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Physiologie de la vision

I/ Anatomie de l'œil :

Divisé en deux parties : globe oculaire et ses annexes.

1- globe oculaire : grossièrement sphérique, 4 parties :

- la couche protectrice : cornée et sclère

- la couche vasculaire (aussi nommée uvée) : iris, corps ciliaire et choroïde

- la couche visuelle : rétine et nerf optique

- le contenu de la cavité interne : humeur aqueuse, cristallin et corps vitré.

La rétine :

-membrane nerveuse hypersensible qui tapisse le fond de l'œil. C'est une pellicule formée de 10
couches de cellules.

-Elle est composée de centaines de millions de cellules nerveuses : les cônes et les bâtonnets.

-La macula, ou tache jaune, est la zone de la rétine caractérisée par une concentration maximale de
cônes. Située au fond de l’œil, dans l’axe de la pupille, la macula a un diamètre d’environ 2 mm.

-La fovéa, dépression dans la zone centrale de la macula, c'est la zone de la rétine où la vision des
détails est la plus précise "en éclairage diurne" Elle est située dans le prolongement de l'axe visuel de
l'œil.

-La fovéola est une dépression centrale de la fovéa, elle ne contient que de cellules en cônes, en
dehors de celle-ci, les cellules en bâtonnets commencent à apparaitre.

- Les cônes et les bâtonnets sont des cellules photo-réceptrices. On a beaucoup plus de bâtonnets
(130 millions) que de cônes (6-7 millions).

- Les cônes sont très nombreux dans la partie centrale de la rétine, près de la macula. Ils ne sont
stimulés que par la lumière vive/intense et permettent une vision très nette et en couleurs. C’est
pourquoi on voit moins bien la nuit et sans couleur (cônes non stimulés). Les cônes sont responsables
de la vision photopique. Il existe 3 sortes de cônes qui réagissent à des longueurs d'onde différentes :
bleu, vert, rouge. Les cônes sont donc responsables de la vision des couleurs

- Les bâtonnets : Ils sont plus nombreux que les cônes et majoritairement présents en périphérie de
la rétine. Ils sont très sensibles à la lumière, même celle de faible intensité. Ils donnent des images
floues, sans contour précis, sans couleur. Ils sont responsables de la vision scotopique. Les bâtonnets
ne participent pas à la vision des couleurs.

-Dans la rétine il y a la rétine périphérique et la rétine centrale "la macula ".

-La macula est responsable de notre vision diurne grâce aux cellules qui la constitue (les cônes) tandis
que la rétine périphérique est la responsable de la vision nocturne grâce aux bâtonnets.

-L'image rétinienne est inversée verticalement à celle de la source originelle.

Le nerf optique :

-La transmission des informations vers le cerveau est opérée par le nerf optique.
-Toutes les fibres optiques issues des cellules visuelles convergent vers un point précis de la rétine : la
papille. Ce point ne contient donc pas de cellules visuelles mais seulement les fibres nerveuses. La
papille est donc un point de l'œil qui ne voit pas. On l'appelle aussi la tache aveugle. En ce point
débouche aussi le réseau veineux et artériel de la rétine. Les fibres optiques se rejoignent toutes là
pour former le nerf optique.

Le cristallin :

-Lentille biconvexe transparente, avasculaire.

II/ Physiologie de la vision :

Trajet de la lumière : La cornée >> la pupille >> le cristallin " la focalise" >> la rétine "transduction" >>
nerf optique >> cortex cérébral " lit l'information".

Pole antérieur de l'œil : responsable du reflexe protomoteur + l’accommodation visuelle.

Le reflexe photo-moteur :

C’est la modification du diamètre de la pupille grâce à l’iris en réponse à la modification de la


luminosité.

Lumière >>Myosis / Obscurité >> Mydriase.

-Le muscle irien est constitué de :

1- muscles circulaires = sphincter irien : il est contracté par le système parasympathique et modifie le
diamètre de la pupille en le diminuant = myosis.

2- Muscles radiaires = dilatateur irien : contracté par sympathique ( par l'intermédiaire de la


noradrénaline), provoque une mydriase.

Nb : l’éclairement, même limité à un seul œil entraîne un myosis des deux yeux. La réponse de l’autre
œil est dite consensuelle.

Nb : Le myosis se produit toujours en même temps que l’accommodation (En fait quand un objet est
proche nous n'avons besoin que des rayons lumineux qu'il reflète et non du reste, c'est pour cela que
la pupille se ferme pour empêcher les rayons lumineux « intrus » de pénétrer, nous remarquons que
le myosis est activé par le système parasympathique et donc l'accommodation aussi).

Le but :

Lumière >>Myosis : pour acheminer les photons au centre de la retine (la macula) contenant des
cellules de la vision diurne (contient majorterement des cones)

Obscurité >> Mydriase : pour que la peripherie contenant des cellules de la vision scotopique
( majoritairement les batonnets ) recoivent des photons.

L'accommodation visuelle :

Afin d’adapter sa puissance (sa vergence) à la distance de l’objet que l’on désire regarder, le cristallin
possède la capacité de changer ses rayons de courbure, sous l’action des muscles ciliaires. Plus l’objet
est rapproché, plus la puissance nécessaire est grande. S’il se focalise sur un objet situé est à 1 mètre,
la puissance est de 1dioptrie, si l’objet est à 25 cm, elle serait de 4 dioptries. 𝑪 =𝟏/𝑶𝑭 (OF = distance
focale). En outre, il faut savoir que pour augmenter sa puissance, le cristallin doit diminuer ses rayons
de courbure, et prendre donc une forme bombée. 𝑪 = (𝒏 − 𝟏)(𝟏/𝑹𝟏+𝟏/𝑹𝟐) (La puissance est
inversement proportionnelle aux rayons de courbure d’une lentille). Afin d’augmenter ses rayons de
courbure, le cristallin fait appel aux muscles ciliaires qui soutiennent les fibres zonulaires.

-objets éloignés >> muscles relâchés" + etirement des fibres zonulaires qui soutiennent le cristallin
>> courbure du cristallin peu prononcée (environ 20 dioptries) >> cristallin au repos >>pouvoir de
convergence minimal.

nb : le relâchement est surtout passif, mais dépend aussi du système orthosympathique.

-Objets proches >> stimulation parasympathique "pour les deux yeux" >> contraction des muscles
ciliaires "Fibres musculaires lisses" + Relâchement des fibres zonulaires qui soutiennent le cristallin>>
courbure plus accentuée au cristallin >> pouvoir d’accommodation est maximal (30 à 34 Dioptries).

Nb :

-Avec l’âge, le cristallin perd son élasticité et n‘arrive plus à modifier sa courbure, c’est la presbytie.

-Chez une personne normale un objet à plus de 6m doit être vu net sans accommodation (6m=
punctum remotum).

- L’accommodation maximale doit permettre de voir un objet net à 10-20 cm = punctum proximum.

Pole postérieur de l'œil : La rétine.

Dualité fonctionnelle de la rétine : la rétine est impliquée d’une part dans la vision de haute
précision, des couleurs, et diurne, dans sa partie centrale, et dans la vision grossière, peu colorée, et
nocturne, dans sa partie périphérique.

1- Effet Purkinje = En conditions photopiques, les couleurs qui tirent vers le rouge apparaissent
lumineuses que celles qui tirent vers le bleu. en conditions scotopiques, par contre, les couleurs
bleutées deviennent beaucoup plus lumineuses que celles qui tendent vers le rouge.

Explication et resultats : La rétine centrale est riche en cellules réceptrices à haute affinité pour les
hautes longueurs d’onde, c est les connes sensibles aux couleurs rouges et vertes (les vertes ont une
longueur d onde plus ou moins moyenne).

= l'œil présente une sensibilité maximale vers la longueur de 550 nm "tire vers le rouge" c'est la
vision photopique (vision diurne)

la retine périphérique quand à elle est riche en cellules à haute affinité pour les courtes longueurs
d’ondes, c est les connes sensibles aux couleurs bleutee.

les cellules en batonnet sont sensible a la couleur bleu ( mais donne une image en noir et blanc.
Dans les filmes lorsque on filme des scene dans l obscurite on peut voir les visages des acteurs en
noir et blanc, cela est du au fait qu on leur projette de la lumiere bleue) .

= l'œil présente une sensibilité maximale vers la longueur de 505 nm "tire vers le bleu", c'est la vision
scotopique (vision nocturne).

2-L'acuité visuelle : "pouvoir séparateur" :

-C'est le pouvoir de discrimination dans l'espace qui mesure la capacité de nos yeux à différencier 2
objets.
Notion de convergence : liée aux cellules d’intégration, Ce sont les neurones situés après les
photorécepteurs = codage et compactage de l’influx nerveux = L’influx nerveux issu de 120 millions
bâtonnets arrive à seulement un million de cellules ganglionnaires.

-Rétine centrale : cellules en cônes : Pas de convergence ( Chaque cône récepteur de couleur prend
relais sur un interneurone spécifique) = résolution spatiale (acuite) élevée + faible sensibilité a la
lumiere.

Nb : l'acuité est maximale au niveau de la Fovéa.

-Rétine périphérique : cellules en bâtonnets : convergence importante ( plusieurs bâtonnets


récepteurs des couleurs convergent vers un interneurone unique) = résolution spatiale faible +
grande sensibilité a la lumiere.

3- La vision des couleurs :

-Les couleurs que nous percevons dépendent des longueurs d'ondes de la lumière qui est réfléchie
par les pigments des objets que nous percevons.

-La lumière blanche est un mélange de toutes les longueurs d’onde et le noir est l'absence de toute
lumière.

Rétine centrale : elle s active en condition photopique ( cones » » » » batonnets) et se caractérise par
une très bonne vision des couleurs.

- Rétine périphérique : elle est impliquée en condition photopique et scotopique ( contient de cones
et des batonnets) :

o En condition photopique : mauvaise vision des couleurs (peu de cones).

o En condition scotopique : vision achromatique (les batonnets sont actives).

Nb : Les parties photosensibles sont orientées du côté opposé à celui de la lumière incidente pcq La
choroïde et l'épithélium pigmentaire de la partie postérieure de la rétine absorbent la lumière et
empêchent sa réflexion vers les cônes et les bâtonnets : pas de réflexion >> pas de source
supplémentaire et inutile de lumière >> pas de troubles de la vision.

Conclusion : Dualité fonctionnelle et dualité Anatomique :

Rétine centrale :

-vision photopique.

-faible sensibilité à la lumière "aveugle en conditions scotopiques".

-vision des couleurs.

-acuité visuelle élevée.

-récepteurs en cônes.

Rétine périphérique :

-sensibilité élevée.

-vision achromatique.

-acuité faible.
-récepteurs en bâtonnets.

1. Adaptation de l'Œil aux variations d'éclairement :

1.1 ADAPTATION A "L'OBSCURITÉ" : (Aux faibles luminosités, car en l’absence de photons, il n’y a pas
de perception visuelle)

Les paramètres intervenant dans l’adaptation à l’obscurité :

•Réflexe photomoteur +/-

•Quantité de rhodopsine +++ "adaptation photochimique "

•Facteurs nerveux (pool de sommation) +++

1.1.1 Le reflexe photomoteur :

des chercheurs ont mené une expérience afin de voir l’effet de la mydriase en conditions
photopiques. Ils ont constate des troubles de la vision de deux types :

o Aberrations chromatiques : les contours des objets étaient flous et colorés.

o Aberrations sphériques : les contours droits des objets étaient arrondis.

Ces aberrations sont dues au fait que, dans sa partie toute périphérique, le cristallin jouera un rôle de
prisme qui va diffracter la lumière blanche (le cristallin a une puissance réfractive plus importante sur
les bords que dans l'axe optique). Ce trouble est donc corrigé naturellement par le myosis, qui va
empêcher les rayons lumineux de passer par le bord du cristallin.

- Ainsi, le rôle principal du réflexe photomoteur, (en plus de l’adaptation aux variations de la
luminosité que j ai déjà explique on haut ) est de corriger les défauts optiques de l’œil (les
aberrations).

Remarque :

• Le point de départ du reflexe photomoteur se situe dans les photorécepteurs à cônes et à


bâtonnets et dans certaines cellules ganglionnaires ipRGC ( Cellules Ganglionnaires Intrinsèquement
Photoréceptives) réparties uniformément dans la rétine.

- Ces derniere contiennent dans leurs dendrites, somas et axones un photopigment non visuel "ne
participe pas à la vision " c est la MELANOPSINE (pic d’absorption spectrale à 480 nm) dont la
décoloration induit une dépolarisation et des potentiels d’action, à l’origine de la réponse de l’iris à
l’éclairement de l’œil.

1.1.2 La quantité de RHODOPSINE :

La rhodopsine est un photopigment contenu dans les cellules à bâtonnets

Nb : La vitamine A augmente la concentration de la rhodopsine dans les photorécepteurs.

>>> Commentaires sur la figure 1 :

Experience : des personnes ont été frappés par un faisceau lumineux intense puis

plongés dans l’obscurité.

Resultats : Au début de l’expérience, le seuil d’excitation était proche de l’infini. Plus le temps passé
dans l’obscurité augmente, plus le seuil diminue.
oAu niveau des cônes, il atteint un seuil limite en deçà duquel il n’ira pas ( dans ce cas les cones sont
aveuglees psq elle peuvent plus diminuer encore plus leur seuil d excitabilite donc elles sont plus
stimules et le vision depend seulement des batonnets : c est le vision scotopique). Les cônes sont
donc peu sensibles à la lumière.

o Au niveau des bâtonnets, il descend tellement bas qu’il frôle le zéro. Donc Les bâtonnets sont donc
très sensibles à la lumière.

On a remarque aussi au niveau des batonnets :

- pour 100% de Rh décolorée >>> le seuil est maximal (la décoloration importante indique une forte
luminosité du milieu donc le récepteur augmente le seuil)

- Pour 0% de Rh décolorée >>> le seuil est le plus bas (l’œil est le plus sensible, surtout aux photons
de λ= 500 nm, cf. effet Purkinje)

plus la quantité de rhodopsine décolorée diminue, plus la sensibilité du photorécepteur est


importante.

- Ainsi, il semble que la rhodopsine joue un rôle plus important que le reflexe photomoteur dans la
mesure où elle permet des adaptations aux variations de luminosité dans des intervalles d’intensité
plus importante.

Nb : La concentration des pigments visuels dans les photorécepteurs s'adapte en quelque sorte aux
exigences de sensibilité :

*Un éclairement intense >>> blanchement (décoloration) d'un grand nombre de molécules de
photopigment >>> réduction de la concentration de photopigment >>> diminue la probabilité de
rencontre ( photon - pigment visuel ) >>> diminue la sensibilité

* Par contre, dans une ambiance faiblement éclairée >>> augmentation de la concentration en
photopigment >>> accroissant la probabilité de rencontre ( photon - pigment visuel ) >>> augmente
la sensibilité

on a remarque aussi :

- Lorsque le seuil de perception est minimal (après une longue durée passée à l’obscurité), un faible
éclairement de la rétine provoque la décoloration de faibles quantités de rhodopsine, accompagnée
par une augmentation NON proportionnelle du seuil visuel.

• Donc , la rhodopsine n’explique pas les variations de seuil parfois importantes pour de faibles
quantités de pigment décoloré.

• Des facteurs nerveux ont été proposés pour expliquer ces variations importantes du seuil liées à la
quantité de pigments visuels décolorés ou au reflexe photomoteur.

1.1.3 Facteurs nerveux :

Expérience de RUSHTON : Il a pris une région de la rétine, il l’a éclairé par des étroites barres
lumineuses.

Résultat :

- Décoloration de la rhodopsine dans les régions éclairées => le seuil va augmenter dans ces régions.

- Ce qui est surprenant, ce que le seuil des régions sombres a augmenté aussi de la même façon.
Si la rhodopsine était le seul responsable de l’évolution du seuil, les régions adjacentes, non
éclairées, ne devraient pas changer de seuil d’excitabilité.

Explication : ceci est du a l’existence d’un réseau de neurones interconnecté et sui travaillaient
ensemble, => un POOL de neurones, qui font intervenir l’activité de sommation spatiale et
temporelle.

1.2 ADAPTATION A L'ECLAIREMENT PROLONGE : Rôle du Ca++ :

-la guanylate–cyclase(GC) produit la GMPc à partir du GTP.

-GCAP : Guanylate Cyclase Activating Protein.

a - À l’obscurité fonctionnement normal de la GC » » »taux de GMPc normale » » les canaux sodiques


(GMPc dependant) restent ouvert » » » Le flux entrant de NA+ élève le potentiel de membrane et
ouvre les canaux Ca++ potentiel dépendants dans la terminaison synaptique » » »Le Ca++ provoque
la libération du glutamate, la libération du glutamate est continue dans l’obscurité » » » courant d
obscurite.

Lorsque l’on est exposé à une lumière intense, la rhodopsine est activée, elle active la protéine G qui
va, elle même, activer la PDE (phosphodiestérase), dont l’action est d’hydrolyser le GMPc en GMP.
Cette baisse de GMPc va fermer canaux calciques.

La baisse de calcium va désinhiber une protéine, la GAPC (Guanylate Cyclase Associated Protein), qui
va activer la guanylate cyclase. Cette dernière transforme le GTP en GMPc tout en faisant en sorte de
surpasser la baisse de GMPc causée par la PDE. L’augmentation de GMPc va ouvrir les canaux Ca2+ et
rétablir le courant d’obscurité.

b -La calmoduline, protéine activée en présence Ca++ diminue l’affinité des canaux Na+ pour la
GMPc » » »le flux de Na+ diminue donc diminution du potentiel membranaire ce qui fait que les
canaux Ca2+ ferment donc diminution du Ca2+

-A la lumière >> diminution de concentration du Ca++ >>réduit cet effet de la calmoduline >>
augmentation de l'affinité a la GMPc >>>> réouverture des canaux Ca++ dans le segment externe >>
rétablissement du courant d’obscurité .

2. VISION DES COULEURS :

L’on peut obtenir n’importe quelle couleur en mélangeant les 3 lumières primaires : rouge, vert et
bleu. Notre rétine possède justement 3 types de cônes qui peuvent reconnaître ces trois couleurs :

- Les cônes à photopigment S : pour les petites longueurs d’onde proches du bleu.

- Les cônes à photopigment M : pour les longueurs d’ondes moyennes proches du vert.

- Les cônes à photopigment L : pour les longueurs d’onde plus grandes tirant vers le jaune et le rouge.

Il sont pas uniformement repartis Les cônes « S » représentent 5%, les cônes « M » et « L » sont les

plus abondants.

Nb : Les bâtonnets ne permettent pas la vision des couleurs même s’ils sont plus sensibles à 507nm
(bleu – vert), induisant une perception achromatique (non colorée) de la lumière parce qu’ils
contiennent UN SEUL TYPE de photopigment : la Rhodopsine
- Par contre, les cônes permettent une vision des couleurs du fait qu’ il existe trois grandes familles
des récepteurs a cônes S,M et L donc 3 types de photopigment ( iodopsine).

3. Transduction visuelle dans les récepteurs à bâtonnets :

- Structure de la Rétine

- Structure des photorécepteurs

- Potentiel de repos.

- Potentiel récepteur.

- Mécanisme de la transduction

3.1 Structure de la Rétine :

- La structure de la rétine peut être considérée selon trois étages.

Sens de propagation du signal électrophysiologique :

>> 1er étage "receptoral" : photorécepteurs ( représentées par les cônes et les bâtonnets. Elles sont
inhibitrices).

>> 2ième étage : Les cellules bipolaires, comprend :

- couche plexiforme externe

- couche plexiforme interne

>> 3ième étage : Les cellules ganglionnaires>> La propagation se poursuit le long des nerfs optiques…

- Les photorécepteurs font synapse à la couche plexiforme externe avec des cellules d’association :
les C.horizontales (Elles sont inhibitrices) + leurs cellules bipolaires (Elles sont excitatrices)

Les cellules bipolaires , à la couche plexiforme interne , font synapse avec cellules ganglionnaires (où
chemine l’information terminale. Leurs axones forment le nerf optique(II). Elles sont excitatrices ) +
avec des cellules d’association, les C.amacrines.

- Les axones des cellules ganglionnaires se myélinisent à partir de la lame criblée de la papille, pour
former les fibres des nerfs optiques.

3.2 Structure des photorécepteurs :

Photorécepteurs = neurones spécialisés, Ils sont de 2 types : cônes et bâtonnets qui sont constitués
de 4 parties :

a. Un segment externe :

- Contient un pigment photosensible, partie réceptrice de la lumière. le photopigment des bâtonnets


est la RHODOPSINE, celui des cônes est l’IODOPSINE (il existe trois iodopsines, sensibles
respectivement au BLEU, au VERT et au ROUGE, définissant trois types de cônes ( S ,M, L))

- Le segment externe des bâtonnets a une forme allongée et comprend des saccules >>> " disques
libres "
- Le segment externe des cônes est conique, forme également des invaginations, mais celles-ci ne se
ferment pas et ne constituent donc pas de disques libres, ce sont des replis membranaires (pour
augmenter la surface membranaire du segment externe)

b. Un segment intermédiaire,

c. Un segment interne

d. Une terminaison synaptique

3.3 le potentiel de repos : " courant d'obscurité " :

- Le photorécepteur est la seule cellule sensitive qui est dépolarisée au repos à l'absence du stimulus
adéquat " dans l'obscurité " et qui s'hyperpolarisent en réponse à son activation.

- En l'absence de lumière, les canaux sodiques (Canaux sodiques GMPc dépendants) de la membrane
du segment externe sont maintenus en position ouverte grâce à la concentration élevée de la
GMPc » » » Le flux entrant de NA+ élève le potentiel de membrane et ouvre les canaux Ca++
potentiel dépendants dans la terminaison synaptique » » » Le Ca++ provoque la libération du
glutamate, la libération du glutamate est continue dans l’obscurité donc une depolarisation continue.

Nb : le mouvement d’ions Na+ est appele « boucle de courant sodique d’obscurité », avec une sortie
active de Na+ au niveau du segment intermédiaire/interne, et une entrée passive de Na+ au niveau
du segment externe par les canaux sodiques GMPc dependant.

3.4 Le potentiel récepteur :

- Le photorécepteur est dépolarisé au repos " courant d'obscurité "

- il répond à l'éclairement par une hyperpolarisation " Potentiel récepteur"

- Le photorécepteur ne peut pas créer de Potentiel d’action.

- Son potentiel récepteur est interprété par les cellules bipolaires, puis ganglionnaires.

- Seules les cellules ganglionnaires peuvent produire des potentiels d’action qui seront transmis au
cerveau.

- La fréquence des potentiels d’action est proportionnelle à l’amplitude du potentiel de récepteur qui
est proportionnel à l’intensité de la stimulation lumineuse.

3.5 Mécanisme de la transduction :

- La transformation du signal lumineux en influx nerveux (transduction) se fait grâce à des pigments
photosensibles : les photopigments. Ils sont situés sur les membranes des saccules et des replis.

- La transduction se fait de manière similaire pour les différents photopigments. Ici la rhodopsine est
prise comme exemple :

- La RHODOPSINE( c est un GPCR), photopigment du bâtonnet, est constituée :D’une protéine de 7


hélices transmembranaires = l’OPSINE, à laquelle se fixe une molécule photosensible dérivée de la
vitamine A : le RETINENE " ou RETINAL " (11-cis-rétinal, forme aldéhyde de la vitamine A).

Nb : Ainsi la vitamine A est nécessaire à la vision :Une carence chronique en vitamine A ou en ses
précurseurs (caroténoïdes) => une production insuffisante de rhodopsine =>pas d’adaptation a
l’obscurité => la « cécité nocturne » : sujet HEMERALOPE.
Stimulation des bâtonnets :

La transduction visuelle débute par la décoloration (activation) de la rhodopsine : Quand un rayon


lumineux frappe la rhodopsine, l’énergie contenue dans les photons transforme le 11-cis-rétinal en
11-trans-rétinal ( Méta-Rhodopsine II ) dépigmenté.

. La rhodopsine étant un RCPG, il va activer une protéine G qui va elle-même activer une protéine
appelée PDE. Cette PDE transforme le GMPc en GMP.

. Ceci va provoquer la diminution de la concentration intracellulaire en GMPc de manière graduée en


fonction de l’intensité lumineuse.

. En conséquence, la GMPc se dissocie des canaux sodiques (préalablement ouverts) de la membrane


cellulaire, entraînant ainsi leur fermeture donc il y aura aussi fermeture des canaux ca2+,Une
hyperpolarisation s'installe par consequent le glutamate n est pas libere dans la terminaison
synaptique.

. Finalement la méta-rhodopsine II est décomposée en opsine + fraction aldéhydique (11-trans-


rétinal)

. La rhodopsine est ensuite régénérée grâce à une isomérase : le rétinol va repasser à sa forme 11-cis
(ceci nécessite de l’ATP), se relie à l’opsine et donne la rhodopsine.Cette étape de régénération est
plus lente (de l’ordre de la minute).

REMARQUE : le degré de l’hyperpolarisation du récepteur est fonction de la quantité de lumière


absorbée. Plus il y a de lumière, moins il y aura de GMPc dans le segment externe du récepteur, plus
grand sera le nombre de canaux cationique fermés et plus le photorécepteur sera hyperpolarisé
(jusqu'à saturation du potentiel si l’éclairement est trop fort)

4. Propriétés générales des neurones rétiniens :

Le champ récepteur rétinien:

ils s organisent en deux zones arrondis et concentriques : une zone centrale et une zone
périphérique. (j ai mis des numéros devant chaque cellule pour bien comprendre ).

ils fonctionnent de manière antagoniste.

Dans le cas des batonnets :

Les influx provenant de plusieurs bâtonnets vont converger vers un seul neurone ganglionnaire. Ce
dernier possèdera donc un champ récepteur (donc on va parler du champs recepteur du neurone
ganglionnaire) , englobant les bâtonnets qu’il reçoit.

comme on avait déjà dit : Le champ s’organise en deux zones arrondies et concentriques : une zone
centrale et une zone périphérique.

Les bâtonnets de la zone centrale : feront relais directement sur des neurones bipolaires (1) avant de
converger vers le neurone ganglionnaire(1).

Les bâtonnets de la zone périphérie : elle font 2 types de connexion :


1. ils font relais sur les neurones horizontaux, puis ces derniers vont donner des afference aux
neurones bipolaires (1) (connectes directement a la zone centrale).ces neurones bipolaires
(1) comme on a déjà cite converge vers le neurone ganglionnaire (1)
2. il font relais directement sur des neurones bipolaires (2) avant de converger vers le neurone
ganglionnaire(1).

Les zones centrale et périphérique sont antagonistes : L’éclairement du centre entraîne une réponse
opposée à l'éclairement de la périphérie ( quand le centre est active, la peripherie est inhibee et vice
vers ca ).

Nb : si le centre et le pourtour sont éclairés simultanément, il n’y a pas d’information transmise par
les cellules bipolaires, alors qu’une information est transmise si seul le centre est éclairé.

Pour les cônes : les neurones ganglionnaires correspondants possèdent également une zone centrale
et une zone périphérique. Ces deux zones sont stimulées par deux couleurs OPPOSÉES ( Par exemple,
si la cellule ganglionnaire est stimulée par du rouge dans la zone centrale, le vert dans la périphérie
va l’inhiber, et inversement. Cette cellule sera dite R+/V-).

Nb : le couple bleu/jaune n’est parfois pas concentrique

Dans ce cas la zone centrale n est forme que d un seule cone qui va faire relais directement sur sont
neurone bipolaire specifique puis sur le neurone ganglionnaire correspondant.

Les cones de la zone peripherique : vont faire deux types de connexions :

1. ils vont faire relais sur des neurones horizontales. Ces derniers vont donner des afferences a
la cellule bipolaire du centre puis la cellule ganglionnaire du centre
2. chaque cone peripherique fait relais directement sur sa propre cellule bipolaire puis sur sa
propre cellule ganglionnaire.

But : de cette organisation est la mise en place d'une limite nette entre les zones qui reçoivent la
lumière et les zones qui les environnent, ce qui augmentent le contraste entre ces zones, et donc
l'acuité visuelle aussi.

Nb : dans le cas de la vision chromatique : un cone est stimule par toutes les longeurs d onde mais
avec des degres different ( une lumiere verte peut stimuler un cone L mais d un degre moidre qu une
lumiere rouge) le mecanisme cite dessus permet de rendre un cone encore plus specifique.

Nb :

Plusieurs bâtonnets convergent (via les cellules bipolaires et des cellules amacrines) vers une seule
cellule ganglionnaire, ce qui explique que d’une part :

L’étendu du champ visuel de ces cellules ganglionnaires périphériques, conduisant à une vision peu
précise puisque les effets s’additionnent >> compression de l’information (infos traitées de façon
collective au niveau du cerveau) et donc une perte de données. ; ainsi la vision au niveau des
bâtonnets sera floue mais correspondra à une grande partie du champ visuel.

Et que d’autre part elles sont plus sensibles aux faibles luminosités car elles intègrent la libération de
neurotransmetteurs de plusieurs récepteurs.

Au contraire, au niveau de la fovéa, chaque cône est connecté à UNE SEULE cellule ganglionnaire via
UNE SEULE cellule bipolaire. Le champ visuel de cette cellule ganglionnaire est donc celui du cône, ce
qui explique leur plus grande précision et leur faible sensibilité à la lumière ; ainsi l’information sera
plus précise au niveau du cerveau et on aura une image plus nette et plus détaillée mais d’une partie
beaucoup plus petite du champ visuel.

les cellules rétiniennes :

- Cônes et bâtonnets : photorecepteurs (inhibitrice).

- Cellule ganglionnaire (excitatrice) : La cellule ganglionnaire est donc la seule cellule rétinienne qui
peut engendrer un potentiel d’action.

On trouve 3 types de cellules ganglionnaires :

Les Cellules amacrines :

-Elles sont responsables du compactage : elles font converger l’information issue de nombreux
bâtonnets vers une seule cellule ganglionnaire.

Les Cellules horizontales (inhibitrice) :

Elles servent à augmenter le contraste (champs récepteur) : Elles génèrent donc une inhibition
latérale grossièrement concentrique qui augmente le contraste entre la zone éclairée et la zone
sombre qui l’entoure.

Les cellules bipolaires : elle sont excitatrice.

5. Projections Visuelles Centrales :

• Rétinotopie.

La rétine est subdivisée en trois zones :

- L’hémirétine nasale : en dedans de la fovéa.

- L’hémirétine temporale : en dehors de la fovéa.

- La rétine centrale : c’est la fovéa elle-même.


- L’œil droit : reçoit le champ visuel droit dans son hémirétine nasale et le champ visuel gauche dans
son hémirétine temporale.

- L’œil gauche : reçoit le champ visuel gauche dans son hémirétine nasale et le champ visuel

droit dans son hémirétine temporale.

Les fibres provenant des zones de la rétine vont avoir des trajets différents :

- Les fibres provenant de la rétine temporale restent du côté ipsilatéral.

- Les fibres provenant de la rétine nasale vont décusser pour passer du côté controlatéral au niveau
du chiasma optique. Cela signifie que :

- La bandelette optique droite : ne va contenir que des fibres du champ visuel gauche (donc
hémirétine temporale droite et hémirétine nasale droite)

- La bandelette optique gauche ne va contenir que des fibres du champ visuel droit (donc hémirétine
temporale gauche et hémirétine nasale droite).

Cette rétinotopie est identique au niveau du cortex visuel. En effet, le champ visuel gauche est traité
dans l’hémisphère droit, tandis que le champ visuel droit est traité dans l’hémisphère gauche.

Nb : Il est à noter que la fovéa possède une plus grande surface de représentation corticale.

Les lésions des voies oculaires sont très caractéristiques :

- Lésion du nerf optique : entraine une anopsie unilatérale de l’œil correspondant.

- Lésion du chiasma optique : entraine une hémianopsie bitemporale.

- Lésion du tractus optique : entraine une hémianopsie latérale controlatérale (droite pour une lésion
de la bandelette gauche et inversement).

b. Traitement parallèle de l’information :

L’information est transmise au cortex par trois types de neurones ganglionnaires :


c. Traitement convergent de l’information :

Ce mode de projection est dit hiérarchique :

- Les cellules ganglionnaires se projettent sur celles du corps genouillé latéral du thalamus, tout en
gardant les propriétés de leur champ récepteur.

- Les cellules du corps genouillé latéral se projettent sur les cellules simples (S) de l’aire primaire V1

Les cellules simples se projettent sur les cellules complexes (C) de l’aire visuelle associative V2.

- Les cellules complexes se se projettent sur les cellules hypercomplexes (HC) de l’aire visuelle V3,
etc…

Nb : Un tel degré de spécialisation aboutit à des réponses très spécifiques de la part de l’aire visuelle
associative.

d. Systèmes parvocellulaire et magnocellulaire :

o Système parvocellulaire :

C’est un système à petites cellules, de faible vitesse de conduction, plutôt toniques. Il est impliqué
dans l’analyse des formes et des couleurs. Il emprunte la voie ventrale (inféro-temporale) des nerfs
et bandelettes optiques. Il jouit d’une forte résolution spatiale car il y a une faible convergence des
inputs (1 cône pour 1 cellule ganglionnaire). Il représente 80% des fibres ganglionnaires.

o Système magnocellulaire :

C’est un système à grandes cellules, de vitesse élevée, plutôt phasique. Il est impliqué dans le
déplacement du stimulus et la vision stéréoscopique en profondeur. Il emprunte la voie dorsale
(pariétale) des nerfs et bandelettes optiques. Il jouit d’une faible résolution spatiale car il y a une
forte convergence des inputs (plusieurs cônes pour 1 cellule ganglionnaire). Il représente 20% des
fibres ganglionnaires.