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transformateur monophasé

Généralités :
Le transformateur monophasé regroupe différent type  de transformateur ( autotransformateur,
à fuite magnétique, etc.) pour des emplois très divers ( jouets, protection des personnes,
appareils utilisant habituellement des piles, ballast de lampes à décharge, etc...).
 
Le plus souvent le transformateur sert à transformer une énergie électrique en une autre
énergie électrique dont la tension est différente. Il est donc impossible ( tout comme pour un
moteur par exemple) de considérer le transformateur comme un récepteur électrique. Le
récepteur sera l'appareil raccordé au secondaire du transformateur. La puissance et donc le
courant absorbé par le primaire du transformateur est donc indépendant de ce transformateur (
tout comme le courant absorbé par un moteur ne dépend pas de la valeur notée sur la
plaquette signalétique mais de la charge du moteur).
 
Fonctionnement :
Comme son nom l'indique ce type de transformateur comprend une alimentation alternative
monophasée (tension primaire, notée U1) qui alimente
une bobine appelée bobine primaire. Cette bobine est
fixée sur un conducteur de champ magnétique à très
faible réluctance dont les pertes magnétiques sont les
plus petites possibles. Le flux magnétique sert de
liaison entre le primaire et le secondaire ( seulement
si le flux n'est pas constant). Le secondaire est
constitué d'une autre bobine comprenant un nombre
de spires différents que celui du primaire. Au borne de
cette bobine, on y mesure une tension (tension
secondaire, notée U2). Lorsqu'on raccorde une impédance au secondaire un courant secondaire
(noté I2) circule. Le secondaire peut être considéré comme une source de tension commandée
par une tension.
 
Le courant dans la bobine du secondaire est d'un sens tel qu'il engendre un flux magnétique
(voir relation entre courant et flux magnétique) qui s'oppose au flux inducteur ( merci M. Lenz).
Le flux magnétique globale diminue ce qui engendre une modification (une diminution si   
I2 croît) de la valeur de l'inductance de la bobine primaire.  Et donc une variation (diminution )
de la réactance d'induction et par là-même de l'impédance de la bobine primaire. Si l'impédance
varie (diminue), le courant primaire varie (augmente) aussi.
 
La puissance soutirée au secondaire est ainsi rapportée au primaire.
 
A vide le transformateur n'est traversé que par un tout petit courant, et se comporte comme
une inductance (presque) pure.
 
 note 1 : la tension secondaire est une tension sinusoïdale de même fréquence que celle
du primaire
 note 2 :ors de l'emploi d'un transformateur à d'autres fréquences que celle du réseau ou
celle préconisée par le fabriquant, il se peut tout a fait que l'effet capacitif des
enroulements deviennent prédominant et que l'on ai alors à faire à un "récepteur"
bobiné capacitif.
Rapport de transformation :
Si l'on observe les formules liées aux transformateurs, on remarque que plus le nombre de spire
du primaire (  N1) est grand par rapport à celui du secondaire ( N2), plus  U2 sera petit.
(transformateur directement combiné avec une prise réseau pour obtenir des tensions
équivalente à celle de piles (6V, 9V, etc..).
Le transformateur est une machine réversible : si on alimente le secondaire, on obtient une
tension au primaire. Donc Il peut également fonctionner pour élever la tension.
Le rapport des tensions primaire et secondaire se nomme : rapport de transformation ( m ou
ü).
Dans certain cas, il peut même pour des questions de sécurité avoir les mêmes tensions
primaire et secondaire ( transformateur de séparation).
 
Emplacement des bobines :
Du point du vue de la construction, les enroulements sont plutôt superposés ce qui diminue les
pertes magnétiques.
 

auto-transformateur

exemple :
La particularité de  l'autotransformateur
Si U1 = 150 V,
réside dans son unique enroulement. Un
des fils est commun primaire et secondaire, U2 100 V
un autre sert d'alimentation pour la partie et Z2 = 10 ohms
primaire. Un troisième fils  touche en 1
alors :
endroit l'unique enroulement.
 I2 = 10 A
Le nombre de spires compris entre le  fil
du primaire et le commun est N1 alors  I1 =6,67 A
que celui entre le fil secondaire et le  I = 3,33 A
est N2.
 

Ce type de transformateur fonctionne  très bien grâce à la self-induction (induction propre de la


bobine sur elle même - à la source du déphasage courant - tension).
 
Un fil étant commun au primaire et au secondaire, il ne faut absolument pas l'utiliser là où la
sécurité (NIBT) impose l'emploi de transformateur de séparation (par exemple utilisation
d'appareil électrique dans un cuve métallique).
 

transformateur de réglage
Il s'agit d'un transformateur monophasé qui fonctionne comme un autotransformateur.
Il est construit avec un enroulement bobiné sur un noyau torique ( en cercle). La prise de la
tension secondaire se fait entre un fil commun  et une spire de l'enroulement par un balai.
 
Ce transformateur permet des réglages en continu de  la tension (alternative) secondaire
( souvent de 0 à 110 %).
 
Un fils étant commun au primaire et au secondaire, il ne faut absolument pas l'utiliser là où la
sécurité (NIBT) impose l'emploi de transformateur de séparation ( par exemple utilisation
d'appareil électrique dans un cuve métallique).
 
 

transformateur de séparation
Le transformateur de séparation est construit avec deux enroulements ( si monophasé sinon 6
enroulements pour du triphasé) qui n'ont absolument aucune liaison électrique entre eux.
Ce type de transformateur les formules relatives à ce transformateur sont les mêmes que celle
du transformateur "normal".
 
On utilise un tel transformateur là où la sécurité l'exige. C'est à dire où l'emplacement de travail
avec des appareils électriques présente de grande surface conductrice ( cuve métallique). Le
secondaire du transformateur étant totalement isolé du primaire, donc aussi du conducteur de
protection et donc de toutes parties conductrices du bâtiments ou d'objets, lors défaut d'un
appareil, nul courant ne peut traverser le corps humain ( puisque aucun retour possible).  Bien
sûr on ne peut raccorder et utiliser qu'un seul appareil à la fois car il est impossible d'exclure
tout risque de défauts simultanés et alors de permettre un passage du courant électrique dans
le sens   source - défaut de l'appareil  1 - corps humain (avec effets néfastes)- éléments
conducteurs ( cuve) - défaut de l'appareil 2 - retour à la source.
 

transformateur d'intensité TI
Ce type de transformateur est particulier dans sa
construction. Il est construit avec une bague bobinée
qui représente le secondaire du transformateur, le
primaire étant le fil ou  la barre de cuivre qui passera à
l'intérieur de l'anneau.
Le TI est principalement utilisé pour alimenter des
compteurs d'énergies. Lorsque le courant nominal est
important (généralement dès   100 A) la section des
fils devient trop grande pour fabriquer de petit
compteur d'énergie. Dans ce cas on installe sur
chacun des conducteurs polaires ( phases, L1, L2, L3)
un transformateur d'intensité. Le courant maximal aux
secondaire du TI est de 5 ampères. Il existe différent  
rapport de transformation primaire / secondaire ( par
exemple 100 / 5 A). Le compteur d'énergie électrique
ne mesure alors qu'une partie ( proportionnelle) de
l'énergie réellement consommée. Pour connaître la
vraie quantité d'énergie à comptabiliser ( à facturer),
il suffit de multiplier la consommation indiquée par le  
facteur de transformation.
note : dans le commerce on trouve des petits
compteurs "privés" dont le courant maximum est de 5
ampères. Donc pour des intensités plus élevées, il faut
obligatoirement utiliser un TI.
 
La
désignation
des bornes
est "K, L"
au primaire
et "k, l" au

secondaire . Les bornes "k"  seront raccordées au conducteur de protection ( voir PDIE
 
 
La désignation des bornes est "K, L" au primaire et "k, l" au secondaire . Les bornes "k"  seront
raccordées au conducteur de protection ( voir PDIE 53.51).
Lors de l'installation d'un tel transformateur il est d'usage de raccorder également une "boîte à
bornes". Son utilité est de pouvoir mettre en court-circuit le secondaire du TI ( le courant
maximum sera de 5A  et donc sera supporté par les enroulements primaires et secondaires
sans aucun problème) lors d'une déconnexion du circuit secondaire ( par exemples .
remplacement d'un ampèremètre ou du compteur).
Si le circuit secondaire se trouve "ouvert" alors qu'un courant circule dans le circuit primaire il y
a un très grand risque de destruction du TI.
En effet  : S1 = S2 ( les puissances apparentes primaires et secondaires sont toujours
( environs) égales.
donc U1 . I1 = U2 . I2 . Si l'on coupe le circuit secondaire, le courant I 2 est nul alors que S1 ne
l'est pas. Pour garder l'équilibre S1 = S2, la tension secondaire U2 doit augmenter
(théoriquement à l'infini) ce que le bobinage aura de peine à supporter.
 
 
ci-dessous: la boîte à bornes (sur l'image le neutre est jaune au lieu de bleu et les
conducteurs ne sont pas noir numéroté de 1 à 6)
 
 
schéma complet de raccordement selon PDIE avec
compteur d'énergie réactive et télérelais:

 
remarque:
La pince ampèremétrique fonctionne selon le même principe que le TI.

transformateur de potentiel TU ou TP
Ce type de transformateur est rarement utilisé car il sert à diminuer la tension à disposition dans
le but de faire des mesures. Ce n'est donc que chez les distributeurs que l'on emploie ce type
d'appareil.
La tension au secondaire d'un TU est de 100 V.
La désignation des bornes est "U, V" au primaire (HT) et "u, v" au secondaire (BT) . Les bornes
"v" seront raccordées au conducteur de protection
 
Lors de l'installation d'un tel transformateur il faut absolument placer des coupe-surintensité
( fusibles) dans le circuit secondaire pour éviter des courants très élevés qui pourraient détruire
le TU.
 

transformateur triphasé
La construction d'un transformateur triphasé est électriquement identique à trois transformateur
monophasé. Physiquement on trouve trois noyaux (colonnes) sur lesquels sont enroulés chaque
fois une bobine primaire et une bobine secondaire; ces noyaux étant reliés par des traverses
(culasses) à faible réluctance magnétique.
Le  calcul des transformateur triphasé se diffèrent que très peu de celui du monophasé.
modes de raccordement :
On distingue plusieurs types de couplage :

couplage couplage
Caractéristiques caractéristiques
primaire secondaire
réseau secondaire avec neutre
étoile (Y) tension de phase plus base étoile (y)
(dissymétrique)

courant dans les bobines réseau secondaire sans neutre


triangle  (D) triangle (d)
moins grand (symétrique)

réseau secondaire avec neutre


    zigzag (z)
fortement dissymétrique.
Le couplage zigzag
consiste à diviser les trois bobines secondaire (couplées en étoile) en deux et de placer les
demi-enroulements sur deux colonnes différentes. Ce type de construction    permet de
rapporter la puissance secondaire sur deux enroulements primaires différents et de mieux
répartir les charges au primaire.
 
Une tension de phase est donc composée de deux demi-tensions décalée de 120 degrés entre
elle. La somme - vectorielle - de ces tensions n'est plus égale (mais plus petite) à celle
-arithmétique - de deux demi-tensions en phase. Pour compenser cette diminution de
l'amplitude de la tension, en augmente le nombre de spire secondaire d'un facteur
2/30,5 ( environs 1,16).
 

 
 

pertes des transformateurs (essais)


 
Pour déterminer les pertes à vides et les pertes en charge d'un transformateur, on pratique 2
essais :
 1) essais à vide
L'essai à vide se pratique avec le secondaire ouvert, et la tension nominale au
primaire. La mesure de la puissance primaire correspond aux pertes fer
( hystéresis et courant de Foucault). Ce type de pertes sont constantes quelque
soit la charge du transformateur.
note : les pertes cuivre (Joule) dans l'enroulement primaire ( R .I 2) sont
négligeables par rapport aux pertes fer car le courant primaire est très petit à
vide.
 
 2) essais en court-circuit :
Cet essai se pratique en faisant un court-circuit au secondaire du
transformateur. Le courant primaire doit être égale au courant nominal, pour
cela il faut diminuer la tension primaire. La puissance mesurée au primaire est
celle due aux pertes cuivre ( R .I2) des enroulements primaire et secondaire.
 
note : les pertes fer sont négligeables par rapport aux pertes cuivre car le
courant primaire est très grand..
 

calcul en rapport au transformateur monophasé


 
Dans le transformateur monophasé idéal, on peut dire que :
S1 = S2
Bien sûr on néglige les pertes qui sont très petites ( 1% dans un transformateur de grande
puissance)
De cette relation il en découle d'autres :

m = ü = rapport de
transformation
m = ü = U1/ U2 U1, U2 = tension
m = ü = N1/ N2 primaire, secondaire
m = ü = I2/ I1 N1, N2 = nombre de
spires primaire,
m =  U1/  U2 = N1/
secondaire
N2 =  I2/ I1
I1, I2 = courant
 
primaire, secondaire
 

note : selon la littérature  le rapport de transformation peut être l'inverse soit m =   U2/ U1 =
N2/ N1 =  I1/ I2

calcul en rapport au transformateur triphasé


Dans le transformateur triphasé idéal, on peut dire que :
S1 = S2
Bien sûr on néglige les pertes qui sont très petites (1% dans un transformateur de grande
puissance).
Certains formulaires techniques proposent autant de formules qu'il y a de couplages (étoile-
étoile, triangle-étoile, etc..). Je déconseille fortement ce type d'approche. Il me semble
préférable d'estimer qu'il y a trois transformateurs monophasés, ce qui permet d'utiliser les
mêmes formules que pour le monophasé. Toutefois on adaptera l'écriture de l'indice en
désignant chaque fois le fait qu'il s'agit d'une tension de phase.
 

Uph1/ Uph2 = Nph1/ Nph2 = Iph2/ Iph1  


S1 = 3 . Uph1 . Iph1  = 3 . Uph2 .  Iph2  =  S2 Uph1, Uph2 = tension de phase primaire,
Uph1 .  Iph1  =  Uph2 .  Iph2  secondaire
rappel : Nph1, Nph2 = nombre de spires par enroulement
en étoile     U = Uph1. 30,5       et     I = Iph primaire, secondaire
Iph1, Iph2 = courant primaire, secondaire
en triangle     I = Iph1. 30,5       et     U = Uph
 

note : En cas de couplage zigzag, le nombre de spires secondaires ( lieu du couplage zigzag)
doit être augmenté d'un facteur de :
2 / 30,5 ( soit environs 1,16 fois plus grand)
 

 
 

calcul du transformateur réel vu par MATH ++


Les calculs relatifs au transformateur peuvent être simplifié si l'on rapporte tous les éléments du
secondaire au primaire, ce qui nous donne :
 
a) en charge : ( pour facilité la lecture, les
grandeurs ne sont pas inscites en italique)
U'2 : tension
U'2 = m . U2 secondaire
I'2 =   I2 / m rapportée au
primaire
Z'2 = m2 . Z2
I'2 : courant
(R'2, X'2 ) = ( R2, X2) .(N1/N2)2 secondaire
rapporté au
primaire
Z'2 :
impédance
secondaire
rapportée
au primaire
Xg1:
réactance
de fuite
primaire (2
soit le système à 2 équations : PI.f L)
U1 =   R1 .I1    +     jXg1. I1 + jXh.( I1+ I'2) X h:
réactance
U2 =    R2 .I2    +     jXg2. I2 + jXh.( I1+ I'2) de champ
  principal
Pour des puissances importantes (>10kVA) Xh tend vers l'infini donc "vu" du
primaire
I1 est environs égal à I'2
 

b) à vide :

I'2 = I2 = 0A
I1 =   U1 / (R1 +  j(Xg1+ Xh))
en pratique
Xh >> Xg1, R1  =>  I1 =  U1 / jXh
c) en court-circuit :

U'2 = U2 = 0V
Uh > U1/2   
I1cc est très grand donc   Xh tend
vers l'infini
ce qui permet le second schéma :
I'2 = - I1cc
I1cc = U1 / ( R1+R2 +  j(Xg1+ X'g2))
=  U1 / Zcc
avec  Zcc =  R1+R2 +  j(Xg1+ X'g2)