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Chapitre 1 : Matériel de tuyauteries et capacités

Introduction
Tuyauterie : selon le décret 99-1046, on entend par tuyauterie des composants de
canalisation, destinés au transport des fluides, lorsqu'ils sont raccordés en vue d'être intégrés
dans un système sous pression.
Les tuyauteries comprennent notamment un tuyau ou un ensemble de tuyaux, le tubage, les
accessoires de tuyauterie, les joints d'expansion, les flexibles ou, le cas échéant, d'autres
composants résistant à la pression.
Composants et accessoires
Les éléments de tuyauteries couverts par ce guide sont :
 Composants de tuyauterie : tube, fond, bride, coude, té, réduction, tampon plein…
 Accessoires sous pression : organes de robinetterie, flexibles, pots de purge,
compteurs, filtres…
 Supports : composants qui, quand ils existent, relient les tuyauteries à la structure
principale, par exemple : patin, fer rond, fer plat, collier, pendard, chandelle. Ces
composants peuvent être ou non démontables.
La corrosion fait partie des problèmes en plomberie. On ne le rencontre pas souvent mais ils
peuvent conduire à de grandes réparations si rien n’est fait. C’est un fléau qui peut affecter les
réseaux d’eau, de chauffage ou encore des circuits de refroidissements. Il se manifeste le plus
souvent par la détérioration des matériaux de la tuyauterie. Le plus souvent, ce sont les tuyaux
et les raccords en cuivre ou en métal qui subissent ce problème. Cela en raison de la réaction
avec leur environnement.

La corrosion a pris de nos jours une importance considérable étant donnée l'utilisation
grandissante d'appareillages métalliques de plus en plus coûteux. Du point de vue
économique, le remplacement du matériel corrodé constitue pour l'industrie une charge
financière très élevée à laquelle il faut ajouter le manque à gagner correspondant à l'arrêt
nécessaire des installations pour effectuer les réparations.

Définition de la corrosion
La corrosion est la destruction chimique ou électrochimique des matériaux métalliques par
leur environnement. C'est, en fait, le phénomène suivant lequel les métaux ont tendance à
revenir à leur état naturel d'oxyde, sulfate, carbonate ... plus stable par rapport au milieu
corrosif, et ainsi à subir une dégradation de leurs propriétés. On pourrait en conclure que la
corrosion étant la manifestation de l'affinité chimique des métaux pour certains éléments
constitue une branche de la chimie. Malheureusement ce concept purement chimique ne
permet pas d'interpréter bien des phénomènes de corrosion qui font intervenir un certain
nombre de facteurs présentant un caractère chimique, électrochimique, métallurgique,
mécanique, et agissant souvent simultanément.

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Processus de la corrosion
La corrosion peut se développer suivant différents processus qui définissent chacun un type de
corrosion. La corrosion chimique est la conséquence d'une réaction hétérogène entre une
phase solide et une phase liquide. Elle ne fait pas intervenir le passage d'un courant électrique.
Il est très difficile d'en donner des exemples car elle est le plus souvent accompagnée de
corrosion électrochimique. La corrosion électrochimique se produit lorsqu'il existe des
hétérogénéités, soit dans le métal, soit dans la solution corrosive. Ces hétérogénéités
déterminent la formation à la surface du métal de micro-anodes et de micro-cathodes qui
constituent des micropiles. Un courant électrique circule entre les électrodes. Les zones
appelées anodes sont attaquées et les zones appelées cathodes sont le siège d'une ou plusieurs
réactions de réduction. Nous reviendrons plus loin sur ce type de corrosion dont l'importance
est prédominante dans l'industrie laitière. La corrosion bactérienne est l'attaque des métaux
par les produits du métabolisme de certains micro-organismes. Ce type de corrosion n'a pas
été, à notre connaissance, rencontré dans l'industrie laitière. On l'observe le plus souvent sur
les canalisations enterrées et sur les ouvrages immergés en eau de mer. Enfin, la corrosion
avec érosion peut se produire lorsqu'une couche de produits de corrosion adhérente et
continue à la surface du métal est détruite localement par abrasion consécutive au mouvement
du liquide lui-même ou bien à celui des particules solides qu'il contient. On observe alors une
accélération de la corrosion. Ces divers types de corrosion interviennent rarement
indépendamment les uns des autres ce qui a pour effet de rendre plus complexe l'interprétation
des phénomènes de corrosion.

Types de corrosion
Tous les métaux ont tendance à passer à l’état d’oxyde ou de sel. Seules les conditions
permettant ces réactions électrochimiques indésirables, comme la corrosion, les différencient
de ce point de vue.

L’attaque et la vitesse de corrosion dépendant de la différence de potentiel électrostatique


entre le métal et l’agent corrosif. L’échelle des tensions peut donc donner un indice de risques
de corrosion rencontrés en pratique. La résistance des matériaux dépendant en grande partie
du type de corrosion. Nous ne traiterons dans cette partie que des principaux types de
corrosion pour les métaux ferreux et non ferreux.

Corrosion de l’acier
Les tuyaux en acier, couramment utilisés dans les circuits vapeur, contiennent une quantité
importante de fer et sont susceptibles de rouiller selon l'environnement. Les réseaux de
récupération des condensâtes d'acier sont particulièrement vulnérables car les réactifs pour la
formation de rouille (oxygène, eau et fer) sont abondants.
Inversement, dans les conduites de vapeur bien entretenues, il y a beaucoup moins d'air après
le démarrage et très peu d'eau, ce qui ralentit l'apparition de la rouille. De plus, comme les
réseaux de récupération de condensât fermés sont moins exposés à l'air, ils sont moins touchés
que les réseaux ouverts. Cependant, l'infiltration d'air dans le système à l'arrêt peut entraîner
une corrosion importante. Il est important de noter que les installations ayant des arrêts

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fréquents sont enclines à une corrosion accélérée si le condensât reste durant la période
d'arrêt.
Pour prévenir la rouille pendant le fonctionnement, il est nécessaire d'utiliser des purgeurs qui
éliminent le condensât en continue et aident à garder la vapeur sèche. L'air doit également être
évacué du système par des purgeurs de gaz afin de réduire au minimum les risques de
formation de rouille. Lors des arrêts, il est important de purger manuellement le condensât de
tous les points ou il reste.

Corrosion du cuivre
Le cuivre est souvent employé dans les lignes de traçage en raison de son faible coût et de sa
facilité de pliage autour des matériels et des brides. Cependant, il est vulnérable à la corrosion
dans certains environnements. Des températures élevées et des valeurs de pH basses dans le
condensât peuvent entraîner la dégradation du cuivre en ions cu+ qui se dissolvent ensuite
dans le condensât. Lorsque le condensât chargé de cuivre atteint un purgeur, la pression plus
faible en aval provoquera l'évaporation d'une partie du condensât. Une partie des ions cu+ peut
précipiter et s'accumuler autour du siège de la vanne, et provoquer ainsi un blocage de la
vanne. Le condensât ne sera plus évacué correctement et les températures dans la ligne de
traçage vont augmenter.

Il est important de prendre des précautions supplémentaires dans le traitement de l'eau et la


surveillance du pH pour éviter que cela ne se produise. Une faible teneur en oxygène dissous
et un pH de 7-9 sont recommandés. Ne pas ajouter de l'ammoniac pour faire remonter le pH.
En effet, celui-ci va attaquer le cuivre.

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Autre problèmes
Outre l'encrassage des purgeurs et l'amincissement des tuyaux, la corrosion peut également
affecter d'autres parties de l'installation. Le métal corrodé peut être arraché par l'écoulement
du flux et ainsi éroder la tuyauterie plus en aval. De plus, la présence de solutés métalliques
dans le condensât récupéré diminue la qualité de l'eau et peut entraîner la formation de dépôts
dans les chaudières à mesure que l'eau récupérée est chauffée, laissant le métal derrière elle.

Tuyauterie et problèmes de corrosion


Les effets de la corrosion sont à la fois directs, en ce que la corrosion affecte la durée de
l’utilité de nos produits, et indirecte, dans que les producteurs et les fournisseurs de biens et
services subissent de la corrosion qu'ils répercutent sur les consommateurs.

Parmi les plus dangereux de tous est la corrosion qui se produit dans les grandes installations
industrielles, telles que les centrales électriques ou le traitement des installations chimique.

Les arrêts d'usine peuvent se produire et se produisent en raison de la corrosion. C'est une de
ses nombreuses conséquences directes et indirectes.

La corrosion des canalisations industrielle se manifeste par la détérioration du matériau,


généralement il s’agit du métal et du cuivre. Ce sont généralement les tuyaux et les raccords
qui sont le plus souvent piqués et rongés à cause d’une réaction du matériau avec son
environnement (eau, caustique, bactérie...).

Certaines conséquences sont économiques et provoquent les conséquences suivantes:

 Remplacement d'équipements corrodés


 Conception excessive pour permettre la corrosion
 Entretien préventif, par exemple, peinture
 Arrêt de l'équipement en raison d'une défaillance de la corrosion
 Contamination d'un produit
 Perte d'efficacité, par exemple en cas de conception excessive et de produits de
corrosion diminuer le taux de transfert de chaleur dans les échangeurs de chaleur
 Perte de produit de valeur, par exemple, à partir d'un conteneur qui s'est corrodé par
Incapacité à utiliser des matériaux autrement souhaitables
 Endommagement de l'équipement adjacent à celui dans lequel se produit une
défaillance par corrosion.

D'autres conséquences sont encore sociales. Ceux-ci peuvent impliquer les problèmes
suivants:

 La sécurité, par exemple, une défaillance soudaine peut provoquer un incendie, une
explosion, un dégagement de produit toxique et l'effondrement de la construction
 La santé, par exemple, la pollution due à la fuite de produits corrodés l'équipement ou
en raison d'un produit de corrosion lui-même

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 Épuisement des ressources naturelles, y compris les métaux et les combustibles
utilisés pour les fabriquer.
 Apparence comme lorsque le matériau corrodé est désagréable à l'œil

Bien sûr, tous les éléments sociaux précédents ont également des aspects économiques. De
toute évidence, il existe de nombreuses raisons de vouloir éviter la corrosion.

Débordements des produits dangereux

Dans la plupart des installations industrielles, les fuites dans les systèmes fluides sont un
phénomène courant. Quand vous avez la charge de préserver la sécurité et la rentabilité des
installations, même la plus petite fuite peut devenir un problème.

Trois causes courantes de fuites

Vous serez peut-être surpris(e) d’apprendre que la plupart des fuites ne sont pas causées par
des pièces de moindre qualité. Elles sont plutôt le résultat d’erreurs humaines, que ce soit au
moment de monter le composant concerné ou même de choisir ce composant. Choisir les bons
composants et les monter correctement contribue à la sécurité des installations et peut vous
faire gagner beaucoup d’argent et de temps.

Afin d’aider votre équipe à mieux comprendre la problématique des fuites et à remédier au
problème dans vos installations.

Les trois types de fuites

Comprendre le type de fuite auquel vous avez affaire aidera votre équipe à déterminer les
bonnes mesures à prendre pour y remédier. Les trois types de fuites couramment rencontrés
dans les systèmes fluides :

Fuites réelles: Ce sont des fuites qui résultent de l’incapacité d’un dispositif à contenir la
pression ou à isoler le fluide d’un système du milieu environnant. Ces fuites sont dues à des
fissures dans le matériau ou à la présence d’un espace entre deux surfaces d’étanchéité.

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Fuites virtuelles: Elles correspondent au déversement d'un fluide retenu à l'intérieur d'un
système fluide, causé par un dégazage, des fluides absorbés ou adsorbés, une rétention de
fluide dans des fissures ou des bras morts.

Perméation: Il s’agit d’un écoulement de fluide dans, à travers ou hors d'un composant censé
contenir la pression et dont la taille des trous ne permet le passage que d'une petite partie des
molécules du fluide.

Les principaux risques lie au débordement des produits toxiques

Concernant les typologies d’événements, des rejets de matières dangereuses ou polluantes


sont observés dans 90 % des cas. Les rejets sont sous forme gazeuse dans 25 % des
événements étudiés. Ils concernent des produits chimiques, des hydrocarbures ainsi que des
gaz de pétrole liquéfiés. Les produits chimiques sont principalement des acides (une solution
diluée pouvant s’avérer plus corrosive qu’une solution concentrée), de l’ammoniac (corrosion
du cuivre), des gaz chlorés, des solutions salines (saumure) ainsi que des solvants.

En cas de fuites, des gênes subies par le voisinage sont rapportées en fonction de la substance
impliquée. Elles correspondent à des gênes olfactives (produits à base d’hydrocarbures
notamment) ou sont sources de nuisances sonores (fuites de gaz sous pression). Les
populations sont confinées à la suite de nuages toxiques dans 2 % des événements.
Parallèlement, les conséquences environnementales sont parfois significatives.

Plus globalement, des pollutions des sols sont observées dans 25 % des événements et
conduisent à une pollution des nappes souterraines dans 7 % des accidents. La mise en place
de piézomètres et de puits de dépollution est nécessaire pour les cas les plus notables. Plus
rarement, les accidents peuvent avoir des conséquences humaines importantes.

Les risques d’asphyxie


Les vapeurs produits peuvent d’abord provoquer l’anoxie ou l’asphyxie par manque
d’oxygène, avec des malaises pouvant être mortels : ces situations se rencontrent avec les
produits gazeux ou vapeurs de liquides hautement volatils en fortes concentrations (essences,
solvants), émis par une fuite dans une conduite ou un réservoir, ou répandus au sol par rupture
du contenant ou déversement accidentel, dans des lieux confinés, mal ventilés (caves, galeries
souterraines…), en produisant une atmosphère asphyxiante qui peut induire de sérieuses
conséquences respiratoires, pouvant aller jusqu’au coma.

Les premiers représentants de la série des alcanes, le méthane, l’éthane et le propane, sont de
simples asphyxiants qui ne provoquent pas d’autres effets sur l’organisme que la privation

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d’oxygène : ces gaz peuvent être tolérés à de faibles concentrations dans l’air inspiré sans
manifestation toxique.

Les risques de toxicité chimique

Du fait de leur volatilité et de leurs sources d’émission très nombreuses dans l’industrie, le
bâtiment et les transports, des vapeurs des produits dangereux se retrouvent en concentration
plus ou moins élevée à de nombreux postes de travail, induisant une exposition respiratoire et
parfois cutanée à de très nombreux travailleurs.

Lors de l'inhalation de vapeurs des produits dangereux (particulièrement les solvants), celles-
ci pénètrent dans les poumons, traversent le tissu lipo-cutané et, par voie sanguine, se
diffusent dans le corps entier et passent dans le sang, puis dans le cœur et le cerveau, avec des
actions potentielles sur la moelle osseuse, et le système nerveux central.

Enfin, certains produits ou leurs dérivés sont mutagènes et cancérigènes : l'exposition à ceux-
ci est tout particulièrement dangereuse chez la femme enceinte car ils peuvent entraîner des
malformations congénitales ou perturber la grossesse et le développement du fœtus (risque
tératogène et d’intoxication fœtale) en franchissant la barrière placentaire.
Les vapeurs d’hydrocarbures affectent des organes cibles divers : irritations des yeux et de la
gorge, des organes respiratoires (asthme…), troubles cardiaques, digestifs (nausées…), du
système nerveux, maux de tête, ...

Les vapeurs agissent principalement par inhalation, mais les produits dangereux liquides
peuvent aussi détruire le film lipidique protecteur cutané et sont donc des irritants pour la
peau avec un pouvoir nocif variable selon les compositions chimiques.
La gravité de l’exposition aux risques d’émanations toxiques des hydrocarbures dépend :

 de la toxicité intrinsèque de la molécule chimique concernée, tendant à augmenter


avec la grosseur de la molécule,
 de la volatilité de la molécule, les composés les plus légers et donc les plus volatils de
chaque classe sont ainsi les plus toxiques de ce point de vue,
 de la concentration, de la fréquence et de la durée d’exposition,
 de la voie d’exposition (respiratoire, cutanée, oculaire, digestive),
 des combinaisons entre les produits,
 de la sensibilité individuelle (notamment aux allergènes).

On distingue les effets aigus (dus à des concentrations élevées) et chroniques (dus à de faibles
concentrations, mais à des expositions répétées). Les effets aigus s’observent lors de fuites ou
de déversements importants, suite à des rejets accidentels massifs.

Les informations relatives à la toxicité de chaque produit dangereux font partie des
indications répertoriées dans la fiche de données de sécurité (FDS), obligatoirement fournie
par le fabricant du produit et figurant sur les étiquettes des emballages sous forme de
symboles et d’informations écrites (phrases de risque R et conseils de prudence S).