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ECOLE SUPERIEURE EN SCIENCES APPLIQUEES DE TLEMCEN

ANALYSE NUMERIQUE II
INTEGRATION

M. BELMEKKI
Meilleur remède, rester chez soi.
La solution des exercices 3 et 4 sera diponible le 23 avril 2020.
Prenez le temps de les préparer.
Le cours sur les Equations différentielles sera disponible le 20 avril 2020.

Exercice 1. On considère l’intégrale :


∫ 1
dx
I=
0 x+1
1. La valeur théorique de I. est donnée par :
∫ 1
dx
I= = ln(x + 1) |10 = ln 2 = 0.693114.
0 x+1

2. Méthode des trapèzes :


a) La valeur approcheé par la méthode des trapèzes est donnée par :
( )
b − a f (a) + f (b) ∑
n−1
In = + f (xi )
n 2 i=0
on a :
b−a 1−0 1
h= = = .
n n n
Si h = 0.1 alors n = 10 et on a alors le tableau suivant :

x 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1


f(x) 1 0.9090 0.8333 0.7692 0.7142 0.6666 0.625 0.5882 0.5555 0.5263 0.5

En remplaçant dans la formule, on obtient :


I10 = 0.69373
L’erreur commise est :
|I10 − I| = |0.69373 − 0.69314| ≤ 0.6 ∗ 10−3
b) Par la méthode des trapèzes, l’erreur est donnée par :
M2
|In − I| ≤ (b − a)3
12n2
M2 b − a 2
= ( ) (b − a)
12 n
M2 2
= h
12
où
M2 = max |f ′′ (x)|
x∈[0,1]
2 INTEGRATION / M. BELMEKKI

Les dérivées de f sont données par :


−1 2
f ′ (x) = 2
, f ′′ (x) = .
(x + 1) (x + 1)3
Or,
−6
f (3) (x) = < 0, ∀x ∈ [0, 1].
(x + 1)4
Pour tout x ∈ [0, 1], la fonction f ′′ (x) est positive et strictement décroissante,
donc :
max |f ′′ (x)| = f ′′ (0) = 2
x∈[0,1]
par suite :
2 2 1 2
|In − I| ≤
h = h
12 6
−3
Pour obtenir une précision de 10 , on choisit h tel que :
1 2
h ≤ 10−3
6
d’où
0 < h < 0.07
par suite
1 1
n= > = 14.28
h 0.07
On prend
n = 15
Le nombre de points d’appui est N = 16.
2. Méthode de Simpson.
a) la valeur approchée de I par la méthode de Simpson est donnée par :
( )
b−a ∑
n−1 ∑
n−1
In = f (a) + f (b) + 2 f (xi ) + 4 f (ξ i )
6n i=1 i=0

Pour h = 0.2, on a n = 5. Le nombre de points d’appui est N = 2∗5+1 = 11.


En utilisant le tableau des valeurs précédent, on obtient alors :
Γ1 = 0.8333 + 0.7142 + 0.625 + 0.555 = 5.455 = 2.7275
Γ2 = 0.9090 + 0.7692 + 0.6666 + 0.5882 + 0.5263 = 3.4593
1−0
I5 = ((1 + 0.5) + 2Γ1 + 4Γ2 )
6∗5
= 0.693073
donc
I5 = 0.693073
L’erreur commmise est donnée par :
|I5 − I| = |0.693073 − 0.693147| = 0.000074 < 0.8 ∗ 10−4
b) Par la méthode de Simpson l’erreur est donnée par :
M4 (b − a)5 M4
|In − I| ≤ 4
= (b − a)h4
2880 n 2880
où :
24
M4 = max |f (4) | = max = f (4) (0) = 24
x∈[0,1] x∈[0,1] (1 + x)5
INTEGRATION / M. BELMEKKI 3

donc
M4 4
|In − I| ≤ h
2880
Pour obtenir une précision de 10−3 , on choisit h tel que :
M4 4
h ≤ 10−3
2880
qui implique
h ≤ 0.875
D’où
1
n≥ = 1.14
0.875
On prend alors
n=2
Pour obtenir une précision de 10−3 on doit diviser l’intervalle [0, 1] en 2
parties égales, ce qui implique qu’on utilisera 5 points d’interpolation :
x0 = 0, ξ 0 = 0.25, x1 = 0.5, ξ 1 = 0.75, x2 = 1
4. Conclusion : Pour atteindre une précision de 10−3 , la méthode des trapèzes
nécessite la subdivision de l’intervalle [0, 1] en 15 parties égales, alors que la
méthode de Simpson ne nécessite qu’une subdivision en 2 parties égales. la méthode
de Simpson est nettement meilleure.
On peut aussi comparer les deux méthodes par le nombre de points d’appui uti-
lisés : En effet la méthode des trapèzes nécessite 16 points d’appui alors que la
méthode de Simpson ne nécessite que 5 points d’appui.
Exercice 2. On considère la fonction
1
g(x) =
1−x
1. pour x < 1, on a :
∫ x
F (x) = g(t)dt
∫ 0
x
1
= dt
0 1−t
= − ln(1 − x)
On en déduit
F (2/3) = − ln(1 − 2/3) = − ln(1/3) = ln 3.
2) Interpolation de Lagrange de g(x) aux points : 0, 1/3 et 2/3.
Les polynômes de base de Lagrange sont donnés par :
(x − x1 )(x − x2 ) (x − 1/3)(x − 2/3) 9
l0 (x) = = = (x − 1/3)(x − 2/3)
(x0 − x1 )(x0 − x2 ) (0 − 1/3)(0 − 2/3) 2
(x − x0 )(x − x2 ) (x − 0)(x − 2/3)
l1 (x) = = = −9(x)(x − 2/3)
(x1 − x0 )(x1 − x2 ) (1/3 − 0)(1/3 − 2/3)
(x − x0 )(x − x1 ) (x − 0)(x − 1/3) 9
l2 (x) = = = (x)(x − 1/3)
(x2 − x0 )(x2 − x1 ) (2/3 − 0)(2/3 − 1/3) 2
d’où
9 9
L2 (x) = (x − 1/3)(x − 2/3)(1) − 9(x)(x − 2/3)(3/2) + (x)(x − 1/3)(3)
2 2
qu’on peut écrire sous sa forme simple :
9
L2 (x) = x2 − 1
4 INTEGRATION / M. BELMEKKI

3. Pour tout polynôme p de degré inférieur ou égal à 2, on a :


∫ 2
p(t)dt = c0 p(0) + c1 p(1) + c2 p(2)
0
en particulier pour :
p(x) = 1, p(x) = x, p(x) = x2
on obtient
∫ 2
1dt = 2 = c0 + c1 + c2
0
∫ 2
tdt = 2 = c1 + 2c2
0
∫ 2
8
t2 dt = = c1 + 4c2
0 3
d’où
1 4 1
c0 = , c 1 = c2 = .
3 3 3
4. En fait le changement de variable :
t = 3y
donc,
2
t = 0 ⇒ y = 0, t=2⇒y=
dt = 3dy
3
d’où, en posant q(y) = p(t), alors q(y) est un polynôme de degré ≤ 2 en y.
D’où
∫ 2 ∫ 2/3
p(t)dt = 3q(y)dy
0 0
∫ 2/3
= 3 q(y)dy
0
d’où
c0 p(0) + c1 p(1) + c2 p(2) = 3d0 q(0) + 3d1 q(1/3) + 3d2 q(2/3)
= 3d0 p(0) + 3d1 p(1) + 3d2 p(2)
par suite
1
d i = ci , i = 0, 1, 2
3
ce qui implique :
d0 = 1/9, d1 = 4/9, d2 = 1/9
5) On a :
ln 3 = F (2/3)
∫ 2/3
= g(t)dt
0
∫ 2/3
≃ L2 (t)dt
0
1 4 1
= L2 (0) + L2 (1/3) + L2 (2/3)
9 9 9
10
=
9
≃ 1.111
INTEGRATION / M. BELMEKKI 5

La valeur théorique est :


ln 3 = 1.098

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