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Mémoire de fin

Impact des exportations


d’étude pour
l’obtention de la agroalimentaire sur la
licence en sciences
économiques croissance économique :
Cas du Maroc
Travail réalisé par :

M. DELLAL Youssef Encadré par :

M. EL IDRISSI Mehdi Mme. DASSER Salma

Année universitaire : 2016-2017


Table des matières

Liste des abréviations 4


Introduction 5
Partie I : Le secteur agroalimentaire marocain 7
Chapitre 1 : La contribution du secteur agroalimentaire dans le développement économique, social du
Maroc. 8
Section 1 : Les atouts du secteur agroalimentaire marocain 8
Section 2 : Plan Maroc Vert, le système d’agrégation et les plans agricoles-agroalimentaires
régionaux : 9
Chapitre 2 : Accord entre le Maroc et le reste du monde. 17
Section1 : Accords et coopérations internationales 17
Section 2 : La part des exportations agroalimentaires marocaines dans le marché mondial. 19
Partie II : La filière marocaine du produits agroalimentaire exportés : 26
Chapitre 1 : Les exportations agricoles ventilées par région. 27
Section1: Régions spécialisées dans l’export des produits agroalimentaires : 27
Section 2 : Principaux importateurs par régions agroalimentaires 29
Chapitre 2 : les performances et les renforcements des produits agroalimentaires. 31
Section 1 : Performances des exportations des principaux produits agroalimentaires 31
Section 2: Instrument pour le renforcement des exportations agroalimentaires 38
Partie 3 : Etude empirique de l’impact des exportations agroalimentaire sur la croissance
économique du Maroc 40
I. Revue de littérature empirique : Exportations et croissance économique 41
II. Méthodologie et données 43
 Définition des variables étudiées : 44
 Estimation du modèle par la méthode des moindres carrés ordinaires : 52
 La multicolinéarité : 54
 L’autocorrélation des erreurs : 55
 La Stationnarité : 58
 Le Vecteur Autorégressif (VAR) 64
Conclusion 65
Bibliographie 77

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Page
Dédicace

A mes très chers parents qui ont toujours été là pour moi, j’espère qu’ils trouveront dans ce
travail toutes mes reconnaissances et amour.

A mon cher encadrant.

A mon cher frère.

A mes meilleurs amis.

A mes chers professeurs.

Je dédie ce mémoire.

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Liste des abréviations

(PMV) : Plan Maroc Vert

(HCP) : Haut-Commissariat au Plan

(IAA) : L’industrie agroalimentaire

(PAS) : Le Plan d’Ajustement Structurel

(PNEI) : Le Pacte National pour l'Emergence Industrielle

(C.A) : Chiffre d’Affaire

(TCAM) : Taux de croissance annuel moyen

(OMC) : Organisation Mondiale du Commerce

(GATT) : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce

(PMO) : Project Management Office

(IAV) : Institut agronomique et vétérinaire Hassan II

(FDA) : Fonds Développement Agricole

(BVL): Federal Office of Consumer Protection and Food Safety

(O.R.M.V.A.O) : Office Régional de Mise en Valeur Agricole d’Ouarzazate

(UE) : Union Européenne

(ONSSA) : Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires

(SIAM) : Salon International de l'Agriculture au Maroc

Introduction

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Au Maroc, l’ampleur du secteur agroalimentaire était et demeure un secteur-clé de l’économie
nationale, c’est l’un des secteurs leviers du développement économique, environnementale et
pareillement un outil efficace de lutte contre la pauvreté rurale du pays, il procrée environ
30% du produit intérieur brut industriel et représente à peu prés 16% des exportations
globales1.

Le Maroc est une plate-forme pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie ainsi que la
cote Est des États-Unis, doté d’une idéale position géographique qui en fait une estrade
d’exportation pour les différents marchés internationaux. Le pays jouit également d’une
image de qualité à l’étranger et une forte capacité à différencier ses produits agroalimentaire.
Le renforcement des exportations agroalimentaire est l’une des cibles indispensables de la
politique de la nation. Cette politique de relance agricole a poussé les pouvoirs publics de
créer une stratégie globale orientée sur une politique novatrice visant la mise à niveau
concurrentielle du secteur agroalimentaire marocain afin de le rendre plus contemporain et
mieux intégré au marché mondial. Cette politique a été d’avantage affirmé, en 2008 sur les
Hautes Instructions Royales, par le Plan Maroc Vert. Ce plan vêt parallèlement une dimension
humaine, sociologique et écologique.

Depuis le lancement du programme, les résultats agroalimentaires sont plus probants. Le PIB
ainsi que les exportations agroalimentaires se sont clairement améliorés en huit ans.

Dans le but de réformer les performances des exportations agroalimentaires marocaines, de


nombreux instruments ont été intégrés dans le cadre du Plan Maroc Vert visant, l’ajustement
de l’offre exportable aux nouvelles donnes du contexte international, à travers une série de
contrats-programmes portant sur les filières exportatrices, ces instruments consistent en :
l’amélioration des produits destinés à l’export, le renforcement de la productivité et de la
valorisation des produits agroalimentaires, la promotion des exportations ainsi que
l’amélioration de l’ouverture aux marchés potentiels par l’oblique de la mise en place des
partenaires commerciaux.2

Par ailleurs, au niveau du Plan Maroc Vert, des plans régionaux ont été élaborés selon un
canevas préconçu par les services centraux du Ministère de l’agriculture et de la pêche

1 L’agriculture Marocaine en Chiffre 2016


2 Centre Marocain De Promotion Des Exportations (Direction Communication)

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maritime, l’objectif capital des plans régionaux est d’encourager le secteur agroalimentaire
dans les régions à travers l’amplification de la productivité et la compétitivité des filières
agroalimentaires.

Un système d’agrégation a été intégré dans le cadre du plan Maroc Vert, qui a pour objectif
d’encourager les entreprises spécialisées dans la production agroalimentaire.

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Partie I : Le secteur agroalimentaire marocain

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Chapitre 1 : La contribution du secteur agroalimentaire dans le
développement économique, social du Maroc.

Section 1 : Les atouts du secteur agroalimentaire marocain


Le Maroc plate-forme pour l’Afrique, le Moyen orient et idéalement situé comme une
plateforme d’exportation pour les marchés de l’union européenne et l’état unis. Côte Est et
autres marchés.

Le Maroc à une industrie dynamique et en croissance avec une politique libérale et


avantageuse pour les investissements.

 Qualité gustative et organoleptique des primeurs et agrumes.


 Diversité de produits : trois variétés des clémentines exportées, six variétés d’oranges
(SANGUINE, NAVEL, MAROC LATE, MAROC LATE A USAGE INDUSTRIEL),
UNE LARGE VARIÉTÉ DE TOMATES (TOMATE GRAPPE, TOMATE SOUS ABRI,
TOMATE CERISE, TOMATE KIWAT, TOMATE D’AUTOMNE, TOMATES
BEEF, TOMATE COCKTAIL).
 Secteur agricole constamment élevé au 1er rang des priorités nationales de
développement en raison de la place qu’il occupe dans le tissu économique et social
du pays, le PMV en est la preuve bonne pluviométrie enregistré l’année dernière,
Impact positif sur le calibre des fruits, les gros et moyens calibres sont les plus
préférés par les principaux marchés européens.
 Les récoltes permettent d’alimenter les exportations du pays, tout en offrant
d’importants débouchés vers l’industrie agroalimentaire locale.
 Ressource en sols : La superficie du Maroc est estimée à 71 millions d’hectares dont
39,2 millions d’hectares sont à vocation agricole, soit 55 % de la superficie totale.
 La surface agricole estimée à 8700000 hectares presque 12,25 % de la superficie totale
du pays.
 Au Maroc on compte environ plus de 1273 entreprises auqui œuvrent dans
l’agroalimentaire cela représente environ 143 356 de personnes employées dans ce
secteur. Donc il représente un secteur moteur d’emploi dans la zone urbaine. De Plus
en milieu rurale, l'activité économique et l'emploi restent essentiellement agricoles. La
quasi-totalité de la population rurale vit de l'agriculture soit directement en tant que
producteurs, soit indirectement dans d'autres activités liées à ce secteur.

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 Le Maroc a le plus grand littoral en Afrique de 3500 km de côtes et sur une zone
économique exclusive de 200 milles marins.
 Le Maroc est considéré l’un des plus grands producteurs de poisson en Afrique.
 Le Maroc est considéré comme l’un des leaders mondiaux dans la production de
conserves de sardines.
 L’industrie de la transformation alimentaire est relativement importante et
bénéficie d’une forte base agricole. le taux de croissance du secteur agricole a
atteint une 1,5% en 2016.
 Une industrie diversifiée: pour les sous-secteurs des industries de la pêche, des
conserves alimentaires (production diversifiée et orientée vers l’export,

Section 2 : Plan Maroc Vert, le système d’agrégation et les plans agricoles-


agroalimentaires régionaux :

Le PMV est une stratégie Lancé en 2008 par Sa Majesté le roi Mohammed VI pour
objectif de faire du secteur agricole un levier prioritaire du développement
socioéconomique au Maroc.

Cette stratégie se place dans la continuité de plusieurs chantiers majeurs sur le plan
national tels que la création d'emploi, la lutte contre la pauvreté ou la protection de
l'environnement.

Le PMV est articulée autour d’une approche globale qui couvre l’ensemble des filières et
repose sur deux piliers majeurs : l’agriculture moderne et l’agriculture solidaire.

Dans l’objectif d’améliorer les performances des exportations agroalimentaires


marocaines, de nombreux instruments ont été intégrés dans le cadre du Plan Maroc Vert
visant, notamment, l’adaptation de l’offre exportable aux nouvelles donnes du contexte
international. De fait, à travers une série de contrats-programmes portant sur les
principales filières exportatrices, ces instruments consistent en : le renforcement de la
production destinée à l’export, l’amélioration de la productivité et de la valorisation des
produits agricoles, la promotion des exportations ainsi que l’amélioration de l’accès aux
marchés potentiels par le biais de la mise en place de partenariats commerciaux.

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Le Plan Maroc Vert vient de consacrer la place importante et le rôle primordial du
secteur agroalimentaire dans le développement économique et social du pays. Cette
stratégie est basée sur les principaux fondements suivants:

Premier Fondement : L’agriculture principales levier de croissance pour les 10-15


années prochaine

 Renforcement de la part de l’agriculture dans le PIB


 Création d’emploi
 La lutte contre la pauvreté : Amélioration de revenu agricole
 Accroissement de la valeur des exportations : fruits et légumes, oliviers.

Deuxième Fondement : L’agrégation

Représente un partenariat gagnant-gagnant entre l’amont productif et l’aval


commercial-industriel, il est pour objectif de faire bénéficier les acteurs des techniques
modernes de production et du financement.

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Avantages de l’agrégation:

Source : Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime

Accompagnement de l’Etat : Système gagnant-gagnant

Pour l’agrégateur, ce modèle d’organisation lui permet d’accéder à une large assiette foncière
sans mobilisation de capitaux ; de sécuriser une base plus large d’approvisionnement pour les
unités agroindustrielles avec des volumes plus réguliers et de meilleure qualité et de
développer ses capacités commerciales pour conquérir de nouveaux marchés.

De leur part, les agriculteurs agrégés sont en mesure d’améliorer leur revenu grâce au système
d’agrégation qui leur permet de mieux valoriser la production à travers l’amélioration de la
qualité de la production et un accès à un marché fiable ; d’ acquérir de nouvelles compétences
et de nouvelles technologies; d’accéder à des intrants plus performants; d’accéder à des
moyens de financement plus adaptés et d’avoir l’opportunité de reconversion dans des filières
plus valorisantes.

Pour l’Etat, l’agrégation constitue une approche adéquate pour le développement des filières
de production et des terroirs en confiant aux agrégateurs le rôle d’encadrement et d’animation
au profit des agrégés, ce qui se traduit par :

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 L’attraction d'une nouvelle vague d'investissements et le développement de pôles de
croissance autour des projets d’agrégation ;

 La création de richesses et d'emploi en milieu rural et le renforcement du tissu d'acteurs dans


le secteur agricole.

Source : Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime

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Les étapes de l’agrégation :

Source : Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime

Troisième Fondement : Plan Maroc Vert

Pilier I : Développement accéléré de l’agriculture moderne à haute valeur ajoutée et à


forte productivité.

Source : Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime

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Pilier II : Le Plan Maroc Vert insiste sur l’accompagnement solidaire des petits projets
agricoles situés en zone de montagne, oasienne et le Bour défavorable. Pour but
d’améliorer le revenu et petit agricole et lutter contre la pauvreté.

Source : Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime

Quatrième Fondement : Les plans agricoles régionaux

Pour l’achèvement des objectifs fixés en termes de création de richesse et d’emploi, et de lutte
contre la pauvreté, des contrats-programmes ont été lancés à partir de l’année 2008 portant sur
les filières du maraîchage, des agrumes, des fruits, de l’oléiculture, de l’aviculture, des
viandes rouges, du lait, des céréales et du sucre. Pour but :

 La création de 9 interprofessions.

 Signature de 16 Contrats Agricoles Régionaux pour mettre en place pour chaque région un
PMV en termes de projet, d’investissement, d’emploi.

 Le lancement de plus de 100 projets pilier II en 2010 et 102 projets pilier II en 2011 dans les
deux filières végétale et animale couvrant l’ensemble du territoire du Royaume

 Dynamiser les investissements en révisant les aides prévus dans le cadre du Fonds
Développement Agricole (FDA) pour atteindre des objectifs de la politique agricole du pays
et améliorer l’efficacité de FDA

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 La mise en place d’un Project Management Office (PMO) pour la gestion des Contrats
Programmes Etat/Profession

 L’amélioration massive de l’accès aux semences.

 Pour accompagner et financier les petits projets agricoles des contrats ont été signé entre l’état
et les banques pour créer une structure spécialisée qui aidera le petit agricole à bien gérer son
projet

 Augmentation de taux de valorisation par la création de deux agropoles

 La poursuite des dossiers de modernisation de 4 ORMVA pilotes : Doukkala, Loukos et Tadla


et le Gharb.

 La réalisation des programmes d’investissement dans l’irrigation : Programme National


d’Economie en Eau pour l’Irrigation et Programme de Résorption des Décalages (50 Milliards
DHS sur 10 ans).

 Le démarrage de la formation par apprentissage de 60 000 fils et filles d’agriculteurs.

 La création de l’Ecole Doctorale de l’Agriculture à l’IAV Hassan II ;

 Intégration des étudiants marocains à l’étranger par la création du système AMD

 Développement des produits de territoire

 Accompagnement technique et réglementaire pour augmenter la qualité de production

 La consolidation du système de suivi-évaluation et des systèmes d’information y afférant.

Dans le même contexte et pour améliorer l’environnement du secteur, une nouvelle loi a été
mis en place et qui va permettre d’améliorer la gouvernance et la prise de décision entre les
acteurs, de faciliter l’accès à de nouvelles ressources et a réalisation des projets.

De plus l’agrégation va permettre de clarifier le rôle et les droits de toutes les parties
impliquées dans le système d’agrégation .Aussi la nouvelle loi va permettre d’encourager et
soutenir le développement d’agrégation. Cette nouvelle stratégie agricole offre une visibilité
aux acteurs du secteur et encourage le dynamisme du secteur.

La collette des fruits de cette nouvelle stratégie de plans agricoles régionaux était très
remarquable par la croissance des investissements publics et privés, l’amélioration des

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conditions de production et l impact positif de cette stratégie sur le coté social et économique
du pays.

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Chapitre 2 : Accord entre le Maroc et le reste du monde.

Section1 : Accords et coopérations internationales

Le département de l’agriculture considère comme prioritaire la promotion du secteur agricole


dans son environnement international. Dans le cadre de sa stratégie globale d’ouverture et de
libéralisation, le Maroc a procédé, durant ces dernières décennies, à la mise en place d’une
série d’actions pour le renforcement d’accords et de relations de coopérations avec les
différents partenaires du Royaume dans le monde.

D’une part, plusieurs accords on été signé avec différents pays du reste du monde. Ces
accords de libre-échange ont été agrée en vue de s’ouvrir sur le marché mondiale et acquérir
de nouvelles connaissances et compétences dans le domaine de la production agricole et
surtout bénéficier de gains à l’échange.

Après l’adhésion du Maroc à l’Union africaine fin janvier 2017, le Maroc a forcé ses tournées
sur le continent africain.

Le premier accord avec le Ghana a été signé le 17 février 2017 dans le secteur de
l’agroalimentaire

Pour renforcer la compétitivité, valoriser les produits, et adapter la production à la


transformation a find améliorerle secteur.

Ainsi d autre Accords ont étés signée entre différents pays africaines :

- Accord de libre échange Maroc-Tunisie le 16 mars 1999.

- Accord de libre échange Maroc-Egypte le 27 Mai 1998.

- Accord de coopération agricole attractif le 01/07/2014.

-Accord de coopération de matière de pèche maritime Maroc- Sénégal 25/05/2015.

L’Accord d’Association Maroc-Union européenne a été signé le 26 Février 1996 avec des
protocoles agricoles prévoyant un traitement spécifique pour les produits agricoles. Il est entré
en vigueur le 1er mars 2000 avec une entrée anticipée depuis 1996 pour certains produits
agricoles à l’exportation vers l’UE. L’Accord d’Association Maroc-Union européenne a été
signé le 26 Février 1996 avec des protocoles agricoles prévoyant un traitement spécifique

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pour les produits agricoles. Il est entré en vigueur le 1er mars 2000 avec une entrée anticipée
depuis 1996 pour certains produits agricoles à l’exportation vers l’union européenne.

Traitement des produits agricoles transformés :

L’accord prévoit une séparation de l'élément agricole de l'élément industriel avec un


démantèlement progressif de ce dernier et le maintien de l’élément agricole. L’élément
agricole reflète l’écart dans une partie entre les prix sur le marché des produits agricoles en
question considérés comme mis en œuvre dans la production de ces marchandises et le prix
des importations de ces produits en provenance de l’autre partie.

Accord de libre-échange Maroc-Turquie :

L’Accord de libre échange entre le Royaume du Maroc et la République de Turquie avec la


Turquie a été signé en avril 2004. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2006. Cet accord
couvre les produits agricoles et les produits industriels.Les produits agricoles ont fait l’objet
d’un d’échange de concessions tarifaires sous forme de réductions tarifaires dans le cadre de
contingents (Cf. circulaire n°4976/222 de l’Administration des Douanes et impôts Indirects).

Accord de libre échange Maroc – Etats-Unis d’Amérique

L’Accord de libre échange entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amériques a été signé le 15 juin
2004 à Washington. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2006. Il s’applique au commerce des
marchandises aussi bien agricoles qu’industriels et commerce des services. L’Accord porte
également sur les aspects liés au travail, à la politique environnementale, aux marchés publics
et aux droits de propriété intellectuelle.

A l'exportation du Maroc :

Les concessions accordées varient d’un accès à droit nul dès l’entrée en vigueur, notamment
pour les produits de la floriculture, les tomates, les haricots les courgettes, les clémentines, les
raisins les fraises, les conserves d’olives, les huiles d’olives, à un démantèlement progressif
sur 18 ans. Des contingents sont accordées au tabac, coton, arachides et dérivés, sucre et
produits contenant du sucre, viandes bovines, certains produits laitiers, préparations de
tomates, et aux oignons et ail séchés ou en poudre. Le sucre et certains produits contenant du
sucre sont soumis à la condition d’exportateur net.

COOPÉRATION MAROC-ALLEMAGNE :

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Le Ministère de l’agriculture et de la Pêche Maritime a signé un accord de partenariat avec
le Ministère fédéral de l'Alimentation de l'Agriculture et de la Protection des Consommateurs,
lors du SIAM 2010. Une convention dans le domaine de la sécurité alimentaire entre le
l’Office Fédéral pour la Protection des Consommateurs et la Sécurité Sanitaire des Aliments
de la République Fédérale d’Allemagne (BVL) et l’ONSSA a également été conclue, puis
suivie d’une visite d’une délégation de l’ONSSA au siège de BVL, à Berlin du 13 au 17
septembre 2010.

Echanges sur les Coopératives :

Dans le cadre de la coopération Maroc-Allemagne, le Ministère de l’Agriculture et de la


Pêche Maritime, en accord avec l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au
Maroc, a organisé un voyage au profit d’un groupe de coopératives agricoles marocaines, du
11 au 15 octobre 2010, afin de leur présenter le système coopératif allemand par des visites
chez les coopératives agricoles allemandes, réputées par leur performance.

En janvier 2011, à l’occasion de la Semaine verte allemande, 27 Coopératives marocaines ont


pu présenter et vendre leurs produits dans un espace qui a été aménagé à l’image d’un Souk
typique marocain, avec l’ambiance festive qui caractérise les souks hebdomadaires marocains.

Section 2 : La part des exportations agroalimentaires marocaines dans le


marché mondial.
Conscient de l’importance du commerce extérieur dans son développement économique, le
Maroc a été l’un des premiers pays arabes et africains à admettre l’ouverture de son économie
et l’intégration à l’économie mondiale, à travers une stratégie ambitieuse de libéralisation
économique et commerciale dans laquelle le Royaume s’est résolument engagée depuis déjà
le début des années 80, ce qui a permis son adhésion au GATT en 1987 et la conclusion en
1994 des accords de Marrakech ayant donné naissance à l’Organisation Mondiale du
Commerce en 1995. Cette option d’ouverture a été reconduite durant les années 90 par la
consolidation des acquis, de même que l’adaptation sans cesse aux changements de
l’environnement national et international du commerce international, par l’engagement d’une
nouvelle génération de réformes ayant été entamées au début des années 2000, ce qui s’est

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concrétisé par l’élaboration et la mise en œuvre en 2009 d’une nouvelle stratégie de
développement et de promotion des exportations intitulée « Maroc Export Plus ».

Les exportations agroalimentaires marocaines ont connus une contre-performance durant ces
dernières décennies, malgré un contexte propice caractérisé par l’appréciation de la monnaie
étrangère et la mise en place de mesures visant le renforcement de la compétitivité du Maroc.
Ces exportations ont en effet enregistré une performance au cours de la période 2008-2016,
une augmentation à la fois faible et inférieure à celle du PIB (Ces exportations ont été
estimées à 31 milliards de Dirhams (données à fin Aout en 2016).

Source : Agriculture en chiffre

 Poissons et produits de la mer :

Les chiffres affichés par la filière marocaine de la pêche et des produits de la mer attestent de
l’excellente santé affichée par ce secteur qui semble garder le cap vers d’avantage de
développement. En plus des 500 000 emplois directs, indirects et induits générés actuellement
par le secteur maritime marocain, celui-ci contribue en effet à hauteur de 2 à 3% au Produit
Intérieur Brut (PIB).
Tableau : Evolution des poissons et produits de la mer entre 2014 et 2016
FAMILLES 2014 /2015 2015/2016

Quantité Valeurs Quantité Valeurs


(T) (MDHS) (T) (MDHS)
POISSONS CRUSTACES ET MOLLUSQUES 250301 6, 3 153274 5,2
CONGELES
CONSERVES DE POISSONS 122250 4,3 113903 3,8

DIVERS PRODUITS DORIGINE ANIMALE 132330 1,6 95528 931

SEMI CONSERVES DE POISSONS 19465 1,2 19656 1,2

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20
POISSONS CRUSTACES ET MOLLUSQUES FRAIS 14462 749 16045 797

RUSTACES MOLLUSQUES ET POISSONS FUMES 9204 273 8417 162

Source : Haut-commissariat au plan

MARCHE 2015 Les exportations en %

UE 285 352 52%


AFRIQUE
80 024 15%
SUBSAHARIENNE

Source : Haut-commissariat au plan

 Les exportations des produits de la pêche

Le Maroc dispose de deux façades maritimes, sur l’Océan Atlantique et la Mer Méditerranée,
qui s’étendent sur une longueur de plus de 3.500 km. En outre, avec une flotte, côtière et
hauturière, de près de 2993 navires et une infrastructure portuaire en pleine croissance et
grâce aux multiples accords de libre-échange conclus avec plusieurs pays, le Maroc est
devenu un des plus importants producteurs et exportateurs des produits de la mer dans le
monde arabe et en Afrique.

les exportations des produits de la pêche 2015 2016

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21
par valeur en million de DH en 2016

Crustacés, mollusques et coquillages 79 532 85 865


Conserves de poissons 5713 5898

Poissons frais, salés, séchés ou fumés 2347 2334

Farine et poudre de poissons 933 1452

Source : Haut-commissariat au plan

Les principaux marchés à l’export des produits de la pêche

3%
2.43%1.25%0.39% L'UE
Afrique
PECO
Asie
5.48%
Amérique du sud
4%
moyen orient
Autre Europe
11.34%
ALENA
54%
Océanie
18.13%

Source : Haut-commissariat au plan

 La conserve de poisson

En 2016, le Maroc occupe le premier rang mondial en tant que pays


producteur/exportateur de conserves de sardine, de l’espèce Sardina Pilchardus
Walbaum reconnue dans le monde entier pour sa qualité gustative.

Page
22
Source : Haut-commissariat au plan

 Les Produits congelés :

L’activité de congélation des produits de la mer occupe une place importante parmi les
activités de conservation et de traitement dans notre industrie. On compte 43 unités de
traitement dont la plupart se trouvent dans la partie Sud du Royaume, en raison du
développement de la pêche des céphalopodes et de la pêche pélagique.
Amérique,2.28% Afrique,3.30% PECO,3.87%

Moyen
Orient,0.24%
Asie,11.90%
Océanie,0.11%
Autres
Europe,0.12%

Union
Européenne,78.17
%

Source : Haut-commissariat au plan

 L’industrie de la farine et de l’huile de poisson :

La farine et l’huile de poissons sont fabriquées par 24 unités à partir essentiellement de la


sardine. La farine est destinée principalement à l’alimentation animale et dans l’aquaculture et

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l’huile de poisson utilisée dans l’alimentation humaine, l’industrie pharmaceutique,
cosmétique,

Principaux marchés à l'export (Farine de poisson) et (Huile de poisson)


Amérique,0.2
6% Afrique,3.07%

Valeur
Destination Tonnage (milliards
DH) PECO,28.23%
Union
Europe,51.91
Union %
12 455,4 13,41
Europe
Autre Asie,8.19%
4 647,6 6,64
Europe Moyen Autre
Orient,1.86%Europe,6.48%
Total 17 103 20,05

Source : Haut-commissariat au plan

 Exportation des Produits oléicoles :



 L’huile d’olive : Sixième fournisseur mondial d’huile d’olive, le Maroc enregistre
durant ces dernières décennies une évolution négative d’environ 1,4% par an en
moyenne. La moitié de ces exportations sont dirigés vers l’UE et le tiers dirigés vers
les marchés des Etats-Unis. D’un autre côté, cette filière est marquée par la
prédominance de la commercialisation locale de l’huile d’olive qui ingère environ
entre 85% et 95% de la production annuelle moyenne.

SOURCE : AGRICULTURE EN CHIFFRE

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Partie II : La filière marocaine du produits
agroalimentaire exportés :

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Chapitre 1 : Les exportations agricoles ventilées par région.

Section1: Quelques régions spécialisées dans l’export des produits


agroalimentaires :
Le secteur agroalimentaires représente l’un des piliers de l’économie marocaine, les
exportations agroalimentaires représente une grande part dans la participation de
l’amélioration de la croissance économiques marocaines chaque régions du royaume
prends parts de ses exportations est essaye a évoluer ses exportations. On a essayé de
choisir quelques régions tels que :

 Souss-Massa-Darâa
 Les trois régions du SUD
 Rabat-Salé-Zemmour-Zaer
 Marrakech-Tensift-El Haouz
 Gharb-Chrarda-BniHssen
Nous allons essayer d’étudier la part de chaque région dans les exportations agroalimentaires :

Souss-Massa-Darâa

Le secteur agroalimentaire constitue un véritable instrument économique pour la région Souss


Massa et un vecteur d’intégration pour la population locale. La Région est considérée comme
la 1ère région primeuriste et agrumicole du pays avec un PIB régional de 17,3% national
signalé en 2016, le secteur est particulièrement dynamique avec 14 Mdhs du chiffres
d’affaires annuels généré par les unités de transformation la souss massa Deraa occupe la
seconde place agroalimentaires au niveau national après le grand Casablanca ,les expéditions
de cette région à l’étranger concernent essentiellement les agrumes et primeurs (45,5%) et les
produits de l’industrie alimentaire avec 30,1% des ventes totales de la région ainsi que la
région se dispose d’un potentiel naturel végétal et halieutique important, elle est considérée
comme le réservoir national de tomates et d’agrumes, et dispose l’un des premiers ports de

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26
pêche du royaume, autant d’atouts qui ont permis une concentration de l’industrie autour de
l’activité agroalimentaire.
Les activités concernent principalement la transformation et la mise en conserve de poissons,
le conditionnement des produits agricoles ainsi que les minoteries industrielles. Le secteur
contribue à hauteur de 78% de la production industrielle et emploie 2/3 de la main d œuvre,
c’est aussi le secteur exportateur par excellence. A noter que 70% des unités industrielles de
grandes taille (dont l’effectif est supérieur à 200) sont actives dans l’agroalimentaire
notamment la préparation et conserve de poisson (40%) selon les dernières statistiques.

Source : Plan Maroc Vert

Les trois régions du sud


Les trois régions du sud à savoir Laâyoune-Boujdour-Sakia-Lhamra, Guelmim-Essemara, et
Oued-ed- Dahab-Lagouira se caractérisent par une activité industrielle émergente qui se
concentre autour des industries agroalimentaires liées essentiellement à la transformation des
produits de la mer.
Les trois régions groupées constituent le sixième pôle d’exportation au niveau national avec
218 exportateurs qui réalisent un chiffre d’affaires très important à l’export surtout dans le
domaine de la pèche car la région dispose d’une façade littorale de 667 km, elle est dotée d’un
port de pêche, Dakhla. En 2016, L’activité d’exportation du poisson congelé sur le port de
Dakhla enregistre 102.330 t par an. D’une valeur de 1897 millions de dirhams. Les poissons

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pélagiques constituent près de 94,8% du volume total Débarqué dans la région, leur part, dans
les recettes ne dépasse pas 48,3% contre 10,4% pour les poissons blancs. Ainsi que la région
de LAYOUN SAKIA L HAMRA qui est dotée de trois principaux ports de pêche : Tarfaya,
Laâyoune et Boujdour. En 2016, la production débarquée, en quasi-totalité via ces ports est
estimée à près de 203 mille tonnes d’une valeur de 956 millions de dirhams. Le port de
Laâyoune contribue, à lui seul, au débarquement de près de 87 % de ce volume. Environ 90%
du volume total débarqué est constitué de poissons pélagiques qui assurent la grande part des
recettes, soit 37,9 % des recettes de la pêche.
Aussi la région de guelmim oued noun La pêche maritime: En 2016, la production
débarquée via le port de Tan-Tan a chuté de près de 10 mille tonnes contre 30 mille tonnes en
2013 et d’une valeur d’environ 210 millions de dirhams. Quoique les poissons pélagiques
constituent près de 80% du volume total débarqué dans la région, leur part, dans les recettes
passe à 40 % pour les poissons blancs

GHARB CHRARDA BNI HSSEN

La région du Gharb-Chrarda-BniHssen occupe la neuvième position parmi les régions du


Maroc, elle compte 113 opérateurs à l’export qui participent avec 5.5% dans les exportations
du pays. En 2016, les expéditions de cette région enregistrent une hausse considérable de
76,8%, soit 8,7Mds DH contre 6Mds en 2015

Section 2 : Principaux importateurs par régions agroalimentaires

Dans cette section, nous allons essayer de mettre en lumière les différents clients de chaque
région spécialisée dans l’export des différents produits par secteurs d’activité y compris le
secteur agroalimentaire, qui représente l’un des secteurs qui rapporte le plus en matière de
valeur ajoutée.

RÉGION SOUSS-MASSA-DARÂA :

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Entre 2008 et 2016, les exportations de la région du Souss-Massa-Darâa se sont évoluées à
hauteur de 57% sur huit pays de l’Union Européenne. La France et l’Espagne se sont
approvisionnées auprès de cette région en produits agricoles (66,8%), de la pêche (7,8%) et
des industries alimentaires (23,8%) pour une valeur de 5,7Mds DH, soit 98,4% de leurs
commandes faites à la région au cours de la même période.

LES TROIS RÉGIONS DU SUD

En 2016, 8 pays constituent les principales destinations des exportations des régions du sud à
hauteur de 59,5%. L’Espagne vient en première position avec 20,3%, suivie des Etats-Unis
avec 6,8%.

Les achats de l’Espagne sont constitués exclusivement de produits des industries alimentaires
et de la pêche à hauteur de 99,5%. Les Etats- Unis se sont approvisionnés auprès de ces
régions exclusivement en phosphates.

RÉGION RABAT-SALÉ-ZEMOUR-ZAER :

Les principaux clients de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër demeurent les pays de


l’Union Européenne (UE) à hauteur de 81,6% des expéditions de cette région ou 5,2Mds DHs.
L’Algérie vient au deuxième rang avec 5,6% suivie du Taiwan et de la Tunisie avec de faibles
parts respectives de 1,3% et 1,2% selon les statistiques en 2016.

RÉGION DE MARRAKECH-TENSIFT-EL HAOUZ :

Quatre destinations constituent 60,1% des exportations de la région en 2016 contre 65,2% en
2015 il s’agit de :
- La France avec 1,8Md DH dont 54,7% des achats en produits agricoles et agro-alimentaires ;
- Les Etats-Unis pour un montant de 656MDH, dont 47,3% de phosphates et dérivés ;
- L’Espagne : 414MDH dont 53% en minerais ;
- L’Italie (381MDH dont 30,7% de minerais et 40,1% de produits des industries de
l’habillement, du textile et du cuir).

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Région de Gharb-Chrarda-BniHssen :

Les exportations de la région du Gharb-Chrarda-BniHssen vers le reste du monde s’effectuent


à hauteur de 77,2% sur cinq pays de l’Union Européenne dont notamment la France qui a
gagné 14,2 points : 29,9% contre 15,7% ; suivie du Royaume-Uni avec 29% contre 27,1 en
2016.

RÉGION FÉS-BOULMANE :

La région de Fès-Boulemane a réalisé 84,3% de son chiffre d’affaires à l’export avec six pays
de l’Union Européenne dont notamment, la France (44,3%) et l’Espagne avec 20,1% en 2016

RÉGION MEKNES-TAFILELT :

Les exportations de la région de Meknès-Tafilalet en 2016 s’orientent vers plusieurs


destinations dont la Chine avec 27,1%, suivie de la France et de l’Italie qui représentent
respectivement 19,9% et 10%.

Régions de Tadla-Azilal et Taza-Al Hoceima-Taounate :

La région de Tadla-Azilal exporte 67,6% de ses produits vers cinq pays de l’Union
Européenne. Quatre pays de cette Union absorbent à eux seuls 97,1% des expéditions de la
région de Taza-Al Hoceima-Taounat constaté en 2016.

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Chapitre 2 : les performances et les renforcements des produits
agroalimentaires.

Section 1 : Performances des exportations des principaux produits


agroalimentaires

FILIÈRES DES MARAÎCHAGES DE PRIMEURS :

Les filières des maraîchages de primeurs englobent un ensemble de produits agricoles


stratégiques pour le Maroc dont, en particulier, les tomates et les pommes de terre. Les
objectifs en termes d’exportations prévus à l’horizon 2020 dans le cadre du Plan Maroc Vert
pour ces filières sont ambitieux. Ainsi, une production de près de 1,7 millions de tonnes est
fixée pour l’horizon 2020, soit un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de près de 7,1%.
Ce résultat est lié à plusieurs facteurs dont, en particulier, les effets négatifs de la crise
mondiale et de la crise de l’euro qui a affectée l’Europe, le principal client du Maroc pour ces
produits. De même, des conditions climatiques extrêmes (inondations, vague de froid) ont
contrarié les productions en 2015 et 2016, ce qui s’est répercuté sur l’offre exportable.
Néanmoins, il est à noter que les performances réalisées sont également, d’une part, le résultat
d’une faible diversification des débouchés, et d’autre part, d’une politique mettant fortement
l’accent sur l’augmentation de la production au détriment de la promotion et de la
prospection de nouveaux marchés.

FILIÈRES DES AGRUMES :

Dans l’objectif de remédier aux faibles performances des filières d’agrumes, des
programmes de rajeunissement des vergers agrumicoles ont été mis en œuvre et ont été
renforcés dans le cadre du Plan Maroc Vert. En outre, des objectifs importants en termes
d’exportation ont été fixés à l’horizon 2020 pour ces filières dans le cadre de ce Plan pour
atteindre 1,3 millions de tonnes, soit un TCAM de près de 8,1%.

Dans ces six dernières années, les exportations réalisées se sont élevées à près de 0,56
millions de tonnes, soit près de 87% de l’objectif fixé. Cette situation découle, en particulier,
d’une faible capacité à satisfaire les marchés traditionnels du Maroc (notamment les pays de
l’Union européenne), en termes de qualité et de prix, sachant que le Maroc ne parvient pas à

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couvrir la totalité de ses quotas dans ces marchés, dans le cadre de l’accord agricole avec son
partenaire européen.

FILIÈRE OLÉICOLE :

L’huile d’olives est une des filières prioritaires du Plan Maroc Vert, de fait les
investissements qui lui sont consacrée sont conséquents. Ainsi, le contrat-programmes Etat
profession de cette filière est financé à hauteur de 28% par les fonds publics. En termes
d’objectifs d’exportations, le PMV s’est fixé un volume de près de 0,12 millions de tonnes
d’exportation d’huile d’olives à l’horizon 2020, ce qui donne un TCAM de près de 18,3

Les exportations d’huile d’olives en enregistrés de près de 24.649 tonnes, soit environ 93% de
l’objectif fixé. Malgré ce taux relativement élevé, il est à signaler que les réalisations à
l’export de cette filière demeurent très fluctuantes d’une année à l’autre et restent concentrées
sur deux principaux marchés à savoir l’Union européenne et les Etats-Unis.

Réalisations par filières des exportations agroalimentaires

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Produits transformés :

Filière de pèche :

La pêche maritime génère une production annuelle de plus d’un million de tonnes, place le
Maroc au premier rang des producteurs africains et au 25ème à l’échelle mondiale.

Cette production est assurée à hauteur de 13% par une flotte constituée de 356 navires
hauturiers, 85% par 1700 bateaux de pêche côtière et 17000 barques artisanales et 2% par
d’autres activités.

80% des débarquements de la pêche côtière et artisanale sont destinés à l’approvisionnement


de l’industrie de traitement des produits de la mer au nombre de 305 unités à terre, 20%
fournissent le marché local de la consommation.

La totalité du poisson pêché transite par les halles situées dans les ports marocains.

La valorisation des produits de la mer :

L’industrie de traitement et de valorisation des produits de la mer assure 60% des exportations
agro-alimentaires du Maroc, soit 12% de ses exportations totales, 95 milliards (DH) de chiffre
d’affaires à l’export et 60.000 emplois.

Elle se répartit par filières comme suit :

 conserve : 43 unités, avec 210 millions d’€ de chiffre d’affaires à l’export pour une
production de plus de 106.000 t.,en constante augmentation, constituée
essentiellement de sardine 92%, maquereau 7% et thon 1%.
 semi conserve : 20 unités, production:15.750 t. totalement exportées, C.A. 630
millions DH.
 congélation : 145 unités, production 60.000 t, C.A. à l’export : 2250 millions DH.
 poisson frais : 75 unités, 50.000 t. de poisson frais et de coquillage, C.A. à l’export :
1260 millions DH
 algues marines : 3 unités, production 1500 t. à partir de 8000 t. de matières premières,
C.A. : 180 millions DH.

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Farine et huile de poisson : 22 unités, production 60.000 t. à partir 300.000 t. de petits
pélagiques, C.A. 3150 millions DH

Filière d’oléicoles :

Concernant le secteur des produits végétaux transformés, il est caractérisé par un faible taux
de valorisation de la production agricole marocaine. Pour le développement de ce secteur, la
filière oléicole (comprenant l’huile d’olives et les conserves d’olives) représente un créneau
porteur en forte progression au niveau du marché mondial.

Au Maroc, la trituration des olives est réalisée par un secteur moderne composé d’unités
industrielles et semi-industrielles et par un secteur traditionnel constitué d’unités artisanales
(les maâsras). Le secteur moderne compte plus de 345 unités industrielles ou semi-
industrielles avec une capacité de transformation de prés de 420.000 tonnes. L’activité de la
trituration traditionnelle compte plus 16.000 unités pour une capacité annuelle totale
d’environ 170.000 tonnes par an. Ce système traditionnel produit en moyenne près de 42% de
la production nationale de l’huile d’olive.

Produits non transformés :

Filières des agrumes :

La filière agrumicole a connu, depuis l’entrée en vigueur du contrat-programme signé en 2008


entre l’Etat et la profession dans le cadre du Plan Maroc Vert, un développement important
grâce aux efforts entrepris par les professionnels et aux incitations accordées par l’Etat, les
exportations d’agrumes, qui oscillent autour d’une moyenne de 500.000 T par an, représentent
une source importante de devises avec l’équivalent de près de 3 milliards DH par an. Les
régions de production sont représentées essentiellement par le Souss Massa, le Gharb, la
Moulouya, le Tadla et le Haouz qui détiennent, à elles seules, plus de 93% de la superficie
nationale.
Les exportations d’agrumes sont destinées principalement aux marchés de la Russie et de
l’Union Européenne qui absorbent près de 80 % des quantités exportées. Le reste des marchés
est représenté en grande partie par les pays de l’Amérique du Nord (Canada et USA) et les
Pays du Golfe.

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L’évolution des exportations d’agrumes au cours des 5 dernières campagnes par marché se
présente comme suit :

Source : Haut-commissariat au plan, la banque mondial

Filière des tomates :

LES TOMATES :

Au Maroc, parmi les principaux produits agricoles non transformés destinés à l’export
figurent les tomates qui jouent un rôle socio-économique important. Ainsi, en termes
d’exportation, ce secteur rapporte des recettes en devises appréciables qui ont dépassé 2,7
milliard de dirhams. Sur le volet social, ce secteur génère en moyenne près de 9 millions de
journées de travail par an aussi bien au niveau de la production que du conditionnement et de
la transformation.
La filière des tomates au Maroc présente plusieurs atouts structurels dont, notamment, une
main-d’œuvre bon marché, un climat favorable et un marché intérieur permettant d’absorber
les écarts entre la production et les exportations. En outre, cette filière a bénéficié d’avantages
concurrentiels spécifiques comprenant, essentiellement, un bon encadrement de la production
qui a conduit au rayonnement de l’expertise marocaine dans ce domaine, un important
professionnalisme à travers une traçabilité effective, un système de management qualité et une
qualification des grandes firmes, une intégration verticale entre grandes exploitations de serre

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et grands exportateurs ainsi que la possibilité de cultiver sur l’ensemble de l’année dans le sud
du pays (Dakhla).
Toutefois, malgré ces atouts considérables pour le Maroc, cette filière est confrontée à
plusieurs contraintes structurelles qui limitent son essor à l’export. Ces contraintes peuvent se
résumer en l’existence de vagues de froid ou de Chergui qui peuvent retarder des maturités ce
qui contrarie les engagements commerciaux, les coûts élevés des intrants (le plastique et les
cartons sont plus chers qu’en Europe car ils sont pour la plupart importés), la vétusté d’une
grande partie du parc de serre ainsi que les quotas qui limitent les volumes exportés vers
l’Europe.
A souligner que l’une des contraintes majeures des exportations marocaines de tomates
réside dans les quotas et les prix d’entrée qui leurs sont imposés pour accéder au marché de
l’UE sur la période octobre-mai. De même, et en dehors de cette période, entre les mois de
juin et août, ces exportations sont également freinées sur ce marché à travers l’application
d’une protection tarifaire prohibitive, qui est telle que même avec des coûts de production
plus faibles, les tomates marocaines ne pourraient concurrencer les tomates européennes car
lesdroits de douane appliqués les rendent moins compétitive.

Section 2: Instrument pour le renforcement des exportations


agroalimentaires
L’agroalimentaire est un secteur clé et primordial de développement économique, social et
environnemental du Maroc, grâce à sa contribution moyenne de 16% de PIB à son amont
agricole et 4% à son aval.

Ce secteur couvre prés de 44% d’opportunités d’emploi et 10% d’exportation global du pays.
Pour cela le PNEI signe de nouveau partenariat public-privé pour but de mobilisé toutes les
actions nécessaires pour le développement de nouvelles stratégies qui permettent de construire
un secteur fort et en plein de croissance.

Pour son développement l’état marocain conserve 13contrats parmi 111 pour le secteur agro-
alimentaire qui concerne les filières suivantes : l’olive, l’argan, les conserves de fruits et
légumes, les épices et plantes aromatiques et finalement le marché domestiques pour faire
face à la concurrence mondiale qui concerne l’exportation de ces produits.

Ces mesures ont permet d’ouvrir prés de 24000 postes d’emploi direct et d’augmenter le PIB
additionnel de prés de 1MME.

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Ces mesures se résument sur les cinq plans suivants :

- un plan de développement des filières à fort potentiel à l’export.

Pour augmenter le taux d’exportation et pour encourager la demande externe sur ces produits,
l’état à donner promesse aux investisseurs de mobiliser tous ses sources pour l’amélioration
de l’état d’infrastructure et de services.

-Plans de développement et de restructuration des filières des denrées de base nationales

Le développement de ces filières s’articule sur la mise en place d’un plan viande et un plan de
développement qui permet d’augmenter la production laitière.

-Plan d’appui ciblé les filières intermédiaires

Les parties concernées rétrocèdent sur l’importance d’accompagner la progression d’efficacité


et de performance des filières intermédiaires à travers l’amélioration des exportations et le
suivi des PME entrant dans le programme compétitive .

-Programme de formation adaptée au secteur

Le but de ce plan de formation est d’assurer l’existence de prés de 24000 profils qualifies et
adaptés aux besoins de développement de secteur agroalimentaire.

-Réseau d’agropoles

Sur ce réseau six possibilités de création de programme seront étudiées qui concerne des
agropoles de Meknes, du soussgharb, haouz, tadla et l’oriental.

Vu l’importance de secteur IAA au Maroc, le plan Maroc Vert a été crée pour augmenter le
niveau d’amélioration de l’offre en matière de produit agricole transformable et de créer une
zone industrielle agroalimentaire.

La nouvelle stratégie du commerce extérieur se base sur la recherche de nouvelle opportunités


et marché extérieur pour le secteur agroalimentaire. Pour cela cette stratégie s’articule sur : le
ciblage géographique (17Marché potentiel), promotion et accompagnement des exportateur au
niveau de leurs actions.

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Pour le développement de ce secteur, un ensemble de mesure ont été pris et qui concerne :

-Amélioration des conditions d’accès aux marchés

Il s’agit d’une politique de libre échange des transactions économiques et commerciales


signées par le Maroc et qui est pour but l’annulation des difficultés douanières, pour faire
jouer la libre concurrence à l’intérieur comme à l’extérieur.

Ces accords permettent à la fois l’amélioration des conditions d’accès au marché Européenne,
Américaine et de certains pays arabes aussi l’augmentation des exportations, la création
d’emploi et l’amélioration de la production. Et pour terminer le Maroc opte pour un
packaging adéquat qui valorise le produit destiné à l’exportation et donc faire face à la
concurrence.

• Dynamisation du PMV et du Pacte de l’Emergence Industrielle.

Pour faire face aux insuffisances qui bornent la possibilité d’amélioration et de croissance de
la branche des fruits et légumes, des mesures ont été pris par l état et qui concerne la
mobilisation des ressources du secteur privé et public autour du programme d’investissement
et ce dans le cadre du plan Maroc Vert.

• Amélioration des productions agricoles transformées destinées à l’export

Comparativement aux céréales qui occupent 75% de la superficie agricole et qui représente
10% des transactions agricoles et qui n’assurent que 5% de la main d’œuvre de secteur
agricole , les chaines de production des légumes, agrumes et l’oléiculture génèrent 80% de la
main d’œuvre agricole et d’une haute valeur ajoutée de production végétale. Pour cela sont
encouragés et renforcés par l’état Marocaine.

• Accélération de la réforme du régime foncier

Pour dynamiser le secteur agricole et agroalimentaire (qui est marqué par une faible
productivité et une insuffisante de la chaine logistique en comparaison aux concurrents de
même secteur) une nouvelle réforme à été pris par état concernant l’accélération de
l’investissement dans le secteur, de savoir-faire et la meilleure connaissance du marché.

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Partie 3 : Etude empirique de l’impact des
exportations agroalimentaire sur la croissance
économique du Maroc

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I. Revue de littérature empirique : Exportations et croissance
économique
Le commerce constitue l’un des principaux déterminants de la croissance économique. Les
politiques économiques visant la croissance des exportations et la libéralisation commerciale
ont été au milieu des planifications recommandées aux pays en développement. Plusieurs
fondements empiriques ont tenté d'analyser les retombées des exportations en générale et des
exportations agro-alimentaire sur la croissance économiques du pays en sujet.

Michaely, Heller et Porter (1978) ont étudié la corrélation entre le taux de croissance des
exportations agricoles et le taux de croissance de la composante non exportée de la
production. Le coefficient de corrélation de Spearman obtenu est 0,57 pour les pays les plus
riches et 0,09 pour les autres pays entre ces variables.

L'étude de Feder (1982) en utilisant une régression linéaire multiple, son objectif est d'estimer
l'équation théorique qui liée le taux de croissance du PIB au taux d'investissement, le taux de
croissance de la population, le taux réel des exportations et le taux de croissance réel des
exportations multiplié par la part des exportations dans le PIB.L'étude porte sur un panel de
50 pays en développement couvrant la période (1964-1973) et teste l'hypothèse que d'une part,
les productivités marginales dans le secteur exportateur sont plus fortes et que d'autre part ce
secteur exportateur génère des externalités positives. La régression donne effectivement des
coefficients significatifs valant respectivement 0,75 et 0,13, ce qui confirme l'hypothèse d'un
effet bénéfique de l'ouverture via la concurrence et la diffusion technologique sur la
croissance.

D'autres tests ont également étudié l’impact des exportations agroalimentaire sur la croissance
économiques. Jung et Marshall (1985) ont testé le sens de causalité entre ces deux variables à
l'aide d'un test de Granger sur la base de séries temporelles pour un échantillon de 37 pays en
développement. Ils montrent que la prédiction habituelle d'un effet significativement positif
des exportations agro-alimentaire sur la croissance économiques n'est empiriquement validée
que dans quatre cas. A contrario, à partir d'un test de Sims, Chow (1987) met en évidence une
forte relation causale bidirectionnelle entre la croissance des exportations et le développement
industriel de huit (08) nouveaux pays industrialisés « ouverts » (parmi lesquels se trouvent la

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Corée du Sud, le Hong-Kong et la Taiwan) et conclut que les deux variables bénéficient l'une
de l'autre.

Dans le même sens, Love (1994) a utilisé un test de Granger amélioré sur 20 pays en
développement à revenu faible et moyen. Les résultats montrent qu’il y a une faible
croissance tirée par les exportations agro-alimentaires.

Chenery (1988) identifia la demande intérieure, les exportations agro-alimentaires, la


substitution d'importation et le changement technologique comme les moteurs de
l'industrialisation selon les pays. Dans des pays comme la Corée, la Taïwan, Israël et la
Yougoslavie, les exportations agroalimentaires ont été à la base du processus
d'industrialisation et donc la croissance économique.

C'est dans ce sens que Malek (2000), dans sa thèse de doctorat intitulé « libéralisation des
échanges extérieurs, croissance, salaire et emploi en Tunisie «, a analysé le rapport qui peut
exister entre les exportations agroalimentaires et la croissance économique dans les pays en
développement. L'étude des différents modèles de croissance ayant traité la question de
corrélation des exportations, comme indicateur d'ouverture à l'échange et la croissance
économique lui ont permis de spécifier les éléments à prendre en compte dans l'étude de cas
tunisien. Les résultats de ces tests économétriques ont montré que l'orientation commerciale
surtout des produits agroalimentaires vers l'extérieur a eu des effets positifs sur les
performances macroéconomiques.

Félix Fofana N'Zué (2005), dans une étude qui a pour objectif d'analyser la relation de
causalité au sens de Granger entre l'expansion des exportations agricoles et la croissance
économique de la Côte d'Ivoire et de déterminer ses implications en matière de création
d'emplois et qui s'est faite sur la base des tests de stationnarité, de cointégration et de causalité
au sens de Granger, conclut que malgré l'absence de cointégration entre les exportations
agricoles et la croissance économique, il existe une relation circulaire entre elles. En outre, il
n'y a pas de cointégration entre le facteur travail, les exportations agricoles, les dépenses
publiques et la croissance économique.

Toujours dans l'intérêt de souligner l'importance des exportations agricoles et en particuliers


celles des produits agroalimentaires dans le processus de la croissance, Honoré Lezona (2005)
a fait une étude pour analyser l'impact des exportations agricoles sur la croissance
économique sur la période 1972-2002 au Congo. Il a été amené à mettre en relation les

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41
facteurs favorables de la croissance économique, par le biais des exportations, et notamment,
à déceler les obstacles qui freinent cette croissance. En ce qui concerne la méthode d'analyse
utilisée, elle consiste à estimer un modèle de croissance qui fait recours à une fonction de
production. Sept variables (PIB par tête, formation brute du capital fixe, termes de l'échange,
exportations pétrolières, exportations non pétrolières, exportations agroalimentaires et
instabilité politique) ont été utilisées dans ce modèle économétrique (modèle à correction
d'erreur) qui prend en compte, aussi bien, les effets de court terme et de long terme. Les
résultats obtenus de l'estimation révèlent que les exportations agroalimentaires, les
exportations pétrolières et les exportations non pétrolières ont une influence positive mais non
significative sur la croissance économique. Par contre, l'instabilité politique impacte
négativement sur les performances économiques. Seynabou Diallo (2001) avait observé des
résultats similaires en faisant une étude intitulée « Exportation et croissance économique au
Sénégal : Une analyse empirique ».

De l'ensemble de ce qui précède nous pouvons retenir que les exportations en générale, et
celles d’agriculture et d’agroalimentaires constituent une source importante de la croissance
économique. La question que nous nous posons est de savoir comment ces différents modèles
peuvent s'appliquer pour étudier l’impact des exportations agroalimentaires sur la croissance
économique au Maroc.

II. Méthodologie et données


Depuis la création du projet « Plan Maroc Vert », le Maroc a connu une évolution profitable
des gains à l’échange tirés de l’exportation des produits agro-alimentaires, grâce aux efforts
agencés par le Ministère de l’agriculture et des professionnels dans le domaine.

D’un point de vue économique, social et environnemental, les exportations agro-alimentaires


sont fortement liées à l’amélioration de la valeur ajoutée nationale, ce qui est favorable à
l’accroissement de la croissance économique en général.

C’est pourquoi, nous allons traiter dans cette partie, l’impact global et individuel des
exportations agro-alimentaires, des exportations non agro-alimentaires, des importations et du
taux de change qui joue un rôle dans la détermination de la valeur de la monnaie national
(Dirhams) par rapport à une monnaie étrangère, sur le Produit Intérieur Brut (PIB). La
question qui se pose est de savoir est ce que les exportations agro-alimentaires et non
agro-alimentaires ont un impact positif sur la croissance économique?

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42
Par ailleurs, pour expliquer comment se détermine un ou plusieurs phénomènes
économiques on construit un modèle à partir d'un certain nombre d’hypothèses dans le cadre
d'une théorie particulière. Pour cela il faut disposer de mesures réelles des phénomènes
(statistiques) et vérifier en moyen des techniques issues de la statistiques mathématiques que
le modèle correspond a ces données observées. Le choix le plus simple est celui d'une relation
linéaire entre les variables étudiées.

Pour se faire on va essayer d’expliquer l’impact des exportations agro-alimentaires et non


agro-alimentaires sur le PIB.

En raison du problème de limitation de données, l’échantillon que nous avons pu construire se


compose de 50 observations datant de 1966 à 2015.

Ces données seront ensuite compilées dans un fichier Excel pour ensuite les traiter moyennant
l’utilisation du logiciel Econométrique EVIEWS.

 Définition des variables étudiées :

Le produit intérieur brut

Le produit intérieur brut est l'agrégat qui représente la richesse d’un pays créée pour une
période donnée et le résultat final de l’activité de production ,se calcule a partir de
l’agrégation des valeur ajoutées, autrement dit, le PIB mesure ce qui a été produit au niveau
d’un pays pendant une certain période par l'ensemble des agents économiques, l’addition des
produits individuelles, réalisée par les différentes agents économiques , conduirait a compter
plusieurs fois les bien utilisées sous forme de consommations intermédiaires.

L’importation

L’importation de marchandises donne lieu à un déplacement physique d’objets qui


franchissent la frontière, alors que l’importation de services correspond, pour l’essentiel, à
des opérations immatérielles. C’est une entrée dans un pays de produits – marchandises ou
services – provenant de l’étranger

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43
Taux de change

Le taux de change détermine le prix d’une devise exprime en une autre devise. En régime de
taux change fixe, le taux (ou le cours) de change ne varie pas , mais peut être périodiquement
réajusté .En régime de change , flottants , en revanche , le taux de change fluctue
quotidiennement en fonction de l’offre et la demande pour telle ou telle devise sur le marché
des échanges .

Exportation agro-alimentaires

La valeur des exportations agro-alimentaires regroupe l’ensemble des gains tirés des produits
exportés par le pays durant une année.

Les produits phares à l’export sont :( le Blé, le café, la céréale, le Maïs, le Riz, la viande
totale et le Poisson).

Exportation non agro-alimentaires

Regroupent l’ensemble des produits non agroalimentaires exportés (Produits industriels) en


quantité. Cette variable a été choisie pour faire une comparaison entre l’export des produits
agro-alimentaires et non agro-alimentaires dans la contribution à l’évolution du PIB ou (bien
dans la croissance économique du Maroc).

N.B : Pour la variable PIB, exportations agro-alimentaires, non agro-alimentaires et les


importations les valeurs sont en millions de Dollar, nous avons essayé d’introduire le LOG sur
les variables pour respecter l’homogénéité des variables.

Comme nous l’avons mentionné précédemment, les exportations jouent un rôle important à
l’évolution du PIB marocain, notre modèle donc sera élaboré sous la forme fonctionnelle
suivante :

Notre analyse sera basée sur la méthode des moindres carrés ordinaires pour estimer les
paramètres, pour aboutir à des résultats concrets et surtout pertinents.

Nous allons tout d’abord commencer par une représentation graphique des variables :

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Graphique : Evolution du PIB au Maroc entre 1966 et 2015

Pour l'ensemble de la période 1966-2015, on enregistre une moyenne annuelle de 49 MDH. en


2015 qu'on enregistre la valeur la plus élevé (113 MDH) et en 1966 qu'on enregistre la valeur
la plus basse (12 MDH). A partir de ce graphique, on remarque une évolution ascendante au
cours du temps.

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Graphique : Evolution du l’exportation agroalimentaires au Maroc entre 1966 et 2015

Pour l'ensemble de la période 1966-2015, en 1993 qu'on enregistre la valeur la plus basse (113
MDH) et en 2013 qu'on enregistre la valeur la plus élevée. Cette transition des niveaux élevés
et bas, enregistres surtout en 1987 et 1994 est due a l’ouverture de l’économie marocaine et
La libéralisation du secteur agricole.

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46
Graphique : Evolution du l’exportation non agroalimentaires au Maroc entre 1966 et 2015

Pour l'ensemble de la période 1966-2015, en 1982-1983 qu'on enregistre la valeur la plus et


en 1988 qu'on enregistre la valeur la plus élevée. Ces fluctuations qu’a connu le Maroc au
niveau des exportations non agroalimentaires, notamment après le plan d’ajustement
structurel (PAS) sont du grâce a l'intégration de l'économie marocaine a l’échelle mondial. Le
PAS a prévu dans ce domaine, la suppression des licences d'exportation, et (le plus important)
l'élimination progressive de la liste des produits soumis à une licence d'importation et de la
liste de produits prohibés à l'importation.

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Graphique : Evolution des importations agroalimentaires au Maroc entre 1966 et 2015

Pour l'ensemble de la période 1966-2015, on enregistre une moyenne annuelle de 12


(MDH).C'est en 2015 qu'on enregistre la valeur la plus élevée et en 1960 qu'on enregistre la
valeur la plus basse.

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Graphique : Evolution des importations agroalimentaires au Maroc entre 1966 et 2015

Pour l'ensemble de la période 1966-2015, on enregistre une moyenne annuelle de 7,23. Le


changement enregistré entre la première et la dernière année est de 93 %. C'est en 2001 qu'on
enregistre la valeur la plus élevée (11,3) et c'est en 1979 qu'on enregistre la valeur la plus
basse (3,9).

Graphique : PIB en fonction des exportations agroalimentaires, non agroalimentaires,


l’importation et le taux de change :

Sortie EVIEWS : Elaboré par nos propres soins

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Après la lecture du graphique on peut supposer qu’il ya un lien entre les variables. En effet,
les exportations agroalimentaires et non agroalimentaires exercent une influence sur le produit
intérieur brut durant la période étudiée. Ce qui va nous pousser à avancer dans notre étude
économétrique.

Une façon simple de représenter la dépendance du PIB envers les exportations


agroalimentaires, les exportations non agroalimentaires, les importations et le taux de change,
consiste à vérifier l’existence d’une relation linéaire entre les variables de type :

Dans une représentation de ce type, la caractérisation de la dépendance de la variable Y


envers les variables X, c’est à dire la façon dont les variations des X provoquent des
variations de Y, est entièrement capturée par la valeur du coefficient (a). Les méthodes
d’inférence qu’on appliquera durant cette étude ont pour but d’approximer ces paramètres à
partir d’observations dont on dispose des différentes variables de ce modèle, à savoir le PIB,
les exportations agroalimentaires, les exportations non agroalimentaires, l’importation
etle taux de change.

Sortie EVIEWS : Elaboré par nos propres soins

Cette sortie nous permet d’analyser les statistiques descriptives (Mean, Median, JarqueBera,
Maximum, Minimum) de chaque variable.

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 Estimation du modèle par la méthode des moindres carrés ordinaires :
Tout d’abord on va estimer le modèle en utilisant une régression des moindres carrés
ordinaires MCO, cette méthode consiste à trouver les valeurs qui minimisent la somme des
carrés des résidus.

-Puis on obtient la sortie suivante :

APRÈS ESTIMATION DES RÉSULTATS :

SORTIE: EVIEWS APRÈS ESTIMATION DU MODÈLE PAR MCO

 Analyse des résultats obtenus :

Test global FISHER :

D’après la lecture superficielle de la sortie EVIEWS, on remarque que le modèle est


globalement significatif car d’une part, le coefficient de détermination multiple est égal à
98 % et d’autre part, la probabilité associée à la statistique de Fisher est presque nulle et qui

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signifie que la variable PIB est bien expliquée par les autres variables explicatives a
l’exclusion des exportations agro-alimentaires.

On passe maintenant à l’analyse de la contribution individuelle de chaque variable


explicative a l’explication de la variable dépendante.

Test individuel :

La probabilité associée à la statistique T-Student des variables (EXPNA, IMP, TC) est
presque nulle (inférieure au seuil 0,05), ce qui signifie que ces variables proviennent à
l’explication de la variable endogène (PIB), cela désigne que :

-la variation de la variable LEXPNA d’une unité impacte positivement la variation de11 la
variable endogène de 0.012 unités.

-la variation de la variable TC d’une unité impacte positivement la variation de la variable


endogène de 0.023 unités.

-la variation de la variable LIMP d’une unité impacte positivement la variation de la variable
endogène de 0.72 unités.

Or, la probabilité associée à la variable (EXPA) n’est pas significative (Probabilité supérieur
à 0.05). Donc on peut dire que les variables EXPA et PIB évoluent dans un sens inverse mais
le choix de cette variable est très important afin de répondre à la problématique de notre sujet.

On peut donc conclure d’après les résultats obtenus, que les exportations agro-alimentaires
malgré leur contribution importante dans l’explication du PIB industriel (30%) n’ont pas un
impact significatif sur la croissance du PIB du Maroc car une grande partie de la demande
globale des produits agro-alimentaires est compensée par des produits importés. A contrario,
les exportations non agroalimentaires jouent un rôle essentiel dans l’explication de la
croissance du PIB au Maroc et par ricochet le développement économique et social du pays,
ce qui renforce le système économique et qui rend favorable les investissements, qui
participent à la diminution du taux de chômage, l’accroissement du pouvoir d’achat des
consommateurs, la baisse général des prix (déflation) et qui rend le secteur agricole et
également le secteur industriel plus compétitifs au niveau international tant qu’au niveau
national.

 La multicolinéarité :

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On dit que des variables sont multicolinéaires s'il existe une relation linéaire entre elles. C'est
une extension du cas simple de la colinéarité entre deux variables.

Pour détecter la multicolinéarité, on peut utiliser plusieurs techniques : soit se baser sur
l’examen de la matrice de corrélation croisé simple ou alors par différentes méthodes
comme le calcul de la VIF , La Tolérance , effectuer le Test de Farrar –Glauber ou Le Test
Klein .

Dans notre étude nous allons nous baser sur l’examen de la matrice de corrélation croisée
simple :

-En Général on soupçonne une multi colinéarité entre la variable exogène des qu’il existe au moins
deux variables et telle que |j| supérieur à 0,08.

Test de Klein :

-Ensuite on utilise le critère de Kleinfondé sur la comparaison entre le coefficient de


détermination R² et tous les coefficients de corrélation de Pearson élevé au carré r²j sur le
modèle de régression multiple suivant :

-Pour appliquerle critère de Klein, on élève au carré tous les coefficients de corrélations
simples :

Comme R² = 0.98 est supérieur a= 0.96, donc une absence d une colinéarité entre les
variables exogènes (LEX-A, LAXP-NA, IMP, TC) ce qui indique la pertinence de ces
variables pour expliquer la variable endogène(PIB).

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 L’autocorrélation des erreurs :
L’autocorrélation des erreurs c’est lorsque les erreurs sont liées par un processus de
reproduction

Pour détecter l’autocorrélation des erreurs, on peut utiliser plusieurs techniques par l examen
visuel des résidus ou bien par les tests (Durbin-Watson, Breush-Godfrey)

Via l’analyse des résidus, on peut détecter l existence ou non de l’auto corrélation.

Sortie EVIEWS : ANALYSE GRAPHIQUE DES RÉSIDU

Les résidus semblent cycliques, donc il existe une auto corrélation positive des résidus.

Test Durbin –Watson ( DW) :

Développé par J.Durbin et G.Watson (1950, 1951), le test de Durbin-Watson est utilisé pour
détecter l’auto corrélation entre les résidus d’une régression linéaire.

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Dans la pratique, les termes d’erreurs sont souvent auto corrélés, ce qui peut entraîner une
mauvaise estimation des paramètres.

Le Test DW détecte l’autocorrélation des erreurs d’ordre 1 selon la forme :

AR(1)

Au seuil = 5% on pose deux hypothèse H0 absence d’autocorrélation des erreurs d ordre(1) et


H1 : présence d’autocorrélation des erreurs d’ordre (1).

-Depuis la sortie EVIEWS On a DW = 0.57

- On a : D1 =1.34 et D2=1.723

Rejeter Incertitude Accepter Incertitude Rejeter


0 2 4

Donc on se trouve dans la zone de rejet d’hypothèse H0. Il existe donc une autocorrélation
des erreurs d’ordre 1 positives qu’on doit corriger.

 La Stationnarité :

3Depuis la table de Durbin-watsonD1=1.38 et D2= 1.72 pour un nombre d’observation 50 et K= 4 nombre


des variables.

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Une série chronologique est considérée comme stationnaire seulement si elle ne comporte ni de
tendance ni de saisonnalité. Ses caractéristiques stochastiques sont indépendants du temps .

La moyenne la variance et la covariance.

-Pour effectuer le test de stationnarité on va appliquer le test Dickey Fuller Augmenter (ADF)

Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.45 est largement supérieure à
0.05. Donc ce processus n’est pas stationnaire.

La probabilité de la tendance est inferieure à 0.05 et par conséquent on rejette l’hypothèse


nulle relative à la nullité du coefficient associé à la tendance. Pour ainsi dire, la tendance est
significative, donc c’est un processus non stationnaire de type TS4.

4 TS : Processus (Trend Stationary)

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Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.42 est largement supérieure à
5%. En conséquence ce processus n’est pas stationnaire.

La probabilité de la tendance est inférieure à 0.05 et par conséquent on rejette l’hypothèse


nulle relative à la nullité du coefficient associe a la tendance. Pour ainsi dire, la tendance est
significative, donc c’est un processus non stationnaire de type TS.

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Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui est égal à 0.931 est supérieure à 0.05.
Donc ce processus n’est pas stationnaire.

La probabilité de la tendance est supérieure à 0.05 et par conséquent on accepte l’hypothèse


nulle relative à la nullité du coefficient associe a la tendance. Pour ainsi dire, la tendance n’est
pas significative, on doit l éliminer et passer au 2éme modèle.

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58
Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.00 est inferieure à 0.05.
Donc ce processus est stationnaire.

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59
Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.0644 est supérieure à 0.05.
Donc ce processus n’est pas stationnaire.

La probabilité de la tendance est supérieure à 0.05 et par conséquent on accepte l’hypothèse


nulle relative à la nullité du coefficient associe a la tendance. Pour ainsi dire, la tendance n’est
pas significative, on doit l éliminer et passer au 2éme modèle.

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Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.00 est inférieure à 0.05. Donc
ce processus est stationnaire.

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61
Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.3554 est supérieure à 0.05.
Donc ce processus n’est pas stationnaire.

La probabilité de la tendance est supérieure à 0.05 et par conséquent on accepte l’hypothèse


nulle relative à la nullité du coefficient associe a la tendance. Pour ainsi dire, la tendance n’est
pas significative, on doit l éliminer et passer au 2éme modèle.

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Il ressort de ce tableau la probabilité du test ADF qui égale à 0.0095 est inférieure à 0.05.
Donc ce processus est stationnaire.

 Le Vecteur Autorégressif (VAR)


Le (VAR) est un modèle statistique développé par Christopher Sims au début des années
1980 qui permet de capturer les interdépendances entre plusieurs séries temporelles.

Le processus VAR représente une généralisation des modèles AR dans le cas multi varié. Il
présente les modèles d'équations simultanées dans l'espace dynamique (Il décrit l'évolution
dynamique des variables endogènes par rapport à leur passé commun).

La présentation du modèle choisi dans notre étude prend la forme d’un modèle VAR, jugé le
plus efficace pour examiner les chocs d’exportation agro-alimentaires sur la croissance
économique au Maroc. L’approche nommée dans ce rapport va se baser sur l’estimation d’un

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63
modèle S-VAR permettant d’identifier les chocs structurels qui affectent le modèle de forme
réduite grâce aux restrictions imposées dans les matrices de passage. Dans notre étude, cette
approche standard est adoptée principalement pour étudier l’impact des exportations
agroalimentaires au Maroc.

Ces variables supposées stationnaires, ont été utilisées en première différence de leur
transformation logarithmique en vue d'augmenter la probabilité d'obtenir des résultats de tests
d'hypothèses valides.

Le choix du nombre de retards:

VAR Lag Order Selection Criteria


Endogenous variables: D(LPIB) D(LEXP_A) D(LEXP_NA) D(LIMP) D(TC)
Exogenous variables: C
Sample: 1966 2015
Included observations: 45

Lag LogL LR FPE AIC SC HQ

0 74.36349 NA 3.15e-08 -3.082822 -2.882082* -3.007988*


1 104.3208 51.92603 2.55e-08* -3.303148* -2.098706 -2.854144
2 122.5836 27.59709 3.59e-08 -3.003715 -0.795572 -2.180542
3 152.9438 39.13088* 3.16e-08 -3.241945 -0.030101 -2.044602
4 170.7936 19.03981 5.47e-08 -2.924159 1.291387 -1.352646

* indicates lag order selected by the criterion


LR: sequential modified LR test statistic (each test at 5% level)
FPE: Final predictionerror
AIC: Akaike information criterion
SC: Schwarz information criterion
HQ: Hannan-Quinn information criterion

D’après le tableau on constate que le test optimal Akaike information criterion (AIC) le retard
optimale qu’on doit prendre en considération est de deux retards.
Après l’estimation du modèle avec deux retards, on procède à l’estimation du modèle.

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64
Les résultats d’estimations sont présentés dans le tableau suivant :
L'estimation du VAR(2)

VectorAutoregressionEstimates
Sample (adjusted): 1969 2015
Included observations: 47 afteradjustments
Standard errors in ( ) & t-statistics in [ ]

D(LPIB) D(LEXP_A) D(LEXP_NA) D(LIMP) D(TC)

D(LPIB(-1)) -0.516184 -16.47281 -10.04825 0.917126 -4.048361


(0.17372) (7.37506) (11.3531) (0.51938) (7.36272)
[-2.97128] [-2.23358] [-0.88507] [ 1.76582] [-0.54985]

D(LPIB(-2)) 0.116766 -8.490228 15.00278 0.239097 -1.928078


(0.16459) (6.98740) (10.7563) (0.49208) (6.97571)
[ 0.70942] [-1.21508] [ 1.39479] [ 0.48589] [-0.27640]

D(LEXP_A(-1)) -0.002110 -0.321528 -0.551040 0.009389 -0.194778


(0.00425) (0.18058) (0.27799) (0.01272) (0.18028)
[-0.49606] [-1.78049] [-1.98224] [ 0.73825] [-1.08041]

D(LEXP_A(-2)) -0.000809 -0.437156 -0.300977 -0.008992 0.342191


(0.00452) (0.19179) (0.29524) (0.01351) (0.19147)
[-0.17901] [-2.27934] [-1.01943] [-0.66576] [ 1.78718]

D(LEXP_NA(-1)) 0.003817 0.020384 0.021348 -0.010431 0.116075


(0.00303) (0.12854) (0.19787) (0.00905) (0.12832)
[ 1.26078] [ 0.15859] [ 0.10789] [-1.15232] [ 0.90457]

D(LEXP_NA(-2)) 0.000377 0.194872 0.043114 0.000445 -0.326285


(0.00292) (0.12412) (0.19107) (0.00874) (0.12392)
[ 0.12884] [ 1.56999] [ 0.22564] [ 0.05094] [-2.63313]

D(LIMP(-1)) 0.122232 -1.020027 -4.023775 0.104896 -1.677272


(0.05562) (2.36126) (3.63489) (0.16629) (2.35731)
[ 2.19758] [-0.43198] [-1.10699] [ 0.63081] [-0.71152]

D(LIMP(-2)) 0.057546 1.469304 0.926484 -0.067974 -0.686372


(0.05993) (2.54437) (3.91677) (0.17918) (2.54012)
[ 0.96016] [ 0.57747] [ 0.23654] [-0.37936] [-0.27021]

D(TC(-1)) 0.005044 -0.092534 0.152900 -0.002320 0.520359


(0.00371) (0.15733) (0.24219) (0.01108) (0.15707)
[ 1.36112] [-0.58815] [ 0.63132] [-0.20940] [ 3.31298]

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65
D(TC(-2)) -0.002853 -0.091134 -0.150181 -0.010480 -0.301978
(0.00373) (0.15818) (0.24350) (0.01114) (0.15792)
[-0.76562] [-0.57613] [-0.61675] [-0.94081] [-1.91225]

C 0.022444 0.522985 -0.057785 0.000179 0.251580


(0.00542) (0.23026) (0.35445) (0.01622) (0.22987)
[ 4.13810] [ 2.27132] [-0.16303] [ 0.01104] [ 1.09444]

R-squared 0.406814 0.339434 0.324593 0.165500 0.380387


Adj. R-squared 0.242040 0.155943 0.136980 -0.066306 0.208272
Sum sq. resids 0.006514 11.74001 27.82036 0.058224 11.70075
S.E. equation 0.013452 0.571062 0.879084 0.040216 0.570106
F-statistic 2.468925 1.849869 1.730118 0.713961 2.210075
Log likelihood 142.0821 -34.09221 -54.36720 90.60957 -34.01348
Akaike AIC -5.577962 1.918817 2.781583 -3.387641 1.915467
Schwarz SC -5.144949 2.351831 3.214596 -2.954628 2.348480
Meandependent 0.019026 0.011622 -0.039881 0.023076 0.100082
S.D. dependent 0.015451 0.621580 0.946280 0.038946 0.640719

Determinant resid covariance (dof adj.) 1.21E-08


Determinantresid covariance 3.19E-09
Log likelihood 126.2813
Akaike information criterion -3.033245
Schwarz criterion -0.868179

Figure: tableau résultat d'estimation du modèle VAR(2).

Après estimation, on procède au test statistique permettant de juger la qualité du notre modèle
à fin d’estimer les réponses impulsionnelles qui vont nous permettre l’analyse des réponses de
nos variables suite a un choc de taux de change. Les tests qu’on va effectuer sont :
Hétéroscédasticité et L’autocorrélation.

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Le test d'absence d'autocorrélation:

Source: Sortie Eviews VAR Residual Serial Correlation LM Test

Les lignes du Tableau présentent les résultats du test d'absence de corrélation temporelle des
résidus du VAR. à partir d'une formulation avec 12 retards, l'hypothèse nulle d'absence de
corrélation temporelle ne peut être rejetée au seuil habituel de 5%. Ceci dit, on peut donc
conclure que les résultats du test d'auto corrélation des résidus du VAR standard n'indiquent
pas la présence d'erreurs de spécifications.

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Le test d'absence hétéroscédasticité:

D’après le Test d’hétéroscédasticité, on constate que les probabilités sont non significatives, Donc on
accepte l'hypothèse nulle d’hétéroscédasticité au seuil de 5%. Ceci dit, on peut donc conclure que les
résultats du test d’hétéroscédasticité des résidus du VAR standard n'indiquent pas la présence d'erreurs de
spécifications

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Figure: relative au l’exportation agroalimentaires

D’après les résultats des réponses impulsionnelles, on constate qu’un choc au niveau des
exportations agro-alimentaires n’a aucun effet instantané sur le PIB réel, mais à long terme
l’impact engendre un effet négatif avant de retourner à l’équilibre. On voit également que les
chocs des exportations agro-alimentaires ont un effet immédiat plus important sur les
exportations non agro-alimentaires avant de baisser pour que l’équilibre s’ajuste à long terme.

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Les réponses du taux de change montrent qu’un choc des exportations agro-alimentaires
entraine une variation significative à court et à moyen terme mais pas immédiate puis
l’équilibre se rétablir à long terme.

Stabilité du modèle VAR :

Le modèle VAR (2) est stationnaire car toutes les valeurs propres se situent à l'intérieur du
cercle unité.

On remarque également que tous les paramètres du modèle sont significativement différents
de zéro, ce qui est confirmé par le test de T-student associés aux paramètres du modèle sont
en valeur absolue supérieurs à 1,96 (tabulée au seuil de 5%), ce qui est confirmé par les
probabilités de nullité des coefficients qui sont tous inférieurs à 0,05.

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70
Figure : Fonctions de réponses des SVAR

Test de causalité

La causalité a été introduite dans l'analyse économétrique par Wiener (1956)


et Granger (1969).

La notion de causalité revêt une connotation technique spécifique. En effet, si


une variable causait une autre variable, alors nécessairement les deux variables doivent
être corrélées. À l'inverse, il ne suffit pas que deux variables soient corrélées, pour qu’il ait
causalité (corrélation n'est pas causalité).

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71
VAR Granger Caus ality/Block Exogeneity Wald Tes ts
Date: 05/21/17 Tim e: 19:31
Sam ple: 1966 2015
Included obs ervations : 47

Dependent variable: D(LPIB)

Excluded Chi-s q df Prob.

D(LEXP_A) 0.270313 2 0.8736


D(LEXP_NA) 1.598007 2 0.4498
D(LIMP) 5.861652 2 0.0534
D(TC) 1.893131 2 0.3881

All 10.01341 8 0.2641

Dependent variable: D(LEXP_A)

Excluded Chi-s q df Prob.

D(LPIB) 5.084286 2 0.0787


D(LEXP_NA) 2.477546 2 0.2897
D(LIMP) 0.507801 2 0.7758
D(TC) 1.186970 2 0.5524

All 9.729460 8 0.2845

Dependent variable: D(LEXP_NA)

Excluded Chi-s q df Prob.

D(LPIB) 4.560145 2 0.1023


D(LEXP_A) 4.787751 2 0.0913
D(LIMP) 1.268949 2 0.5302
D(TC) 0.545225 2 0.7614

All 12.47269 8 0.1313

Dependent variable: D(LIMP)

Excluded Chi-s q df Prob.

D(LPIB) 3.195666 2 0.2023


D(LEXP_A) 1.037155 2 0.5954
D(LEXP_NA) 1.335030 2 0.5130
D(TC) 1.345582 2 0.5103

All 5.980265 8 0.6494

Dependent variable: D(TC)

Excluded Chi-s q df Prob.

D(LPIB) 0.304933 2 0.8586


D(LEXP_A) 4.554489 2 0.1026
D(LEXP_NA) 7.898267 2 0.0193
D(LIMP) 0.589368 2 0.7448

All 11.55357 8 0.1723

Page
72
D’après avoir appliqué le test de causalité au sens de Granger on constate que la sortie Eviews
du premier tableau signifie que le Lag de toutes les variables ne causent pas au sens de
Granger la variable endogène qui est le PIB (probabilités supérieurs à 0.05) sauf le lag des
importations qui cause au sens de Granger le PIB car la probabilité associée est inférieure à
0.05.

Les sorties EVIEWS du second, troisième et quatrième tableau signifient que le Lag de toutes
les variables ne causent pas au sens de Granger la variable endogène pour chaque variable
dépendante (probabilités supérieurs à 0.05).

Pour la sortie EVIEWS du dernier tableau signifie que le Lag de toutes les variables ne
causent pas au sens de Granger la variable endogène qui est le taux de change (probabilités
supérieurs à 0.05) sauf le lag des exportations non agro-alimentaires qui cause au sens de
Granger le taux de change car la probabilité associée est inférieure à 0.05.

Page
73
Conclusion

Le contexte marocain en matière de politique présente les caractéristiques suivantes : le pays


est en plein transition vers une économie de marché ouverte sur l’extérieur et connait une
décélération de la croissance agroalimentaire, la sécurité alimentaire et la lutte contre le
chômage et la pauvreté constituent les préoccupations majeures des pouvoirs publics,
l’économie repose en grande partie sur l’exploitation de son capital de ressources naturelles
terrestres, hydriques et marines. L’agriculture est l’épine dorsale de l’économie sur laquelle
sont construits les autres secteurs d’activités, le système de production pluviale est le plus
dominant et concerne la majorité des petites et moyennes exploitations agroalimentaires, mais
le secteur irrigué reste le seul point d’attache avec le marché extérieur des produits
agroalimentaires et la protection de l’environnement et le développement durable constituent
de nouveaux défis pour la politique économique et sociale du pays. Pour améliorer les
performances des exportations agroalimentaires marocaines, de nombreux instruments ont été
intégrés dans le cadre du Plan Maroc Vert visant l’adaptation de l’offre exportable aux
nouvelles donnes du contexte international ainsi que la promotion de ces exportations. Ces
instruments consistent, en premier lieu à renforcer la production destinée à l’export en mettant
en place des contrats-programmes qui ambitionnent de restructurer l’ensemble des chaînes de
valeurs des filières exportatrices à travers notamment une meilleure organisation des acteurs
dans le cadre interprofessions structurées. Néanmoins, il est constaté que les soutiens publics
ont porté en particulier sur l’augmentation de la production, qui est déjà élevée, au détriment
de l’amélioration des performances de la production déjà en place.
En termes de valorisation de la production, et en vue d’offrir un cadre approprié pour
l’intégration de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur, le Plan Maroc Vert a prévu pour
la période 2009-2015 la mise en place de six agropoles dans les principales régions agricoles à
savoir les régions de Meknès, de l’Oriental, du Tadla, du Souss, du Haouz et du Gharb. Ces
agropoles ont pour principaux objectifs de renforcer la compétitivité des entreprises du
secteur agroalimentaire et d’accroitre la valeur ajoutée dans le secteur. Cette dynamique,
gagnerait à être renforcée pour rattraper le retard cumulé par le Maroc en termes de
valorisation de sa production agricole.

Page
74
Concernant la promotion des exportations, le Plan Maroc Vert vise, notamment, la
diversification et le développement de l’offre exportable agroalimentaire à travers, entre
autres, l’adaptation de la production nationale aux exigences des marchés extérieurs sur le
plan de la normalisation et de la qualité. Cette politique de promotion des exportations
gagnerait à être appuyée à travers, en particulier, l’amélioration des performances et le
renforcement du réseau mondial d’agences commerciales couvrant les marchés d’exportation
du Maroc.

Page
75
Bibliographie

Agriculture Marocaine à l’épreuve de la libéralisation « NajibAksbi Driss, Benatya


Noureddine El Aoufi »

Association marocaine des producteurs et des producteurs exportateurs de fruits et

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