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4. Structure Du Noyau Et Radioactivité.

4.1 Généralités et Rappels :

Le noyau d'un atome est composé de particules appelées nucléons (des neutrons électriquement
neutres et des protons chargés positivement) extrêmement liées. Sa cohésion est assurée par
l'interaction forte, force principale dans le noyau, qui maintient les nucléons ensemble et les
empêche de s'éloigner les uns des autres (force de répulsion électrique).

4.1.1 Particules Constituant Un Noyau Stable.

Les noyaux atomiques sont notés par :


A
X: est le symbole chimique du noyau.
A: nombre de nucléons formant le noyau. ZX N
Z: numéro atomique de l'élément.
N: nombre de neutron dans le noyau. Avec: A = Z + N
Le noyau constitué essentiellement de deux particules élémentaires. C’est une entité chargé
positivement. Il renferme un nombre donné de protons et de neutrons appelés aussi nucléons, des
électrons gravitent autour de lui.

En plus des particules élémentaires, le proton et le neutron, on retrouve d'autre particule, tel que:

Le positron +: découvert par Anderson en 1933, de durée de vie très brève, de masse (mβ+ =
mé𝑙𝑒𝑐 ) et de charge( q β+ = + q é𝑙𝑒𝑐 = +e = + 1,6 10−19 (C)).

Le négaton -: particule stable de même masse (mβ− = mélec )et même charge que celle de
l’électron( q β− = −e).

Le neutrino et l'anti neutrino : leur mise en évidence est acquise aujourd'hui. Particule de
charges nulle et de masse nettement inférieure à celle de l'électron.

L'antiproton découvert en 1955: particule instable, obtenu en bombardant des protons ou des
neutrons par des protons très énergétiques.

L'antineutron découvert en 1956: cette particule instable résulte d'un processus d'échange de
charge entre le proton et l'antiproton. Il diffère du neutron par son moment magnétique.

Les mésons : de durée de vies très brèves ont été découvertes par Powell en 1948 de masse au
repos (m0 = 275 × mélec ) et de charge q =  e.

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4.1.2 Nomenclature :

Les noyaux atomiques peuvent différer par leurs nombre de neutrons, ou leurs nombre de proton.
On distingue alors :

4.1.2.1 Les isotopes : sont des noyaux atomiques d’un même élément présentant le même
nombre de protons et un nombre différent de neutrons.

Exemple :

1
1H0 : Le noyau d’hydrogène (un seul proton, zéro neutron).
2
1H1 : Le deutérium ou deuton, isotope radioactif de l’hydrogène (un seul proton et un seul
neutron).
3
1H2 : Le tritium, un autre isotope radioactif de l’hydrogène (un seul proton et deux neutrons).

4.1.2.2 Les isotones : sont des noyaux atomiques présentant un même nombre de neutron un
nombre différent de protons différents.

Exemple :

13
6C7 : Le carbone 13 isotope du carbone 12 (6 protons et 7 neutrons).
14
7N7 : L’azote (7 protons et 7 neutrons).

Les protons et les neutrons sont dit nucléons.

4.1.2.3 Les isobares : L’isobare désigne deux noyaux atomiques dont le nombre total de
nucléons (les protons plus les neutrons) est identique.

Ne pas confondre avec isobare utilisé en thermodynamique et qui signifie pression


constante.

Exemple :

14
6C8 : Le carbone 14 isotope du carbone 12 (6 protons et 8 neutrons).
14
7N7 : L’azote (7 protons et 7 neutrons).

4.1.2.4 Les isomères : ce sont deux noyaux de même configurations nucléonique, mais qui
différent par leurs niveau énergétique nucléaire. C’est-à-dire qu’ils ont le même nombre de
protons et le même nombre de neutrons mais l’un est dans un état énergétique fondamentale,
l’autre dans un état excité.

Exemple :

179
79Ta100 : Le tantale dans son état fondamental d’énergie nucléaire ∶ {Enuc = 0 (K. e. V)}.

179 m1 ∗
79Ta100 : Le tantale dans son état excité {Enuc = 30 (K. e. V)}.

179 m1 ∗∗
79Ta100 : Le tantale dans son deuxième état excité {Enuc = 520,2 (K. e. V)}.
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4.1.3 Énergie De Liaison :

On définit l'énergie de liaison d’un noyau comme étant l’énergie nécessaire qu'il faut fournir au
noyau pour dissocier tous ses nucléons. Elle dépend du défaut de masse du nucléide.

4.1.3.1 Défaut de Masse. Le défaut de masse, noté (𝐦), est la différence entre la somme de
toutes les masses de tous les nucléons d’un même noyau lorsque ces nucléons sont dissociés
(masses des Z protons + masse des N neutrons) et la masse du noyau formé du même nombre
de nucléons (𝐀, 𝐙).

m : Le défaut de masse.
Z ∶ Est le nombre total de protons dans le m = Z × mP + N × mN − m(A, Z)
noyau.
mP ∶ La masse du proton.
N ∶ Le nombre total de neutrons dans le
noyau. Le noyau d’Hélium, deux
mN ∶ La masse du neutron. protons et deux neutrons.
m(A, Z) ∶ La masse du noyau. Deux protons et deux neutrons
de l’hélium dissociés

4.1.3.2 Énergie de liaison : Le défaut de masse (m) se retrouve sous forme d'énergie de
liaison notée [E𝑙(A, Z)] du noyau. D'après le principe de l'équivalence masse énergie
d’Einstein.

E𝑙(A, Z) = (m) × C 2 = [Z × mP + N × mN − m(A, Z)] × C 2


4.1.3.3 Énergie de liaison moyenne : Elle définit, pour un noyau donné, l'énergie de liaison
moyenne par nucléon. Elle permet de comparer la stabilité des noyaux. Un noyau est plus
stable qu'un autre si son énergie de liaison moyenne par nucléon est la plus grande.

E𝑙(A,Z)
E𝑙𝑚𝑜𝑦 (A, Z) = .
A

4.2 Stabilité Et Instabilité Des Noyau (Radioactivité).

4.2.1 Forces Mises en jeux.

Les deux interactions les plus intenses, entre les nucléons dans le noyau atomique sont :

 L’interaction électrique ou coulombienne : Elle existe uniquement entre les protons, elle est
répulsive car les protons sont chargés positivement. Cette force est une source d’instabilité
nucléaire.

 L’interaction nucléaire forte : Cette interaction est attractive à très courte portée (de l’ordre
du fermi) entre les différents nucléons. Elle existe entre les nucléons de mêmes natures comme
elle existe entre les nucléons de natures différentes. Elle est beaucoup plus intense que
l’interaction coulombienne. L’interaction forte assure la cohésion du noyau.

Remarque : à distance égale, l’interaction gravitationnelle est négligeable devant l’interaction


coulombienne et l’interaction forte.

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4.2.2 Stabilité Nucléaire :

4.2.2.1 Unité de Masse Atomique : À l’échelle atomique, l’unité utilisée est l’unité de masse
atomique. Le choix de cette unité est plus adapté que le kilogramme (kg) dans le système
international (S.I). Elle est définit comme étant la masse d’un douzième de la masse d’un
atome de carbone douze, notée (U. m. a).

1
1 (U. m. a) = de la masse de 1. atome de( 126C)
12

Calcul de la masse d’un atome de carbone ( 126C).

Dans 12 gramme de ( 126C) on retrouve 1 mole de quantité de matière. Cette masse


correspond à un nombre d’Avogadro d’atome (𝑁 = 6,02 1023 (atomes)).

1 mole de 126C en (gr) → 6,022 1023 (atomes)


{
(m) masse de 1 atome de 126C en (gr) → 1(atome)

On déduit que la masse d’un atome de carbone est de :


12
masse de (1. atome de ( 126C)) = 6,022 1023 (gr) → m (1. ( 126C)) = 1,9926 10−23 (gr).

Donc, la masse d’une unité de masse atomique est de :

1 1,9926 10−23
1 (U. m. a) = m (1. ( 126C)) = = 1,6605 10−24 (gr)
12 12

1 (U. m. a) = 1,6605 10−24 (gr) = 1,6605 10−27 (kg)

 Remarque : Ne pas confondre entre le nombre de masse (nombre de nucléons) et la


masse exacte de l’atome (masse atomique).

4.2.2.2 Tableau donnant les masses des particules élémentaires.

On utilisant la relation d’Einstein E = m × C2 , on déduit les équivalents énergétiques des


différentes particules élémentaires.
M.eV
Masse (U. m. a) Kilogramme (kg) Énergie ( )
C2
1 U.m.a. 1. 1.6605 10−27 931,5
Électron. 0,0005486 9,11 10−31 0,511
Proton. 1,007276 1,67265 10−27 938,28
Neutron. 1,008665 1,67496 10−27 939,57

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4.2.2.3 Courbes Donnant La Stabilité Nucléaire :

La figure (1) donne l’énergie de liaison moyenne par nucléon en fonction du nombre de
masse (A).

Figure (1)

La courbe de stabilité des nucléides indique l'allure du nombre de neutrons en fonction du nombre
de protons pour les quelque 1500 nucléides
stables connus. Nombre de
neutrons Figure (2)
En principe les noyaux stables entourent la Excès de nucléons noyaux
courbe de près tandis que les noyaux radioactifs 100 radioactifs
s'en écartent davantage. Les noyaux ont tendance Excès de neutrons
à se rapprocher de la courbe de stabilité par noyaux radioactifs β−
l'émission de rayonnements radioactifs.
50
Deux nucléides se trouvant sur une même
horizontale sont des isotones. Excès de proton noyaux
radioactifs β+ Nombre de
Deux nucléides se trouvant sur une même protons
verticale sont des isotopes. 50 100

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4.3 Lois De Décroissances Radioactives.

4.3.1 Caractéristique D’une Désintégration Radioactive :

Une désintégration radioactive est une transformation nucléaire spontanée qui affecte les
noyaux atomiques instables. Elle est :

 aléatoire : il est impossible de prévoir l’instant où va se produire la désintégration d’un


noyau radioactif.

 spontanée : la désintégration se produit sans aucune intervention extérieure.

 inéluctable : un noyau instable est radioactif, il se désintégrera tôt ou tard.

 Indépendante : des paramètres extérieurs tels que pression ou température.

4.3.2 Activité D’une Source Radioactive : On appelle activité d’un échantillon radioactif, le
nombre moyen de noyaux de l’échantillon qui se désintègrent par seconde.
désintégration
L’unité internationale d’activité est le becquerel de symbole (Bq), 1 (Bq) = 1. ( )
seconde

4.3.2.1 Activité Moyenne : L’activité moyenne (Amoy ) d’un échantillon entre les instants de
date (t) et (t + Δt) est définie par l’expression :

(N) ∶ Est le nombre moyen de noyaux désintégrés dans


l'intervalle (t). N
Amoy = −
t
Où ΔN = N(t + Δt) − N(t) représente la variation du nombre
de noyaux entre (t ) et (t + Δt).

(ΔN) ∶ Est toujours négatif car le nombre de noyaux radioactifs décroît.

4.3.2.2 Activité Instantanée : L’activité (A(t)) à une date (t), appelée activité instantanée est
définie comme suit :

N dN
(A(t)) = lim (− )= −
t dt
t→0

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4.3.3 Loi De Décroissance Radioactive : Une population moyenne de noyaux radioactifs
identiques décroît au cours du temps selon la loi statistique, appelée loi de décroissance
radioactive, qui s’exprime comme suit :

où :
N(t) : représente le nombre de noyaux non
désintégrés à l’instant (t) :
N0 : représente le nombre de noyaux non
N(t) = N0 × e−λ×t
désintégrés initiales c’est-à-dire à l’instant (t = 0) :

(λ) , appelée constante radioactive ou constante de désintégration est caractéristique de la nature


du noyau radioactif : (λ) est exprimée en (s −1 ).

4.3.4 Relation Entre L’activité Et Le Nombre De Noyaux Radioactifs : L’activité instantanée


A(t) est liée au nombre moyen N (t) de noyaux radioactifs non désintégrés à la date (t) par la
relation :

Où : (λ) est la constante radioactive caractéristique des A(t) = λ × N(t)


noyaux radioactifs.

4.3.5 Décroissance De L’activité. L’activité A(t) d’une source radioactive décroît suivant une
loi analogue à la loi de décroissance radioactive de la population moyenne des noyaux de la
source de constante radioactive (λ) :

A(t) = λ × N(t) = λ × N0 (t)

Où : (A0 ) est l’activité initiale à la date (t =


0 (s)), (A(t)) est l’activité à la date (t ), des A(t) = A0 × e−λ×t
noyaux radioactifs.

4.3.6 Décroissance Radioactive De La masse De L’échantillon : La masse (m) d’une source


radioactive décroît suivant une loi analogue à la loi de décroissance radioactive de la population
moyenne des noyaux de la source de constante radioactive (λ) :

m(t) N(t) × M
N(t) = × N𝑎𝑣𝑜𝑔𝑎𝑑𝑟𝑜 → m(t) =
M Navog

Où : (M) est la masse molaire de


l’échantillon. M
m(t) = × m(t)
m(t), Évolution de la masse de l’échantillon
Navog

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à la date (t ), des noyaux radioactifs.
atome
N𝑎𝑣𝑜𝑔 : est le nombre d’Avogadro N𝑎𝑣𝑜𝑔 = 6,023 1023 ( )
mole

4.3.7 Temps Caractéristiques De La Loi De Désintégration Radioactive.

4.3.7.1 La Période radioactive : appelée aussi la demi-vie notée (T = t1/2 ) d’une source
radioactive est la durée de temps au bout duquel la moitié du nombre moyen de noyaux soit
désintégrés. Ou bien le temps au bout duquel l’activité de la source soit divisée par deux (2).

La demi-vie (T = t1/2 ) est une caractéristique des noyaux radioactifs.

On peut montrer, à l’aide de la loi de décroissance radioactive, que :

N0 1
N(t) = N0 × e−λ×t = → e−λ×T =
2 2

ln(2)
T=
λ
4.3.7.2 La constante de temps : La constante de temps notée (τ) d’une source radioactive est
la durée de temps au bout de laquelle le nombre de noyaux restants (ou bien l’activité de la
source) est divisé par (e1 = e = 2,718).

La constante de temps (𝜏) est caractéristique du type de noyau radioactif. On peut montrer,
à l’aide de la loi de décroissance radioactive, que :

1
τ=
λ
4.3.7.3 Allure Des Courbes De Décroissance Radioactive :

Où : N(t), m(t), A(t) sont respectivement le


N(t), m(t), A(t)
nombre de noyaux radioactifs, l’activité de
l’échantillon ainsi que sa masse et à la date
N0
(t ), des noyaux radioactifs.

t, Est le temps en unité SI.


N0
t 0 T 2.T 3.T …… n.T 2
N0 N0 N0 N0
N(t) N0 …… N0
2 22 23 2𝑛 4
A0 A0 A0 A0
A(t) A0 …… t(s)
2 22 23 2𝑛
t =T t =2T
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m0 m0 m0 m0
m(t) m0 ……
2 22 23 2𝑛

4.4 Équations De Désintégrations Radioactives :

Un noyau stable est un noyau qui garde indéfiniment la même configuration (composition). Il est
dit instable ou radioactif s’il se désintègre spontanément en donnant un noyau différent et en
émettant soit :

 Une particule 𝛂 qui est un noyau d’hélium He (radioactivité (α) ).


 Un électron e- (radioactivité (β− )) si le noyau contient trop de neutrons.
 Un positron e+ (radioactivité (β+ )) si le noyau contient trop de protons.
 Un rayonnement électromagnétique très énergétique appelé rayonnement (γ).
 Une capture électronique.

Le noyau qui se désintègre est appelé noyau père et le noyau qui apparaît après la désintégration
est appelé noyau fils. Le phénomène de désintégration des noyaux instables est appelé radioactivité.

4.4.1 Réaction Nucléaire. La radioactivité est une transformation spontanée qui affecte les
noyaux atomiques instables, c’est une réaction nucléaire.

4.4.2 Lois De Conservations. Dans toutes les réactions nucléaires (radioactivité naturelle ou
artificielle, fission, fusion,…), un noyau atomique est transformé, les grandeurs suivantes doivent
être conservées.

X : Le Noyau père instable.


A A′ A′′
Y : Le Noyau fils plus stable formé. ZX N → Z′ YN′ + Z′′ ZN′′
Z : La particule émise, origine de l’instabilité du
noyau père.
A, A′ et A′′ :Sont respectivement le nombre de nucléon du noyau père, du noyau fils et de la
particule émise.
Z, Z ′ 𝑒𝑡 Z ′′ : Le Nombre de proton du noyau père, du noyau fils et du noyau de la particule émise.

4.4.2.1 Conservation De L’énergie Totale. L’énergie totale de la réaction est toujours


conservée avant et après la réaction.

Etotal (avant désintegration) = Etotal (aprés désintegration)

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4.4.2.2 Conservation De La Charge Électrique. Dans toute désintégration radioactive, la
charge électrique totale doit être conservée avant et après désintégration. C’est-à-dire la
charge électrique totale du noyau père est égale à la somme algébrique de toutes les charges
électriques du noyau fils et de celles de la particule émise.

Z = Z’ + Z’’
4.4.2.3 Conservation Du nombre Total De Nucléons : lors d’une désintégration radioactive,
le nombre total de nucléons du noyau père est retrouvé dans le noyau fils et dans la particule
émise.

A = A′ + A′′

4.4.3 Désintégration Alpha ().

Elle est spécifique aux noyaux lourds (A > 200) situés au-dessus de la partie supérieure de la
vallée de stabilité.

4.4.3.1 Équation de désintégration () : L’équation d’une désintégration α s’écrit en deux


étapes dans le cas d’une émission de rayonnement ().

La première transformation permettra au noyau fils de libérer la particule alpha () et de


former un noyau fils. Généralement le noyau fils formé est dans un état excité.

A A−4 ∗
ZX N → Z−2Y N−2 + 42He2

Dans le cas où le noyau fils formé est dans un état excité, une deuxième équation lui
permettra de retrouver son état stable.

A−4 ∗ A−4
Z−2Y N−2 → Z−2YN−2 +γ

4.4.3.2 Énergie libérée lors de la désintégration () : Elle est définie par la différence d’énergie
(masse) entre l’état initial et l’état final de la réaction.

E𝑙 (A, Z) = m × C 2

E𝑙 (A, Z) = (m( 𝐴𝑍X) − m( 𝐴−2 4


𝑍−2X) − m( 2He)) × C
2

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 L’Énergie libérée lors de la désintégration () se répartit entre l’atome fils (Y), la particule
(α) et le photon gamma (γ) émis.

 Le spectre d’émission (de la particule (α)) est un spectre de raie (une seule énergie
possible).

 La réaction n'est possible que si le noyau père est lourd (A > 200).

4.4.4 Désintégration isobarique.

Cette désintégration est dite isobarique, car le nombre total de nucléons reste conservés, on
distingue trois types de désintégration isobariques, la désintégration β− , la désintégration β+ et la
capture électronique (C. E. )

4.4.4.1 Désintégration (𝛃− ) : Elle est spécifique aux noyaux possédant trop de neutrons (au-
dessus de la vallée de stabilité dans le cas d’un diagramme (Z, N)). Il s’agit de l’émission d’un
électron.

4.4.4.1.1 Équation De Désintégration (𝛃− ) :

Les noyaux émettant les particules (β− ) recherchent la stabilité en transformant un de leurs
neutrons en un proton en émettant un électron et un antineutrino électronique suivant
l’équation.
1
0n1 → 11p0 + e− + 00ν̃
Nous remarquons que dans ce processus de désintégration, le nombre de nucléon est
conservé.

X : Le Noyau père instable.


A A 0 − 0
Y : Le Noyau fils formé.
Z X N → Z+1 Y N−1 + −1 β + 0𝜈 ̃
β− : L’électron émis.
A ∶ Le nombre total de nucléon est conservé dans ce processus de désintégration.

Comme dans le cas de la désintégration (), si le noyau fils formé est dans un état excité,
une deuxième équation lui permettra de retrouver son état stable.
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A ∗ A
Z+1Y N−1 → Z+1YN−1 +γ

4.4.4.1.2 Énergie Libérée Lors De La Désintégration (𝛃− ) : L'énergie dégagée lors de


cette transformation se calcule au moyen de la variation des masses des noyaux:

𝐴 𝐴
E𝑙β− = [m ( 𝑍X) − {m ( 𝑍+1X) + m𝑒− }] × C 2

m( 𝐴𝑍X) ∶ La masse nucléaire du noyau père.

m( 𝑍+1𝐴X) ∶ La masse nucléaire du noyau fils.

m𝑒 − ∶ La masse de l’électron (β−) émis.

On peut écrire cette variation d’énergie en fonction des masses atomiques du noyau fils et
du noyau père.

On sait que la masse atomique ∶ (M(A, Z)) = m (A, Z) + Z × (me− ).

Et que (M(A, Z + 1)) = m (A, Z + 1) + (𝑍 + 1) × (𝑚𝑒 − ).

M(A, Z) : est la masse atomique de l’élément père. m (A, Z); Sa masse nucléaire, et
que (me− ) la masse de l’électron.

𝐴 𝐴
E𝑙β− = [(M ( 𝑍X) − Z × (me− )) − {(M ( 𝑍+1X) − (𝑍 + 1)) + m𝑒− }] × C 2

E𝑙β− = [M( 𝐴𝑍X) − M( 𝑍+1𝐴X)] × C 2


4.4.4.1.3 Devenir De L’énergie Libérée Lors De ce Processus.

 L’énergie libérée se répartit entre l’électron et l’antineutrino (𝜈̃) de manière aléatoire et


continue. Le spectre d’émission (− ) est donc un spectre continu (plusieurs énergies
possibles).

 Chaque désintégration (− ) pure est caractérisée par une énergie fixe de décroissance. Du
fait que l'énergie cinétique de recul du noyau est négligeable, sa masse est très grande par
rapport à celle de l'électron et de l'antineutrino réunis. L'énergie dégagée (E𝑙) sera
partagée entre les énergies cinétique du (− ) et de l'antineutrino.

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 L’énergie cinétique de la particule (− ) émise sera maximale dans le cas où l’antineutrino
n’emporte aucune énergie est : (Ec− = E𝑙)

4.4.4.2 Désintégration (𝛃+ ) : Elle est spécifique aux noyaux possédant trop de protons (au-
dessous de la vallée de stabilité dans le cas d’un diagramme (Z, N)). Il s’agit de l’émission d’un
positron et d’un neutrino par un noyau riche en proton.

4.4.4.2.1 Équation De Désintégration (𝛃+ ) :

Les noyaux émettant les particules (β− ) recherchent la stabilité en transformant un de leurs
protons en un neutron en émettant un positron et un neutrino électronique suivant l’équation.

1
1p0 → 10n1 + e+ + 00ν

Nous remarquons que dans ce processus de désintégration, le nombre de nucléon est aussi
conservé.

X : Le Noyau père instable. A A + 0


Y : Le Noyau fils formé. ZX N → Z−1YN+1 + β + 0ν
β+ : Le positron émis.
A ∶ Le nombre total de nucléon est conservé dans cette désintégration aussi.

Si le noyau fils formé est formé dans un état excité, une deuxième équation lui permettra de
retrouver son état stable.

A ∗ A
Z−1Y N+1 → Z−1YN+1 +γ

4.4.4.2.2 Énergie Libérée Lors De La Désintégration (𝛃− ) : L'énergie dégagée lors de


cette transformation se calcule aussi par le moyen de la variation des masses des noyaux :

E𝑙β+ = [m( 𝐴𝑍X) − {m( 𝑍−1𝐴X) + m𝑒 + }] × C 2


m( 𝐴𝑍X) ∶ La masse nucléaire du noyau père.

m( 𝑍+1𝐴X) ∶ La masse nucléaire du noyau fils.

m𝑒 + ∶ La masse du positron (β+ ) émis est égale à celle de l’électron.


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En fonction des masses atomiques du noyau fils et du noyau père, cette dernière s’écrit :

Sachant que la masse atomique ∶ (M(A, Z)) = m (A, Z) + Z × (me− ).

Et que ∶ (M(A, Z − 1)) = m (A, Z − 1) + (𝑍 − 1) × (𝑚𝑒 − ).

M(A, Z) : est la masse atomique de l’élément père. m (A, Z); Sa masse nucléaire, et que (me− )
la masse de l’électron.

𝐴 𝐴
E𝑙β+ = [(M ( 𝑍X) − Z × (me− )) − {(M ( 𝑍−1X) − (𝑍 − 1)) + m𝑒− }] × C2

E𝑙β− = [M( 𝐴𝑍X) − M( 𝑍+1𝐴X) − 2 × m𝑒 − ] × C 2

4.4.4.2.3 Devenir De L’énergie Libérée Lors De ce Processus.

 L’énergie libérée se répartit entre le positron et le neutrino (𝜈) de manière aléatoire et


continue. Le spectre d’émission (+ ) est donc un spectre continu.

 Cette désintégration n’est possible que si la variation des masses atomiques soit supérieur à :
M( 𝐴𝑍X) − M( 𝑍+1𝐴X) > 2 × m𝑒− × C2 = 1,022 (M. e. V)

 Le positron émis est une particule très instable, il perd progressivement son énergie par
freinage. Il s’annihile alors avec un électron du milieu donnant naissance à deux (2) photons
() de 511 KeV à 180° l’un de l’autre.

 le spectre photonique est discontinu, composé d’un spectre d’une seule raie.

 L'énergie cinétique de recul du noyau étant négligeable, sa masse est très grande par rapport à
celle de l'électron et du neutrino réunis. L'énergie dégagée (E𝑙) sera partagée entre les
énergies cinétique du (+ ) et du neutrino.

 L’énergie cinétique de la particule (+ ) émise sera maximale dans le cas où le neutrino
n’emporte aucune énergie est ∶ (Ec+ = E𝑙).

4.4.4.3 Désintégration Capture Électronique (𝐂. 𝐄) : Elle est spécifique aux noyaux
instables possédant trop de protons. Un des électrons de la couche (K) sera capturé par un
proton du noyau père instable pour former un neutron.

4.4.4.3.1 Équation De Désintégration Capture Électronique (𝐂. 𝐄)

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Les noyaux instables recherchent la stabilité en absorbant un des électrons du nuage
électronique du noyau père en émettant un neutrino électronique suivant l’équation.

1
1p0 + e− → 10n1 + 00ν
Nous remarquons que dans ce processus de désintégration, le nombre de nucléon est aussi
conservé.

X : Le Noyau père instable.

Y : Le Noyau fils formé.


A A
0 ZX N + e− → Z−1YN+1 + 00ν
0ν : Le neutrino émis.

A ∶ Le nombre total de nucléon est conservé.

Si le noyau fils formé est formé dans un état excité, une deuxième équation lui permettra de
retrouver son état stable en émettant un photon (γ).

A ∗ A
Z−1Y N+1 → Z−1YN+1 +γ

4.4.4.3.2 Énergie Libérée Lors De Cette Désintégration : L'énergie dégagée lors de cette
transformation se calcule aussi par le moyen de la variation des masses nucléaires des
noyaux père et fils :

E𝑙CE = [(m( 𝐴𝑍X) + m𝑒 − ) − m( 𝑍−1𝐴X)] × C 2


m( 𝐴𝑍X) ∶ La masse nucléaire du noyau père.

m( 𝑍−1𝐴X) ∶ La masse nucléaire du noyau fils.

m𝑒 − ∶ La masse de l’électron absorbé.

En fonction des masses atomiques du noyau fils et du noyau père, cette dernière s’écrit :

On sait que la masse atomique ∶ (M(A, Z)) = m (A, Z) + Z × (me− ).

Et que ∶ (M(A, Z − 1)) = m (A, Z − 1) + (𝑍 − 1) × (𝑚𝑒 − ).

M(A, Z) : est la masse atomique de l’élément père. m (A, Z); Sa masse nucléaire, et que (me− )
la masse de l’électron.
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𝐴 𝐴
E𝑙CE = [{(M ( 𝑍X) − Z × (me− )) + m𝑒− } − {M ( 𝑍−1X) − (𝑍 − 1)}] × C2

E𝑙CE = [M( 𝐴𝑍X) − M( 𝑍+1𝐴X)] × C 2


4.4.4.3.3 Remarque :

 Réaction en concurrence avec la désintégration (β+ ) si celle-ci est possible.

 Après capture l’atome revient à son état fondamental en émettant des rayonnements
électromagnétiques de types (RX) ou par émission d’un électron Auger, le spectre photonique est
donc un spectre de raies.

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