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EXERCICES SUR LES FONCTIONS DERIVABLES

DERIVEES - DERIVABILITE

1. Calculer les limites des fonctions f définies ci-dessous aux points indiqués.

tan x − 1 e3x − e3
a) f (x) = (x → π/4) b) f (x) = (x → 1)
x − π/4 x3 − 1
 
1
c) f (x) = x 1 − cos (x → +∞) d) f (x) = x + ln(1 − e2−x ) − ln(x − 2) (x → 2)
x

2. Calculer la dérivée des fonctions f définies ci-dessous (sans chercher à déterminer le domaine de
définition).
p 2
a) f (x) = tan 1 − x2 , b) f (x) = ln |x − ex tan x| , c) f (x) = (1 + x)x , d) f (x) = sin(cos(sin x))

sin(2x) 2
e) f (x) = , f) f (x) = ln | tan x − xex | , g) f (x) = (1 + x2 )1+x .
sin(3x)

3. Donner une formule de dérivation pour la composée f ◦ g ◦ h.

1
4. Calculer pour x 6= 0 la dérivée de la fonction f définie par f (x) = arctan x + arctan , et retrouver
x
la valeur de f (x).

5. Soit f une fonction numérique dérivable sur R. Que peut-on dire de f ′ si f est paire, si f est impaire,
si f est périodique ? Examiner les réciproques.

6. Calculer la dérivée n-ième des fonctions définies ci-dessous.


1 1 1
a) f (x) = (a 6= 0) , b) g(x) = ln |x| , c) h(x) = , d) k(x) = √ .
ax + b x2 −1 x

7. a) Soit n un entier positif. On définit sur R la fonction fn en posant fn (x) = xn . Calculer les dérivées
successives de fn .

b) Calculer la dérivée d’ordre n de f2n directement, puis en écrivant f2n = fn ·fn et en utilisant la formule
de Leibniz. En déduire la relation
Xn  2  
n 2n
= .
k n
k=0

1
8. Déterminer si les fonctions f suivantes sont dérivables sur R.
 
(x − 1)2 si x ≤ −1 (x − 1)2 si x ≤ 1
a) f (x) = b) f (x) =
−4x + 1 si x > −1 (x − 1)3 si x > 1
 
(x − 1)2 si x ≤ 2 3(x + 1)2 si x ≤ −1
c) f (x) = d) f (x) =
x3 − 10x si x > 2 (2x + 1)(x + 1)3 si x > −1

9. Déterminer a et b pour que la fonction f suivante soit dérivable sur R.


 2
x +x+1 si x ≥ 1
f (x) = .
ax3 + bx + 2 si x < 1
10. Déterminer a et b pour que la fonction f suivante soit dérivable sur R.
 2
x − x + 1 si x ≥ 2
f (x) = .
(ax + b)2 si x < 2

11. Soit f la fonction définie sur R par


 √
ch √x si x ≥ 0
f (x) = .
cos −x si x < 0

Montrer, de deux façons différentes, que f est dérivable en 0. Cette fonction est-elle deux fois dérivable
en zéro ?

1
12. Démontrer que la fonction f définie sur R par f (x) = x |x| est dérivable sur R, et calculer sa
2
dérivée f ′ .

13. Soit la fonction f définie sur ] 0, +∞ [ par



x
f (x) = x .

Par quelle valeur faut-il prolonger f en 0, pour que le prolongement fe soit continu sur R+ . Dans ce cas,
étudier si fe est dérivable sur R+ .

14. Déterminer si les fonctions f suivantes possèdent une dérivée à droite en 0, et calculer f ′ (0) si c’est
le cas, puis calculer f ′ (x) pour tout x > 0. Si f est dérivable sur [ 0, +∞ [ est-elle de classe C1 sur cet
intervalle ? 
p √ x · ln x si x > 0
a) f (x) = x2 + x5 b) f (x) =
0 si x = 0
 x  xx
x si x > 0 x si x > 0
c) f (x) = d) f (x) =
1 si x = 0 0 si x = 0

15. Soit la fonction f définie sur R par



x3 ln |x| si x 6= 0
f (x) = .
0 si x = 0

Déterminer la plus grande valeur k telle que f soit de classe Ck sur R.

16. a) Soit f la fonction définie sur R+ par



f (x) = x2 sin x .

2
La fonction f est-elle dérivable en 0 ? deux fois dérivable en 0 ?

b) Mêmes questions avec les fonctions g et h définies sur R+ par


√ √
g(x) = (sin x)2 et h(x) = (sin x)3 .

17. Déterminer l’ensemble des points de R où la fonction f définie par




f (x) = |x − 1| − 2

est dérivable.

18. Soit f la fonction définie sur R par

f (x) = cos[πx E(x)] .

a) Déterminer les points de R pour lesquels f est continue.

b) Déterminer les points de R pour lesquels f est dérivable.

19. Soit n un entier strictement positif. On définit une fonction f sur R en posant

 1
 xn sin2 si x 6= 0
f (x) = x


0 si x = 0
Etudier suivant les valeurs de n, si
a) f est continue sur R
b) f est dérivable sur R
c) f est continûment dérivable sur R.

20. a) Soient n un entier naturel, et α un nombre réel. On définit la fonction fn,α sur R par
  

 n 1
 x sin −α si x 6= 0
x
fn,α (x) =



0 si x = 0

a) Montrer que fn,α est de classe C1 sur R∗ , et exprimer fn,α



à l’aide des fonctions fp,β .

b) Déterminer, pour quelles valeurs de n la fonction fn,α


b1) admet une limite en 0
b2) est continue en 0
b3) est dérivable en 0
b4) est de classe C1 sur R
b5) est deux fois dérivable en 0.

21. Soit f la fonction définie sur ] −π/2, π/2 [ \{0} par


tan x − sin x
f (x) = .
x3
Montrer que f est prolongeable par continuité en 0, puis, que son prolongement fe est dérivable en 0. La
fonction fe est-elle deux fois dérivable en 0 ?

3
22. Soit f la fonction définie sur R∗ par
sh x − sin x
f (x) = .
x3
Montrer que f est prolongeable par continuité en 0, puis, que son prolongement fe est dérivable en 0. La
fonction fe est-elle deux fois dérivable en 0 ?

23. a) Montrer que la fonction f de R dans R définie par

f (x) = x + ex

est bijective. On note g l’application réciproque de f . Justifier que g est deux fois dérivable sur R. Calculer
g(1), g ′ (1) et g ′′ (1).

b) Même problème pour la fonction f de R dans R définie par

f (x) = 2x + cos x .

24. Soit f la fonction de R dans R définie par

f (x) = 2x + sin x .

a) Montrer que f est bijective. Déterminer son développement limité à l’ordre 3 en 0.

b) On pose g = f −1 . Justifier que l’application g est trois fois dérivable sur R, et ainsi qu’elle admet un
développement limité à l’ordre 3 en 0.

Ecrire ce développement à l’aide des nombres a = g(0), b = g ′ (0), c = g ′′ (0) et d = g ′′′ (0), puis calculer
a, b, c et d en identifiant le développement limité à l’ordre 3 en 0 des deux membres de l’égalité g ◦f = Id.

25. Soit f la fonction définie par


 2
e−1/x si x 6= 0
f (x) = .
0 si x = 0

a) Montrer que f est continue sur R.

b) Montrer que pour tout entier n ≥ 1, il existe un polynôme pair Pn de degré 2(n − 1), dont le coefficient
du terme de plus haut degré vaut an = (−1)n+1 (n + 1)!, tel que Pn (0) = 2n , et qui vérifie, pour tout x
non nul
Pn (x)
f (n) (x) = f (x) 3n .
x
c) Calculer la limite de f (n) (x) lorsque x tend vers zéro, et en déduire que f est de classe C∞ sur R, ainsi
que la valeur de f (n) (0).

26. Soit f définie sur R par


  
 13
3 + 2x + x E si x 6= 0
f (x) = x

3 si x = 0

a) Montrer que f possède un d.l. d’ordre 2 au voisinage de 0.

4
b) Montrer que f est dérivable en zéro. Est-elle dérivable dans un intervalle [ −h, h ] (h > 0) ? Est-elle
deux fois dérivable en zéro ?

27. Soient f une fonction numérique définie sur R, a un nombre réel, et θ la fonction définie sur R∗ par

f (a + h) − f (a − h)
θ(h) = .
2h
a) Montrer que si f est dérivable à gauche et à droite en a, la fonction θ admet une limite en 0, que l’on
calculera en fonction de fg′ (a) et fd′ (a) (cette limite est appelée dérivée centrée de f en a ).

b) Etudier la réciproque. (Remarquer que si f est une fonction paire et si a = 0, alors θ admet une limite
en zéro).

28. On cherche les applications f de R dans R, dérivables en 0, et telles que, pour tout x réel,

f (2x) = 2f (x) .

a) Calculer f (0).

b) Montrer que pour tout réel x et tout entier n positif

2−n f (x) = f (2−n x) .

c) On pose yn = 2−n x. Calculer de deux manières différentes la limite, quand n tend vers l’infini, du
rapport f (yn )/yn .

d) En déduire les applications cherchées.

29. Soit f (x) = sin x et g(x) = cos x. Les fonctions f et g sont continues sur R. On veut démontrer
que les fonctions f et g sont dérivables sur R, en sachant uniquement que f est dérivable en 0 et que
f ′ (0) = 1 (et les formules de trigonométries usuelles).

a) Montrer qu’alors g ′ (0) = 0.

b) Montrer que f est dérivable sur R et que f ′ = g,

c) Déduire de b) que g ′ = −f .

30. a) Effectuer le développement limité à l’ordre 2 en zéro de


 x+cos x 
e −e
f (x) = ln .
x + x2

En déduire que f se prolonge par continuité en 0.

b) Montrer que son prolongement est dérivable en zéro, et faire l’étude locale de la fonction au voisinage
de 0. (Equation de la tangente, position de la courbe par rapport à la tangente, dessin).

REMARQUE : d’autres études locales se trouvent dans la feuille « Développements limités ».

5
31. Soit f définie sur ] 0, +∞ [ par
Z3x
cos t
f (x) = dt .
t
x
Montrer que si x appartient à ] 0, π/3 ] ,
ln 3 cos 3x ≤ f (x) ≤ ln 3 cos x .

En déduire que f est prolongeable par continuité en 0. Soit fe son prolongement.

Calculer fe′ (x) si x > 0, puis justifier que fe est deux fois dérivable à droite en zéro.

VARIATIONS D’UNE FONCTION

32. En étudiant les variations d’une fonction convenable, montrer les inégalités :

a) 2x < sin 2x + tan x si x ∈ ] 0, π/2 [

x3
b) tan x > x + si x ∈ ] 0, π/2 [
3

c) (x + a)t ≤ 2t−1 (xt + at ) si x ≥ 0, a ≥ 0, t > 1

33. Déterminer le nombre de solutions de l’équation


ex = 1 + x + x2 + x3 .

34. Soit f la fonction définie sur R par


1−x
Z
2
f (x) = et dt .
x

Calculer sa dérivée. Etudier les variations de f et de f ′ , ses branches infinies, sa concavité, et tracer sa
courbe représentative.

ACCROISSEMENTS FINIS ET FORMULE DE TAYLOR

35. Soit f une fonction continue sur [ 0, 1 ] , dérivable sur [ 0, 1 [ telle que f ′ (0) = f (1) et f (0) = 0. On
définit une fonction g sur [ 0, 1 ] par

 f (x)
 si x ∈ ] 0, 1 ]
g(x) = x


f (1) si x = 0
Montrer qu’il existe un nombre c dans l’intervalle ] 0, 1 [ tel que
f (c)
f ′ (c) = .
c

6
Donner une interprétation géométrique de ce résultat en l’illustrant par un dessin.

36. Soit f une fonction définie et continue sur [ u, v ] , dérivable sur ] u, v [ , telle que f (u) = f (v) = 0,
et soit a à l’extérieur de [ u, v ] .
En introduisant la fonction g définie sur [ u, v ] par

f (x)
g(x) = ,
x−a
montrer qu’il existe c dans ] u, v [ tel que

f (c)
f ′ (c) = .
c−a
Donner une interprétation géométrique de la fonction g et énoncer le résultat obtenu sous forme géomé-
trique.

37. Soient I un intervalle ouvert, et f une application de I dans R, dérivable sur I. On suppose que f
admet k zéros distincts sur I (k entier ≥ 2). Démontrer que f ′ admet au moins k − 1 zéros distincts. Se
peut-il que f ′ admette strictement plus de k − 1 zéros ?
Si f est k − 1 fois dérivable sur I, que peut-on dire du nombre de zéros de f (k−1) ?

Applications.

a) Soit un nombre entier n ≥ 2. Démontrer que la fonction polynôme f définie sur R par

f (x) = x2n − nx2 + 6 ,

possède au plus 4 racines.

b) Soit un nombre entier n ≥ 2, et a et b deux nombres réels. Démontrer que la fonction polynôme f
définie sur R par
f (x) = xn + ax + b
admet
au plus deux racines réelles si n est pair,
au plus trois racines réelles si n est impair.

38. Soit f une fonction de classe C3 sur R pour laquelle on peut trouver deux réels a et b distincts tels
que f (a) = f ′ (a) = f (b) = f ′ (b) = 0. Montrer qu’il existe c dans ] a, b [ tel que f (3) (c) = 0.

39. En utilisant le théorème des accroissements finis, montrer que,


x
a) ≤ ln(1 + x) ≤ x , si x ≥ 0 ,
1+x

b) x ≤ ex − 1 ≤ xex , si x ≥ 0 ,
x
c) ≤ arctan x ≤ x , si x ≥ 0 ,
1 + x2

d) 0 ≤ ch x − 1 ≤ x sh x , si x ∈ R .

40. a) Montrer que, pour tous réels x et y inférieurs à 2 on a

|ex − ey | ≤ e2 |x − y| .

7
b) Montrer que, pour tous réels x et y de l’intervalle [ π/6, 5π/6 ] , on a

3
| sin x − sin y| ≤ |x − y| .
2

41. a) Montrer que, pour tous réels x et y inférieurs à 1 on a

|ex − ey | ≤ e · |x − y| .

b) Montrer que, pour tous réels x et y de l’intervalle [ π/3, 2π/3 ] , on a


1
| sin x − sin y| ≤ |x − y| .
2
42. a) Montrer que pour tout entier naturel n, on a
1 1
≤ arctan(n + 1) − arctan n ≤ 2 .
(n + 1)2 + 1 n +1
b) En déduire un encadrement de la somme
p
X 1
Sp = 2+1
.
n=0
n

c) Montrer que la suite (Sp ) est convergente et trouver un encadrement de sa limite.


43. Trouver un majorant de l’erreur commise en remplaçant 4 10001 par 10.√
(On appliquera le théorème des accroissements
√ √ finis à la fonction f : t 7→ 4 t dans l’intervalle fermé
4 4
I = [ 10000, 10001 ] , pour majorer 10001 − 10000).

44. En appliquant la formule de Taylor-Lagrange, démontrer que :


x2
a) pour tout x de [ −π/2, π/2 ] \ {0} cos x > 1 −
2

x2
b) pour tout x > 0 ln(1 + x) > x −
2

x3
c) pour tout x de ] 0, π/2 [ tan x > x +
3

x3 x5
d) pour tout x ≥ 0 sh x ≥ x + +
6 120

x3
e) pour tout x de [ 0, 1 ] sh x ≤ x +
6

x3 x3 x5
f) pour tout x ≥ 0 x− ≤ sin x ≤ x − +
6 6 120

x2
g) pour tout x ∈ ] −π, π [ ln(1 + cos x) ≤ ln 2 −
4

45. a) Montrer que pour tout x réel

x2 x2 x4
1− ≤ cos x ≤ 1 − + .
2 2 24

8
b) Montrer que pour tout x de l’intervalle [ 0, 1 ] ,
√ x
1−x≤1− .
2
c) Montrer que pour tout x de l’intervalle [ 0, π/4 ] ,
 −3/2 p
x2 x4 π2
1− − 1− ≤ 1 − x2 .
2 8 16

d) Montrer que pour tout x de l’intervalle [ 0, π/4 ] ,


p
0 ≤ cos x − 1 − x2 ≤ M x4 ,

où M est une constante positive que l’on déterminera.

46. Montrer que, quels que soient les réels x et y,

| arctan x − arctan y| ≤ |x − y| .

Quand a-t-on égalité ?

47. Montrer que pour tout x ≥ 0, on a


x
≤ th x ≤ x .
ch2 x
En déduire un équivalent simple de th x en zéro.

48. Montrer que, pour tout x réel


ln(1 + x2 ) ≤ |x| .

49. Soit f une application de classe C1 sur [ a, b ] . Montrer que

(b − a) min |f ′ (t)| ≤ 2 max |f (t)| .


a≤t≤b a≤t≤b

50. Montrer que pour tout réel positif x, on a

x3 x3 x5
x− ≤ sin x ≤ x − + ,
6 6 120
et en déduire une valeur approchée rationnelle de sin(1/2) à 3.10−4 près.

51. a) Montrer que pour tout réel positif x, on a les inégalités :


x
≤ arctan x ≤ x .
1 + x2
b) On pose
1 1
A = 4 arctan − arctan .
5 239

9
Montrer que A appartient à l’intervalle ] −π/2, π/2 [ . Calculer tan A. En déduire la valeur de A.

52. a) Déterminer le polynôme de Taylor Tn à l’ordre n en 0 de la fonction f définie sur ] −1, +∞ [ par

f (x) = ln(1 + x) .

Quelle valeur faut-il donner à n pour être sûr que, pour tout x de l’intervalle [ 0, 10−1 ] , on ait

| ln(1 + x) − Tn (x)| ≤ 10−6 ?

b) Démontrer que
1
| ln 2 − Tn (1)| ≤ ,
n+1
et en déduire que la suite (un )n≥1 définie par
n
X (−1)k+1
un = ,
k
k=1

admet ln 2 pour limite.

53. Déterminer le polynôme de Taylor Tn à l’ordre n en 0 de la fonction exponentielle. Etablir que


 n+1

 x x

 e si x > 0
 (n + 1)!
x
|e − Tn (x)| ≤



 |x|n+1
 si x < 0
(n + 1)!
n
X xk
En déduire que pour tout réel x, la suite (un )n≥0 définie par un = , admet ex pour limite.
k!
k=0

54. Soit f deux fois dérivable sur R. On suppose que pour tout x réel, on a |f (x)| ≤ 1 et |f ′′ (x)| ≤ 1.
En utilisant la formule de Taylor entre x et x + 2, montrer que |f ′ (x)| ≤ 2.

55. Une généralisation du théorème de Rolle.


Soit f une fonction numérique définie et continue sur [ a, +∞ [ , dérivable sur ] a, +∞ [ et admettant
f (a) comme limite en +∞. On définit une fonction g sur ] a, +∞ [ en posant
  

 1
 f a−1+ si x ∈ ] 0, 1 ]
x
g(x) = .



f (a) si x = 0

Montrer que l’on peut appliquer le théorème de Rolle à la fonction g. En dd́uire qu’il existe un point c
dans ] a, +∞ [ tel que f ′ (c) = 0.

56. Soit I un intervalle de R. Soit a, b, c trois points de I tels que a < b < c, et f une fonction deux fois
dérivable dans I. On veut démontrer qu’il existe d dans ] a, c [ tel que
f (a) f (b) f (c) f ′′ (d)
(1) + + = .
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) 2
a) Montrer que cette relation est vraie quel que soit d, lorsque f est un polynôme de degré au plus 2.

10
b) Montrer qu’il existe un polynôme P de degré au plus 2 tel que
P (a) = f (a) , P (b) = f (b) , P (c) = f (c) .
c) Démontrer la relation (1) en utilisant la fonction g = f − P .

57. En raisonnant par l’absurde, montrer que si 0 < x < π/2, on ne peut pas appliquer le théorème des
accroissements finis à la fonction f définie par
f (t) = eit
dans l’intervalle [ 0, x ] .

58. Soit f de classe C2 sur [ a, b ] et trois fois dérivable sur ] a, b [ . On définit la fonction F sur [ a, b ]
par
x−a ′ (x − a)3
F (x) = f (x) − f (a) − (f (x) + f ′ (a)) − K
2 12
où la constante K est choisie pour que F (b) = 0. Montrer qu’il existe d dans ] a, b [ tel que F ′′ (d) = 0.
En déduire que
f ′ (a) + f ′ (b) (b − a)3 ′′′
f (b) − f (a) = (b − a) − f (d) .
2 12

59. Estimation de l’erreur dans une interpolation linéaire.


Soit f définie et continue sur [ a, b ] , deux fois dérivable sur ] a, b [ . Soit c dans ] a, b [ . On pose
x−a (x − a)(x − b)
F (x) = f (x) − f (a) − (f (b) − f (a)) + K .
b−a 2
a) Déterminer K pour que F (c) soit nul. On donne désormais à K cette valeur.

b) Montrer que F admet au moins 3 zéros, en déduire qu’il existe d dans ] a, b [ tel que F ′′ (d) = 0 et
établir que
c−a (c − a)(c − b)
f (c) = f (a) + (f (b) − f (a)) + f ′′ (d) .
b−a 2
c) En déduire que lorsque l’on interpole linéairement entre a et b une fonction dont la dérivée seconde
est majorée en valeur absolue par une constante M , l’erreur commise est majorée en valeur absolue par
M (b − a)2 /8.
(Interpoler linéairement une fonction f sur un intervalle [ u, v ] consiste à remplacer cette fonction par
la fonction affine g telle que g(u) = f (u) et g(v) = f (v)).

60. La règle de L’HOSPITAL


Soient f et g deux fonctions continues sur [ a, b ] , dérivables sur ] a, b [ , telles que f ′ et g ′ ne soient nulles
simultanément en aucun point de ] a, b [ , et g(x) 6= g(a) sur ] a, b ] .

a) Soit t dans ] a, b ] . Déterminer la constante m telle que la fonction h = f − mg vérifie h(t) = h(a).

b) En déduire qu’il existe ct dans ] a, t [ tel que


f (t) − f (a) f ′ (ct )
= ′ .
g(t) − g(a) g (ct )
f ′ (x) f (x) − f (a)
c) Montrer que si admet une limite ℓ lorsque x tend vers a, alors, admet une limite
g ′ (x) g(x) − g(a)
qui vaut encore ℓ.

11
d) Montrer que ce qui précède s’applique dans le cas suivant :

3
√ p
3 3
f (x) = x−1+ 2−x , g(x) = (x − 1)(2 − x) , a=1 , b= ,
2
et calculer ℓ.

61. Effet de la monotonie de f ′ .


Soit f une fonction numérique définie sur un intervalle I de R. Supposons f continue sur I, dérivable sur
◦ ◦
I, de dérivée f ′ croissante (resp. décroissante) sur I.

a) Montrer que la courbe représentative de f est au-dessus (resp. au-dessous) de chacune de ses tangentes.

b) Montrer que pour tout intervalle [ a, b ] inclus dans I, la courbe représentative de la restriction de f
à [ a, b ] est en dessous (resp. au-dessus) de la corde [Ma Mb ], où Ma et Mb sont les points de la courbe
d’abscisses respectives a et b.

Vérifier que cela équivaut à dire que pour tout couple (a, b) de I 2 , et tout t de [ 0, 1 ] , on a

f (ta + (1 − t)b) ≤ tf (a) + (1 − t)f (b) (resp.f (ta + (1 − t)b) ≥ tf (a) + (1 − t)f (b) ) .

On dit alors que f est convexe (resp. concave) sur I .

62. Théorème des valeurs intermédiaires pour la fonction dérivée


Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I de R. Soient a et b deux points de I tels que a < b. On
suppose que f ′ (a) < f ′ (b). Soit c un nombre réel de l’intervalle ] f ′ (a), f ′ (b) [ . Posons

f (x) − f (a)
pour x ∈ ] a, b ] g(x) =
x−a

f (b) − f (x)
pour x ∈ [ a, b [ h(x) = .
b−x
a) Interpréter géométriquement les fonctions g et h, et montrer qu’elles se prolongent en des fonctions
continues sur [ a, b ] .
 
′ f (b) − f (a)
b) Si c appartient à f (a) , , montrer qu’il existe d dans ] a, b [ tel que g(d) = c.
 b − a
f (b) − f (a)
Si c appartient à , f ′ (b) , montrer qu’il existe d dans ] a, b [ tel que h(d) = c.
b−a
c) En déduire qu’il existe s dans ] a, b [ tel que f ′ (s) = c, et montrer que ce résultat subsiste si
f ′ (a) > f ′ (b).

d) Le théorème des valeurs intermédiaires s’applique donc à la fonction f ′ , même si elle n’est pas continue.
Quel est l’intérêt pratique de ce résultat dans la constitution du tableau de variation de f sur I, dans le
cas ou f ′ admet un nombre fini de zéros sur I ?

63. Démontrer la formule de Taylor avec reste intégral de Lagrange, pour une fonction f de classe Cn+1
sur l’intervalle [ a, b ]
Zb
b−a ′ (b − a)n (n) (b − t)n (n+1)
f (b) = f (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (t) dt .
1! n! n!
a

12
64. Soit f la fonction définie sur R par
f (x) = th x .
a) Calculer, la dérivée f ′′′ de f en fonction de th x, et vérifier que pour tout x réel positif, on a

f ′ (x) ≤ 1 et f ′′′ (x) ≥ −2 .

b) En utilisant la formule de Taylor-Lagrange, montrer que pour tout x réel positif, on a

x3
x− ≤ f (x) ≤ x .
3
c) En déduire que si l’on remplace th 1/4 par 1/4, on commet une erreur inférieure à 6 · 10−n où n est
un entier que l’on déterminera en donnant sa plus grande valeur possible, compte tenu des inégalités
précédentes.

65. Soit f une fonction définie et de classe C2 sur [ 0, +∞ [ . On suppose qu’il existe deux constantes A
et B telles que, pour tout x réel positif

|f (x)| ≤ A et |f ′′ (x)| ≤ B .

a) Soit α un nombre réel strictement positif. En utilisant la formule de Taylor-Lagrange entre x et x + α,


montrer que, pour tout x réel positif,
2A αB
|f ′ (x)| ≤ + .
α 2
b) On note h(α) le membre de droite de l’inégalité précédente. Etudier les variations de h dans ] 0, +∞ [ .
En déduire que pour tout x réel positif,

|f ′ (x)| ≤ 2 AB .

66. On pose, pour tout x de l’intervalle [ 0, 1 ] ,


1
f (x) = √ .
x+1

a) Montrer que pour tout entier n ≥ 0,

(2n)! 1
f (n) (x) = (−1)n .
2 n! (x + 1)n+ 21
2n

b) En utilisant la formule de Stirling  n n √


n! ∼ 2nπ ,
e
trouver un équivalent simple de la suite (un )n≥0 définie par

(2n)!
un = .
22n (n!)2

c) On pose
n
X f (k) (0)
Sn (x) = xk .
k!
k=0

Montrer que

Sn (x) − √ 1 ≤ un+1 .
x + 1

13
En déduire la limite de la suite (Sn (x))n≥0 .

67. a) Soit x un nombre réel fixé. Montrer que la fonction φx définie sur R∗ par

sin(xt2 )
φx (t) = ,
t
se prolonge par continuité en zéro. On peut donc définir sur R une fonction f en posant

Z1
f (x) = φx (t) dt .
0

b) Montrer que, quels que soient x et y réels


1
|f (x) − f (y)| ≤ |x − y| .
2
Que peut-on en déduire pour la continuité de f ?

c) Montrer que quels que soient les nombres réels t, x et y (x 6= y), on a l’inégalité

sin(xt2 ) − sin(yt2 ) t4
− t 2
cos(xt 2
) ≤ |x − y| .
x−y 2

En déduire que la fonction f est dérivable sur R, et calculer sa dérivée. La fonction est-elle de classe C1 ?

FONCTIONS CONTRACTANTES - THEOREME DU POINT FIXE

68. Soit f et g deux fonctions contractantes sur un intervalle I, et λ dans l’intervalle [ 0, 1 ] . Montrer
que λf + (1 − λ)g est contractante.

69. Dans chacun des cas suivants, f est une application de R, à valeurs dans R, et α un point de R.
Montrer que la suite (un )n≥0 définie par les relations

u0 = α et ∀n ∈ N, un+1 = f (un )

est convergente, et déterminer la limite.

π 5 π π 
a) f (x) = √ cos x , b) f (x) = c) f (x) = √ cos
, sin x .
3 3 8(1 + x2 ) 3 6
√ !
7 π π 2
d) f (x) = , e) f (x) = √ cos sin x .
8(1 + x + x2 ) 2 3 6

70. a) Etablir que l’équation


2
e−x = x
admet une solution et une seule notée a dans R, et que 0 < a < 1.

14
2
b) Soit f la fonction définie sur R par f (x) = e−x . Démontrer que pour tout x réel
r
2
|f (x) − f (y)| ≤ |x − y| .
e
c) On définit la suite (un )n≥0 à partir de u0 = 0 par la relation de récurrence

un+1 = f (un ) .

Montrer que pour tout entier n positif,

|un − a| ≤ (0, 9)n .

En déduire un entier n tel que un soit une valeur approchée de a à 10−5 près.

71. Soit une fonction f définie et contractante de rapport k sur un intervalle I = [ a, +∞ [ à valeurs
dans I = [ a, +∞ [ .
Montrer qu’il existe un réel M , tel que, pour tout x ∈ I,

f (x) − x ≤ M + (k − 1)x .

En déduire le comportement à +∞ de la fonction g définie par g(x) = f (x) − x, puis montrer que f
possède un point fixe dans I.

FONCTIONS CIRCULAIRES, HYPERBOLIQUES ET RECIPROQUES

72. Soit f la fonction définie par


  
1 1
f (x) = argch x+ .
2 x

En utilisant un calcul de dérivée, simplifier f (x) lorsque x appartient au domaine de définition de f .

73. Etudier et représenter graphiquement la fonction f définie par


2(1 − x)
f (x) = arctan ,
2x − x2
et exprimer f (x) en fonction de arctan(x − 1).

74. Etudier et représenter graphiquement la fonction f définie par

f (x) = arcsin(3x − 4x3 ) ,

et exprimer f (x) en fonction de arcsin x .

75. Etudier et représenter graphiquement les fonctions f et g définies par

f (x) = arcsin(sin x) et g(x) = arctan(tan x) .

76. a) Etudier et représenter graphiquement la fonction f définie par


2x
f (x) = arcsin .
1 + x2

15
b) Exprimer f (x) en fonction de arctan x.

77. Etudier et représenter graphiquement la fonction f définie par


1 − x2
f (x) = arccos .
1 + x2
Puis exprimer f (x) à l’aide de arctan x.

78. Etudier et représenter graphiquement la fonction f définie par


f (x) = x + 2 ln(ch x) .

79. Calculer

a) cos(arctan x) b) sin(arctan x)
c) cos(arcsin x) d) sin(arccos x)
e) tan(arcsin x) f ) tan(arccos x)

80. Résoudre les équations suivantes.

π √ π
a) arctan(2x) + arctan x = b) arcsin x + arcsin(x 3) = c) (arcsin x − 5) arcsin x = −4 .
4 2

81. a) Résoudre l’équation


√ π
arcsin(x 3) + arcsin(2x2 ) = .
2
b) L’équation √
arcsin(x 3) + arcsin(2x2 ) = π
a-t-elle une solution ?

82. Résoudre l’équation :


1
arctan x + arctan(x3 ) = arctan .
x
83. Résoudre l’équation
π
arctan(x + 1) + arctan(x − 1) = .
4
π
En déduire la valeur de tan .
12
84. Montrer que l’on a la relation suivante, si et seulement si ab < 1 :
a+b
arctan a + arctan b = arctan .
1 − ab
1 1 1
Application : calculer 2 arctan + arctan + 2 arctan .
4 7 13

85. Soit x réel. On pose t = arctan sh x. Montrer que


1
tan t = sh x , sin t = th x , cos t = .
ch x

86. Montrer que si x ≤ −1, on a


p
argch(−x) = − ln |x + x2 − 1| .

16
Corrigé

1. Si l’on pose g(x) = tan x, la limite cherchée est celle du taux de variation de g entre 0 et x. Donc
tan x − 1 π  π 
lim = g′ = 1 + tan2 = 2.
x→π/4
x6=π/4
x − π/4 4 4

b) On peut écrire
e3x − e3 1
f (x) = .
x − 1 x2 + x + 1
Si l’on pose g(x) = e3x , on a alors
e3x − e3 g(x) − g(1)
= ,
x−1 x−1
et ceci tend vers g ′ (1) = 3, lorsque x tend vers 1. Alors

e3x − e3
lim = 1.
x→1
x6=1
x3 − 1

c) En posant u = 1/x, et g(u) = cos u, on peut écrire


 
1 g(u) − g(0)
x 1 − cos =− .
x u

Lorsque x tend vers +∞, u tend vers zéro et l’expression précédente tend vers −g ′ (0) = 0, donc
 
1
lim x 1 − cos = 0.
x→+∞ x

d) En regroupant tous les termes dans le logarithme, on a

ex (1 − e2−x ) ex − e2
x + ln(1 − e2−x ) − ln(x − 2) = ln = ln .
x−2 x−2
Si l’on pose g(x) = ex , on a
ex − e2 g(x) − g(2)
= ,
x−2 x−2
et ceci tend vers g ′ (2) = e2 . Alors

lim (x + ln(1 − e2−x ) − ln(x − 2)) = ln e2 = 2 .


x→2
x6=2

p
tan2 1 − x2 )
x(1 + p
2. a) f ′ (x) = − .
1 − x2

1 − ex (1 + tan x + tan2 x)
b) f ′ (x) = . (La dérivée de ln |x| est 1/x pour tout x non nul).
x − ex tan x
 
2 x2 2
c) f ′ (x) = (1 + x)x + 2x ln(1 + x) . (On part de f (x) = ex ln(1+x) ).
1+x

d) f ′ (x) = cos(cos(sin x))(− sin(sin x)) cos x .

17
2 cos(2x) sin(3x) − 3 cos(3x) sin(2x)
e) f ′ (x) = .
sin2 (3x)

1 + tan2 x − ex (x + 1)
f) f ′ (x) = . (La dérivée de ln |x| vaut 1/x pour tout x non nul).
tan x − xex
2 2
) ln(1+x2 )
g) f ′ (x) = 2x(1 + ln(1 + x2 ))(1 + x2 )1+x . (On part de f (x) = e(1+x ).

3. On a
(f ◦ g ◦ h)′ = (f ′ ◦ g ◦ h) (g ′ ◦ h) h′ .

4. La fonction f est dérivable si x est non nul, et


1
1 − 2

f (x) = + x = 0.
1 + x2 1
1+ 2
x
La fonction f est donc constante sur chacun des intervalles ] 0, +∞ [ et ] −∞, 0 [ . Sur le premier
π
f (x) = f (1) = 2 arctan 1 = .
2
Alors, puisque f est impaire, on a sur le second
π
f (x) = −f (−x) = − .
2

5. Si f est paire, on a, pour tout x réel,

f (−x) = f (x) ,

donc en dérivant
−f ′ (−x) = f ′ (x) ,
c’est-à-dire
f ′ (−x) = −f ′ (x) ,
et f ′ est impaire.

De même, si f est impaire,


f (−x) = −f (x)
donne en dérivant
−f ′ (−x) = −f ′ (x) ,
c’est-à-dire
f ′ (−x) = f ′ (x) ,
et f ′ est paire.

Enfin, si f est T −périodique, la relation

f (x + T ) = f (x)

donne en dérivant
f ′ (x + T ) = f ′ (x) ,

18
et f ′ est T −périodique.

On remarque que la fonction f définie par

f (x) = x3 + 1

n’est pas impaire mais a une dérivée paire, et que la fonction

f (x) = cos x + x

n’est pas périodique mais à une dérivée périodique. Par contre si f ′ est impaire, on a, pour tout x réel,

f ′ (−x) = −f ′ (x)

donc,
−f (−x) = −f (x) + C .
En prenant x = 0, on en déduit que la constante C est nulle. Donc

f (−x) = f (x)

et la fonction f est paire.

6. a) En écrivant f (x) = (ax + b)−1 , on a facilement

f ′ (x) = −a(ax + b)−2 , f ′′ (x) = (−1)(−2)a2 (ax + b)−3 , f ′′′ (x) = (−1)(−2)(−3)a3 (ax + b)−4 .

On a donc pour n = 0, 1, 2 et 3

f (n) (x) = (−1)n an n!(ax + b)−(n+1) .

On vérifie alors la propriété par récurrence. Si elle est vraie à l’ordre n, on obtient en dérivant la relation
ci-dessus
 
f (n+1) (x) = (−1)n an n! −(n + 1)a(ax + b)−(n+2) = (−1)n+1 an+1 (n + 1)!(ax + b)−(n+2) ,

ce qui est la relation à l’ordre n + 1. On a donc le résultat quel que soit n ≥ 0, que l’on peut écrire

(−1)n an n!
f (n) (x) = .
(ax + b)n+1

b) On remarque que g ′ = f , si l’on prend dans a) comme constantes a = 1 et b = 0 . On a donc, si n ≥ 1,

(−1)n−1 (n − 1)!
g (n) (x) = f (n−1) (x) = .
xn

c) En décomposant la fraction rationnelle, on a


 
1 1 1
h(x) = − ,
2 x−1 x+1

donc, en appliquant a), on a, pour n ≥ 0,


 
(n) (−1)n n! 1 1
h (x) = n+1
− .
2 (x − 1) (x + 1)n+1

19
d) En écrivant k(x) = x−1/2 , on a facilement
      
1 1 3 1 3 5
k ′ (x) = − x−3/2 , k ′′ (x) = − − x−5/2 , k ′′′ (x) = − − − x−7/2 .
2 2 2 2 2 2

Pour n = 0, 1, 2 et 3, on a donc,

1 · 3 · · · (2n − 1) −(2n+1)/2
k (n) (x) = (−1)n x .
2n
On vérifie alors la propriété par récurrence. Si elle est vraie à l’ordre n, on obtient en dérivant la relation
ci-dessus
 
(n+1) n 1 · 3 · · · (2n − 1) 2n + 1 −(2n+3)/2 1 · 3 · · · (2n + 1) −(2n+3)/2
k (x) = (−1) − x = (−1)n+1 x .
2n 2 2n+1

On a donc le résultat quel que soit n ≥ 0.

En multipliant le numérateur et le dénominateur par le produit des nombres pairs 2.4 · · · (2n) = n! 2n , on
peut écrire
1 · 3 · · · (2n − 1) (2n)!
= 2n ,
2n 2 n!
et donc
(2n)! 1
k (n) (x) = (−1)n 2n .
2 n! x(2n+1)/2

7. a) On a, pour tout entier k compris entre 0 et n,

n!
fn(k) (x) = n(n − 1) . . . (n − k + 1)xn−k = xn−k ,
(n − k)!

et les dérivées d’ordre supérieur son nulles.

b) En appliquant ce qui précède, on a en particulier

(n) (2n)! n
f2n (x) = x .
n!
En utilisant la formule de Leibniz pour dériver le produit fn · fn on obtient
Xn  
(n) n (k)
f2n (x) = f (x)fn(n−k) (x)
k n
k=0
Xn  
n n! n!
= xn−k xk
k (n − k)! k!
k=0
Xn  
n n! n! n
= x
k (n − k)! k!
k=0
Xn  2 !
n
= n! xn .
k
k=0

En identifiant, il vient
n  2
(2n)! X n
= n! ,
n! k
k=0

20
d’où l’on déduit, en divisant par n!,
n  2
X  
n 2n
= .
k n
k=0

8. a) On constate que

lim f (x) = lim + (−4x + 1) = 5 6= 4 = f (−1) .


x→−1+ x→−1

La fonction f n’est donc pas continue en −1. Elle n’est pas dérivable non plus en ce point.

Remarque : On a 
2(x − 1) si x < −1
f ′ (x) = ,
−4 si x > −1
et donc
lim f ′ (x) = lim (−4) = −4 = lim (2(x − 1)) = lim f ′ (x) .
x→−1+ x→−1+ x→−1− x→−1−

Les limites à gauche et à droite de f ′ sont égales en −1 mais f n’est pas dérivable en −1.

b) La fonction f est dérivable sur ] −∞, 1 [ et ] 1, +∞ [ puisque la restriction de f à un de ces intervalles


est un polynôme, de plus

lim f (x) = lim+ (x − 1)3 = 0 = f (1) = lim− (x − 1)2 = lim− f (x) ,


x→1+ x→1 x→1 x→1

et f est continue en 1. On a alors



2(x − 1) si x < 1
f ′ (x) = ,
3(x − 1)2 si x > 1
et
lim f ′ (x) = lim (3(x − 1)2 ) = 0 = lim (2(x − 1)) = lim f ′ (x) .
x→1+ x→1+ x→1− x→1−

Il en résulte que f est dérivable en 1 et que f (1) = 0. Alors la fonction f est dérivable sur R.

c) On constate que
lim f (x) = lim+ (x3 − 10x) = −12 6= 1 = f (2) .
x→2+ x→2
La fonction f n’est donc pas continue en 2. Elle n’est pas dérivable non plus en ce point.

Remarque : On a 
′ 2(x − 1) si x < 2
f (x) = ,
3x2 − 10 si x > 2
et donc
lim f ′ (x) = lim+ (3x2 − 10) = 2 = lim− (2(x − 1)) = lim− f ′ (x) .
x→2+ x→2 x→2 x→2

Les limites à gauche et à droite de f ′ sont égales en 2 mais f n’est pas dérivable en 2.

d) La fonction f est dérivable sur ] −∞, −1 [ et ] −1, +∞ [ puisque la restriction de f à un de ces


intervalles est un polynôme, de plus

lim f (x) = lim + (2x + 1)(x + 1)3 = 0 = f (−1) = lim 3(x + 1)2 = lim f (x) ,
x→−1+ x→−1 x→−1− x→−1−

et f est continue en −1. On a alors



6(x + 1) si x < −1
f ′ (x) = ,
(8x + 5)(x + 1)2 si x > −1

21
et
lim f ′ (x) = lim (8x + 5)(x + 1)2 = 0 = lim 6(x + 1)2 = lim f ′ (x) .
x→−1+ x→−1+ x→−1− x→−1−

Il en résulte que f est dérivable en −1 et que f ′ (−1) = 0. Alors la fonction f est dérivable sur R.

9. La fonction f est dérivable sur ] −∞, 1 [ et ] 1, +∞ [ puisque la restriction de f à un de ces intervalles


est un polynôme. On a 
2x + 1 si x > 1
f ′ (x) = .
3ax2 + b si x < 1
Comme f ′ admet une limite à gauche et à droite en 1, elle sera dérivable en ce point si et seulement si,
(i) elle est continue en ce point, (ii) les limites à gauche et à droite de f ′ sont égales en ce point.

Or
f (1) = 3 et lim f (x) = lim− (ax3 + bx + 2) = a + b + 2 .
x→1− x→1

De même

lim f ′ (x) = lim (2x + 1) = 3 et lim f ′ (x) = lim (3ax2 + b) = 3a + b .


x→1+ x→1+ x→1− x→1−

Les conditions (i) et (ii) sont donc équivalentes au système



a+b+2 = 3
,
3a + b = 3

qui a comme solution (a, b) = (1, 0). La fonction cherchée est donc
 2
x + x + 1 si x ≥ 1
f (x) = .
x3 + 2 si x < 1

10. La fonction f est dérivable sur ] −∞, 2 [ et ] 2, +∞ [ puisque la restriction de f à un de ces intervalles
est un polynôme. On a 
2x − 1 si x > 2
f ′ (x) = .
2a(ax + b) si x < 2
Comme f ′ admet une limite à gauche et à droite en 2, elle sera dérivable en ce point si et seulement si,
(i) elle est continue en ce point, (ii) les limites à gauche et à droite de f ′ sont égales en ce point.

Or
f (2) = 3 et lim f (x) = lim− (ax + b)2 = (2a + b)2 .
x→2− x→2

De même

lim f ′ (x) = lim (2x − 1) = 3 et lim f ′ (x) = lim (2a(ax + b)) = 2a(2a + b) .
x→2+ x→2+ x→2− x→2−

Les conditions (i) et (ii) sont donc équivalentes au système



(2a + b)2 = 3
.
2a(2a + b) = 3
√ √
La première équation donne 2a + b = ± 3, et donc en reportant dans la seconde 2a = ± 3, d’où b = 0.
La fonction cherchée est donc ( 2
x − x + 1 si x ≥ 2
f (x) = 3 2 .
x si x < 2
4

22
11. Montrons que f est dérivable en zéro.

Première méthode

Si x > 0, on a, en utilisant le d.l. en 0 de ch x,



( x)2 √ x
f (x) = 1 + + ◦(( x)2 ) = 1 + + ◦(x) .
2 2
De même, si x < 0, on a, en utilisant le d.l. en 0 de cos x,

( −x)2 √ x
f (x) = 1 − + ◦(( −x)2 ) = 1 + + ◦(x) .
2 2
Dans les deux cas, on a donc
x
f (x) = 1 + + ◦(x) ,
2
et la fonction f admet un d.l. d’ordre 1 en 0. Il en résulte qu’elle est dérivable en 0, et que f ′ (0) = 1/2.

Deuxième méthode

La fonction f est dérivable en dehors de zéro, et


 √

 sh√ x
 si x > 0
 2 x
f ′ (x) = √ .


 sin√ −x
 si x < 0
2 −x
Mais puisque au voisinage de zéro, sh u ∼ u et sin u ∼ u, on déduit immédiatement de ce qui précède que

lim f ′ (x) = lim f ′ (x) = 1/2 .


x→0+ x→0−

Il résulte alors du théorème de prolongement des dérivées que f est dérivable en 0, et que f ′ (0) = 1/2.

Pour étudier si f est deux fois dérivable en zéro, utilisons de nouveau les d.l. en 0.

Si x > 0, on a, en utilisant le d.l. en 0 de sh x,


 √ 
′ 1 √ ( x)3 √ 3 1 x
f (x) = √ x+ + ◦(( x) ) = + + ◦(x) .
2 x 6 2 12

De même, si x < 0, on a, en utilisant le d.l. en 0 de sin x,


 √ 
′ 1 √ ( −x)3 √ 3 1 x
f (x) = √ −x − + ◦(( −x) ) = + + ◦(x) .
2 −x 6 2 12

Dans les deux cas, on a donc


1 x
f ′ (x) = + + ◦(x) .
2 12
Alors f ′ possède un d.l. d’ordre 1 en 0. Il en résulte qu’elle est dérivable et que f est deux fois dérivable
en 0. De plus f ′′ (0) = 1/12.

12. Sur ] 0, +∞ [ , on a f (x) = x2 /2, et cette fonction est polynomiale donc dérivable. On a alors
f ′ (x) = x.

23
Sur ] −∞, 0 [ , on a f (x) = −x2 /2, et cette fonction est polynomiale donc dérivable. On a alors f ′ (x) = −x.

En 0, le taux de variation f (x)/x = |x|/2 admet pour limite 0, donc f est dérivable en zéro et f ′ (0) = 0.

On constate alors que f est dérivable sur R, et que pour tout réel x, on a

f ′ (x) = |x| .

13. On écrit √ √
x x ln x
x =e ,
et la limite en 0 vaut e0 = 1. On prolonge donc f par continuité en 0 en posant
 √x
e x si x > 0
f (x) = .
1 si x = 0

Alors √
fe(x) − fe(0) e x ln x
−1
= .
x x

Mais, puisque x ln x tend vers 1 en 0, on peut utiliser l’équivalent

eu − 1 ∼ u

qui donne

fe(x) − fe(0) x ln x ln x
∼ = √ ,
x x x
et puisque cette expression tend vers −∞ quand x tend vers 0+ , il en résulte que fe n’est pas dérivable en 0.

14. a) On remarque que, si x ≥ 0, on a


q

f (x) = x 1 + x.

On calcule le taux de variation de f entre 0 et x.


q
f (x) − f (0) √
= 1 + x.
x
Ce taux de variation tend vers 1 lorsque x tend vers zéro, donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 1.

La fonction f est de classe C1 sur ] 0, +∞ [ car elle est définie en utilisant composée et somme de fonctions
de classe C1 sur ] 0, +∞ [ . On a alors
5√
1+ x
f ′ (x) = p 4 √ ,
1+ x

et ceci tend vers 1, quand x tend vers zéro. On a donc

lim f ′ (x) = f ′ (0) ,


x→0
x>0

et f ′ est continue en zéro. La fonction f est donc de classe C1 sur [ 0, +∞ [ .

24
b) On calcule le taux de variation de f entre 0 et x.

f (x) − f (0)
= ln x ,
x
et ceci tend vers −∞ lorsque x tend vers zéro, donc f n’est pas dérivable en zéro.

La fonction f est de classe C1 sur ] 0, +∞ [ comme produit de fonctions de classe C1 , et l’on a sur cet
intervalle
f ′ (x) = 1 + ln x .
c) On calcule le taux de variation de f entre 0 et x.

f (x) − f (0) xx − 1 ex ln x − 1
= = .
x x x
Mais u = x ln x tend vers zéro en zéro, et eu − 1 ∼ u au voisinage de zéro. Donc le taux de variation est
équivalent à ln x et tend vers −∞ lorsque x tend vers zéro. La fonction f n’est pas dérivable en zéro.

La fonction f est de classe C1 sur ] 0, +∞ [ car elle est définie en utilisant produit et composée de
fonctions de classe C1 , et l’on a sur cet intervalle

f ′ (x) = xx (1 + ln x) .

d) La fonction f est de classe C1 sur ] 0, +∞ [ car elle est définie en utilisant des composées de fonctions
de classe C1 . En écrivant x
f (x) = ex ln x = eg(x) ln x ,
on obtient en dérivant et en utilisant c),
 
x1
x

f (x) = xx x x
+ x (1 + ln x) ln x
x
 
x x
x
2 1
= x x (ln x) + ln x + .
x

Mais, lorsque x tend vers zéro, xx tend vers 1, et f (x) ∼ x. Donc

f ′ (x) ∼ 1 + x ln x + x(ln x)2 ,

et ceci tend vers 1. La fonction f ′ est donc continue en zéro et la fonction f est de classe C1 sur [ 0, +∞ [ .

15. On calcule le taux de variation de f entre 0 et x.

f (x) − f (0)
= x2 ln |x| .
x
Ce taux de variation tend vers 0 lorsque x tend vers zéro, donc f est dérivable en 0 et f ′ (0) = 0.

Par ailleurs, la fonction f est de classe C1 sur R∗ et l’on a

f ′ (x) = 3x2 ln |x| + x2 .

On remarque que
lim f ′ (x) = 0 = f ′ (0) .
x→0

La fonction f est de classe C1 sur R.

25
On recommence avec f ′ . On calcule le taux de variation de f ′ entre 0 et x.

f ′ (x) − f ′ (0)
= 3x ln |x| + x .
x
Ce taux de variation tend vers 0 lorsque x tend vers zéro, donc f ′ est dérivable en 0 et f ′′ (0) = 0.

Par ailleurs, la fonction f ′ est de classe C1 sur R∗ et l’on a

f ′′ (x) = 6x ln |x| + 5x .

On remarque que
lim f ′′ (x) = 0 = f ′′ (0) .
x→0

La fonction f est de classe C2 sur R.

Par contre
f ′′ (x) − f ′′ (0)
= 6 ln |x| + 5 ,
x
possède une limite infinie en 0, donc f ′′ n’est pas dérivable en 0 et f n’est pas de classe C3 sur R.

16. a) La fonction f est continue sur [ 0, +∞ [ , dérivable sur ] 0, +∞ [ et si x > 0. On a


√ 1 √
f ′ (x) = 2x sin x + x3/2 cos x .
2
La fonction f ′ admet 0 pour limite en 0, donc f est dérivable en 0, f ′ est continue en 0, et f ′ (0) = 0.

Le même procédé appliqué à f ′ donne, si x > 0,


√ 7 √ 1 √
f ′′ (x) = 2 sin x + x1/2 cos x − x sin x .
4 4
La fonction f ′′ admet 0 pour limite en 0, donc f ′ est dérivable en 0, et f ′′ (0) = 0.

b) On peut écrire, si x > 0,


1 √
g(x) =(1 − cos 2 x) .
2
Comme dans a), la fonction g est est continue sur [ 0, +∞ [ , dérivable sur ] 0, +∞ [ et si x > 0,

′ sin 2 x
g (x) = √ .
2 x

Puisque sin u ∼ u en 0, la fonction g ′ admet 1 pour limite en 0, donc g est dérivable en 0, g ′ est continue
en 0, et g ′ (0) = 1.

En utilisant un d.l. en 0 de sin x, on obtient


 √ 
1 √ (2 x)3 √ 2x
g ′ (x) = √ 2 x− + ◦(( x)3 ) = 1 − + ◦(x) .
2 x 6 3

La fonction g ′ admet un d.l. d’ordre 1 en 0. Il en résulte qu’elle est dérivable en 0, et que g ′′ (0) = −2/3.

En dérivant h, on obtient si x > 0,


√ √  √ 2
′ 3 (sin x)2 √ 3 x sin x √
h (x) = √ cos x = √ cos x .
2 x 2 x

26
Puisque sin u ∼ u en 0, la fonction h′ admet pour limite 0 en 0, donc h est dérivable en zéro, et h′ (0) = 0.
Mais  √ 2
h′ (x) − h′ (0) 3 sin x √
= √ √ cos x ,
x 2 x x
et ceci admet +∞ pour limite en 0, donc h′ n’est pas dérivable en 0.

17. On a 
|x − 3| si x ≥ 1
f (x) = .
|x + 1| si x < 1
La fonction est dérivable sauf aux points −1, 1, et 3.

18. a) Si n est un entier, on a, pour tout x de ł’intervalle [ n, n + 1 [

f (x) = cos(nπx) .

La fonction est donc continue sur ] n, n + 1 [ , et continue à droite en n, comme composée de fonctions
continues.

Etudions ce qui se passe en un point n entier. On a



 cos((n − 1)πx) si x ∈ [ n − 1, n [
f (x) = ,

cos(nπx) si x ≤ [ n, n + 1 [

donc
lim f (x) = lim− cos((n − 1)πx) = cos(n(n − 1)π) = (−1)n(n−1) ,
x→n− x→n

et 2
lim f (x) = lim cos(nπx) = cos(n2 π) = (−1)n = f (n) .
x→n+ x→n+

La fonction f est continue en n si et seulement si


2
(−1)n(n−1) = (−1)n ,

c’est-à-dire si et seulement si (−1)n = 1 ou encore, si et seulement si n est pair.

L’ensemble des points où f est continue est donc

R \ {2k + 1 | k ∈ Z} .

b) Sur l’intervalle ] n, n + 1 [ , la fonction f est dérivable comme composée de fonctions dérivables, et l’on
obtient
f ′ (x) = −nπ sin(nπx) .
Etudions ce qui se passe en un point n entier. On a

 −(n − 1)π sin((n − 1)πx) si x ∈ ] n − 1, n [
f ′ (x) = .

−nπ sin(nπx) si x ≤ ] n, n + 1 [

On a donc

lim f ′ (x) = lim− [−(n − 1)π sin((n − 1)πx)] = −(n − 1)π sin(n(n − 1)π) = 0 ,
x→n− x→n

27
et
lim f ′ (x) = lim+ [−nπ sin(nπx)] = −nπ sin(n2 π) = 0 .
x→n+ x→n

Donc, si n est un entier pair, la fonction f étant continue en n, il résulte du théorème de prolongement
des dérivées que f est dérivable en n et que f ′ (n) = 0. Par contre en un point impair, f n’est pas dérivable
puisqu’elle n’est pas continue, bien que les limites à gauche et à droite de f ′ en n soient nulles toutes les
deux. L’ensemble des points où f est dérivable est donc le même que l’ensemble des points où elle est
continue.

19. La fonction f est indéfiniment dérivable sur R∗ comme produit et composée de fonctions indéfiniment
dérivables. Le seul problème est en zéro.
1
a) La fonction qui à x associe sin2 est bornée, et xn tend vers zéro. Il en résulte que
x
lim f (x) = 0 = f (0) .
x→0
x6=0

La fonction f est continue en 0, donc sur R tout entier.

b) Formons le taux de variation


f (x) − f (0) 1
= xn−1 sin2 .
x x
Si n ≥ 2, le même raisonnement que dans a) montre que

f (x) − f (0)
lim = 0.
x→0
x6=0
x

Dans ce cas f est dérivable en 0, et f ′ (0) = 0. Il en résulte que f est dérivable sur R tout entier.

Si n = 1, on a
f (x) − f (0) 1
= sin2 ,
x x
et cette fonction n’a pas de limite lorsque n tend vers l’infini, donc f n’est pas dérivable en 0.

c) On a sur R∗
1 2
f ′ (x) = nxn−1 sin2
− xn−2 sin .
x x
Si n ≥ 3, le même raisonnement que dans a) montre que

lim f ′ (x) = 0 = f ′ (0) .


x→0
x6=0

Dans ce cas f ′ est continue en 0, et donc f est de classe C1 sur R tout entier.

Si n = 2, on a
1 2
f ′ (x) = 2x sin2− sin ,
x x
et cette expression n’a pas de limite en zéro, donc f ′ n’est pas continue en zéro.

20. a) Les fonctions gn : x 7→ xn , et x 7→ sin x étant de classe C1 sur R, et la fonction x 7→ 1/x de classe
C1 sur R∗ , la fonction fn,α est de classe C1 sur R∗ . Alors, pour x 6= 0, on a
   
1 1

fn,α (x) = nxn−1 sin − α − xn−2 cos −α ,
x x

28
et donc

fn,α (x) = nfn−1,α (x) + fn−2,α+π/2 (x) .
b1) b2) Si n = 0, considérons les suites (ak ) et (bk ) définies pour k assez grand par
1 1
ak = π et bk = .
2 + 2kπ + α kπ + α

Ces suites admettent comme limite 0. Mais, pour tout entier k, on a

f0,α (ak ) = 1 et f0,α (bk ) = 0 .

Les suites (f0,α (ak ))k≥1 et (f0,α (bk ))k≥1 ne convergent pas vers la même limite. Il en résulte que f0,α n’a
pas de limite en zéro (et n’est donc pas continue en zéro).

Par contre si n > 0, la fonction gn admet 0 pour limite en 0, alors que la fonction hα définie par
hα (x) = sin(1/x − α) est bornée. Le produit fn,α = gn hα admet donc 0 pour limite en zéro, et

lim fn,α (x) = 0 = fn,α (0) .


x→0
x6=0

La fonction fn,α est continue en zéro.

b3) Le taux de variation fn,α (x)/x n’est autre que fn−1,α (x). D’après a), cette fonction admet une limite

en zéro si et seulement si n − 1 > 0, soit n ≥ 2, et dans ce cas la limite est nulle, donc fn,α (0) = 0.


b4) On suppose n ≥ 2, et on étudie si la fonction fn,α est continue en zéro. En utilisant a), on a

fn,α (x) = nfn−1,α (x) + fn−2,α+π/2 (x) .

Si n = 2, la fonction fn−2,α−π/2 n’a pas de limite d’après b1), alors que fn−1,α admet pour limite 0, donc

fn,α n’admet pas de limite en 0, et n’est pas continue en zéro.


Si n ≥ 3 en revanche, les fonctions fn−2,α+π/2 et fn−1,α admettent pour limite 0, et donc fn,α également.
Alors
′ ′
lim fn,α
x→0
(x) = 0 = fn,α (0) .
x6=0


Il en résulte que fn,α est continue en 0, donc fn,α est de classe C1 sur R.


b5) On suppose n ≥ 3, et on forme le taux de variation de fn,α . On obtient

fn,α (x)
= nfn−2,α (x) + fn−3,α+π/2 (x) .
x
Alors cette expression n’a pas de limite si n = 3, et admet pour limite 0 si n > 3. Dans ce dernier cas
′′
fn,α est deux fois dérivable en 0 et fn,α (0) = 0.

21. En utilisant les développements limités d’odre 3, on a

x3  x3 
tan x = x + + ◦ x3 et sin x = x − + ◦ x3 ,
3 6
d’où
x3 
tan x − sin x = + ◦ x3 ,
2
alors
1
f (x) = + ◦ (1) ,
2

29
donc f (x) tend vers 1/2 lorsque x tend vers zéro. On prolonge f par continuité en posant fe(0) = 1/2.

La fonction f est indéfiniment dérivable (= C∞ ) sur l’intervalle ] −π/2, π/2 [ \{0} comme quotient de
fonctions indéfiniment dérivables. Le seul problème est en zéro. Pour étudier si f est dérivable en zéro on
étudie la limite du taux de variation
x3
fe(x) − fe(0) tan x − sin x −
= 2 .
x x4
En utilisant les développements limités d’odre 4, on a

x3  x3 
tan x = x + + ◦ x4 et sin x = x − + ◦ x4 ,
3 6
d’où
x3 
tan x − sin x − = ◦ x4 ,
2
et
fe(x) − fe(0)
= ◦ (1) .
x
Le taux de variation tend vers zéro, donc fe est dérivable en zéro et fe′ (0) = 0 .

En dehors de l’origine, la fonction fe est dérivable et



e′ ′ x 1 + tan2 x − cos x − 3 (tan x − sin x)
f (x) = f (x) = .
x4

Pour étudier si fe est deux fois dérivable en zéro, on étudie si fe′ est dérivable en zéro, en calculant la
limite du taux de variation de fe′ .

fe′ (x) − fe′ (0) x 1 + tan2 x − cos x − 3 (tan x − sin x)
= .
x x5
Pour cela, on cherche un développement limité d’ordre 5 du numérateur. Tout d’abord
 
2 x3 3
 2
tan x = x+ +◦ x
3
 
x2  2
= x2 1 + + ◦ x2
3
 
2x2 
= x2 1 + + ◦ x2
3
4 
2x
= x2 + + ◦ x4 .
3
Alors
  
2
 2 2x4 x2 x4 
x 1 + tan x − cos x = x 1+x + − 1− + + ◦ x5
3 2 24
3x3 5x5 
= + + ◦ x5 .
2 8
En utilisant maintenant les développements d’ordre 5 on obtient

x3 2x5  x3 x5 
tan x = x + + + ◦ x5 et sin x = x − + + ◦ x4 ,
3 15 6 120

30
donc  
x3 x5 
3 (tan x − sin x) = 3 + + ◦ x5 .
2 8
On en déduit
fe′ (x) − fe′ (0) 1
= + ◦ (1) ,
x 4
1
donc fe est deux fois dérivable en zéro et fe′′ (0) = .
4

22. En utilisant les développements limités d’odre 3, on a

x3  x3 
sh x = x + + ◦ x3 et sin x = x − + ◦ x3 ,
6 6
d’où
x3 
sh x − sin x = + ◦ x3 ,
3
alors
1
f (x) = + ◦ (1) ,
3
et f (x) tend vers 1/3 lorsque x tend vers zéro. On prolonge f par continuité en posant fe(0) = 1/3.

La fonction f est indéfiniment dérivable sur R∗ comme quotient de fonctions indéfiniment dérivables. Le
seul problème est en zéro. Pour étudier si f est dérivable en zéro on étudie la limite du taux de variation.

x3
e e
f (x) − f (0) sh x − sin x −
= 3 .
x x4
En utilisant les développements limités d’ordre 4, on a

x3 x3
sh x = x + + ◦(x4 ) et sin x = x − + ◦(x4 ) ,
6 6
d’où
x3
sh x − sin x − = ◦(x4 ) ,
3
et
fe(x) − fe(0)
= ◦(1) .
x
Le taux de variation tend vers zéro, donc fe est dérivable en zéro et fe′ (0) = 0 .

En dehors de l’origine, la fonction fe est dérivable et

x(ch x − cos x) − 3(sh x − sin x)


fe′ (x) = f ′ (x) = .
x4
Pour étudier si fe est deux fois dérivable en zéro, on étudie si fe′ est dérivable en zéro, en calculant la
limite du taux de variation de fe′ .

fe′ (x) − fe′ (0) x(ch x − cos x) − 3(sh x − sin x)


= .
x x5
Pour cela, on cherche un développement limité d’ordre 5 du numérateur N (x). On a
     
x2 x4 x2 x4 x3 x5 x3 x5
N (x) = x 1 + + − 1− + −3 x+ + − x− + + ◦(x5 ) = ◦(x5 ) .
2 24 2 24 6 120 6 120

31
On en déduit
fe′ (x) − fe′ (0)
= ◦ (1) ,
x
donc fe est deux fois dérivable en zéro et fe′′ (0) = 0 .

23. a) La fonction f est C∞ sur R et

f ′ (x) = 1 + ex > 0 ,

donc f est strictement croissante. De plus

lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞ ,


x→−∞ x→+∞

donc f est une bijection de R sur R, et son application réciproque g est également C∞ sur R. On constate
que f (0) = 1, ce qui signifie que g(1) = 0. On a également f ′′ (x) = ex . Alors
1
g ′ (x) = ,
f′ ◦ g(x)

et donc
1 1
g ′ (1) = = ,
f ′ (0) 2
puis
f ′′ ◦ g(x)g ′ (x) f ′′ ◦ g(x)
g ′′ (x) = − 2
=− ′ ,

(f ◦ g(x)) (f ◦ g(x))3
d’où
f ”(0) 1
g ′′ (1) = − ′ 3
=− .
f (0) 8
b) La fonction f est C∞ sur R et
f ′ (x) = 2 − sin x > 0 ,
donc f est strictement croissante. De plus

lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞ ,


x→−∞ x→+∞

donc f est une bijection de R sur R, et son application réciproque g est également C∞ sur R. On constate
que f (0) = 1, ce qui signifie que g(1) = 0. On a également f ′′ (x) = − cos x. Alors, comme dans a),
1 1
g ′ (1) = = ,
f ′ (0) 2

puis
f ′′ (0) 1
g ′′ (1) = − ′ 3
= .
f (0) 8

24. a) La fonction f est C∞ sur R et

f ′ (x) = 2 + cos x > 0 .

donc f est strictement croissante. C’est une bijection de R sur R. Le développement limité à l’ordre 3 en
zéro, vaut
x3
f (x) = 3x − + ◦(x3 ) .
6

32
b) D’après a) l’application réciproque g de f est également C∞ sur R. Puisque f (0) = 0, on a également
g(0) = 0. De plus, puisque f est impaire, il en est de même de g. La fonction g possède un d.l. d’ordre 3
en 0 de la forme
x2 x3
g(x) = a + bx + c + d + ◦(x3 ) ,
2 6
avec a = c = 0, donc
   3  
x3 d x3 3 b 27d
g ◦ f (x) = b 3x − + 3x − + ◦(x ) = 3bx + − + x3 + ◦(x3 ) .
6 6 6 6 6

Alors, puisque g ◦ f = Id, on a, par unicité du d.l. de g ◦ f , le système




 3b = 1
,
 − b + 27d = 0

6 6
c’est-à-dire b = 1/3 et d = 1/81.

25. a) La fonction f est continue sur R∗ comme composée des fonctions continues : x 7→ ex et x 7→ 1/x2 .
2
Par ailleurs, quand x tend vers zéro, −1/x2 tend vers −∞, et e−1/x vers zéro, donc f est continue en
zéro. Il en résulte qu’elle est continue sur R.

b) Montrons par récurrence sur n la propriété (Hn ) suivante :

« il existe un polynôme Pn , pair, de degré 2(n − 1), dont le coefficient du terme de plus haut degré vaut
an = (−1)n+1 (n + 1)!, tel que Pn (0) = 2n et qui vérifie

Pn (x)
f (n) (x) = f (x) » .
x3n
Montrons tout d’abord que la propriété (H1 ) est vraie. En dérivant f on obtient
2
f ′ (x) = f (x) ,
x3
et si l’on pose P1 (x) = 2, on a bien
P1 (x)
f ′ (x) = f (x) .
x3
Le polynôme P1 est pair, de degré 0. On a P1 (0) = 2 = 21 , et le coefficient du terme de plus haut degré
de P1 vaut a1 = 2 = (−1)2 2!.

Supposons que la propriété (Hn ) soit vraie, et montrons que (Hn+1 ) est vraie.

En dérivant la relation
f (n) (x) = Pn (x)x−3n f (x) ,
on obtient, comme dérivée d’un produit de trois fonctions,

f (n+1) (x) = f ′ (x)Pn (x)x−3n + f (x)Pn′ (x)x−3n − 3nf (x)Pn (x)x−3n−1


= (2f (x)x−3 )Pn (x)x−3n + f (x)Pn′ (x)x−3n − 3nf (x)Pn (x)x−3n−1
(2 − 3nx2 )Pn (x) + x3 Pn′ (x)
= f (x) .
x3(n+1)
Si l’on pose
Pn+1 (x) = (2 − 3nx2 )Pn (x) + x3 Pn′ (x) ,

33
on a donc bien
Pn+1 (x)
f (n+1) (x) = f (x) .
x3n
Il reste à étudier les propriétés de Pn+1 .

Comme Pn (x) est un polynôme pair, et comme 2 − 3nx2 est pair, le produit (2 − 3nx2 )Pn (x) est pair.
D’autre part Pn′ (x) est impair ainsi que x3 . Alors le produit x3 Pn′ (x) est pair, et Pn+1 également.

Comme Pn (x) est de degré 2(n − 1), le polynôme (2 − 3nx2 )Pn (x) est de degré 2n. Comme Pn′ (x) est de
degré 2n − 3, le polynôme x3 Pn′ (x) est de degré 2n (sauf si n = 1 où ce polynôme est nul). Il en résulte
que Pn+1 (x) est de degré 2n au plus. Pour voir si le degré est effectivement 2n, calculons le coefficient
an+1 de x2n . C’est la somme du coefficient de x2n dans (2 − 3nx2 )Pn (x), qui vaut donc −3nan , et de
celui de x2n dans x3 Pn′ (x) qui vaut (2n − 2)an car c’est le coefficient de la dérivée de an x2n−2 . Donc

an+1 = (−n − 2)an = −(n + 2)(−1)n+1 (n + 1)! = (−1)n+2 (n + 2)! ,

et ce coefficient n’est pas nul. Il en résulte que Pn+1 est bien de degré 2n. Enfin

Pn+1 (0) = 2Pn (0) = 2 · 2n = 2n+1 .

Le polynôme Pn+1 vérifie bien toutes les propriétés demandées. Alors la propriété (Hn ) est vraie pour
tout n ≥ 1.

c) Au voisinage de zéro, puisque Pn (x) tend vers Pn (0) = 2n , on a


2
f (n) (x) ∼ 2n e−1/x x−3n ,

soit, en posant X = 1/x2 ,


f (n) (x) ∼ 2n e−X X 3n/2 ,
lorsque X tend vers +∞. Il résulte du critère de croissance comparée des fonctions exponentielle et
puissance que la limite de cette expression est nulle. Donc

lim f (n) (x) = 0 .


x→0
x6=0

Montrons alors par récurrence que f est de classe Cn sur R pour tout n ≥ 0.

Comme f est continue, elle est de classe C0 sur R.

Supposons f de classe Cn . Alors f (n) est continûment dérivable sur R∗ d’après la relation obtenue dans
(Hn ). Par ailleurs
 ′
f (n) (x) = f (n+1) (x) ,

tend vers zéro lorsque x tend vers zéro. Il en résulte que f (n) est également dérivable en zéro, que sa
dérivée est nulle en zéro, et que f (n+1) est continue en zéro. Donc f (n+1) existe et est continue sur R, et
f est de classe Cn+1 . Ce résultat est donc vrai pour tout n ce qui signifie que f est de classe C∞ sur R,
et toutes les dérivées sont nulles en 0.

26. a) En utilisant l’encadrement  


1 1 1
−1<E ≤ ,
x x x
on obtient, si x > 0  
1
1 − x ≤ xE ≤ 1,
x

34
et il résulte du théorème d’encadrement que
 
1
lim x E = 1.
x→0+ x
De même, si x < 0  
1
1 ≤ xE ≤ 1 − x,
x
et  
1
lim x E = 1.
x→0− x
Il en résulte que, quand x tend vers 0, on a l’équivalent
 
1 1
E ∼ ,
x x
ou encore    
1 1 1
E = +◦ .
x x x
Alors
f (x) = 3 + 2x + x2 + ◦(x2 ) ,
et f possède un d.l. d’ordre 2 en zéro.

b) La fonction f possède un d.l. d’ordre 2, donc d’ordre 0. Il en résulte qu’elle tend vers 3 lorsque x tend
vers zéro. Comme f (0) = 3, la fonction est continue à l’origine. Elle possède aussi un d.l. d’ordre 1 en
zéro. Elle est donc dérivable en zéro et f ′ (0) = 2.

La fonction f est discontinue en tout point de la forme 1/n où n est un entier non nul. Donc, quel que
soit h > 0, elle n’est pas continue aux points 1/n où |n| > 1/h. A fortiori f n’est pas dérivable en ces
points. Donc f n’est dérivable dans aucun intervalle [ −h, h ] avec h > 0, alors on ne peut pas définir de
dérivée seconde en zéro.

27. a) On peut écrire  


1 f (a + h) − f (a) f (a − h) − f (a)
θ(h) = + .
2 h −h
Comme f est dérivable à droite et à gauche en a, on a immédiatement
1 ′
lim θ(h) = (f (a) + fg′ (a)) .
h→a+ 2 d
(En particulier, si f est dérivable en a, cette limite vaut f ′ (a)).

b) Si a = 0, et si f est paire, on a
f (h) − f (−h)
θ(h) = = 0,
2h
p
et θ admet 0 pour limite en 0. En prenant la fonction f : x 7→ |x|, on obtient une fonction paire qui n’a
pas de dérivée à gauche ni à droite en zéro.

28. a) En prenant x = 0, on obtient f (0) = 2f (0), donc f (0) = 0.

b) On démontre la propriété par récurrence.

En appliquant la relation fonctionnelle à x/2, on obtient


 x x
f (x) = f 2 = 2f ,
2 2

35
donc, pour tout réel x, on a
2−1 f (x) = f (2−1 x) ,
et la propriété est vraie à l’ordre 1. Si on la suppose vraie à l’ordre n, on a alors

2−(n+1) f (x) = 2−1 (2−n f (x)) = 2−1 f (2−n x) .

En appliquant la propriété à l’ordre 1 pour 2−n x, on a

2−1 f (2−n x) = f (2−1 2−n x) = f (2−(n+1) x) ,

et donc finalement
2−(n+1) f (x) = f (2−(n+1) x) ,
ce qui est la relation à l’ordre n + 1. La propriété est donc vraie pour tout entier n positif.

c) Si l’on fixe x non nul, et si l’on pose yn = 2−n x, la suite (yn ) tend vers 0 = f (0), et donc f (yn )/yn est
un taux de variation. Alors, puisque f est dérivable en zéro,
f (yn )
lim = f ′ (0) .
n→∞ yn
Mais d’autre part
f (yn ) f (2−n x) 2−n f (x) f (x)
= −n
= = .
yn 2 x 2−n x x
La suite f (yn )/yn est donc constante. Il en résulte que
f (yn ) f (x)
lim = ,
n→∞ yn x
c’est-à-dire
f (x)
f ′ (0) = .
x
Alors
f (x) = f ′ (0) x ,
ce qui reste vrai si x est nul. La fonction f est une application linéaire. Réciproquement, toute application
linéaire vérifie les conditions imposées.

29. a) On forme le taux de variation


g(x) − g(0) cos x − 1
τg (0, x) = = .
x x
Comme on a
x
cos x − 1 = −2 sin2 ,
2
on en déduit
2   x 2
τg (0, x) = − f .
x 2
Comme f ′ (0) = 1, on en déduit que f (x) ∼ x au voisinage de zéro, et donc que
2  x 2 x
τg (0, x) ∼ − =− .
x 2 2
Il en résulte que ce taux de variation tend vers zéro, et donc que g est dérivable en 0, avec g ′ (0) = 1.

b) On forme le taux de variation


sin(x + h) − sin x
τf (x + h, x) = .
h

36
En utilisant la formule de transformation
 
h h
sin(x + h) − sin x = 2 sin cos x + ,
2 2
on obtient  
h
sin(x + h) − sin x ∼ h cos x + .
2
Alors  
h
τf (x + h, x) ∼ cos x + ,
2
et ceci tend vers cos x lorsque h tend vers zéro. Il en résulte que f est dérivable en x et que f ′ (x) = g(x) .

π

c) Comme g(x) = f 2 − x , la fonction g est la composée de deux fonctions dérivables, et
π  π 
g ′ (x) = −f ′ − x = − cos − x = − sin x = −f (x) .
2 2

30. a) En raison de la division par x, on part d’un d.l. à l’ordre 3 de cos x. On a


x2
x + cos x = 1 + x − + ◦(x3 ) ,
2
puis
x2
+◦(x3 )
ex+cos x = e · ex− 2 .
On utilise le d.l. à l’ordre 3 de l’exponentielle en zéro. Alors

"    2  3 #
x+cos x x2 1 x2 1 x2 3
e = e 1+ x− + x− + x− + ◦(x )
2 2 2 6 2
   
x2 1 2 3 x3 3
= e 1+ x− + (x − x ) + + ◦(x )
2 2 6
 
x3
= e 1+x− + ◦(x3 ) .
3
On obtient alors    
x3 3 x2 2
e x − + ◦(x ) e 1 − + ◦(x )
ex+cos x − e 3 3
= = ,
x + x2 x + x2 1+x
donc
 
ex+cos x − e x2
= e 1− + ◦(x ) (1 − x + x2 + ◦(x2 ))
2
x + x2 3
 
2x2 2
= e 1−x+ + ◦(x ) .
3
Finalement  
2x2 2
f (x) = 1 + ln 1 − x + + ◦(x ) .
3
En utilisant le d.l. à l’ordre 2 en 0 de ln x on obtient alors
   2
2x2 1 2x2
f (x) = 1 − x − − x− + ◦(x2 )
3 2 3
x2
= 1−x+ + ◦(x2 ) .
6

37
La fonction se prolonge par continuité en 0 par la valeur 1.

b) La fonction prolongée fe possède un d.l. d’ordre 1 en zéro. Elle est donc dérivable en zéro et fe′ (0) = −1.
L’équation de la tangente est y = −x + 1. La position de la courbe par rapport à la tangente est donnée
par le signe de
x2 x2
fe(x) + x − 1 = + ◦(x2 ) ∼ .
6 6
La courbe est au-dessus de sa tangente. On a le dessin suivant.

❘ ✲

31. a) Si x appartient à ] 0, π/3 ] , et si t est compris entre x et 3x, on a

0 ≤ x ≤ t ≤ 3x ≤ π ,

et comme la fonction cosinus est décroissante sur [ 0, π ] on a donc

cos 3x ≤ cos t ≤ cos x .

Alors en intégrant
Z3x Z3x Z3x
cos 3x cos t cos x
dt ≤ dt ≤ dt ,
t t t
x x x

donc
Z3x Z3x
dt dt
cos 3x ≤ f (x) ≤ cos x .
t t
x x

Les intégrales qui encadrent f (x) se calculent et l’on obtient


h i3x h i3x
cos 3x ln t ≤ f (x) ≤ cos x ln t ,
x x

ce qui donne bien


ln 3 cos 3x ≤ f (x) ≤ ln 3 cos x .
Lorsque x tend vers 0, la fonction f est encadrée par deux fonctions tendant vers ln 3, donc elle tend
aussi vers cette valeur, et on prolonge f par continuité en zéro en posant

fe(0) = ln 3 .

Posons, pour t > 0,


cos t
g(t) = ,
t

38
et désignons par G une primitive de g. On a donc

G′ (t) = g(t) .

Alors
f (x) = G(3x) − G(x) ,
La fonction f est dérivable et l’on obtient
cos 3x − cos x
f ′ (x) = 3G′ (3x) − G′ (x) = 3g(3x) − g(x) = .
x
Comme f ′ est le quotient de fonctions indéfiniment dérivables, elle est indéfiniment dérivable sur ] 0, +∞ [ .
Il reste à étudier la dérivabilité à droite à l’origine. On utilise les développements limités. En partant de

cos x = 1 + ◦(x) ,

on obtient
cos 3x − cos x = ◦(x) ,
et
fe′ (x) = f ′ (x) = ◦(1) .
Comme fe est continue à droite en zéro, et que fe′ possède une limite nulle en zéro, on en déduit que fe est
dérivable à droite en zéro et que
fe′ (0) = 0 .
Pour étudier la dérivée seconde en zéro, on forme le taux de variation de fe′

fe′ (x) − fe′ (0) cos 3x − cos x


= ,
x x2
et en utilisant le développement limité

x2
cos x = 1 − + ◦(x2 ) ,
2
on obtient  
9x2 x2
cos 3x − cos x = 1 − − 1− + ◦(x2 ) = −4x2 + ◦(x2 ) ,
2 2
d’où
fe′ (x) − fe′ (0)
= −4 + ◦(1) .
x
Comme cette expression tend vers −4, on en déduit que fe′ est dérivable à droite en zéro. Donc fe est deux
fois dérivable à droite en zéro et fe′′ (0) = −4.

32. a) On étudie les variations de la fonction f définie par

f (x) = tan x + sin 2x − 2x ,

sur l’intervalle [ 0, π/2 [ . On a

f ′ (x) = 1 + tan2 x + 2 cos 2x − 2


1 − tan2 x
= tan2 x − 1 + 2
1 + tan2 x
4 2
tan x − 2 tan +1
=
1 + tan2 x
(tan2 x − 1)2
= .
1 + tan2 x

39
La fonction f ′ est positive, et ne s’annule qu’en un point isolé, donc f est strictement croissante, et, si
0 < x < π/2, on a
0 = f (0) < f (x) ,
ce qui donne l’inégalité voulue.

b) On étudie les variations de la fonction f définie par

x3
f (x) = tan x − x − ,
3
sur l’intervalle [ 0, π/2 [ . On a
f ′ (x) = tan2 x − x2 .
Mais tan x ≥ x, donc f ′ est positive et ne s’annule qu’en zéro. On conclut comme dans a).

c) On étudie les variations de la fonction f définie par

f (x) = 2t−1 (xt + at ) − (x + a)t

sur l’intervalle [ 0, +∞ [ . On a

f ′ (x) = t(2t−1 xt−1 − (x + a)t−1 ) .

Mais t − 1 étant positif, la fonction u → ut−1 est croissante. Il en résulte que 2t−1 xt−1 − (x + a)t−1 est
du signe de 2x − (x + a) = x − a.

La fonction f est strictement croissante sur [ a, +∞ [ et strictement décroissante sur [ 0, a ] . Il en résulte


que pour tout x positif
f (a) = 0 ≤ f (x) ,
ce qui donne l’inégalité voulue.

33. L’équation équivaut à


(1 + x + x2 + x3 )e−x − 1 = 0 .
On pose
f (x) = (1 + x + x2 + x3 )e−x − 1 ,
et l’on étudie cette fonction qui est définie et dérivable sur R. On a

f ′ (x) = (1 + 2x + 3x2 )e−x − (1 + x + x2 + x3 )e−x = x(1 + 2x − x2 )e−x .


√ √
La dérivée s’annule en 0, 1 + 2 et 1 − 2 et l’on obtient le tableau de variation suivant.

√ √
x −∞ 1− 2 0 1+ 2 +∞

y + 0 − 0 + 0 −

❃ ❃
y
⑦ ⑦
−∞ 0 −1

40
La fonction admet déjà une racine en zéro.

La fonction
√ est strictement décroissante sur l’intervalle [ 1 − 2, 0 ] , et f (0) est nul. On
√ en déduit que
f (1 − 2) est strictement positif. Comme f (x) est strictement croissante sur ] −∞, 1 − √ 2 ] et tend vers
−∞ à −∞, on en déduit que la fonction s’annule une fois et une seule dans ] −∞, 1 − 2 ] .
√ √
0, 1 + 2 ] , donc f (1 + 2) est stricte-
De même, la fonction est strictement croissante sur l’intervalle [√
ment positif. Comme f (x) est strictement décroissante sur [ 1 +√ 2, +∞ [ et tend vers −1 à +∞, on en
déduit que la fonction s’annule une fois et une seule dans ] 1 + 2, +∞ [ .

L’équation a exactement trois solutions.

2
34. Soit g l’application qui à x associe ex , et G une primitive de g. On a donc

f (x) = G(1 − x) − G(x) ,

et en dérivant cette expression


2 2
f ′ (x) = −G′ (1 − x) − G′ (x) = −g(1 − x) − g(x) = −e(1−x) − ex ,

donc f ′ est strictement négative. La fonction f est strictement décroissante sur R.

On remarque que
Zx Z
1−x
t2 2
f (1 − x) = e dt = − et dt = −f (x) .
1−x x

La courbe représentative de f est donc symétrique par rapport au point de coordonnées (1/2, 0), et il
suffit d’étudier la courbe sur l’intervalle [ 1/2, +∞ [ .

Etudions le comportement de la courbe lorsque x tend vers +∞. En remarquant que si x est supérieur à
1/2, on a 1 − x < x, et en utilisant la minoration
2
e t ≥ t2 ,

on en déduit
Zx Zx
t2
−f (x) = e dt ≥ t2 dt ,
1−x 1−x
or
Zx
1 3
t2 dt = (x + (x − 1)3 ) ,
3
1−x

d’où
1
f (x) ≤ − (x3 + (x − 1)3 ) .
3
On en déduit que f (x) tend vers −∞ lorsque x tend vers +∞, et, puisque,

f (x) x3 + (x − 1)3
≤− ,
x 3x
que f (x)/x tend également vers −∞ lorsque x tend vers +∞.

Quand x tend vers +∞, la courbe admet donc une branche parabolique dans la direction des y négatifs, et
par symétrie, elle admet une branche parabolique dans la direction des y positifs, lorsque x tend vers −∞.

41
Pour étudier la concavité, on étudie le signe de f ′′ (x). On a, pour x ≥ 1/2,
2 2
f ′′ (x) = −2(x − 1)e(x−1) − 2xex
 
2 x − 1 (x−1)2 −x2
= −2xex e +1
x
 
2 x − 1 −2x+1
= −2xex e +1 .
x

Pour étudier ce signe, on étudie les variations de la fonctions h définie par


x − 1 −2x+1
h(x) = e +1.
x
En dérivant, on obtient
 
′ 1 x − 1 −2x+1
h (x) = −2 e
x2 x
−2x2 + 2x + 1 −2x+1
= e .
x2
√ √
Le trinôme −2x2 + 2x + 1 a deux racines réelles 1±2 3 . Il est positif sur l’intervalle [ 12 , 1+2 3 ] et négatif

sur [ 1+2 3 , +∞[. Par ailleurs
h(1/2) = 0 et lim h(x) = 1 .
x→+∞
√ √
Donc, sur l’intervalle [ 12 , 1+2 3 ], la fonction
h est croissante et varie de 0 à une valeur α = h( 1+2 3 )

strictement positive, puis sur [ 1+2 3 , +∞[, la
fonction h est strictement décroissante et varie de α à 1. Il
en résulte que h est positive et ne s’annule qu’en 1/2. On en déduit que f ′′ est négative et ne s’annule
qu’en 1/2 c’est-à-dire que f est concave sur [ 1/2, +∞ [ et, par symétrie, convexe sur ] −∞, 1/2 ] avec
un point d’inflexion de coordonnées (1/2, 0).

1/2

42
35. La fonction g est continue sur ] 0, 1 ] comme quotient de fonctions continues. Par ailleurs, puisque
f est dérivable en 0, on a par définition

f (x) − f (0) f (x)


lim = lim = f ′ (0) ,
x→0 x x→0 x

donc
lim g(x) = f ′ (0) = f (1) = g(0) ,
x→0

et g est continue en 0. Il en résulte qu’elle est continue sur [ 0, 1 ] .

D’autre part g est dérivable sur ] 0, 1 [ comme quotient de fonctions dérivables.

Enfin
g(0) = f (1) = g(1) .
On peut donc appliquer le théorème de Rolle à la fonction g. Il existe c dans ] 0, 1 [ tel que g ′ (c) = 0.
Mais
xf ′ (x) − f (x)
g ′ (x) = ,
x2
donc g ′ (c) = 0 implique
cf ′ (c) − f (c) = 0 ,
d’où l’on déduit
f (c)
f ′ (c) = .
c
La tangente au point M de la courbe représentative de f de coordonnées (c, f (c)) n’est autre que la droite
OM .

Par ailleurs la droite d’équation y = f (1)x est tangente à la courbe à l’origine et contient le point de la
courbe de coordonnées (1, f (1)).

On a le dessin suivant.


0 c 1

36. La fonction g est continue sur [ u, v ] et dérivable sur ] u, v [ , puisque il en est de même pour f , et
l’on a encore g(u) = g(v) = 0. Il résulte du théorème de Rolle, qu’il existe c dans ] u, v [ tel que g ′ (c) soit
nul. Or
f ′ (c) f (c)
0 = g ′ (c) = − .
c − a (c − a)2

43
On en déduit donc que
f (c)
f ′ (c) = .
c−a
La droite joignant les points A(a, 0) et C(c, f (c)) a pour coefficient directeur f (c)/(c − a), c’est aussi le
coefficient directeur de la tangente à la courbe représentative de f au point C. Donc, du point A, on peut
mener une tangente à la courbe.

A ✲
a u c v

37. Notons α1 , α2 , . . . , αk les zéros de f ordonnés en croissant. Alors, pour tout entier p compris entre
1 et k − 1, on peut appliquer à la fonction f le théorème de Rolle dans l’intervalle [ αp , αp+1 ] . Puisque
f (αp ) = f (αp+1 ) = 0, il existe cp dans ] αp , αp+1 [ , tel que f (cp ) = 0, et comme les intervalles ] αp , αp+1 [
sont disjoints, ces nombres cp sont distincts. La fonction f possède donc k − 1 zéros au moins.

Elle peut posséder strictement plus de k−1 zéros, comme le montre l’exemple de la fonction f : x 7→ x4 −x2
qui possède 3 zéros dans R, ainsi que sa dérivée f ′ .

Si f est deux fois dérivable, alors f ′ est une fois dérivable et possède au moins k − 1 zéros, donc f ′′
possèdera au moins k − 2 zéros. Par récurrence on en déduit que f (k−1) possèdera au moins un zéro.

Applications.

a) D’après ce qui précède, si f possède k zéros, alors f ′ en possède au moins k − 1. Il en résulte que si
f ′ possède exactement k − 1 zéros, alors f en possède au plus k. Il suffit donc de chercher le nombre de
zéros de f ′ . Or
f ′ (x) = 2nx2n−1 − 2nx = 2nx(x2n−2 − 1) .
On constate que f ′ possède exactement trois racines réelles −1, 0 et 1, donc f possède au plus quatre
racines.

b) Là aussi il suffit donc de chercher le nombre de zéros de f ′ . Or

f ′ (x) = nxn−1 + a .

44
Si n est pair, alors n−1 est impair et l’équation f ′ (x) = 0 possède une solution et une seule (−a/n)1/(n−1) .
Dans ce cas f possède au plus deux racines.

Si n est impair, alors n − 1 est pair et l’équation f ′ (x) = 0 possède


– 0 racine si a > 0,
– 1 racine si a = 0 (la racine nulle),
– 2 racines si a < 0 (les racines ±(−a/n)1/(n−1) ),
donc f possède au plus 3 racines.

38. Comme f est de classe C3 sur R, elle est continue sur [ a, b ] et dérivable sur ] a, b [ . De plus
f (a) = f (b) = 0, il résulte alors du théorème de Rolle qu’il existe α dans ] a, b [ tel que f ′ (α) = 0. Alors
f ′ possède 3 racines. Il résulte de l’exercice précédent que f ′′ en possède 2, et f (3) en possède une.

39. a) En appliquant le théorème des accroissements finis à la fonction f : t 7→ ln(t + 1) dans l’intervalle
[ 0, x ] , il existe c dans ] 0, x [ tel que

ln(x + 1) f (x) − f (0) 1


= = f ′ (c) = .
x x 1+c
Mais, puisque f ′ est décroissante,
1
= f ′ (x) ≤ f ′ (c) ≤ f ′ (0) = 1 ,
1+x
donc
1 ln(x + 1)
≤ ≤ 1,
1+x x
et en multipliant par x > 0,
x
≤ ln(x + 1) ≤ x ,
1+x
ce qui reste vrai si x = 0.

b) En appliquant le théorème des accroissements finis à la fonction f : t 7→ et dans l’intervalle [ 0, x ] , il


existe c dans ] 0, x [ tel que
ex − 1 f (x) − f (0)
= = f ′ (c) = ec .
x x
Mais, puisque f ′ est croissante,
1 = e0 ≤ ec ≤ f ′ (x) = ex ,
donc
ex − 1
1≤ ≤ ex ,
x
et en multipliant par x > 0,
x ≤ ex − 1 ≤ xex ,
ce qui reste vrai si x = 0.

c) En appliquant le théorème des accroissements finis à la fonction f : t 7→ arctan t dans l’intervalle


[ 0, x ] , il existe c dans ] 0, x [ tel que

arctan x f (x) − f (0) 1


= = f ′ (c) = .
x x 1 + c2
Mais, puisque f ′ est décroissante,
arctan x
= f ′ (x) ≤ f ′ (c) ≤ f ′ (0) = 1 ,
x

45
donc
1 arctan x
≤ ≤ 1,
1 + x2 x
et en multipliant par x > 0,
x
≤ arctan x ≤ x ,
1 + x2
ce qui reste vrai si x = 0.

d) Soit x > 0. En appliquant le théorème des accroissements finis à la fonction f : t 7→ ch t dans l’intervalle
[ 0, x ] , il existe c dans ] 0, x [ tel que

ch x − 1 f (x) − f (0)
= = f ′ (c) = sh c .
x x
Mais, puisque f ′ est croissante,
0 ≤ sh c ≤ f ′ (x) = sh x ,
donc
ch x − 1
0≤ ≤ sh x ,
x
et en multipliant par x > 0,
0 ≤ ch x − 1 ≤ x sh x ,
ce qui reste vrai si x = 0, et puisque les fonctions figurant dans les inégalités ci-dessus sont paires, cela
est encore vrai si x < 0.

40. a) En appliquant l’inégalité des accroissements finis à la fonction f : t 7→ et dans l’intervalle fermé
I de bornes x et y, on a

|ex − ey | = |f (x) − f (y)| ≤ |x − y| max |f ′ (t)| ≤ |x − y| max |et | .


t∈I t∈I

Mais l’intervalle I est inclus dans ] −∞, 2 ] , et donc

max |et | ≤ e2 .
t∈I

On en déduit bien que


|ex − ey | ≤ e2 |x − y| .

b) En appliquant l’inégalité des accroissements finis à la fonction f : t 7→ sin t dans l’intervalle fermé I
de bornes x et y, on a

| sin x − sin y | = |f (x) − f (y)| ≤ |x − y| max |f ′ (t)| = |x − y| max | cos t | .


t∈I t∈I

Mais l’intervalle I est inclus dans [ π/6, 5π/6 ] , et sur cet intervalle

3
| cos t | ≤ .
2
On en déduit bien que √
3
| sin x − sin y | ≤ |x − y| .
2

46
41. a) En appliquant l’inégalité des accroissements finis à la fonction f : t 7→ et dans l’intervalle fermé
I de bornes x et y, on a

|ex − ey | = |f (x) − f (y)| ≤ |x − y| max |f ′ (t)| ≤ |x − y| max |et | .


t∈I t∈I

Mais l’intervalle I est inclus dans ] −∞, 1 ] , et donc

max |et | ≤ e .
t∈I

On en déduit bien que


|ex − ey | ≤ e|x − y| .

b) En appliquant l’inégalité des accroissements finis à la fonction f : t 7→ sin t dans l’intervalle fermé I
de bornes x et y, on a

| sin x − sin y | = |f (x) − f (y)| ≤ |x − y| max |f ′ (t)| = |x − y| max | cos t | .


t∈I t∈I

Mais l’intervalle I est inclus dans [ π/3, 2π/3 ] , et sur cet intervalle
1
| cos t | ≤ .
2
On en déduit bien que
1
| sin x − sin y | ≤ |x − y| .
2

42. a) En appliquant le théorème des accroissements finis à la fonction f : t 7→ arctan t dans l’intervalle
[ n, n + 1 ] , il existe c dans ] n, n + 1 [ tel que

f (n + 1) − f (n) 1
arctan(n + 1) − arctan n = = f ′ (c) = 2 .
(n + 1) − n c +1

Mais, puisque f ′ est décroissante


f ′ (n + 1) ≤ f ′ (c) ≤ f ′ (n) ,
ce qui donne
1 1
≤ arctan(n + 1) − arctan n ≤ 2 .
(n + 1)2 + 1 n +1
b) On en déduit, d’une part
1
arctan(n + 1) − arctan n ≤ ,
n2 + 1
et en sommant ces inégalités
p
X p
X 1
arctan(p + 1) = (arctan(n + 1) − arctan n) ≤ 2+1
= Sp ,
n=0 n=0
n

et d’autre part
1
≤ arctan n − arctan(n − 1) ,
n2 + 1
et en sommant ces inégalités
p
X p
X
1
Sp − 1 = ≤ (arctan n − arctan(n − 1)) = arctan p .
n=1
n2 + 1 n=1

47
Finalement
(1) arctan(p + 1) ≤ Sp ≤ 1 + arctan p .
c) Comme
1
Sp+1 − Sp = > 0,
(p + 1)2 + 1
la suite (Sp ) est croissante. D’autre part
π
Sp ≤ 1 + arctan p ≤ 1 + ,
2
et la suite (Sp ) est majorée. Elle converge donc. Si on note ℓ sa limite, en faisant tendre n vers l’infini
dans les inégalités (1), on obtient
π π
≤ℓ≤1+ .
2 2

43. La fonction f est continue sur [ 10000, 10001 ] et dérivable sur ] 10000, 10001 [ . Il existe donc c dans
l’intervalle ] 10000, 10001 [ tel que

f (10001) − f (10000)
= f ′ (c) .
10001 − 10000
Comme
1 1
f ′ (t) = ,
4 t3/4
on a donc

4

4 1 1
10001 − 10000 = .
4 c3/4
Mais c ≥ 10000 = 104 , donc c3/4 ≥ 103 , et l’on en déduit
1 1 1 1
≤ .
4 c 3/4 4 103
Finalement
√ 1
= 2, 5 10−4 .
4
0≤ 10001 − 10 ≤
4000

44. a) En posant f (x) = cos x, on a

f ′ (x) = − sin x , f ′′ (x) = − cos x .

Soit x > 0. En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 1, il existe c dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (c) 2
f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x ,
2
soit
cos c 2
cos x = 1 − x .
2
Mais, si x ∈ [ −π/2, π/2 ] \ {0}, il en est de même de c, et donc cos c < 1. On en déduit alors

x2
cos x > 1 − .
2
b) En posant f (x) = ln(1 + x), on a
1 −1
f ′ (x) = , f ′′ (x) = .
1+x (1 + x)2

48
Soit x > 0. En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 1, il existe c dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (c) 2
f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x ,
2
donc, si x > 0,
x2
ln(1 + x) = x − ,
2(1 + c)2
et comme on a
1
< 1,
(1 + c)2
on en déduit
x2
ln(1 + x) > 1 − .
2
c) En posant f (x) = tan x, on a

f ′ (x) = 1 + tan2 x , f ′′ (x) = 2 tan x(1 + tan2 x) , f (3) (x) = 2(1 + 3 tan2 x)(1 + tan2 x) .

Soit x un réel de ] 0, π/2 [ . En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 2, il existe c dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (0) 2 f ′′ (c) 3
f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x + x ,
2 6
donc, si x > 0,
x3
tan x = x + 2(1 + 3 tan2 c)(1 + tan2 c) .
6
Comme 2(1 + 3 tan2 c)(1 + tan2 c) > 2, on en déduit

x3
tan x > x + .
3
d) et e) Posons f (x) = sh x. C’est une fonction de classe C∞ , et l’on a

f ′ (x) = f (3) (x) = f (5) (x) = f (7) (x) = ch x ,

et
f ′′ (x) = f (4) (x) = f (6) (x) = sh x .
Soit x > 0. En appliquant la formule de Taylor, il existe c dans ] 0, x [ tel que
6
X f (k) (0) f (7) (c) 7
f (x) = xk + x .
k! 7!
k=0

On en déduit donc que


x3 x5 ch c 7
sh x = x + + + x ,
6 120 7!
et, puisque la fonction ch est positive, on en déduit, si x > 0,

x3 x5
sh x ≥ x + + ,
6 120
ce qui reste vrai si x = 0.

Si maintenant on suppose x ∈ ] 0, 1 ] , alors on a également c ∈ ] 0, 1 ] , et puisque la fonction ch est


croissante sur [ 0, 1 ] ,  
1 1
ch c ≤ ch 1 ≤ e+ .
2 e

49
En utilisant le fait que
1
e ≤ 3 et ≤ 1,
e
on en déduit que
ch c ≤ 2 .
Alors  
x3 x5 ch c 7 2x7
sh x − x + + = x ≤ ,
6 120 7! 7!
ce qui reste vrai si x = 0.

f) En posant f (x) = sin x, on a

f ′ (x) = f (5) (x) = cos x , f ′′ (x) = − sin x , f ′′′ (x) = − cos x , f (4) (x) = sin x.

Soit x > 0. En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 2, il existe c dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (0) 2 f ′′′ (c) 3


f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x + x ,
2 6
c’est-à-dire
cos c 3
sin x = x − x .
6
Mais, cos c ≤ 1. On en déduit alors
x3
sin x ≥ x − ,
6
ce qui reste vrai si x = 0.

En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 4, il existe c dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (0) 2 f ′′′ (0) 3 f (4) (0) 4 f (5) (c) 5


f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x + x + x + x ,
2 6 24 120
c’est-à-dire
x3 cos c 5
sin x = x − + x .
6 120
Mais, cos c ≤ 1. On en déduit alors
x3 x5
sin x ≤ x − + ,
6 120
ce qui reste vrai si x = 0.

g) En posant f (x) = ln(1 + cos x), on a


sin x −1
f ′ (x) = − , f ′′ (x) = .
1 + cos x 1 + cos x
En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 1, il existe c dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (c) 2
f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x ,
2
c’est-à-dire
x2
ln(1 + cos x) = ln 2 − .
2(1 + cos c)
Si x appartient à l’intervalle ] −π, π [ alors cos x ≤ 1 d’où
1 1

1 + cos c 2

50
et l’on en déduit
x2
ln(1 + cos x) ≤ ln 2 − .
4
45. a) En posant f (x) = cos x, on a

f ′ (x) = − sin x , f ′′ (x) = − cos x , f (3) (x) = sin x , f (4) (x) = cos x .

Soit x > 0. En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 1, il existe ξ dans ] 0, x [ tel que

f ′′ (ξ) 2
f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x ,
2
donc
cos ξ 2
cos x = 1 − x .
2
Comme cos ξ ≤ 1, on en déduit
x2
cos x ≥ 1 − .
2
Puis en utilisant la formule de Taylor à l’ordre 3, il existe ξ ′ dans ] 0, x [ tel que ,

f ′′ (0) 2 f (3) (0) 3 f (4) (ξ ′ ) 4


f (x) = f (0) + f ′ (0)x + x + x + x ,
2 3! 4!
donc
x2 cos ξ ′ 4
cos x = 1 − + x .
2 24
Comme cos ξ ′ ≤ 1, on en déduit encore

x2 x4
cos x ≤ 1 − + .
2 24
On a donc bien
x2 x2 x4
1− ≤ cos x ≤ 1 − + , (1)
2 2 24
ce qui, en raison de la parité des fonctions, reste vrai si x est négatif.

b) En multipliant par la quantité conjuguée,


√ x
1− 1−x= √ .
1+ 1−x

Mais, si x appartient à l’intervalle [ 0, 1 ] , il en est de même de 1 − x et
1 1
√ ≥ ,
1+ 1−x 2

d’où √ x
1− 1−x≥ ,
2
et √ x
1−x≤1− .
2
Remarque : on peut aussi utiliser le théorème des accroissements finis.

c) Posons g(u) = 1 − u, on a
1 1
g ′ (u) = − (1 − u)−1/2 et g ′′ (u) = − (1 − u)−3/2 .
2 4

51
Soit u dans l’intervalle ] 0, π 2 /16 ] . En utilisant la formule de Taylor à l’ordre 1, il existe ξ dans ] 0, u [
tel que
g ′′ (ξ) 2
g(u) = g(0) + g ′ (0)u + u ,
2
c’est-à-dire
√ u u2
1 − u = 1 − − (1 − ξ)−3/2 .
2 8
Mais  3/2
3/2 π2
(1 − ξ) ≥ 1− ,
16
donc  −3/2
π2
(1 − ξ)−3/2 ≤ 1− ,
16
et  −3/2
√ u u2 π2
1−u≥1− − 1− ,
2 8 16
ce qui reste vrai si u = 0.

Remplaçons alors u par x2 , on obtient donc que, pour tout x de l’intervalle [ 0, π/4 ] ,

p  −3/2
x2 x4 π2
1 − x2 ≥ 1 − − 1− .
2 8 16

d) Si x appartient à l’intervalle [ 0, π/4 ] , il est aussi inclus dans [ 0, 1 ] , et il résulte de b) et c) que


 −3/2 p
x2 x4 π2 x2
1− − 1− ≤ 1 − x2 ≤ 1 − ,
2 8 16 2

c’est-à-dire  −3/2
x2 p x2 x4 π2
−1 + ≤ − 1 − x2 ≤ −1 + + 1− . (2)
2 2 8 16
En additionnant membre à membre les inégalités (1) et (2), on trouve alors

p  −3/2 !
1 π2
2
0 ≤ cos x − 1 − x ≤ 1+3 1− x4 .
24 16

La constante M est donc définie par


 −3/2 !
1 π2
M= 1+3 1− .
24 16

46. Soit f la fonction définie sur R par

f (t) = arctan t .

Cette fonction est dérivable, on a


1
f ′ (t) =
1 + t2
et la dérivée vérifie
0 < f ′ (t) < 1 .

52
Il résulte de l’inégalité des accroissements finis que, si x 6= y

f (x) − f (y)
< 1.
x−y

On en déduit donc
| arctan x − arctan y| < |x − y| .
Si x = y on a alors égalité et c’est le seul cas possible pour qu’il en soit ainsi.

47. Soit f (t) = th t . La fonction f est continue sur l’intervalle [ 0, x ] , dérivable sur ] 0, x [ . Sur cet
intervalle, sa dérivée vaut 1/ ch2 t. C’est une fonction décroissante et donc
1 1
2 ≤ 2 ≤ 1.
ch x ch t
Il résulte alors des inégalités des accroissements finis que, si x > 0

1 f (x) − f (0)
≤ ≤ 1,
ch2 x x
soit
x
≤ th x ≤ x ,
ch2 x
ce qui reste vrai si x est nul.

Quand x tend vers zéro, th x/x est comprise entre 1/ ch2 x et 1. Comme ces deux expressions tendent
vers 1, il résulte du théorème d’encadrement que th x/x tend vers 1, et donc que th x ∼ x en zéro.

48. Soit f définie sur R par f (t) = ln(1 + t2 ). On a


2t
f ′ (t) = .
1 + t2
Alors
2t (t − 1)2 2t (t + 1)2
1− 2
= ≥0 et 1 + = ≥ 0,
1+t 1 + t2 1+t 2 1 + t2
donc pour tout t réel,
−1 ≤ f ′ (t) ≤ 1 ,
c’est-à-dire
|f ′ (t)| ≤ 1 .
Il résulte alors de l’inégalité des accroissements finis que, pour tout x réel,

|f (x) − f (0)| ≤ |x| ,

d’où, puisque f (x) est positif,


ln(1 + x2 ) ≤ |x| .

49. En écrivant le théorème des accroissements finis dans l’intervalle [ a, b ] , il existe t dans ] a, b [ tel
que
f (b) − f (a) = (b − a)f ′ (t) ,
donc
(b − a)|f ′ (t)| = |f (b) − f (a)| ≤ |f (b)| + |f (a)| .

53
Mais |f (b)| et |f (a)| se majorent par le maximum de |f |, et |f ′ (t)| se minore par le minimum de |f ′ | qui
existent tous les deux puisque ces fonctions sont continues sur [ a, b ] . On en déduit donc

(b − a) min |f ′ (t)| ≤ 2 max |f (t)| .


a≤t≤b a≤t≤b

50. Posons f (x) = sin x. On a donc

f ′ (x) = cos x f ′′ (x) = − sin x f ′′′ (x) = − cos x f (4) (x) = sin x f (5) (x) = cos x .

Soit x > 0. Appliquons la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 2. Il existe ξ dans l’intervalle ] 0, x [ tel
que
x2 x3
f (x) = f (0) + xf ′ (0) + f ′′ (0) + f ′′′ (ξ) ,
2 6
donc
x3
sin x = x − cos ξ .
6
mais cos ξ ≤ 1, d’où
x3
sin x ≥ x − .
6
En appliquant cette fois la formule de Taylor à l’ordre 4, Il existe ξ ′ dans l’intervalle ] 0, x [ , tel que

x2 ′′ x3 x4 x5 (5) ′
f (x) = f (0) + xf ′ (0) + f (0) + f ′′′ (0) + f (4) (0) + f (ξ ) ,
2 6 24 120
donc
x3 x5
sin x = x − + cos ξ ′ .
6 120
mais cos ξ ′ ≤ 1,donc
x3 x5
sin x ≤ x − + .
6 120
On a donc bien l’encadrement
x3 x3 x5
x− ≤ sin x ≤ x − + ,
6 6 120
ce qui reste vrai si x = 0.

On en déduit  
x3 x5
0 ≤ sin x − x − ≤ .
6 120
En particulier, si x = 1/2,
 
1 1 1 1 3
0 ≤ sin − − ≤ ≤ ≤ 3 · 10−4 .
2 2 48 3840 11520

On en déduit que 23/48 est une valeur approchée par défaut de sin(1/2) à 3 · 10−4 près.

51. a) Soit f (t) = arctan t . La fonction f est continue sur l’intervalle [ 0, x ] , dérivable sur ] 0, x [ . Sur
cet intervalle, sa dérivée vaut 1/(1 + t2 ). C’est une fonction décroissante et donc
1 1
≤ ≤ 1.
1 + x2 1 + t2
Il résulte alors des inégalités des accroissements finis que, si x > 0
1 f (x) − f (0)
2
≤ ≤ 1,
1+x x

54
c’est-à-dire
x
≤ arctan x ≤ x ,
1 + x2
ce qui reste vrai si x est nul.

b) D’après ce qui précède


1 1 1 1
0 ≤ arctan ≤ et 0 ≤ arctan ≤ ,
5 5 239 239
donc
1 1 4 π
4 arctan − arctan ≤ < ,
5 239 5 2
et
1 1 1 π
4 arctan
− arctan ≥− >− .
5 239 239 2
Il en résulte que A se trouve dans l’intervalle ] −π/2, π/2 [ .
1 1
Soit a = arctan , donc tan a = . Alors
5 5
2
2 tan a 5 5
tan 2a = = = ,
1 − tan2 a 1 12
1−
25
puis
10
2 tan 2a 12 120
tan 4a = = = .
1 − tan2 2a 25 119
1−
144
1 1
Si b = arctan , on a tan b = alors
239 239

tan 4a − tan b
tan A =
1 + tan 4a tan b
120 1

= 119 239 = 120 · 239 − 119
120 1 119 · 239 + 120
1+
119 239
119 · 239 + 239 − 119
=
119 · 239 + 120
119 · 239 + 120
= = 1,
119 · 239 + 120
donc
π
.
tan A = tan
4
Mais comme A appartient à l’intervalle ] −π/2, π/2 [ , on en déduit que A = π/4 .

52. a) Calculons les premières dérivées de la fonction f . On a


1
f ′ (x) = = (1 + x)−1 , f ′′ (x) = (−1)(1 + x)−2 , f (3) (x) = (−1)(−2)(1 + x)−3 .
1+x
On voit apparaître la relation

f (n) (x) = (−1)(n−1) (n − 1)!(1 + x)−n ,

55
qui est vérifiée pour les trois premières valeurs de n. On montre, par récurrence, qu’elle est vraie pour
tout n ≥ 1.

Si on la suppose vraie à l’ordre n, on a, en dérivant

f (n+1) (x) = (f (n) )′ (x) = (−1)n−1 (n − 1)!(−n)(1 + x)−n−1 = (−1)n n!(1 + x)−n−1 ,

et la relation est vraie à l’ordre n + 1, donc quel que soit n ≥ 1.

Déterminons le polynôme de Taylor Tn . On a

f ′ (0) f (n) (0) n


Tn (x) = f (0) + x + ···+ x .
1! n!
Or, f (0) = 0, et si k ≥ 1,
f (k) (0) = (−1)(k−1) (k − 1)! ,
donc
f (k) (0) (−1)k−1 (−1)k+1
= = ,
k! k k
et l’on obtient
n
X xk
Tn (x) = (−1)k+1 .
k
k=1

Ecrivons la formule de Taylor. Si x > 0, il existe cn (x) dans ] 0, x [ tel que

xn+1 (n+1)
f (x) = Tn (x) + f (cn (x)) ,
(n + 1)!

c’est-à-dire
(−1)n xn+1 1
f (x) = Tn (x) + .
n+1 (1 + cn (x))n+1
On en déduit alors
xn+1 1
|f (x) − Tn (x) | = .
n + 1 (1 + cn (x))n+1
Si x > 0, il en est de même de cn (x), et
1
≤ 1,
(1 + cn (x))n+1

donc
xn+1
|f (x) − Tn (x) | ≤ .
n+1
En particulier, si 0 ≤ x ≤ 10−1 ,
10−(n+1)
|f (x) − Tn (x) | ≤ ,
n+1
et il suffit de rendre le membre de droite inférieur à 10−6 , pour que celui de gauche le soit aussi. L’inégalité

10−(n+1)
≤ 10−6 ,
n+1
équivaut à
105−n ≤ n + 1 ,
et est vérifiée pour n ≥ 5 (et pas pour n = 4). Il suffit donc de prendre n = 5.

56
b) Partons de nouveau de l’inégalité

xn+1
|f (x) − Tn (x) | ≤ .
n+1
En l’appliquant avec x = 1. On obtient
1
|f (1) − Tn (1) | ≤ ,
n+1
c’est-à-dire
n
X (−1)k+1 1

| ln 2 − un | = ln 2 − ≤ ,
k n+1
k=1

et il résulte du théorème d’encadrement que la suite (un ) admet ln 2 pour limite.

53. Si l’on pose pour tout x réel, f (x) = ex , on a, quels que soient n entier positif et x réel f (n) (x) = ex
donc f (n) (0) = 1, et par suite,
n
X xk
Tn (x) = .
k!
k=0

Alors en utilisant la formule de Taylor, il existe c compris entre 0 et x tel que

xn+1 c
ex = Tn (x) + e ,
(n + 1)!

et donc
|x|n+1 c
|ex − Tn (x) | = e .
(n + 1)!
Lorsque x > 0, on a 0 ≤ ec ≤ ex , d’où

xn+1 x
|ex − Tn (x) | ≤ e .
(n + 1)!

Lorsque x < 0, on a 0 ≤ ec ≤ 1, d’où

|x|n+1
|ex − Tn (x) | ≤ .
(n + 1)!

On remarque que un = Tn (x). Alors, comme dans les deux cas le membre de droite admet 0 pour li-
mite quand n tend vers l’infini, il résulte du théorème d’encadrement que la suite (un )n≥0 converge vers ex .

54. En écrivant la formule de Taylor entre x et x + 2, il existe c compris entre x et x + 2 tel que

f (x + 2) = f (x) + 2f ′ (x) + 2f ′′ (c) .

Alors
2f ′ (x) = f (x + 2) − f (x) − 2f ′′ (c) ,
donc
2|f ′ (x)| ≤ |f (x + 2)| + |f (x)| + 2|f ′′ (c)| ,
et en utilisant les hypothèses
2|f ′ (x)| ≤ 4 ,
d’où
|f ′ (x)| ≤ 2 .

57
55. Remarquons que l’application x 7→ a − 1 + 1/x est strictement décroissante sur ] 0, 1 ] et que c’est
une bijection de ] 0, 1 ] sur [ a, +∞ [ . Alors g est définie et continue sur ] 0, 1 ] . De plus

lim g(x) = lim f (x) = f (a) = g(0) ,


x→0 x→+∞

donc g est continue sur [ 0, 1 ] . Par ailleurs g est dérivable sur ] 0, 1 [ comme composée de fonctions
dérivables. On peut donc appliquer le théorème de Rolle. Il existe α dans ] 0, 1 [ tel que g ′ (α) = 0, donc
 
1 ′ 1
− 2 f a−1+ = 0.
α α

Si l’on pose c = a − 1 + 1/α, on a bien f ′ (c) = 0, avec c > a.

56. a) Il suffit de vérifier (1) pour les polynômes 1, x et x2 . Alors par linéarité, la formule sera vraie
pour tout polynôme de degré au plus 2.

Si f (x) = 1, on a f ′′ (x) = 0, et, en réduisant au même dénominateur, on obtient

1 1 1 (c − b) + (a − c) + (b − a)
+ + = = 0.
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) (a − b)(b − c)(c − a)

Si f (x) = x, on a f ′′ (x) = 0, et, en réduisant au même dénominateur, on obtient

a b c a(c − b) + b(a − c) + c(b − a)


+ + = = 0.
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) (a − b)(b − c)(c − a)

Si f (x) = x2 , on a f ′′ (x) = 2, et, en réduisant au même dénominateur, on obtient

a2 b2 c2 a2 (c − b) + b2 (a − c) + c2 (b − a)
+ + = = 1,
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) (a − b)(b − c)(c − a)

car en développant les deux membres, on constate que

a2 (c − b) + b2 (a − c) + c2 (b − a) = (a − b)(b − c)(c − a) .

b) Il y a plusieurs méthodes pour cela.

Premiére méthode. On pose P (x) = αx2 + βx + γ, et l’on cherche α, β, γ. Ils sont solutions du système
(de Vandermonde)  2
 a α + aβ + γ = f (a)
b2 α + bβ + γ = f (b)
 2
c α + cβ + γ = f (c)
dont le déterminant vaut (a − b)(b − c)(c − a) et est non nul. Il possède donc une solution unique.

Deuxième méthode. Le polynôme

(x − b)(x − c) (x − c)(x − a) (x − a)(x − b)


P (x) = f (a) + f (b) + f (c)
(a − b)(a − c) (b − c)(b − a) (c − a)(c − b)

répond à la question.

c) On a g(a) = g(b) = g(c) = 0. La fonction g a donc trois zéros. En appliquant le théorème de Rolle á
f dans les intervalles [ a, b ] et [ b, c ] , on obtient que g ′ possède deux zéros s et t. Puis en appliquant le

58
théorème de Rolle à f ′ dans l’intervalle [ s, t ] on en déduit que g ′′ possède un zéro d. Il existe d donc
compris entre a et c tel que
0 = g ′′ (d) = f ′′ (d) − P ′′ (d) .
Alors d’après a) on a

P (a) P (b) P (c) P ′′ (d)


+ + = ,
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) 2

Puisque f = g + P et g(a) = g(b) = g(c) = g ′′ (d) = 0, on obtient

f (a) f (b) f (c) P (a) P (b) P (c)


+ + = + +
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) (a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b)
P ′′ (d) f ′′ (d)
= = .
2 2
57. S’il existait c dans ] 0, x [ tel que

f (x) − f (0) = xf ′ (c) ,

on aurait
cos x + i sin x − 1 = x(− sin c + i cos c) ,
c’est-à-dire 
cos x − 1 = −x sin c
,
sin x = x cos c
et en divisant membre à membre,
cos x − 1
= − tan c .
sin x
Mais
x
cos x − 1 −2 sin2
= 2 = − tan x .
sin x x x 2
2 sin cos
2 2
On est donc conduit à la relation
x
= tan c ,
tan
2
et, puisque c et x/2 appartiennent à ] 0, π/2 [ , on en déduit l’égalité

x = 2c .

Alors, en particulier
x
sin x = x cos ,
2
ou encore
x x x
2 sin cos = x cos ,
2 2 2
et finalement
x x
= . sin
2 2
Mais la seule solution de cette équation vaut 0, ce qui est impossible. On ne peut donc pas trouver de
nombre c.

58. La fonction F vérifie F (a) = F (b) = 0. Il existe donc c dans ] a, b [ tel que F ′ (c) = 0. On a aussi

f ′ (x) + f ′ (a) x − a ′′ (x − a)2


F ′ (x) = f ′ (x) − − f (x) − K ,
2 2 4

59
donc F ′ (a) = F ′ (c) = 0. Alors il existe d dans ] a, c [ tel que F ′′ (d) = 0. Mais

x − a ′′′ K
F ′′ (x) = − f (x) − (x − a) ,
2 2
donc
d − a ′′′ K
F ′′ (d) = 0 = − f (d) − (d − a) ,
2 2
d’où
K = −f ′′′ (d) .
Finalement
f ′ (a) + f ′ (b) (b − a)3 ′′′
0 = F (b) = f (b) − f (a) − (b − a) + f (d) ,
2 12
d’où l’on déduit la formule demandée.

59. a) On peut choisir la constante K pour que F (c) soit nul. En effet l’équation

c−a (c − a)(c − b)
f (c) − f (a) − (f (b) − f (a)) + K = 0,
b−a 2
a pour solution  
2 c−a
K=− f (c) − f (a) − (f (b) − f (a)) .
(c − a)(c − b) b−a
b) La fonction F est une combinaison linéaire de f et d’une fonction polynomiale de degré 2. Comme f
est continue sur [ a, b ] , il en est de même de F . Comme f est deux fois dérivable sur ] a, b [ il en est de
même de F .

Pour la valeur de K obtenue dans a), on a

F (a) = F (c) = F (b) = 0 .

On déduit du théorème de Rolle que F ′ a deux racines, puis que F ′′ en a une. Il existe d dans ] a, b [ tel
que F ′′ (d) = 0. Or
f (b) − f (a) 2x − (a + b)
F ′ (x) = f ′ (x) − +K .
b−a 2
et
F ′′ (x) = f ′′ (x) + K .
Alors
0 = F ′′ (d) = f ′′ (d) + K ,
donc f ′′ (d) = −K .

En écrivant que F (c) est nul, on obtient

c−a (c − a)(c − b)
f (c) = f (a) + (f (b) − f (a)) + f ′′ (d) .
b−a 2
On a donc démontré que, pour tout c de l’intervalle ] a, b [ , il existe d dans ] a, b [ tel que

c−a (c − a)(c − b)
f (c) = f (a) + (f (b) − f (a)) + f ′′ (d) .
b−a 2
c) L’équation de la droite joignant les points (a, f (a)) et (b, f (b)) est
x−a
y = f (a) + (f (b) − f (a)) .
b−a

60
Notons g(x) le membre de droite. D’après ce qui précède, pour tout c de ] a, b [ il existe d dans ] a, b [
tel que
(c − a)(c − b)
f (c) − g(c) = f ′′ (d) ,
2
et donc
(c − a)(c − b)
′′
|f (c) − g(c)| = |f (d)| .
2

Alors en majorant |f ′′ (d)| par M , on trouve

(c − a)(b − c)
|f (c) − g(c)| ≤ M .
2
Il reste à majorer la quantité (c − a)(b − c). C’est un trinôme du second degré par rapport à la variable
c, de racines a et b. Il atteint son maximum, pour la demi-somme des racines, c’est-à-dire pour c = a+b
2 ,
(b−a)2
et ce maximum vaut 4 . Alors

(b − a)2
|f (c) − g(c)| ≤ M .
8
Ce qui reste vrai si c = a ou b. L’erreur commise en remplaçant f par g sur le segment [ a, b ] est donc
majorée par M (b − a)2 /8.

60. a) L’égalité h(t) = h(a), est équivalente à

f (t) − mg(t) = f (a) − mg(a)

et puisque g(t) 6= g(a), cela signifie que

f (t) − f (a)
m= .
g(t) − g(a)

b) Ce nombre m étant choisi, la fonction h vérifie les conditions du théorème de Rolle, et il existe ct dans
] a, t [ tel que h′ (ct ) soit nul, donc

0 = h′ (ct ) = f ′ (ct ) − mg ′ (ct ) .

Si g ′ (ct ) était nul, il en serait de même de f ′ (ct ) ce qui est exclu. Il en résulte que g ′ (ct ) est non nul, et

f ′ (ct ) f (t) − f (a)



=m= .
g (ct ) g(t) − g(a)

c) Il existe donc cx dans ] a, x [ tel que

f ′ (cx ) f (x) − f (a)



= .
g (cx ) g(x) − g(a)

Mais, lorsque x tend vers a, il résulte du théorème d’encadrement que cx tend vers a, alors

f ′ (cx ) f ′ (x)
lim = lim .
x→a g ′ (cx ) x→a g ′ (x)

On en déduit donc que l’on a


f ′ (x) f (x) − f (a)
lim = lim .
x→a g ′ (x) x→a g(x) − g(a)

61
d) Vérifions que les conditions demandées sont satisfaites par les fonctions f et g. Elles sont continues
sur [ 1, 3/2 ] et dérivables sur ] 1, 3/2 [ . D’autre part g(1) = 0, et g ne s’annule pas sur ] 1, 3/2 ] . Enfin
1
g ′ (x) = [(x − 1)(2 − x)]−2/3 (3 − 2x) ,
3
et donc g ′ ne s’annule pas sur ] 1, 3/2 [ . On a aussi
 
1 1 1 3
f ′ (x) = (x − 1)−2/3 − (2 − x)−1/2 = (x − 1)−2/3 1 − (x − 1)2/3 (2 − x)1/2 .
3 2 3 2
Alors
3
f ′ (x) 1 − (2 − x)−1/2 (x − 1)2/3
= 2 ,
g ′ (x) (2 − x)−2/3 (3 − 2x)
et, lorsque x tend vers 1, la limite de ce rapport vaut 1. On en déduit donc que
f (x) − f (1)
lim = 1.
x→1 g(x) − g(1)

61. Etudions le problème dans le cas où f ′ est croissante.



a) Soit α ∈I . L’équation de la tangente en α est y = g(x), où

g(x) = f ′ (α)(x − α) + f (α) .

Etudions les variations de la fonction h = f − g. On a

h′ (x) = f ′ (x) − g ′ (x) = f ′ (x) − f ′ (α) .

Si x ≥ α, puisque f ′ est croissante, le nombre f ′ (x) − f ′ (α) est positif, donc h est croissante sur
I ∩ [ α, +∞ [ , et en particulier
h(x) ≥ h(α) = 0 .
Si x ≤ α, on a, cette fois, f ′ (x) − f ′ (α) négatif, donc h est décroissante sur I ∩ ] −∞, α ] , et en particulier

h(x) ≥ h(α) = 0 .

Il en résulte que, pour tout x dans I, on a

f (x) ≥ g(x) ,

et la courbe est au-dessus de sa tangente en α.

b) L’équation de la droite (Ma Mb ) est y = u(x), où


f (b) − f (a)
u(x) = (x − a) + f (a) .
b−a
Etudions les variations de la fonction v = u − f . On a
f (b) − f (a)
v ′ (x) = u′ (x) − f ′ (x) = − f ′ (x) .
b−a
En utilisant le théorème des accroissements finis, il existe c dans ] a, b [ tel que
f (b) − f (a)
= f ′ (c) ,
b−a
donc
v ′ (x) = f ′ (c) − f ′ (x) .

62
Si x ≥ c, puisque f ′ est croissante, le nombre f ′ (c) − f ′ (x) est négatif, donc v est décroissante sur ] c, b [ ,
et en particulier
v(x) ≥ v(b) = 0 .
Si x ≤ c, on a, cette fois f ′ (c) − f ′ (x) positif, donc v est croissante sur ] a, c [ , et en particulier

v(x) ≥ v(a) = 0 .

Il en résulte que, pour tout x ∈ [ a, b ] , on a

f (x) ≤ u(x) ,

et la courbe représentative de la restriction de f à [ a, b ] est en dessous de la droite (Ma Mb ).

Si x appartient à l’intervalle [ a, b ] , il existe t unique dans [ 0, 1 ] tel que x = ta + (1 − t)b, ce nombre t


vaut (b − x)/(b − a). Alors
f (b) − f (a)
u(ta + (1 − t)b) = (ta + (1 − t)b − a) + f (a) = (1 − t)(f (b) − f (a)) + f (a) = tf (a) + (1 − t)f (b) ,
b−a
donc l’inégalité f (x) ≥ u(x), pour x dans [ a, b ] équivaut à

f (ta + (1 − t)b) ≤ tf (a) + (1 − t)f (b) ,

pour t dans [ 0, 1 ] .

Lorsque f ′ est décroissante, on applique ce qui précède à la fonction −f dont la dérivée −f ′ est alors
croissante.

62. a) Les nombres g(x) et h(x) sont des taux de variation de la fonction f , respectivement entre x et
a pour le premier et x et b pour le second, Comme f est dérivable en a et b, on a donc
f (x) − f (a)
lim g(x) = lim = f ′ (a) ,
x→a+ x→a+ x−a
et
f (x) − f (b)
lim h(x) = lim = f ′ (b) .
x→b− x→b− x−b
g et e
Les fonctions g et h se prolongent bien en des fonctions continues sur [ a, b ] notées e h.

b) Si c appartient à l’intervalle
 
′ f (b) − f (a)
f (a) , =]e
g(a), ge(b) [ ,
b−a
il existe, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, un nombre d de ] a, b [ tel que ge(d) = c.

Si c appartient à l’intervalle  
f (b) − f (a)
, f (b) = ] e

h(a), e
h(b) [ ,
b−a
il existe, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, un nombre d de ] a, b [ tel que e
h(d) = c.

c) Si c appartient à l’intervalle ] f ′ (a), f ′ (b) [ , trois cas sont alors possibles :


 
′ f (b) − f (a)
(i) c appartient à l’intervalle f (a) , et on a alors
b−a
f (d) − f (a)
c = ge(d) = g(d) = ,
d−a

63
et d’après le théorème des accroissements finis, il existe s dans ] a, d [ , donc dans ] a, b [ , tel que

f (d) − f (a)
= f ′ (s) .
d−a
On a donc bien f ′ (s) = c.
 
f (b) − f (a) ′
(ii) c appartient à l’intervalle , f (b) et on a alors
b−a

f (b) − f (d)
c=e
h(d) = h(d) = ,
b−d
et d’après le théorème des accroissements finis, il existe s dans ] d, b [ , donc dans ] a, b [ , tel que

f (b) − f (d)
= f ′ (s) .
b−d
On a donc bien f ′ (s) = c.

f (b) − f (a)
(iii) c = . Alors d’après le théorème des accroissements finis, il existe s dans ] a, b [ tel que
b−a
f (b) − f (a)
= f ′ (s) .
b−a
On a donc bien f ′ (s) = c.

Dans tous les cas, on a trouvé s dans ] a, b [ tel que f ′ (s) = c.

Si l’on a f ′ (a) > f ′ (b), il suffit d’appliquer ce qui précède à la fonction −f , pour voir que le résultat
subsiste.

d) Lorsque l’on a déterminé les zéros de f ′ pour constituer le tableau de variation de f , ce qui précède
permet de trouver le signe de f ′ entre deux zéros consécutifs α et β. En effet, ce signe est constant dans
l’intervalle ] α, β [ , et il suffit de calculer une valeur f ′ (γ) où γ est pris dans ] α, β [ pour obtenir ce signe.

63. La formule se démontre par récurrence. Si n = 0, elle devient

Zb
f ′ (t) = f (b) − f (a) ,
a

ce qui est vrai. Supposons le résultat vrai à l’ordre n, donc

Zb
b−a ′ (b − a)n (n) (b − t)n (n+1)
f (b) = f (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (t) dt .
1! n! n!
a

et intégrons par partie l’intégrale figurant dans le membre de droite. Posons

(b − t)n
u(t) = f (n+1) (t) et v ′ (t) = .
n!
On a alors
(b − t)n+1
u′ (t) = f (n+2) (t) et v(t) = − ,
(n + 1)!

64
donc
Zb  b Zb
(b − t)n (n+1) (b − t)n+1 (n+1) (b − t)n+1 (n+2)
f (t) dt = − f (t) + f (t) dt
n! (n + 1)! a (n + 1)!
a a
Zb
(b − a)n+1 (n+1) (b − t)n+1 (n+2)
= f (a) + f (t) dt .
(n + 1)! (n + 1)!
a

Alors, en remplaçant dans la formule à l’ordre n, on obtient

Zb
b−a ′ (b − a)n (n) (b − a)n+1 (n+1) (b − t)n+1 (n+2)
f (b) = f (a) + f (a) + · · · + f (a) + f (a) + f (t) dt ,
1! n! (n + 1)! (n + 1)!
a

ce qui est la formule à l’ordre n + 1. Elle est donc vraie pour tout n ≥ 0.

64. a) En partant de
f ′ (x) = 1 − th2 x .
on obtient
f ′′ (x) = −2 th x(1 − th2 x) = −2(th x − th3 x) ,
puis
f ′′′ (x) = −2(1 − 3 th2 x)(1 − th2 x) = −2(1 − 4 th2 x + 3 th4 x) .
En particulier
1 − f ′ (x) = th2 x ≥ 0 .
D’autre part,
2 + f ′′′ (x) = 2(4 th2 x − 3 th4 x) = 2 th2 x(4 − 3 th2 x) ,
et en majorant th2 x par 1, on obtient 4 − 3 th2 x ≥ 1, et donc

2 + f ′′′ (x) ≥ 2 th2 x ≥ 0 .

b) En écrivant la formule de Taylor à l’ordre 0, il existe c dans [ 0, x ] tel que

f (x) = f (0) + xf ′ (c) = xf ′ (c) ,

et puisque f ′ (c) se majore par 1,


f (x) ≤ x .
En écrivant la formule de Taylor à l’ordre 2, il existe c′ dans [ 0, x ] tel que

x2 ′′ x3 x3 ′′′ ′
f (x) = f (0) + xf ′ (0) + f (0) + f ′′′ (c′ ) = x + f (c ),
2 6 6
et puisque f ′′′ (c′ ) se minore par −2,
x3
f (x) ≥ x − .
3
c) On a donc
x3
0 ≤ x − f (x) ≤ .
3
En particulier, si x = 1/4,
 
1 1 1 1 6 6
0≤ −f ≤ = = = ≤ 6 · 10−3 .
4 4 3 · 43 3 · 64 18 · 64 1152

65
65. a) Il existe c dans l’intervalle [ x, x + α ] tel que

α2 ′′
f (x + α) = f (x) + αf ′ (x) + f (c) ,
2
donc
α2 ′′
αf ′ (x) = f (x + α) − f (x) − f (c) .
2
Alors, en utilisant l’inégalité triangulaire

α2 ′′ α2 ′′

α|f (x)| = f (x + α) − f (x) − f (c) ≤ |f (x + α)| + |f (x)| + |f (c)| .
2 2

En majorant |f (x + α)| et |f (x)| par A, et |f ′′ (c)| par B, on obtient

α2
α|f ′ (x)| ≤ 2A + B,
2
et finalement
2A αB
|f ′ (x)| ≤ + .
α 2
b) Supposons tout d’abord B non nul. Si l’on pose

2A αB
h(α) = + ,
α 2
on a
2A B α2 B − 4A
h′ (α) = − + = .
α2 2 2α2
p
La dérivée f ′ est donc, sur ] 0, +∞ [ , du signe de α − 2 A/B. La fonction h admet un minimum au
point r
A
α=2 ,
B
et l’on a r !
A √
h 2 = 2 AB .
B
On obtient donc pour tout x > 0, r !
′ A
|f (x)| ≤ h 2 ,
B
soit √
|f ′ (x)| ≤ 2 AB .
Si B est nul, cela signifie que f ′′ est nulle, donc que f est une fonction polynôme de degré 1 au plus. Mais
une telle fonction n’est pas bornée sur [ 0, +∞ [ si elle n’est pas constante. Donc f ′ est nulle et l’on a
bien dans ce cas également √
|f ′ (x)| ≤ 2 AB .

66. a) La propriété se démontre par récurrence. Elle est évidente si n = 0. Supposons la vraie à l’ordre
n. En calculant la dérivée de
(2n)!
f (n) (x) = (−1)n 2n (x + 1)−n−1/2 ,
2 n!
on obtient  
(2n)! 1
f (n+1) (x) = (−1)n 2n −n − (x + 1)−n−3/2 .
2 n! 2

66
Mais
1 2n + 1 (2n + 1)(2n + 2)
−n − =− =− .
2 2 4(n + 1)
Alors
(2n + 1)(2n + 2)(2n)! (2(n + 1))!
f (n+1) (x) = −(−1)n 2n+2
(x + 1)−n−3/2 = (−1)n+1 2n+2 (x + 1)−n−3/2 ,
2 (n + 1)n! 2 (n + 1)!

ce qui est la formule à l’ordre n + 1. Le résultat est donc vrai pour tout entier n.

b) On a
 2n  n 2n
2n √
(2n)! ∼ 4nπ et (n!)2 ∼ 2nπ .
e e
Alors 
2n
2n √
4nπ
e 1
un ∼  n 2n = √ .

22n 2nπ
e
c) En utilisant la formule de Taylor, il existe ξn dans l’intervalle ] 0, x [ , donc dans l’intervalle [ 0, 1 ] , tel
que
f (n+1) (ξn ) n+1
f (x) = Sn (x) + x .
(n + 1)!
Il en résulte que (n+1)
f (ξn ) n+1 1

|f (x) − Sn (x)| = x = un+1 xn+1 .
(n + 1)! (1 + ξ )n+3/2 n

Alors, en majorant x par 1, et en minorant ξn par 0,

|f (x) − Sn (x)| ≤ un+1 .

Mais d’après l’équivalent obtenu en b), la suite (un ) tend vers zéro. Il résulte alors de l’inégalité ci-dessus
que Sn (x) tend vers f (x) .

67. a) Lorsque x est fixé, et lorsque t tend vers zéro, on a

sin xt2 ∼ xt2 ,

donc
φx (t) ∼ xt .
Il en résulte que φx (t) tend vers zéro, lorsque t tend vers zéro. la fonction se prolonge par continuité en
zéro, et l’on peut donc définir une fonction f en posant

Z1
f (x) = φx (t) dt .
0

b) En partant de l’inégalité
| sin u − sin v| ≤ |u − v| ,

67
vraie quels que soient les réels u et v, qui résulte de l’inégalité de Taylor, on a donc
1
Z
sin xt2 sin yt 2
|f (x) − f (y)| = dt − dt
t t
0
Z1
dt
≤ | sin xt2 − sin yt2 |
t
0
Z1
dt
≤ |xt2 − yt2 | .
t
0

Or la dernière intégrale se calcule et l’on obtient

Z1 Z1
2 2 dt 1
|xt − yt | = |x − y| t dt = |x − y| ,
t 2
0 0

d’où l’inégalité désirée.

c) En utilisant la formule de Taylor dans l’intervalle [ u, v ] , pour la fonction sinus, il existe ξ dans ] u, v [
tel que
(u − v)2
sin u = sin v + (u − v) cos v + (− sin ξ) ,
2
donc
(u − v)2
| sin u − sin v − (u − v) cos v| ≤ .
2
On en déduit en particulier,

(yt2 − xt2 )2
| sin yt2 − sin xt2 − (yt2 − xt2 ) cos xt2 | ≤ ,
2
puis, en divisant par y − x,

sin yt2 − sin xt2 1
2
− t cos xt ≤ |y − x| t4 .
2
y−x 2

Alors
1
Z1 Z  
f (x) − f (y) sin yt 2
− sin xt 2
dt
− t cos xt dt =
2 2
− t cos xt 2
x−y y−x t

0 0
Z1
sin yt2 − sin xt2
2 dt
≤ 2
− t cos xt
y−x t
0
Z1
t3
≤ |x − y| dt .
2
0

1
Or la dernière intégrale se calcule et vaut |x − y| donc
8

Z1
f (x) − f (y) 1
− t cos xt dt ≤ |x − y| .
2
x−y
8
0

68
Z1
f (x) − f (y)
Il en résulte que, lorsque y tend vers x, le taux de variation tend vers t cos xt2 dt. La
x−y
o
fonction f est donc dérivable en tout point, et

Z1

f (x) = t cos xt2 dt .
0

Cette intégrale se calcule.

(i) Si x est nul


Z1
′ 1
f (0) = tdt = .
2
0

(ii) Si x est non nul


Z1 h 1 i1 sin x

f (x) = t cos xt2 dt = sin xt2 = .
2x 0 2x
0
′ ∗
La fonction f est continue sur R . Par ailleurs,
1
lim f ′ (x) = = f ′ (0) ,
x→0
x6=0
2

donc f ′ est également continue en zéro. C’est une fonction de classe C1 sur R .

68. Il existe k et K dans ] 0, 1 [ tels que, pour tout couple (x, y) de I × I, on ait

|f (x) − f (y)| ≤ k|x − y| et |g(x) − g(y)| ≤ K|x − y| .

Alors

|λf (x) + (1 − λ)g(x) − (λf (y) + (1 − λ)g(y))| = |λ(f (x) − f (y)) + (1 − λ)(g(x) − g(y))|
≤ λ|f (x) − f (y)| + (1 − λ)|g(x) − g(y)|
≤ λk|x − y| + (1 − λ)K|x − y|
≤ (λk + (1 − λ)K)|x − y| .

Mais
0 < λk + (1 − λ)K < λ + (1 − λ) = 1 ,
donc λf + (1 − λ)g est contractante de rapport λk + (1 − λ)K.

69. a) La fonction f est dérivable, et


π
f ′ (x) = − √ sin x ,
3 3
donc
π
|f ′ (x)| ≤ √ < 1 .
3 3
Il en résulte que la fonction f est contractante. Elle possède un point fixe ℓ et un seul, et la suite (un )
converge vers ℓ. Or l’équation
π
√ cos x = x
3 3

69
possède une solution évidente π/6. C’est donc le point fixe de f et la suite (un ) converge vers π/6.

b) La fonction f est dérivable, et


−10x
f ′ (x) = .
8(1 + x2 )2
Pour chercher si f ′ est majorée on peut étudier les variations, sur [ 0, +∞ [ en raison de la parité, de la
fonction g définie par
x
g(x) = .
(1 + x2 )2
On obtient facilement
1 − 3x2
g ′ (x) = .
(1 + x2 )3

La fonction g ′ s’annule pour x = 1/ 3 et g a un maximum en ce point, qui vaut
  √
1 3 3
g √ = .
3 16
Alors √ √
3 3 5 15 3
|f ′ (x)| ≤ = < 1.
16 4 64
Il en résulte que la fonction f est contractante. Elle possède un point fixe ℓ et un seul, et la suite (un )
converge vers ℓ. Or l’équation
5
=x
8(1 + x2 )
équivaut à
8x3 + 8x − 5 = 0 ,
et, en l’écrivant,
(2x)3 + 4(2x) − 5 = 0 ,
on constate qu’elle possède la solution évidente 1/2. C’est donc le point fixe de f et la suite (un ) converge
vers 1/2.

c) La fonction f est dérivable, et


π π π
f ′ (x) = − √ sin sin x cos x ,
3 6 6
donc
π2
|f ′ (x)| ≤ √ < 1 .
6 3
Il en résulte que la fonction f est contractante. Elle possède un point fixe ℓ et un seul, et la suite (un )
converge vers ℓ. Or l’équation π 
π
√ cos sin x = x
3 6
possède une solution évidente π/2. C’est donc le point fixe de f et la suite (un ) converge vers π/2.

d) Remarquons tout d’abord que f (x) est toujours positif, donc u1 > 0 et on peut se limiter à l’étude de
la fonction sur I = [ 0, +∞ [ . La fonction f est dérivable, et
7(2x + 1) 7 1 + 2x
f ′ (x) = − 2 2
=− .
8(1 + x + x ) 8 1 + 2x + 3x2 + 2x3 + x4
On en déduit immédiatement que, pour x ≥ 0, on a
7 1 + 2x 7
|f ′ (x)| = 2 3 4
≤ < 1.
8 1 + 2x + 3x + 2x + x 8

70
Il en résulte que la fonction f est contractante. Elle possède un point fixe ℓ et un seul, et la suite (un )
converge vers ℓ. Or l’équation
7
=x
8(1 + x + x2 )
équivaut à
8x3 + 8x2 + 8x − 7 = 0 ,
et, en écrivant,
(2x)3 + 2(2x)2 + 4(2x) − 7 = 0 ,
on constate qu’elle possède une solution évidente 1/2. C’est donc le point fixe de f et la suite (un )
converge vers 1/2.

e) La fonction f est dérivable sur R, et


√ ! √
π π 2 π 2
f ′ (x) = − √ sin sin x cos x ,
2 3 6 6

donc
π2
|f ′ (x)| ≤ √ < 1 .
6 6
Il en résulte que la fonction f est contractante. Elle possède un point fixe ℓ et un seul, et la suite (un )
converge vers ℓ. Or l’équation !

π π 2
√ cos sin x = x
2 3 6

possède une solution évidente π/4. C’est donc le point fixe de f et la suite (un ) converge vers π/4.

2
70. a) Etudions les variations de la fonction g : x 7→ xex . On a
2
g ′ (x) = (1 + 2x2 )ex ,

et la fonction g est strictement croissante. Elle varie de −∞ à +∞. Il existe une valeur a et une seule
telle que g(a) = 1, soit f (a) = a, de plus

0 = g(0) < 1 < g(1) = e ,

donc a appartient à l’intervalle ] 0, 1 [ .

b) On a
2
f ′ (x) = −2xe−x .
2
Etudions les variations de la fonction h : x 7→ xe−x . Cette fonction est impaire. Elle est positive sur
[ 0, +∞ [ , et l’on a
2
h′ (x) = (1 − 2x2 )e−x ,
√ √
La fonction√h est croissante sur [ 0, 1/ 2 ] et décroissante sur [ 1/ 2, +∞ [ . Elle atteint donc son maxi-
mum en 1/ 2. Il en résulte que
√ 1
|h(x)| ≤ h(1/ 2) = √ e−1/2 .
2
Alors r
2 2

|f (x)| = 2|h(x)| ≤ √ e−1/2 = .
2 e

71
On déduit alors de l’inégalité de Taylor que, quels que soient x et y réels,
r
2
|f (x) − f (y)| ≤ |x − y| .
e
c) La fonction f est contractante et la suite (un )n≥0 converge vers l’unique point fixe a de f . On a alors
r !n r !n
2 2
|un − a| ≤ |u0 − a| ≤ ≤ (0, 9)n .
e e

Si l’on cherche un entier n tel que (0, 9)n ≤ 10−5 , cela équivaut à

n ln 0.9 ≤ −5 ln 10 ,

donc, puisque ln 0.9 est négatif, à


−5 ln 10
n≥ ≥ 110 .
ln 0, 9
Il en résulte que u110 est une valeur approchée de a à 10−5 près.

71. Comme f est contractante, on a, pour tout x de I,

|f (x) − f (a)| ≤ k|x − a| ,

donc, puisque x ≥ a,
f (x) − f (a) ≤ k(x − a) ,
et l’on en déduit que
g(x) = f (x) − x ≤ f (a) + k(x − a) − x ,
soit
g(x) ≤ (f (a) − ka) + (k − 1)x .
Comme k − 1 < 0, le membre de droite admet comme limite −∞ en +∞, et il existe un nombre b > a,
tel que g(b) < 0. Par ailleurs g(a) = f (a) − a ≥ 0. Il résulte alors du théorème des valeurs intermédiaires
que g s’annule en un point ℓ de I. Alors ℓ est un point fixe de f .

72. La fonction est définie si  


1 1
x+ ≥ 1.
2 x
Cette inéquation s’écrit
1
x+ ≥ 2,
x
ou encore
(x − 1)2
≥ 0.
x
Le domaine de définition est donc ] 0, +∞ [ , et f est continue sur ce domaine.

La fonction f est dérivable si  


1 1
x+ > 1,
2 x
donc, d’après le calcul précédent, sur ] 0, 1 [ ∪ ] 1, +∞ [ , et l’on a

72
 
′ 1 1 1
f (x) = s  2 1− 2
1 1 2 x
x+ −1
2 x
1 x2 − 1
= r
1 2x2
((x2 + 1)2 − 4x2 )
4x2
1 x2 − 1
= .
x |x2 − 1 |

On a donc finalement  1

 −x
 si 0 < x < 1

f (x) = .

 1
 si x > 1
x
Sur l’intervalle ] 0, 1 ] , on obtient
f (x) = − ln x + C1 ,
et sur l’intervalle [ 1, +∞ [
f (x) = ln x + C2 .
Mais puisque
f (1) = argch 1 = 0 ,
on en déduit que C1 = C2 = 0. En remarquant que − ln x est positif sur ] 0, 1 ] , et que ln x est positif sur
[ 1, +∞ [ , on a finalement, pour tout x > 0, l’égalité

f (x) = | ln x | .

73. La fonction est définie sur R \ {0, 2}. On a également

2(1 − (2 − x)) 2(x − 1)


f (2 − x) = arctan = arctan ,
2(2 − x) − (2 − x)2 2x − x2

et comme la fonction arctangente est impaire, on a donc

f (2 − x) = −f (x) .

La courbe représentative de f est symétrique par rapport au point de coordonnées (1, 0). Calculons la
dérivée. On a

(2x − x2 )(−1) − (1 − x)(2 − 2x) 1


f ′ (x) = 2  2
(2x − x2 )2 2(1 − x)
1+
2x − x2
x2 − 2x + 2
= −2 .
(2x − x2 )2 + 4(1 − x)2

La fonction f ′ est donc négative. On forme alors le tableau de variation suivant

73
x 1 2 +∞

f ′ (x) −2 − −1 −

π
0
2

f
⑦ ⑦
π
− 0
2

On remarque que f ′ (x) a pour limite −1 quand x tend vers 2. Cela donne pour la courbe des demi-
tangentes à gauche et à droite du point de discontinuité. On a alors la courbe suivante.

y ✻

π
2


O 1 2 x

π

2

On peut simplifier la dérivée, en remarquant que


(2x − x2 )2 + 4(1 − x)2 = x4 − 4x3 + 8x2 − 8x + 4 = (x2 − 2x + 2)2 .
donc
−2 −2
f ′ (x) = = .
x2 − 2x + 2 (x − 1)2 + 1
Alors, dans les trois intervalles où f est continue, elle est de la forme
f (x) = −2 arctan(x − 1) + C ,
ou C est une constante qu’il reste à déterminer.

Tout d’abord, sur l’intervalle ] 0, 2 [ , puisque


f (1) = 0 = C ,
la constante est nulle et
f (x) = −2 arctan(x − 1) .

74
Ensuite, sur l’intervalle ] 2, +∞ [ , puisque
lim f (x) = 0 = −π + C ,
x→+∞

la constante vaut π et
f (x) = π − 2 arctan(x − 1) .
Enfin, sur l’intervalle ] −∞, 0 [ , puisque
lim f (x) = 0 = π + C ,
x→−∞

la constante vaut −π et
f (x) = −π − 2 arctan(x − 1) .

74. La fonction est définie pour les valeurs de x telles que


−1 ≤ 3x − 4x3 ≤ 1 ,
c’est-à-dire
1 − (3x − 4x3 )2 ≥ 0 .
Or
1 − (3x − 4x3 )2 = (1 − 3x + 4x3 )(1 + 3x − 4x3 ) = (1 − x2 )(4x2 − 1)2 .
Cette expression est positive si et seulement si x appartient à l’intervalle [ −1, 1 ] qui est donc le domaine
de définition de f , et la fonction est continue sur ce domaine. De plus la fonction est impaire.

La fonction est dérivable si


−1 < 3x − 4x3 < 1,
donc, d’après le calcul précédent, sur ] −1, 1 [ \{±1/2}.

On a alors

3 − 12x2 3 − 12x2 1 − 4x2 3


f ′ (x) = p = √ = √ ,
1 − (3x − 4x3 )2 2
|1 − 4x | 1 − x2 |1 − 4x2 | 1 − x2
donc 
 3
 √ si 1 − 4x2 > 0

f (x) = 1 − x2 .
 3
 −√ si 1 − 4x2 < 0
1 − x2
On a alors le tableau de variation suivant.

1
x 0 1
2
√ √
f ′ (x) 3 + 2 3 −2 3 − −∞

π
❃ 2

f
⑦ π
0 −
2

75
On remarquera qu’en 1/2 la fonction f n’est pas dérivable, mais que sa courbe représentative admet des
demi-tangentes à gauche et à droite. On a la courbe suivante.

y ✻

π
2

−1 1

O x

π

2

Sur l’intervalle [ −1/2, 1/2 ] , on a


f (x) = 3 arcsin x + C ,
mais
f (0) = 0 = C .
La constante est nulle et
f (x) = 3 arcsin x .
Ensuite, sur l’intervalle [ 1/2, 1 ] ,
f (x) = −3 arcsin x + C ,
mais
π π
f (1) = − = −3 + C ,
2 2
la constante vaut π et
f (x) = π − 3 arcsin x .
Enfin, sur l’intervalle [ −1, −1/2 ] ,
f (x) = −3 arcsin x + C ,
mais
π π
f (−1) = =3 +C,
2 2
la constante vaut −π et
f (x) = −π − 3 arcsin x .

75. La fonction f est impaire et 2π−périodique. De plus f (π − x) = f (x). Il suffit donc de l’étudier sur
[ 0, π/2 ] et d’effectuer une symétrie par rapport au point (π/2, 0) puis une autre par rapport à l’origine
et de compléter par périodicité. Mais sur [ 0, π/2 ] on a f (x) = x. On a donc le graphe suivant.

76
y ✻
π
2


O π x

π

2

La fonction g est impaire, non définie aux points π/2 + kπ où k est entier, et π−périodique. Il suffit
donc de l’étudier sur [ 0, π/2 [ et d’effectuer une symétrie par rapport à l’origine et de compléter par
périodicité. Mais sur [ 0, π/2 [ on a g(x) = x. On a donc le graphe suivant.

y ✻
π
2


O π x

π

2

76. a) Cherchons tout d’abord le domaine de définition de la fonction. Comme arcsin x est définie sur
[ −1, 1 ] , c’est-à-dire lorsque 1 − x2 ≥ 0, le nombre f (x) existe si et seulement si
 2
2x
1− ≥ 0.
1 + x2
Mais  2
2x (1 + x2 )2 − 4x2 (1 − x2 )2
1− 2
= 2 2
= ≥ 0,
1+x (1 + x ) (1 + x2 )2
donc f est définie sur R toute entier. De plus cette expression s’annule uniquement en +1 et −1.

La fonction f est continue et impaire sur R et dérivable sauf en +1 et −1.

On a
′ 1 2(1 − x2 ) (1 + x2 ) 2(1 − x2 ) 1 − x2 2
f (x) = s  2 (1 + x2 )2 = (1 − x2 ) (1 + x2 )2 = 2 | 1 + x2
.
2x |1 − x
1−
1 + x2
Cette fonction est du signe de 1 − x2 et possède une limite à gauche et à droite en 1 et −1.
lim f ′ (x) = −1 et lim f ′ (x) = 1 .
x→1+ x→1−

On a facilement le tableau de variation suivant.

77
x 0 1 +∞

f ′ (x) + 1 −1 −

π
❃ 2

f

0 0

On obtient la courbe suivante y ✻

π
2


1 x

b) Dans l’intervalle ] −1, 1 [ , on a


2
f ′ (x) = ,
1 + x2
donc
f (x) = 2 arctan x + C .
Mais f (0) = C = 0, donc
f (x) = 2 arctan x .
Dans l’intervalle ] 1, +∞ [
2
f ′ (x) = − ,
1 + x2
donc
f (x) = −2 arctan x + C1 .
En faisant tendre x vers l’infini, on obtient
0 = −π + C1 .
On a un résultat analogue par symétrie dans ] −∞, −1 [ . Finalement

 −2 arctan x − π si x ∈ ] −∞, −1 ]
f (x) = arctan x si x ∈ [ −1, 1 ] .

−2 arctan x + π si x ∈ [ 1, +∞ [

78
77. Cherchons le domaine de définition de la fonction. La fonction arccosinus n’étant définie que sur
[ −1, 1 ] il faut donc
1 − x2
−1 ≤ ≤ 1,
1 + x2
ou encore  2
1 − x2
1− ≥ 0.
1 + x2
Mais  2
1 − x2 4x2
1− =
1 + x2 (1 + x2 )2
est toujours positive, donc f est définie sur R tout entier, et c’est une fonction paire. La fonction est
continue sur R. Elle est dérivable sauf aux points x tels que

1 − x2
= ±1 ,
1 + x2
c’est-à-dire si x = 0. Alors
4x

(1 + x2 )2
f ′ (x) = − s  2 .
1 − x2
1−
1 + x2
Mais, d’après un calcul fait plus haut
s  2 s
1 − x2 4x2 2|x|
1− = = ,
1 + x2 (1 + x2 )2 1 + x2

d’où
x 2
f ′ (x) = .
|x| 1 + x2
La fonction f est donc croissante sur [ 0, +∞ [ . Elle varie de

f (0) = arccos 1 = 0 à lim f (x) = arccos(−1) = π .


x→+∞

De plus
2
lim f ′ (x) = lim = 2.
x→0+ x→0+ 1 + x2
La courbe admet en zéro une demi-tangente à droite de pente 2.

On remarque que si l’on pose g(x) = 2 arctan x, on a, sur ] 0, +∞ [

f ′ (x) = g ′ (x) ,

donc
f (x) = g(x) + C ,
mais en faisant tendre x vers 0, on obtient C = 0. Alors, puisque f est paire, et g impaire, on, pour tout
x réel
f (x) = | arctan x| .

On obtient la courbe suivante.

79
y ✻


x

78. La fonction est définie sur R tout entier. Sa dérivée vaut


sh x 3ex − e−x 3e2x − 1
f ′ (x) = 1 + 2 = x = .
ch x e + e−x e2x + 1
1
Elle s’annule pour x = − ln 3, et la courbe possède en ce point le minimum. Pour le calculer, on écrit
2
e2x + 1 −x
ch x = e ,
2
donc
  1
ln 3 + 1 ln 3 2 ln 3
ch − = 3 e 2 = e 2 ,
2 2 3
puis  
ln 3 2 ln 3 ln 3
ln ch − = ln + = ln 2 − ,
2 3 2 2
et finalement,  
ln 3 3
α=f − = 2 ln 2 − ln 3 .
2 2
On a alors le tableau de variation suivant.

ln 3
x −∞ − +∞
2

f ′ (x) − 0 +

+∞ +∞

f

α

80
Lorsque x tend vers +∞, on écrit
  
1 + e−2x
f (x) = x + 2 ln ex = 3x − 2 ln 2 + 2 ln(1 + e−2x ) ,
2

et ln(1 + e−2x ) tend vers zéro. La courbe admet comme asymptote la droite d’équation

y = 3x − 2 ln 2 ,

et elle se trouve située au-dessus de cette asymptote car ln(1 + e−2x ) est positif.

Lorsque x tend vers −∞, on écrit


  
1 + e2x
f (x) = x + 2 ln e−x = −x − 2 ln 2 + 2 ln(1 + e2x ) ,
2

et ln(1 + e2x ) tend vers zéro.La courbe admet comme asymptote la droite d’équation

y = −x − 2 ln 2 ,

et elle se trouve située au-dessus de cette asymptote car ln(1 + e2x ) est positif.

On remarque de plus que la courbe passe par l’origine. On a la courbe suivante.


y

O ✲
1 x

81
79. a) On part de la relation
tan(arctan x) = x
pour tout x réel. On a tout d’abord
1 1
cos2 (arctan x) = = ,
1 + tan2 (arctan x) 1 + x2

mais arctan x appartient à ] −π/2, π/2 [ , et donc cos(arctan x) est positif. Alors
1
cos(arctan x) = √ .
1 + x2
b) On écrit
sin(arctan x) = (cos(arctan x))(tan(arctan x)) ,
et en utilisant a), on obtient
x
sin(arctan x) = √ .
1 + x2
c) On part de la relation
sin(arcsin x) = x
pour tout x de l’intervalle [ −1, 1 ] . On a tout d’abord

cos2 (arcsin x) = 1 − sin2 (arcsin x) = 1 − x2 ,

mais arcsin x appartient à [ −π/2, π/2 ] , et donc cos(arcsin x) est positif. Alors
p
cos(arcsin x) = 1 − x2 .

d) On part de la relation
cos(arccos x) = x
pour tout x de l’intervalle [ −1, 1 ] . On a tout d’abord

sin2 (arccos x) = 1 − cos2 (arccos x) = 1 − x2 ,

mais arccos x appartient à [ 0, π ] , et donc sin(arccos x) est positif. Alors


p
sin(arccos x) = 1 − x2 .

e) En utilisant c)
sin(arcsin x) x
tan(arcsin x) = = √ .
cos(arcsin x) 1 − x2
f) En utilisant d) √
sin(arccos x) 1 − x2
tan(arccos x) = = .
cos(arccos x) x

80. a) Remarquons tout d’abord qu’une solution de l’équation est nécessairement positive, car arctan x
a le même signe que x. Transformons l’équation par implications successives. La relation
π
arctan(2x) + arctan x =
4
donne, en prenant la tangente des deux membres,

tan(arctan(2x) + arctan x) = 1 ,

82
d’où, en utilisant la formule donnant la tangente d’une somme
2x + x
= 1.
1 − 2x · x
Finalement, on obtient l’équation
2x2 + 3x − 1 = 0 ,
qui possède une unique solution positive

−3 + 17
x0 = .
4
On peut seulement en conclure que si l’équation de départ possède une solution c’est x0 . Pour montrer
que x0 est effectivement solution de cette équation, on peut étudier les variations de la fonction f définie
par
π
f (x) = arctan(2x) + arctan x − .
4
Sa dérivée vaut
2 1
f ′ (x) = + > 0,
1 + 4x2 1 + x2
donc f une fonction strictement croissante. On a
π
f (0) = − < 0,
4
et
π π π 3π
lim f (x) = + − = > 0.
x→+∞ 2 2 4 4
Il en résulte que f s’annule une fois et une seule et que sa racine est x0 .

b) Transformons l’équation par implications successives.


√ π
arcsin x + arcsin(x 3) = ,
2
équivaut à
√ π
arcsin(x 3) = − arcsin x .
2
En prenant le sinus des deux membres, cela implique
√ π 
x 3 = sin − arcsin x = cos(arcsin x) .
2
Alors en utilisant l’exercice précédent, on trouve
√ p
x 3 = 1 − x2 ,

qui implique, en élevant au carré les deux membres,

4x2 − 1 = 0 .

Cette équation possède deux solutions x1 = 1/2 et x2 = −1/2.

Les solutions de l’équation de départ, si elles existent, appartiennent à l’ensemble {x1 , x2 }. Cherchons
lesquelles se ses solutions conviennent. On constate que

1 3 π π π
arcsin + arcsin = + = ,
2 2 6 3 2
donc x1 convient. Par contre x2 ne convient pas, car arcsin x et x étant de même signe le nombre −1/2
donne une valeur négative.

83
c) L’équation
(arcsin x − 5) arcsin x = −4 ,
équivaut au système 
U = arcsin x
.
U 2 − 5U + 4 = 0
L’équation du second degré a deux racines U1 = 1 et U2 = 4. Mais arcsin x étant compris entre −π/2
et π/2, l’équation arcsin x = 4 n’a pas de solution. Par contre l’équation arcsin x = 1 a une solution
x = sin 1, qui est la seule solution de l’équation initiale.

81. a) L’équation s’écrit encore


π √
arcsin(2x2 ) = − arcsin(x 3) .
2
En prenant le sinus des deux membres, cela implique
hπ √ i h √ i
sin[arcsin(2x2 )] = sin − arcsin(x 3) = cos arcsin(x 3) .
2
Et en appliquant le a) p
2x2 = 1 − 3x2 .
En élevant au carré, on trouve finalement

4x4 + 3x2 − 1 = 0 .

Cette équation possède deux solutions −1/2 et +1/2. Mais si l’on remplace dans l’équation de départ,
on obtient, si x = −1/2 √
− 3 1 π π π
arcsin + arcsin = − + = − ,
2 2 3 6 6
donc −1/2 n’est pas solution. Par contre

3 1 π π π
arcsin + arcsin = + = ,
2 2 3 6 2
donc 1/2 convient et c’est la seule solution.

b) En remarquant que arcsin(x 3) et arcsin(2x2 ) sont tous les deux dans l’intervalle [ −π/2, π/2 ] , on
en déduit que la somme se trouve dans [ −π, π ] . On ne peut obtenir π que si l’on a
√ π
arcsin(x 3) = arcsin(2x2 ) = ,
2

soit x 3 = 2x2 = 1, ce qui est impossible.

Autre méthode : on part de √


arcsin(2x2 ) = π − arcsin(x 3) .
En prenant le sinus des deux membres, cela implique
√ √
sin arcsin(2x2 ) = sin(π − arcsin(x 3)) = sin arcsin(x 3) ,

soit √
2x2 = x 3 .

On vérifie alors que ni 0, ni 3/2 ne conviennent.

84
82. Transformons l’équation par implications successives. On part de
1
arctan x + arctan(x3 ) = arctan ,
x
et l’on prend la tangente des deux membres, cela implique
  1
tan arctan x + arctan(x3 ) = .
x
Alors, en utilisant la formule donnant la tangente d’une somme, on obtient l’équation

x + x3 1
= ,
1 − x4 x
d’où
2x4 + x2 − 1 = 0 .
On pose X = x2 et l’on cherche les racines positives du trinôme 2X 2 + X −√1. Il n’y a que la valeur
X = 1/2, donc l’équation de départ ne peut avoir comme solutions que x = ± 2/2.

Pour montrer que ces solutions conviennent, on remarque tout d’abord, que la fonction arctangente est
impaire, et donc que si l’une des deux valeurs obtenues est solution l’autre l’est aussi. On va donc se
contenter de montrer qu’il existe une solution positive, en étudiant les variations sur ] 0, +∞ [ de la
fonction f définie par
1
f (x) = arctan x + arctan(x3 ) − arctan .
x
En dérivant on trouve
1
1 3x2 − 2

f (x) = + − x
2  2
1+x 1 + x6 1
1+
x
2 3x2
= 2
+ .
1+x 1 + x6
La dérivée est donc strictement positive, et f est strictement croissante. Mais
π
lim f (x) = − et lim f (x) = π .
x→0+ 2 x→+∞

Il résulte du théorème
√ des valeurs intermédiaires que la fonction f s’annule une fois dans ] 0, +∞ [ . Cette
solution est donc 2/2.

Conclusion : les solutions de l’équation sont bien ± 2/2.

83. Transformons l’équation par implications successives. On part de


π
arctan(x + 1) + arctan(x − 1) = ,
4
et l’on prend la tangente des deux membres, cela implique

tan [arctan(x + 1) + arctan(x − 1)] = 1 .

Alors, en utilisant la formule donnant la tangente d’une somme, on obtient l’équation


2x
= 1,
2 − x2

85
d’où
x2 + 2x − 2 = 0 .

L’équation de départ ne peut avoir comme solutions que x = −1 ± 3.

Pour étudier si ces solutions conviennent, étudions la fonction f définie par

f (x) = arctan(x + 1) + arctan(x − 1) .

C’est une fonction strictement croissante et impaire, qui admet π pour limite en +∞. C’est donc une
bijection de R sur ] −π, π [ , et l’équation f (x) = π/4√admet une solution et une seule, cette solution
étant positive. Alors cette solution est nécessairement 3 − 1.

Calculons f ( 3 − 1). On a
π √ √ √
= f ( 3 − 1) = arctan( 3) + arctan( 3 − 2) ,
4

mais arctan( 3) = π/3, et la fonction arctangente est impaire, d’où
√ π π π
arctan(2 − 3) = − = ,
3 4 12
et l’on en déduit que
π √
tan = 2− 3.
12

84. On peut démontrer la formule de deux manières.

Première méthode. Posons


a+b
A = arctan a + arctan b et B = arctan .
1 − ab
On a alors, en appliquant la formule de la tangente d’une somme
a+b
tan A = ,
1 − ab
mais aussi
a+b
tan B = .
1 − ab
Les nombres A et B ont donc la même tangente.

Par ailleurs B appartient à l’intervalle ] −π/2, π/2 [ , et A appartient à l’intervalle ] −π, π [ . Alors A et
B seront égaux si et seulement si cos A > 0. Mais,
1 − ab
cos A = cos(arctan a) cos(arctan b) − sin(arctan a) sin(arctan b) = √ √ ,
1 + a2 1 + b 2
et cette expression est positive si et seulement si ab < 1 .

Deuxième méthode. Supposons b > 0, et soit fb définie sur R \ {1/b} par


a+b
fb (a) = arctan a + arctan b − arctan .
1 − ab
On obtient facilement, pour tout réel a 6= 1/b, que fb′ (a) est nul, donc fb est constante sur chacun des
intervalles I1 = ] −∞, 1/b [ et I2 = ] 1/b, +∞ [ .

86
Sur I1 , on a fb (a) = fb (0) = 0.

Sur I2 , on a
 
π 1 π 1
fb (a) = lim fb (x) = + arctan b − arctan − = + arctan b + arctan ,
x→+∞ 2 b 2 b

et puisque, si b est positif,


1 π
arctan b + arctan = ,
b 2
on a donc fb (a) = π.

Dans le cas où b > 0, on a donc fb (a) = 0 si et seulement si ab < 1.

Si b < 0, on remarque, puisque la fonction arctangente est impaire, que

fb (a) = −f−b (−a) .

Alors −b est positif et d’après ce qui précède, f−b (−a) est nul si et seulement si ab = (−a)(−b) < 1.

Enfin, si b = 0, on a bien f0 (a) = a, quel que soit a, ainsi que ab = 0 < 1.

Finalement, fb (a) = 0 si et seulement si ab < 1, ce qui donne le résultat.

On peut appliquer en particulier la formule si a = b lorsque a2 < 1, ce qui donne


2a
2 arctan a = arctan .
1 − a2
Application

Dans les calculs suivants, les nombres utilisés sont compris entre 0 et 1, donc la condition ab < 1 sera
vérifiée. On obtient successivement
1 1 1
arctan + arctan = arctan ,
4 13 3
1 3
= arctan ,
2 arctan
3 4
3 1 π
arctan + arctan = arctan 1 = ,
4 7 4
donc
1 1 1 π
2 arctan + arctan + 2 arctan = .
4 7 13 4

85. Si l’on a t = arctan sh x, on en déduit que

tan t = tan(arctan sh x) = sh x .

On sait que ch x est positif. Par ailleurs t appartient à l’intervalle ] −π/2, π/2 [ , donc cos t est positif.
Mais
1
= 1 + tan2 t = 1 + sh2 x = ch2 x ,
cos2 t
on en déduit donc
1
= ch x .
cos t

87
Alors
1
sin t = tan t cos t = sh x = th x .
ch x

86. On utilisant l’expression de argch sous forme de logarithme, si u ≥ 1, on a


p
argch u = ln(u + u2 − 1) .

Alors, si x ≤ −1, on a −x ≥ 1, donc,


p 1 p
argch(−x) = ln(−x + x2 − 1) = ln √ = − ln(−x − x2 − 1) .
2
−x − x − 1

Mais −x − x2 − 1 est positif, donc
p p
−x − x2 − 1 = |x + x2 − 1| ,

ce qui donne bien p


argch(−x) = − ln |x + x2 − 1| .

88

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