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« Tamkharit » 

LA FETE DE « TAMKHARIT »
10ème JOUR DU 1er MOIS DE L’AN MUSULMAN, « MUHARRAM »

Le mois de « Muharram » fait partie des quatre mois sacrés cités dans le Coran (Sourate 9,
« At-Tawbah », verset 36) : « Le nombre de mois, auprès d 'Allah, est de douze [mois],
dans la prescription d 'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d’ entre eux
sont sacrés: telle est la religion droite. Durant ces mois (Zul Qi’da (Diggi Tabaski, 11ème),
Zul Hijja (Tabaski, 12ème), Muharam (Tamkharit, 1er), Rajab (Ndeyi koor, 7ème)), ne faites pas
de tort à vous-mêmes... Et sachez qu'Allah est avec les pieux. »

 Le jeûne du 1er vendredi du mois de Muharram donne droit à une rédemption de tous
les pêchés sans discernement ; selon Anas ibn Malick.
 Le jeûne des dix (10) premiers jours du mois de Muharram est très méritoire, il nous
accorde un logement au paradis de « firdawsi » ; le plus illustre des endroits du
paradis.
 Le « Zikr » (remémoration) de la formule « Subhân-Allâh wa bi hamdihi » mille
(1000) fois pendant les dix (10) premiers jours nous exempte de l’enfer.

Puis (voir Les Itinéraires du Paradis, « Massâlikal Jinân » de Cheikh Ahmadou Bamba
Mbacké, vers 245 à 254), le dixième (10ème) jour du premier (1er) mois possède des
particularités qui lui sont propres, selon le rapport du connaisseur :

 C'est ce jour où notre Seigneur avait pardonné à ADAM, le père des créatures
humaines qui fut le premier prophète.
 C'est ce jour que l'Arche de NOE, nous a-t-on dit, s'était immobilisé sur la montagne
dite Jûdî,
 La mer fendue en faveur de MOÏSE et PHARAON fut noyé
 JESUS-CHRIST naquit ce jour
 C'est en ce jour où JONAS (YOUNOUS) sortit des entrailles du poisson ; obtenant
ainsi le pardon d'ALLAH
 C’est encore le jour où JOSEPH (YOUSSOUF) sortit du puits où ses frères l’avaient
jeté.
 ABRAHAM l'ami d'ALLAH y fut sauvé du feu qu'on avait allumé à son passif
 L'ascension de l'éminent IDRIS et celle de JESUS, fils de MARIE y eurent lieu
 C'est ce jour qu'ALLAH a accordé à DAVID la rédemption de tout ce qu'il avait
commis
 C'est également ce jour qu'on habille la maison sacrée d'ALLAH que salut et paix
soient accordés à tous ces Prophètes.

On a aussi rapporté des choses qu'on dit avoir été tenues du Prophète, Chef des créatures –
que le Seigneur vers Qui tout retourne, lui accorde le salut et la paix, à sa Famille, à ses
Compagnons et à tous les Sages qui ont suivi son exemple – qu'il faut y pratiquer ; à savoir :
le jeûne, la prière, les visites d'amour entre parents, le bain, l'aumône, la coupe des
ongles, l'application du collyre (« tousngal »), le fait d’aller voir un malade, la visite à un
érudit, l'action de caresser la tête d'un orphelin musulman, la récitation de la sourate
"Al Ikhlâs", mille (1000) fois et le fait de préparer à la famille un repas copieux et
succulent. (Voir Les Itinéraires du Paradis, op.cit, vers 238 à 244)

Cheikh M. Bamba Thioune « Khâdimul Qur ân » ; chemobat@hotmail.com   1 
« Tamkharit » 

Dieu remet les péchés d’une année passée à quiconque jeûne le jour d’Achourâ (10ème).
Pour ce qui est du neuvième (9ème) jour, c'est une tradition, « Sounnah », qui est prouvée du
Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) lorsqu’il dit : « Si je suis encore en vie l'an
prochain, je jeûnerai sûrement le neuvième [jour de Muharram] » ; rapporté par Muslim. Il
est donc souhaitable de le jeûner.
Par ailleurs, il est très recommandé de jeûner trois jours de ce mois. Cela nous éloigne de
l’enfer de sept cents (700) ans et nous accorde le bienfait de près d’un siècle de piété et de
dévotion.

On rapporte que le bain dans ce jour éloigne de nous la maladie et que l'application du
collyre y écarte la cécité.

Le festoiement de notre famille accroît et multiplie nos chances pour l'acquisition des
biens, par la volonté d'ALLAH.

Quant à la prière, elle se fait (dans la matinée du 10ème jour, au plus tard avant
« takkusân » en quatre « rakka », avec dans chacune : une (1) fois la « fâtiha » et quinze (15)
fois la sourate « Al ikhlâs » (n° 112).
Répéter, après la prière, soixante (70) fois la formule « hasbounal Lâhou wa ni’mal
wakîlou, ni’mal mawlâ wa ni’man nacîrou ».
Puis dire cette invocation sept (7) fois : « soubhânal Lâhi mil al mîzâni, wa mountahal
‘ilmi wa mablaghar ridâ, wa ‘adadan ni’ami, wa zinatal ‘archi ; lâ maldja a wa lâ mandja a
minal Lâhi illâ ilayhi. Souhânal Lâhi ‘adadach chaf ’i wal watri wa ‘adada kalimâtil Lâhit
tâmmâti koullihâ. As aloukas salâmata birahmatika yâ arhamar râhimîn ; wa lâ hawla wa lâ
qouwwata illâ billâhil ‘aliyyil ‘azîmi. Wa houwa hasbî wa ni’mal wakîlou, ni’mal mawlâ wa
ni’man nacîrou. Wa çallal Lâhou ‘alâ Sayyidinâ Mouhammadine wa sallama taslîmane. »

Cheikh M. Bamba Thioune « Khâdimul Qur ân » ; chemobat@hotmail.com   2