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SEMINAIRE MISSION FAMILLE Docteur KOUAKOU KONAN JUSTIN

LE COUPLE, UN ENJEU SPIRITUEL

INTRODUCTION
Dieu ne nous met pas ensemble dans le couple de façon fortuite. Chaque couple a un
objectif à atteindre, voire une mission ou du moins un ministère à accomplir.
L’on a été parfois surpris d’entendre de certaines épouses (de Pasteur) des propos du
genre : « c’est lui qui a été appelé et non moi » ; par conséquent, elles s’associent à peine au
ministère de leurs époux ; c’est une erreur grave !!! (Notre témoignage Couple KOUAKOU).
Pour atteindre le but assigné, il faut l’harmonie au sein du couple car « deux valent
mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. Car, s’ils tombent, l’un
relève son compagnon ; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second
pour le relever ! De même, si deux couchent ensemble, ils auront chaud ; mais celui qui est
seul, comment aura-t-il chaud ? Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui
résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement. » Eccl. 4 : 9 – 12
Par conséquent, tout couple doit interroger le Seigneur sur la mission spécifique pour
laquelle il est établi.

I- INSTITUTION DU MARIAGE

A) NORMES
En Genèse 2 : 18, « L’Eternel Dieu dit : il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je lui
ferai une aide semblable à lui. »
Ce verset révèle que l’auteur du Mariage, ce n’est pas le législateur (député), ni
l’officier d’état civil, encore moins le magistrat ; le mariage ne tire son essence d’aucune
constitution d’aucun Etat ou Institution internationale. L’auteur du mariage, c’est Le Créateur.
Et Dieu attache une grande valeur à cette institution. En effet, par le mariage :
♥ Dieu règle le problème de la communion et de la communication, parce que l’homme est un
être social ;
♥ Dieu apporte à l’homme (Adam) une Aide, une Collaboratrice ; « … malheur à celui qui est
seul… » dit l’ecclésiaste (4 :10) ;
♥ Satisfaction des besoins physiques y compris les besoins sexuels ;
♥ Procréation et pérennisation de la race humaine (Gén.1 : 28) ;
♥ Le mariage scelle la cellule de base de la société ; c’est le point de départ de la constitution
de la société qui ne saurait être solide sans le mariage.

B) DEVIATIONS
® Perversion de l’acte sexuel. Rom. 1 : 18-32
Toute autre forme d’union, en dehors de l’institution divine, est une abomination :
copinage, concubinage, homosexualité, polygamie, polyandrie, etc.

® Le divorce. Mc 10 : 2-12 ; Mt 19 : 3-9 ; Luc 16 : 18 ; I Co. 7 : 10-16


La Bible condamne tous ceux qui divorcent ! « Assassins spirituellement assis dans les
ténèbres au rang des sorciers » dixit Pasteur SEPE Francis.

Le mariage est le socle de la société ; il ne faut donc pas s’engager de façon légère.

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II- DIMENSIONS SPIRITUELLES DU MARIAGE

II Co. 6 : 14-16 (A lire) ; I Co. 6 : 12-20

Le mariage revêt une dimension spirituelle profonde pour plusieurs raisons :


 Par le fait de son institution par Dieu qui est Lui-même Esprit ;
 Du fait que le mariage est l’image de l’union de Christ (l’Epoux) avec l’Eglise
(l’Epouse) ; la relation entre l’homme et la femme est l’image de la relation que Dieu établit
avec son peuple.
« 22 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; 23 car le mari est le
chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le
sauveur. 24 Or de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à
leurs maris en toutes choses. 25 Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et
s’est livré lui-même pour elle, 26 afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par
le baptême d’eau, 27 afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni
ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. 28 C’est ainsi que les maris doivent
aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. 29
Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme
Christ le fait pour l’Eglise, 30 parce que nous sommes membres de son corps. 31 C’est
pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux
deviendront une seule chair. 32 Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à
l’Eglise. 33 Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme
respecte son mari. » Eph.5 : 22-33
 Par le fait que le mariage implique la vie spirituelle des conjoints ; II Co. 6 : 14-16
Le mariage nous impose d’être premièrement en bonne relation avec Dieu, c’est-à-dire Le
connaître ; c’est la première et principale condition pour être en bonne relation avec soi -même
et ensuite avec les autres. Tout homme a dans son cœur un réservoir affectif que Dieu Seul
peut combler.
« Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain … ». Ps 127 :1

 Du fait que le mariage transporte l’arrière-plan spirituel et socioculturel des conjoints :


problèmes de sorcellerie, de stérilité familiale, blessures profondes (maltraitance, agression
sexuelle, etc.), crise d’identité.
Plusieurs personnes ne s’acceptent pas, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas une bonne
relation avec elles-mêmes. Ces personnes ont une fausse image d’elles-mêmes, et vivent en
permanence une crise d’identité. Elles se font une fausse représentation de leur personnalité à
leurs propres yeux occasionnant des complexes de tout genre (infériorité ou supériorité).
Exemple : Jean 5 :1-15 « … Seigneur, je n’ai personne … ».
Je dois être à mesure de m’accepter tel que je suis, comme une créature merveilleuse
de Dieu (Psaume n° 139 :14); sinon je ne peux prétendre accepter et aimer l’autre (conjoint).
Si je n’ai pas une bonne relation avec Dieu et avec moi-même, je ne peux avoir
une bonne relation avec l’autre.
Pour ces raisons, le choix du conjoint et la préparation au mariage doivent prendre en
compte les dimensions spirituelles de l’un et l’autre des conjoints :
 S’assurer que le conjoint est converti ;
 Prendre en compte son engagement spirituel, son amour réel pour Dieu. Ce n’est pas le
fait de trouver un conjoint qui est la finalité ! Ses racines spirituelles sont-elles superficielles
(Orpa) ou profondes (Ruth) ?

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 La rupture avec la vie du péché ; le mariage ne délivre pas l’impudique, il le


transforme en adultère.
 La rupture avec les liens et les influences du passé ; il faut s’intéresser au témoignage
du (de la) fiancé(e) afin de l’aider. Chacun arrive avec son passé, ses habitudes, sa façon de
vivre, ses idoles qu’il faut dévouer par interdit. Il y a des cas où il faut la délivrance de la
personne ou la guérison intérieure des blessures profondes.

III- COMBAT SPIRITUEL DANS LE COUPLE

Le couple est l'objet d'un enjeu spirituel. Voilà pourquoi tant de couples sont
malheureux, déchirés, pourquoi la famille est de plus en plus détruite. En plus des différences
de caractère, il y a des puissances d'origine spirituelle qui travaillent, certaines à la
construction de notre couple, et d'autres à sa destruction. Il y a un réel combat concernant
nos couples, et ce combat est d'ordre spirituel. Voilà l'enjeu!
Le nom de la famille vient du Père, car famille en grec se dit patria, c'est-à-dire
parenté. La parenté est née du Père, donc la parenté ou la famille témoigne de l'existence du
Père. En détruisant le couple, le diable détruit cette parenté et l'image du Père à travers elle.
« A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute
famille dans les cieux et sur la terre. » Ephésiens 3: 14-15
Tirer son nom, vient du grec onomatopée qui veut dire est nommé, on pourrait donc
lire: “Je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel est
nommée toute parenté ou famille, dans les cieux et sur la terre”. Si la famille existe, ce n'est
pas une question de hasard, ou de mode, c'est que Dieu a nommé notre famille, Il lui a donné
un nom, avec ses projets. Dieu a un plan qui dépasse le projet d'un homme, mais qui touche la
famille.
Au-delà donc de l’aspect festif du mariage, c’est dans un véritable combat spirituel
que l’on s’engage lorsqu’on projette le mariage. En effet, tout engagement dans le mariage est
une obéissance aux prescriptions divines ; d’où les oppositions multiples de toutes natures,
même quand il s’agit de mariage de personnes inconverties. En outre, le mariage de chrétiens
est davantage combattu parce que c’est un peuple acquis – la famille est la cellule de base de
l’Eglise – à la gloire de Dieu qui se met en place.

IV- INTERET DU CULTE FAMILIAL

Du fait des oppositions, le couple peut perdre progressivement toute notion de la prière
et de la méditation de la Parole de Dieu. On arrive parfois à s’interroger sur l’état de
conversion du conjoint, pourtant personne jouissant d’une certaine notoriété dans le service
chrétien (Prédicateur, Dirigeant, Responsable de département ou comité, etc.).
C’est à cette étape que les paroles du sage trouvent tout leur sens : « s’ils tombent,
l’un relève son compagnon… ». En effet, plutôt que de porter des accusations ou de se
plaindre de l’autre, le conjoint “le mieux éveillé” (homme ou femme) doit contribuer au
relèvement de son compagnon.
Ainsi la responsabilité du culte familial, comme toutes les responsabilités au sein du
couple et de la famille, quoique pesant à titre principal sur le Chef – c’est-à-dire l’homme
« car le mari est le chef de la femme... » (Eph. 5 : 23) – est entièrement partagée par la
femme, car « ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair... ». Mt 19 : 6
L’organisation du culte familial répond à plusieurs besoins :
- Cadre propice de confession et de pardon les uns aux autres. « Là où deux ou trois
personnes s’assemblent en mon nom, je suis au milieu d’eux » ; le culte familial ressert par
conséquent les liens dans le couple et dans la famille.
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- Lieu de formation des enfants et des autres membres de la famille à la direction des réunions
et à la prédication ;
- Cadre adéquat pour l’évangélisation des protégés et visiteurs. Par ailleurs, les agents du
diable dans nos maisons sont dévoilés à l’occasion d’un programme régulier et soutenu du
culte familial.
La fréquence du Culte familial est fonction de la disponibilité des membres de la
famille avec un contenu varié, et non monotone.

CONCLUSION

Déjà au cours de la période des fiançailles, il faut privilégier les moments de prière en
mettant devant Dieu chaque idole, chaque divinité de nos parents (cure d’âme de part et
d’autre).
Il ne faut pas privilégier le physique, les relations ethniques, le niveau social,… mais tenir
compte de l’état spirituel au moment du choix !
Par ailleurs, au-delà de l’aspect festif du mariage, c’est dans un véritable combat
spirituel que l’on s’engage lorsqu’on projette le mariage. En effet, tout engagement dans le
mariage est une obéissance aux prescriptions divines ; d’où les oppositions multiples de toutes
natures, même quand il s’agit de mariage de personnes inconverties. En outre, le mariage de
chrétiens est davantage combattu parce que c’est un peuple acquis – la famille est la cellule
de base de l’Eglise – à la gloire de Dieu qui se met en place.

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