45
a) Nominatif :
Le connaissement est nominatif lorsque le nom du destinataire est désigné sur le
document. Seul le bénéficiaire indiqué peut disposer de la marchandise.
Le transfert de propriété des marchandises ne peut se faire qu’au moyen d’une
déclaration de cession. A cet effet, l’endossement d’un connaissement nominatif n’est pas
admis.
b) A ordre :
Le connaissement « à ordre » porte, avant ou après l’adresse du destinataire, la
mention « à ordre ». Il peut être transférable par endossement.
c) Au porteur :
Le connaissement au porteur porte la mention « au porteur » sous l’adresse du
destinataire. Il permet à son détenteur de disposer de la marchandise

Remarque :
D’autres mentions peuvent être indiquées sur le connaissement :
 Reçu pour embarquement : Atteste la prise en charge par la compagnie maritime de
la marchandise et ne garantit pas l’expédition.
 Net de réserves (clean) : Certifie le bon état de la marchandise lors de la prise en
charge.
 Surcharge : En cas de réserves de la compagnie portant sur la qualité ou l’état des
marchandises chargées.

2-2) La lettre de transport Aérien (Air Way Bill) :


C’est un document de transport aérien établi par la compagnie aérienne ou un agent
agrée, sur les instructions de l’expéditeur et sous sa responsabilité. Il constitue un simple
reçu d’expédition, nominatif et non négociable.
Pour retirer la marchandise de l’aéroport, le propriétaire doit présenter un titre appelé
« avis d’arrivée »  établi et envoyé par la compagnie aérienne au destinataire des
marchandises.
La lettre de transport aérien est émise en trois exemplaires :
 Le premier exemplaire est destiné au transporteur.
 Le deuxième exemplaire sera remis au destinataire.
 Le troisième exemplaire est destiné à l’expéditeur.

2-3) La lettre de voiture internationale ou lettre de camionnage :


La lettre de voiture internationale est un simple reçu d’expédition nominatif qui
atteste le transport de la marchandise par camion. Elle n’est pas négociable.

2-4) La lettre de transport ferroviaire ou duplicata de la lettre de voiture


internationale (DLVI) :
C’est un document de transport par voie ferroviaire qui matérialise une preuve de
transport, mais il n’est pas négociable et ne constitue pas un titre de propriété.

Elle est établie en 06 exemplaires dont le 4 ème portant la mention « duplicata » est
remis à l’expéditeur.

3-Documents d’assurance :
Un contrat d’assurance est un document qui atteste que la marchandise est assurée. Il
permet à la personne ayant droit sur cette marchandise de se faire dédommager en cas de
sinistres prédéfinis dans les clauses de ce contrat.
En Algérie, c’est l’importateur algérien qui doit assurer les marchandises qu’il importe
auprès d’une compagnie d’assurance algérienne.
Le contrat ou la police d’assurance, qui lie la compagnie d’assurance à l’assuré, fixe
les droits et les obligations de chaque partie.
On distingue deux principaux types d’assurance :
3-1) La police flottante ou police d’abonnement :
La police flottante est un contrat global d’une durée de six mois à un an généralement.
Elle couvre toutes les expéditions des marchandises pour le compte de l’importateur assuré.
A chaque expédition la compagnie délivre au client « un certificat d’assurance ».

3-2) La police au voyage :


La police au voyage, dite également assurance « au cas par cas », est une police
d’assurance souscrite par l’importateur algérien à chaque fois qu’il a besoin de se couvrir
contre certains risques lors de l’expédition de sa marchandise.

4-Documents Douaniers :
Les déclarations en douanes sont visées par l’administration douanière du pays
exportateur et sont établies sur des imprimés spécifiques.

5-Documents divers :
En plus des documents présentés précédemment, d’autres pièces peuvent être
exigées. Elles concernent essentiellement la qualité de la marchandise.

5-1) Certificat d’origine :


Le certificat d’origine précise le pays où ont été produites les marchandises importées.
Il est généralement établi par une chambre de commerce du lieu d’expédition ou les services
des douanes.

5-2) Certificat de provenance :


C’est un document qui précise le pays de provenance de la marchandise, c’est -à -dire
le pays exportateur.

5-3) Note de poids et la liste de colisage :


C’est un document qui reprend les références des factures correspondantes, et les
caractéristiques et conditions d’emballage de la marchandise.
5-4) Certificat de pesage :
C’est un document qui certifie les poids exacts des marchandises concernées. Il est
délivré par un organisme compétent en la matière.

5-5) Certificat d’analyse :


C’est un document émis par un laboratoire agrée, il donne la composition des
produits analysés (minerais, produits chimiques, pharmaceutiques…etc.).
5-6) Certificat sanitaire, vétérinaire, phytosanitaire :
Ces certificats sont fournis par un vétérinaire, un laboratoire, un service du ministère
d’agriculture, …etc. Ils certifient la bonne qualité des marchandises importées sur le plan
sanitaire.

5-7) Certificat de non-manipulation :


C’est un document qui certifie que la marchandise est expédiée telle qu’elle est
chargée.

5-8) Certificat d’agréage :


L’agréage est une opération nécessaire en prévision de litiges qui pourraient surgir
entre l’acheteur et le vendeur sur l’état des marchandises expédiées.
Il est établi par un organisme spécialisé et comprend essentiellement le :
 Contrôle de la qualité.
 Contrôle de la quantité.
 Contrôle de la technique du produit.
 Contrôle du conditionnement et d’emballage.

2. Les incoterms  :

1-Définition :
Une opération du commerce extérieur ne peut se réaliser sans que ne soit posée la
question d’acheminement des marchandises. En effet, l’acheteur et le vendeur devront
ensemble déterminer qui, des parties, assumera les frais, supportera les risques liés à cette
transaction.
La Chambre de Commerce Internationale a mis en place dés 1923 les incoterms : une
codification des termes de ventes et conditions de transport à l’export, qui précise le
transfert des risques et des frais entre vendeur et acheteur.
La liste des incoterms a été modifiée à diverses reprises en 1953, 1980, 1983,1990,
1995 et 2000. Ces modifications visent l’adaptation des conditions de vente au
développement des moyens de transport et à l’évolution des échanges mondiaux.
Actuellement, il existe 14 incoterms, regroupés en quatre catégories (E, F, C, D) selon
le mode de transport utilisé.
2-But des incoterms :
Les incoterms précisent, sans aucune ambiguïté, les obligations des parties
contractantes lors de la rédaction d’un contrat commercial. Ainsi, ils permettent d’éviter les
litiges qui résultent d’une erreur d’interprétation des clauses.
En fonction de l’incoterm choisi, les parties contractantes savent :
 A quel moment est transférée la responsabilité de la marchandise d’une partie à une
autre.
 A qui incombent les coûts d’emballage, de transport, d’assurance, les droits et
taxes…etc.
 Qui des parties établiront les formalités documentaires.

Les Incoterms 2000 supprimés :   Les nouveaux Incoterms introduits:


DEQ : Rendu à quai  DAT : Rendu au terminal
DAF : Rendu à la frontière
DES : Rendu au navire  DAP : Rendu au lieu de destination
DDU : Rendu non dédouané

Quels sont les Incoterms 2010 ?

Classement par degré croissant d’obligations pour le vendeur et, par conséquent, de cout de plus en plus
élevé des marchandises pour l’acheteur :

Libellé Anglais Libellé Français


EX Works... Usine (EN), usine (à l')…
EXW ENU
named place lieu convenu
Free CArrier… Franco Transporteur…
FCA FCT
named place lieu convenu
Free AlongSide ship… Franco le Long du navire …
FAS FLB
named port of shipment port d’embarquement convenu
Free On Board… Chargé A Bord...
FOB CAB
named port of shipment port d’embarquement convenu
Cost and Freight … Coût et Fret...
CFR CFR
named port of destination port de destination convenu
Carriage Paid To… Port Payé jusqu’à …
CPT POP
named port of destination port de destination convenu
Cost, Insurance, Freight... Coût, Assurance et Fret...
CIF CAF
named port of destination port de destination convenu
Carriage and Insurance Paid to... Port et Assurance Payés,
CIP PAP
named place of destination port de destination convenu
Delivered At Terminal... Rendu au Terminal...
DAT RPD
Named port of destination port de destination convenu
Delivered at Place … Rendu au...
DAP RLD
named port of destination lieu de destination convenu
Delivered Duty Paid... Rendu Droits Acquittés…
DDP RDA
named place of destination lieu de destination convenu

Classement des incoterms ventilés par mode de transport

Tout mode de transport (maritime inclus) : EXW, FCA, CPT, CIP, DAT*, DAP*, DDP

Transport fluvial et maritime : FAS, FOB, CFR, CIF

* DAT et DAP peuvent être utilisés indifféremment pour les transactions dans lesquelles
un seul type ou plusieurs types de transport sont utilisés.

Vente au départ, vente à l’arrivée : une distinction fondamentale

Vente au départ : Signifie que la marchandise voyage aux risques et périls de l’acheteur

 Soit à partir de sa mise à disposition dans les locaux du vendeur (EXW) ;


 Soit à partir du moment où elle a été remise au transporteur aux fins d’expédition
(FCA, FAS, FOB, CFR, CIF, CPT et CIP) ;
Les Incoterms de vente au départ font supporter par l’acheteur (dans une plus ou
moins grande mesure) les charges et les risques liés au transport des marchandises.

Vente à l’arrivée : signifie que la marchandise voyage aux risques et périls du vendeur
jusqu’au point/port convenu. 3 Incoterms sont prévus :

 jusqu'à la fin du transport maritime et du débarquement (DAP) ;


 jusqu’au point de destination (DAT, DDP).

Qui supporte les frais de logistique ?

Répartition des coûts selon l’Incoterm négocié dans le contrat

LIBELLES Départ Transport Transport principal Frais


usine principal non acquitté par le d’acheminement
acquitté par le vendeur supportés par le
vendeur vendeur jusqu’à
destination
Incoterm
EXW FCA FAS FOB CFR CIF CPT CIP DAT DAP DDP
/Coût
Emballage V V V V V V V V V V V
Chargement à
A V V V V V V V V V V
l’usine
Pré
A V V V V V V V V V V
acheminement
Douane
A V V V V V V V V V V
export
Manutention
A A A V V V V V V V V
au départ
Transport
A A A A V V V V V V V
principal
Assurance
A A A A A V A V V* V V
transport
Manutention à
A A A A A A A A V V V
l’arrivée

Douane
A A A A A A A A A A V
import

Post
A A A A A A A A A A V
acheminement
Déchargement
A A A A A A A A A A V
usine
V: Coût à la charge du vendeur
A: Coût à la charge de l’acheteur
* : non obligatoire

EXW : a l’usine (lieu concenu) : ACH supporte tous les frais et Obligation
risques de la marchandise minimale pour le
V
FCA : (franco transporteur- lieu de départ / livraison convenu : le
V support les F et R jusq’a la remise des M au 1 er transporteur désignée
par ACH Le V n’assume
FAS : Franco le long du navire, port d’embarquement convenu : le ni les risques ni
V support les F et R jusqu'à ce que la M soit placée dédouanée le long les couts de
du navire au port d’embarquement convenu (à quai) transport
FOB : frnco board / port d’embarquement convenu : le transfère des
F et R se fait au moment ou la M est à bord du navire
CFR : cout et fret / port de destination convenu : le V paie les F
maritime le Transfer des R se fait au moment ou la M est à bord du
navire
CIF : Cost Insurance Freight / Coût Assurance Fret, port de
destination convenu : le V paie les F maritime et souscrit une
assurance pour le compte de ACH, la M voyage au risque et périle de Le vendeur
ACH, meme transfert de risque que FOB, CFR assume les couts
CPT : Carriage Paid To / Port Payé jusqu’à, lieu de destination du transport
convenu :le transfret des R et F à lieu au moment de la remise de la M principale mais
au 1er transporteur. pas les risques
CIP: Carriage and Insurance Paid To / Port Payé Assurance
Comprise Jusqu’au… (lieu de destination convenu) : CIP est
identique au CPT, mais le vendeur doit fournir en plus une assurance
transport. Le vendeur conclut le contrat de transport, paie le fret et la
prime d'assurance
DAT (Rendu au terminal, terminal convenu au port ou au lieu de
destination) : le V support les R et F jusqu'à la mise à disposition de la
M non dédouanée sur le treminal dument déchargé
DAP (Rendu au lieu de destination, lieu convenu) : le transfert des R
Le vendeur
et F se fait jusqu’au lieu convenu de livraison sont à la charge du V.
assume les couts
DDP : Delivered Duty Paid / Rendu Droits Acquittés, lieu de
et les risques du
destination convenu : le transfert des R et F se fait à la livraison chez
transport
l’acheteur (marchandise non déchargée) c’est l’incoterm imposant des
obligation maximal au vendeur, Le terme DDP est exactement l’opposé
de EXW

3-Rôle du banquier :
La maîtrise des incoterms est un impératif incontournable pour le banquier qui est
appelé à :
 Renseigner son client.
 Engager les fonds de la banque dans le financement des opérations d’importation
susceptibles d’être immobilisés pour une mauvaise appréciation des risques.
 Appliquer la réglementation en vigueur qui fait obligation à l’importateur de
souscrire lui-même une police d’assurance auprès d’une compagnie algérienne. De ce
fait, les incoterms CIF et CIP ne sont pas admis.

3. Les moyens de paiements internationaux  :

I) introduction :
Les opérations du commerce extérieur revêtent un caractère complexe et multiforme,
et peuvent se déboucher sur de graves problèmes concernant la livraison et le règlement de
la marchandise.
Pour faire face à ces problèmes, qui peuvent naître à l’occasion de toute transaction
commerciale internationale, les banques proposent à leur clientèle une multitude de services
assurant ainsi la réception de la marchandise pour l’importateur et le règlement pour
l’exportateur.
Parmi ces services, on trouve les différents modes de règlement qui garantissent un
bon dénouement des transactions tels que le crédit documentaire et la remise documentaire.

1) Le crédit documentaire :
Le crédit documentaire est un arrangement par lequel une banque émettrice, agissant à
la demande d’un client donneur d’ordre, est chargée d’effectuer un paiement au bénéficiaire
ou à son ordre ou d’accepter et payer des effets contre la remise des documents stipulés,
pour autant que les termes et les conditions du crédit soient respectés.
C’est aussi un engagement par signature qui offre le maximum de sécurité au vendeur
comme à l’acheteur.
En effet, il permet au vendeur de ne céder la marchandise qu’après avoir été réglé, et à
l’acheteur de ne les payer que quand il en a pris possession.
1.1) Les différentes formes de crédits documentaires :

On distingue plusieurs formes de crédits documentaires :


a- Le crédit documentaire révocable : C’est un crédit qui ne crée aucun lien juridique
entre la banque émettrice et le bénéficiaire. Il peut être modifié ou annulé par le donneur
d’ordre ou son banquier tant que les documents n’ont pas été présentés à la banque où le
crédit documentaire révocable est logé.
Cette forme de crédit, qui n’offre pas de garantie suffisante au bénéficiaire, n’est
pratiquement jamais utilisée.
Remarque : le terme révocable à été supprimé dans les RUU 600
b- Le crédit documentaire irrévocable : Dans cette forme de crédit, la banque émettrice
prend l’engagement ferme et définitif d’exécuter les clauses de paiement, d’acceptation ou
de négociation du crédit, sous réserve de la conformité des documents aux stipulations du
crédit et du respect de la date de validité.
Le crédit documentaire irrévocable ne peut être modifié ou annulé qu’avec l’accord de
toutes les parties intéressées.

c- Le crédit documentaire irrévocable et non confirmé : Lorsque le crédit n’est pas


confirmé, mais simplement notifié, la banque notificatrice se borne purement et simplement
à :
Informer le bénéficiaire de l’ouverture du crédit. Elle ne prend alors aucun engagement
et ne sera pas tenue d’honorer les documents lors de leur présentation par le bénéficiaire.

d-Le crédit documentaire irrévocable et confirmé : Lorsque le crédit est confirmé, la


banque notificatrice devient confirmatrice et s’engage à payer les documents sous réserve
qu’ils soient conformes et présentés dans les délais.
Le bénéficiaire possède alors la garantie de deux banques dont une de son pays. Ainsi,
il n’encourt plus le risque de transfert ou le risque politique.
1.2) Les crédits documentaires spéciaux : On retiendra :

a- Le crédit documentaire revolving : C’est un crédit documentaire dont le montant est


renouvelé automatiquement. Il permet de procéder à des paiements successifs comme dans
le cas des livraisons échelonnées. Il peut être cumulatif c’est-à-dire que les montants
restants des tranches non utilisées peuvent être ajoutés aux tranches subséquentes, et il peut
être non cumulatif dans le cas contraire.

b- Le crédit documentaire transférable : C’est un crédit qui permet de transférer tout ou


partie du crédit à un tiers qui devient le véritable fournisseur et qui bénéficie également de
l’engagement d’une banque.
C’est un crédit qui est utilisé lorsque le premier bénéficiaire ne fournit pas lui même
les marchandises ; il doit donc transférer une partie de ses droits et obligations aux autres
fournisseurs en tant que seconds bénéficiaires.

c- Le crédit back to back  : C’est un deuxième crédit documentaire dont le donneur d’ordre
est bénéficiaire du crédit initial.
Comme dans le cas du crédit transférable, le vendeur s’adresse à un fournisseur pour
obtenir les marchandises correspondantes. Si la banque accepte d’émettre un second crédit,
ce dernier devrait être libellé de telle façon que les documents requis à ce titre s’intègrent au
mieux dans la réalisation du premier crédit, et soient remis dans les délais suffisants pour
permettre l’utilisation du crédit initial.

d-Le crédit « Red Clause  » : son nom vient de son inscription en rouge, en marge du
crédit, afin de le mettre en évidence, à l’origine.
Il autorise des paiements en partie ou en totalité avant la livraison des marchandises et
la remise des documents, garantissant ainsi la satisfaction des besoins de trésorerie de
l’exportateur qui s’engage à rembourser l’avance s’il ne fournit pas les documents
conformes dans les délais.

1.3) La procédure de crédit documentaire :


La procédure d’ouverture d’une opération de crédit documentaire, qui fait intervenir le
donneur d’ordre, la banque émettrice, le bénéficiaire et la banque notificatrice, se résume en
trois parties :
a- L’ouverture : Après la conclusion d’un contrat commercial entre l’importateur et
l’exportateur prévoyant le paiement au moyen d’un crédit documentaire, l’acheteur
demande à son banquier d’ouvrir un crédit documentaire au bénéfice de son fournisseur.
Le banquier ouvre un crédit et garantie l’engagement de son client de payer les
marchandises contre présentation des documents. Il s’adresse ensuite à son correspondant,
généralement une banque installée dans le pays de l’exportateur, pour notifier et
éventuellement confirmer le crédit documentaire.
Enfin, la banque notificatrice avise le bénéficiaire de l’émission du crédit
documentaire.
b-La présentation : Lorsque le vendeur reçoit la notification du crédit, il procède à
l’expédition de la marchandise et remet les documents requis à la banque notificatrice. Cette
dernière procède à la vérification de la conformité des documents qu’elle va adresser à la
banque émettrice.
A la réception des documents, la banque émettrice procède à leur vérification et leur
1
paiement s’ils sont conformes.
Importateur Contrat Exportateur
c- Le règlement : La banque émettriceCommercial
invite son client à retirer les documents conformes
aux conventions du9contrat contre paiement ou acceptation de traite.
L’importateur en possession
Ainsi, le clientdesen possession
documents des L’exportateur
peut prendre documents, expédie
peut prendre
la possession des
2 8
livraison des marchandises
marchandises. marchandise : des documents
5
Enfin, nous retraçons ces étapes dans le schéma suivant :
d’expédition lui sont

L’importateur Le banquier de délivrés. L’exportateur Le banquier


demande à son l’importateur remet les notifie à
banquier remet les documents à sa l’exportateur le
d’ouvrir un documents à son banque qui les crédit en y
crédoc en faveur client et le débite vérifie (et le paie ajoutant sa
de l’exportateur si confirmation) confirmation
éventuelle

La banque de
l’exportateur envoie les 6 4
documents au banquier de
l’importateur qui le 7
crédite en retour après
Banque de l’importateur étude et accord sur les Banque de l’exportateur
documents

La banque de
3 l’importateur ouvre le
crédit documentaire
auprès de la banque de
l’exportateur
- Déroulement d’une opération de crédit documentaire -
1.4) Traitement pratique d’un crédit documentaire :
1. A l’importation : L’opération de crédit documentaire à l’importation se déroule en trois
étapes :

a) L’ouverture : Le client se présente avec une demande d’ouverture de crédit


documentaire établie sur un formulaire spécial. Ce formulaire est composé de six feuillets
où sont mentionnées les dix-neuf clauses des règles et usances représentant les instructions
du client donneur d’ordre. Nous en citons :
Nom du donneur d’ordre, Nom de l’agence domiciliataire, Nature du crédit, Montant en
devise, Bénéficiaire du crédit, Type d’utilisation, Banque notificatrice , Date de validité,
Destination.
Le banquier vérifie soigneusement toutes les clauses de la demande, accompagnée de
deux factures pro forma dûment domiciliées, et s’assure de l’aspect réglementaire et
technique au regard des règles et usances. Il procède ensuite à l’attribution d’un numéro
d’ordre chronologique et à l’ouverture d’une chemise « crédit documentaire transmis » où
sont reportés tous les renseignements concernant le crédit. Enfin, il effectue la
comptabilisation liée à l’opération et établit la formule statistique pour transmettre le dossier
complet à la DTOE.

La comptabilisation à l’ouverture :
 Constitution de la provision :
Débit : compte courant du client.
Crédit : PREG (provision reçue en garantie).
 Perception des commissions :
Débit : compte courant du client.
Crédit : compte produits + TVA.

b) La gestion : La gestion du crédit documentaire intervient dans la période durant laquelle


le dossier est maintenu en attente de sa réalisation ou éventuellement de son annulation.
Pendant cette période, l’agence pourrait procéder à d’éventuelles modifications sur le
crédit et devrait en aviser la DTOE. Ces modifications peuvent concerner la durée, la raison
sociale de l’établissement, une augmentation du montant de crédit …etc.
Comptabilisation en cas de modification :
 Modification de la durée :
Si la modification de la durée est supérieure à un trimestre, les commissions d’engagement
sont recalculées et perçues de nouveaux. Si celle-ci est inférieure à trois mois, l’agence ne
perçoit que des commissions de modification dont la comptabilisation est la suivante :
Débit : Compte courant du client.
Crédit : Compte produits.
 Diminution du montant :
Restitution du montant de la PREG occasionnée par la modification du montant du crédit
documentaire et perception des commissions de modification :
Débit : compte de PREG + compte produit.
Crédit : compte courant du client.
 Augmentation du montant :
Augmentation de la PREG occasionnée par la modification du montant du crédit.
c) La réalisation : Les modes de réalisation des crédits documentaires se définissent par
l’usage qu’il en est fait.

C’est pourquoi, on distingue généralement, trois modes traditionnels de réalisation en


matière de crédit documentaire :
 Par paiement : C’est une opération qui consiste, pour la banque émettrice, à verser au
profit de l’exportateur les fonds, soit par son siège ou son correspondant établi dans le pays
de l’exportateur consécutivement à la levée des documents.
 Par acceptation : C’est une opération qui consiste à la banque émettrice :
 Soit à accepter une traite tirée sur elle par le vendeur si le crédit est réalisable dans le
pays du vendeur.
 Soit à faire accepter une traite par son siège ou encore son correspondant installé dans le
pays du vendeur.
Et bien entendu, ces deux alternatives s’exécuteront contre la remise des documents
conformes aux termes et conditions du crédit documentaire.
 Par négociation : La réalisation par négociation est une pratique des banques anglo-
saxonnes, et basée sur la lettre de crédit. Cette dernière est un engagement émis en faveur
d’un exportateur par la banque de l’importateur et qui autorise cet exportateur à tirer, sur
elle ou sur une banque expressément désignée, une traite documentaire.
La lettre de crédit est négociable auprès d’une banque choisie par le bénéficiaire. Celui-
ci a la faculté de remettre cette lettre de crédit à l’escompte auprès de sa banque, donc le
coût de l’escompte est à la charge du fournisseur.
La négociation de cette lettre de crédit doit s’opérer en échange des documents prévus
dans l’ordre de l’ouverture du crédit documentaire.

2. A l’exportation : Le traitement d’un crédit documentaire à l’exportation est le même


que celui à l’importation sauf que notre client devient bénéficiaire.
A la réception d’une lettre d’ouverture de crédit à l’exportation par télex ou Swift et après
vérification et contrôle du message du banquier ordonnateur, la Direction des mouvements
financiers extérieurs (DMFE) accuse réception au banquier ordonnateur.
L’agence procède à l’ouverture du dossier modèle « crédit documentaire reçu » et avise
son client par télex afin que celui-ci lui fournisse les documents nécessaires à la réalisation.
Une fois les documents reçus, et après vérification et enregistrement, le banquier les
transmet au correspondant étranger.
L’agence est avisée par la DTOE et les éventuelles réserves sont notifiées au client.
Si les documents sont conformes, la DTOE fait un appel de fonds au correspondant et
reprend les écritures d’engagement, pour qu’intervient ensuite le règlement.

1.5) Les avantages et les inconvénients du crédit documentaire :


a) Les avantages :
 Il facilite la réalisation des transactions internationales en assurant aux deux parties la
plus grande sécurité.
 Il repose uniquement sur l’examen des documents spécialistes.
 Il permet à l’exportateur, avec le mécanisme de confirmation, d’avoir la certitude d’être
réglé.

b) Les inconvénients :
 L’importateur court toujours le risque inhérent au contrat de vente.
 L’exportateur n’a de sécurité maximale, pour le paiement, que dans le cas où le crédit est
irrévocable et confirmé.
 Le banquier émetteur court le risque relatif à l’analyse des documents, et le risque relatif
au financement de l’opération.

2) La remise documentaire :
La remise documentaire, ou encaissement documentaire, est une procédure de
recouvrement dans laquelle une banque reçoit mandat du vendeur d’encaisser le montant de
la créance contre remise des documents.
S’il ne garantit pas totalement le risque du vendeur, l’encaissement documentaire lui
permet cependant le contrôle de la marchandise jusqu’au paiement de l’acheteur. C’est
pourquoi la remise documentaire est particulièrement recommandée lorsqu’il n’y a que peu
de risques sur l’acheteur ou son pays.

2.1) Les formes de remises documentaires :


On distingue :
a) Remise documentaire contre paiement : L’importateur établit un ordre de paiement et
récupère les documents qui lui permettraient de prendre possession de la marchandise.
b) Remise documentaire contre acceptation : L’exportateur qui accorde un crédit à son
client doit tirer une traite sur ce dernier.
L’effet accompagne les documents et le banquier doit le faire accepter par l’importateur
avant de lui remettre les documents. A l’échéance, l’effet est présenté à l’encaissement.
c) Remise documentaire contre acceptation et aval bancaire : Pour se couvrir contre le
risque de non-paiement de la traite, l’exportateur peut stipuler dans son contrat que le
paiement de la traite doit être garanti par l’aval d’une banque établie dans le pays de
l’importateur.

2.2) Déroulement d’une opération de remise documentaire :


En remettant les documents, le vendeur donne ses instructions à sa banque (dite
remettante) quant à leur délivrance à l’acheteur. La banque remettante transmet les
documents après vérification à la banque de l’importateur (dite banque présentatrice). Cette
dernière va aviser le tiré de la réception des documents. L’acheteur peut prendre possession
des marchandises à l’aide des documents qu’il a reçu en utilisant une des formes de la
remise documentaire.
On peut retracer les étapes d’une opération de remise documentaire dans le schéma suivant :
1
Importateur Contrat Exportateur
Commercial

6 bis 2
6

5 Présentation des documents Expédition des


au transporteur pour prendre marchandises
livraison de la marchandise.
Paiement au Paiement ou remise
comptant ou des effets acceptés
acceptation des et éventuellement
effets ou 3 avalisés
paiement à
échéance. Remise des Remise des
documents. documents.

8
Transmission des
4
documents.
Banque présentatrice de Banque remettante de
l’importateur l’exportateur
Paiement ou remise des
effets acceptés et
7 éventuellement avalisés.

- Déroulement d’une opération de remise documentaire -


2.3) Traitement pratique d’une remise documentaire :
On peut résumer le déroulement pratique d’une remise documentaire en deux phases :
Phase 1 : Réception de la remise documentaire :
1.1. Enregistrement et vérification : La banque remettante transmet les documents à
l’agence domiciliataire chargée de l’encaissement. L’agent préposé aux remises
documentaires procède à leur vérification en s’assurant que les documents sont
effectivement joints au bordereau d’envoi et que les instructions du remettant sont claires,
précises et complètes. Ensuite, il appose la griffe à date du siège et enregistre les documents
reçus par attribution d’un numéro de référence sur un répertoire spécial. Enfin, il ouvre un
dossier modèle, sur lequel sont reproduites les caractéristiques et les instructions du
remettant, et établit un imprimé comprenant six feuillets ventilés comme suit :
Feuillet 1 : Aviser le client de la remise pour retirer les documents ou/et effets
conformément aux instructions du correspondant étranger.
Feuillet 2 : Accuser réception du correspondant remettant.
Feuillet 3 : Informer la DMFE de la réception de la remise.
Feuillet 4 : Mettre à jour le répertoire de la remise.
Feuillet 5 : Confirmer, éventuellement, la lettre « feuillet 1 » au client si celui-ci ne se
manifeste pas dans les 15 jours qui suivent la date du premier envoi.
1.2. Comptabilisation :
Débit : Effets documentaires à recouvrer (EDAR).
Crédit : Compte encaissement étranger (CEE).
Le banquier établit ensuite les pièces relatives aux écritures en utilisant un imprimé spécial
et qui seront envoyés à la DMFE.

Phase 2 : Règlement financier de la remise documentaire :


Le règlement financier de la remise documentaire dépend de la réponse du client aux
avis envoyés par l’agence pour payer les documents ou pour accepter un effet.
Dans le cas où le tiré ne répond pas aux avis de l’agence ou refuse de payer les
documents ou d’accepter un effet, l’agence avisera le correspondant en précisant le motif
s’il est connu et en lui demandant des instructions.
Dans le cas du règlement, la remise des documents s’effectue en adoptant une des
formes de la remise documentaire et il est préconisé d’effectuer les vérifications nécessaires
et la comptabilisation de la provision :
Débit : Compte du client
Crédit : PREG.
Le banquier procède à l’établissement d’un ordre de paiement et informe par télex ou
par lettre le remettant en annonçant « remise réglée, formalités de transfert en cours ».
Ensuite, il établit la formule 4 et procède à la comptabilisation des écritures de sortie de
devise :
Débit : Compte encaissement étranger (CEE)
Crédit : Encaissement documentaire à recouvrer (EDAR).
A la réception du liaison siège, le banquier établit un imprimé comptable pour la restitution
de la provision :
Débit : PREG.
Crédit : Compte client.
Et procède aux écritures comptables définitives comme suit :
Débit : Compte client.
Crédit : Compte liaison siège + compte produits + TVA collectée.

2.4) Avantages et inconvénients de la remise documentaire :


a- Les avantages :
La procédure de remise documentaire est moins coûteuse que celle de crédit
documentaire.
L’exportateur a l’assurance d’être réglé avant la livraison de la marchandise.
b- Les inconvénients :
Si l’importateur renonce à l’achat ou refuse de lever et de régler les documents,
l’exportateur sera appelé à supporter les frais liés à l’opération tels que les frais
d’emmagasinage des marchandises, de rapatriement … etc.

3- La lettre de garantie et le bon de cession bancaire :


Dans une transaction commerciale internationale, l’expédition de la marchandise et
l’envoi des documents doivent se faire en même temps. Cependant, la transmission des
documents peut subir des retards pour une raison ou pour une autre. Un tel retard empêche
l’importateur de prendre possession de la marchandise, ce qui peut être endommageant
surtout s’il s’agit de marchandises périssables ou dangereuses.
Pour permettre à l’importateur de retirer la marchandise avant la réception des documents,
la banque lui propose la lettre de garantie et le bon de cession bancaire.
3.1) La lettre de garantie :
La lettre de garantie est un document délivré par une banque à l’importateur, en
l’absence des documents d’expédition par voie maritime, pour lui permettre de prendre
possession de la marchandise.
La lettre de garantie est une caution par laquelle le banquier atteste que son détenteur est le
destinataire de la marchandise. C’est, donc, un engagement par signature de la banque à
l’égard du transporteur.
Elle est établie à la demande du client accompagnée d’une facture commerciale ou de l’avis
d’arrivée des marchandises.

La comptabilisation y afférente s’effectue comme suit :


 Constitution de la provision :
Débit : Compte client.
Crédit : Provision pour caution.
 Prélèvement des commissions :
Débit : Compte client.
Crédit : Commissions + TVA collectée.
 Au niveau du service étranger :
Débit : Compte interne débiteur pour caution.
Crédit : Compte engagement pour caution.
Une fois les documents arrivés, l’agence domiciliataire invite l’importateur à les retirer et
exige la restitution de la lettre de garantie pour effectuer le transfert et contre-passer les
écritures comptables précédentes.
3.2) Le bon de cession bancaire :
Comme la lettre de garantie, le bon de cession bancaire est délivré par une banque à
son client pour prendre possession des marchandises mais en l’absence des documents
d’expédition par voie aérienne ou terrestre.
La différence avec la lettre de garantie réside dans le fait que le bon de cession bancaire
n’implique en aucun cas l’engagement de la banque et sa restitution n’est pas nécessaire
pour effectuer le transfert comme dans le cas de la lettre de garantie.

4-Le transfert et le rapatriement :


Le transfert s’effectue à la demande de l’importateur en utilisant un des modes de règlement
que nous avons vu. Si le transfert est effectué par virement, on distingue deux cas :
 Pour les marchandises : Le paiement est effectué sur la base de factures définitives, des
documents attestant l’expédition des marchandises à destination exclusive du territoire
douanier national ou du document douanier D3.
 Pour les services : Le paiement est effectué sur la base des factures visées par
l’importateur résident accompagnées des attestations de services faits y afférents ainsi que
toute autre pièce requise en la matière ou par le contrat.
Le rapatriement des produits d’exportation est obligatoire. Ainsi la Banque d’Algérie fait
obligation, par le règlement 91-13 du 14.08.1991, aux exportateurs de rapatrier les produits
de leurs exportations.
Le défaut de rapatriement peut entraîner une interdiction de toute opération de commerce
extérieur à l’encontre de l’exportateur et même des poursuites pénales.
De même, l’obligation de rapatriement incombe solidairement à l’exportateur et la banque
détentrice des titres d’exportation.
Le délai de rapatriement du produit de la vente est fixé à un maximum de 120 jours
après la date d’expédition des marchandises. Si le rapatriement devait se faire au-delà de la
période de 120 jours, une autorisation préalable devra être sollicitée auprès de la Banque
d’Algérie via la banque de domiciliation.
Une fois le produit de la vente rapatrié en totalité, l’exportateur recevra 100% du montant de
son contrat réparti selon le pourcentage suivant :
 50% en devises dont 40% sur son compte devises « personne morale » et 10% peuvent
être utilisés en dehors des règles de fonctionnement du compte devises personne morale.
 50% en dinars algériens.
Enfin, en conclusion à cette partie, on peut dire que la domiciliation et le règlement
financier des opérations d’importation et d’exportation constituent la principale fonction du
service commerce extérieur. A cet effet, le banquier doit avoir une parfaite connaissance de
la réglementation des changes et des textes régissant le commerce extérieur pour qu’il soit
conscient de toute action qu’il entreprend dans son travail.

4. Les comptes spéciaux :


1. Définition  :
Les comptes spéciaux sont des comptes destinés à une catégorie de clientèle et obéissent à
des conditions d'ouverture particulières .Ils sont régies par la réglementation du contrôle des
changes.

2. Les types de comptes spéciaux  :

2.1. Les comptes intérieurs des non résidents  (INR):

Les comtes INR sont des comptes ouverts aux personnes physiques ou morales étrangères
installées temporairement en Algérie. Ils peuvent être ordinaires ou liés à un marché.

a) Les comptes INR ordinaires  :

Les comptes INR ordinaires sont ouverts aux personnes physiques étrangères installées
temporairement en Algérie sans autorisation préalable de la Banque d’Algérie, différemment
aux personnes morales dont une autorisation préalable de la Banque d’Algérie est nécessaire
pour ouvrir ce type de compte.

Ils fonctionnent toujours en position créditrice et ne peuvent pas faire l’objet d’un transfert à
l’étranger ou servir à l’achat de devises.

Ils sont mouvementés au débit :

Par des prélèvements personnels destinés à l’entretien en Algérie du titulaire du compte.

Pour créditer un autre compte INR ouvert au même titulaire.

Pour effectuer des retraits en espèces…

Et ils sont mouvementés au crédit :

Par des virements de la part non transférable.

Par des virements d’un autre compte INR du même titulaire.

Par des produits d’une prestation fournie en Algérie…

b) Les compte INR liés à un marché  :

Ce sont des comptes ouverts à des entreprises étrangères, installées temporairement en


Algérie, ayant un contrat à réaliser avec un opérateur national et prévoyant des modalités de
paiement en parts transférables et d’autres non transférables.

Ils sont mouvementés au crédit par :

Des virements de la part non transférable.


Des virements provenant du partenaire algérien.

Des avances provenant d’un compte CEDAC (cf. titre n° I.2)…

Et ils sont mouvementés au débit par :

Des paiements pour les tiers.

Des remboursements aux comptes CEDAC des avances consenties.

Des virements des comptes INR…

La clôture du compte INR  :

La durée de vie d’un compte INR est liée à la durée d’exécution des clauses du contrat. Sa
validité est de six (06) mois après le paiement de la dernière échéance prévue dans le contrat.
Passé ce délai, le compte sera clôturé.

2.2. Les comptes étrangers en dinar algérien convertible (CEDAC)  :

Les comptes étrangers en dinar algérien convertible sont des comptes ouverts à des
personnes physiques et morales étrangères sans autorisation préalable de la Banque
d’Algérie. Ils peuvent être à vue ou à terme ; dans ce dernier, le montant ne peut être
inférieur à 10.000 DA.

Ils sont mouvementés au crédit par :

Des virements reçus de l’étranger.

Des virements CCP.

Des virements reçus d’autres comptes.

Des virements de billets de banque…

Et ils sont mouvementés au débit par :

Des transferts vers l’étranger.

Des retraits de billets de banque.

Des virements à compte.

Des paiements des intérêts débiteurs…


2.3. Les comptes départ définitif  (CDD):

Les comptes départ définitif sont des comptes ouverts, après autorisation de la Banque
d’Algérie, pour les ressortissants étrangers qui envisagent de rejoindre leurs pays d’origine
ou ayant déjà quitté le territoire national. Ils enregistrent au débit les paiements et retraits
effectués par le titulaire, et les autres opérations de prélèvement autorisées par la Banque
d’Algérie.

Ils enregistrent au crédit les produits de cession des biens immeubles et fonds de commerce
et les produits des opérations réalisées sur titres.

Enfin, le solde du compte CDD est transféré en trois tranches :

Un tiers au départ du ressortissant.

Un tiers après six mois de son départ.

Un tiers après une année de son départ.

5. Les comptes devises

Les comptes devises sont des comptes ouverts en monnaies étrangères pour des personnes
physiques et morales de nationalité algérienne ou étrangère sans autorisation de la Banque
d’Algérie.

Ils fonctionnent en position créditrice et enregistrent au crédit les opérations suivantes :

Les transferts vers l’étranger.

Les virements émis à d’autres comptes devises.

Les retraits de billets de banque.

Les règlements des importations…

Quant au débit, les comptes devises enregistrent les opérations suivantes :

Les versements de billets de banque.

Les produits d’encaissement des chèques de voyage.

Les virements reçus…


6. Le marché interbancaire des changes :
Le marché des changes  (FOREIGN EXCHANGE ou FOREX OU FX) : est un réseau
électronique de banques et courtiers basé dans les grandes capitales financiers sur lequel
s’échangent les devises les unes contre les autres.

Il a 3 fonctions essentielles :

 Transfère des pouvoirs d’achat entre pays.

 Obtenir des crédits extérieurs par les transactions transfrontalières (Comex).

 Minimiser l’exposition au risque de changes.

En fonction des montants échangés le FOREX comprend 2 secteurs :

 Le marché interbancaire ou le marché de gros pour les grands montants.

 Le marché de détails ou des particuliers pour les petits montants.

Naissance des opérations de change :

 Les exportations et implorations des biens et services.

 Les opérations d’investissement et de désinvestissement dans les pays étrangers.

 Les prêts et les emprunts à l’étranger, les placements en devises.

Les différents intervenants :

 Les banques centrales (gestion de la monnaie nationale, ajustement des réserves,


régulation des marchés).

 Les banques commerciales (pour le compte de leur clientèle, spéculation, arbitrage).

 Les grandes entreprises (flux commerciaux, flux financiers, investissements


estrangers).

 Les investisseurs institutionnels (bureaux de changes).

 Les courtiers et les cambistes.

 Les particuliers.

Les intervenants sur le marché de changes en Algérie :


1-La BA :

 Edicte la réglementation relative à ce marché.

 Intervient pour le compte de sa clientèle institutionnelle (ministères…).

 Intervient pour son propre compte dans le cadre de la gestion des réserves de change
et du taux de change.

2-Banques non résidentes :

 achat de dinars algériens contre devises librement convertible.

3-Banques primaires résidentes :

 Achat/vente e devises contre DZD.

 Vente DZD aux banques non résidentes.

 Effectuer des placements auprès de la BA.

 Opération de prêt / emprunt en devises librement convertible avec les banques


résidentes (de 1 à 180 jours).

Système de cotation fixing (du 01/10/1994 au 29/12/1995) par enchères (régime de


change semi flottant).

Système de cotation continue (régime de change flottant) du 2/01/1996. (L’Algérie


n’influence pas le monde, mais le monde nous influence).

Techniques de cotation :

USD/DZD= 65.8345 (cours achat BID)/65.8433 (cours vente Ask)

USD : monnaie de base (de référence ou directrice).

DZD : monnaie cotée (dirigée).

USD/DZD= 65.8345/33 (quantité variable)


Le marché des dépôts : c’est le marché interbancaire de la trésorerie devise. Une banque
qui souhaite prêter ou emprunter des devises agira sur ce marché.

USD/DZD = A/B ---------------- DZD/USD = 1 ÷B / 1÷A

L’achat d’une monnaie, implique la vente de la seconde monnaie.

La base : nombre d’unités de la monnaie directrice.

Modes de cotation :

Cotation à l’incertain : la monnaie dirigée et celle du pays d’accueil. (En Algérie


USD/DZD, Au USA : EUR/USD)

Cotation au certain : la monnaie directrice et celle du pays d’accueil (en France


EUR/USD, Londre GBP/USD).

La position de change : c’est l’écart positif ou négatif entre le total des avoirs (créances)
libellés en une monnaie étrangère et le totale des engagements (dettes) libellées en cette
même devise.

Position longue : créances > dettes Position courte : créances < dettes position nulle :
créances = dettes

Exemple :

Position Tendance impacte


Hausse de la devise gain
Longue
Baisse de la devise perte
Hausse de la devise Perte
Courte
Baisse de la devise gain
Hausse de la devise aucun
fermée
Baisse de la devise aucun

Types de cotation :

Cotation commerciale : quotidienne – 14 monnaie.

Cotation billets de banque : hebdomadaire – 12 monnaie.


Cotation chèques de voyage (traveller chèques) : hebdomadaire – 07 monnaie

Le régime de change fixe : il s’agit d’un régime dans lequel les autorités monétaire
définissent une fourchette de références à l’intérieur de laquelle peut évoluer le cours sans
en sortir ni par le haut ni par le bas. Les autorités sont donc obligées d’intervenir pour que le
cours reste dans la fourchette.

Le régime de change flottant : dans ce cas, les autorités n’interviennent plus. Le cours de
la devise est donc uniquement dicté par la loi de l’offre et la demande.

En Algérie on utilise le régime de change flottant dirigé.

Le principe du contrôle des changes : mesures gouvernementale destinées à contrôler (par


limitation, voir suppression) les achats et ventes de monnaies étrangères par les résidents.

Spécification du marché de change :

1-marché en continue : une des particularités du marché des changes est son système de
cotation, en effet, les devises sont cotées 24/24 et 5/7 ceci permet donc aux investisseurs sur
les devises sans interruption.

2-marché gigantesque : la journée du trading sue le forex débute à tokyo puis se poursuit à
londre pour se finir à new york. Les carnets d’ordre sont transmets au fil de la journée.

3-marché de gré à gré : il n’y a pas de cotations centralisées (fixing) mais uniquement des
transactions de gré à gré, cela signifie que les opérateurs entrent en contact les uns avec les
autres de façon individuelle, ce marché n’obéit à aucune contrainte se référent au nominal. Il
s’agit d’un marché qui répond exactement aux besoins de l’opérateur (du sur mesure) en
terme du montant, de cours et de date valeur.

4-marché aux normes ISO 4217 : qui répond aux standards internationaux en termes de
codification de monnaies.

5-marché d’euro dollars et eurodevise : c’est l’ensemble des dépôts constitués dans des
banques situées hors du pays d’émission et libellés dans cette monnaie. Le marché
eurodollar est donc le marché situé hors USA, sur lequel s’échangent des fonds libellés en
dollars américains.
7. Les garanties bancaires :
Le cautionnement : est un contrat par lequel une personne garantie l’exécution d’une
obligation en s’engageant envers le créancier à satisfaire à cette obligation, si le débiteur n’y
satisfait pas lui-même (ART 644 code civil algérien). (C’est une obligation de faire
conditionnelle).

La garantie : c’est l’engagement pris par un tirs dit(le garant) de payer un montant au
bénéficiaire de cet engagement (importateur) dans le cas ou le DO (exportateur) ne
respecterait pas les termes de son contrat. (C’est une obligation de payer conditionnelle).

Différence juridique entre caution –garantie :

A/ le cautionnement : se porter caution consiste à affecter la totalité du patrimoine d’un


tiers à la garantie d’une seule ou l’ensemble des dettes d’un débiteur.

Le cautionnement qui est une sureté personnelle, a un caractère accessoire par rapport à
l’obligation principale qu’elle garantie (contrat commercial) :

La caution ne peut être tenue à plus que l’obligation principal qu’elle garantie c.-à-d. que le
cautionnement tombe si l’obligation principale tombe, le cautionnement est valable que si
l’obligation garantie elle-même est valable. (ART 648 CCA)

Il peut y avoir opposition à l’égard du créancier (bénéficiaire) des exceptions tirées du


contre.

Nous distinguerons deux types de cautionnement (simple et solidaire)

Le cautionnement simple : qui permet à la caution d’écarter provisoirement l’action du


créancier (ou la réduire).

Dans ce type de cautionnement, le bénéfice de division permet d’exiger du débiteur qu’il


divise son action à l’encontre des différentes cautions s’il y a lieu et dans le bénéfice de
discussions la caution demande au créancier de se faire payer d’abord par le débiteur.

Le cautionnement solidaire : la caution renonce au bénéfice de discussion et de division.

Dans ces deux cas, l’extinction du cautionnement se réalise soit :

Par voie accessoire : c.-à-d. par la disparition de l’obligation couverte ou le paiement par le
débiteur.
Par voie principale : ou par la réalisation des conditions propres au cautionnement nullité
ou prescription du cautionnement.

Les intervenants du cautionnement :

La caution qui est la personne (physique ou morale) qui s’engage à garantir l’exécution
d’un contrat par l’une des parties au profit de l’autre.

Le débiteur principal représenté par la personne (physique ou morale) tenue envers une
autre d’exécuter une prestation.

Le créancier qui est le titulaire du droit de créance.

B/la garantie : deux principes :

1-l’autonomie : c.-à-d. l’indépendance de la garantie par rapport à l’obligation garantie


(contrat de base). En d’autre terme, il s’agit de bien distinguer L’OBLIGATION DE FAIRE
(contrat commercial) de L’OBLIGATION DE PAYER (garantie).

Le garant ne peut se prévaloir des moyens de défenses tirés du contrat pour refuser le
paiement.

Le garant se doit rester neutre dans tout conflit éventuel qui pourrait naitre entre le DO et le
bénéficiaire.

2-l’engagement principal : la garantie est une obligation propre du garant, il est le


principal obligé et se porte garant du résultat que seul le bénéficiaire peut apprécier.

Il existe deux types de garantie :

1-la garantie à première demande : qui est appelable (ou mis en jeu) par le bénéficiaire
sur première et simple demande de se part, sans obligation de motiver son appel.

2-la garantie documentaire : la mise en jeu est subordonnée à la présentation par le


bénéficiaire de documents préalablement définis dans le texte de l’engagement.

-elle peut se faire sur simple attestation du bénéficiaire faisant état de la défaillance de
vendeur (exportateur).

-sur présentation d’une sentence arbitrale ou d’un jugement reconnaissant la défaillance de


l’exportateur

LA MISE EN PLACE DES GARANTIES :


A-LES INTERVENANTS :

1-le donneur d’ordre : c’est l’exportateur ou la partie qui a été déclaré adjudicataire du
marché après l’appel d’offre et soumission (a ne pas confondre avec le DO en CREDOC qui
représente l’importateur).

2-le bénéficiaire : il est représenté par l’importateur ou la partie qui à émis l’appel d’offre
et qui a pour occupation principale le fait de pouvoir disposer d’un recours immédiat si :
l’exportateur est défaillant dans l’accomplissement de ses obligation résultant de sa
soumission ou si ce dernier n’exécute pas le marché selon ses termes.

3-le garant : c’est la banque qui met en place la garantie dans le but d’assurer au
bénéficiaire le remboursement de tout montant qui lui serait dû dans le cas de non respect
par le DO de ses engagements contractuels.

4-le contre-garant : il s’agit de la banque de l’exportateur qui s’engage envers le garant à


répondre à toute éventuelle défaillance de son client.

Il n’y a aucune relation entre le DO et le garant ni entre le bénéficiaire et le contre-garant

Les contre garanties sont totalement indépendantes des garanties.

B-MODE D’EMISSION : il faut faire la distinction entre deux modes d’émission :

1-la garantie directe : c’est une garantie qui est émise par la banque du DO (exportateur)
directement en faveur du bénéficiaire (importateur) et qui met en présence 03 parties (DO,
la banque du DO et le bénéficiaire).

2-la garantie indirecte : il s’agit d’une garantie qui met en présence un contre-garant
(correspondant étranger) qui se porte garant vis-à-vis de la banque locale et/ou émettrice de
la garantie à lui rembourser sur sa premier demande, sans opposition d’un quelconque motif
de son chef ou du chef de son DO tout montant que cette dernière est amenée à lui
demander de payer suite à un appel en jeu du bénéficiaire .

C-MODALITES D’EMISSION :
1-dans le cas de la garantie indirecte : la banque locale ne peut en aucun cas mettre en
place une garantie en faveur d’un opérateur algérien si elle ne reçoit pas des instructions
d’un correspondant étranger.

Cette demande peut se faire soit par la transmission d’un télex chiffré ou d’une lettre avec
papier en-tête de la banque et sous signatures habilitées.

2-dans la garantie directe : la banque locale ne fait que transmettre l’acte de garantie au
bénéficiaire après vérification et authentification des signatures du banquier étranger garant,
de plus la transmission de l’acte se fait sans aucun engagement ni responsabilité de sa part.

D- LES TEXTES DE GARANTIES ET CONTRE GARANTIES : les textes doivent


comporter un certain nombre de précisions considérées comme étant principales, il s’agit
notamment de :

-la date et lieu d’émission de l’engagent, les références des garant et contre garant, la
désignation des parties (vendeur, acheteur et contre garant) soit nom raison sociales adresse,
mandat d’émission pour le contre garant, réf du contrat : objet et montant, l’engagement de
la banque (a première demande , irrévocable , inconditionnel) et des obligations couvertes,
les condition s d’entrée en vigueur de la garantie qui peut intervenir ( à la réception de
l’acompte, à la levée d’un autre engagement , ou à l’ouverture d’un CREDOC),les condition
de validité et/ou main levée , les conditions de mise en jeu, le règlement des pénalité en cas
de retard.

LES DIFFERENTS TYPES DE GARANTIES :

LES PRINCIPALES GARANTIES :

A-la garantie de soumission (BID BOND) : par garantie de soumission, on entend


l’engagement que prend le contre-garant à la demande de son client vis-à-vis de l’émetteur
de l’offre. Ainsi l’acheteur (qui est l’émetteur de l’appel d’offre et le bénéficiaire de la
garantie) pourra être indemnisé dans le cas ou le soumissionnaire ne respecterait pas ses
engagements et retirerait son offre pendant la période d’examen des propositions, manque
et/ou refuse de signer le contrat et de fournir les garanties qui y sont prévues (telle la
garantie de bonne exécution requise pour la conclusion du marché).

L’entrée en vigueur de cette garantie est fixée à la date d’ouverture des plis, sa date de
validité est de 06 mois, dans le cas ou le soumissionnaire est retenu, il est tenu d’honorer
son engagement quant la mise en place des autres garanties prévues dans l’offre, le montant
de la garantie ne peut excéder 05% du montant de l’offre.

b-la garantie de restitution d’acompte (ADVANCE PAYMENT) : ce type de garantie dit


aussi de remboursement et dont le montant varie entre 5 et 15% du montant du contrat
commercial, peut être défini comme étant une garantie destinée à rembourser ou restituer
tout ou une partie de l’acompte qui aurait été versé par le bénéficiaire (importateur) avant la
livraison et/ou le début des travaux, dans le cas ou l’exportateur ( DO ou vendeur) n’aurait
pas honoré ses engagements. Elle entre en vigueur au versement des fonds sur le compte du
DO.

c-la garantie de bonne exécution ou de bonne fin (PERFORMANCE BOND) : elle a


pour objet d’assurer à l’acheteur le remboursement à hauteur d’une somme déterminée s’il
n’est pas satisfait des prestations fournies par le vendeur. En d’autres termes, et dans le cas
de non exécution par le vendeur de ses obligations contractuelles quant à la qualité des biens
fournis ou prestations réalisées. Il peut demander à sa banque garante de lui rembourser tout
ou une partie du montant de la garantie qui ne dépasse pas 10% du montant du contrat.

L’entrée en vigueur intervient à la date de son émission et reste valable jusqu'à la réception
définitive, elle peut être amortie à hauteur de 50% à la réception provisoire et 50% à la
réception définitive. Elle aussi suite à la garantie de soumission.

d-la garantie de retenue de garantie ou dispense de retenue de garantie : a l’effet de


s’assurer d’un éventuel dédommagement pour pouvoir pallier et/ou remédier, à toutes
mauvaise fourniture livrées ou prestations effectuées et non conforme aux stipulations
contractuelles, il était nécessaire à l’acheteur ou le maitre d’ouvrage de retenir jusqu’a 10%
sur la valeur du contrat. Elle pour objectif de mettre fin à la rétention du montant et à
garantir à l’acheteur le remboursement en cas de défaillance. Elle s’annule à la fin de
l’exécution parfaite des obligations du DO.

e-la garantie d’admission temporaire : dans le but de la réalisation de gros projets,


l’entreprise étrangère est dans la plupart des cas amenée à importer temporairement du
matériel dans le pays de la réalisation du marché et qui après sera réexporté. Ce qui dispense
cette entreprise des droits et taxes douanières exigibles à l’importation, sous la condition de
mise en place d’une garantie bancaire d’admission temporaire couvrant le paiement des frais
suscités si l’entreprise venait à vendre ce matériel ou à ne pas le réexporter et régler les
droits et taxes. Elle entre en vigueur lors de l’apposition par la banque de son engagement
vis-à-vis la douane sur le D18 ou le D48

LES AUTRES TYPES DE GARANTIES :

a-la garantie de paiement : elle est destinée à assurer au bénéficiaire, le remboursement


par la banque garante de tout montant qui lui serait dû dans le cadre de certains crédits
(acheteur ou fournisseur) accordés par une ou plusieurs banques et/ou dans certaine
transactions commerciales.

Elle peut également être délivrée en faveur d’une juridiction telle la CCI chargée de statuer
sur une affaire. Elle a pour objet de garantir le remboursement des frais et honoraires
engagés dans la procédure.

Cette garantie de paiement entre en vigueur à la date de leur émission et restent valable :

Pour les garanties couvrant les crédits externes : jusqu’au remboursement total du crédit
pour lequel ont émise.

Pour la garantie émise en faveur de la CCI : elle s’annule dés qu’une sentence arbitrale
finale est rendue.

b-la lettre de crédit STAND BY : il s’agit de garanties d’indemnisation qui ont un cadre
réglementaire déterminé puisque soumises aux RUU 600. Le paiement ne se fait que sur
présentation de documents et/ou attestation du bénéficiaire démontrant la défaillance de son
cocontractant. Une date de validité est à fixer obligatoirement et l’engagement tombe
automatiquement s’il n’y a pas d’appel de garanties ou de prorogation.

c-l’ analogie avec le CREDOC : dans les deux types d’engagements (garantie et
CREDOC) il y a lieu de souligner :

L’autonomie par rapport au contrat commercial de base.

L’établissement d’un document en faveur d’un bénéficiaire (acte de garantie ou notification


d’un CREDOC).

La présence des mêmes intervenants (DO, banquier, bénéficiaire).

Il s’agit de crédit par signature octroyés par les banques à leur clientèle.
Enfin les 02 engagements sont nés de la pratique et facilitant le développement du
commerce international.

Il y a lieu de ne pas perdre de vue que le CREDOC est une simple technique de paiement
alors que la garantie à première demande tend à assurer la bonne exécution par le DO
(exportateur) de ses engagements contractuels.

LA VIE DES GARANTIES : de la mise en place de l’engagement à son annulation,


plusieurs événements peuvent intervenir c’est pourquoi la gestion d’une garantie nécessite
beaucoup de soin et les parties doivent être au fait de tous risque.

A-LA GESTION DE L’ENGAGEMENT :

1-la réduction du montant de l’engagement : elle doit être faite au fur et à mesure de
l’exécution des obligations de l’ordonnateur et sur approbation du bénéficiaire qui peur seul
en apprécier la demande.

2-l’augmentation du montant de l’engagement : elle peut intervenir suite à une


augmentation du montant du contrat.

3-la prorogation de la date limite de validité : elle ne peut être faite par le bénéficiaire
qu’au cours de la validité de la garantie, aussi toute demande notifiée après expiration de
validité, de celle-ci ne peut être satisfaite sauf accord DO.

4-le dégagement ou main levée : la main levée de la garantie se fait selon plusieurs
modalités :

Le retour de l’acte.

Main levée formelle du bénéficiaire.

Réalisation de la mise en jeu (montant global de la garantie).

Expiration de son délai de validité.

5-la mise en jeu de la garantie : les banques garantes et contre-garantes sont engagées à
payer à première demande sans aucune contestation. Ce qui les met dans une situation peu
confortables :

-pour le garant qui doit honorer son engagement vis-à-vis du bénéficiaire en dépit de
n’importe quel événement qui pourrait le lui interdire (référé / saisie arrêt...)
-pour le contre-garant qui se doit respecter sa signature au plan international et qui souvent
et soumis aux pressions de son client qui conteste le règlement.

6-le référé et la saisie-arrêt : le référé est le procédé par lequel de DO après avoir été
informé par sa banque d’une mise en jeu du bénéficiaire en conteste le règlement et, saisie le
juge de référé pour demander à ce dernier de faire interdiction au contre garant de payer une
quelconque somme (procédure d’urgence et donc très rapide).

Il en est de même pour la saisie-arrêt ou l’ordonnateur jugeant abusif l’appel en jeu saisi le
tribunal de commerce pour prononcer une S/A entre les mains du contre garant du montant
de la garantie
Conclusion
Le stage pratique que nous avons effectué au sein service étranger marchandise de l’agence
SGA BBA nous a été bénéfique à plus d’un titre car il nous a permis de nous imprégner de ces
techniques et procédure et surtout d’apprécier et de profiter du savoir faire des cadres de l’agence en
la matière.

Les opérations du commerce extérieur ne sont plus et ne peuvent plus être un domaine très
accessoire à l’activité bancaire. Elles sont devenues un élément primordial de la gestion courante et
mieux même, un argument commercial convaincant à l’égard de la clientèle qu’il convient de
conserver ou de conquérir

Cependant, nous avons pu constater que l’organisation du travail est la clé de la réussite dans
ce service. Il y a lieu de constater aussi que la mission dont est chargée le service est rendue difficile
par l’existence d’un certain nombre de problèmes inhérents à l’organisation du système bancaire du
pays comme la lenteur des procédures et les réglementations handicapantes, ajouté a cela le grand
retard technologique que connaît notre pays en matière de télécommunications.

Enfin, nous ne pouvons conclure le présent rapport sans remercier le personnel de l’agence
SGA BBA, qui nous a gratifié de son hospitalité et de sa disponibilité