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COURS DE DROIT FISCAL Professeur: Boutayeb ES- SEHAB

DEUXIEME PARTIE : LE SYSTEME FISCAL MAROCAIN

Semestre 4

Année universitaire 2019 -2020

Séance n° 6

Références :
 Code général des impôts 2020.
 Note circulaire n° 730. Loi de finances 70-19 pour l’année budgétaire
2020. La Direction générale des impôts.

Plan de la séance :
CHAPITRE I: L’IMPOT SUR LE REVENU (IR)

SECTION I : LE CHAMP D’APPLICATION DE L’IR

§ I - LES REVENUS IMPOSABLES

A) Les revenus professionnels

B) Les revenus agricoles

C) Les revenus salariaux ;

D) Les revenus et profits fonciers ;

E) Les revenus et profits de capitaux mobiliers (à la prochaine et


7ème séance)

1
Aperçu sur le système fiscal marocain
Jusqu’au début des années 80 du siècle dernier, le système fiscal marocain comptait
plusieurs impôts et taxes cédulaires et disparates : (IBP , TPS , PSN , … ). Mais à partir
de1984, une réforme fiscale a été adoptée et s’étala sur six ans .Cette réforme portait sur la
refonte du système fiscal marocain pour mieux l’adapter à l’évolution de l’environnement
économique et social national et international. Cette réforme a permis au Maroc de se doter
d’un système fiscal moderne et synthétique qui s’est substitué au système cédulaire devenu
dépassé (système ancien et analytique)1.
Les principaux impôts composant le système fiscal marocain actuellement sont :
- La TVA : instituée en 1985, elle s’applique aux dépenses ;
- L’IS : institué en 1986, il frappe les revenus et bénéfices réalisés par les sociétés de
capitaux les sociétés en nom collectif (LF 2009) et autres personnes morales ;
- L’IR : institué en 1989, il frappe les revenus et bénéfices acquis par les personnes physiques
et les sociétés de personnes.
A ces principaux impôts s’ajoutent d’autres impôts et taxes mais de moindre
importance budgétaire tels que :
-L’impôt des patentes. (devenu l’impôt sur la profession) ;
-Les droits d’enregistrement et timbres ;
-Les prélèvements sur les revenus des placements financiers ;
Et d’autres impôts et taxes fiscales et parafiscales.

CHAPITRE I: L’IMPOT SUR LE REVENU (IR)

C’est un impôt institué en 1989 au Maroc ; il a remplacé l’impôt sur les bénéfices
professionnels (IBP) qui frappait l’ensemble des personnes physiques et morales.

C’est un impôt qui frappe le revenu global du contribuable. Le revenu global peut être
défini comme la somme des revenus nets imposables réalisés par l’assujetti pendant
l’année. Le législateur distingue 5 catégories de revenus :

* les revenus des professionnels ;

1
La distinction entre impôts analytiques et impôts synthétiques consiste à opposer les impôts qui ne frappent
qu’un élément d’un patrimoine ou une catégorie de revenu (exemple l’impôt cédulaire sur le revenu) à ceux
qui atteignent une valeur ou une situation économique prise dans son ensemble (l’impôt général sur le revenu)

2
* les revenus salariaux ;

* les revenus agricoles ;

* les revenus et profits fonciers ;

* et les revenus et profits des capitaux mobiliers.

Chacune de ces 5 catégories de revenus est soumise à des règles particulières en matière
de détermination de l’assiette de l’IR.

L’IR présente un certain nombre de caractéristiques :

C’est un impôt direct ; il est déclaré et payé directement par le détenteur du revenu.

C’est un impôt unique et global ; il frappe la totalité des revenus existants au sein de la
cellule familiale, quelle que soit l’origine de ces revenus.

C’est un impôt différencié, car il frappe le revenu global de plusieurs catégories ;

C’est un impôt personnalisé, car il frappe le revenu réalisé par la personne en prenant en
considération les caractères propres de celle-ci ;

C’est un impôt progressif, car le revenu est divisé en tranches et chaque tranche est taxée
à un taux déterminé ;

C’est un impôt déclaratif : il est établi par l’administration en se basant sur les
déclarations des assujettis.

Il est à remarquer que certaines catégories de revenus sont soumises au régime de la


retenue à la source, c’est le cas des salaires.

SECTION I : LE CHAMP D’APPLICATION DE L’IR

§ I - LES REVENUS IMPOSABLES

L’IR est unique mais les procédures de détermination du revenu net imposable
différent selon les catégories de revenus. L’IR s’applique à 5 types de revenus :

A. Les revenus professionnels ;


 Ce sont les bénéfices réalisés par une personne physique et provenant de
l’exercice d’une profession commerciale industrielle ou artisanale. Entrent dans
3
* les revenus salariaux ;

* les revenus agricoles ;

* les revenus et profits fonciers ;

* et les revenus et profits des capitaux mobiliers.

Chacune de ces 5 catégories de revenus est soumise à des règles particulières en matière
de détermination de l’assiette de l’IR.

L’IR présente un certain nombre de caractéristiques :

C’est un impôt direct ; il est déclaré et payé directement par le détenteur du revenu.

C’est un impôt unique et global ; il frappe la totalité des revenus existants au sein de la
cellule familiale, quelle que soit l’origine de ces revenus.

C’est un impôt différencié, car il frappe le revenu global de plusieurs catégories ;

C’est un impôt personnalisé, car il frappe le revenu réalisé par la personne en prenant en
considération les caractères propres de celle-ci ;

C’est un impôt progressif, car le revenu est divisé en tranches et chaque tranche est taxée
à un taux déterminé ;

C’est un impôt déclaratif : il est établi par l’administration en se basant sur les
déclarations des assujettis.

Il est à remarquer que certaines catégories de revenus sont soumises au régime de la


retenue à la source, c’est le cas des salaires.

SECTION I : LE CHAMP D’APPLICATION DE L’IR

§ I - LES REVENUS IMPOSABLES

L’IR est unique mais les procédures de détermination du revenu net imposable
différent selon les catégories de revenus. L’IR s’applique à 5 types de revenus :

A. Les revenus professionnels ;


 Ce sont les bénéfices réalisés par une personne physique et provenant de
l’exercice d’une profession commerciale industrielle ou artisanale. Entrent dans
3
Leur application est subordonnée à l’option des contribuables dont le chiffre
d’affaires5 n’excède pas la limite prévue par la loi.

Les seuils des trois régimes d’imposition se présentent comme suit


Activités RNR RNS Forfait
Professions commerciales, CA > 1 M < CA < 2 M CA < 1.000.000
industrielles, 2.000.000
artisanales ou armateur pour la pêche
Prestation de service ou professions CA > 500.000 0. 25 M < CA < 0.5 CA < 250.000
libérales M

B. Les revenus agricoles ;

 Au sens de l’article 46 du C.G.I, sont considérés comme des revenus de


l’exploitation agricole, pour l’application de l’I.R :
• Les bénéfices provenant des exploitations agricoles ;
• Les bénéfices de toute autre activité de nature agricole non soumise à la taxe
professionnelle.

 Sont totalement exonérés de l’impôt sur le revenu à titre permanent, les exploitants
agricoles réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 5 millions de DH, au
titre de leurs revenus agricoles6. Lorsqu’une société devient imposable au titre d’un
exercice donné et que le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’exercice suivant est
inférieur à 5 millions de DH, l’exonération précitée n’est accordée que lorsque ledit
chiffre d’affaires est resté inférieur à ce montant pendant 3 exercices consécutifs.

5
Le chiffre d’affaires s’entend des recettes brutes, augmenté des créances non encore recouvrées,
résultant de l’ensemble des opérations réalisées pendant l’année civile.
Les recettes et les créances acquises, résultant d’opérations portant sur une partie ou sur la totalité des
éléments du fonds de commerce, à l’exclusion des stocks, n’entrent pas dans la détermination du
chiffre d’affaires. Le chiffre d’affaires tient compte de tous les éléments constitutifs du prix des
produits vendus, des services rendus ou des travaux immobiliers réalisés.
6
A titre transitoire sont exonérées de l’I.S. :
- du 1er janvier 2014 jusqu’au 31 décembre 2015, les exploitants agricoles qui réalisent un CA
inférieur à 35.000.000 DH ;
- du 1er janvier 2016 jusqu’au 31 décembre 2017, les exploitants agricoles qui réalisent un CA
inférieur à 20.000.000 DH ;
- du 1er janvier 2018 jusqu’au 31 décembre 2019, les exploitants agricoles qui réalisent un CA
inférieur à 10.000.000 DH.
5
cette catégorie, les bénéfices des entreprises individuelles et ceux des sociétés de
personnes telles que les sociétés en nom collectif, les sociétés de fait, les groupements
d’intérêt économique.
 Aux termes des dispositions de l’article 32 du C.G.I, les revenus professionnels sont
déterminés d’après le régime du résultat net réel (R.N.R)2 qui constitue le régime de
droit commun prévu aux articles 33 à 37 et à l’article 161 du C.G.I.
 Quant aux sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple et les sociétés
en participation n’ayant pas opté pour l’IS, leurs bénéfices sont déterminés
obligatoirement selon le régime du résultat net réel.
 Toutefois, les contribuables exerçant une activité à titre individuel, dans le cadre d’une
société de fait ou d’une indivision peuvent opter, dans les conditions fixées
respectivement aux articles 43 et 44 du C.G.I, pour :

 Le régime du résultat net simplifié (R.N.S) (article 38)3 ;

 Ou le régime du bénéfice forfaitaire (article 40)4.

 Par ailleurs, ces bénéfices peuvent être soumis au régime de l’auto entrepreneur prévu
à l’article 42 bis du CGI si le chiffre d’affaires ne dépasse pas :
• 500 000 DH pour les activités commerciales, industrielles, artisanales.
• 200 000 DH pour les prestations de services.

2
Ce régime s’applique obligatoirement aux :
- sociétés en nom collectif, sociétés en commandite simple et associations en participation ;
- entreprises individuelles, sociétés de fait et indivisions, dont le chiffre d’affaires annuel ou porté à
l’année excède :
• 2.000.000 de dirhams s’il s’agit de professions commerciales, d’activités industrielles ou
artisanales ou d’armateur pour la pêche ;
• 500.000 DH pour les prestataires de service et les professions libérales.
3
Le R.N.S s’applique sur option en vertu des dispositions de l’article 39 du C.G.I, aux contribuables
dont le chiffre d’affaires, hors T.V.A, annuel ou porté à l’année n’a pas dépassé les limites suivantes :
2.000.000 de dirhams, s'il s'agit des activités commerciales, industrielles, artisanales et armateurs de
la pêche.
500.000 (cinq cent mille) DH s’il s’agit des prestataires de service ; des professions libérales visées à
l’article 30-1°-c) du C.G.I ; des revenus ayant un caractère répétitif visées à l’article 30-2° du C.G.I.
4
En vertu des dispositions du b) de l’article 41 et sous réserve des exclusions prévues par le décret n°
2-08-124 précité. Le régime du bénéfice forfaitaire est applicable aux contribuables dont le chiffre
d’affaires, T.V.A comprise, annuel ou porté à l’année n’a pas dépassé :
1.000.000 de dirhams, s'il s'agit des activités, commerciales, industrielles, artisanales et armateurs de
la pêche.
250.000 (deux cent cinquante mille) DH s’il s’agit des prestataires de service, des professions
libérales visées à l’article 30-1°-c) du C.G.I et des revenus ayant un caractère répétitif visées à l’article
30-2° du C.G.I.

4
argent octroyés par les employeurs en sus des revenus précédemment désignés,
les allocations spéciales et autres rémunérations allouées aux dirigeants des
sociétés

Les revenus exemptés (exonérés) peuvent être classés dans les catégories suivantes :
- indemnités pour frais engagés9 ;
- allocations familiales (prestations familiales, prime de naissance, allocation décès, aide
exceptionnelle au logement) ;
- pensions d’invalidité10 ;
- rentes temporaires ou viagères d’accident de travail ;
- indemnités de maladie, maternité, accidents de travail et allocations décès ;
- indemnités de licenciement ;
- indemnités de départ volontaire ;
- indemnités ayant le caractère de dommages et intérêts ;
- pensions alimentaires ;
- retraites complémentaires ;
- indemnités d’assurance-vie ;
- cotisations patronales de sécurité sociale ;
- bons de restauration ou d’alimentation ;
- abondement pour souscription ou achat d’actions au profit du personnel ;
- salaires versés par la Banque Islamique de Développement ;
- indemnité de stage ;
- bourses d'études et prix littéraires et artistiques ;

ou de la durée des services rendus. Celles parmi les indemnités qui constituent des compléments de
salaire sont soumises intégralement à l’IR, alors que celles qui sont effectivement destinées à couvrir
des frais professionnels et sont entièrement absorbées par ces frais sont exonérées dudit impôt.
8
La rente viagère est le revenu payé à date fixe par le débirentier au bénéficiaire, pendant toute la vie
de ce dernier, en exécution de dispositions contractuelles entre les intéressés. Les rentes viagères
entrent dans la catégorie des revenus salariaux lorsqu’elles remplissent les deux conditions suivantes :
- être payées à titre obligatoire ;
- et avoir pour terme extinctif normal la mort du bénéficiaire.
9
Ces indemnités ne sont exemptées que si elles remplissent les deux conditions suivantes :
- être destinées à couvrir des frais engagés dans l’exercice de la fonction ou de l’emploi. Elles doivent
par conséquent être employées conformément à l’objet pour lequel elles sont attribuées, et leur
montant doit, en principe, être équivalent à celui des frais déboursés par le salarié.
- être justifiées, qu’elles soient remboursées sur états ou attribuées forfaitairement.
10
L’exonération s’applique aux pensions servies aux militaires à la suite soit d’infirmité résultant
d’évènements de guerre, soit d’accidents survenus ou de maladies contractées par le fait ou à
l’occasion du service. Elle s’applique aussi aux pensions attribuées dans les mêmes circonstances aux
ayants cause des militaires décédés.
7
Leur application est subordonnée à l’option des contribuables dont le chiffre
d’affaires5 n’excède pas la limite prévue par la loi.

Les seuils des trois régimes d’imposition se présentent comme suit


Activités RNR RNS Forfait
Professions commerciales, CA > 1 M < CA < 2 M CA < 1.000.000
industrielles, 2.000.000
artisanales ou armateur pour la pêche
Prestation de service ou professions CA > 500.000 0. 25 M < CA < 0.5 CA < 250.000
libérales M

B. Les revenus agricoles ;

 Au sens de l’article 46 du C.G.I, sont considérés comme des revenus de


l’exploitation agricole, pour l’application de l’I.R :
• Les bénéfices provenant des exploitations agricoles ;
• Les bénéfices de toute autre activité de nature agricole non soumise à la taxe
professionnelle.

 Sont totalement exonérés de l’impôt sur le revenu à titre permanent, les exploitants
agricoles réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 5 millions de DH, au
titre de leurs revenus agricoles6. Lorsqu’une société devient imposable au titre d’un
exercice donné et que le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’exercice suivant est
inférieur à 5 millions de DH, l’exonération précitée n’est accordée que lorsque ledit
chiffre d’affaires est resté inférieur à ce montant pendant 3 exercices consécutifs.

5
Le chiffre d’affaires s’entend des recettes brutes, augmenté des créances non encore recouvrées,
résultant de l’ensemble des opérations réalisées pendant l’année civile.
Les recettes et les créances acquises, résultant d’opérations portant sur une partie ou sur la totalité des
éléments du fonds de commerce, à l’exclusion des stocks, n’entrent pas dans la détermination du
chiffre d’affaires. Le chiffre d’affaires tient compte de tous les éléments constitutifs du prix des
produits vendus, des services rendus ou des travaux immobiliers réalisés.
6
A titre transitoire sont exonérées de l’I.S. :
- du 1er janvier 2014 jusqu’au 31 décembre 2015, les exploitants agricoles qui réalisent un CA
inférieur à 35.000.000 DH ;
- du 1er janvier 2016 jusqu’au 31 décembre 2017, les exploitants agricoles qui réalisent un CA
inférieur à 20.000.000 DH ;
- du 1er janvier 2018 jusqu’au 31 décembre 2019, les exploitants agricoles qui réalisent un CA
inférieur à 10.000.000 DH.
5
 Les revenus salariaux bénéficient, en premier lieu, d’une déduction pour frais
professionnels,
• soit une déduction forfaitaire calculée au taux de 20%12 du salaire brut
imposable tel que prévu à l’article 56 du C.G.I, à l’exclusion des avantages en
argent ou en nature, et sans que cette déduction puisse excéder 30 000 DH13 par
an,
• soit une déduction calculée à partir des frais réels14,

 puis, en second lieu, d’une déduction spéciale en matière de pension et de rentes


viagères de :
• 55% sur le montant brut annuel inférieur ou égal à 168.000 DH ;
• 40% pour le surplus.

Les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal et titulaires de pensions de retraite
de source étrangère, bénéficient, en plus de l’abattement forfaitaire, d'une réduction égale à
80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension.

 L’impôt brut est obtenu en appliquant le taux de celui- ci au salaire net imposable et
en retranchant la somme à déduire.

12
La LDF 2009 a modifié les dispositions de l’article 59 (I-A) du C.G.I en relevant le taux de
l’abattement pour frais professionnels de 17% à 20%. Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux
revenus salariaux acquis à compter du 1er janvier 2009, conformément aux dispositions de l’article 7
(VI- 6) de la loi de finances pour l’année budgétaire 2009.
13
La LDF 2010 a modifié les dispositions de l’article 59 (I-A) du C.G.I en relevant le plafond de
l’abattement pour frais professionnels de 28 000 DH à 30 000 DH.
14
- 25 % pour le personnel des casinos et cercles supportant des frais de représentation et de veillée ou
de double résidence,
- 35 % pour les : ouvriers d'imprimerie de journaux travaillant la nuit, ouvriers mineurs ;
artistes dramatiques, lyriques, cinématographiques ou chorégraphiques, artistes musiciens, chefs
d'orchestre.
- 45 % pour les personnes relevant des catégories professionnelles désignées ci-après :
journalistes, rédacteurs, photographes et directeurs de journaux ; agents de placement de l'assurance -
vie, inspecteurs et contrôleurs des compagnies d'assurances des branche-vie, capitalisation et épargne ;
voyageurs, représentants et placiers de commerce et d'industrie ; personnel navigant de l'aviation
marchande comprenant : pilotes, radios, mécaniciens et personnel de cabine navigant des compagnies
de transport aérien, pilotes et mécaniciens employés par les maisons de construction d'avions et de
moteurs pour l'essai de prototypes, pilotes moniteurs d'aéro-clubs et des écoles d'aviation civile ;

9
 Conformément aux dispositions de l’article 48 du C.G.I, il existe deux régimes pour
la détermination du bénéfice net agricole : le régime du bénéfice forfaitaire et le
régime du bénéfice net réel.

 le régime du bénéfice forfaitaire


Le bénéfice forfaitaire annuel de l’exploitant agricole est composé :
 Du bénéfice afférent bénéfice afférent aux terres de culture et aux plantations
régulières. Un bénéfice forfaitaire à l’hectare est déterminé. Il est multiplié par la
superficie des terres de culture pour obtenir le bénéfice forfaitaire global.
 Du bénéfice afférent aux arbres fruitiers et forestiers. Le bénéfice forfaitaire est
déterminé par arbre fruitier ou forestier, il est multiplié par le nombre d’arbres
composant la plantation.
 Le bénéfice forfaitaire par hectare ou par arbre fruitier ou forestier est fixé
annuellement dans chaque préfecture ou province sur proposition de l'administration
fiscale, par une commission dite commission locale communale. Ce bénéfice est fixé
distinctement par commune et, éventuellement, dans chaque commune par catégorie
de terre.
 Le régime du bénéfice net réel
 Le régime du R.N.R .est un régime optionnel.
 Toutefois, selon les dispositions de l’article 48-II du C.G.I., sont soumis
obligatoirement à ce régime :
• Les exploitants individuels et les copropriétaires dans l’indivision qui ont réalisé
un chiffre d’affaires annuel afférent à l’activité agricole supérieur à deux millions
(2 000 000) de dirhams ;
• Les sociétés ne relevant pas de l’I.S., telles que définies à l’article 32-II-1° du
C.G.I

C. Les revenus salariaux ;

 Aux termes des dispositions de l’article 56 du C.G.I, Les revenus salariaux qui
rentrent dans le champs d’application de l’IR s’entendent : des traitements, salaires,
indemnités7, pensions et rentes viagères8 ainsi que les avantages en nature ou en

7
Les indemnités sont attribuées à un salarié en réparation d’un dommage ou d’un préjudice, en
compensation de certains frais, à titre de sujétions spéciales ou encore pour tenir compte de la valeur
6
• Les revenus acquis au titre de la location des propriétés agricoles, y
compris les constructions et le matériel fixe et mobile y attachés ;
• La valeur locative des immeubles et constructions que les propriétaires
mettent gratuitement à la disposition des tiers ;
• Les indemnités d’éviction versées aux occupants des biens immeubles par les
propriétaires desdits biens en compensation du préjudice causé.

2) La détermination du revenu foncier imposable

Il convient de distinguer à cet égard les revenus provenant de la location des


immeubles bâtis et non bâtis et qu’on qualifiera de revenus fonciers urbains et ceux provenant
des propriétés agricoles.
a) Le revenu foncier urbain
La détermination du revenu foncier urbain imposable à l’IR passe par trois étapes :
 Le revenu foncier brut,
 Le revenu foncier net,
 Le revenu foncier net imposable.
 Le revenu foncier brut (RFB)
 Le revenu brut des immeubles donnés en location (le revenu foncier brut) est
constitué par le montant brut total des loyers. Ce revenu résulte des sommes perçues
au titre du contrat de location y compris les suppléments éventuels quelle que soit leur
qualification juridique.

Revenu foncier brut= total des loyers perçus par le propriétaire (ou valeurs locatives)

 Le revenu foncier net (RFN)


Pour obtenir le revenu foncier net, il faut réajuster le revenu foncier brut (le montant des
loyers perçus par le propriétaire). Ce montant est:
• augmenté des dépenses qui incombent normalement au propriétaire ou à
l'usufruitier et qui sont mises à la charge des locataires15 ;

15
Il en est ainsi :
- de la prime d'assurance incendie ;

11
argent octroyés par les employeurs en sus des revenus précédemment désignés,
les allocations spéciales et autres rémunérations allouées aux dirigeants des
sociétés

Les revenus exemptés (exonérés) peuvent être classés dans les catégories suivantes :
- indemnités pour frais engagés9 ;
- allocations familiales (prestations familiales, prime de naissance, allocation décès, aide
exceptionnelle au logement) ;
- pensions d’invalidité10 ;
- rentes temporaires ou viagères d’accident de travail ;
- indemnités de maladie, maternité, accidents de travail et allocations décès ;
- indemnités de licenciement ;
- indemnités de départ volontaire ;
- indemnités ayant le caractère de dommages et intérêts ;
- pensions alimentaires ;
- retraites complémentaires ;
- indemnités d’assurance-vie ;
- cotisations patronales de sécurité sociale ;
- bons de restauration ou d’alimentation ;
- abondement pour souscription ou achat d’actions au profit du personnel ;
- salaires versés par la Banque Islamique de Développement ;
- indemnité de stage ;
- bourses d'études et prix littéraires et artistiques ;

ou de la durée des services rendus. Celles parmi les indemnités qui constituent des compléments de
salaire sont soumises intégralement à l’IR, alors que celles qui sont effectivement destinées à couvrir
des frais professionnels et sont entièrement absorbées par ces frais sont exonérées dudit impôt.
8
La rente viagère est le revenu payé à date fixe par le débirentier au bénéficiaire, pendant toute la vie
de ce dernier, en exécution de dispositions contractuelles entre les intéressés. Les rentes viagères
entrent dans la catégorie des revenus salariaux lorsqu’elles remplissent les deux conditions suivantes :
- être payées à titre obligatoire ;
- et avoir pour terme extinctif normal la mort du bénéficiaire.
9
Ces indemnités ne sont exemptées que si elles remplissent les deux conditions suivantes :
- être destinées à couvrir des frais engagés dans l’exercice de la fonction ou de l’emploi. Elles doivent
par conséquent être employées conformément à l’objet pour lequel elles sont attribuées, et leur
montant doit, en principe, être équivalent à celui des frais déboursés par le salarié.
- être justifiées, qu’elles soient remboursées sur états ou attribuées forfaitairement.
10
L’exonération s’applique aux pensions servies aux militaires à la suite soit d’infirmité résultant
d’évènements de guerre, soit d’accidents survenus ou de maladies contractées par le fait ou à
l’occasion du service. Elle s’applique aussi aux pensions attribuées dans les mêmes circonstances aux
ayants cause des militaires décédés.
7
 En vertu des dispositions de l’article 61-II du C.G.I, sont considérés comme profits
fonciers pour l'application de l’impôt sur le revenu, les profits constatés ou réalisés à
l’occasion :
• de la vente d'immeubles situés au Maroc ou de la cession de droits réels
immobiliers portant sur de tels immeubles ;
• de l’expropriation d’immeuble pour cause d’utilité publique ;
• de l'apport en société d'immeubles ou de droits réels immobiliers ;
• de la cession à titre onéreux ou de l'apport en société d'actions ou de parts
sociales nominatives émises par les sociétés, à objet immobilier, réputées
fiscalement transparentes au sens de l'article 3-3°du C.G.I ;
• de la cession, à titre onéreux, ou de l’apport en société d’actions ou de parts
sociales des sociétés à prépondérance immobilière ;
• de l'échange, considéré comme une double vente, portant sur les immeubles,
les droits réels immobiliers ou les actions ou parts sociales visées ci-dessus ;
• du partage d'immeuble en indivision avec soulte. Dans ce cas, l'impôt ne
s'applique qu'au profit réalisé sur la cession partielle qui donne lieu à la soulte ;
• des cessions à titre gratuit portant sur les immeubles, les droits réels
immobiliers et les actions ou parts cités ci-dessus.

 En vertu des dispositions de l’article 65 du C.G.I, le profit net imposable est égal à la
différence entre :
• Le prix de cession diminué, le cas échéant, des frais de cession ;
• Et le prix d'acquisition augmenté des frais d'acquisition, des dépenses
d'investissements réalisées, ainsi que des intérêts ou de la rémunération
convenue d’avance, payés par le cédant soit en rémunération de prêts accordés
les institutions spécialisées ou les établissements de crédit et organismes
assimilés, dûment autorisés à effectuer ces opérations, par les oeuvres sociales
du secteur public, semi public ou privé ainsi que par les entreprises , soit dans
le cadre du contrat « Mourabaha » souscrit auprès des établissements de crédit
et les organismes assimilés pour la réalisation des opérations d'acquisition et
d'investissement précitées.

13

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