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Energies et Environnement

Dr. Abdelhakim BELKAID


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Contenu de la matière :
Contenu de la matière :
Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Chapitre 2:Stockage de l’énergie
Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
Chapitre 4:Les différents types de pollutions
Chapitre 5:Détection et traitement des polluants et des
déchets
Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et
l’environnement.

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Introduction Les ressources énergétiques disponibles dans la nature
sont très variées, et peuvent se subdiviser en deux catégories selon
qu’elles sont épuisables ou non dans le temps. Alors, on distingue les
énergies renouvelables et les énergies épuisables. Ces dernières
(charbon, pétrole, gaz, uranium) s’épuisent au fur et à mesure de leur
exploitation contrairement aux énergies renouvelables (hydraulique,
biomasse, solaire, éolien, géothermie, énergie des marées,…) qui
seront disponibles encore à long terme. Il faut noter que la nature
délivre chaque année à la surface du globe terrestre des ressources
énergétiques renouvelables estimées à plus de 8000 fois la
consommation humaine. Les énergies renouvelables polluent peu
l'environnement car elles dégagent moins de gaz à effet de serre et
moins de déchets. Elles permettent une production décentralisée
adaptée aux ressources du site et encore aux besoins des usagers
locaux. De plus, elles présentent une meilleure autonomie
énergétique.
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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Historique:
L’histoire de l’énergie ne date pas d’aujourd’hui, elle est datée de la naissance du
premier Homme sur terre qui est Adam. Jusqu’au Moyen Âge, l’homme utilise sa
propre force musculaire et celle des animaux. Petit à petit, l’être humain
commence à exploiter la nature par des inventions et des techniques nouvelles
afin d’améliorer son mode de vie. L’invention de l’arc est utilisée comme moyen
pour la chasse, la biomasse fut la plus ancienne énergie grâce au feu et permet le
chauffage, l’éclairage et la cuisson de nourriture. Après vient le tour à l’énergie du
vent grâce aux bateaux à voiles qui datent de 3 000 ans avant Jésus-Christ [2].
Ensuite, Les premiers moulins à vent font leur venue par les Perses, vers 200 ans
avant Jésus-Christ et sont exploités pour la meunerie et l’irrigation. Juste après,
naissait des moulins à eau. Les barrages à stockage d’eau existent aussi depuis
l’antiquité et servent pour l’agriculture et l’élevage ainsi que pour la consommation
humaine. Le charbon a été employé comme combustible dès le XIe siècle ; son
extraction dans les mines a rendu possible la révolution industrielle au XIXe siècle.
Après arrive l’ère du pétrole et du gaz naturel au XXe siècle. Aussi au vingtième
siècle est inventée l’énergie nucléaire. Ces mêmes énergies restent utilisées
jusqu’à maintenant mais avec des techniques plus performantes.

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Aujourd’hui, les panneaux solaires permettent de convertir l’énergie du soleil en
électricité (solaire photovoltaïque) ou en chaleur (solaire thermique), les turbines
des centrales hydro-électriques utilisent la force cinétique d’eau pour produire de
l’électricité, pour ce même objectif on se sert de la force du vent grâce à des
éoliennes, de plus à l’aide de centrales modernes géothermiques on se sert de la
vapeur ou de l’eau capturée entre les roches et chauffée par la chaleur interne de
la Terre pour produire de l’électricité et du chauffage.
I.1.2. Les besoins de l’Homme en énergie:
L'énergie est indispensable à la vie de tout le monde, peu importe quand et où ils
sont. Cela est particulièrement vrai en ce nouveau siècle, où les gens continuent
à poursuivre un haut niveau de vie. L’Homme sert au quotidien de l'énergie, pour
satisfaire ses différents besoins comme l’éclairage, le chauffage, le froid, la
cuisson, la distraction, la communication et l’information, transports des Hommes
et des biens, dans l’agriculteur et dans l’industrie, etc.

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Définition de l'énergie et de la puissance:
L'énergie est une grandeur physique définie comme la capacité à effectuer un
travail ou l’aptitude d'un système à entraîner un mouvement ou produire de la
lumière, de la chaleur ou de l’électricité. Généralement, l’énergie ne peut pas
être exploitée sous sa forme primaire, il faut la transformer, sauf pour
quelques cas particuliers comme séchage et chauffage (aliments, vêtements,
…) au soleil. L’énergie est caractérisée par le pouvoir d’être convertie d’une
forme en une autre et d’être conservée au cours des transformations.
Réellement, elle ne se produit pas mais se transforme. La transformation
nécessite l’utilisation de procédés et technologies plus ou moins sophistiqués :
Divers formes d’énergie sont à distinguer:
Énergie thermique : modification de la température ;
Énergie cinétique : modification de la vitesse ;
Énergie chimique : modification de la composition chimique ;
Énergie nucléaire: modification de la composition atomique.
L'énergie s'exprime en joules (dans le système international d'unités) ou
souvent en kilowatts-heures (kWh).

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Energies primaires et énergies secondaires

L’énergie finale ou secondaire est celle consommée ou utilisée par les


usagers dans différentes activités (électricité, chaleur, essence, kérosène, eau
chaude). Elle n’existe pas en tant que telle dans la nature. Elle est le fruit d’un
processus de conversion d’une ressource naturelle, dénommée énergie primaire,
par divers techniques de production.

L’énergie primaire est l’ensemble des produits énergétiques non


transformés, exploités directement ou importés. Par exemple : le feu à partir du
bois ou d’huile, la force animale (bœufs, chevaux, chiens,...), combustibles
fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), combustible fissile (uranium), énergies
renouvelables (eau, soleil, vent, biomasse, chaleur issue du noyau terrestre…).

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie

la part de chaque source d’énergie primaire dans la consommation mondiale en 2007

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Energies épuisables et énergies renouvelables

Les énergies épuisables ou non renouvelables sont constituées de matières


organiques qui mettent des millions d’années à se reconstituer. On les appelle
également énergies fossiles (par exemple: charbon, gaz, pétrole,...) parce qu’ils
résultent de la fossilisation de substances vivantes. Ainsi, on utilise le pétrole
pour fabriquer les différentes genres de carburants (kérosène, diesel, essence...),
le fioul de chauffage, et les divers plastiques,...etc. L’énergie nucléaire fait partie
aussi de ces énergies. Elle est basée sur la fission des atomes d’uranium
pouvant libérer une importante quantité d’énergie. Il faut noter que les réserves
naturelles de tous ces combustibles fossiles et fissiles sont limitées dans le
temps, au maximum 200 ans au rythme actuel de consommation.
Les énergies renouvelables sont celles dont les sources ne s’épuisent pas
malgré leur exploitation. Les différents types d’énergies renouvelables sont: le
rayonnement du soleil, la chute d’eau, le mouvement du vent, la chaleur interne
de la terre, et les matières organiques végétales ou animales.

Les diverses énergies épuisables et renouvelables sont généralement utilisées


pour produire soit de la chaleur soit de l’électricité.

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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
Vecteurs énergétiques :
Tout ce qui est apte d’assurer le transport de l'énergie peut être regardé comme
un vecteur de l'énergie. À l’heure actuelle, les deux primordiaux vecteurs
énergétiques sont l’électricité et la chaleur. Mais dans un avenir proche
l’hydrogène qui peut être converti en chaleur et en électricité grâce aux piles à
combustible peut devenir un nouveau vecteur énergétique. L’hydrogène se
retrouve naturellement en association avec l’oxygène dans l'eau (H2O) ou avec
le carbone dans les hydrocarbures (Cx Hy). A l’aide d’un électrolyseur on peut
produire de l’hydrogène à partir d’eau. Dans un chemin inverse on peut
récupérer de l’énergie par la combustion de l’hydrogène dans une pile à
combustible. L’avantage majeur de ce nouveau vecteur énergétique est sa
capacité de se stocker contrairement à l’électricité.

Quelques unités d’énergie


1 J = 1 newton x 1m
1 cal (calorie)=4,18 J = 1 volt x 1 ampère x 1 seconde
1th (La thermie )=1 Mcal
1 Btu (Le British Thermal Unit)= 1055 J=0.29 Wh
1 tonne équivalent pétrole (tep)=41,855 GJ (giga-joule)=11,6 MWh ,
correspond à l'énergie dégagée par la combustion d'une tonne de pétrole
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Chapitre 1:Les différentes ressources d’énergie
L’électron-volt (eV) est l'unité d'énergie utilisée en physique des
particules : c'est l'énergie acquise par un électron soumis à un
potentiel électrique de 1V.
1 eV = 1,602 10-19 J, 1J=6,2. 1018 eV

Le watt (W) unité de mesure de la puissance électrique. Un watt


équivaut à un joule par seconde. Pour évaluer la consommation électrique
d'un foyer ou d'un équipement (Facture d’électricité), on emploie le
kilowatt heure (kWh). Cette unité correspond à une puissance électrique
de 1 kilowatt utilisée pendant une heure, soit 3,6 MJ d'énergie
consommée.
1 W = 1 J/s ou 1 Wh/h
1 Wh = 3600 J
Le cheval (cv) une autre unité de puissance utilisée dans les moteurs
à combustion.
1 cv = 736 W

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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
Généralement, l’énergie électrique se stocke indirectement via une autre
forme d’énergie sauf dans certains cas particuliers comme condensateurs
ou super condensateurs. Il est donc indispensable de transformer
l’électricité en énergie stockable et déstockable.
1. Les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) :
Ces systèmes stockent de l’énergie électrique sous forme de l’énergie
potentielle liée à la gravitation. Les STEP sont construites de deux
retenues d’eau (lac ou barrage), situées à des altitudes différentes et
reliées par des canalisations, elles sont équipées d’un système de
pompage/turbinage réversible. Ce système utilise l’excédent de
l’électricité moins chère en période creuse pour pomper l’eau du réservoir
inférieur vers le réservoir supérieur. Ce dernier devient un lieu de
stockage d’une énergie potentielle qui peut être réutilisée pour produire
de l’électricité en période de pointe, à la façon d’une centrale
hydroélectrique traditionnel. C'est-à-dire, l’eau de la retenue supérieure
descend sous l’action de la gravité en passant par une turbine couplée à
un générateur de l’électricité.
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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
STEP ont un bon rendement de 70 à 85 %. Ce rendement se calcule par le
rapport de l’énergie électrique produite lors du cycle de turbinage sur l’énergie
électrique utilisée lors du cycle de pompage.

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Chapitre 2: Stockage de l’énergie

2. Stockage par compression de l’air :


Le principe du stockage par l’air comprimé (Compressed Air Energy
Storage - CAES) repose sur l’élasticité de ce dernier. Durant les
heures creuses de la consommation de l’électricité, des
compresseurs à très haute pression (100 à 300 bars) ont été
alimentés par le surplus d’électricité à bas coût pour comprimer
l’air présent dans une cavité naturelle ou artificielle (cavités
salines, anciennes mines, etc.). Donc un stockage d’une énergie
potentielle s’est produit. Lors de forte demande de l’électricité on
fait le chemin inverse afin de récupérer de l’énergie. Le déstockage
s’effectue par la détente de l’air dans une turbine entrainant un
alternateur générant donc de l’électricité.

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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
3. Stockage par volant d’inertie :
Un volant d’inertie permet le stockage temporaire d’électricité sous
forme d’énergie cinétique de rotation. Il consiste en une masse
généralement cylindrique creuse ou pleine. Cette masse est mise en
rotation autour d’un axe, fixe en général, et enfermée dans une enceinte
sous vide. Elle est jointe à une machine électrique qui permet de
transformer l’énergie cinétique en électricité et vice-versa. L’apport de
l’énergie électrique au moteur permet de faire tourner le volant à des
vitesses très élevées en quelques temps. Une fois lancée, même si on
coupe l’alimentation, la masse continue à tourner. L’électricité est donc
stockée dans le volant d’inertie sous forme d’énergie cinétique. Elle
pourra être restituée en utilisant la machine comme génératrice,
entraînant la diminution graduelle de la vitesse de rotation de la masse.
L’énergie stockée augmente avec la masse et est proportionnelle au carré
de la vitesse de rotation. De tels systèmes exige peu de maintenance et
leurs durée de vie est importante supérieure à 20 ans.
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Chapitre 2: Stockage de l’énergie

4. Stockage sous forme chimique au moyen de l’hydrogène :


Lorsque l’offre d’électricité est supérieure à la demande des
charges, l’excès d’énergie fourni par des sources renouvelables
comme l'éolienne et/ou des panneaux solaires est envoyé à
l'électrolyseur pour réaliser une électrolyse de l’eau afin de
produire de l'hydrogène H2 et ensuite le stocker. Quand la
demande en énergie dépasse la quantité d’électricité produite, on
utilise alors la pile à combustible, qui reconvertit l’hydrogène
emmagasiné et l’oxygène de l’air en électricité et en eau.

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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
5. Stockage électro chimique :
Les batteries stockent de l’énergie sous forme chimique et la
restituent sous forme électrique. Elles sont composées de deux
plaques conductrices immergées dans un électrolyte isolant. Des
réactions chimiques d’oxydoréductions auront lieu entre les
électrodes et la solution électrolytique causant le déplacement des
électrons et des ions dans la solution créant ainsi le passage d’un
courant électrique entre les deux électrodes : une électrode
positive constituée d’un corps oxydant, capable d’attirer des
électrons ; une électrode négative constituée d’un corps réducteur,
capable de céder des électrons.
Les batteries peuvent êtres classées en trois catégories selon leurs
domaines d’application, ; batterie de démarrage dans les voitures,
batterie de traction utilisée dans les chariots élévateurs, batterie
stationnaire utilisée dans les alimentations sans interruption (ASI).
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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
batterie au plomb : Une batterie au plomb de 12 volts est formée,
lorsqu’elle est chargée, d’une anode en dioxyde de plomb ( ) et
d’une cathode en plomb ( ), et d’un électrolyte composé de et
de . Les deux demi-réactions qui régissent le fonctionnement
sont les suivantes :

La réaction globale d’oxydoréduction s’obtient alors

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Chapitre 2: Stockage de l’énergie

Vue en coupe d’une batterie

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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
6. Stockage électrostatique :
Il s’agit des condensateurs, des supercondensateurs (SC) et des
bobines supraconductrices. Un condensateur est un composant
électronique constitué de 2 armatures séparées par un diélectrique.
Sa capacité s’évalue en microfarad. Il est présent dans tous les
dispositifs électroniques. Un SC se situe techniquement entre un
condensateur et une batterie. Leur capacité prend des valeurs entre
0,1 et 9500 Farads, leur tenue en tension est faible comprise entre
2,5V et 3V. En effet, les SC s sont des appareils permettant un
stockage transitoire et possédant des dynamiques bien supérieures
aux accumulateurs. Il est à noter que dans le but d’assurer un bon
rendement et une durée de vie meilleure, la profondeur de
décharge de ces SCs est fixée à 50 %. La combinaison batterie/SC
peut être efficace dans beaucoup d’applications et surtout dans le
cas des véhicules hybrides.
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Chapitre 2: Stockage de l’énergie
Pour un condensateur plan, la capacité se calcule par

Constitution d’un condensateur


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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
Les ressources: quantités totales existantes en terre, qu’elles
soient ou non économiquement productibles.
Les réserves: quantités que l’on peut produire techniquement et
économiquement (quantités économiquement Exploitables).
la majorité des prévisionnistes confirment que la consommation
d’énergie primaire commerciale devrait passer de 9 à 18Gtep d’ici
2030, et à 25 ou 30Gtep d’ici 2050. Selon ces études les énergies
fossiles (forme solide (charbon), liquide (pétrole) ou gazeux (gaz
naturel) )ne devraient pas représenter en 2050 plus de 70 %
contre 85 % actuellement.
l’avenir des énergies en dépend très largement de: la croissance
économique, l’avenir démographique, la question des ressources
et des réserves des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), la
question de l’avenir des énergies renouvelables et de celui des
énergies nucléaires.
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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
on peut observer des taux de croissance très élevés, de 20 ou même
30 % par an, sur certaines filières tels le solaire photovoltaïque,
l’énergie éolienne ou les biocarburants.
La consommation mondiale d'énergie primaire a encore reposé à
81,4% sur les énergies fossiles en 2015 selon les dernières données
de l’AIE. En 1973, cette part atteignait 86,7% (dont 46,2% pour le
seul pétrole)

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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie

Répartition de la
consommation
mondiale d'énergie
primaire en 2015

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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
Les énergies décarbonées progressent rapidement dans le mix électrique mais
elles restent pour l’heure minoritaires dans ce mix (33,7% de la production
mondiale). L’hydroélectricité a en particulier produit 3 978 TWh dans le
monde en 2015 (16% du mix), soit davantage que les productions nucléaire
(2 571 TWh en 2015), éolienne (838 TWh en 2015) et PV (247 TWh en 2015).

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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie

Répartition de la production électrique mondiale par source d'énergie en 2015


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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
En 2016, 161 GW d'énergies renouvelables ont été installées :
un nouveau record qui augmente la capacité totale de
production d'électricité d'origine renouvelable de près de 9%
par rapport à 2015, pour atteindre environ 2 017 GW. Le solaire
PV compte pour environ 47% de ces capacités additionnelles,
suivi de l'éolien (34%) et l'hydroélectricité (15,5%), selon le
rapport de référence « Renewables 2017 Global Status Report
(GSR) » de l'association REN21.
Au niveau mondial, les énergies renouvelables représentent
dorénavant en 2017 19,3 % de la consommation finale
d'électricité contre 78,4 % pour les combustibles fossiles et
seulement 2,3 % pour le nucléaire

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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
Disparités des consommations d’énergie dans les différentes zones
économiques
On constate des écarts énormes entre les différentes zones
économiques de la planète : environ 1,6 milliards d’habitants n’ont
aujourd’hui pratiquement pas accès à l’énergie.
Pays membres de l'OCDE:
Allemagne, Australie,
Autriche, Chili, Belgique,
Canada, Corée, Danemark.
France, USA, etc

Tableau: Consommation
d’énergie primaire par
habitant en 2015, en tep

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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie
la demande d’énergie primaire poursuit sa croissance. Les
experts tablent sur une croissance moyenne de l’ordre de 1,7%
par an pour les prochaines décennies ce qui conduit à prévoir le
doublement de la production mondiale soit 20 milliards de
tep dans les années 2040 – 2050.

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Chapitre 3:Consommations, réserves et évolutions des
ressources d’énergie

Réserves d’énergies primaires fossiles (base 2015)

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Chapitre 4: Les différents types de pollutions
Les différents types de pollution
Une pollution est un phénomène ou élément perturbateur d’un
équilibre établi et plus particulièrement si cet élément est nuisible
à la vie. Nous trouvons les pollutions dans les 3 états de la matière
: Pollution de l’eau (liquide); Pollution de l’air (gaz); Pollution des
sols (solide).
1. Pollution des sols
Le sol est l’interface entre la terre, l’air et l‘eau. Il remplit une
multiplicité de fonctions complexes, c’est : Un réservoir d’éléments
nutritifs; Une éponge et un filtre (cycle de l’eau); Un régulateur
des grands cycles naturels (eau, carbone, azote, soufre, …).
Une pollution des sols aura pour conséquences : Une modification
de la flore ; Une modification de la chaîne alimentaire ; Une
pollution rentrant dans le cycle de l’eau (atteinte à l’homme et à
l’écosystème) ; Superficie des terres utilisables en décroissances.
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Chapitre 4: Les différents types de pollutions
2. Pollution de l’eau
Les eaux naturelles sont présentes dans la nature sous la forme :
De lacs; De fleuves ou rivières; De nappes souterraines; De mers
ou océans.
Les eaux naturelles contiennent principalement de faibles
quantités d’éléments minéraux et organiques. Les caractéristiques
physiques et chimiques seront différentes suivant: Leur origine; Et
leur transit dans le milieu naturel.
Les sources d’eau brute utilisées pour la production d’eau de
consommation sont classées en 3 catégories: Les eaux des nappes
souterraines ; Les eaux superficielles courantes ; Les eaux
superficielles de retenues.
Entre les différentes sources d’eau et l’atmosphère, l’échange
d’eau est permanent et forme ce que l’on appelle le cycle
externe de l’eau.
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Chapitre 4: Les différents types de pollutions
Le moteur de ce cycle en est le soleil: grâce à l’énergie thermique
qu’il rayonne, il active et maintient constamment les masses d’eau
en mouvement. Ce cycle se divise en 2 parties intimement liées :
Une partie atmosphérique qui concerne la circulation de l’eau
dans l’atmosphère, sous forme de vapeur d’eau essentiellement ;
Une partie terrestre qui concerne l’écoulement de l’eau sur les
continents, qu’il soit superficiel ou souterrain.
Les différentes sources de pollution sont : Agricole : les produits
en cause sont les nitrates et les pesticides (par infiltration);
Industrielle : les produits chimiques et les hydrocarbures;
Urbaine: les huiles, carburants et eaux usées; Accidentelle ; les
produits chimiques et produits organiques.
L'utilisation de l'eau : Avec ou sans traitement préalable, l’eau sert
aux activités de l’homme dans les domaines : Alimentaires ;
Domestiques ; Agricoles ; Industriels.
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Chapitre 4: Les différents types de pollutions
3. Pollution de l’air
La pollution de l’air est une atteinte à la pureté de l’air et à
l’intégrité du fonctionnement de l’atmosphère. L’atmosphère est
un des principaux agents du climat. La pollution atmosphérique
correspond à la présence dans l’atmosphère d’un ou plusieurs
polluants à des concentrations créant un effet toxique.
Les pollutions de l’air ont différentes origines : Anthropiques
(industriel, trafic routier, domestique); Naturelles (volcanisme,
émissions naturelles de méthane et d’ozone).

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Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et l’environnement
Les émissions de gaz à long terme causent: La diminution de la
couche d’ozone; L’effet de serre. L’atmosphère est l’enveloppe
gazeuse ceinturant en couches concentriques la terre. Elle est
responsable d’un effet de serre qui réchauffe la surface de la terre.
Sans elle, la température moyenne de la terre serait de -18°C,
contre 15°C actuellement.
La couche d’ozone sert d’écran: Pour filtrer les rayons du soleil ;
Pour conserver l’air recouvrant la terre.
L’amincissement de la couche d’ozone peut provoquer :
Des cancers de la peau ; Des modifications de la flore et de la faune
; Un changement du régime des vents.
Les termes faune et flore désignent respectivement l'ensemble des
espèces animales et végétales présentes dans un espace
géographique.

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Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et l’environnement
L’effet de serre : Une partie de l’énergie du soleil traverse
l’atmosphère et réchauffe la surface de la terre. La surface de la
terre renvoie la chaleur vers l’espace, les gaz à effet de serre
retiennent une partie de la chaleur.
Les gaz à effet de serre sont: la vapeur d'eau (H2O), le dioxyde de
carbone. (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux ou le protoxyde
d'azote (N2O), hydrofluorocarbone (HFC), chlorofluorocarbone
(CFC) l'ozone (O3) …
L’augmentation des gaz à effet de serre provoque une élévation de
la température moyenne de la terre. Ce qui a pour conséquence à
long terme : Augmentation du volume d’eau de mer; Augmentation
de la pluviométrie; Modification des courants marins; Risque de
changement climatique.

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Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et l’environnement
Effet de serre et changement climatique
L'effet de serre est un phénomène naturel important pour la survie de la
planète. Les gaz à effet de serre sont naturellement peu abondants dans
l’atmosphère mais du fait de l’activité humaine, la concentration de ces
gaz s’est sensiblement modifiée (la concentration de CO2 a augmenté de
30% depuis une centaine d’années). Les changements climatiques
désignent une variation statistiquement significative de l'état moyen du
climat ou de sa variabilité persistant pendant de longues périodes. Les
changements climatiques peuvent être attribués aux activités humaines
altérant la composition de l'atmosphère, et à des causes naturelles.
Les gaz à effet de serre sont des composants gazeux qui absorbent le
rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et contribuent à
l'effet de serre. L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère
terrestre est l'un des facteurs d'impact à l'origine du récent réchauffement
climatique. Un gaz ne peut absorber les rayonnements infrarouges qu'à
partir de trois atomes par molécule, ou à partir de deux si ce sont deux
atomes différents. 37
Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et
l’environnement
A côté des gaz "naturels" à effet de serre, il en existe d'autres, que
nous pouvons qualifier d' "artificiels" : il s’agit de gaz industriels qui
ne sont présents dans l'atmosphère qu'à cause de l'homme. Les
principaux gaz "industriels" à effet de serre sont les halocarbures
(formule générique de type CxHyHalz où Hal représente un ou
plusieurs halogènes) : il s'agit d'une vaste famille de gaz obtenus en
remplaçant, dans une molécule d'hydrocarbure (le propane, le
butane, ou encore l'octane, que l'on trouve dans l'essence, sont des
hydrocarbures), de l'hydrogène par un gaz halogène (le fluor, le
chlore...).

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Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et l’environnement

L’effet de serre est un phénomène naturel qui s’est renforcé depuis


l’ère industrielle. Un changement climatique est aujourd’hui en
marche. C’est pourquoi il convient de se mobiliser et d’agir. Tout le
monde est concerné, pour réduire nos émissions de gaz à effet de
serre. Depuis le XIXe siècle, l’homme a considérablement accru la
quantité de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère : entre
1750 et 2011, on estime que les activités humaines ont induit une
perturbation de l'équilibre énergétique de la Terre, provoquant un
réchauffement de la surface terrestre. La croissance des
concentrations atmosphériques en CO2, qui ont augmenté de 40%
et celles de CH4 qui ont cru de plus de 150% y ont fortement
contribué. En conséquence, l’équilibre climatique est déstabilisé et
le climat se réajuste avec une augmentation de l'effet de serre.

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Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et l’environnement

Effets du réchauffement climatique : des impacts visibles


en 2012, la température moyenne planétaire a progressé de 0.89 °C
par rapport à la moyenne du XXème siècle. En été, elle pourrait
augmenter de 1.3 à 5.3°C à la fin du XXIème siècle.
de 1975 à 2004, l’acidité des eaux superficielles des océans a
fortement augmenté.
Le réchauffement climatique se traduira à moyen et long terme
par :
des phénomènes climatiques aggravés : multiplication de certains
événements météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations,
sécheresses) ;
un bouleversement de nombreux écosystèmes, avec l’extinction
de 20 à 30% des espèces animales et végétales, et des
conséquences importantes également pour les établissements
humains ;
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Chapitre 6: Impact des pollutions sur la santé et l’environnement

des crises liées aux ressources alimentaires : dans de nombreuses


parties du globe (Asie, Afrique, zones tropicales et sub-tropicales),
les productions agricoles chuteront, provoquant de graves crises
alimentaires, sources de conflits et de migrations ;
des dangers sanitaires : le changement climatique aura
vraisemblablement des impacts directs sur le fonctionnement des
écosystèmes et sur la transmission des maladies animales,
susceptibles de présenter des éléments pathogènes
potentiellement dangereux pour l’homme ;
des déplacements de population : l’augmentation du niveau de la
mer (18 à 59 cm d’ici 2100) devrait provoquer l’inondation de
certaines zones côtières (notamment les deltas en Afrique et en
Asie) et causer la disparition de pays entiers (Maldives, Tuvalu),
provoquant d’importantes migrations.

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Chapitre 5:Détection et traitement des polluants et des déchets
La définition du déchet : toute substance ou tout objet dont le
détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se
défaire.
Il faut surtout débarrasser des déchets présentant «des effets
nocifs sur le sol, la flore et la faune», dégradant «les sites ou
les paysages», engendrant «des bruits ou des odeurs» et portant
atteinte «à la santé de l’homme et à l’environnement»
Les déchets non traités par les collectivités locales relèvent de la
responsabilité de leurs producteurs respectifs et l’on distingue les
déchets répartis par secteurs d’activité:
– agriculture, pêche et forêts ;
– industries ;
– bâtiments et travaux publics ;
– secteur tertiaire (Secteur des services).
À ce classement s’ajoutent des déchets qui sont communs à
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Chapitre 5:Détection et traitement des polluants et des déchets
plusieurs secteurs économiques comme les emballages, les
véhicules hors d’usage, les déchets d’équipements électriques et
électroniques, les pneus…
Classement des déchets:
Déchets dangereux ou déchets industriels spéciaux : Tout déchet
qui présente une ou plusieurs des propriétés de dangers,
Explosibles, Comburantes, Facilement inflammables, Inflammables,
Irritantes, Nocives, Toxiques, Cancérogènes, Corrosives,
Infectieuses, Toxiques vis à vis de la reproduction, Mutagènes,
Sensibilisant, Écotoxiques,
Déchets non dangereux,
Déchets inertes:
Tout déchet qui ne subit aucune modification physique,
chimique ou biologique importante, qui ne se décompose pas, ne
brûle pas, ne produit aucune réaction physique ou chimique, n’est
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Chapitre 5:Détection et traitement des polluants et des déchets
pas biodégradable et ne détériore pas les matières avec lesquelles il
entre en contact d’une manière susceptible d’entraîner des
atteintes à l’environnement ou à la santé humaine.
Types de déchets: Les ferrailles; Les métaux non ferreux; Les
véhicules hors d’usage; Les piles et accumulateurs; Les pneus
usagés; Le bois; Les papiers-cartons; Les matières plastiques; Les
huiles usagées; Les déchets du bâtiment et des travaux publics; Les
déchets hospitaliers et les médicaments; Les déchets textiles –
Habillement, linge de maison, chaussures; Les solvants et les
peintures usagés; Le verre; Les emballages; L’amiante; Les déchets
d’équipements électriques et électroniques; Les boues; Les tubes
fluorescents et les lampes à vapeur de mercure; Les déchets
agricoles; Déchets portuaires et des navires, résidus de cargaison et
navires hors d’usage; Les cendres de la combustion du charbon; Les
déchets d’extraction des mines.
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Chapitre 5:Détection et traitement des polluants et des déchets
L’incinération des déchets est une technique de transformation par
l’action du feu. Incinérer signifie réduire en cendres ou brûler
complètement les matières à incinérer. C’est une des techniques de
gestion des déchets qui peut servir à produire de l'électricité et/ou de
la chaleur (chauffage urbain), mais qui peut être source de pollution de
l'air et/ou de production de cendres toxiques.
la collecte sélective: La collecte est l’ensemble des opérations
consistant à enlever les déchets et à les acheminer vers un lieu de
transfert, de tri, de traitement ou de stockage. Le principe de la
collecte sélective consiste en un tri effectué par les particuliers après
une information et une éducation. Cela permet de réduire les coûts
occasionnés par un traitement de l’ensemble des déchets. Les déchets
triés empruntent par la suite des filières différentes où ils seront traités
et valorisés selon leur nature: les emballages sont recyclés ou incinérés
; les déchets verts sont compostés ou méthanisés ; les déchets
dangereux (piles, peintures...) sont traités dans des unités spécialisées.
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Chapitre 5:Détection et traitement des polluants et des déchets
Déchets.

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