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Pratique du Crédit Documentaire

Problématique
 Complexité des Opérations,
 Implication des différents acteurs dans
l’entreprise,
 Lourdeur administrative entraînant d’importantes
ruptures de charge dans la chaîne documentaire,
 Rigidité des Procédures (13 opérations
différentes),
 Absence d’automatisation des tâches
Le crédit documentaire est encore perçu comme un
instrument compliqué auquel vient s’ajouter une
succession de commissions calculées sur des bases et
des taux différents, ce qui ne rend pas son coût très
visible pour l’utilisateur.
Pour la grande majorité des exportateurs, le crédit
documentaire est synonyme de « réserves bancaires »
(anomalies et erreurs relevées dans l’utilisation des
crédits documentaires), ce qui leur cause
instantanément des difficultés dans la gestion de leurs
risques export, une augmentation des frais financiers
et un impact négatif sur la trésorerie de l’entreprise.
De nombreuses entreprises se préoccupent de leur
processus documentaire, marqué par des zones
critiques qui se caractérisent par une absence
d’automatisation, entraînant une rupture de charge
importante relativement coûteuse, en termes de frais
opérationnels.
Ces zones critiques sont sources d’erreurs et
d’absence de fluidité, d’où la notion de « lourdeur
administrative » à laquelle sont confrontés les
exportateurs opérant par crédits documentaires.
Recommandations
Une opération de crédit documentaire export se
prépare en amont, dès la négociation commerciale
avec son client. Rappelons que la banque refusera le
paiement si les termes et conditions du crédit
documentaire ne sont pas respectés.
Voici les étapes nécessaires au bon déroulement des
opérations :
1. Négociation des termes et conditions du crédit
documentaire :
 Type de Credoc
 Modalités d’utilisation (choix de la banque,
échéances de paiement)
 Dates butoirs (date d’expédition, délai de
présentation des documents, date de validité)
 Répartition des frais
2. Envoi d’un modèle d’instructions d’ouverture :
Les mentions obligatoires d’un crédit documentaire
doivent apparaître sur votre modèle (voir « mentions
obligatoires »
Recevoir un modèle-type d’ouverture
3. Réception du crédit documentaire :
Dès que la banque vous a notifié le crédit, vous
examinez les termes et conditions mentionnés dans le
crédit. Assurez-vous qu’aucune clause restrictive n’y
figure.
4. Demande de modification :
Si toutefois, vous ne pouviez remplir vos obligations
au regard du crédit documentaire, vous devez
rapidement demander les modifications nécessaires à
votre client (donneur d’ordre).
5. Validation du crédit documentaire :
Dès la réception de l’avis de modification le cas
échéant, vous devez vous assurer que les termes et
conditions sont désormais acceptables.
Si les termes et conditions du crédit peuvent être
respectés, vous pouvez expédier les marchandises.
6. Collecte et vérification des documents :
Après leur collecte auprès des intervenants, les
documents doivent être vérifiés les uns après les
autres par rapport à l’ouverture et aux modifications.
Commencer la vérification par les points les plus
importants :
- Dates butoirs :
 Date limite d’expédition
 Délai de présentation
 Date de validité
 Montant / Devise :
o Tolérance
o Partiel

 Intégralité des documents exigés (Nombre


d’originaux)
- Contenu des documents :
 Selon les termes du crédit (y compris les
conditions supplémentaires)
 Selon les règles et usances de la CCI
- Documents entre eux
7. Suivi de la remise en banque :
Si votre banque (notificatrice ou confirmante) relève
des irrégularités lors de la présentation des
documents, il est conseillé de rectifier les documents
ou de les conserver à ses guichets, et de lui demander
de mentionner toutes les irrégularités à la banque
émettrice « pour accord ».