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Exposé de Français : la puissance paternelle et le patriarcat en Afrique

INTRODUCTION

La puissance paternelle est l'ensemble des droits reconnus aux père et mère sur
la personne et les biens de leurs enfants mineurs pour leur permettre d'accomplir
les obligations qui leur incombent.
Juridiquement, la puissance paternelle est l'ensemble des droits reconnus aux
père et mère sur la personne et les biens de leurs enfants mineurs pour leur
permettre d'accomplir les obligations qui leur incombent.
Le terme patriarcat trouve son origine dans l'Ancien Testament et désigne
l'étendue du territoire soumise à la juridiction d'un patriarche, terme qui désigne
ici le chef de famille. Aujourd'hui le terme est utilisé dans différents contextes :
 Le patriarcat dans l'Eglise chrétienne (droit canonique).
 Le patriarcat en sociologie
Le patriarcat est « une forme d'organisation sociale et juridique fondée sur la
détention de l'autorité par les hommes » et ce surtout en Afrique. L'homme a
pour tâche d'alimenter en nourriture et argent, de protéger la famille et toutes les
fonctions sociales en dehors de l'organisation du foyer. La femme a pour tâche
l'éducation des enfants et l'organisation interne du foyer. Les rôles ne sont pas
interchangeables. Il est symptomatique des dynamiques sociales dans de
nombreux pays en Afrique.

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Exposé de Français : la puissance paternelle et le patriarcat en Afrique

I. LE PATRIACAT ET LA PUISSANCE PATERNELLE DANS


TOUTES LEURS FORMES

1) Au niveau social

La perspective du post patriarcat offre-t-elle une lecture plus véridique des


rapports sociaux de sexe dans les sociétés africaines actuelles que la notion de
patriarcat ? Poser la question oblige à revenir sur la difficile émergence non
seulement d'une réflexion féministe propre aux contextes africains Nous posons
la question ici pour les seuls pays francophones... mai s aussi d'une interrogation
sociale franche sur les inégalités entre hommes et femmes. Au niveau théorique,
le point de clivage majeur au sein des féminismes L'utilisation de la forme
plurielle nous semble plus adaptée... africains porte sur la capacité de la notion
de patriarcat à expliquer les rapports de sexe dans les sociétés africaines et les
préoccupations des femmes qui y vivent. Certaines féministes ont pour mot
d'ordre « nous définir par nous- mêmes et nos préoccupations avec nos propres
termes » et réfutent sans concession la théorie du patriarcat. Elles affirment que
telle qu'elle est conçue, cette notion, qui se base sur les rapports de sexe dans les
sociétés occidentales, tend à marquer les sociétés africaines du sceau de
l'arriération. Les dichotomies entre public et privé, sphère de production et
sphère de reproduction que renferme la notion du patriarcat ne peuvent
s'appliquer au fonctionnement des sociétés traditionnelles africaines. D'une part,
ces dernières, bien qu'elles soient dans l'ensemble structurées par la domination
masculine, ont toujours eu en leur sein des femmes qui y jouaient des rôles
politiques majeurs. L'intégration des femmes dans ces espaces de pouvoir était
favorisée et par l'âge et par leur rôle reproductif du fait de la valorisation de la
maternité. D'autre part, la logique individualiste que proposent les féministes
occidentales pour sortir des rapports sociaux de sexe inégaux répond
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imparfaitement aux aspirations des femmes africaines. Ces dernières pouvaient


en effet acquérir du pouvoir justement de par leur appartenance et leur influence
au sein d'un clan, d'une famille ou d'une communauté.

2) Au niveau politique

D'autres féministes africaines opposent que la subordination qu'expérimentent


les femmes dans les sociétés africaines n'est que la manifestation locale d'une
situation universelle. Pour elles, adopter en l'adaptant à leurs contextes la
théorisation des rapports sociaux de sexe élaborée par les féministes d'ailleurs
permet aux féministes africaines d'affronter le sexisme de leurs sociétés et
d'imprimer leur point de vue sur le processus de démocratisation de celles-ci. En
effet, les organisations du social et du politique héritées de l'administration
coloniale et postcoloniale, accompagnées des politiques de développement
fondées sur la marchandisation avec leur vision de
la sexualité féminine, ont conduit à un affaiblissement du pouvoir des femmes.
Les systèmes de production d'inégalités sexuées qui existaient déjà se sont
renforcés particulièrement par la dévalorisation de la sphère reproductive et sa
relégation dans la sphère privée, ainsi que par l'instauration d'une division
sexuée du travail marchand qui attribue les meilleurs emplois aux hommes sur le
marché du travail. Pour ces féministes, la notion de patriarcat permettrait donc
de mieux inclure dans les analyses les transformations sociales, économiques et
politiques dans les rapports de sexe engendrées par le colonialisme et le post
colonialisme.

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3) Au niveau Economique

Ceci nous mène à la fonction reproductrice des femmes et à la famille.


La force de travail doit être reproduite : nourrie, lavée, hébergée, reposée,
psychologiquement équilibrée et préparée, saine, en forme, dans les générations
successives. Cela ne se produit pas tout seul, automatiquement. C'est le travail
gratuit des femmes à l'intérieur de la famille qui garantit cela. Dans ce sens on
parle de l'exploitation du travail de reproduction des femmes par le système
capitaliste. Si tous ces services devaient être payés par les travailleurs, les
capitalistes devraient leur payer le double de leur salaire actuel ; ce qui est
impossible pour le système. Mais cela comporte aussi des avantages pour les
travailleurs mâles en tant que sexe car ils jouissent de marchandises et de
services fournis amoureusement par les femmes. Ce qui crée donc une certaine
complicité masculine.
On parle de double exploitation pour celles qui en plus exercent un travail
salarié. Ce dressage commence très tôt par l'éducation différenciée entre filles et
garçons à partir des jouets et des attentes des parents, les activités sportives,
culturelles, les libertés concédées,...
Le garçon est éduqué pour l'autonomie, pour se suffire, pour dominer ou au
moins ne pas se laisser faire. La fille doit être au service des autres,
complaisante, elle doit plaire à l'autre sexe. Il s'agit de tout un appareil
psychologique et idéologique mis en œuvre pour obtenir ces résultats.
Intimidation, répression, chantage émotif, menace, isolement, amour possessif,...
à travers lequel les hommes sont poussés à conquérir le monde, en bousculant
les autres, (en concurrence) et les femmes sont poussées à conquérir un homme,
fonder une famille, devenir mère.

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Dans tout cela il n'y a pas de place pour une orientation sexuelle différente,
homosexuelle. Cette division du monde en deux genres exclusifs, opposés et
complémentaires imprègne toute notre manière de penser. Elle fait partie de
l'idéologie dominante qui est l'idéologie de la classe et du sexe dominant : la
culture, l'art, la science (voir l'historiographie), les religions, le langage, notre
imaginaire, notre inconscient,...
Les femmes elles-mêmes ont intériorisé leur infériorité et la « naturalité » de la
suprématie masculine. C'est souvent un obstacle à leur libération et à la
solidarité entre femmes.
Dans la société l'homme, le mâle constitue la norme, la femme le produit dérivé.

II. LE PATRIARCAT ET LA DOMINATION

L'un ou l'autre aspect, économique, symbolique, politique, psychologique,... de


l'inégalité entre les sexes.
Le patriarcat est un système de domination qui structure toutes les sphères de
l'existence et ce sutout en Afrique.
Dans son essence, aujourd'hui comme dans la préhistoire, d'un point de vue
matérialiste dialectique, il s'agit de deux enjeux de l'appropriation, l'usufruit, le
contrôle des mâles sur : le travail des femmes, la force de travail des femmes et
sur la reproduction et la sexualité des femmes, le corps des femmes.

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Comment l'obtenir ? Par l'insertion partielle et inégale - selon les époques et les
régions du monde - des femmes dans le mode de production dominant. Ensuite,
à travers une institution « merveilleuse » , très ambiguë qui est la cellule de base
de la société, la famille.
On n'a pas le temps de parcourir l'insertion des femmes dans les différents
modes de production, l'esclavage, le féodalisme, le mode de production
asiatique, le capitalisme commercial et colonial etc.
Limitons-nous ici à l'époque actuelle ou le capitalisme global domine le monde
entier.
Les femmes sont utilisées comme armée industrielle de réserve dans l'économie
capitaliste - insérées dans les périodes d'expansion économique mais expulsées
en période de récession ou de crise.
Cette pratique est justifiée par 1'idée/1'idéologie que c'est l'homme qui pourvoit
fondamentalement aux besoins de la cellule familiale et que la place naturelle et
principale de la femme se situe dans la famille en tant que femme au foyer.
Les femmes sont utilisées en opposition à la force de travail masculine pour
affaiblir la classe en la divisant. Ceci joue également dans d'autres sections «
mineures », « périphériques » de la classe ouvrière comme les immigrées.
Attention, il s'agit d'une insertion partielle, temporaire et inégale dans le monde
du travail qui est caractérisée par une ségrégation horizontale et verticale. Les
femmes se situent dans les couches et fonctions les moins payées, subordonnées
(pas dirigeantes), dans les secteurs « féminins » des services, de la reproduction
sociale (moins valorisés) qui sont dans le prolongement des fonctions «
naturelles » de soins que les femmes exercent au sein de la famille : éducation,
nettoyage, restauration, accueil, santé,...
C'est-à-dire que les femmes travaillent à des salaires plus bas, dans des
conditions de travail plus précaires à cause de la combinaison du travail pour le

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marché avec les tâches de reproduction familiale. Ceci a comme conséquence,


des carrières interrompues, du temps partiel (imposé),et des retraites de misère.
temps de travail et loisir (on amène le travail chez soi). Cela devient le modèle
pour tous les travailleurs, hommes et femmes.

CONCLUSION

Le patriarcat est « une forme d'organisation sociale et juridique fondée sur la


détention de l'autorité par les hommes ». L'homme a pour tâche d'alimenter en
nourriture et argent, de protéger la famille et toutes les fonctions sociales en
dehors de l'organisation du foyer. La femme a pour tâche l'éducation des enfants
et l'organisation interne du foyer. Les rôles ne sont pas interchangeables. Il est
symptomatique des dynamiques sociales dans de nombreux pays dans le monde.
Son pendant est le matriarcat.
A partir des années 90, le concept de patriarcat est utilisé par le féminisme
radical pour désigner le système social d'oppression des femmes par les
hommes. Pour remédier à cette inégalité de sexe, l’on a apporté des
modifications fondamentales dans la gestion du ménage surtout des biens. Il
institué alors à l'égard de la femme mariée les biens réservés dont elle a
l'administration même si ceux-ci font partie des biens communs du ménage. Il
permit aussi à la femme mariée d'exercée le commerce mieux d'exercer une
profession séparée de celle de son mari sans l'autorisation préalable de celui-ci.
Cependant, cette avancée vers l'égalité des sexes n'a pas touché aux questions
relatives à la personne de l'enfant dans different gouvernement. Ce qui consacre
une sorte d'évolution à double vitesse vis-à-vis de la puissance paternelle en
afrique.

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