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LA

LÉGENDE D'OSIMS À L'ÉPOQUE THÉBAINE

D ' A P R È S L'HYMNE À O S I R I S DU LOUVRE


(avec 3 planches)

PAR

M. ALEXANDRE MORET

[ EXTUAIT DU BULLETIN DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE, T. X X X . ]

LE CAIRE
I M P R I M E R I E I ) E L ' I N S T I T U T F R A N Ç A I S

D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE

1930

Tons droits de reproduction réserves


[EXTRAIT DU BULLETIN DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE, T. XXX.]

L A

LÉGENDE DOSIRIS À L'ÉPOQUE THÉBAINE

D'APRÈS L'HYMNE À O S I R I S DU LOUVRE


(avec 3 planches)

PAR

M. A L E X A N D R E MORET.

La belle stèle (l'Amenmes, qui nous a conservé un célèbre hymne à Osiris,


est actuellement au Louvre (n° C 2 8 6 ) , après avoir longtemps fait l'orgueil
— à côté de la stèle de Bakhtan — de la section épigrapbique égyptienne à
la Bibliothèque Nationale.
Chabas, à qui ce monument avait été signalé par Th. Devéria, avait
reconnu que, parmi les textes relatifs à la mythologie, ce il en est peu qui m é -
ritent de fixer au même degré l'attention des égyptologues». Ce jugement ,
formulé en 1 8 5 7 , est encore valable en i g 3 o . Certes, les grands «corps» de
doctrines retrouvés, depuis, dans les Pyramides, sur les Sarcophages, aux
Livres des Morts, aux Rituels, contiennent mille allusions à Osiris et à sa lé-
gende; nulle part, toutefois, ni là, ni dans les temples, n'apparaît un exposé
systématique de la légende d'Osiris. Seule, la stèle d'Amenmes donne à la
forme traditionnelle de l'hymne assez de développements — avec des lacunes
voulues, et en termes, d'ailleurs, réticents — pour que nous connaissions ce
que les prêtres, à l'époque thébaine, permettaient d'exposer sur Osiris.
L'intérêt de la stèle d'Amenmes est d'autant plus grand que le texte est
d'excellente époque : la première moitié de la XVIIIe dynastie. La date maxi-
ma est fournie par les noms propres : Amenmes, Nefertari, Amenmouja, qui
sont en usage depuis Aménophis Ier jusqu'à Thoutmès IV; la date minima est
indiquée par le martelage systématique du nom Amon, ce qui démontre une
époque antérieure à Aménophis IV. Chabas, qui a noté toutes ces observations,
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signale que la beauté des hiéroglyphes et des figures s'accorde aussi avec leur
attribution au temps des premiers Aménophis et Thoutmès (soit entre i 5 5 o
et i 4 o o avant notre ère).
Ce monument réclamait une nouvelle édition. La traduction et le fac-similé
donnés par Chabas en 1857M, remarquables pour le temps, et la transcription,
assez mal autographiée, de Ledrain^, ne suffisent plus aujourd'hui. Donner
un texte correct, d'après l'original, aujourd'hui mieux accessible, avec le se-
cours d'un bon estampage, en ma possession, et d'une bonne photographie,
que le savant conservateur au Louvre, M. Ch. Boreux, m'a remise très amica-
lement; accompagner la traduction ^ d'un bref commentaire pour montrer la
position de notre hymne entre la tradition de l'Ancien Empire et celle de la
basse époque, qu'ont reproduite les récits de Diodore et de Plutarque — tel
est le but modeste que je me suis assigné, avec le désir de rendre un recon-
naissant hommage à mon premier maître ès égyptologie, M. Victor Loret.
La reproduction du grand texte, en fac-similé calqué sur l'original, est due
à la plume élégante et fidèle de M. J. J. Clère, à qui j'exprime tous mes
remerciements.

La stèle cintrée (calcaire, haut. 1 m. o 3 , larg. 0 m. 62) comprend deux


parties : I, la scène funéraire dans le cintre; 11, une inscription horizontale
de 28 lignes, dont les 2 5 premières sont consacrées à l'hymne, les trois der-
nières au proscynème final.
Les figures sont d'un style élégant et sobre; le texte, bien gravé, est en
parfait état, à part le martelage des noms amoniens, et quelques empâte-
ments, ou dégradations (dernière ligne), dus au salpêtre. Figures et textes
portent des traces de couleur : les personnages de la scène funéraire étaient,

(I)
F. CHABAS, Un hymne à Osir'is, traduil et E . LEDRAIN , Les Monuments égyptiens de la
expliqué, dans Revue archéologique, 1" série, Bibliothèque Nationale, pl. 21-27(1879).
1857, t. XIV, p. 65-81, 193-212, réimprimé (3) Bonne traduction, sans commentaire, par
dans la Bibliothèque égyptologique, t. IX, p. G. ROEDER, Urkunden zur Religion des alten
189; avec 1 planche, dessin d'après photogra- Aegypten, p. 2 2 - 2 6 ( 1 9 1 5 ) et Ad. E R M A N , Die

phie. Literatur der Aegypter, p. 187-192 (1928).


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selon le sexe, colorie's en teinte rouge ou jaune (celle-ci peu visible); les signes
étaient remplis de bleu.

ί. — SCÈNE FUNÉRAIRE.

Dans le cintre, le Sceau entre les deux Yeux domine une scène double (cf.
planche III).

i° A gauche : —* ce Le directeur des bœufs dTAmon Amen]mes^


vêtu du pagne long, avec perruque courte, collier large, est assis
sur un fauteuil, côte à côte avec «sa f e m m e , la maîtresse de maison Ne fer ta ri τ
qui porte perruque, collier, robe à bretelles. Le mari ramène
sur la poitrine son poing gauche tenant le mouchoir, et étend la main droite
vers la table d'offrandes; la femme pose sa main gauche sur l'épaule de son
mari et tient un bouton de lotus dans sa droite. Devant eux, la table d'offran-
des, chargée de pains, vases, viandes, légumes, fleurs. De l'autre côté de la
table, debout, face , « son fils [Amen]emhet», tête rase, collier large, pagne
court, lève la main droite sur les victuailles, geste rituel du crroyal don
d'offrandes η ; au-dessus du bras —» Derrière le couple des
parents se tient debout —- un garçonnet nu, portant le collier large : «son fils
[Amen jemoujan —» verticalement sur sa tête rasée pend la
tresse juvénile; l'index de la main gauche se porte vers la bouche, selon le
geste puéril traditionnel; de l'autre main, Amenemouja tient, par la tige, un
lotus en bouton, que son poids incline vers la terre. Au-dessous, dans un
registre inférieur, mais, en réalité, à la suite de l'enfant, six autres fils et
filles, vêtus comme leurs parents, accroupis —-, tendent aussi la main droite
vers la table d'offrandes. Devant eux, leurs noms verticalement —* : «Son fils
Satmoutn «son fils [Amenjqenr «sa fille
4
Merit-Maât* σ sa fille [Amen]( )satn «sa fille Sou-
Moutn «sa fille Iioujemneter»

(1) Traces de signes dans les deux noms mar- forme correcte du nom.
telés Amon. Martelé; traces lisibles du nom Amon.
(2) Ecrit ailleurs (Hymne, 1. ι) Nefertari, (4) Martelé; traces de signes visibles.
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2° A droite. Assise isolément , la « maîtresse de maison Baket, justifiées ,


habillée comme JNefertan. line tend la main gauche vers les
offrandes, la droite ramenée sur la poitrine, dans une position et un rôle
symétriques à ceux d'Amenmes. La situation familiale de Baket n'est point
mentionnée par les textes; Chabas suppose que c'est une concubine, servante
d'Amenmes, mais sans donner d'autre raison que le sens du nom Baket = ser-
vante; en réalité, Baket peut être un nom théophore apocopé, et l'argument
ne porte pas. Il ressort du tableau que la dame Baket, loin d'être représentée
dans une situation inférieure à celle de Nefertari, reçoit seuleW les rites du
culte funéraire : devant elle, deux autels à libation, coiffés de lotus épanouis
en direction —• de Baket, reçoivent une double libation, par les soins d'un
officiant — r e v ê t u de la peau de panthère, qui tend, de la droite, l'encensoir
allumé vers Baket, et tient de la gaucha le vase à libations; c'est «l'officiant de
i r e classe d'Osiris, Sain· —• Aucune mention de parenté
η accompagne ce nom, qui ne rappelle en rien ceux des autres personnages;
Saij n'appartient pas à la famille; son titre indique qu'il est un prêtre profes-
sionnel. Je conclus que la dame Baket était une aïeule, décédée avant Amen-
mes et Nefertari; elle est seule dotée d'un culte funéraire, desservi par le
clergé professionnel; seule dans la scène funéraire, elle porte l'épithète «jus-
tifiées. Il semble bien qu'Amenmes, Nerfertari et leurs enfants, tous vivants^,
participent à un repas funéraire offert à Baket : à cette occasion, Amenmes
chante l'hymne à Osiris subséquent.

II. — H Y M N E À O S I R I S .

Texte en lignes horizontales

(Titre.)

(1) Amenmes et Nefertari ne font que parti- forcément qu'Amenmes soit défunt; il en serait
ciper au repas funéraire. autrement si cette épithète était accolée aux
{2) L'épithète «justifié» que porte Amenmes personnages (igurés dans la scène funéraire.
à la fin du proscynème terminal (1. 28) est de Pour la forme exacte de certains signes
style, en pareille formule, et ne signifie pas , etc., voir le fac-similé.
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1. Adoration ( ι ) d'Osiris par le directeur des bœufs d'[Amon] A[men]mes (2)


(et par) la maîtresse de maison Nefertari. Il dit :

(1) Le terme * dwa désigne, à l'origine, le «salut du matin η exprimé


par le geste de la main, paume tournée vers le dieu. Sous l'Ancien Empire, le roi seul a
le privilège de saluer ainsi le dieu, par un geste accompagné de paroles rituelles; si le roi
veut faire à un homme une faveur insigne, il «saluera au matin le dieu» pour le compte
de cet homme. A la fin de l'époque memphite, les privilèges religieux ayant été graduel-
lement étendus à tous, on constate que tout individu peut manifester sa piété personnelle-
ment, et saluer le dieu par gestes et paroles. D'où l'apparition de ce que nous appelons
IV hymne η dwa sur les stèles funéraires. Osiris est un des premiers dieux qui fut
ainsi « adoré » : on trouvera un bon choix d'hymnes à Osiris du Moyen Empire dans SETHE,

Lesestiicke, p. 6 2 - 6 5 , où sont reproduits : British Muséum 5 8 o , 136^, Louvre G 3 o , Caire


20/198; nos citations à ces hymnes renvoient à l'édition de Sethe. Voir aussi LEDRÀIN, L.C.,

pl. XV-XVII, pour la stèle 43 Β. N., duplicata de C 3o du Louvre. On trouvera dans ces
monuments du Moyen Empire des variantes pour les épithètes adressées à Osiris par notre
texte. Voir, enfin, L. SPELEERS, La stèle de Mai, dans R Τ, XXXIX, p. n 3 , qui donne,
e
pour un hymne de la XIX dynastie, un grand nombre de variantes, se rapportant parfois
au début de notre texte.
(2) Chabas (/. c., p. 99) lit le nom martelé : « Amen-em-ha, 01s de la dame Nefer-t-ari »,
mais mentionne l'interprétation proposée par Th. Devéria : «M. Devéria, préoccupé de
l'exiguïté de l'espace martelé, me propose de lire «adoration d'Osiris par l'intendant des
«troupeaux d'Ammon, Amen-mès et la dame Nefer-t-ari». Celte opinion mérite considéra-
tion, mais l'expression il dit, qui se rapporte à une seule personne, me décide à persister
dans ma traduction.» — En fait, les traces de signes qui subsistent dans le martelage con-
firment absolument la lecture de Devéria. D'autre part, la filiation maternelle, dans la
graphie de notre stele, comporterait devant (cf. 1. 28). Le singulier ded-f signifie
que seul Amenmes prononce 1 hymne, — bien qu il adore Osiris conjointement avec JNefer-
tari. J'adopte donc (comme Rœder) l'interprétation de Devéria.

(Noms, manifestations, formes locales d'Osiris.)

Bulleίίη, l . XXX. 9a
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(1) S a l u t à t o i , Osiris, s e i g n e u r de 1 é t e r n i t é , roi des dieux ( 3 ) , — dont


m u l t i p l e s sont les n o m s , s u b l i m e s les m a n i f e s t a t i o n s , m y s t é r i e u s e s les f o r m e s
dans les t e m p l e s [h ).
C'est lui : l'auguste de K a , qui préside à Zedou(5) ( B u s i r i s ) ; le riche ( g r a n d )
e n subsistances 2. dans Sekhem ( 6 ) ( L é t o p o l i s ) ; le m a î t r e des jubilations dans
Anzti (IX e
n o m e B . - E g . ) ( 7 ) ; qui préside aux n o u r r i t u r e s dans Iounou (8)
( H é l i o p o l i s ) ; s e i g n e u r d o n t on se s o u v i e n t dans ( l a salle) d e s D e u x Justices ( 9 ) ;
l'âme m y s t é r i e u s e d u S e i g n e u r de Qereret ( 1 0 ) ; le s u b l i m e dans le Mur-Blanc
er
(I n o m e B . - E g . ) ; l'âme de R â , et son corps m ê m e ; qui repose dans 3. Nen-
nesou ( H é r a k l é o p o l i s ) ; celui dont la jubilation est parfaite dans l'arbre Nârt,
l e q u e l existe p o u r porter son â m e ( 1 1 ) ; le s e i g n e u r du g r a n d palais dans
Khmenou ( H e r m o p o l i s ) ; le très r e d o u t é dans Shashetep ( H y p s e l i s ) ; le s e i g n e u r
de l'éternité q u i préside en Abydos, celui d o n t le siège est au loin dans Ta-
zcser, ( m a i s ) d o n t le n o m est perdurable dans la b o u c h e des 4. h o m m e s ( 1 2 ) .

( 3 ) Cette épilhète date du Moyen Empire : Β M 1367; elle atteste dès ce moment
1 hégémonie spirituelle d'Osiris. Ci de sens analogue, C 3 o , 1. i 3 .
( h ) Les hymnes suivent un plan traditionnel. Au début, ils comportent toujours la défi-
nition (dans les limites où cela était licite) de la personnalité du dieu, par l'énuméralion
précise : i° de ses noms (renou), ces maîtres-mots dont la connaissance oblige le dieu à
venir à l'appel des initiés et des magiciens; ces noms peuvent être « nombre irx », mais le
vrai ou grand nom du dieu reste le plus souvent secret, ineffable. De là des expressions
telles q u e : « ô R â , e n tous tes noms, écoute-moi » [Urhinden, IV, p. 9 ^ 3 ) ; parfois on spécifie
que le «nom (vrai d'Osiris) n'est pas connu, bien que ses noms soient nombreux» (T S Β A,
VIII, p. 3 3 3 ) . Voir l'épisode d'Isis dans la Destruction des hommes par Râ, Le Nil, p. 4 3 3 ;
2° de ses «manifestations» (kheperou), qui sont tous les aspects (animaux, objets, figures
anthropomorphes : cf. Β M 1867 qu il plaît aux êtres divins de revêtir : cf. Livre
des Morts, chap. LXXVI à LXXXVIII; 3° des lormes (irou) : statues, emblemes, que les elres
divins animent de leur âme dans les édifices du culte. De là cette série d'épithètes brèves,
mais denses, qui ont une signification soit locale (temple, ville, nome), soit descriptive
(altitude, attribut du dieu), soit généalogique (filiation, parenté du dieu), soit historique
(épisodes de sa carrière mythique); dans notre texte, l'énuméralion couvre les lignes i - 3 .
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Certains hymnes très courts du Moyen Empire, premiers balbutiements de la piété per-
sonnelle, s'en tiennent à cette onomastique (Louvre C 3 o , hymnes à Osiris et Min-Horus);
notre texte, qui développera la carrière mythique d'Osiris, n'omet pas la liste des villes
où s'atteste l'union d'Osiris avec leurs dieux : Anzti, Horus l'Aîné, Râ, Anubis, Phtali
Sokar, Hershef, Thot, Khnoum, Oupouat Khentamenti.
(5) Zedou (sans dét. ©) vient à bon droit en tête, puisque Busiris est le lieu d'origine
(pour l'Egypte) du culte osirien; là réside le Ka du dieu, sa divine Substance.
(6) A Sekhem, Osiris est bien «grand de subsistances» (hrwt), car la tradition veut qu'il
y reçoive son repas du soir
(7) Le IXe nome est celui du dieu Anzti, prototype d'Osiris au Delta (Le Nil, p. 91); sa
capitale, Busiris, qui vient d'être citée, semble logiquement le lieu d'invention de ces hnw,
rites jubilants (hilaria des rites isiaques, cf. A. MORET, Rois et Dieux d'Egypte, p. 188) qui
comportent chants et danses : det. que notre texte cite encore, 1. 3 , 5, — par
lesquels on commémore, aux funérailles d'Osiris, sa vie et sa résurrection. Ces jubilations
sont citées aux textes littéraires et dans les formules rituelles à propos des funérailles :
A . M O R E T , Mystères égyptiens, p. 2 8 7 - 2 7 1 ; G A R D I N E R , Tomb of Amenemhet, p. 5 6 .

(8) Les nourritures, ou approvisionnements, zefaou, dans Héliopolis sont mentionnées


aussi Louvre C 3o : «les hemmt l'exaltent dans Héliopolis, lui, le maître des pièces de
viandes choisies, dans les Hautes-Maisons», terme qui désigne une localité près d'Héliopo-
lis d'où provenaient les mets d'offrandes, selon S E T H E , Lesest., Erlàut., p. 9 6 ; cf. M A R I E T T E ,
Abydos, II, pl. 32.
( 9 ) Le parallélisme indique que doit être nom de lieu
ou dédifice. Rœder lit (p. 22) avec hésitation Shouti; mais, en tant que nom géographi-
que, ce terme ne figure pas au Dictionnaire de Gauthier. Je préfère lire, comme Chabas,
Maâti, et interpréter «les Deux Justices», par extension «la salle double des Deux Jus-
lices» où, dans HéliOpolis et par devant Râ, se passe
le jugement d'Osiris, puis du roi défunt identifié à ce dieu (cf. Le Nil, p. 2 1 6 ) . Cf. Caire
2 0 0 8 9 · La variante de C 3 o , 1. 8-9 :
«le seigneur de bon souvenir dans le palais divin» (cf. Livre des
Morts, chap. CLXXXI : «dans le grand palais») nous conduit au sens
«salle des Deux Justices» où le «bon souvenir» d'Osiris, le justifié primordial, reste un
exemple éternel, un souvenir rassurant, pour les dieux et les hommes; le «grand palais»
est celui du Sar, nom du temple de Ra à Héliopolis, où, selon les Pyramides,
Osiris fut jugé par devant les Deux Justices (cf. Pyr., § 316 et seq.). Tout défunt osirien
demande : « q u o n rappelle mon nom par devant les Seigneurs de la
Justice» (Louvre C 5 5 , 1. 17-18).
(10) Qereret, var. : Ra-qereret, nécropole de Siout; son dieu est Anubis, mais Osiris
est neb Saoul dès Pyr., § 63o. A Saqqarah, Osiris neb qerer régente un autre site.
(11) Depuis «l'âme de Râ» jusqu'à «porter son âme», les épithètes définissent une
92 ·
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doctrine «secondaire», qui modifia, dans le sens héliopolitain, la légende osirienne. On


y affirme : i° l'identité dOsiris, corps et âme, avec Râ démiurge primordial; 20 sa loca-
lisation à Hérakléopolis. — Pour le premier point, nous trouvons un développement au
Livre des Morts, chap. xvn (édit. GRAPOW, Religiose Urkunden, p. 15, § 7 et 8). Osiris y est
défîni «l'âme de Râ qui copule avec lui-même» ; de là l'épi-
thète d'Osiris, par exemple dans la stèle de Min-Mes (publiée par SHARPE, Eg. Inscr., I,
pl. 97, XVIIIe dyn.) «seigneur qui se crée de lui-même» C'est une doctrine
plus tardive, plus ambitieuse, que celle qui faisait d'Osiris le fils aîné de Geb et de Nout
(ici, 1. 9). Sous une autre forme, cette doctrine s'exprime souvent en ces termes : Osiris
est le « n o m » (donc, l'âme) de Râ, «l'âme de son père» (Livre des Morts, chap. xvn, S 7,
et chap. C X L I I , 7 2 E invocation; Min-Mes, 1. 1 1 - 1 2 ) . Ainsi les théologiens affirment une
identité foncière entre Osiris et Râ; de même, De Iside, 52 : «dans leurs hymnes sacrés
en l'honneur d'Osiris, les Égyptiens invoquent Celui qui se cache dans les bras du
Soleil». C'est à Busiris qu'une tradition plaçait l'embrassement d'Osiris avec l'âme de Râ
(L. d. M., chap. xvn, 1. /12-/1/1), mais d'autres traditions nomment Hérakléopolis. — Cela
nous amène au 2E point. Notre texte se rallie à la tradition qui place à Hérakléopolis —
et non à Héliopolis, comme les textes des Pyramides — la naissance du Soleil, au début
de la création ( L . d . M., chap. xvn, 1. 2) et par suite — la résurrection d'Osiris, assimilée,
dès les Pyramides, à la renaissance quotidienne du Soleil. Au Livre des Morts (chap. xvn,
1. 71) nous apprenons qu'Osiris fut aussi enseveli à Hérakléopolis; notre texte confirme
que là il «repose» hetep, et qu'un arbre Nârt y porte son âme. En fait, on figure la résur-
rection d'Osiris par une âme-oiseau perchée sur un arbre, issu de la tombe du dieu :
les rameaux verdoyants attestaient la renaissance du dieu agraire (Rois et Dieux d Egypte,
p. 101, vignette). Selon notre texte, parmi ces arbres, l'arbre Nârt, totem du XXe nome
(Haute-Egypte), capitale Hérakléopolis, servait de «support» à l'âme d'Osiris; selon la stèle
de Min-Mes, «Osiris est l'âme auguste qui préside à Nârt» (1. 5). Notons que, dans ces
figurations, l'âme-oiseau peut avoir l'aspect du Benou le Phénix, cet oiseau de Râ,
«fils aîné de Ra» (Pyr., S h33, 6 0 8 ) , autre symbole du dieu qui, renaissant de ses pro-
pres cendres, se réengendre lui-même, tel qu'un fils qui continue son père. Osiris-Benou
c'est encore Osiris identifié à Râ. De là cette définition au Livre des Morts (GRAPOW, l. c.,
S 8) : «Je suis ce grand Benou qui est dans Héliopolis»; glose : «c'est Osiris».
(12) Les localisations du culte d'Osiris ont commencé par Busiris et finissent par Abydos,
ville et nécropole (Ta-zeser); ce sont, en effet, les deux métropoles du culte d'Osiris vivant
et m o r t , par où tous les défunts osiriens, à l'exemple de leur patron divin, voulaient
passer (rite de la double navigation funèbre vers Busiris et Abydos : R Τ, XXXII, p. 1/16).

Toutefois le nom d'Osiris était sans cesse «prononcé» dans les invocations des hommes
de l'Egypte entière (cf. HÉRODOTE, II, h i ) . Ici les «hommes» sont appelés variante de
e
rmt depuis la XVIII dynastie (Urk., IV, p. 1 2 0 , 1. 16 et p. 151, 1. 11 ; cf. p. 138
«les hommes d'Egypte» et p. 9/11
733

(Osiris, dieu primordial, anime la nature.)

(4) (Dieu) primordial ( i 3 ) des D e u x Terres réunies, nourriture (et)


substances ( ι k ) p a r - d e v a n t l'Ennéade divine; Esprit (akh) parfait, parmi les
Esprits ( i 5 ) . N o u n a e x t r a i t p o u r lui s o n e a u ( 1 6 ) ; le v e n t d u n o r d r e m o n t e
p o u r l u i ( j u s q u ' a u s u d ) , ( c a r ) l e ciel e n f a n t e l'air p o u r son n e z , afin q u e s o i t
satisfait s o n c œ u r ( 1 7 ) . 5 . L e s p l a n t e s c r o i s s e n t à s o n désir ( 1 8 ) ; l e sol e n f a n t e
p o u r l u i l a n o u r r i t u r e ( 1 9 ) . L e ciel e t s e s é t o i l e s lui o b é i s s e n t ; les g r a n d e s
portes ( 2 0 ) s'ouvrent p o u r l u i , le s e i g n e u r des jubilations ( 2 1 ) dans le ciel
d u S u d , l ' a d o r é d a n s l e ciel d u N o r d ; l e s ( é t o i l e s ) 6 . i n d e s t r u c t i b l e s s o n t s o u s
son a u t o r i t é ; s e s d e m e u r e s , ce s o n t l e s ( é t o i l e s ) i n f a t i g a b l e s ( 2 2 ) .

(13) Pawtj «primordial» désigne le démiurge initial, épithète usuelle au Nouvel E m p i r e


pour Amon, R â , P h t a h , etc. (Urkunden, IV, p. 111, 1 51, 1 6 5 , 3 2 4 , 5 i 7 ; A Ζ, XLII, p. 2 6 ,
3 o , 3 4 , 39 ; SETHE, Amun und die acht Urgotter, dans Abh. Preuss. Akad., 1 92G , p. 8 2 - 8 5 ) .
Osiris, sous l'Ancien E m p i r e , n'est pas qualifié pawtj; il est plutôt l'animateur du monde
une fois créé, en tant qu'Esprit du Nil et de la végétation. Il compte au nombre «des dieux
primordiaux» (JPyr., S 2 9 8 , 3 o 4 ) , mais seulement comme membre de la grande Ennéade
d'Héliopolis (§ i o A o - / u , i 6 5 5 ) ; il n'est point «le primordial». Dès le Moyen E m p i r e , les
progrès du syncrétisme au profit d'Osiris sont tels qu'il devient démiurge pawtj : Β M
58o « p r i m o r d i a l , son corps est la matière terrestre éternelle». Mais ces
textes tournent court, tandis q u e , depuis le Nouvel E m p i r e , l'idée s'affirme, se développe
comme ici. Cf. la stèle de Lyon publiée p a r M. Varille (ci-dessus, p. Z197) et l'hymne à
Osiris dans A Ζ , XXXVIII, p. 3 i , où les épithètes qualifieraient aussi bien Râ, Amon,
P h t a h . Voir Urkunden, IV, p. 9 5 : « K h e n t a m e n t i , le grand dieu de la première fois».
D'autre p a r t , u n des sens de pawt étant « p a i n » , ce jeu de mots entraîne l'épi-
thète suivante « n o u r r i t u r e et substances».
734

( i 4 ) Cf. B M 5 8 o «celui qui fait exister la nourriture». Zefa et kaou


sont la nourriture et les substances (alimentaires), parfois divinisées (Mystères égyptiens,
p. 209) comme parties du grand Ka; elles sortent d'Osiris, et ne sont que son corps, sa
chair (Ostracon Caire, dans A Ζ , XXXVIII, p. 3 o ; cf. JUNKER , Dekret des Abaton, p. 3 8 ) . Dio-
dore (I, i 4 - 2 o ) explique longuement qu'Osiris et Isis apprirent aux hommes la culture
des fruits de la terre, et l'art de s'en nourrir.
A
(10) Etre «esprit» akh, «âme» ba, «puissance» sekhem, posséder un «corps
éternel» zet, puis se réunir à son Ka tels sont les moyens d'être un «dieu»
neter(Pyr., S 372 et seq., 621; Le Nil, p. 199, 2 1 0 , 4 18). L'esprit akh, ainsi complet,
«parfait la perfection» menkh menkhet (Pyr., § 3 7 5 ) ; tel est le cas d'Osiris, qui le premier
réalisa cette perfection; d'où lepithète akh menkh.,— A propos de ces divers éléments du
dieu, les variantes de C 3o réunies par SETHE, Lesest., p. 6 4 , spécifient qu'Osiris «a reçu
son Esprit dans Busiris, ses (puissances) de terreur (pour sekhem) dans Hérakléopolis, et
sa forme de statue dans Héliopolis»

(16) Noun est le chaos originel, d'où sort directement le Nil; la crue est appelée «Noun
sortant des deux montagnes (d'Éléphantine)» Pap. Boulaq I I I , p. xi, 20 = G. M A S P E R O ,
Pop. du Louvre, p. 9 9 , rituel de l'embaumement. L'identification, ou les rapports d'Osiris
avec l'eau du Noun et le Nil en crue, apparaissent dès les Pyramides et à toute époque :
Pyr., § 507, 5 8 9 , 2o63 (Le Nil, p. 9 5 ) , cf. Hymne à Osiris de Ramsès IV, dans A Ζ, XXII,
p. 38 : «c'est toi, le grand Hâpi, au jour de la crue η, et les textes de Philae, réunis par
J U N K E R , Dekrel, p. 36 et seq. Le thème est amplement développé dans De Iside, 3 2 - 3 8 . Sur

ce sujet, cf. Rois el Dieux d'Egypte, p. 110 et seq.


( 1 7 ) Rapports d'Osiris avec le vent du nord, qui accompagne la crue : Pyr., S 8 6 4 ,
1551. Le mort osirien «prend possession de l'eau de la crue et du vent du n o r d , sorti
d'Idhou (Bouto)» = Urkunden, IV, p. 5A9.
( 1 8 ) Osiris «seigneur des champs verdoyants» : Ptjr., S 699.
( 1 9 ) Pyr., $ 607, 2 0 6 3 - 7 0 ; J U N K E R , l. c., p. 38 ; cf. Le Nil, p. 1 68.

( 2 0 ) Pyr., S 196, 5 2 5 - 5 3 o , i 3 6 i .
( 2 1 ) Sur hnw, cf. note 7.
( 2 2 ) Pyr., § 2 i o 4 , 2 1 7 3 , 1 155 : les étoiles fixes (qui ne quittent pas l'horizon visible)
et les planètes errantes accueillent Râ et Osiris et leur obéissent. Sur la résidence des
dieux morts au ciel, parmi les constellations, cf. D I O D O R E , I, 11, et De Iside, 21. Pour
l'accueil d'Osiris dans les deux parties du ciel : Pijr., § 2017.

( Osiris, seigneur universel.)


735

( 6 ) L'offrande a monté vers lui par ordre de Geb (2 3 ) ; l'Ennéade divine


l'adore (2/1); ceux qui sont dans la Douât. ( 2 5 ) lui font proscynème; ceux des
hauteurs (nécropoles) ( 2 6 ) s'inclinent; les mânes ( 2 7 ) jubilent 7. quand ils
le voient; ceux qui sont là ( 2 8 ) (les morts) le redoutent ( 2 9 ) ; les Deux Terres
réunies lui font adoration, à la rencontre de Sa Majesté : (car il est) le Noble
( 3 o ) glorieux qui préside aux Nobles, celui dont la fonction (royale) est dura-
ble, dont le gouvernement est bien établi; bon chef ( 3 1 ) de l'Ennéade divine,
gracieux de visage ( 3 2 ) , 8. aimant qui regarde vers lui — (mais) mettant sa
crainte dans tous les pays, afin qu'ils profèrent son nom ( 3 3 ) avant (tout
autre), aussi tous lui ont fait offrande — (à lui) le Seigneur dont on se sou-
vient ( 3 h ) dans le ciel et dans la terre, pour qui on multiplie les acclamations
dans la fête Ouag ( 3 5 ) , pour qui se réjouissent 9. les Deux Terres réunies ( 3 6 ) .

(23) Pyr., S 657.


(2/1) Pyr., § 1155, 15&2, 1815.
( 2 8 ) La Douât est «l'autre monde» dont la situation varie selon les époques. Sous
l'Ancien Empire, la Douât, région au nord-est du ciel, est traversée par le soleil Râ, dans
sa barque du soir, quand il navigue de l'Occident à l'Orient, sous la conduite de la divinité
accompagné du roi défunt (Pyr., § 3 o 5 - 3 o 6 ) et d'Osiris (S 882). Depuis le
Moyen Empire, la Douât est qualifiée région inférieure LACAU, Textes religieux,
p. 109), où passe la barque de Râ (ibid., p. 27) quand celui-ci descend là pour voir Osi-
ris (B M 1367, voir note 32). Au Nouvel Empire, la Douât s'oppose au ciel et à la terre,
comme troisième région où peuvent séjourner Osiris, les dieux, les défunts osiriens, sous
forme de momie sâhou (A Ζ, XLII, p. U\ ; XLVIII, p. 62-6/1, 1. 7 7 , 8 9 - 9 0 ) , et que visite
Râ pendant la nuit (Livre de l'Im-douat). Cf. HÉRODOTE, I I , 1 2 3 , De Iside, 78, sur Osiris roi
des morts.
( 2 6 ) ts est certain. Les nécropoles occupent les falaises rocheuses des déserts et
sont souvent qualifiées «hauteurs, montagnes». Cf. Pyr., § 1556 et Le Misanthrope, 1. 59.
( 2 η ) drljw, rois ancêtres, mânes, défunts : Urkunden, IV, p. 8 6 , 3 4 4 , 5 8 4 ; BRUGSCH,

Wârtb. S, p. 1335.
( 2 8 ) ntjw-im, cf. C 3 o , 1. i 5 et. Urkunden, IV, p. 2 6 ; cf. p. 5 4 3 , 545 «Osiris roi, ou
chef, de ceux qui sont là».
( 2 9 ) La crainte qu'inspire Osiris est souvent mentionnée : C 3 o , 1. 4 - 5 , 6-7, 12; Β M
1367.

( 3 o ) sâh désigne souvent les défunts momifiés, mais la signification de ce terme est
plus étendue. Aux Pyramides figure l'insigne (collier, p a r u r e , puis bande-
letle) des êtres célestes (S 2o84). Le sens s'étendra à la dignité des privilégiés qui obtien-
n e n t , simultanément, des charges dans l'État et l'accession aux rites osiriens, tels que la
momification : sâhou désignera le dignitaire aussi bien que le momifié, pour qui l'on fait
venir résines et huiles de Byblos (Admonitions, III, 7). De là, telle formule du Nouvel Em-
pire : « Anubis lui-même te fait, momie (sâhou),
et tes chairs ne se corrompent point» (V. L O R E T , Le tombeau de /'am-xent Amen-hotep, dans
Mémoires Mission, I, p. 2 2 , 5 i ; cf. P I E H L , Inscr. hiérogl., I, pl. GV, 1. 1 0 - 1 1 ) . A la même
époque, sâhou continue à désigner le rang social élevé : Urkunden, IV, p. 1 1 8 , i o 3 i . Sur
la stèle du vizir Ouser, ce terme apparaît trois fois, aux sens successifs de : dignitaire,
momie, esprit protecteur (Urkunden, IV, p. i o 3 i - i o 3 2 ; Revue égyplologique, N. S . , ï , p. ι ο -
ί 4). Appliqué à Osiris, sâhou présente la même variété de sens; cf. TSBA, VIII, p. 334
«Osiris est l'âme (ba) auguste qui est dans la Douât, cette momie (sâhou) du Seigneur
du nome Thinite». La momie sâhou d'Osiris et d'autres dieux réside dans la Douât.
( 3 I ) sekhem «Puissance, puissant», une des formes des dieux(cf. note 1 5), équivaut
parfois à «dieu» ( S P I E G E L B E R G , Stabkultus, dans R Τ, XXV, p. I 8 4 ) . Dans C 3o Osiris est
«le grand du ciel»; dans Β M 1367 «il est sorti du sein de Nout».
( 3 2 ) La beauté et la bonté d'Osiris, le dieu le plus proche de l'homme, apparaît
aussi dans son nom Ounnefer «l'Etre bon, ou beau». Dans Β M i 3 6 7 , on dit de lui «Râ
se lève à son désir pour voir ses beautés sur terre; il se couche, pareillement, au
pays de vie, pour voir Osiris dans ses manifestations de la Douât».
( 3 3 ) dm m, énonciation rituelle des noms pour faire bénéficier Osiris, ou les défunts
osiriens, des offrandes funéraires. D'où la formule funéraire fréquente depuis le Nouvel
Empire : «on proclame son nom, le bras étendu
sur l'offrande et provisions» (geste rituel du «royal don d'offrandes») : TSBA, VIII, p.
316 et R Τ, XXXII, p. ι^η. Cf. Urkunden, IV, p. 133; l'expression est aussi utilisée pour
«vanter les qualités, le nom, le souvenir» d'un roi (p. 101, i 3 i ) .
( 3 4 ) Cf. note q.
( 3 5 ) Le mot hj «acclamation» est déterminé par le danseur comme hmv (note 7). Le
côté «réjouissance populaire» des rites funéraires (hilaria) s'explique parce que la mort du
dieu agraire Osiris est le prélude obligé de la moisson et de la résurrection future de la
nature et de la végétation; le deuil s'y tempère de satisfaction et d'espoir. D'où les orgies
737

et les beuveries décrites par Hérodote à Bubastis et Sais (II, 6 0 - 6 2 ) , les cœna Serapiaca
des rites isiaques (Rois et Dieux, p. 188). La fête Ouag où se multiplient les hilaria est,
malgré son caractère funèbre, une occasion bien venue de bombances, de réjouissances.
Osiris y est appelé «seigneur du vin» (Pyr., § 8 2 0 ) ; il y reçoit, en abondance, bœufs, blé,
pains, fruits (Pyr., S 7 1 6 , 1 8 8 0 , a i 8 5 ) . On la célébrait le 16 Thot ( β Τ, XXXII, p. I 5 7 ) .
( 3 6 ) Lilt. : «en un seul lieu». Hérodote (II, 6 0 ) dit que plus de 7 0 0 . 0 0 0 personnes
se rendaient à Bubastis pour les fêtes.

(Règne terrestre d'Osiris vivant.)

( 9 ) Il est le grand ( 3 7 ) , premier de ses frères, l'aîne' de l'Ennéade di-


vine ( 3 8 ) ; celui qui établit Maât (la Justice) par les deux rives, et qui met
le fils sur la place de son père ( 3 g ) , (aussi) est-il loué de son père Geb, aimé
de sa mère Nout; très fort, quand il renverse le rebelle; puissant de bras,
quand il égorge 10. son adversaire; mettant sa crainte chez son ennemi (le
hurleur); annexant les frontières lointaines du Mauvais ( ^ 0 ) ; ferme de cœur,
quand il piétine les rebelles ( 4 1).
Bulletin, t . X X X . 93
738

H é r i t i e r d e G e b ( 4 2 ) ( d a n s ) la r o y a u t é d e s D e u x T e r r e s , car il ( G e b ) v i t s e s
m é r i t e s ( 4 3 ) ; ( a u s s i ) lui a - t - i l t r a n s m i s la c o n d u i t e 4 1 . d e s p a y s , p o u r ( l e u r )
b o n h e u r ( 4 4 ) . Il a m i s c e t t e t e r r e d a n s sa m a i n ; s e s e a u x , ses v e n t s , sa v é g é -
t a t i o n , t o u t s o n b é t a i l , t o u t ce q u i v o l e , t o u t ce q u i p l a n e ( 4 5 ) , ses r e p t i l e s ,
s e s a n i m a u x d u d é s e r t ( o n t é t é ) t r a n s m i s a u 1 2 . fils d e N o u t : ( e t ) l e s D e u x
T e r r e s e n s o n t satisfaites ( 4 6 ) . S e l e v a n t sur le t r ô n e d e son p è r e — tel q u e
R â q u a n d il p o i n t à l'horizon ( o r i e n t a l ) e t m e t la l u m i è r e p a r - d e s s u s l e s t é n è -
bres — il ( O s i r i s ) a é c l a i r é l ' o m b r e p a r ses d e u x p l u m e s , il a i n o n d é
l e s D e u x T e r r e s tel 1 3 . qu'A t o n au d é b u t d u m a t i n . S a c o u r o n n e , e l l e a c o u p é
le ciel ( 4 8 ) ( e n d e u x ) , elle a fraternisé ( a v e c ) les étoiles ( 4 9 ) . ( L u i ) le guide
d e t o u t d i e u , parfait ( d a n s ) le c o m m a n d e m e n t , l o u é d e la g r a n d e Enne'ade
d i v i n e , a i m é d e la p e t i t e E n n é a d e d i v i n e .

( 3 7 ) L'hypothèse qu'Osiris a pu être à l'origine un homme divinisé, et qu'il a pu réelle-


m e n t régner sur terre, n'apparaît plus comme absurde a priori, et a été reprise ( d u point
de vue moderne du roi-dieu, soumis à une mort rituelle) par J. G . FRAZER, Atys et Osiris,
trad. f r a n c . , p. 2 0 2 ; cf. Alan H. GAUDINER, JE A, II, p. 122 et seq., et A. MORET, La mise
à mort du dieu en Egypte, p. /19. Le développement qui suit paraît décrire, en termes tout
conventionnels et stylisés, le règne terrestre d'Osiris, initiateur de la civilisation en Egypte,
puis conquérant de l'Univers. Ce thème n'est exposé en termes plus précis que dans DIODORE,

I, I 3 - 2 0 , et De Iside, I 3 ; cf. G . MÀSPERO, Histoire, I, p. 17/1; Le Nil, p. 100 et seq. Com-


p a r e r avec l'hymne à Isis retrouvé à los, ap. KAIREL, Epigrammata, pl. XX, et TIBULLE,

Elégie, VIH, citée par CHARAS, l.c., p. 136.


( 3 8 ) Sur Osiris, aîné de ses frères et sœurs (Isis, Seth, Nephthys, et parfois Horus
l'aîné), cf. Pyr., S 1 2 5 9 , 1/189, Les traditions sur les jours épagomènes attribuent
au premier de ces jours la naissance d'Osiris : CHARAS, Calendrier des jours fastes et néfastes,
p. 1 o 5 ; cf. BRUGSCH, Drei Festkalender, p. 1 1 . Récits développés dans DIODORE, I, 13 ; De Iside,
12. Toutefois, «aîné de l'Ennéade» ne peut s'entendre que par la fusion d'Osiris avec Râ
(note 1 1), car, dans l'Ennéade héliopoli laine, Osiris n'arrive qu'au 6E rang (Le Nil, p. 6 9 -
7 3 ) pour la naissance et le règne.
( 3 9 ) Phrase traditionnelle sur le respect du statut social des Egyptiens, basé sur un
droit patriarcal; allusion à la victoire finale d'Horus sur Seth.
(ho) Cf. C 3 o , l . 4 - 5 , et 11-12. Notons que Seth, le frère e n n e m i , n'est jamais désigné
p a r son nom dans noire texte, mais toujours par des périphrases : le rebelle sbi, l'adver-
saire khefti, le hurleur kherou, le mauvais dwt. La stèle Β M I 3 6 7 désigne Seth et ses
partisans p a r avec ses alliés».
(AI) graphie singulière qui ouvre le champ à deux interprétations.
739

ie pw omis entre les noms : «ses pieds (sont) les rebelles», c'est-à-dire les rebelles lui
servent d'escabeau d'estrade, allusion aux vaincus figurés sous les pieds d u
dieu, ou du roi. 2° Omission d'une préposition telle que hr : «ses pieds (sont s u r ) les
rebelles ».
( 4 2 ) Pyr., S ι 5 3 8 , ι 8 ι 4 ; Β M I 3 6 7 «fils de Nout, héritier de Geb»; TSBA, VIII,
p. 3 3 s . Au papyrus royal de T u r i n , Osiris succède à Geb-Nout comme roi de la Haute et
Basse-Egypte.
( 4 3 ) Pyr., S 5 7 6 , 6 4 9 .
( 4 4 ) Litt. : «pour une occasion favorable = bonne heure».
( 4 5 ) Ce passage, dans le style naturaliste propre à la XVIIIe dynastie, annonce le déve-
loppement bien connu des hymnes à Alon (Le Nil, p. 4 2 , et 3 7 8 ) . Enumération de ce qui
appartient à Osiris, Pyr., § 961; à la basse époque, cf. PIERRET, Etudes Eg., I 8 7 3 , p. 3o.
( 4 6 ) Formule juridique d'acquiescement dans les contrats, tels que la transmission d'une
charge; ici, la royauté de Geb-Nout.
(*7) « l u m i è r e » ; mais le parallélisme indique qu'il faut corriger en «om-
bre»; cf. I. 1 5. Les deux plumes peuvent etre celles qui encadrent la couronne osirienne
atcf mentionnée par C 3 o , 1. 3 ; cependant la forme des plumes est ici celle des
«grandes plumes d'Amon» (Urkunden, IV, p. 111, 1. 8).
( 4 8 ) Cette formule devient à la basse époque (Louvre A 6 6 , statue du premier prophète
d'Osiris, Ounnefer, ap. PIERRF/Γ, Inscriptions Louvre, I, p. 3 : «qui divise le
ciel avec les deux plumes». Osiris est identifié à Râ, dont le chef couronné divise, p e n d a n t
sa course, le firmament en ciel du Nord et ciel du Sud. A ce s u j e t , GRÉBAUT, Hymne à
Amon Râ, p. 189 et R Τ, I , p. 74. La couronne, reçue par Osiris de son père G e b , est
dénommée wrr-t dans Β M 5 8 o et i 3 6 7 ; d'où le suffixe s après dm-n.
( 4 9 ) Formule analogue sur le pyramidion d'Amenemhet III à Dahshour (Annales, III,
p. 206; AZ, XLI, p. 8 4 ) .

(Isis règne avec Osiris.)

( 1 3 ) Sa sœur divine a fait sa défense ( 5 o ) , elle qui éloigne les ennemis


(crieurs), 14. repousse les actes des perturbateurs ( 5 i ) par les charmes (que
profère) sa bouche; elle, dont la langue est subtile ( 5 2 ) , la parole sans défail-
lance, parfaite dans le commandement.
93.
740

( 5 0 ) Courte allusion au rôle qu'a joué Isis, sœur et femme d'Osiris, et sa collaboratrice,
au cours de son règne terrestre. Les détails explicites sont donnés par DIODORE, I, 17 et
PLUTARQUE, De Isicle, I3 : Osiris charge Isis d'administrer ses Etals, avec l'aide de Thot,
tandis qu'il conquiert l'univers; Isis s'acquitte de cette tâche avec autant d'habileté que de
bonheur.
(51) Litt. : ceux qui incantent des cris shed kherou (cf. shed siakhou, incanter des rites
de spirilualisation, shed heb faire les rites des offices).
( 5 2 ) Isis magicienne, créatrice d'incantations, de charmes subtils, est l'héroïne de récits
tels que celui de la Destruction des hommes par Râ, où la déesse réussit à duper et maîtriser
Râ lui-même (LEFÉBURE, dans A Ζ , XXI, p. 27 etseq.). On dit d'elle : «c'était une femme
savante en sa malice plus que des millions d'hommes, habile entre des millions de dieux,
égale à des millions d'esprits, et qui n'ignorait rien au ciel et sur la terre, non plus que
Râ» (G. MASPERO, Histoire, I, p. 162; cf. ROEDEU, Urkunden zur Religion, p. i 3 8 ) . Les
charmes magiques d'Isis alimentent une grande partie des incantations égyptiennes : cf. la
Stèle de Metternich.

(Lacune rituelle.)

La Mort et la Passion d'Osiris devraient être décrites à cette place du récit;


mais l'une et l'autre sont passées sous silence, avec ce respect scrupuleux
dont Hérodote (II, 61, 171) se pique aussi (cf. DIODORE, I, 21). Un récit con-
tinu de ce qu'Hérodote (II, 171) appelle te les représentations des souffrances
de Luiη τά δείχηλα των τΰαθέων αύτοϋ n'a été retrouvé, jusqu'ici, que dans
DIODORE, I, 21 et seq. et PLUTARQUE, De Iside, i 3 et seq. Toutefois, les textes
des Pyramides font de claires allusions aux intrigues de Seth contre Osiris
(§ 1/177), ^ fratricide (§ 9 5 5 et seq.), à l'assassinat dOsiris, soil sur
la rive de Nedjt ( § 8 1 9 , 1 0 0 8 , 1 2 5 6 ) , soit au pays de Gehst (S 9 7 2 ) . L'épi-
sode du corps d'Osiris poussé par la mer jusqu'à Byblos, encastré dans un
arbre, lequel est incendié (cf. Pyr., § 1 4 8 5 et seq.), retrouvé par Isis, ramené
en Egypte, se laisse deviner dans plusieurs formules des Pyramides, mises en
valeur par K. SETHE, Byblos und der Osiris Mylhus, dans A Z, XLV, p. 1 2 , et
Osiris und die Zeder von Byblos, dans A Z, XLVII, p. 71; il inspire aussi tel
passage du Conte des Deux Frères, comme le meurtre de Bataou dans le Val
du Sapin (cf. MONTET, dans Syria, 1 9 2 3 , p. 181). — Enfin, Osiris ramené par
Isis en Egypte, mis au cercueil, mais dépisté par Seth, démembré et jeté au
Nil, est reconnaissable dans de brèves allusions au dieu «mis en morceaux ν
741

et au ccnoyé d e la p r e m i è r e fois A, éparses soit aux Pyr., § 5 8 7 , i 6 8 4 , soit a u


texte de Shabacon d u British M u s é u m (1. 1 9 et 6 2 ) , soit dans la Stèle de Metler-
nich, 1. 3 8 , soit dans u n p a p y r u s m a g i q u e d u L o u v r e ( R Τ, XIV, p. 1 h ) .
C'est à ce m o m e n t q u e n o t r e texte r e p r e n d son r é c i t , en c o n t i n u a n t d ' é n u -
m é r e r les services p i e u x r e n d u s à Osiris p a r sa f e m m e Isis, après l'assassinat
du dieu.

([sis cherche et retrouve Osiris mort. Invention des rites funéraires.)

(14) Isis Γ inspirée ( 5 3 ) , celle q u i protège ( 5 6 ) son f r è r e , qui le cherche ( 5 5 ) ,


sans se lasser, 1 5 . qui p a r c o u r t ce pays dans ( s o n ) deuil ( 5 6 ) ; elle n e s'est p a s
arrêtée avant qu'elle n e l'ait trouvé ( 5 7 ) . (C'est e l l e ) qui fait ( p o u r Osiris)
de l'ombre a v e c ses p l u m e s ( 5 8 ) , q u i crée de l'air avec ses ailes ( 5 9 ) , q u i
fait ( d e s rites) d e jubilation ( 6 0 ) et fait aborder ( 6 1 ) ( e n s e v e l i r ) son frère.

(53) Les mots transcrits en italique se retrouvent, avec la valeur de termes techniques,
dans les divers rituels des cultes funéraire et divin. Ils désignent divers actes accomplis
par Isis «lors de la première fois», c'est-à-dire pour ranimer Osiris défunt; mais, par la
suite, ces actes furent répétés scrupuleusement dans le culte de tout dieu et de tout homme
mort, parce que le culte funéraire d'Osiris servit de prototype à celui de tout dieu et de
tout homme assimilé à Osiris ( A . M O R E T , Rituel du culte divin, p. 2 1 9 ) . On sait, en effet,
qu'après avoir inventé pour son frère Osiris ce que Diodore (I, 25) appelle «le remède
qui donne l'immortalité», Isis, dans sa bonté souveraine, voulut que la passion d'Osiris et
les rites salvateurs pussent «servir de leçon de piété et de consolation aux hommes et aux
femmes qui passeraient par les mêmes épreuves» (De Iside, 27). Par suite, la résurrection
d'Osiris par Isis devint, pour les dieux et les hommes, une révélation que la mort pouvait
être vaincue, à condition de créer un culte divin et funéraire qui répétât, au bénéfice des
dieux etdes hommes morts,les rites inventés par Isis pour Osiris (cf, Rois et Dieux d'Egypte,
p. 86 et seq.; Le Nil, p. hh5 et seq., 4 5 5 - 4 7 o ) .
D'où il suit qu'à partir de la ligne i 4 , notre texte devient réellement un hymne à Isis,
742

vénérée comme celle qui a ressuscité Osiris, qui lui a créé un vengeur et un successeur,
en la personne d'Horus, et, bien plus, qui a rendu à l'humanité entière la Justice et
l'Espérance par delà la mort.
akh-t, litt. « E s p r i t » , épithète de la déesse dès les textes des Sarcophages du Moyen
Empire (LACAU, Textes religieux, dans R Τ, XIX, p. 39) et surtout dans les textes magiques,
tels que la Stèle de Metternich, 1. 59.
( 5 4 ) ned-t : au sens premier de ned, : «défendre, protéger» (Pyr., S 1 6 5 6 ) , puis
« v e n g e r » , comme Horus qui venge son père (§ I 6 3 7 ) . Ces deux sens se retrouvent aussi
dans la stèle d'Ichernefert (SC-HAFER, Die Mysterien des Osiris, p. 21 et 3 o ) .
( 5 5 ) heh-t, de heh «chercher», qui désigne la quête d'Isis à la recherche du cadavre
d'Osiris : Pyr., S 9 7 2 , 12/12; A. MORET, Rituel du culte divin, p. 3 4 , 8 3 ; Mystères égyptiens,
p. 2 4-2 5. Dans les fêles isiaques : Osiris quaesitus (OVIDE, Métam., IX, 692).

( 5 6 ) hajt : le deuil d'Isis s'exprime avec tout son développement dans des compositions
spéciales, telles que les Lamentations d'Isis et Nephthys (éd. J. de Horrak) et les Veillées
d'Osiris des temples ptolémaïques (éd. H. Junker). Cf. Mystères égyptiens, p. 20-29. E
'-

Nephthys sont les deux pleureuses (hajti ou zerti) d'Osiris : Pyr., S 12 5 5 ; Livre des Morts,
chap. i , l . 5.
( 5 7 ) Geni't, de gem «trouver», appliqué à la découverte du corps d'Osiris: Pyr., § 1 0 0 8 ,

1 2 5 5 , 1799 (Mystères égyptiens, p. 24). Dans les rites isiaques de basse époque, on men-
tionne : Osiris inventus (LAFAYE, Histoire du culte des divinités d'Alexandrie, p. 127, n. 8).

( 5 8 ) Isis et Nephthys sont des oiselles (Pyr., § 1 2 5 5 , 1 2 8 0 ) qui


protègent de leurs ailes étendues les pieds (Isis) et la tête (Nephthys) d'Osiris et qui pleu-
rent leur frère assassiné. Au sujet de l'ombre, faite par l'écran des ailes, rappelons que le
défunt souhaite la fraîcheur de l'ombre du tombeau (Urkunden, IV, p. 1 1 9 3 ) .
( 5 9 ) L'air, pour les narines d'Osiris et de tout d é f u n t , est un des souhaits essentiels
exprimés par les formules funéraires (Urkunden, IV, p. 1 1 3 , 114 et I O 3 2 ) ; la respiration,
le souille émis, est l'indice probant de la vie ou de la résurrection. D'où les Livres des
respirations composés «par Isis pour son frère Osiris» et dont on a de nombreux exem-
plaires à la basse époque.
( 6 0 ) hnw, terme déjà commenté, note 7.
• ( 6 1 ) mnjt, litt. : «amarrage, abordage à l'autre rive»; transport en barque du cadavre
momifié à la rive d'Occident, qui résume l'idée de funérailles. D'où la locution «le jour
d'aborder» pour «mourir» (Sinuhe, Β 1. 3 i 0 ; Orbiney, pl. XIX, 7).
Sous ce terme très général mnjt, nous devons comprendre les rites de la momification, de
l'ouverture de la bouche, de la spiritualisation, de la sépulture, de l'alimentation et du
culte au tombeau — toutes inventions d'Isis et de ses «alliés», Anubis, T h o t , Horus, etc.
— On trouve l'énumération de ces rites dans certaines stèles, telles que celle de Debout
(XVIII e dynastie) : cf. GARDINER, Tomb of Amenemhet, p. 56; Le Nil, p. 197-199. Certaines
formules (Pyr., § 1972-86) décrivent leur application première à Osiris. On notera qu'il
743

n'est pas question ici des sépultures multiples consacrées aux quatorze lambeaux d'Osiris
démembré par Seth, bien que la tradition en soit ancienne et répandue (cf. Rois et Dieux
d'Egypte, p. 84 et seq.); elle explique le rite des Jardins d'Osiris ( V . LORET, Les fêtes d'Osi-
ris au mois de Choiak, dans R T, I1I-V; cf. DIODORE, I, 21; De Iside, 18-21).

(Isis procrée Horus.)

16. (C'est elle) qui relève ce qui est affaissé dans le dieu au cœur défail-
lant (62); qui extrait sa semence, procrée un héritier ( 6 3 ) , allaite l'enfant
dans la solitude ( 6 4 ) , sans que nul ait connu où il (était).

(62) Cette épithète dans Pyr., S 2118.


( 6 3 ) Episode fameux dans l'iconographie et les récits mythologiques de toute époque. La
meilleure illustration est un bas-relief du temple de Séti Ier à Abydos, où Isis, sous forme
d'oiselle, est fécondée par le phallus relevé d'Osiris, bien qu'il soit momifié et couché sut-
son lit funéraire (Rois et Dieux d'Egypte, pl. X). — Pour les textes, cf. Pyr., § 632 : «Ta
sœur Isis est venue vers toi, exaltée d'amour pour toi; elle se pose sur toi, sur ton phallus;
ta semence monte en elle... Horus sortira de toi... il te vengera (ned), en son nom d'Horus,
le fils vengeur de son père...» (cf. § 1 6 3 5 , 1 7 8 7 ) . — Sarcophages du Moyen Empire, voir
note suivante. — A la basse époque, le papyrus n° 3 0 7 9 du Louvre (PIERRET, Etudes égyplo-
logiques, I , p. 2 2 ) , qui est un Livre de spirilualiser Osiris, met cette description dans la
bouche d'Isis : «Je suis la sœur, Isis; il n'y a pas de dieu, ni de déesse, qui ait fait ce
que j'ai fait : j'ai fait le mâle, quoique étant femme, afin de faire revivre ton nom sur
terre. Ta semence divine étant dans mon sein, je l'ai fait venir au monde. Il vengera tes
vertus...» Cf. De Iside, 19 : «Isis, qui avait eu commerce avec Osiris après sa mort, mit
au monde, avant terme, et faible de ses membres inférieurs, un enfant qui fut nommé
Harpocrate ( = Horus l'enfanl)».
( 6 4 ) L'enfance d'Horus «dans la solitude» se situe aux marais de Chemmis ( B o u t o ) ,
mentionnés aux Pyramides, S i 2 i 3 , 2 1 9 0 ; cf. Urkunden, IV, p. 1 6 7 ; allusions, p. 2 3 7 ,
1. 1 0 ; 2 3 9 , 1. 10. Aux Sarcophages du Moyen Empire (LACAU, Textes rel., dans R Τ, XVII,
p. 39) on fait parler la déesse : «Je suis Isis, la sœur d'Osiris... sa semence est dans mon
sein; je dispose la forme du dieu dans l'œuf comme celle de mon fils; il gouvernera cetle
terre en héritier de son père Geb; il parlera pour son père Osiris; il égorgera S e t h ,
l'adversaire de son père Osiris. Venez, dieux! prolégez-Ie dans le sein de sa mère...» Les
épisodes de l'enfance, et des dangers courus par Horus, sont décrits dans la Stèle de Met-
ternich (ap. A. MORET, Horus Sauveur, dans Revue de l'histoire des religions, t. LXXII, 191 5,
p. 232 et seq. et Et. DRIOTON, Revue de l'Egypte ancienne, II, i g 3 o , p. 1 ηίι et seq.). — Cf.
HÉRODOTE, II, 1 56 et De Iside, 38. Le tableau d'Isis allaitant Horus dans les roseaux de
Bouto est fréquent dans les Mamisi des temples gréco-romains : G. MASPERO, Histoire, I,
p. i 5 5 . L'expression «dans la solitude» désigne aussi, par extension, une salle du palais
royal où vit le Pharaon, nouvel Horus, ou les sanctuaires des temples (Urkunden, IV,
p. £ 1 0 , 5 4 6 ) .

(Isis fait reconnaître la légitimité d'Horus.)

(16) (C'est e l l e ) q u i fit m o n t e r ( H o r u s ) ( 6 5 ) , l o r s q u e son bras d e v i n t v i g o u -


reux , d a n s la g r a n d e salle 1 7 . de Geb. L ' E n n é a d e d i v i n e ( s ' e n ) réjouit : ce V i e n s ,
v i e n s , ( t o i ) , d'Osiris le fils, H o r u s , f e r m e d e c œ u r ( 6 6 ) , j u s t i f i é , fils d'Isis, h é r i -
tier d'Osiris ( 6 7 ) ! » . Le tribunal de la Justice se r é u n i t p o u r l u i , et l ' E n n é a d e
d i v i n e , et l e Maître-Universel l u i - m ê m e , et l e s S e i g n e u r s d e la J u s t i c e , unis
a v e c c e l l e - c i , 1 8 . qui t o u r n e n t la t ê t e à l'injustice. On s i è g e d a n s la g r a n d e salle
d e G e b , p o u r d o n n e r la fonction ( r o y a l e ) à son M a î t r e , la r o y a u t é à celui à
q u i elle doit être transmise ( 6 8 ) . O n t r o u v e qu'Horus e t sa voix s o n t v é r i d i -
ques ( 6 9 ) .

( 6 5 ) La légitimité d'Horus était contestée par Seth et ses partisans, sans doute parce
qu'Horus était fils posthume d'Osiris. De Iside, 19 : Typhon (Seth) intenta procès à Horus,
prétendant que c'était un bâtard.
( 6 6 ) Epithèle qui s'oppose à celle d'Osiris wau cœur défaillant», 1. 16, et note 62.
( 6 7 ) Epithète fréquente aux Pyr. La jubilation des dieux de l'Ennéade est décrite Pyr.,
§ 1 6 9 6 , après la reprise de possession de l'héritage de Geb par Osiris et Horus. Comparer
aussi § 1/192.
( 6 8 ) L'épisode du jugement contre Seth par-devant Geb est plus amplement traité aux
Pyramides, mais il est mis au compte d'Osiris. Le jeune Horus, devenu adolescent, quitte
Chemmis pour «voir son père Osiris et le venger» (S i 2 i 3 et 2 1 9 0 ) ; aidé par Thot, il a
su faire prendre parti aux dieux contre Seth ; il a frappé Seth et vengé son père (S 5 7 5 et
seq.); dès lors Geb a promulgué sa sentence (S 955-961) : Seth est coupable, Osiris est
justifié (maâou, 8 1 5 5 6 ) ; aussi Osiris reprend-il possession du royaume d'Egypte (§ 961).
— A ce sujet, Le Nil, p. 108. Par contre, un texte rédigé sous Shabacon, mais de tradi-
tion fort ancienne, décrit comment Geb a départagé Horus (l'Ancien) et Seth, une première
fois en divisant l'Egypte entre eux, une deuxième fois en rendant à Horus (le Jeune) tout
l'héritage d'Osiris (Le Nil, p. 8 1 - 8 2 , et p. 109). D'après le De Iside, 19, c'est avec l'aide
d'Hermès (Thot) qu'Horus fut reconnu légitime par les dieux, et Selh-Typhon battu par
les armes.
Fin 1. 16 m hnw : la lecture de Chabas et Ledrain est à remplacer par
le Yase est visible, quoique dégradé, au-dessus de serait d a i l l e u r s i n c o r r e c t ;
sous le quadrupède, pas de signe, mais un petit creux rond, accidentel. La graphie sans
est un archaïsme; seule en usage sous l'A. E., on l'utilise encore, au Ν. E.,
dans des textes de caractère rituel (Urkunden, IV, p. 18, 2 5 5 , et Livre des Morts); mais
p r a t i q u e m e n t , d e p u i s le M . E . , elle est r e m p l a c e e p a r que notre lapicide em-
ploiera, infra, 1. 2 6 , dans la même expression.
( 6 9 ) Horus est ici qualifié maâou «justifié (de voix)», de même qu'Osiris l'est aux
Pyr., § 1556.

(Horus roi de l'Univers.)

( 1 8 ) La fonction de son père lai est donnée ( 7 0 ) ; il sortit couronné 19.


par ordre de Geb et prit le gouvernement des deux rives, la couronne bien
Bulletin, t . X X X . 94
746

établie en sa tête. On lui compte la terre pour sa propriété; ciel et terre


R

sont sous son autorité. On lui transmet les hommes (d'Egypte) : Rekht, Pât,
Hemmt ( 7 1 ) ; l'Egypte, les peuples du Nord, ce qu'entoure 20. Aton est
sous ses lois, le vent du nord, le fleuve, la crue, l'arbre de vie ( 7 2 ) , toute
plante. Le dieu-grain Nepri ( 7 3 ) , il donne toute sa végétation, la nourriture
( v e n u e ) du sol; il fait monter le rassasiement et le donne à tous les pays.

( 7 0 ) Le texte délaisse Osiris et Isis et devient un panégyrique d'Horus, considéré, il est


vrai, comme un Osiris redivivus. L'équipement royal d'Osiris, couronne croc
sceptre fouet est décrit Β M
(71) Les trois catégories des «hommes d'Egypte» (cf. note 12) sont nommées séparé-
ment aux Pyramides et aux textes du M. E.; depuis la XVIIIe dynastie, on les groupe dans
un ordre variable : Urkunden, IV, p. 20, 1 3 3 , 2 33.
( 7 2 ) Le passage fait allusion à la situation de l'Egypte au milieu du xve siècle, alors que
ses Pharaons et ses dieux sont respectés bien au delà des frontières égyptiennes, jusqu'à
l'Euphrate et à la Crète. A comparer l'énuméralion des Pyr., § 1 6 9 0 , dans l'hymne à
Horus-Pharaon (Des Clans aux Empires, p. 21 5). L'arbre de vie est cité aux Pyr., 8 1216.
( 7 3 ) Nepri est figuré au temple de Sahourâ comme un dieu pareil aux Nils, mais le
corps semé de grains de blé.

(Reconnaissance des hommes pour Horus.)

21. Tous les hommes sont heureux, leurs cœurs joyeux, leurs pensées en
allégresse; chacun jubile ( 7 6 ) , — aussi tous adorent-ils ses bontés : «combien
est doux son amour en nous; ses grâces, elles entourent les cœurs; grand est
son amour dans toutes les poitrines n.

(η h) Comparer l'explosion de joie chez les dieux après le jugement de Geb qui restaure
la royauté d'Osiris (Pyr., 8 i 5 2 2 — Le Nil, p. 109).
747

«Ils ont livré 22. au fils d'Isis son adversaire; la violence de celui-ci est
abattue; mal advient au hurleur; celui qui poussait (à) la violence, son destin
(funeste) l'atteint ( 7 6 ) . Le fils d'Isis, il a vengé son père ( 7 6 ) , et son nom
devient illustre et parfait. La Force ( 7 7 ) , elle s'est posée 23. à sa place;
l'Abondance s'établit, grâce aux lois de celui-ci. Les voies sont libres; les
chemins sont ouverts. Gomme les Deux Régions sont rendues heureuses! le
Mal s'enfuit; l'Accusateur ( 7 8 ) s'éloigne. La Terre est en paix sous son sei-
gneur. La Justice est bien établie 24. pour son maître; on tourne le dos à l'in-
justice. Que ton cœur soit heureux, Etre-Bon! ( 7 9 ) . Le fils d'Isis, il a pris la
couronne; la Fonction de son père lui a été transmise dans la grande salle de
Geb. Râ, il le dit; Thot ( 8 0 ) , il l'écrit. 25. Le tribunal des dieux acquiesce.
Voilà ce qu'a ordonné pour toi ton père Geb (81). Et l'on a fait comme il l'a
dit. n

( 7 5 ) Le châtiment de Seth n'est pas décrit ici. Aux Pyramides, tantôt Seth, frappé, sai-
gnant, est condamné à porter Osiris qui s'implante sur son dos, en vainqueur (§ 642-51,
6 2 6 , 1 6 2 8 ) ; tantôt Seth est exilé au pays de Rou, pieds et poings liés (8 i o 3 5 ) ; tantôt

égorgé et mangé par les dieux, comme taureau de sacrifice (8 5 4 3 , 5 8 o , 1 5 4 4 ) ; une reprise
de territoires accompagne le châtiment (8 955-961). — Le texte de Shabacon indique la
dépossession territoriale de Seth, non sa mise à mort (Le Nil, p. 109). Diodore (I, 21)
mentionne la mise à mort de Typhon; mais Plutarque (De Iside, 19 et 4o) la dénie, car
l'existence de l'Adversaire est nécessaire pour expliquer la mission bienfaisante d'Osiris,

94.
748

le Mal pouvant seul susciter le Bien. Telle conception semble d'accord avec la majorité des
témoignages égyptiens : le sacrifice de Seth est plutôt représenté par celui d'animaux,
substitués au dieu, que par la mise à mort du rival d'Osiris : cf. A Ζ , XLVIII, p. 72.
( 7 6 ) ned η itf «vengeur de son père», épithète d'Horus l'enfant, fils d'Isis, transcrite
par ApevhwTïjs. Le thème de la vengeance, exposé aux Pyr., S 5 8 2 , 6 2 2 , 8 9 8 , 1 6 8 5 , est
largement développé dans DIODORE, L I 3 , et surtout dans De Iside, 19 (cf. Le Nil, p.
i o 5 , 112).
(77) :
C 3 o , 1. 5 et 12.
( 7 8 ) sjw : cf. Wortb. de Berlin, s. v. L'accusateur est Seth, débouté de ses prétentions
criminelles, telles qu'on les décrit aux Pyr., § 958 et seq.
( 7 9 ) Ounnefer, l'être bon, épithète officielle (souvent inscrite dans un cartouche royal)
d'Osiris depuis le Moyen Empire (B M 5 8 o ; Stèle d'Ichernefert, 1. 21).
( 8 0 ) Sur le rôle joué par Thot dans la justification d'Osiris, cf. Pyr., S 955-96 (Le
Nil, p. 108) et Β M I 3 6 7 : «ce qu'aime Thot, c'est le voir dans son siège de justifié»

( o i ) C-t. Pyr., l· 9 b ι . bur ia lormute hnale, et. s 9/12.

Conclusion.

Le commentaire a fait apparaître :

i ° que l'hymne comprend trois développements : sur Osiris (1. 1 - 1 A ) , sur


Isis avant et après la mort de son époux (1. i 3 - i 8 ) , enfin sur Horus fils d'Isis
(1. 18-2 5 ) , considéré comme Osiris redivivus. La triade osirienne est traitée
en groupe homogène dans la littérature sacrée comme dans l'iconographie.

2° que les épisodes relatifs au règne terrestre d'Osiris, à sa mort (sous-


entendue) , à sa résurrection, à sa justification, à son règne dans l'autre monde,
sont définis dans les termes qui apparaissent déjà aux Pyramides et persistent
après l'époque thébaine. 11 en est de m ê m e pour ce qui concerne Isis, créatrice
des rites osiriens, et Horus, successeur d'Osiris comme roi sur terre. La tra-
dition de l'Ancien Empire est transmise ici sans additions notables, et se re-
trouvera, parfois altérée par des développements parasites, mais gardant ses
éléments fondamentaux à l'époque gréco-romaine, dans les textes hiérogly-
phiques et les récits de Diodore, Plutarque et de leurs imitateurs.

3° que les développements relatifs à Osiris démiurge (1. A - i 3 ) n'apparais-


sent, au contraire, que depuis le Moyen Empire. Elles attestent la fusion
749

d'Osiris avec Râ, comme avec d'autres démiurges des diverses villes (cf. 1. i - 3 ) ,
depuis le temps où nous constatons la divulgation des rites osiriens dans toutes
les classes de la société. Cette portion de l'hymne peut remonter au Moyen
Empire; une indication concordante existe, ligne 17, dans les mots
«d Osiris le fils, Horus », ou la filiation est ecnte en ordre renverse, comme il
est d'usage fréquent sous la XIIe dynastie. Par la suite, le rôle d'Osiris dé-
miurge ne fera que prendre de l'importance, et sera défini dans des termes
semblables à ceux qu'on emploie pour qualifier l'œuvre de Râ, Amon, Phtah.

Un passage sur Osiris créateur du Nil, de la terre, de tous les êtres (1. 11)
est rédigé dans le style des époques pré-atonienne et atonienne.

Ainsi, par ce qu'il nous a conservé du passé et ce qu'il introduit de nou-


veau, cet hymne thébain sert de chaînon intermédiaire entre les traditions de
l'Ancien Empire et celles des époques post-thébaine et gréco-romaine, tout
en portant la marque des Aménophis.
Quant à la divulgation de la « révélation osirienne » pour le plus grand bien
des dieux et des hommes, elle n'est l'objet d'aucun développement explicite,
pareil sujet étant réservé aux cc mystères r>. Toutefois la reconnaissance et l'a-
mour des hommes et des dieux, et le fait même qu'un tel hymne soit gravé
sur la stèle d'un personnage non sacerdotal, impliquent qu'Amenmes et sa
famille attendaient un bénéfice personnel des vertus pratiquées et des souf-
frances subies par l'Etre-bon. A cette époque, la passion et l'immortalité
d'Osiris valent pour tous les Egyptiens.

( Proscynème final.)
750

(traces

de s i g n e s jusqu'à la fin de la l i g n e )

( 2 5 ) Offrande que donne le roi à Osiris Khentamenti, seigneur d'Abydos,


— pour qu'il donne (82) : ce qui sort à la voix, pains, bières, bœufs, oies,
vêtements, encens, fard, offrandes et fruits 26. de toute espèce — de faire les
transformations ( 8 3 ) en Nil; de sortir en âme vivante; de voir Aton au matin;
d'aller et de revenir dans Rostaou, — sans que soit arrêtée l'âme dans la
nécropole; — qu'il soit approvisionné parmi 27. les favorisés par-devant
Ounnefer; de prendre les pains qui sortent ( 8 4 ) par-devant (le dieu) sur la
table d'offrandes du grand dieu; de respirer le doux vent du nord; de boire
au courant 28. du fleuve. — Pour le Ka du directeur des bœufs d'A[mon],
A [ m e n ] ( 8 5 ) m e s , justifié, né de la maîtresse de maison Hent, justifiée — et
(pour le Ka) de sa femme chérie ( 8 6 ) , maîtresse de [maison, Nefert]a[ri,
justifiée]

( 8 2 ) La formule funéraire qui suit emprunte ses éléments aux rédactions habituelles
vers le milieu de la XVIIIE dynastie, dont Budge a publié quelques exemples typiques
dans TSBA, VIII, p. 3oG et seq.; cf. A . MORF.T, Stèles du Musée Calvet, dans R Τ, XXXII,

p. 155 ; toutefois les divers membres de phrases n'apparaissent pas ici dans le même ordre.
( 8 3 ) Après kheperou on lit un inattendu; je l'attribue à une erreur du lapicide, qui
aurait commencé a reproduire une formule, fréquente a cette époque, débutant par
en supprimant on se trouve en présence de la formule «faire les transforma-
tions en Nil», titre d'un chapitre du Livre des Morts, connu dès le Moyen Empire : LACAU,

Textes religieux, XIX.


( 8 4 ) Le déterminatif manque après snw; cf. TSBA, VIII, p. 3 I 5 , 1. 7 - 8 ; R T,
XXXII, P. 1 5 5 , 1. 6.

( 8 5 ) Nom d'Amon martelé.


( 8 6 ) Mon estampage (qui est ancien) a gardé une partie des signes aujourd'hui dé-
gradés.
A. MORET.
LE C A I R E . IMPRIMERIE DE L ' I N S T I T U T FRANÇAIS D'ARCHEOLOGIE ORIENTALE.
Bulletin de l'Institut français du Caire, t. XXX, Pl. I.

A . MORET, LA légende d'Osiris.


Bulletin de l'Institut français du Caire, t. XXX. Pl. II.

A. MORET, La légende d'Osiris.


Pl. III.
Bulletin, t. XXX

Hymne à Osiris du Louvre ( C 286)

A. MORET, La légende d'Osiris.


No 104. MAI 1 9 3 1 .

MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ABTS.

INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE


DU CAIRE.

CATALOGUE DES PUBLICATIONS.

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2 8 , rue Bonaparte).

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et de Memphis, avec 11 planches, dont 9 en couleurs. — U. BOURIANT.

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rature et à la musique populaires de la Haute-Egypte (188/1) ***

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rapporté de Thèbes, avec U héliogravures ( 1 8 8 6 ) ***

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Caire, et avec le concours de M. EDOUARD N A V I L L E , avec 1 3 6 planches
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Tombeau de Ramsès IV, avec h i planches ( 1 8 9 0 ) . . . P. Eg. 96 1/2
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2 fascicule : É. AMÉLINEAU. Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte
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k fascicule : V. SCIIEIL. Tombeaux thébains, avec 3o planches, dont 10
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Mémoires (suite) :
Tome V I . — IER fascicule : G. MASPERO, Membre de l'Institut. Fragments delà
version thébaine de l'Ancien Testament. Texte copte (1886). P. Eg. 77 1/2
2 e fascicule : G. MASPERO. Suite et fin des Fragments. — V. SCHEIL. Tablettes
d'El-Amarna. — P. CASANOVA. Une sphère céleste de l'an 68 à de Γ Hé-
gire. — Notice sur les stèles arabes appartenant à la Mission du Caire
(1888) P . E g . 9 6 1/2

3E fascicule : P. CASANOVA. Catalogue des pièces de verre des époques byzantine


et arabe de la collection Fouquet, avec 10 planches. — Les derniers Fâti-
mides (1889) ***
e
A® *** et 5 fascicules : P. CASANOVA. Histoire et description de la Citadelle
du Caire, avec 17 planches ( 1 8 9 1 - 1 8 9 2 ) P. Eg. 77 1/2
Ce dernier ouvrage a été couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-
Lettres (Prix Saintour).

Tome VIL — J. BOURGOIN. Précis de l'Art arabe, avec 3 o o planches, dont


7 en couleurs ( 1 8 9 2 ) ***

Tome VIII. — i e r fascicule : Actes du concile d'Ephèse; texte copte publié


et traduit par U. BOURIANT (1892) P . Eg. 5 8
2e fascicule : Éloges du martyr Victor, fils de Romanus. Texte copte-tliébain
publié et traduit par U. BOURIANT. — G. DARESSY. Recueil de cônes funé-
raires, avec 32 planches ( i 8 g 3 ) P . E g . 77 1/2
e
3 fascicule : J. DE MORGAN, U. BOURIANT et G. LEGRAIN. Les carrières de
Ptolémaïs. — G. DARESSY. La grande colonnade du Temple de Louxor,
avec 16 planches ( 1 8 9 3 ) ' P . Eg. 62

Tome IX. — i e r fascicule : J. BAILLET. Le papyrus mathématique d'Akhmîm.


— U. BOURIANT. Fragments du texte grec du Livre d'Enoch et de quelques
écrits attribués à saint Pierre, avec 8 planches ( 1 8 9 2 ) P. Eg. 1 1 6
2 e fascicule : V. S C H E I L . Deux traités de Philon, publiés d'après un papyrus du
e
ri siècle trouvé à Louxor, avec h planches (189A) P . Eg. 62
e
3 fascicule : L'Évangile et l'Apocalypse de Pierre. Le texte grec du Livre
dEnoch. Fac-similé du manuscrit reproduit en 34 planches doubles, en
héliogravure. Avec une préface de M. A. LODS(I89A). P . E g . i 5 A 1/2
IV

Mémoires (suite) :

Tome X. — Marquis DE ROCIIEMONTEIX. Le Temple d'Edfou, publié in ex-


tenso par E. CHASSINAT. Tome I.
er
i fascicule, avec k i planches ( 1 8 9 2 ) P. Eg. 1 1 6

e
2 fascicule, avec 8 planches (189/1) P. Eg. 116
3 e fascicule ( i 8 9 5 ) P . E g . 116
e
Îi fascicule, 6 planches ( 1 8 9 7 ) P. Eg. 1 1 6

Tome XI. — É. CHASSINAT. Le Temple tfEdfou, publié in extenso d'après les


estampages recueillis par le Marquis DE R O C H E M O N T E I X . Tome II.
i e r fascicule, 8 planches ( 1 8 9 8 ) P. Eg. 7 7 1/2

2 E
fascicule ( 1 9 1 9 ) P. Eg. ihk 1/2

e
3 fascicule, 2 5 planches (1920) P. Eg. 7 7 1/2

Tome XII. — D. MALLET. Les premiers établissements des Grecs en Egypte


(vu® et vie siècles), avec 6 3 figures dans le texte (1893)(I). P . E g . 116

Tome XIII. — G. BÉNÉDITE. Le Temple de Philœ.


er
i fascicule, avec /12 planches ( 1 8 9 2 ) P. Eg. i 5 / i 1/2

2 E
fascicule, avec 2 3 planches ( 1 8 9 6 ) P. Eg. 116

Tome XV. — GAYET. Le Temple de Louxor, avec 75 planches (189/1).

Prix P . E g . i 5 h 1/2

Tome XVII. — MAQRIZI. Description topographique et historique de l'Egypte,


traduite en français pour la première fois par U. BOURIANT.

Première partie ( 1 8 9 5 ) ***


(2)
Deuxième partie ( i 9 0 0 ) P»Eg. 77 1/2

Tome XVIII. — BOUSSAC. Tombeaux thébains. Le Tombeau d'Anna (XVIII e dy-


nastie), avec 16 planches en couleurs ( 1 8 9 6 ) P. Eg. 1 9 3

(l)
Voir la suite au tome XLVIII des Mémoires publiés par les Membres de l'Institut
français d'Archéologie orientale du Caire.
(î)
Voir la suite aux tomes III et IV des Mémoires publiés par les Membres de l'Institut
français d'Archéologie orientale du Caire.
Mémoires (suite) :

Tome XIX. — M A X VAN B E R C H E M . Matériaux pour un Corpus inscriptionum


re
arabicarum. i partie : Egypte.
Fascicules i***, 11, ni et iv : Le Caire, avec h h planches (189/1-
1 9 0 3 ) . Chaque fascicule P . Eg. 96 1/2

ÉDITÉ PAR L'INSTITUT FRANÇAIS DU CAIRE :

Tome XX. — E. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou, publié in extenso d'après


les estampages recueillis par le Marquis DE R O C H E M O N T E I X . Tome III.
ior fascicule, texte ( 1 9 2 8 ) P. Eg. 375
E
2 fascicule, 3 8 planches ( 1 9 2 8 ) P. Eg. 60

Tome XXI. — E. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou. Tome IV ( 1 9 2 9 ) .

Prix P-Eg. koo

Tome XXII. — E. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou. Tome V (1930).


Prix P. Eg. /100

Tome XXIII. — É. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou. Tome VI. (Sous presse.)

Tome XXVI. — É. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou. Tome IX, avec 8 planches


2
(*9 9) P. Eg. 60
Tome XXVII. — E. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou. Tome X, i e r fascicule,
28 planches (1 9 2 8 ) P. Eg. 60

Tome XXVIII. — E. CHASSINAT. Le Temple d'Edfou. Tome XI. (Sous presse.)

Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Prix Gas-


ton Maspero, 1927.

{1> Voir la suite aux tomes XXV, XXIX, XLI1I à XLV et LU des Mémoires publiés
par les Membres de Γ Institut français d'Archéologie orientale du Caire.
VI

MÉMOIRES PUBLIÉS PAR LES MEMBRES DE L'INSTITUT FRANÇAIS


D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE DU CAIRE (Pour faire suite aux Mémoires
publiés par les Membres de la Mission archéologique française au Caire ) :

Tome I. — V. SCIIEIL. Uiie saison de fouilles « Sippar, avec 7 planches hors


texte et 8 8 figures dans le texte ( 1 9 0 2 ) P. Eg. 116

Tome IL — É. VERNIER. La bijouterie et la joaillerie égyptiennes, avec 2 5


planches hors texte et 2 0 0 figures dans le texte ( 1 9 0 7 ) . P . E g . 17/1

Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Prix De-


lalande-G uérineau.

Tome III. — P. CASANOVA. Makrîzî, Description historique et topographique de


l'Égypte. Troisième partie ( 1 9 0 6 ) P. Eg. 1 56 1/2

Tome IV. — P. CASANOVA. Makrîzî, Description historique et topographiqiie de


l'Égypte. Quatrième partie, premier fascicule ( 1 9 2 0 ) . . . . P. Eg. 11 6

Tome VI. — J.-É. GAUTIER et G. JÉQUIER. Mémoire sur les fouilles de Licht,
avec 3 ο planches hors texte et \lxh figures dans le texte ( 1 9 0 2 ) .

Prix P.Eg. i93

Tome VII. — G . SALMON. Éludes sur la topographie du Caire. La KaVat al-


Kabcli et la Birkat al-Fil, avec 3 planches hors texte ( 1 9 0 2 ) . Prix :
ρ
· % 77 Ψ

Tome VIII. — U. BOURIANT, G. LEGRAIN et G. JÉQUIER. Monuments pour


er
servir ά Γétude du culte d'Alonou en Egypte. Tome I , avec 65 planches
hors texte et Ιχη figures dans le texte ( 1 9 0 3 ) P. Eg. 3 0 9

Tome IX. — P. LACAU. Fragments d'apocryphes coptes, avec 6 planches hors


texte ( 1 9 0 Ά ) P.Eg. 1 1 6

Tome X. — A. DEIBER. Clément d'Alexandrie et l'Égypte, avec /18 figures


dans le texte (1 90/1) P.Eg. 135

Tome XI. — D. MALLET. Le Kasr el-Agoûz, avec une planche hors texte et
5 3 figures dans le texte ( 1 9 0 9 ) P. Eg. 135
Mémoires (suite) :

Tome XII. — J. CLÉDAT. Le monastère et la nécropole de Baouit. Tome I er ,


premier fascicule, avec 38 planches hors texte, dont ι 7 en couleurs, et
4 3 figures dans le texte (190/1) P . Eg. 3 0 9

Deuxième fascicule, avec 76 planches hors texte, dont 3 o en couleurs,


et 2 7 figures dans le texte ( 1 9 0 6 ) P. Eg. 4 6 3

Tome XIII. — E . CHASSINAT. Fouilles à Baouît. Tome I er , premier fascicule,


110 planches hors texte ( 1 9 1 1 ) P . Eg. 3 2 8

Tome XIV. — E. CHASSINAT, H. GAUTHIER et H . PIERON. Fouilles de Qattah,


avec 18 planches hors texte et 17 figures dans le texte ( 1 9 0 6 ) .

Prix P . Eg. 1 2 3 1/2

Tome XV. — F. GUILMANT. Le tombeau de Ramsès IX, 9 6 planches hors


texte ( 1 9 0 7 ) P.Eg. 2 7 8

Tome XVI. — E. CHASSINAT. Le mammisi d'Edfou. Premier fascicule, avec


52 planches hors texte ( 1 9 1 0 ) P-Eg. 309

Tome XVII. — H. GAUTHIER. Le Livre des rois d'Egypte. Tome I er «Des


origines à la fin de la XIIe dynastie» ( 1 9 0 7 ) P. Eg. 2 1 2 1/2

Tome XVIII. — H. GAUTHIER. Le Livre des rois d'Égypte. Tome I I , premier


fascicule «De la XIII à la fin de la XVIIe dynastie75 ( 1 9 1 0 ) . P . Eg. 1 3 5
e

Deuxième fascicule «La XVIIIe dynastie» ( 1 9 1 2 ) P . Eg. 1 3 5

Tome XIX. — H. GAUTHIER. Le Livre des rois d'Égypte. Tome III, premier
fascicule κ X I X et E
XXE dynasties » ( 1 9 1 3 ) P. Eg. 116

Deuxième fascicule «De la XXIe à la XXIVe dynastie» (191/1).


Prix P . E g . 116

Tome XX. — H. GAUTHIER. Le Livre des rois d'Egypte. Tome IV, premier
fascicule «Dynasties XXV à XXXII» ( 1 9 1 5 ) P . Eg. 1 1 6

Deuxième fascicule «Les Ptolémées» ( 1 9 1 6 ) P . Eg. 1 3 5


VIII

Mémoires (suite) :

Tome XXI. — H. GAUTHIER. Le Livre des rois d'Egypte. Tome V «Les


Empereurs romains» ( i 9 1 7 ) P. Eg. 17h

Le Livre des rois d'Egypte (t. I-V)a été couronné par l'Académie des Inscrip-
tions et Belles-Lettres, Prix Gaston Maspero, 1922.

Tome XXII. — É. GALTIER. Foulouh al Baluiasâ ( 1 9 0 9 ) P. Eg. 1 1 6

Tome XXIII. — E. CHASSINAT. Le quatrième livre des entretiens et épîtres de


Shenouti, avec 2 planches hors texte ( 1 9 1 1 ) P. Eg. i 5 / i 1/2

Tome XXIV. — É. CHASSINAT et C H . PALANQUE. Une campagne de fouilles dans


la nécropole d'Assiout, avec ho planches hors texte, dont 3 en couleurs,
et 7 figures dans le texte ( 1 9 1 1 ) P. Eg. 3/17 1/2

Tome XXV. — M A X VAN B E R C H E M . Matériaux pour un Corpus inscriptionum


arahicarum. Deuxième partie, Syrie du Nord, par M. MORITZ SO-

BERNIIEIM. Premier fascicule : «\Akkâr, Ilisn al-Akrâd, Tripoli », avec


i 5 planches hors texte et 1/1 figures dans le texte ( 1 9 0 9 ) . P . E g . 135

Tome XXVI. — J . - É T . GAUTIER. Archives d'une famille de Dilbat au temps de la


première dynastie de Babylone, avec une planche hors texte ( 1 9 0 8 ) .

Prix P. Eg. 77 1/2

Tome XXVII. — E. GALTIER. Mémoires et fragments inédits, réunis et publiés


par M. E. CHASSINAT ( 1 9 1 2 ) P. Eg. 1 3 5

Tome XXVIII. — L. MASSIGNON. Mission en Mésopotamie (1 goy-igo8).


ER
Tome I «Relevés archéologiques », avec 6 3 planches hors texte, dont
une carte, et 11 figures dans le texte ( 1 9 1 0 ) P. Eg. 231 1/2

Tome XXIX. — M A X VAN B E R C H E M . Matériaux pour un Corpus inscriptionum


arahicarum. Troisième partie, Asie Mineure. Premier fascicule : «Siwas
et Diwrigi», avec 4 6 planches hors texte et 7 figures dans le texte, par
M M . VAN B E R C H E M et HALIL EDHEM ( 1 9 1 0 ) P. Eg. 2 5 1

Deuxième fascicule ( 1 9 1 7 ) P«Eg. 2 3 1/2


IX

Mémoires (suite) :

Tome XXX. — G. WIET. El-Mawaiz wal-Vtibâr fî dhikr el-Khilat wal-


Athâr. Tome I ER
, premier fascicule ( 1 9 1 1 ) P. Eg. 93

Deuxième fascicule (19 11) P. Eg. 1 0 0 1/2

Tome XXXI. — L. MASSIGNON. Mission en Mésopotamie (1 go y-1 g 08 ).


Tome II «Epigraphie et topographie historique», avec 28 planches hors
texte, dont deux plans, et 19 figures dans le texte (1 91 2). P. Eg. 1 7 7 1/2

Tome X X X I I . — E. C H A S S I N A T . Un papyrus médical copte, avec 2 0 plan-


ches hors texte ( 1 9 2 1 ) P. Eg. /182 1/2

Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Prix Bor-


din, 1922.

Tome XXXIII. — G. WIET. El-Mawaiz wal-Vtibâr fî dhikr el- Khitat wa'l-


Athâr. Tome II ( 1 9 1 3 ) P . Eg. 116

Tome XXXIV. — J. COUVÂT et P. MONTET. Les inscriptions hiéroglyphiques et


hiératiques du Ouâdi Hammâmât. Premier fascicule ( 1 9 1 2 ) . P. Eg. 1 0 0 1/2

Deuxième fascicule, avec 45 planches hors texte (1 9 1 3 ) . P . E g . i 3 i 1/2

Tome XXXV. — P. CASANOVA. Essai cle reconstitution topographique de la ville


d'al Foustat ou Misr. Tome Ier, premier fascicule, avec 3 2 figures dans
le texte ( 1 9 1 3 ) P - E g . 77 1/2

Deuxième fascicule, avec 29 figures dans le texte ( 1 9 1 6 ) . . P . E g . 85

Troisième fascicule, avec 3 planches hors texte, dont un plan en cou-


leurs, et 11 figures dans le texte ( 1 9 1 9 ) P . Eg. i5A 1/2

Tome XXXVI. — J. MASPERO et G. WIET. Matériaux pour servir à la géogra-


phie de l'Egypte. Première série, premier fascicule ( 1 9 1 / 1 ) . . P. Eg. 7lx

Deuxième fascicule ( 1 9 1 9 ) P. Eg. 116

Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Letlres, Prix Bordin,


1922.
— χ

Mémoires (suite) :

T o m e XXXVII. — M. VAN BERCHEM et EUM. FATIO. Voyage en Syrie.


T o m e I er , p r e m i e r fascicule, avec 3 cartes et 3 3 figures dans le texte
(i9ιά) P.Eg. 85
Deuxième fascicule, avec 1/17 figures dans le texte ( 1 9 1 / 1 ) . Prix :
P.Eg. 1 1 6

Tome XXXVIII. — M. VAN BERCHEM et EDM. FATIO. Voyage en Syrie.


T o m e I I , p r e m i e r fascicule, 7 8 planches hors texte ( 1 9 1 / 1 ) . Prix :
P.Eg. 1/17

Deuxième fascicule ( 1 9 1 5 ) P-Eg. 2


3 i/a

T o m e XXXIX. — J . CLÉDAT. Le monastère et la nécropole de Baouît. Tome I I ,


p r e m i e r fascicule, avec 16 p l a n c h e s hors texte, dont 7 en couleurs, et
2 9 figures d a n s le texte ( 1 9 1 6 ) P . Eg. 1/17

T o m e XL. — G. PROST. Les revêtements céramiques dans les monuments musul-


mans de l'Egypte, avec 12 p l a n c h e s h o r s texte ( 1 9 1 7 ) . P.Eg. 7 7 1/2

Tome XLI. — J. LESQUIER. L'Armée romaine d'Egypte, d'Auguste à Dio-


clétien. P r e m i e r fascicule ( 1 9 1 8 ) P-Eg. 116
1 1
Deuxième fascicule, avec 1 carte ( 1 9 1 8 ) P - E G · 6

Ouvrage couronne' par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Prix Bor-


din, 1920.

Tome XLII. — J. BAILLET. hiscriplions grecques et latines des tombeaux


des rois ou syringes à Thèbes. P r e m i e r fascicule, avec 5 3 planches hors
t e x t e , dont 12 en phototypie ( 1 9 2 0 ) P-Eg. 309
Deuxième fascicule, avec 3/i planches hors texte (1 9 2 3 ) . P . Eg. 2 3 i 1/2
Troisième fascicule, avec 2 2 planches hors texte, d o n t 2 0 en photo-
typie ( 1 9 2 5 ) P-Eg. 175
Q u a t r i è m e fascicule ( 1 9 2 6 ) P-Eg. 70

T o m e XLIII. — M. VAN B E R C H E M . Matériaux pour un Corpus inscriptionum


a r a h i c a r u m . Deuxième p a r t i e , Syrie du S u d : Tome I er , J é r u s a l e m «Ville».
P r e m i e r fascicule, avec 2 9 figures dans le texte ( 1 9 2 2 ) . P.Eg. 135
Deuxième fascicule, avec 4 3 figures dans le texte ( 1 9 2 3 ) . P . E g . 17/1
XI

Mémoires (suite) :

Tome XLIV. — M. VAN BERCHEM. Matériaux pour un Corpus inscriptionum ara-


bicarum. Deuxième partie, Syrie du Sud : Tome I I , Jérusalem « Haram ».

Premier fascicule, avec 33 figures dans le texte ( 1 9 2 5 ) . . . P . E g . 120

Deuxième fascicule, avec 5 i figures dans le texte ( 1 9 2 7 ) . P.Eg. i5o

Tome XLV. — M. VAN B E R C I I E M . Matériaux pour un Corpus inscriptionum


arabicarum. Deuxième partie, Syrie du Sud : Jérusalem. Tome I I I ,
premier fascicule, 6 0 planches hors texte ( 1 9 2 0 ) P. Eg. 25 1

Deuxième fascicule, 6 0 planches hors texte ( 1 9 2 0 ) P. Eg. 25 1

Troisième fascicule, Index général (En préparation.)

Tome XLVI. — G. WIET. El-Mawaiz wal-Vtibâr f i dhikr el-Khitat wa'l-


Alhâr. Tome III ( 192 2 ) P. Eg. 2 3 1 1/2

Tome XLVII. — G. JÉQUIER. Les frises d'objets des sarcophages du Moyen


Empire, avec 8 5 7 figures dans le texte ( 1 9 2 1 ) P. Eg. 3 2 8

Tome XLVIII. — D. MALLET. Les rapports des Grecs avec l'Egypte (de la con-
quête de Cambyse, 5s5, à celle d'Alexandre, 331 ) ( 1 9 2 2 ). P. Eg. 106 1/2

Tome XLIX. — G. WIET. El-Mawaiz waH-Ptibar f i dhikr el-Khitat wa'l-


Athâr. Tome IV, premier fascicule (1923) P. Eg. 8 9

Deuxième fascicule ( 1 92/1). P . E g . 100

Tome L. — CH. BOREUX. Études de nautique égyptienne. L'art de la naviga-


tion en Egypte jusqu'à la fin de l'Ancien Empire. Premier fascicule, avec
77 figures dans le texte ( 192/1) P. Eg. 170

Deuxième fascicule, avec 3 planches et 1 2 5 figures dans le texte


(1925) P. Eg. 225

Tome LI. — C L . GAILLARD, avec la collaboration de V. LORET et CH. KUENTZ.

Recherches sur les poissons représentés dans quelques tombeaux égyptiens de


l'Ancien Empire, avec h planches hors texte et 6 4 figures dans le texte

(*923) Ρ
· % 77 Φ
XII

Mémoires (suite) :

Tome LII. — G. WIET. Matériaux pour un Corpus inscriptionum arahica-


RE
rum. I partie, Egypte :Tome II, premier fascicule ( 1 9 2 9 ) . P. Eg. 80
Deuxième fascicule, avec lx planches hors texte ( 1 9 8 0 ) . . . P . E g . 125

Tome LUI. — G. WIET. El-Mawaiz wa'l-Tùbâr f i dhikr el-Khitat wal-


Athar. Tome Y, premier fascicule ( 1 9 2 7 ) P - E g . 80
Deuxième fascicule (Sous presse.)
Tome LIV. — Tombes tliébaines. La nécropole de Deir el Médineli. Tome I.
— Premier fascicule : B. BRUYÈRE et CH. KUENTZ. La tombe de Nakht-
Min et la tombe d'Ari Nefer, avec 1 9 planches hors texte et 8 figures dans
le texte ( 1 9 2 6 ) P - E g . 110
Deuxième fascicule (Sous presse.)
Tome LV. — CH. KUENTZ. La bataille de Qadech. Premier fascicule, avec 5
planches hors texte et 2 figures dans le texte ( 1 9 2 8 ) . . . . P. Eg. i 5 o
Deuxième fascicule, avec 3 planches hors texte et 2 figures dans le
texte ( 1 9 2 9 ) P. Eg. 1 h 0
Troisième fascicule (Sous presse.)

Tome LVI. — H. HENNE. Liste des stratèges des nomes égyptiens à l'époque
gréco-romaine (Sous presse.)
Tome L V H . — Tombes thébaines. G. FOUCART, avec la collaboration de MUE

MARCELLE BAUD et de M. E T . DRIOTON. — Premier fascicule : Nécropole de


Dira Abun-Nâga. Le tombeau de Roy, avec 16 figures dans le texte, dont
1 en couleurs ( 1 9 2 8 ) P - E g . 5o
Tome LVIII. — Β. BRUYÈRE. Mert Seger à Deir el Médineh. Premier fasci-
cule, avec 7 planches hors texte et 75 figures dans le texte ( 1 9 2 9 ) .
Prix P - E g . 175
Deuxième fascicule, avec 5 planches hors texte et 7 3 figures dans le
texte ( 1 9 3 0 ) P . E g . 175
Tome LIX. — J . MASPERO. Fouilles exécutées à Baouît. Notes mises en ordre
et éditées par ET. DRIOTON (Sous presse.)
Tome LX. — P. BUCIIER. Les textes des tombes de Thoutmosis III et (FAmé-
nophis II. Tome I (textes) (Sous presse.)
XIII

FOUILLES DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE.

Tome I. — Rapports préliminaires :

Première partie : Deir el Médineli ( 1 ^ 2 2 - 1 ga3), par B . BRUYÈRE, avec 2 0

planches hors texte et 1 7 figures dans le texte ( 1 92/» ). P . E g . 961/2


Deuxième partie : TellEdfou (1 gai-i gaa), par H . HENNE, avec 2 5 plan-
ches hors texte et 7 figures dans le texte ( 1 9 2 / 1 ) . . . P . Eg. 7 7 1/2

Troisième partie : Abou-Roasch (1 gaa-i g%3), par F. BISSON DE LA

ROQUE, avec 3 6 planches hors texte et 3 5 figures dans le texte


(192/1) P. Eg. 120

Quatrième partie : TellEdfou (I g 2 1 -1 g 2 2), par C H . KUENTZ. (Sous presse.)

Tome U. — Rapports préliminaires :


Première partie : Abou-Roasch (igaâ), par F. B I S S O N DE LA R O Q U E , avec
3 3 planches hors texte et 1 7 figures dans le texte ( 1 9 2 5 ) . P . Eg. 1 2 0

Deuxième partie : Deir el Médineli (Î ga3-i gaâ), par B . BRUYÈRE, avec


3o planches hors texte et 19 figures dans le texte ( 1 9 2 5 ) . P . E g . i3o

Troisième partie : Tell Edfou (igz3 et îgaâ), p a r H. IIENNE, avec 3 3


planches hors texte ( 1 9 2 5 ) P. Eg. 1 0 0

Tome III. — Rapports préliminaires :


Première partie : Médamoud (îg25), par F. BISSON DE LA R O Q U E , avec
6 planches hors texte et 8 8 figures dans le texte ( 1 9 2 6 ) . P . Eg. 11 0

Deuxième partie : Médamoud ( j g 2 5), Les Inscriptions, par ET. DRIOTON,

avec 2 planches hors texte et 1 7 figures dans le texte ( 1 9 2 6 ) . Prix :


P . Eg. 8 0

Troisième partie : Deir cl Médineli (1 gaâ-i ga5), par B. BRUYÈRE,

avec 10 planches hors texte et 1 2 9 figures dans le texte ( 1 9 2 6 ) .

Prix P. Eg. i 8 5

Tome IV. — Rapports préliminaires :

Première partie : Médamoud (1 g26), par F. B I S S O N DE LA R O Q U E , avec 7

planches hors texte et 75 figures dans le texte ( 1 9 2 7 ) . P.Eg. io5


XIV —

Fouilles (suite) :

Deuxième partie : Médamoud (i g a 6), Les inscriptions, par ET. DRIOTON,

avec 3 planches hors texte et 32 figures dans le texte ( 1 9 2 7 ) . Prix :


· P.Eg. 7 0

Troisième partie : Deir el Médineh ( 1 9 2 6 ) , par B. BRUYÈRE, avec 9

planches hors texte et 6 1 figures dans le texte ( 1 9 2 7 ) . P . E g . 100

Tome V. — Rapports préliminaires :

Première partie : Médamoud ( î g a j ) , par F. B I S S O N DE LA R O Q U E et J. J.

CLÈRE, avec la collaboration de ET. DRIOTON, avec 1 planche en


frontispice, 9 planches hors texte et 8 3 figures dans le texte
( 1 9 2 8 ) P. Eg. I 3 2

Deuxième partie : Deir el Médineh ( î g a j ) , par B. BRUYÈRE, avec 7

planches hors texte et 8 2 figures dans le texte ( 1 9 2 8 ) . P . E g . 125

Tome VI. — Rapports préliminaires :

Première partie : Médamoud (iga8), par F. B I S S O N DE LA R O Q U E et J. J.

CLÈRE, avec 6 planches hors texte et 9 7 figures dans le texte ( 1 9 2 9 ) .


Prix P - E g . 120

Deuxième p a r t i e : Deir el Médineh (iga8), par B. BRUYÈRE, avec i 3


planches hors texte et 8 0 figures dans le texte ( 1 9 2 9 ) . P. Eg. 1 55

Troisième partie : Deir el Médineh (nord) [iga8], par GEO.NAGEL, avec


9 planches hors texte et 3 ι figures dans le texte ( 1 9 2 9 ) . P. Eg. 5o

Quatrième partie : Tell Edfou ( 1 ga8), par 0 . GUÉRAUD, avec 9 planches


hors texte et 6 figures dans le texte ( 1 9 2 9 ) P. Eg. 32

Tome VII. — Rapports préliminaires :

Première partie : Médamoud (1 gag), par F. B I S S O N DE LA R O Q U E , avec 1 lx


planches hors texte et 1 0 8 figures dans le texte ( 1 9 8 0 ) . P.Eg. 1/15
Deuxième partie : Deir el Médineh (îgag), par B. BRUYÈRE, avec 9

planches hors texte et 5 4 figures dans le texte ( 1 9 8 0 ) . P. Eg. 110


XV

BULLETIN DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE.

Le Bulletin de l'Institut paraît par fascicules de neuf à dix-huit feuilles de texte ou


planches hors texte, qui forment, chaque année, un ou plusieurs volumes de deux cent
cinquante à trois cents pages ou planches hors texte environ.
Le prix du volume est de P. Eg. i 5 h 1/2 pour l'Egypte et de P. Eg. 17/1 pour
l'extérieur. Aucun fascicule n'est vendu séparément.
Les tomes I à XXX ( 1 " et 2' parties) et XXXI, 1 " fascicule, sont en vente. Les
tomes XXX (3e partie) et XXXI, 2* fascicule, sont sous presse.

Bulletin. — Tirages à part :

BARRY ( L . ) . — Un papyrus grec P. Eg. Ι 2

— Sur une lampe en terre cuite. — Le culte des Tyndarides dans


l'Egypte gréco-romaine (avec 1 planche) P. Eg. 8

BISSING ( F R . W . VON). — Encore la XIe dynastie (avec 1 planche). P. Eg. 1 2

CASANOVA (P.). — Notes sur un texte copte du xin' siècle. — Les noms coptes
du Caire et des localités voisines (avec 1 carte en couleurs). Prix :
P . Eg. /16 1/2

— De quelques légendes astronomiques arabes considérées dans leurs rap-


ports avec la mythologie égyptienne (mac 1 planche). P . E g . 2 3 1/2
— La doctrine secrète des Fatimides d Egypte P . Eg. 1 9 1 / 2

CHASSINAT (É.). — Une tombe inviolée de la XVIII' dynastie découverte aux


environs de Médinet el-Gorab, dans le Fayoâm (avec 3 planches et
k figures dans le texte) P . Eg. 19 1/2
— Note sur un nom géographique emprunté à la grande liste des nomes
du temple d'Edfou P. Eg. 2
— Fragments de manuscrits copies en dialecte fayoumique. P . Eg. 2 3 1/2
— Etude sur quelques textes funéraires de provenance thébaine (avec h
planches) P . Eg. 1 2
— Sur une représentation du dieu Oukh
P. Eg. 5
— Note sur le litre

CLÉDAT (J.). — Notes archéologiques et philologiques (avec 7 planches et


nombreuses figures) P«Eg. 3 9
— xvi —

Bulletin. — Tirages à part (suite) :

COLLART (P.). — Les papyrus grecs d'Achmim à la Bibliothèque nationale de


Paris P. Eg. ι 5

COUYAT ( J . ) . — La route de Myos-Hormos et les carrières de


porphyre rouge (avec 2 planches)
— Sur la nature et le gisement de la pierre des statues de
P . Eg. 1 0
Khêphren du Musée égyptien du Caire
— Remarques sur l'origine égyptienne des roches employées
dans les monuments de Spalato et de Salone
— ALEXIS BEBT. Description du désert de Siout à la mer Rouge (d'après
un manuscrit de la Bibliothèque de Turin) P . Eg. 3 9

CRESYVELL (K. A. C.). — The origin of Cruciform plan of Cairene Madrasas


(avec 12 planches et 1 0 figures) P. Eg. 25 / 1 2
— Ai-chœological researches al tlie Citadel of Cairo (avec 3 o planches
et i 3 figures) P. Eg. 80
— The works of sultan Bibars al-Bunduqdârî in Egypt (avec 3 1 planches
et i o figures) P . Eg. 8 0

DARESSY (G.). — Indicateur topographique du Livre des perles enfouies et


du mystère précieux (avec 3 planches) P . Eg. 19 1/2

DEIBER ( Α . ) . — Notes sur deux documents coptes P. Eg. 8

FOUCART (G.). —· Eludes thébaines. La belle fête de la vallée


(avec planches) P . Eg. \ηΙχ

GALTIER (É.)· — Sur les mystères des lettres grecques P. Eg. I 3 1/2

— Notes de linguistique turque P. Eg. 8


— Les Fables d'Olympianos P . Eg. 10
— Sur une forme verbale de l'arabe d'Egypte P. Eg. h
— Contribution à l'étude de la Littérature arabe-copte. P . Eg. h6 1/2
— Coptica-Arabica P. Eg. 3 5

GAUTHIER (H.). — La déesse Triphis P. Eg. 10

— Notes géographiques sur le nome Panopolite (avec 1 carte). Prix :


P . E g · 27
e
— Quelques remarques sur la XI dynastie P . Eg. 8
— Notes et remarques historiques, § I-VII P . Eg. 9
— XVÎI

Bulletin. — Tirages à part (suite) ·.

GAUTHIER (H.). — Un précurseur de Champollion au xvi° siècle. P.Eg. 8


— Rapport sur une campagne de fouilles à Drali Aboul Neggah, en ι go6
(avec ι 3 planches) P.Eg. 39
— Répertoire pharaonique pour servir d'index au Livre des Rois d ' É -
gypte P . E g . 54

JÉQUIER ( G . ) . — De l'intervalle entre deux règnes sous l'Ancien )


Empire i P . Eg. 4
— Les nilomètres sous Γ Ancien Empire )
— Matériaux pour servir à l'établissement d'un dictionnaire d'archéologie
égyptienne P . Eg. 1 y ά

JOUGUET ( P . ) . — Ostraka du Fayoum P-Eg. 8

LEFEBVRE ( G . ) . — Inscriptions chrétiennes du Musée du Caire. P . E g . 15 1/2

— Fragments grecs des Evangiles sur ostraka (avec 3 p l a n c h e s ) . Prix :


P . E g . 17 1/2

LORET ( V . ) . — Horus-le-Faucon (avec 2 planches en couleurs). P. Eg. 2 3 1/2

MASSIGNON ( L . ) . — · Notes sur le dialecte arabe de Bagdad (avec 2 planches).


Prix P . E g . 15 1/2

PALANQUE ( C H . ) . — R a p p o r t sur les fouilles d'El-Deir ( 1 9 0 2 ) . . . P . Eg. 8


— Notes sur quelques jouets coptes en terre cuite (avec 2 p l a n c h e s ) .
Prix P . E g . 1 5 1/2
— Notes de fouilles dans la nécropole d'Assiout P . Eg. 8
— Rapport sur les recherches effectuées à Baouît en igoS (avec 17
planches) P-Eg. 58
— Un moule égyptien trouvé à Lectoure P . Eg. 4

PIERON (H.). — Un tombeau égyptien à coupole sur pendentifs (avec 1

planche) P. Eg. 5

SALMON ( G . ) . — Rapport sur une mission à Damiette P. Eg. 8


— Notes d'épigraphie arabe (avec 1 p l a n c h e ) P - E g . i 5 1/2
XVIII

Bulletin. — Tirages à part (suite) :

SALMON (G.). — Un texte arabe inédit pour servir à l'histoire des Chrétiens
d'Egypte P . E g . 19 1/2
— Note sur un manuscrit du fonds turc de la Bibliothèque nationale.
Prix P . Eg. A
SCHEIL (V.). — Deux nouvelles lettres d'El-Amarna (avec 1 planche). Prix :

·• P-Eg. 8
VIGNARD ( E D . ) . — Une nouvelle industrie Ethique : le «Sébilienν (avec 2 cartes,
2 7 p l a n c h e s et 17 figures d a n s le texte) P - E g . 7 7 1/2

BIBLIOTHÈQUE DES ARABISANTS FRANÇAIS.

P r e m i è r e série. Silvestre de Sacy, p a r M. G. SALMON. Tome I er ( 1 9 0 5 ) . Prix :


P.Eg. 58
P r e m i è r e série. Silvestre de Sacy, p a r M. P. CASANOVA. Tome II (1923).
Prix P . E g . 89

RECHERCHES D'ARCHÉOLOGIE, DE PHILOLOGIE ET D'HISTOIRE.

Tome I. — P. COLLART. Nonnos de Panopolis. Etudes sur la composition el


le texte des Dionysiaques (1930) P-Eg. 70
T o m e II. — H. GAUTHIER. Les fêles du dieu Min, avec iA planches h o r s
texte et i 3 figures d a n s le texte ( 1 9 8 1 ) P-Eg. 175
T o m e III. — H . GAUTHIER. Le personnel du dieu Min ( 1 9 8 1 ) . . P. Eg. 66

BIBLIOTHÈQUE D'ÉTUDE.

T o m e I. — G. MASPERO. Les Mémoires de Sinouhît ( 1 9 0 8 ) . P.Eg. 7 7 1/2

T o m e II. — W . GOLÉNISCHEFF. Ze Conte du Naufragé (1912). Prix :


P-Eg- 1 0 0 1/2

Tome III. — V. LORET. L'Inscription d'Ahmès f i s d'Abana ( 1 9 1 0 ) . Prix :


P.Eg. 12

T o m e IV. — H. GAUTHIER. La grande inscription dédicatoire d'Abydos (1912).


Prix P . E g . 62
XIX —

Bibliothèque d'étude (suite) :

Tome V. — G . MASPERO. Hymne au Nil ( 1 9 1 2 ) P. Eg. 7 7 1/2

Tome VI. — G. MASPERO. Les Enseignements d'Amenemhaît Ier à son fils Sa-
nouasrît Ier (1 y 1 h) P - E g . 7 7 1/2

Tome VII. — J. LESQUIER. Grammaire égyptienne ( 1 9 1 / 1 ) . . P.Eg. 7 7 1/2

Tome VIII. — P. TRESSON. L'Inscription d'Ouni, avec 1 planche ( 1 9 1 9 ) .

Prix P . E g . 4 6 1/2

Tome IX. — P . TRESSON. La stèle de Koubân, avec 3 p l a n c h e s ( 1 9 2 2 ) . Prix :


P.Eg. 35

Tome X. — CH. KUENTZ. Deux stèles d'Aménophis II (stèles d'Amada et d'É-


léphantine), avec 5 planches ( 1 9 2 5 ) P-Eg. 60

TEXTES ARABES.

H. MASSÉ. — Ibn Muyassar (Ibn Mîsar). Annales d'Égyple (les Khalifes


fdtimides) ( 1 9 1 9 ) P. Eg. 116
l
— Ibn Abd el Hakam. Le Livre de la conquête de l'Égypte, du Magreb
re E
el de ÎEspagne, premier fascicule : i e t 2 parties ( 1 9 1 4 ) . Prix :
P . Eg. 4 2 1/2

Répertoire chronologique cCépigrapliie arabe, publié sous la direction d'Ët.


COMBE, de J. SAUVAGET et de G. WIET. Tome I. . . ( S o u s presse.)

BIBLIOTHÈQUE D'ÉTUDES COPTES.

Tome I. — Dr GEO. P. G. SOBHY. Le martyre de saint Ilélias et l'Enco-


mium de l'Evêque Stéphanos de Hnès sur saint Hélias, avec 1 p l a n c h e
( ^ θ ) P-Eg. 7 7 i/2

Tome II. — H. MUNIER. La Scala copte à à de la Bibliothèque nationale


de Paris. Transcription et vocabulaire. — Tome I : Transcrip-
tion ( 1 9 3 0 ) P . Eg. 1 2 0
XX

DIVERS.

É. CHASSINAT. — Catalogue des signes hiéroglyphiques de l'Imprimerie de l'In-


stitut français d'Archéologie orientale du Caire ( 1 9 0 7 ) . P . E g . 29
— Supplément au Catalogue des signes hiéroglyphiques de l'Imprimerie de
l'Institut français d'Archéologie orientale du Caire ( 1 9 1 2 ) . . P. Eg. 8
— Supplément général au Catalogue des signes hiéroglyphiques de l'Im-
primerie de ΐInstitut français d'Archéologie orientale du Caire
(1930) P-Eg- 27

H . GAUTHIER. — a' Supplément au Catalogue des signes hiéroglyphiques de


l'Imprimerie de l'Institut français d'Archéologie orientale du Caire
(1915) P.Eg. 8

A. GFJSS. — De l'Établissement des manuscrits destinés à l'impression. Conseils


pratiques aux auteurs (avec les spécimens des signes de correction
typographique et des caractères étrangers en usage à l'Imprimerie
de l'institut français du Caire) ( 1 9 0 6 ) P. Eg. i 3 1/2

CES PUBLICATIONS SONT EN VENTE :

AU CA1RIS : chez les principaux libraires et à I'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCUÉOLOCIE

ORIENTALE, 37, Shareh El-Mounira.


A A L E X A N D R I E : à la LIBRAIRIE J . IIAZAN, ancienne librairie L. SCIIULER, rue Clie'-
rif Pacha, n° 6.
A P A R I S : à la LIBRAIRIE ORIENTALISTE PAUL GEDTIINER, 13, rue Jacob;
— chez A . FONTESIOING et G1', E. DE B O C C A R D , successeur, 1, rue de Médicis.
A LONDRES : chez BERNARD QUARITCH, 11, Grafton Street.
A LEIPZIG : chez OTTO HARRASSOWITZ.

LE C A I R E . ISIFIU1IEI11E DE L'INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE.