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La Prière et le Réveil

Par J. Edwin Orr


"Il n'y a jamais eu de réveil dans quelque pays ou endroit que ce soit qui n'ait pas
commencé par la prière unie". - A. T. Pierson

Le docteur A.T. Pierson a remarqué qu' "il n'y a jamais eu de réveil dans quelque pays ou
endroit que ce soit, qui n'ait pas commencé par la prière unie". Permettez-moi de vous
raconter ce que Dieu a accompli à travers la prière concertée, unie et persévérante.

Peu de gens ont conscience du fait qu'après la révolution américaine (après 1776-1781), il y
eut un déclin moral important. L'alcoolisme était devenu un fléau. Sur une population de cinq
millions, 300.000 étaient des alcooliques endurcis- on en enterrait quinze mille chaque année.
Les grossièretés étaient des plus choquantes. Pour la première fois depuis le début de la
colonisation des Etats-Unis, les femmes avaient peur de sortir la nuit par crainte des
agressions. Le braquage des banques devenait un événement quotidien.

Et qu'en était-il des églises dans tout cela? Les méthodistes perdaient plus d'adhérents qu'ils
n'en gagnaient Les baptistes affirmaient qu'ils traversaient leur plus rude hiver. Les
presbytériens déploraient, lors de leur assemblée générale, l'état d'impiété nationale. Dans une
église congrégationaliste typique, le pasteur Samuel Shepherd de Lennos (Massachusetts)
n'avait pas vu entrer un seul jeune dans sa communauté en l’espace de seize années d'efforts.
Les luthériens dépérissaient tellement qu'ils proposaient de s'unir aux épiscopaliens qui, quant
à eux, étaient dans un état encore plus déplorable. L'évêque protestant (épiscopalien) de New
York, un certain Samuel Provost, quitta ses fonctions: cela faisait tellement longtemps qu'il
n'avait pas confirmé de croyant qu'il se considérait sans emploi, et prit un autre travail.

Le ministre de la Justice aux Etats-Unis, John Marshall, écrivit à l'évêque de la Virginie,


James Madison, lui disant que l'Eglise était "enfoncée bien trop loin dans la corruption pour
pouvoir en être rachetée un jour". Voltaire déclara - et Tom Paine en fit l'écho- que "le
christianisme sera oublié d'ici trente ans".

Prenons par exemple les facultés de lettres de l'époque. Un sondage effectué à Harvard avait
permis de découvrir qu'il n'existait pas un seul croyant parmi l'ensemble des étudiants. Un
autre sondage réalisé à Princeton, université bien plus évangélique, ne laissa paraître au grand
jour que deux croyants parmi la masse d'étudiants, et seulement cinq qui n'appartenaient pas
au mouvement du langage grossier qui était alors en vogue. Les étudiants se révoltèrent: ils
célébrèrent une "fausse messe" pour la tourner en dérision à l'université de Williams, et
organisèrent des pièces de théâtre antichrétiennes à Dartmouth. Ils mirent le feu au "Nassau
Hall" de Princeton; ils prirent une Bible dans une église presbytérienne de New Jersey, et la
brûlèrent sur un bûcher public. Les chrétiens étaient si peu nombreux sur les campus dans les
années 1790 qu'ils se réunissaient en cachette, comme des cellules communistes, et firent
leurs comptes-rendus en langage codé afin que personne ne comprenne.

Comment la situation a-t-elle changé? Le changement est venu par la prière concertée.
Il y avait un ministre presbytérien écossais à Edimbourg, un dénommé John Erskine, qui
publia une pétition (ainsi la nommait-t-il) qui suppliait le peuple d'Ecosse et d'autres pays de
s'unir dans la prière en vue d'un réveil religieux. Il envoya un exemplaire de ce petit livre à
Jonathan Edwards de la Nouvelle Angleterre. Ce grand théologien en fut tellement ému qu'il
écrivit une réponse qui dépassa vite la taille d'une lettre. Aussi la publia-t-il en forme de livre
intitulé "Une Humble Tentative pour Promouvoir l'Accord Explicite et l'Union Visible de tout
le Peuple de Dieu dans la Prière Extraordinaire pour le Réveil de la Religion et l'Avancement
du Royaume de Christ sur la Terre, suivant les Promesses et les Prophéties de l'Ecriture... "

N'est-ce pas ce qui manque tant à tous nos efforts d'évangélisation: l'accord explicite, l'union
visible, et la prière extraordinaire ?

 1792-1800

Ce mouvement avait débuté en Grande Bretagne par le ministère de William Carey, d'Andrew
Fuller et de John Sutcliffe, responsables parmi d'autres qui démarrèrent ce que les
Britanniques appelaient l'Union de Prière. Ainsi l'année qui suivit la mort de John Wesley
(décédé en 1791), le deuxième Grand Réveil démarrait et envahissait la Grande Bretagne.

En Nouvelle Angleterre, il y avait un homme de prière nommé Isaac Backus, pasteur baptiste
qui, en 1794 (alors que les conditions spirituelles étaient au plus bas), adressa à tous les
pasteurs de toutes les dénominations aux Etats-Unis, un appel passionné et urgent à la prière
visant le réveil.

Les églises savaient qu'elles étaient acculées au mur. Toutes les églises adoptèrent son
programme jusqu'à ce que les Etats-Unis, tout comme la Grande Bretagne, fussent recouverts
d'un réseau de réunions de prière, consacrant le premier lundi de chaque mois à la prière. Le
réveil ne tarda pas.

Lorsque le réveil atteignit la frontière du Kentucky, il rencontra un peuple sauvage et


totalement dépourvu de religion. Le Congrès américain avait découvert que pas un seul
tribunal de justice n'avait eu lieu dans le Kentucky depuis cinq ans. Peter Cartwright, un
évangéliste méthodiste, écrivit que lorsque son père s'était installé dans le comté du Logan,
cet endroit était connu sous le nom de l’ "Abri des Escrocs". Les gens respectables du
Kentucky avaient constitué des groupes d'autodéfense pour lutter en faveur du droit et de la
justice, mais ces derniers se livrèrent ensuite à une bataille rangée contre les hors-la-loi, et la
perdirent.

Il y avait un ministre presbytérien d'origine irlandaise et écossaise, un certain James


McGready, homme tellement laid qu'il attirait l'attention et gagna la notoriété. Il s'installa
dans le comté du Logan et devint pasteur de trois églises. Il écrivit dans son journal intime
que la plus grande partie de l'hiver 1799 était occupée par "les pleurs et les lamentations
venant du peuple de Dieu". Partout, le non-respect de la loi régnait en monarque absolu.

McGready était un homme de prière d'une telle qualité que non seulement il encourageait
vivement la réunion de prière du premier lundi du mois, mais il demanda aussi à ses ouailles
de prier pour lui le samedi soir au coucher du soleil et le dimanche matin à son lever. Alors, à
l'été de l’année 1800, le grand réveil de Kentucky éclata. Onze mille personnes vinrent au
cuIte. McGready cria au secours, sans prêter aucune attention à la dénomination des ministres
qui y répondaient.

A partir de ce deuxième grand réveil, sont issus tout le mouvement missionnaire de notre
époque, ainsi que toutes ses associations; l'abolition de l'esclavage; l'éducation de masse, les
Sociétés Bibliques, les écoles du dimanche, et toute une série de bienfaits sociaux qui
accompagnèrent la poussée d'évangélisation.

1858 - 1860

Suite au deuxième Grand Réveil, qui commença en 1792 juste après la mort de Wesley et se
poursuivit jusqu'au nouveau siècle, les conditions se gâtèrent encore. Les Etats-Unis sont
notre exemple.

D'une part, le pays était gravement divisé sur la question de l'esclavage, et d'autre part les
gens commençaient à se faire beaucoup d'argent.

Au mois de septembre 1857, un homme de prière, Jeremiah Lanphier, démarra une réunion de
prière pour les hommes d’affaires dans la chambre haute de l'église réformée néerlandaise à
Manhattan. Sur une population d'un million de personnes, six répondirent à ses petites
annonces. Mais la semaine d'après, ils étaient quatorze, ensuite vingt-trois, et on décida de se
réunir tous les jours pour la prière. A la fin de l'hiver, l'église réformée néerlandaise était
bondée, et ensuite ce fut au tour de l'église méthodiste de la rue John Street, puis l'église
épiscopale sur Broadway à Wall Street. Aux mois de février et mars 1858, chaque église et
chaque bâtiment municipal au centre de New York étaient remplis.

Horace Greenley, le célèbre rédacteur en chef, envoya un reporter faire le tour des réunions de
prière en cheval et  en voiture rapide pour voir combien d'hommes priaient. En une heure il ne
put assister qu'à douze réunions, mais il  dénombra 6 100 personnes qui y participaient.

Ensuite un torrent de prière fit irruption, qui débordait sur les églises le soir. Les gens
commençaient à se convertir, dix mille chaque semaine dans la seule ville de New York Le
mouvement se répandit rapidement à travers la Nouvelle Angleterre, les cloches des églises
appelant les gens à la prière dès huit heures le matin, puis encore à midi et à six heures du
soir. Le réveil poursuivit son chemin à toute allure, le long des fleuves Hudson et Mohawk:,
où les baptistes par exemple avaient tant de convertis à baptiser qu'ils allaient au fleuve,
découpaient un grand trou dans la glace, et les baptisaient dans l'eau froide. Quand les
baptistes agissent de la sorte, c'est qu'ils sont vraiment en feu!

Lorsque le réveil atteignit Chicago, un jeune vendeur de chaussures se rendit auprès du


responsable de l'Eglise congrégationaliste de Plymouth et demanda la permission d'enseigner
à l’école du dimanche. Le responsable lui répondit: "Je suis désolé, jeune homme. J'ai déjà
seize enseignants de trop, mais je vais te mettre sur la liste d'attente".

Le jeune homme insista: "J'ai envie de faire quelque chose maintenant".

"Eh bien, démarre ta propre classe".


"Et comment je fais pour démarrer une classe?

"Trouve des garçons dans la rue mais ne les amène pas ici. Amène-les plutôt dans la
campagne et au bout d'un mois tu auras une prise sur eux, et après amène-les ici. Ils seront ta
classe."

Il Ies amena à une plage au bord du lac Michigan, et leur enseigna des versets et des jeux
bibliques. Puis il les amena à l'église congrégationaliste de Plymouth. Le nom de ce jeune
homme? Dwight Lyman Moody. Ce fut le début d'un ministère qui allait durer quarante ans.

L'église Episcopal Trinity Church à Chicago avait 121 membres en 1857, et 1400 en 1860.
Ces chiffres sont représentatifs des églises en général. Plus d'un million de personnes se
convertirent à Dieu en une année, sur une population de trente millions.

Après cela, ce même réveil franchit l'Atlantique, se manifestant en Irlande du Nord, en Ecosse
et au Pays de GalIes; puis en Angleterre, dans certains endroits en Europe, en Afrique du Sud
et dans le sud de l'Inde, bref, un peu partout où il y avait des églises évangéliques. Il
déclencha l'envoi de missionnaires pionniers dans de nombreux pays. Les effets se firent
ressentir pendant quarante ans. Ayant commencé par un mouvement de prière, il était soutenu
également par un mouvement de prière.

1904 - 1905

Ce dernier mouvement dura une génération, mais au début du vingtième siècle il y avait
besoin encore d'un nouveau réveil. Un mouvement généralisé de prière démarra, des réunions
de prières spécifiques eurent lieu à l'Institut Biblique Moody, aux Conventions Keswick en
Angleterre, et dans des endroits aussi éloignés que Melbourne, Wonsan en Corée, et dans les
collines de Nilgiri en Inde. Ainsi des croyants à travers le monde entier priaient pour qu'il y
eût encore un grand réveil, au vingtième siècle.

Lors du réveil de 1905, j'ai lu le témoignage d'un jeune homme qui devint un célèbre
professeur de faculté, Kenneth Scott Latourette. Il rapporta qu'à Yale en 1905, 25% de la
population estudiantine participaient à des réunions de prière et à des études bibliques.

Quant aux églises, les ministres d'Atlantic City rapportèrent que, sur une population de 50
000, il ne restait que 50 adultes non-convertis.

Prenons Portland dans l'Oregon: chaque jour, 250 magasins importants fermaient entre 11
heures et 14 heures pour permettre aux gens d'assister aux réunions de prière, ayant signé un
accord s'engageant à ce qu'aucun magasin ne triche en restant ouvert (voir note) 

 Prenons l'exemple de l'église First Baptist Church de Paducah dans le Kentucky: le pasteur,
un vieillard nommé J. J. Cheek, reçut mille nouveaux membres en l'espace de deux mois et
mourut de surmenage. Les baptistes du Sud disaient à son sujet: "une fin glorieuse à un
ministère consacré" .

Voilà ce qui se passait aux Etats-Unis en 1905. Mais comment cela a-t-il commencé?
La plupart des gens ont entendu parler du Réveil Gallois de 1904. Il débuta comme un
mouvement de prière.

Seth Joshua, l'évangéliste presbytérien, vint à l'Institut Emlyn à Newcastle où un ancien


mineur de charbon, Evan Roberts (âgé de 26 ans), faisait des études pour entrer dans le
ministère. Les étudiants furent tellement frappés qu'ils demandèrent la permission d'assister à
la prochaine campagne d'évangélisation de Joshua. Les cours furent donc annulés afin que les
étudiants pussent aller à Blaenaerch, où Seth Joshua pria publiquement: "Ô Dieu, courbe-
nous".

Evan Roberts s'avança et pria en proie à de grandes angoisses: "Ô Dieu, courbe-moi".

A son retour, il était incapable de se concentrer sur ses études. Il alla vers le directeur de
l'institut pour le lui expliquer: "J'entends constamment une voix me dire que je dois rentrer
chez moi et parler à nos jeunes, dans mon église. Monsieur Phillips, est-ce la voix du diable
ou la voix de l'Esprit?"

Le directeur Phillips répondit avec sagesse: "Le diable ne donne jamais d'ordre comme celui-
là. Tu peux prendre une semaine de congé."

Alors il retourna chez lui et déclara au pasteur: "Je suis venu prêcher."

Le pasteur n'était pas du tout convaincu, mais lui répondit: "Et si tu parlais à la réunion de
prière, lundi?"

Il ne lui accorda même pas la parole à la réunion de prière, mais dit aux personnes présentes:
"Notre jeune frère, Evan Roberts, croit qu'il a un message pour vous, si vous voulez bien
attendre la fin de la réunion".

Dix-sept personnes attendirent jusqu'à la fin, et furent impressionnées par le caractère direct
des paroles du jeune homme.

Evan Roberts dit à ses confrères: "J'ai un message pour vous de la part de Dieu."

 "Vous devez confesser à Dieu tout péché dont vous avez conscience et réparer tout tort
fait aux autres.
 Deuxièmement, vous devez mettre fin à toute habitude douteuse.
 Troisièmement, vous devez vous empresser d'obéir à l'Esprit.

 Et enfin, vous devez confesser publiquement votre foi en Christ."

Il prêcha toute la semaine, et on lui demanda de rester encore une semaine. C'est alors que
vint la percée. Tout à coup les articles religieux ternes et sans intérêt des journaux gallois se
transformèrent: "De grandes foules attirées à Loughour".

La route principale entre Llanelly et Swansea où l'église se trouvait était bondée de monde qui
essayait d'entrer dans l'église. Les commerçants fermaient leurs magasins de bonne heure pour
trouver une place dans la grande église.
La nouvelle s'était répandue. Un reporter fut envoyé et il décrivit de façon frappante ce qu'il
vit: une réunion étrange qui s'arrêtait à quatre heures et demie du matin, et même à cette
heure-là les gens semblaient ne pas vouloir partir. Il y avait un résumé très britannique:
"J'avais l'impression que ce n'était point un rassemblement ordinaire".

Le lendemain, toutes les épiceries dans cette vallée industrielle eurent leurs stocks vidés par
les gens qui assistaient aux réunions, et le dimanche, toutes les églises étaient remplies.

Le mouvement envahit le pays comme un raz-de-marée: en cinq mois, cent mille personnes se
convertirent à travers tout le pays. Cinq ans plus tard, le docteur J.V. Morgan écrivit un livre
pour discréditer le réveil, sa critique principale étant que sur les cent mille personnes qui
s'étaient jointes à une église au cours des cinq mois d'excitation, au bout de cinq ans il n'en
restait plus que soixante-quinze mille qui étaient toujours membres d'une église!

L'impact social était époustouflant. Par exemple, on présenta des gants blancs à des juges, qui
n'avaient aucun procès à juger: aucune agression, aucun cambriolage, aucun viol, aucun
meurtre, aucune fraude, rien. Les conseils municipaux se réunirent pour discuter de ce qu'il
fallait faire de la police, désormais désœuvrée!

On envoya demander à un brigadier de police: "Que faites-vous de votre temps?". Il répondit:


"Avant le réveil, on avait deux tâches principales: empêcher les crimes et surveiller des
foules, par exemple aux matchs de foot. Depuis le début du réveil, il n'y a quasiment plus de
crimes. Alors on suit les foules tout simplement."

Un conseiller demanda: "Et qu'est-ce que ça veut dire?"

Le brigadier répondit: "Vous savez où se trouvent les foules. Elles s'entassent dans les
églises."

"Mais en quoi cela affecte-t-il la police?"

Sa réponse fut: "Nous avons dix-sept policiers dans notre poste, mais nous avons trois
quatuors, et si une église veut un quatuor pour chanter, elle téléphone tout simplement au
poste de police."

Au fur et à mesure que le réveil envahit le Pays de Galles, le taux d'alcoolisme chute de
moitié. Il y a une vague de faillites, mais il s'agit dans presque tous les cas des bistrots. Il y a
même un ralentissement dans la production des mines de charbon, car il y a tant de mineurs
qui se convertissent et qui arrêtent de pousser des jurons que les chevaux, qui tirent les
wagons de charbon, ne comprennent plus rien!

Ce réveil affecta aussi les mœurs sexuelles. J'avais découvert grâce aux chiffres fournis par
les experts du gouvernement britannique que, dans les régions de Radnorshire et
Merionethshire, le pourcentage de bébés nés en dehors du mariage baissa de 44% lors de la
première année du réveil.

Le réveil balaie la Grande Bretagne, la Scandinavie, l'Allemagne, l'Amérique du Nord, le


Brésil, le Mexique, et le Chili. Comme toujours, il a commencé par un mouvement de prière.
Qu'entendons-nous par "la prière extraordinaire"? Nous accomplissons la prière "ordinaire"
lors des cultes habituels, avant les repas, etc.. Mais quand on voit les gens se lever à six
heures du matin pour prier, ou passer la moitié de la nuit dans la prière, jusqu'à minuit, ou
renoncer à leur déjeuner pour pouvoir intercéder à des réunions de prière, voilà la prière
extraordinaire. Elle doit être unie et concertée.

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