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Dr. H SLIMANI SLIMANI-Hicham@hotmail.

com

Les solutions cellulaire/Mobile (2G/3G/4G/5G)

I.
II.

Dr. H. SLIM@NI
− 5ème Génération
III. − 2ème Génération 1990 − 3ème Génération − 4ème Génération
2009 2020
− 1ère Génération 1980s − Conçu principalement 2003 − Du très très haut
− Conçu
IV.
− Service Voix Basique
− Système analogique
pour la voix
− Améliore la couverture et
− Conçu
quelques
pour la voix et
services
principalement débit mobile
− Capable de
pour Data
V. la capacité
− Premiers système
Data (Multimédia,
text, internet)
− Des protocoles transmettre des flux
de réalité virtuelle,
Basés sur IP (IP-
VI. numériques
CDMA)
(GSM,
− Premier
Mobile
large Band
(Mobile
Based Protocols) vidéo 4/5k et plus
− En bref, nouvelle
− Vrai Mobile
VII. BroadBand) BroadBand notion de
Mobile voir même
Data

VIII. Data (internet) tout


simplement.

The Need for Speed en Kilo bit Par seconde

2.4Kbps 64 Kbps 2000 Kbps 100, 000 Kbps <1, 000,000 Kbps

Les générations Mobile:


Les réseaux sans fil cellulaires ont développé un long chemin depuis les premiers systèmes de
téléphonie mobile. Depuis l'introduction du premier système 1G en 1981, les connexions mobiles ont
grimpé en flèche jusqu'à des milliards, avec une nouvelle génération mobile qui apparaît à peu près tous
les dix ans.
Avec l'introduction du GSM et la possibilité d'itinérance internationale (roaming), le nombre de
différents types de systèmes cellulaires sans fil déployés dans le monde à été réduit. Cependant, ceux qui
étaient disponibles ont permis de plus en plus de données à envoyer.

L'évolution cellulaire sans fil


Les téléphones eux-mêmes ont subi d'importants changements d'évolution. Les premiers téléphones
étaient basés sur des technologies analogiques, de plus ils étaient très grandes et pourrait certainement pas
être placé dans une poche comme les téléphones d'aujourd'hui. Ces systèmes téléphoniques de première
génération ( 1G ) ont été rattrapés au début des années 1990 par les premiers systèmes numériques.

La forte demande et l' attribution des fréquences limitée signifie qu'une plus grande efficacité dans
l'utilisation du spectre était nécessaire. Les systèmes téléphoniques de deuxième génération de ( 2G ) ont
été introduits pour répondre à ce besoin.
Comme l'utilisation des téléphones a augmenté et les gens sont devenus de plus en plus mobiles, de
nouvelles applications sont apparues afin de permettre l' utilisation des téléphones pour le transfert de
données, par exemple pour télécharger des informations sur Internet ou pour envoyer des vidéos. L'objectif
pour les systèmes était de fournir une capacité de transfert de données relativement à grande vitesse. Les
systèmes de troisième génération ( 3G ) ont été en mesure de fournir une amélioration significative de la
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capacité sur les systèmes 2G .


Depuis lors, les systèmes 4G sont apparus et ont pris la capacité de données à de nouveaux niveaux,
avec LTE (Long Term Evolution) qui est le favori de ces systèmes.
Et enfin, la prochaine génération de systèmes mobile (5G ) qui est déjà en développement (voire même
en déploiement de test comme au Japon avec des débits qui peuvent atteindre jusqu'à 2.5Gbps en première
phase) ou en France avec Ecricson et Orange qui ont pu atteindre des débits allants jusqu'à 15Gbps. Cette
génération va permettre à l'ère IdO (Internet des objets) (IoT: nternet of Things) d'évoluer vraiment.

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Le réseau mobile 5G

Beam Forming, massive MIMO, ondes millimétriques, latence en baisse (une milliseconde), explosion des
débits, Internet des objets, autonomie de plusieurs jours, voire plusieurs années pour les appareils les plus
économes... Voici quelques exemples de termes que l'on associe à la 5G, la technologie qui arrivera en 2020
chez les opérateurs.

La 5G c'est quoi ?
La 5G, c’est d’abord beaucoup d’idées et une promesse : répondre aux besoins exponentiels en matière de
télécommunication. Elle correspond a la prochaine generation de reseaux de telephonie mobile. elle prendra le relais
de la 4G(+) (LTE et LTE Advanced) et sera progressivement déployée par les opérateurs, en parallèle des réseaux déjà
en place. Par rapport à la 4G et la 4G+ (qui permet d'agréger plusieurs bandes de fréquences), il est notamment
question, entre autres, de débits largement plus élevés et d'une latence en baisse.

Alors que la 4G vise essentiellement les terminaux mobiles, la 5G voit bien plus large et s'intéresse aux milliards
d'objets connectés IOT (Internet of things en EN ou Internet des objet en FR) que l'on nous promet pour les années
à venir. Elle sera également spécialement pensée pour remplacer un accès à Internet fixe, ce qui est déjà possible
avec de la 4G, comme le propose par exemple Algérie télécom avec le modem 4G en Algérie ou Bouygues
Telecom dans certaines zones en France avec sa 4G Box.

La 5G est donc non seulement là pour absorber de grosses quantités de données (les moyennes explosent année
après année), mais aussi pour supporter un nombre très important de connexions et multiplier les cas d'usages. Elle
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sera polyvalente, afin de s'adapter aux besoins de chacun : performances, économies d'énergie, usages critiques
(voitures autonomes ou chirurgie à distance), etc.

Cette technologie est aussi l'un des grands objectifs industriels de la Commission européenne ces prochaines
années. L'UE affirme ainsi que les groupes européens doivent mener la standardisation de cette technologie, après
avoir manqué le train de la 4G, ce qui aurait créé une dépendance aux fournisseurs étrangers à l'UE.

Quand arrivera-t-elle ?

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Les promesses de la 5G sont intéressantes sur le papier, mais il faudra encore être patient avant de pouvoir en
profiter. En effet, si les premières expérimentations se déroulent sans encombre, la norme n'est même pas encore
finalisée. Cela ne devrait être le cas que fin 2019 selon le calendrier l'ITU :
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L'ITU ( ITU: Internatioal Telecommunication Union en En ou ITU: Union internationale des télécommunications en Fr)
vient de publier un brouillon de son document IMT-2020 (International Mobile Telecommunication) qui définira les
normes qui seront utilisées pour la 5G. Celui-ci devrait être approuvé lors d'une réunion du groupe de travail qui se
déroulera en novembre 2017.

Dans tous les cas, les différents acteurs s'accordent pour dire qu'il faudra attendre 2020 (d’où le nom IMT-
2020) pour un lancement commercial.

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D'ici là, les expérimentations vont se multiplier et il faudra attendre mi-2018 pour une première version de la norme
vraiment complète selon les acteurs du secteur. Dans tous les cas, un test grandeur nature aura lieu durant les Jeux
olympiques d'hiver de 2018 qui se dérouleront en Corée du Sud.

La mise en place de la 5G se fera de manière progressive, exactement comme ce qui s'est passé avec le passage de
la 3G à la 4G. D'ici 2020, la 4G devrait être disponible pour quasiment toute la population chez les opérateur dans les
différents pays qui ont commencé sa déploiment , tandis que la 5G sera au début de son exploitation, avant de
prendre de l'importance et de couvrir progressivement tous les territoires. Il sera alors temps de penser à la 6G et de
répéter l'opération.

Quel est le niveau de maturation du standard?


Jusqu’à maintenant, institutions et entreprises sont toutes allées de leurs petites idées concernant la technologie
employée dans le standard de demain. Mais dans les faits, tous s’accordent à dire que la 5G ne sera pas une
technologie, mais bien un ensemble qui aura atteint un niveau de maturité suffisant pour répondre aux attentes
commerciales du futur standard.

Les acteurs tablent sur un déploiement aux alentours de 2020, et l’espoir est que les Jeux Olympiques d’Hiver de
Pyeongchang en 2018 en soient la vitrine technologique — et cela avant-même que le standard définitif ne soit
opérationnel. Mais dans le passé, ce genre de pré-déploiement s’est avéré risqué. En 2001 au Japon, le FOMA n’a pas
attendu la standardisation de la 3G avant d’être offert aux consommateurs. Résultat, le réseau 3G du japonais NTT
DoCoMo n’a été compatible avec l’UMTS que trois ans plus tard, en 2004 !

De son côté, l’Europe tente clairement de ne pas réitérer les errances des deux dernières générations de réseaux
mobiles. L’Union européenne a donné l’impulsion à de nombreux projets visant à sécuriser ses ambitions sur le
secteur des TIC. L’association 5G PPP, un partenariat-public privé initié par l’EU, les équipementiers, les opérateurs et
les chercheurs des télécoms, a obtenu 125 millions d’euros sur une enveloppe de 700 millions que la commission va
consacrer au futur réseau dans le cadre du programme européen de recherche et de développement Horizon 2020.
Le successeur du septième programme-cadre dit « FP7 », qui s’étendait de 2007 à 2013, compte accélérer le passage
« du laboratoire au marché » des nouvelles technologies.

Le 5G PPP est le bras armé de la standardisation, « une étape importante vers un accord industriel sur les cas
d’utilisation, les exigences et les technologies pour la 5G », affirmait en 2013 le responsable du projet, le Dr Werner
Mohr. Celui-ci s’appuie sur d’autres projets, comme le Metis-II (initié lors du FP7) qui sera chargé de coordonner et
de développer le système radio et les recommandations de déploiement pour la 5G. Metis-II regroupe des
partenaires de 23 régions du monde comme la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Brésil, les États-Unis et l’Europe et
dispose d’un budget de 8 millions d’euros.

Preuve que le dynamisme touche de plus en plus de pays, le Royaume-Uni a lancé en 2013 un centre d’innovation
sur la 5G à l’université de Surrey, et la Chine a depuis 2013 l’association de promotion IMT-2020 (l’autre nom de la
5G). ARIB, l’organisation de normalisation japonaise, a lancé un groupe de travail « 2020 et au-delà » et les
universités américaines comme Stanford, l’Université de Californie à San Diego et l’Université du Texas à Austin
travaillent de concert avec l’industrie sur des technologies sans-fils pour le futur réseau. De son côté, l’Université de
New-York a lancé NYU Wireless un centre de recherche académique sur l’ingénierie, les sciences informatiques et la
médecine.
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Quels sont les défis et les objectifs de la 5G?

Avalanche du volume de Augmentation massive L'arge gamme de cas

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trafic d'appareils connectés d'utilisation et d'exigence

Communications devi ce-


to-device

car-to-car comm

De nouvelles exigences et car-


5050 milliard d'appareils en 2020 actéristiquess communicantes
x1000 en 10 ans

Abordable et Durable

50:500 B Equipements Jusqu'à 10Gbps qlqs ms E2E 10 ans

x10
plus d'autonomie de
x10-x100 batterie pour les
x1000 x10-x100 x5
plus de débit appareils de faible
plus de volume plus d'appareils moins de latence
utilisateur consomation d'energie
de donéées connéectés

Dévelloper un concept pour les systèmes mobiles et sans fil de communication futur qui
supportent les informations de la société connectée

Quels seront les débits de la 5G (download et upload) ?


La 5G permettra d'atteindre des débits de plusieurs Gb/s et les dernières expérimentations dépassent même les 15
Gb/s. C'était notamment le cas d'Ericsson au CES de Las Vegas et d'Orange dans son laboratoire parisien. Avec son
brouillon de règles, l'ITU veut imposer certaines valeurs aux stations chargées d'émettre de la 5G.

Premier point abordé : le débit crête, qui correspond au maximum réalisable par une seule station « dans des
conditions idéales». Il est de 20 Gb/s en download et de 10 Gb/s en upload. Cela ne signifie évidemment pas
qu'un utilisateur pourra atteindre de telles vitesses, mais cela donne des indications sur la bande passante qui sera
disponible et partagée entre les différentes machines connectées sur une même base.
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Dans son document, l'ITU souhaite également imposer une efficacité minimum de 30 bits/s/Hz en
téléchargement et de 15 bits/s/Hz dans le sens contraire. Sur un bloc de 20 MHz (2,6 GHz), cela permettrait
théoriquement des débits de 600 Mb/s, contre 150 Mb/s au mieux actuellement en pratique.

L'opéarateur européen Orange explique qu'en pratique il sera « question d'un débit garanti partout et à tout moment
entre 50 et 100 Mb/s avec la 5G », alors qu'en 4G cela varie entre 5/10 Mb/s et jusqu'à 30 Mb/s pour les zones
denses ajoute l'opérateur.

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Quelle est la latence dans la 5G ?
Dans la 5G, les améliorations ne concernent pas que les débits : la latence est revue à la baisse. Pour rappel, il s'agit
du temps nécessaire pour qu'une information passe de la station 5G à un terminal (dans un sens ou dans l'autre).

À l’heure actuelle, le temps de réaction des réseaux mobiles peut atteindre la demi-seconde, voir plus quand
les réseaux sont surchargés. Une demi-seconde, ça parait peu, mais c’est beaucoup trop quand il est question, par
exemple, de voitures autonomes.
Pour répondre à ce futur usage, les industriels et les institutions s’accordent donc sur le fait que le standard
devra avoir un temps de réponse de lordre de milliseconde. Autrement, on imagine facilement les répercussions
que pourrait avoir une latence supérieure dans un trafic chargé ou sur une autoroute.

Deux cas de figure sont à prendre en considération pour l'ITU : 4 ms pour l'eMBB (Enhanced Mobile
Broadband) et 1 ms pour l'URLLC (Ultra-reliable and low-latency communications). Le second sera utile pour
des services critiques qui nécessitent une réactivité de haut vol. La modularité de la 5G commence à apparaitre dans
cette situation.

Remplacera-t-elle les réseaux bas débit (LoRa1, Sigfox2, etc.) ?


Tout d'abord il faut définir ce que c'est un réseau bas débit. Un tel réseau comme LoRa ou Sigfox est basé sur la
technologie radio UNB (« Ultra narrow band ») et est un réseau étendu WAN similaire au réseau cellulaire GSM mais
qui permet la communication à bas débit, par radio, d'objets communiquants et qui est connecté à l'Internet via des
passerelles, participant ainsi à l'Internet des objets, les réseaux machine-à-machine (M2M) et aux villes intelligentes.
Ce genre de réseau cellulaire à bas débit est économe en énergie et offre des communications de longue portée à
un coût réduit.; LoRaWAN permet par exemple de connecter des capteurs ou des objets nécessitant une longue
autonomie de batterie (compter en années), dans un volume (taille d'une boite d'allumettes ou d'un paquet de
cigarette).

Dans son brouillon de règle, l'ITU veut également imposer un minimum concernant « la densité de connexion ». Dans
le cadre d'une utilisation mMTC (massive machine type communication) pour des objets connectés, il est pour le
moment question d'un million de machines par km².

Se pose alors la question de savoir si la 5G prendra la place des réseaux bas débit qui ont le vent en poupe ces
derniers temps... Y compris chez les opérateurs de téléphonie mobile, qui déploient leur propre solution exploitant la
technologie LoRa. C'est notamment le cas, en France à titre d'exemple, d'Orange et de Bouygues Telecom avec sa
filiale Objenious (Altice/SFR s'appuie sur Sigfox).

L'opérateur mondiale Orange précise que non, « il n'y a pas de plan d'arrêter LoRa » pour passer tout le monde sur
de la 5G. Les solutions sont complémentaires et ont donc pour le moment vocation à rester en place. La plateforme
sera par contre commune, ce qui permettra aux clients de choisir facilement la technologie qu'ils veulent.

Une autre question se pose est de savoir si l'arrivée de la 5G allait donner le coup de grâce de la 2G (encore
largement utilisée pour le Machine to Machine). L'opérateur Orange par exemple précise qu'il des engagement
jusqu'au 2021 et qu'il faudra attendre ce moment pour voir ce qu'en dit le régulateur, et qu'il faudra tenir compte du
parc de machines existant.
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1
LoRaWAN: LoRaWAN est l'acronyme de Long Range Wide-area network que l'on peut traduire par « réseau étendu à longue portée ». Un réseau étendu
basé sur le protocole LoRaWAN permet la communication à bas débit, par radio, d'objets communiquants selon la technologie LoRa. La technologie de
modulation liée à LoRaWAN est LoRa, née à la suite de l'acquisition de la startup grenobloise Cycléo par Semtech en 2012.

2
Sigfox: Sigfox est un opérateur télécom français de l'Internet des objets. Sigfox est spécialisé dans le M2M via des réseaux bas débit. Il contribue à l'Internet
des objets en permettant l'interconnexion via une passerelle. Sa technologie radio UNB (« Ultra narrow band ») lui permet de bâtir un réseau cellulaire bas-
débit, économe en énergie. Ce type de réseau est déployé dans les bandes de fréquences ISM, disponibles mondialement sans licence. En Europe, la bande de
fréquence ISM utilisée est celle de 868 MHz et les technologies de modulation sont DBPSK et GFSK.

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De la 5G en mobilité jusqu'à 500 Km/h et une sécurité renforcée ?
Si la 4G peut être utilisée en mobilité, y compris dans les TGV, la 5G veut aller plus loin. Dans son brouillon de règles,
l'ITU compte imposer une qualité de service minimale lorsque le récepteur est en mouvement, cela en fonction de
différents scénarios qui sont repris dans le tableau ci-dessous :

Ainsi, pour un piéton à l'intérieur d'un bâtiment, le débit devra être au minimum de 1,5 bit/s/Hz, tandis que
pour un train à grande vitesse (jusqu'à 500 km/h) cela baisse à 0,45 bit/s/Hz.

Mais la 5G intéresse également les opérateurs car elle permettra de renforcer la sécurité des réseaux grâce à
la virtualisation des fonctions réseau (NFV) et de l'infrastructure (SDN), ce qui est confirmé par plusieurs
sociétés travaillant sur cette nouvelle technologie. Kaspersky va même jusqu'à annoncer que « la sécurité
constitue l’une des pierres angulaires de la 5G ».

Le SDN (Software-Defined Networking) a pour objectif de simplifier et d’automatiser la mise en œuvre et la gestion
opérationnelle des réseaux pour les rendre plus dynamiques et évolutifs, notamment dans la gestion de la qualité de
service. SDN sera notamment une pierre angulaire des futurs réseaux 5G.
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Pourquoi les fréquences sont-elles si importantes ?


Dans les coulisses des instances en charge de définir les normes de la 5G disent que c'est un vrais problème à
résoudre pour arriver à un consensus au niveau mondial sur un élément en « or » : les fréquences. Sans fréquences,
pas de 5G, sans spectre suffisamment large, pas de débits élevés. Bref, l'enjeu est important.

Par exemple, lors de sa démonstration à plus de 15 Gb/s, Orange, l'opérateur mondial, utilisait une largeur de bande
de... 800 MHz. Pour rappel, peu de blocs sont disponibles pour les opérateurs mobiles. Il faut donc trouver de larges
bandes disponibles de manière plus ou moins uniforme à travers le monde. Actuellement, les opérateurs utilisent
des ondes décimétriques (entre 700 et 2 600 MHz) qui sont déjà très chargées.
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L’objectif commun est d’obtenir le maximum de bandes de fréquences basses, sous la barre des 1 GHz(700-
900Mhz), pour diffuser leurs données. Ces fréquences basses ont un double intérêt : elles se propagent sur de
très grandes distances et bien plus efficacement dans les bâtiments que les fréquences plus hautes. Elles
permettent de couvrir plus de territoire, plus profondément, à moindres frais.

Pour la 5G, il sera question d'ondes centimétriques et/ou millimétriques, qui se trouvent donc bien plus haut
dans le spectre (les fréquences entre 3,5-6 et 20-50 GHz reviennent souvent). Plus facile dans de telles conditions de
trouver de larges blocs disponibles, le problème étant d'en obtenir au niveau mondial. De manière « locale »

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(Europe, USA et Asie par exemple) c'est possible, mais la difficulté est d'harmoniser cela au maximum afin de
simplifier le développement de la 5G par la suite.

Le terme "ondes millimétriques" revient fréquemment dans la bouche des différents acteurs est celle des.
Récemment, la FCC (la Commission fédérale américaine en charge des communications) a suggéré d’utiliser ces
hautes fréquences (à savoir les bandes de 28, 37, 49 et 64 à 71 GHz) pour le mobile. Toujours par rapport aux ondes
millimétriques, la Conférence Mondiale des Radiocommunications organisée en décembre 2015 par l’Union
Internationale des Télécommunications (UIT) a autorisé la planification et l’utilisation de ces longueurs d’onde pour
le mobile à partir de 2019, étant jusqu'à présent exploitées seulement dans le domaine militaire ».

En dehors des usages militaires, ces ondes n’étaient pour l’instant pas exploitées, en partie parce que les chercheurs
pensaient le signal trop instable — mais aussi parce qu’on ignore leurs effets sur la santé. Plus les fréquences sont
grandes et moins la portée du signal est élevée, et les ondes millimétriques ont la réputation de mal supporter la
pluie et de ne pas traverser les murs. Mais de nouvelles études réalisées par des chercheurs de l’Université de New
York ont montré que certaines fréquences ne souffraient pas d’atténuations et pouvaient se comporter d’une
manière quasiment similaire à celles de nos réseaux actuels.

Qu'est-ce que la focalisation et le massive MIMO, comment ça


marche ?
La 5G apportera aussi de nouvelles fonctionnalités. La première est la focalisation, ou beam tracking (Beam
forming). Il s'agit de faire converger la puissance des ondes radio vers la position du mobile, améliorant
l’efficience du système 5G.

Dans cette situation, les fréquences élevées de la 5G sont un avantage car lorsqu'on monte en fréquence, la taille des
antennes diminue. Sur ces sites, il y a la capacité de mettre des antennes qui vont être composées de 100 (ou plus
en fonction des fréquences) éléments rayonnants ». Cela permet donc d'améliorer l'efficacité sans pour autant
augmenter la puissance. Plus ces éléments sont nombreux, plus la focalisation est efficace.

Une autre technologie est également présupposée au sein du futur standard de télécommunications :
le MIMO. Cette technique déjà présente au sein du réseau 4G actuel, pourrait être utilisée à une échelle
beaucoup plus large dans le prochain standard. Plutôt que d’avoir une antenne réceptrice et une antenne
émettrice, le Multiple-Input Multiple-Output (ou entrées multiples, sorties multiples) utilise plusieurs
antennes en transmission et en réception. Cette technologie permettra à terme d’accueillir un plus grand
nombre d’utilisateurs, augmenter la couverture mobile et réduire les interférences. De facto, le MIMO
offrirait des débits bien plus élevés tout en réalisant des économies d’énergie. Dans le cas de la
démonstration à 15 Gb/s de Orange avec Ericson, l'opérateur orange affirme qui'l aurait pu aller sans
problème à 30 Gb/s » avec deux utilisateurs grâce à cette technique, ou bien à 45 Gb/s avec trois, etc.
L’adoption de cette technologie suppose un changement complet de paradigme : on passerait de grosses
antennes qui envoient un signal dans toutes les directions, à des centaines de petites antennes qui
concentreraient le signal vers chaque appareil connecté.
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Quelle est l'impact des fréquences élevées sur la portée?
Il est connu que plus les fréquences sont basses, plus la portée et la pénétration dans les bâtiments sont bonnes.
C'est d'ailleurs pour cela qu'on parle parfois de fréquences en « or » pour les bandes de 700 et 800 MHz. Du coup,
se pose la question de savoir ce que l'on peut attendre avec plusieurs GHz.

Les opérateurs explique qu'il faudra s'attendre à une portée équivalente à celle de la 4G, notamment grâce à la
focalisation. Pour faire une analogie, on peut comparer l'émission de données en 4G et en 5G au faisceau lumineux
d'une lampe de poche. En 4G, la lampe émettrait un signal diffus éclairant une large surface, mais ne portant pas très
loin. En 5G par contre, la lumière serait plus ciblée vers un point précis et porterait donc plus loin, avec la même
puissance. C'est justement ce que permet la focalisation.

Conséquence directe, il ne devrait pas y avoir besoin d'installer de nouveaux supports pour les antennes et donc de
densifier le réseau existant. C'est du moins ce que prévoit Orange.

Quelle est l'impact sur la consommation d'energie nottament pour


les objets connectés?
Enfin, si notre consommation de médias toujours croissante (streaming en 4K, vidéos à 360°, démocratisation
de la réalité virtuelle et augmentée) impose d’améliorer la vitesse des réseaux, la cinquième génération du
standard de télécommunication devra aussi bien gérer le haut débit que le bas débit. En effet, un des critères dans
l’élaboration de la 5G est la consommation d’énergie. Le prochain standard devrait permettre aux objets
connectés de fonctionner dix fois plus longtemps sur une charge.
Les capteurs autonomes pourraient eux tenir plusieurs années sans être rechargés. Tout dépendra bien sûr
de la fréquence à laquelle ces capteurs se connecteront aux antennes, mais si nous prenons par exemple le cas de
capteurs capables de détecter les feux de forêts, à moins d’être déclenchés, ceux-ci pourraient fonctionner en
stase pendant plusieurs années.

Qu’est-ce qui changera aussi ?


Le futur standard est placé sous le signe de la convergence. Il n’y aura vraisemblablement pas une seule 5G,
mais différentes technologies adaptées aux différents usages de demain et capables de communiquer entres elles.
Les réseaux 4G ont encore un large potentiel d’amélioration : ils seront optimisés (notamment en libérant des
fréquences sur le spectre comme c’est le cas en France avec le passage à la TNT HD) et serviront de fondation au
futur standard.
Mais comment résoudre dès lors la surcharge des réseaux due à la forte concentration d’utilisateurs en
milieu urbain ? La réponse se trouve sûrement du côté des Small Cells. Il s’agit de petites antennes qui pourront
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être intégrées au mobilier urbain (lampadaires, bancs, poubelles). Celles-ci permettront de répartir efficacement
les utilisateurs sur plus d’antennes à haut débit selon leur position, au lieu de les entasser sur une seule et même
antenne-relais.
Dans la ville intelligente, ce sont des millions de capteurs qui seront connectés, sans compter les
automobiles qui devront communiquer entre elles (V2V) et avec les infrastructures urbaines (VII). L’architecture du
réseau devra donc sûrement s’affranchir du modèle de l’antenne relais, qui ne semble plus adaptée aux futurs
usages.

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Enfin, et c’est un point de rupture fondamental, la 5G pourrait mettre à mal la neutralité du réseau, en
exigeant une gestion des priorités en fonction des applications. Comme l’avait expliqué Huawei, la 5G « permettra
l’utilisation de n’importe quel spectre et n’importe quelle technologie d’accès pour offrir la meilleure livraison de
services », ce qui demande que les applications utilisent les fréquences et les protocoles radios les plus adaptés à
leurs besoins. Se posent alors des questions : qui de l’opérateur réseau ou du développeur de l’application devra
définir les besoins, et comment arbitrer entre des demandes concurrentes ?