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Electronique B8 5 Gérard Hincelin

Electrostatique et magnétostatique

Chapitre 1 ............................................................................................................................................... 6
ELECTROSTATIQUE ET MAGNETOSTATIQUE ............................................................................ 6
I – CHAMP ELECTRIQUE............................................................................................................. 6
I.1 – Loi de Coulomb ...................................................................................................................... 6
I.2 – Travail et potentiel électrostatique .......................................................................................... 7
II. LOI DE GAUSS............................................................................................................................ 8
II.1 – Expression intégrale............................................................................................................... 8
II.2 – Expression différentielle de la loi de Gauss :......................................................................... 9
II.3 – Théorème de la divergence (théorème de Gauss ou formule d’Ostrogradski)....................... 9
II.4 – Equations de Poisson et Laplace.......................................................................................... 11
III. CHAMP MAGNETIQUE STATIQUE .................................................................................. 11
III.1 – Théorème d’Ampère........................................................................................................... 11
III.2 – Théorème de Stokes ........................................................................................................... 13
III.3 – Force Magnétique :............................................................................................................. 13
III.4 – Conservation du flux magnétique....................................................................................... 14
III.5 – Inductance .......................................................................................................................... 14
Exercices............................................................................................................................................... 15
Champ et potentiel......................................................................................................................... 15
Loi de Gauss.................................................................................................................................. 16
Loi d’Ampère ................................................................................................................................ 16
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Electrostatique et magnétostatique

Chapitre 1

ELECTROSTATIQUE ET MAGNETOSTATIQUE

• Rappel des lois fondamentales de Coulomb de Gauss et d’Ampère


• Les champs sont invariants dans le temps.
• Introduction des notations.

I – CHAMP ELECTRIQUE
I.1 – Loi de Coulomb
Charles Coulomb (1736 – 1806) établit en 1785 qu’un champ électrique est créé par une
charge électrique statique.
La force qui s’exerce entre deux charges électriques q et q’ décroît comme l’inverse du carré
de leur distance r :
r qq ' r
F= ar (1.1)
4πε 0 r 2
r
ar est le vecteur unitaire orienté sur la droite qui joint les deux charges.
10−9
εO = est la permittivité diélectrique du vide (unité Farad/mètre).
36π
Dans un milieu de constante diélectrique relative ε r on remplace ε 0 par ε 0ε r
Une charge ponctuelle q (ou une distribution de charges) crée en tout point de l’espace un
r
champ électrique E défini par :
r q r
E (r ) = ar (1.2)
4πε 0 r 2

Unité : le V/m
La valeur du champ ne dépend que de r (symétrie sphérique)
Son orientation dépend du signe de la charge q (figure ci-dessous)

q>0 r
E (r )
r

q<0 r
E (r )
r

La force qui agit sur une charge d’épreuve q’ s’exprime par :


r r
F = q'E (1.3)

Le sens de la force par rapport au champ électrique dépend du signe de q’.


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I.2 – Travail et potentiel électrostatique


r
Lorsque la charge d’épreuve q’ se déplace dans le champ E , le long d’un segment dl, la
force de Coulomb effectue un travail élémentaire qui vaut par définition (produit scalaire de
F par dl) :
r r
dW = F .dl (1.4)

Lorsque la charge se déplace de A à B le long d’une courbe C, le travail est :


B
r r B
r r
W = WB − WA = ∫ F .dl = q ' ∫ E.dl (1.5)
A A
VB
r •
F

θ
r
VA dl
• Charge q’

Potentiel électrostatique : La variation du potentiel VA – VB est égale par définition au


travail effectué par unité de charge :
WB − WA
VB − VA = − (1.6)
q
Unité : le Volt (Joule/Coulomb)
On écrit, compte tenu de (1.5) :
r r
B
VB − VA = − ∫ E.dl (1.7)
A

Cette différence de potentiel est fonction uniquement des points extrêmes A et B, quel que
soit le trajet suivi.

Expression différentielle
On peut exprimer la relation (1.7) sous forme différentielle, en considérant la variation
r r
élémentaire ∂V du potentiel, consécutive à un déplacement dl dans le champ E . Si θ est
r r
l’angle entre E et dl :
r r
∂V = − E.dl = − E dl Cosθ (1.8)

Déplacement suivant Ox : dl = dx
y
∂V = VB − VA = − E Cosθ ∂x = − Ex ∂x
V
V + ∂V C r
Déplacement suivant Oy : dl = dy •
E
dy
∂V = VC − VA = − E Sinθ ∂y = − E y ∂y
Dans le cas où V est une fonction de θ
x, y et z, on obtient les trois A • • B
r
composantes de E soit : dx

x
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∂V ∂V ∂V
Ex = − ; Ey = − ; Ez = −
∂x ∂y ∂z
r r r
Ce que l'on note: E = − gradV = −∇V (1.9)
r
L’opérateur ∇ ou « Nabla » est l’opérateur vectoriel de dérivation de composantes :
∂ ∂ ∂
, ,
∂x ∂y ∂z
On montrera à titre d’exercice que les lignes de champ électrique sont en tout point
perpendiculaires aux surfaces équipotentielles.
r
II. LOI DE GAUSS r E
n
II.1 – Expression intégrale
r
Le flux élémentaire dF d’un vecteur E à travers
une surface dS est défini par le produit scalaire: dS
r r
dF = E. dS (1.10)
r r r
On note : dS = ndS où n est la normale à la surface. Lorsqu’on calcule le flux sortant FS d’un
volume v délimité par une surface fermée S, la normale est orientée vers l’extérieur. Le flux
étendu à toute la surface est :
r r
FS = ∫ E. dS (1.11)
S
En utilisant la loi de Coulomb (1.2), calculons le flux du champ électrique sortant d’une
surface sphérique de rayon r, contenant une charge ponctuelle q : r
q q E
FS = ∫
sphère
4πε 0ε r r 2
dS =
ε 0ε r
(1.12)
r
(Surface d’une sphère : S = 4π r 2 ). dS
r r
On introduit le vecteur D , densité d’induction
r r
électrique (ou déplacement diélectrique) : D = ε 0ε r E . charge q
Le flux de la densité d’induction est :
r r
FS = ∫
sphère
D. dS = q (1.13)
r
• La loi de Coulomb montre que le flux de D sortant d’une surface fermée est égal à la
charge contenue dans le volume.

• Cette formulation se généralise à une surface de forme quelconque.

• Si le volume v contient une distribution de charges caractérisée par une densité de


charge ρ (unité C/m3), la loi de Gauss s’écrit sous forme intégrale :
r r
"∫ . dS = ∫ ρ dv
D (1.14)
S v
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II.2 – Expression différentielle de la loi de Gauss :


r
En coordonnées cartésiennes le champ E possède trois composantes Ex, Ey, Ez. Calculons
d’après (1.14) le flux sortant d’un cube élémentaire de volume dv = dx dy dz .
z
Flux du à la composante Ey :

• Nul sur les faces avant et supérieures. Ey(y) Ey(y+dy)


• On compte uniquement les faces
latérales de surface dS = dx dz.
dS = dx dz
Flux entrant en y : - Ey(y) dx dz y
Flux sortant en y + dy : + Ey(y+dy) dx dz
y y+dy
Bilan : x
 ∂E 
FSy =  E y ( y + ∂y ) − E y ( y )  ∂x ∂z =  y  ∂x ∂y ∂z
 ∂y 
(1.15)

Pour les trois composantes du champ, le flux total est la somme de trois termes, ce qui
donne d‘après (1.14):
 ∂Ex ∂E y ∂Ez  ρ
 + +  dx dy dz = dx dy dz
 ∂x ∂y ∂z  ε
(1.16)
r
Le premier terme entre crochets représente la divergence du vecteur E qui se note :
r ρ r
div E = soit div D = ρ
ε
(1.17)
ou encore :
r r
∇. D = ρ
(1.18)

• En dehors de toute distribution de charge ρ = 0, la divergence est nulle, ce qui signifie


que le flux entrant est égal au flux sortant : Le flux se conserve.

• Ce n’est plus le cas au sein d’une distribution de charge, comme dans la zone de
charge d’espace d’une jonction P-N.

II.3 – Théorème de la divergence (théorème de Gauss ou formule d’Ostrogradski)


On remplace ρ donné par la relation (1.18) dans l’expression de la loi de Gauss (1.14) :
r r r r
"∫ D. dS = ∇ (
∫ . D dv )
S v
(1.19)

Cette relation, très utile par la suite, indique que le flux d’un champ vectoriel à travers une
surface fermée S englobant un volume v est égal à l’intégrale sur le volume v de la
divergence du champ.
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Electrostatique et magnétostatique

Divergence en coordonnées cylindriques z


Ez
La divergence représente le flux sortant par unité r
dz
de volume, ce qui permet d’écrire :
r r
r r
∇. E =lim ∆v →0
∫ E. dS (1.20) Er
∆v Eφ
En coordonnées cylindriques r, φ, z (voir la figure) : y
r r r r
Expression du champ : E = Er ar + Eφ aφ + E z az dφ
r r r
( ar , aφ , az sont les vecteurs unitaires). φ dr
Expression du volume élémentaire : dv = r dr dφ dz
x

Composante Er :Le flux Fr du à la composante Er entre en r à travers la surface dS = r dφ dz


(flux négatif) et sort en r + dr à travers une surface plus grande dS’ = (r + dr) dφ dz.
Fr = [ (r + dr ) Er (r + dr ) − rEr (r ) ] dφ dz
le terme en r s’écrit :
Fr (r + dr ) Er (r + dr ) − rEr (r ) 1 ∂
lim dr → 0 = = ( rEr )
∆v r dr r ∂r

Pour les termes en φ et en z les surfaces d’entrée et de sortie sont égales. En additionnant
les trois contributions on obtient :
r r 1 ∂ 1 ∂Eφ ∂Ez
∇. E = ( rEr ) + + (1.21)
r ∂r r ∂φ ∂z

Divergence en coordonnées sphériques

Les coordonnées r, θ, φ sont indiquées sur la figure ci-dessous.


Montrer à titre d’exercice l’expression de la divergence :

r r 1 ∂ 1 ∂Eθ Sinθ 1 ∂Eφ


∇. E = 2 ( r 2 Er ) + +
r ∂r rSinθ ∂θ rSinθ ∂φ
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II.4 – Equations de Poisson et Laplace


r r
On obtient le potentiel électrostatique V en introduisant dans la relation (1.18) ( ∇. D = ρ )
r r r r ρ
( )
l’expression E = −∇V , valable dans le cas statique, soit ∇. ∇V = −
ε 0ε r
.

∂ 2V ∂ 2V ∂ 2V
L’opération vectorielle : div (gradV) donne en coordonnées cartésiennes : + +
∂x 2 ∂y 2 ∂z 2
∂ 2V ∂ 2V ∂ 2V ρ
L’équation de Poisson s’écrit : + 2 + 2 =−
∂x 2
∂y ∂z ε 0ε r
Le membre de gauche est noté : ∇ 2V ou ∆V (Laplacien V) :
ρ
∇ 2V = − (1.22)
ε 0ε r
Si aucune charge n’est présente dans le milieu ρ = 0 et on obtient l’équation de Laplace :
∇ 2V = 0 (1.23)

III. CHAMP MAGNETIQUE STATIQUE

Christian Oersted (1777 – 1851) réalise dans les années 1820 une série d’expériences qui
établissent une relation entre le champ magnétique et le courant circulant dans un fil
rectiligne : l’aiguille d’une boussole (magnétomètre) qui s’aligne avec le champ magnétique
pointe perpendiculairement au fil, indiquant que le champ magnétique forme des boucles
fermées autour du fil.

III.1 – Théorème d’Ampère


Vers la même période, André-Marie Ampère est à même de quantifier la relation entre le
courant et le champ magnétique statique (noter également la contribution de Jean-Baptiste
Biot et Félix Savart).

Forme intégrale du théorème d’Ampère:


• La circulation du champ magnétique le long d’une « boucle » fermée Χ est égale au
courant qui la traverse:
r r
"∫ . dl = I
C
H

(1.24)
r
Dans le cas d’une distribution de la densité de courant représentée par le vecteur J (unité
r
A/m2), le courant I qui traverse la boucle est égal au flux de J .
r
r r r r Hφ
(1.25)
"∫
C
H . dl =
S
∫ . dS
J

I
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Exemple : champ magnétique produit par un conducteur


rectiligne infini parcouru par un courant I.
r
La direction du champ magnétique H est donnée par la
« règle du tire-bouchon » : ce dernier avance dans le sens
du courant lorsque le « tire-bouchon » tourne dans le sens
du champ, comme indiqué sur la figure ci-contre.

Le champ magnétique possède uniquement une composante angulaire H φ dont la valeur est
constante sur un cercle de rayon r.
r r r r
H = H φ aφ et dl = rdφ aφ
r r 2π
"∫ H . dl = ∫ Hφ rdφ = 2π rHφ
C φ =O

I
soit : Hφ =
2π r

Forme différentielle :
En coordonnées cartésiennes, le champ magnétique à pour composantes Hx, Hy et Hz. Nous
appliquons la relation (1.25) à des boucles magnétiques élémentaires traversées par les
densités de courant Jx, Jy ou Jz .

Composante Jx : La composante Jx est perpendiculaire à la boucle de surface dS = dydz


r
située dans un plan parallèle à yOz. La circulation de H le long de la boucle ABCD (voir la
figure) ne fait intervenir que les deux composantes Hy(x,y,z) et Hz(x,y,z). En respectant la
règle du « tire bouchon », la circulation du champ est calculée en tournant dans le sens
ABCD :
L’intégrale au membre de gauche est remplacée par une somme discrète :

r r  ∂H z   ∂H y   ∂H ∂H y 
∑ H . dl =  Hz +
∂y
dy  dz − H z dz −  H y +
∂z
dz  dy + H y dy =  z −  dydz
ABCD      ∂y ∂z 

Le courant qui crée cette rotation du champ magnétique (membre de droite) vaut : Jxdydz.
Egalons les deux expressions :
z
∂H z ∂H y ∂H y
− = Jx Hy +
∂y ∂z z+dz
∂z
dz
Les deux autres composantes Jy et Jz du C B
courant provoquent la rotation du champ
dans les boucles placées dans les plans Jx ∂H z
perpendiculaires. On obtient donc les autres H z ( y) Hz + dy
z ∂y
composantes par permutation des indices x,
y et z. Finalement :
∂H z ∂H y D A
− = Jx H y ( z)
∂y ∂z y
∂H x ∂H z
− = Jy y y+dy
∂z ∂x
∂H y ∂H x x
− = Jz
∂x ∂y
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r
On reconnaît à gauche le rotationnel du champ H exprimé en coordonnées cartésiennes, ce
r r r r
que l’on note : Rot H = ∇ × H (produit vectoriel de l’opérateur nabla par H ).
La loi d’Ampère s’écrit donc pour des champs statiques :
r r r
∇×H = J (1.26)

III.2 – Théorème de Stokes


Il découle directement de la définition du Rotationnel : reportons l’expression (1.26) de la
densité de courant dans l’expression intégrale de la loi d’Ampère :
r r r r r
"∫ H . dl = ∫ ∇ (
× H . dS )
C S
(1.27)
• La circulation d’un champ vectoriel le long d’une boucle fermée Χ est égale au flux de
son rotationnel à travers une surface quelconque s’appuyant sur Χ.

On peut expliciter ce théorème à l’aide de la figure suivante. Décomposons une surface S qui
r
s’appuie sur Χ, en boucles élémentaires contiguës, de contour Χk et de surface ∆Sk et
appliquons la relation (1.27) à chaque boucle autour du point Pk:
r r r r r
H (
"∫ . dl = ∇ × H ) Pk
. ∆S k
Ck

Pour couvrir toute la surface S, nous devons ajouter tous les éléments :
r r r r r
∑ "∫ H . dl " ∑ ( ∇ × H )
k Ck k
Pk
. ∆S k

Dans la sommation des termes de gauche, toutes les circulations s’annulent mutuellement sur
les boucles adjacentes, sauf sur le contour extérieur Χ où il n’y a pas de vis à vis. En faisant
r
tendre ∆Sk vers zéro, la somme discrète à droite est remplacée par une intégrale et on
retrouve la relation (1.27). On vérifie ainsi que le résultat est indépendant de la surface utilisée
dans le raisonnement.

Χ
III.3 – Force Magnétique :
r
La force dF agissant sur un élément de conducteur de longueur dl, parcouru par un courant
r
I est donnée par le produit vectoriel (loi de Laplace) :
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Electrostatique et magnétostatique
r r r
dF = Idl × B
(1.28)

C’est la même force qui s’exerce sur une charge Q animée d’un mouvement de vitesse v. On
r r r
peut écrire pour un électron de charge ( - q) : F = − qv × B .
r
B est la densité de flux magnétique ou induction magnétique :
r r
B = µ0 µr H
(1.29)
µ0 = 4π 10−7 Henry / m est la perméabilité magnétique du vide.
µr est la perméabilité relative : elle vaut 1 pour les métaux non ferreux et les diélectriques.
r r
• H le champ magnétique (unité : A/m) est l’analogue du champ électrique E (unité :
V/m).
r
• B l’induction magnétique (Weber/m2 ou Tesla) est l’analogue du déplacement D
(unité : C/m2).

III.4 – Conservation du flux magnétique


r
Le flux magnétique ψ à travers une surface S est le produit de l’induction magnétique B par
la surface S. L’unité de flux magnétique est le Weber :
r r
ψ = ∫ B. dS
S
(1.30)
Il existe une différence de nature entre champ électrique et champ magnétique :
r
• E est créé par la présence d’une charge électrique fixe : les lignes de force du champ
aboutissent toujours à une charge.
r
• Par opposition le champ B est créé par un courant circulant dans un conducteur. Il
n’existe pas de « charges magnétiques». Les lignes d’induction magnétique forment
des boucles fermées autour du courant.

Toute ligne d’induction magnétique qui pénètre r


B
dans le volume v ressort par l’autre face avec la v
même intensité le flux est conservatif :
r r r
∫ B. dS = 0
S
dS

r
Cette loi est analogue à la loi de Gauss et n
s’exprime sous forme différentielle :
r r
∇. B = 0 (1.31)
III.5 – Inductance
L’inductance permet de stocker l’énergie magnétique, de la même façon qu’un condensateur
permet de stocker l’énergie électrique. L’inductance L est le rapport entre le flux magnétique
ψ et le courant I qui l’a créé :
ψ
L= Unité: Henry
I
(1.32)
Exemple : Déterminer l’inductance par mètre d’une ligne de transmission formée de deux
plaques conductrices parallèles de largeur w, distantes de d. On fait l’hypothèse que le
champ magnétique est uniforme entre les plaques (voir la figure).
On calcule d’abord la circulation du champ
magnétique, d’après le théorème d’Ampère, I

Χ
Hx
d
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sur un parcours rectangulaire englobant une


des électrodes :
r r
∫ . dl = I = H x w
C
H

Ce champ traverse perpendiculairement une


boucle fictive de surface S = d L, le flux est
donc :
I µ0 d l
ψ = µ0 H y d l =
w
L d
L’inductance par unité de longueur est donnée par : = µ0 en Henry/m.
l w

Exercices

Champ et potentiel
Exercice 1
Etablir l’expression de la différence de potentiel VA – VB, entre deux points distants
respectivement de RA et RB d’une charge ponctuelle positive Q.
Donner l’expression générale du potentiel V(r) par rapport au point B repoussé à l’infini, si on
admet V∞ = 0 .
Exercice 2
Un électron libre de charge q’ = (-q) se déplace dans le sens positif, le long de l’axe Ox, où le
potentiel V(x) varie comme indiqué sur la figure ci-dessous. Soient EC1 et EP1 les valeurs de
son énergie cinétique et de son énergie potentielle.

V(x)
V2

V1

x1 x2 x
r
a) Représenter sur la figure l’orientation du champ E dans l’intervalle (x1,x2).
b) Calculer le travail de la force électrostatique entre x1 et x2. Calculer la variation
d’énergie cinétique de l’électron EC2 – EC1 en fonction de V1 et V2.
c) Tracer sur un diagramme les variations en fonction de x, de l’énergie totale ET, de
l’énergie cinétique et de l’énergie potentielle.

Exercice 3
Montrer par des considérations géométriques simples, que le gradient d’une surface
équipotentielle V(x,y,z) est normal à cette dernière.
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Loi de Gauss
Exercice 4
On considère une distribution sphérique de charge de rayon a et de densité uniforme ρ0.
a) Etablir à partir de la loi de Gauss, sous forme intégrale, les expressions du champ
électrique E et du potentiel V en fonction de la distance r au centre de la sphère, pour
r < a et pour r > a.
b) Représenter graphiquement les variations de E et de V pour 0 < r < ∞ .
c) Retrouver l’expression du champ E en partant de la loi de Gauss exprimée en
coordonnées sphériques, sous sa forme différentielle.
Exercice 5
Deux plaques conductrices planes et parallèles, de surface S et distantes l’une de l’autre de
d, portent respectivement des charges +Q et – Q.
a) Définir la forme de la surface de Gauss permettant de calculer le flux sortant des
plaques.
b) En déduire le champ E, puis la différence de potentiel entre les plaques.
c) Donner l’expression de la capacité de ce condensateur plan.

Exercice 6
ID dans le cas d’un système de deux cylindres coaxiaux de rayons a et b, porteurs de
charges linéaires +Q et – Q (unité C/m).
Application numérique : calculer la capacité linéique pour a = 0,5 mm, b = 2,5 mm, εr = 2,25.
Quelle est la valeur du champ E pour r > b ?
Retrouver directement le potentiel V à partir de l’équation de Laplace en coordonnées
1 ∂  r∂V  1 ∂V ∂V
2 2
cylindriques :  +
 2 + =0
r ∂r  ∂r  r ∂φ ∂z 2
2

Exercice 7
Etablir l’expression de la divergence en coordonnées sphériques r , θ , Φ .
a) En déduire l’expression du champ électrique de l’exercice 4 ci-dessus.
b) Calculer le potentiel V en partant de l’équation de Poisson en coordonnées
sphériques.

Loi d’Ampère
Exercice 1 : Rotationnel
On considère un conducteur cylindrique (de longueur infinie) de rayon a, parcouru par un
courant constant de densité uniforme Jo.
a) Etablir à partir de la forme intégrale de la loi d’Ampère, l’expression du champ
magnétique dans le conducteur (r < a) et à l’extérieur du conducteur (r > a).
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Electrostatique et magnétostatique

b) Calculer dans chaque cas la circulation du champ magnétique autour d’une boucle
élémentaire judicieusement choisie et vérifier que la « rotation » du champ est égale
au courant qui traverse la boucle.

Exercice 2
Calculer l’inductance par mètre de longueur d’un câble coaxial de rayon intérieur a = 0,5 mm
et de rayon extérieur b =2,5 mm.
Calculer la capacité du même câble :
a) Lorsque l’espace entre les conducteurs est vide,
b)
Lorsqu’il est rempli de polythène de permittivité relative εr = 2,25.