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NGO BINYAM

GERTRUDE TECLAIRE
13L16469

FICHE DE LECTURE
Eléments para-textuels :

Le texte de quatre pages, soumis à notre lecture est tiré du Dictionnaire de l'information, 3e
édition, de Paul-Dominique POMART, paru le 19 mars 2008 et édité par Armand Colin.

Objectif :
L’auteur dans cet extrait tiré de son Dictionnaire de l'information présente explicitement les
termes management de l’information et management de la Communication.

Résumé
Le management de l’information est au service de la stratégie d’une organisation et de
sa gestion documentaire. Il est structuré autour de plusieurs composantes :
- La composante « politique »  qui permet de définir chacun des acteurs, les
informations dont il a besoin pour effectuer de façon optimale les tâches qui lui
incombent dans le cadre des objectifs que s’est fixée l’organisation ;
- La coordination des dispositifs de gestion de l’information ;
- La prise en compte des aspects juridiques, relatifs à la sécurité et à la confidentialité de
l’information ;
- La composante humaine caractérisée par les acteurs internes ou externes à
l’organisation qui animent le système d’information en formulant les besoins
d’informations et les choix répondant à ces besoins ; avec l’objectif d’enrichir la
connaissance de chacun donc du système d’information qui devient alors plus
pertinent et plus cohérent ;
- La composante contrôle et évaluation.
Dans cette perspective, on se rend bien compte que, une secrétaire ou assistante de
direction dans une organisation à travers ses tâches admiratives, assure le management de
l’information sans qu’elle ne soit prise en compte comme tel. Cela se vérifie par son job
description ci-dessous détaillé, en fonction de la taille de l’entreprise :
- Accueil et orientation des visiteurs de la hiérarchie,
- Gestion et dispatching du courrier en interne ;
- Gestion de l’agenda manuel et électronique de la hiérarchie;
- Collecte des informations nécessaires à la préparation, et organisation des réunions et
séminaires d’entreprise ;
- Gestion et Suivi des tâches bureautiques (élaboration des organigrammes, etc) et
reprographie ;
- Rédaction du courrier administratif (Compte rendu, Rapport et Procès-verbaux des
réunions, Notes de service, notes d’information, lettre de licenciement, correspondances
externes, etc.).

Certes, c’est la hiérarchie qui impulse la vision de l’organisation et impose une stratégie
pour l’atteinte de ses objectifs, mais le management de l’information dans la même entreprise
s’observe à bien d’autres niveaux de responsabilités, tout comme dans autant d’autres métiers
et professions.

Le management de connaissance est la gestion organisée, coordonnée et opérationnelle


des savoirs et des savoir-faire individuels et collectifs dans les organisations. Elle se distingue
de la veille et de l’intelligence économique en ce qu’il s’intéresse aux informations et aux
connaissances internes. La plupart des politiques de management des connaissances dans les
organisations reposent sur l’identification de trois piliers de base :
- Le processus de création des connaissances ;
- La capitalisation et la consolidation des connaissances ;
- Le partage des connaissances.
L’entreprise doit ainsi recenser les catégories de connaissances utiles à gérer, car les outils de
gestion seront différents pour chaque catégorie et identifier les compétences à développer.
Bien qu’étant au carrefour de plusieurs autres disciplines, le management des connaissances
recherche encore sa propre autonomie.
Au vu de cette expérience de lecture, nous nous rendons compte sur le plan managérial
que les connaissances constituent un capital stratégique, un capital essentiel et précieux. C’est
pourquoi la gestion des savoirs et connaissances permet à l’organisation d’atteindre ses
objectifs, les objectifs opérationnels spécifiquement. Cette fonction est très souvent assurée
par la Direction des Ressources Humaines (DRH).

Critique
Selon Alvesson et Kärreman (2001), la gestion des connaissances se limite
principalement à la gestion des personnes et à celle de l'information et ne s'ouvre pas sur une
gestion facilitant la création de connaissances. Pourtant, pour l’auteur de notre dicttionnaire,
le processus de création des connaissances constitue l’un des piliers du management des
connaissances

Conclusion
Enfin, le management de l’information et des connaissances est structuré autour de ses
composantes organisationnelles, humaines et des dispositifs spécifiques de façon à permettre
de recueillir, de stocker, de traiter et de diffuser l’information entre l’ensemble des acteurs et
ainsi de pérenniser l’action de l’organisation. Cette gestion est perpétuellement en interaction
avec le système de décision ou de pilotage et le système opérationnel (production des
objectifs fixés).  Le management de l’information passe par le management de la
connaissance ; tout le monde doit avoir l’information, tout le monde doit être capable de
manipuler l’information. Par exemple, la loi-cadre relative à la gestion de l’environnement
stipule en son article 9 « chaque citoyen doit avoir accès aux informations relatives à
l'environnement, y compris celles relatives aux substances et activités dangereuses ». Mais il
ne suffit pas seulement d’avoir l’information, d’avoir les connaissances, il faut interagir.
C’est pourquoi, cet extrait du dictionnaire de l’information parle de management des
connaissances et management de l’information. Edgar Morin affirme aussi que «  la
compréhension serait à la fois le moyen et la fin de la communication humaine »1. C’est donc
en manageant qu’on interagit, et c’est en interagissant qu’on comprend.

1
Gabin et Dortier, La communication. État des savoirs, troisième édition actualisée, Éditions Sciences
humaines, Paris, 2OO8, P. 35.