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La vie de mes ancêtres Jean Gladu dit

Cognac et Marie Langlois contée aux


immigrants du Québec
Martin Gladu

M on ancêtre, Jean Gladu, naquit à Cognac en 1637 de François et Claude Baudry.

À l’époque, Cognac faisait partie de la province de l’Angoumois et était rattachée au


diocèse de Saintes. On y parlait le Parlanjhe (ou saintongeais), un ancien patois des
provinces historiques de l’Angoumois, de la Saintonge et de l’Aunis.

De 1652 à 1685, la région vit ses plus mauvais jours : famine, guerres (de religions, La
Fronde, siège de La Rochelle), misère, nouveaux impôts et charges, maladie (la peste, qui
cessa vers 1630), révocation de l’Édit de Nantes (qui entraîna un exode), etc.

Sa majorité acquise, Jean, roturier et illettré, devint laboureur.

Il décida d’immigrer en Nouvelle-France à l’âge de dix-neuf ans.

Le contrat d’engagement : le serviteur et son maître

Le 7 avril 1656, il se présenta chez le marchand-négociant rochelais Arnaud Peré. Ce


dernier était aussi engagiste, c’est-à-dire qu’il avait obtenu la permission de la Compagnie
de la Nouvelle-France de recruter des colons et de les amener en Nouvelle-France. Il y
passa un contrat notarié dans lequel il s’engagea, pendant trois ans et pour 75 livres
tournois par année, à « travailler pour et au profit dudit Peré de tel métier et industrie qu’il
lui indiquera et qui sera de sa connaissance le mieux de son pouvoir; lui porter honneur et
respect comme les serviteurs sont tenus de faire aux maîtres et sans aucune chose; lui
latiter ni receler; ainsi conserver et soigner son bien comme le sien propre. » Nota : Une
chemise en 1659 vaut 5 livres tournois.

Peré s’engagea à « nourrir, loger et héberger » Jean dès son arrivée en Nouvelle-France en
plus de lui payer son voyage et lui fournir l’argent nécessaire à l’achat de vêtements. Tel
que le prévoyait le contrat, le coût de ces vêtements fût déduit de sa première année de
paye. Le cas échéant où il voulut revenir en France, l’engagiste consentait à lui payer le
voyage de retour, mais « sans pourtant le nourrir. »

Selon une source, Peré aurait été recruteur pour Charles Cadieux, Sieur de Courville, né à
Thury-Harcourt et arrivé en Nouvelle-France à l’âge de treize ans et armurier à Sillery en
1641 (il fût aussi commerçant de fourrures). Cadieux repartit à La Rochelle en 1652 pour
s’y marier avec Madeleine Macart. Nota : Il m’apparaît intéressant de souligner que le 20 juin

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1664, Madeleine Macart présenta une requête à la cour pour la séparation légale de ses biens de
ceux de son mari. Le but n’était visiblement pas la dissolution de leur mariage, puisqu’ils auront
plusieurs enfants après 1664. Mais des malheurs accablaient la famille et les créanciers rôdaient.
Macart voulut probablement protéger la survie matérielle de sa famille « attendu que son mari a
contracté plusieurs dettes », et, pour les honorer, « il serait contraint d’aliéner et de vendre le peu
de biens » qu’ils possédaient ensemble. D’ailleurs, l’épouse mentionna deux catastrophes : « Les
inondations de la rivière qui ont renversé leur maison et le manque de payement de prêts qu’ils ont
consentis à des Amérindiens. »

Le 30 avril 1656, Jean monta à bord du navire Le Taureau et entama le voyage de quarante-
cinq jours pour la Nouvelle-France, laissant derrière lui famille et parenté. Dans les deux
semaines qui précédèrent l’embarquement, il se lia d’amitié avec François Bibaut, qui
devint coureur des bois une fois installé au Canada.

On ignore le travail qu’il fît en Nouvelle-France pour le compte de Peré pendant les trois
années stipulées au contrat d’engagement, soit du 15 juin 1656 au 15 juin 1659. On sait,
par contre, que des onze engagés de Peré, sept retournèrent en France dès leur
engagement terminé ou peu après, et deux décédèrent pendant leur engagement ou peu
après. Les seuls qui sont restés en Nouvelle-France sont Bibaut et mon ancêtre.

Les actes notariés

La lecture d’actes notariés nous a permis de retracer certains détails de la vie de Jean dans
la colonie. Les voici :

- il fût habitant et laboureur dans la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine (Trois-Rivières)


que possédait les Jésuites;
- il pratiquait le troc (par ex. du blé d’inde contre chemises prisées, la construction d’un
chemin contre des peaux de castors et d’orignaux);
- il dût passer un accord avec le notaire Herlin pour sa nourriture en mars 1662;
- il ne se maria qu’en octobre 1665 (neuf ans de célibat) avec une Fille du Roy native de
Chartres;
- le couple eut sept enfants (Catherine, Jeanne, Marguerite, Marie, Nicolas, Laurent &
Jean) et hébergea le tonnelier Mathurin Gouin. Nota : Laurent décéda à l’âge de trois ans, et
Jeanne devint religieuse et servante des pauvres à Montréal;
- en mars 1673, il fût cité dans la « Cause entre Étienne Gélineau, demandeur et Nicolas
Gastineau (Gatineau), sieur Duplessis, défendeur et demandeur, afin que le défendeur soit
tenu de quitter et faire cesser tout troubles pour raison d'une génisse de quatre mois pour
laquelle ils ont un … depuis trois ans, en plus des dépens, ledit défendeur demande à ce
que ledit Gélineau soit tenu de payer tous les frais qui ont été fait en plus des dépens, et
encore Jean Gladu dit Coignac (Decoignac), afin qu'il soit tenu de garantir de tous les frais
et dépens, il est ordonné que Nicolas Gastineau sera tenu de donner et fournir audit
Gélineau ce qui est mentionné en raison de la génisse dont il est question, faisant droit sur
la demande dudit Duplessis, lesdits Gélineau et Gladu sont condamnés par moitié à tous
les frais »
- il loua, en 1677, une boutique à l’armurier/arquebusier Simon Guillory;
- il mourut avant l’âge de quarante-cinq ans.

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La dure existence des premiers colons

Après avoir pris possession de sa concession, la première tâche du colon était d’abattre ce
qu’il fallait d’arbres pour construire une cabane de pieux. C’était habituellement une
construction assez frustre sans plancher ni cheminée, mais qu’il fallait rendre
suffisamment étanche pour y passer au moins un hiver. Le colon utilisait des écorces et
des herbes (chaume) pour faire le toit et boucher les fentes. Au bout de trois à quatre
semaines, il pouvait y apporter son coffre et ses provisions, quitte à la parfaire avant
l’hiver. Il posait ensuite une porte, taillait une fenêtre et y installait un papier parchemin
huilé qui tenait lieu de vitres, et ce, du côté opposé au vent dominant. Il fallait aussi
construire un âtre en pierres et sa cheminée. C’était une habitation temporaire, sur terre
battue, mais qui devait abriter la famille souvent pendant quelques années. La priorité
était d’abattre le bois debout, arracher les souches, brûler les branchages, épierrer le
terrain, etc. S’il était seul, il lui fallait, selon certains historiens, un an pour défricher et
rendre propre à la culture une superficie d’un arpent et demi. De plus, non seulement
aucun chemin n’avait encore été construit pour se rendre aux terres de la seigneurie du
Cap-de-la-Madeleine, mais s’y rendre et y travailler revêtait certains dangers puisque les
attaques des Iroquois à la Côte Saint-Marc (l’actuel quartier Sainte-Marthe-du-Cap)
étaient fréquentes.

Cela étant, il faut savoir que Jean n’habitait pas sur sa terre, mais « dans le bourg. » Ce
bourg, c’était le Fort Saint-François (aussi connu sous les noms de village du milieu et
village à la Croix). Comme le mentionne Daniel Robert, « En 1663, il n'existait au Canada
que trois villages en dehors de la région de Québec et tous trois étaient situé dans la
seigneurie du Cap-de-la-Madeleine. Pendant des années, la sécurité des colons ne put être
assurée qu’à l'intérieur de ces refuges palissadés. » En clair, il était impensable de vivre
hors du bourg.

Au tout début du village, le moulin banal n’y avait pas encore été construit. Il n’y avait, à
l’intérieur de ce lieu enclos de pieux de bois de huit pieds de hauteur, que les habitations,
une petite chapelle de 20x20 (qui était située juste à côté de l’actuel Petit Sanctuaire), un
hôpital et une redoute. Plus tard, vers 1663, des Amérindiens – surtout des Algonquins –
furent transportés du bourg des Trois-Rivières à celui du Cap. Il y a donc fort à parier que
Jean ait appris d’eux maintes astuces qui assurèrent sa survie au Canada (par ex. la culture
du blé d’inde).

L’arrivée de Marie

Celle qui allait devenir sa femme, Marie (née Langlois), débarqua en Nouvelle-France le 2
octobre 1665 à bord du navire Le Saint-Jean-Baptiste – qui était armé par la Compagnie
des Indes – avec quatre-vingt-dix autres « filles à marier ». Native de Chartres en Beauce
(dans l’Orléanais), elle s’était embarquée à Rouen en Normandie.

Comme le voulait la coutume de l’époque, la période de fréquentation fut de très courte


durée : le mariage eut lieu dès le 28 octobre 1665. Sans doute eut-elle choisi Jean du fait
qu’il avait déjà sa terre et qu’il avait terminé de la défricher.

En 1666, le couple forme un des 528 ménages que comptent alors la Nouvelle-France.

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En plus de quelques vêtements, on lui avait fournie, avant son départ, une cassette (un
petit coffre), une coiffe, un mouchoir de taffetas, un ruban à souliers, cent aiguilles, un
peigne, un fil blanc, une paire de bas, une paire de gants, une paire de ciseaux, deux
couteaux, un millier d'épingles, un bonnet, quatre lacets et deux livres tournois. Selon
certains chercheurs, elle ne reçut pas de dot.

Parmi les conditions d'acceptation, les « filles à marier » devaient être âgées entre 16 et 40
ans, et n'être « point folles » ni « estropiées ». En principe, il fallait de « jeunes villageoises
n'ayant rien de rebutant à l'extérieur et assez robustes pour résister au climat et à la culture
de la terre ».

C'est Jean-Baptiste Colbert, principal ministre d'État de Louis XIV, qui était à la tête du
recrutement de ces « filles à marier ». Il promit dix livres tournois par recrue à des
embaucheurs, des marchands et des armateurs. Ces derniers sillonnèrent alors le
Royaume de France à la recherche de candidates. Ils recrutèrent des jeunes filles dans les
maisons de charité ou encore les hôpitaux généraux de Paris, de La Rochelle, de Rouen ou
de Dieppe.

Certaines d’entre elles venaient de familles « tombées en détresse », ou avaient été


répudiées à cause de leur esprit rebelle. D’autres étaient orphelines (près des deux tiers)
ou veuves. Il y eût bien quelques filles de la petite bourgeoisie ou des filles de notables,
mais la grande majorité d’entre elles étaient d’origine modeste, voire pauvre.

Elles venaient surtout de l’Ile-de-France et des provinces proches de Paris, vivant surtout
dans les cités, puis des provinces de l’Ouest de la France (Aunis, Saintonge, Poitou et
Touraine). Celles qui venaient de la campagne, provenaient principalement de la
Normandie. On pense que la forte majorité d’entre elles parlaient le français populaire.

Le recrutement reçut un coup de main non négligeable de la part des curés. Ces derniers
pouvaient en parler en chaire et même aller rencontrer des familles susceptibles de
pouvoir profiter de ce programme d’immigration. Ils connaissaient bien leurs paroissiens.
Quand une famille décidait de laisser partir une de ses filles, le curé lui rédigeait un
certificat de « bonnes mœurs », lequel allait être exigé avant l’embarquement.

Comme Marie se maria en automne, elle dût se mettre vite à l’ouvrage avant que le rude
hiver canadien s’accroche pour les six prochains mois. Il fallait fumer la terre, récolter les
légumes du potager, ramasser les inestimables graines des légumes dont on allait avoir
besoin au printemps prochain, renchausser la cabane, insérer de l’étoupe dans toutes les
fentes des murs, mettre les betteraves, carottes blanches, navets, rutabagas et choux au
frais, sur des branches de sapin sous la maison, faire boucherie, faire son boudin, faire du
savon, fumer les poissons, refaire les paillasses avec de la paille fraîche, préparer des
teintures végétales, réparer les vêtements, remiser le bois de chauffage, etc.

Cette vie de misère perdura une quinzaine d’années jusqu’au décès de Jean.

En mars 1679, alors qu’elle était fraichement veuve, elle déposa une requête contre Marie
Sedillot (Sédilot), veuve de feu René Blanchet, pour la somme de 45 livres restante à la
suite de la vente d'une terre et aux dépens. La défenderesse reconnaissant devoir ladite
somme contractée par son défunt mari fût condamnée à payer la somme de 45 livres et les
dépens.

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Puis, le 20 septembre 1680, elle épousa Michel Garnier (ou Grenier) dont elle était de
douze ans l’aînée. Jetté et Landy affirment qu’elle fut rejointe au pays par sa sœur Marie
(!), qui aurait épousé ce même Michel Garnier; mais c’est inexact. Le contrat de mariage
mentionne clairement qu’elle était la veuve de « Jean Gladeus ». À l’âge de quarante-deux
ans, elle lui donna une fille, Marie-Catherine Grenier, née le 20 avril 1682.

Les concessions de Jean

Mai 1662, on lui concède une terre de 2 arpents


Nov. 1664, il vend une terre de 2 arpents à François Bigot et sa maison avec jardin (pour
100 livres payables en peaux de castors) à Jeanne Énard, veuve de Christophle Crevier
sieur de la Meslée
Juin 1665, Requête de Jean Crevier, Baptiste Provencher et Michel Rochereau pour faire
clore les habitations du Cap-de-la-Madeleine, afin de protéger les grains qui courent le
risque d’être gâtés et mangés par les animaux. Ordonnance en vigueur sous peine
d’amende
Nov. 1665, il habite au village de la Croix. Guillaume De La Rue lui abandonne une
habitation à la Côte Saint-Marc
Juin 1667, vend sa maison
Juillet 1667, bail à ferme entre Élie Bourbaux, du Cap, procureur de Louis Baudri, de la
Côte St-Marc, de son habitation, pour 3 ans
Août 1668, on lui concède une terre de 2 arpents à la Côte Saint-Marc
Juin 1671, on lui concède une terre de 4 arpents à la Côte Saint-Marc
Févr. 1677, loue une des boutiques de Simon Guillory
Oct 1677, il vend une concession de 4 arpents et une autre de 2 arpents

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Les descendants de Jean et Marie

Lignée de mon grand-père paternel

Jean Gladu dit Cognac (1637-1679) + Marie Langlois (1639-1698) m. au Cap-de-la-


Madeleine
Nicolas Gladu dit Cognac (1676-) + Marie-Louise Laporte m. à Boucherville
Marie-Josephte Gladu (1717-1761) + Jean-Baptiste Courtin dit Sanschagrin (1711-1761) m.
à Berthier-en-Haut. Nota : Appelé Jacques Courtin dans un acte notarié
François Courtin dit Sanschagrin alias Gladu (1740-1820) + Marie-Geneviève Quarré
Laroche (1745-1817) m. à Sainte-Geneviève-de-Berthier
François Gladu (1766-1807) + Marie-Anne Roy m. à Saint-Denis-sur-Richelieu
Joseph Gladu (-1801) + Charlotte Brault m. à Marieville
Jean-Baptiste Gladu (1851-) + Marie Marois
Joseph Gladu + Marie-Louise Massé
Lionel-Paul Gladu (1914-) + Marie-Aimé Paul m. à Saint-Michel d’Yamaska
Gilles Gladu + Pierrette Brière m. à Marieville

Lignée de ma grand-mère maternelle

Jean Gladu dit Cognac (1637-1679) + Marie Langlois (1639-1698) m. au Cap-de-la-


Madeleine
Nicolas Gladu dit Cognac (1676-) + Marie-Louise Laporte m. à Boucherville
Marie-Josephte Gladu (1717-1761) + Jean-Baptiste Courtin dit Sanschagrin (1711-1761) m.
à Berthier-en-haut. Nota : Appelé Jacques Courtin dans un acte notarié

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François Courtin dit Sanschagrin alias Gladu (1740-1820) + Marie-Geneviève Quarré
Laroche (1745-18h17) m. à Sainte-Geneviève-de-Berthier
Louis Gladu (1782-1836) + Marie Parent m. à Marieville
Jean-Baptiste Gladu (1815-) + Angèle Archambault m. à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville
Marie-Denise Gladu + Julien Allard
Cordélia Allard + Adélard Lamoureux
Fleurette Lamoureux (1913-1992) + Gérard Brière (1914-1998) m. à Marieville
Pierrette Brière + Gilles Gladu m. à Marieville

Nota1 : En 1760, tous les Canadiens devinrent des sujets britanniques. Ils durent alors prêter
allégeance au roi de la Grande-Bretagne et déposer les armes. Ce fût vraisemblablement le cas de
Marie-Josephte Gladu (1717-1761) et de son mari Jean-Baptiste Courtin dit Sanschagrin (1711-
1761), morts à trois jours d’intervalle, sans doute suite à une épidémie. En effet, Jean-Baptiste est
mort le mardi 3 mars 1761 à Berthier-en-Haut, et Marie-Josepthe est morte le vendredi 27 février
1761 en cette même ville. Pour une raison qui nous est inconnue, leurs enfants prirent le nom de
famille de leur mère plutôt que celui de leur père.

Nota2 : Le père de Marie-Josephte, Nicolas, s’était endetté auprès du négociant de Montréal Jean-
Baptiste Neveu de sorte que, faisant suite à un arrêt demandé par Neveu, sa succession fût
contrainte de permettre la vente de sa maison et de sa terre. En 1710, ce dernier avait mis la main
sur la seigneurie d’Autray, qui avait été mise en adjudication (il était aussi seigneur de Lanoraie et
colonel des milices). Il est cité, tant comme demandeur que comme défendeur, dans de nombreux
procès et actes notariés, la majorité ayant trait à des saisies sur dette et des paiements d’obligation.
Il avait fait fortune dans la traite des fourrures et fût même propriétaire d’une esclave panis de onze
ans. Une rue de la municipalité de Lanoraie porte son nom.

Nota3 : Les enfants mineurs de Nicolas et de Marie-Louise avaient été mis sous tutelle en janvier
1743 alors que Marie-Louise convolait avec un habitant de Chambly depuis quelques mois. En fait,
elle se remaria avec Jean Paquet dit Lavallée en 1742. La terre qu’elle et la succession possédait
dans la seigneurie D’Orvilliers fût mise en adjudication suite à l’arrêt demandé par Neveu. Leurs
autres biens mobiliers av0a0ient estimés comme étant « en petit nombre et de peu de valeur. »