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Limite et continuité

N
O
RR
PCSI-Lycée Baimbridge
.A
sO
ur
Co

2019-2020

Olivier ARRON
Table des matières

11 Notion de limite et continuité des fonctions 3


Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
11.1 Aspect local : limite d’une fonction en un point . . . . . . . . . . . . . . 3
11.1.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
11.1.1.a) Limite réelle en un point a réel . . . . . . . . . . . . . . . 3
11.1.1.b)Limite infinie en un point a réel . . . . . . . . . . . . . . 4
11.1.1.c) a est égal à plus ou moins l’infini. . . . . . . . . . . . . . 5

N
11.1.1.d)Définition générale de la limite. . . . . . . . . . . . . . . 6
11.1.2 Limites à gauche, limites à droites. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

O
11.1.3 Premières propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
11.1.3.a) Unicité de la limite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
RR
11.1.3.b)Caractère locale de la limite en a . . . . . . . . . . . . . . 7
11.1.3.c) Convergence et encadrement . . . . . . . . . . . . . . . 7
11.1.4 Convergences et inégalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
.A

11.1.4.a) Existence de la limite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8


11.1.4.b)Passage à la limite dans les inégalités. . . . . . . . . . . . 8
11.1.5 Opérations sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
sO

11.1.5.a) Fonctions ayant une limite nulle. . . . . . . . . . . . . . 9


11.1.5.b)Fonctions ayant une limite réelle . . . . . . . . . . . . . 9
11.1.5.c) Fonctions qui tendent vers l’infini . . . . . . . . . . . . . 10
ur

11.1.6 Théorèmes d’existence de la limite . . . . . . . . . . . . . . . . . 11


11.1.6.a) Limite d’une fonction monotone . . . . . . . . . . . . . 11
11.1.6.b)Limite d’une fonction composée. . . . . . . . . . . . . . 11
Co

11.1.6.c) Caractérisation de la limite avec les suites . . . . . . . . 12


11.2 Aspect local : continuité d’une fonction en un point . . . . . . . . . . . 13
11.2.1 Définition et prolongement par continuité . . . . . . . . . . . . . 13
11.2.2 Continuité à droite, et à gauche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
11.2.3 Image d’une suite par une fonction continue . . . . . . . . . . . 14
11.2.4 Opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
11.2.4.a) Combinaisons linéaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
11.2.4.b)Produit et quotient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
11.2.4.c) Composition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
11.3 Aspect global : continuité d’une fonction sur un intervalle . . . . . . . . 15
11.3.1 Définition et propriétés générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
11.3.2 Les grands théorèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
11.3.2.a) Théorèmes des valeurs intermédiaires . . . . . . . . . . 16
11.3.2.b)Réciproque d’une fonction continue strictement mono-
tone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
11.3.2.c) Image d’un intervalle fermé et borné. . . . . . . . . . . . 19
11.4 Continuité des fonctions à valeurs complexes . . . . . . . . . . . . . . . 20

2
Chapitre 11

Notion de limite et continuité des


fonctions

Introduction

N
Les fonctions sont les éléments fondamentaux de l’Analyse.
La base de l’algèbre est la loi de composition qui permet de définir les structures

O
fondamentales (groupes, anneaux, corps, espaces vectoriels).
La notion de limite est la base de l’Analyse.
RR
Elle permet de définir la continuité, la dérivabilité, et l’intégration.
L’algèbre donne l’architecture d’un ensemble et la notion de limite permet de
traduire l’idée de proximité.
.A

On est passé d’une notion basée sur l’intuition géométrique à une notion rigoureuse
(Bolzano, Cauchy).
sO

11.1 Aspect local : limite d’une fonction en un point


ur

11.1.1 Définitions
11.1.1.a) Limite réelle en un point a réel
Co

I¯ est l’intervalle contenant I et ses bornes.


a ∈ I¯ si a ∈ I ou a est une borne de I .

Définition
Soient f ∈ F (I , R), où I un intervalle de R, et a un réel de I¯.
On dit que f admet le réel ` comme limite en a si :

∀ε > 0, ∃δ > 0 | ∀x ∈ I , |x − a| É δ ⇒ | f (x) − `| É ε

Dans ce cas on note : f (x) → ` ou lim f = `


x→a a

Exemples:
fonctions usuelles : fonctions puissances prolongées en 0.
• ϕα (x) = x α = e α ln(x) α ∈ R.
Si α > 0, alors la fonction se prolonge par continuité en 0, en posant :
ϕα (x) → 0
x→0

3
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sin(x)
• f (x) = pour x 6= 0.
x
f (x) → 1
x→0
peut être prolongée en 0 en posant f (0) = 1.

Remarques:
• f (x) → ` ⇔ f (a + h) → `
x→a h→0
• Si a ∈ I , la limite si elle existe ne peut être que f (a).
Dans ce cas, on dit que f est continue au point a.

Définition : limite nulle.


Soient f ∈ F (I , R), où I un intervalle de R, et a un réel de I¯.
On dit que f admet pour limite 0 au point a, si :

∀ε > 0, ∃δ > 0 | ∀x ∈ I , |x − a| É δ ⇒ | f (x)| É ε

Propriété

N
f (x) → ` ⇔ f (x) − ` → 0
x→a x→a

O
RR
11.1.1.b) Limite infinie en un point a réel

Définition
.A

Soient f ∈ F (I , R), où I un intervalle de R, et a un réel de I¯.


On dit que f admet pour limite +∞ au point a, si :
sO

∀A ∈ R, ∃δ > 0 | ∀x ∈ I , |x − a| É δ ⇒ f (x) Ê A
ur

Exemples:
1
• I = ]0, +∞[ et f (x) =
x
π
Co

• fonction tan en à droite.


2

Définition
Soient f ∈ F (I , R) , et a un réel de I¯ .
On dit que f admet pour limite −∞ au point a, si :

∀A ∈ R, ∃δ > 0 | ∀x ∈ I , |x − a| É δ ⇒ f (x) É A

Exemples:
• g (x) = ln(x) en 0.
π
• f (x) = tan(x) en − .
2

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11.1.1.c) a est égal à plus ou moins l’infini.

Définition
Soit f une fonction définie au voisinage de +∞, c’est-à-dire sur un intervalle de la
forme : [A, +∞[.

— On dit que f admet pour limite un réel ` en +∞, si :

∀ε > 0 ∈ R , ∃M | ∀x ∈ I , x Ê M ⇒ | f (x) − `| É ε

— On dit que f admet pour limite +∞ en +∞ , si :

∀A ∈ R , ∃M | ∀x ∈ I , x Ê M ⇒ f (x) Ê

— On dit que f admet pour limite −∞ en +∞ , si :

f or al l A ∈ R , ∃M | x Ê M ⇒ f (x) É A

N
Remarque. On a des définitions similaires en −∞.

Définition
O
RR
Soit f une fonction définie au voisinage de −∞, c’est-à-dire sur un intervalle de la
forme : ]−∞, A[.
.A

— On dit que f admet pour limite un réel ` en −∞, si :


sO

∀ε > 0 ∈ R , ∃M | ∀x ∈ I , x É M ⇒ | f (x) − `| É ε

— On dit que f admet pour limite +∞ en −∞ , si :


ur

∀A ∈ R , ∃M | ∀x ∈ I , x É M ⇒ f (x) Ê A

— On dit que f admet pour limite −∞ en −∞ , si :


Co

∀A ∈ R , ∃M | x É M ⇒ f (x) É A

Exemples:
• e x −−−−−→ 0
x→−∞
1
• −−−−−→ 0
x x→+∞
π π
• arctan(x) −−−−−→ et arctan(x) −−−−−→ −
x→+∞ 2 x→−∞ 2

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11.1.1.d) Définition générale de la limite.

Définition
— si a est un nombre réel, alors
£ un voisinage de a est une partie de R contenant
un intervalle de la forme : a − η, a + η avec η > 0
¤

— Si a = +∞, alors un voisinage de a est une partie de R contenant un inter-


valle de la forme [A, +∞[, avec A ∈ R.
— Si a = −∞, alors un voisinage de a est une partie de R contenant un inter-
valle de la forme ]−∞, A], avec A ∈ R.

Remarques:
— f tend vers ` lorsque x tend a si :
∀V ∈ V (`), ∃U ∈ V (a) x ∈ U ⇒ f (x) ∈ V
— Pour le voisinage d’un réel, la définition est équivalente avec l’intervalle fermé a − η, a + η ,
£ ¤

et η > 0.
— Une intersection de voisinage est un voisinage. Le résultat se généralise à une inter-
section d’un nombre fini de voisinages.

N
11.1.2 Limites à gauche, limites à droites.

Définition
O
RR
f admet une limite à droite au point a si la restriction de f à l’ensemble
D = ]a, +∞[ ∩ I a une limite en a.
On note lim f (x) , lim+ f (x), f (a + ), ou lim f .
x→a
.A

x→a a +
x>a
sO

Définition
f admet une limite à gauche au point a si la restriction de f à l’ensemble
D = ]−∞, a[ ∩ I a une limite en a.
On note lim f (x), lim− f (x), f (a − ), ou lim f .
ur

x→a x→a a −
x<a
Co

Exemples:
Ces deux limites peuvent exister et être différentes.
— Fonction inverse en 0.
— fonctions partie entière, fonctions en escaliers.
— fonction tangente.

Définition
On dit que f admet une limite épointé en a si les limites à droite et gauche existent
et sont égales.
Donc ce cas la limite est notée : lim f (x).
x→a
x6=a
On dit aussi que f (x) tend vers ` quand x tend vers a en étant distinct de a.

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11.1.3 Premières propriétés


11.1.3.a) Unicité de la limite.

Propriété
Si la limite existe, alors elle est unique.

Démonstration. On suppose que f tend vers ` et `0 .


On fait une démonstration par l’absurde.
On suppose (`, `0 ) ∈ R2 avec ` 6= `0 . ¤
Il existe ε > 0 tel que : ]` − ε, ` + ε[ ∩ `0 − ε, `0 + ε = ;.
£

f (x) −−−→ `, donc :


x→a
∃η > 0 | |x − a| É η ⇒ | f (x) − `| É ε
De même : ∃η0 > 0 | |x − a| É η0 ⇒ | f (x) − `0 | É ε .
On pose : η 0 = mi n(η, η0 ).
¤ |x − a| É η£0 . On a :
Et on choisit : x tel que

N
f (x) ∈ ]` − ε, ` + ε[ ∩ `0 − ε, `0 + ε . Contradiction.

O
Remarque. Même principe que pour les suites.
RR
11.1.3.b) Caractère locale de la limite en a

Définition
.A

On dit qu’une propriété est vraie localement ou au voisinage de a, si elle est vraie
sur I ∩ V , où V est un voisinage de a.
sO

Propriété
Si f et g coïncident au voisinage de a et si g converge vers ` lorsque x tend vers a,
alors f tend vers `, lorsque x tend vers a.
ur
Co

11.1.3.c) Convergence et encadrement

Théorème
Si f a une limite finie en a alors f est bornée au voisinage de a.

Démonstration. On ¤prend ε = 1 . ∃η > 0 tel que :


∀x ∈ £a − η, a + η¤ , | f (x) − `| É 1 ⇒ ∀x ∈ a − η, a + η , −ε É f (x) − ` É ε
£ £ ¤

∀x ∈ a − η, a + η , −ε + ` É f (x) É ε + `

B Attention !

On ne peut pas dire que f est bornée sur tout son domaine de définition.

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11.1.4 Convergences et inégalités


11.1.4.a) Existence de la limite.

Théorème
Si on a | f (x)| É g (x) au voisinage de a et si g (x) a comme limite 0 en a, alors f a
comme limite 0 en a.

Exemples:
Si 0 < a < 1, alors a x −−−−−→ 0.
x→+∞

Théorème
Si on a | f (x) − `| É g (x) au voisinage de a et si g tend vers zéro au point a , alors f
tend vers ` en a.

Propriété
Si f converge vers ` réel, alors | f | tend vers |`| .

N
O
Démonstration. ¯¯ f (x)¯ − |`|¯ É ¯ f (x) − `¯
¯¯ ¯ ¯ ¯ RR ¯

Théorème des gendarme


Soient f ,g , et h trois fonctions réelles qui vérifient au voisinage de a :
.A

f (x) É g (x) É h(x)

Alors si f et h tendent vers un réel ` au point a, alors g tend aussi vers ` au point a.
sO

Démonstration. Soit ε > 0.


ur

∃δ | |x − a| É δ ⇒ f (x) ∈ [` − ε, ` + ε] et
∃δ0 | |x − a| É δ ⇒ h(x) ∈ [` − ε, ` + ε]
On pose :δ00 = min(δ, δ0 ) et :
Co

|x − a| É δ00 ⇒ g (x) ∈ [` − ε, ` + ε]

Théorème
Si f É g , au voisinage de a , alors :
— Si f tend vers +∞ en a alors g tend vers +∞ en a.
— Si g tend vers −∞ en a alors f tend vers −∞ en a.

11.1.4.b) Passage à la limite dans les inégalités.

Propriété
Si f converge vers ` en a, alors ∀m < `, il existe un voisinage de a, sur lequel on a :
m < f (x). Autrement dit, f est minorée par m au voisinage de a.

Corollaire
Si f converge vers ` > 0, alors il existe un réel m strictement positif qui minore f
au voisinage de a.

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Corollaire
Si f converge vers ` 6= 0, alors il existe un réel m strictement positif qui minore | f |,
au voisinage de a.

Théorème
Si f converge vers ` quand x tend vers a et si f est strictement positive au voisinage
de a, alors : ` Ê 0

Propriété
Si au voisinage de a, f (x) < g (x), et qu’elles convergent respectivement vers ` et `0
alors : ` É `0 .

11.1.5 Opérations sur les limites


11.1.5.a) Fonctions ayant une limite nulle.

N
Propriété
Si f (x) → 0 et g (x) → 0, alors :
x→a x→a

O
• f (x) + g (x) → 0
x→a
• λ f (x) → 0, où λ est un réel.
RR
x→a
Les deux propriétés précédentes sont équivalentes à :
∀(α, β) ∈ R2 : α f (x) + βg (x) → 0
x→a
.A

Propriété
L’ensemble des fonctions qui convergent vers 0 en a, est un sous-espace vectoriel
sO

de F (I , R) .

Propriété
ur

L’ensemble des fonctions qui convergent vers 0, est stable par la multiplication par
une fonction bornée au voisinage de a, et par conséquent stable par la multiplica-
tion interne.
Co

Exemples:
x sin(x) −−−→ 0
x→0

11.1.5.b) Fonctions ayant une limite réelle

Propriété : limite d’une combinaison linéaire.


Si f (x) → ` et g (x) → `0 avec (`, `0 ) ∈ R2 , alors :
x→a x→a
f (x) + g (x) → ` + `0
x→a
λ f (x) → λ`, avec λ ∈ R.
x→a
Les deux propriétés précédentes sont équivalentes à :
∀(α, β) ∈ R2 : α f (x) + βg (x) → α` + β`0
x→a

Propriété
L’ensemble des fonctions qui convergent au point a, est un sous-espace vectoriel
de F (I , R) et l’application qui à une fonction associe sa limite en a est linéaire.

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Propriété ; limite d’un produit.


Si f (x) −−−→ ` ∈ R et g (x) −−−→ `0 ∈ R 0 alors : f (x)g (x) −−−→ ``0
x→a x→a x→a

Propriété
L’ensemble des fonctions qui ont une limite au point a est un sous-anneau de
F (I , R).
Et l’application qui à une fonction associe sa limite est un morphisme d’anneau.

Propriété
1 1
Si f a une limite ` non nulle au point a, alors tend vers , lorsque x tend vers a.
f `

Corollaire
g `0
Si f tend ` 6= 0 et g tend vers `0 alors tend vers .
f `

N
O
11.1.5.c) Fonctions qui tendent vers l’infini
RR
Propriété
Les fonctions qui tendent vers l’infini sont stables :
— par addition
.A

— par multiplication par un réel strictement positif


— par multiplication une fonction minorée par un nombre strictement positif.
sO

Propriété
1
Si f tend vers +∞ alors tend vers 0.
f
ur

B Attention !
Co

1
f peut tendre vers 0 sans que ait une limite si son signe change.
f
1
Si elle est de signe constant au voisinage de a, alors tend vers + ou - ∞.
f
1
f (x) = sin (x) tend vers 0 en +∞, mais en changeant de signe.
x

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11.1.6 Théorèmes d’existence de la limite


11.1.6.a) Limite d’une fonction monotone

Théorème de la limite monotone


Soit f une fonction réelle croissante définie sur [a, b[. On a 2 cas :

— Si f est majorée,
© alors f a une limite finie ª en b et :
lim f (x) = sup f (x), x ∈ [a, b[ , x ∈ [a, b[
x→b

— Si f n’est pas majorée, alors f tend vers +∞ en b.

— On suppose f majorée. Soit : ` = sup f (x), x ∈ [a, b[ , x ∈ [a, b[


© ª
Démonstration.
Soit ε > 0. ∃x 0 ∈ [a, b | ` − ε < f (x 0 )
Et comme f est croissante :
∀x ∈ [x 0 , b[ : ` − ε É f (x 0 ) É f (x) É ` ⇒ f (x) ∈ [` − ε, ` + ε] ⇒ ¯ f (x) − `¯ É ε
¯ ¯

On pose : η = b − x 0 ¯

N
Et on a : |x − b| É η ⇒ ¯ f (x) − `¯ É ε
¯

On a démontré que : f (x) −−−→ `

O
x→b
— On suppose f non majorée.
Soit A ∈ R. Comme f n’est pas majorée, ∃x 0 | A < f (x 0 ).
RR
Comme f est croissante, on a : x 0 É x ⇒ A < f (x 0 ) É f (x).
On pose : η = b − x 0 et on a :
|x − b| É η ⇒ A É f (x)
.A

On a démontré que : f (x) −−−→ +∞


x→b
sO

Théorème de la limite monotone


Soit f une fonction réelle croissante définie sur ]a, b]. On a 2 cas :
— Si f est minorée,© alors f a une limite finie ª en a et :
ur

lim f (x) = int f (x), x ∈ ]a, b] , x ∈ ]a, b]


x→a
— Si f n’est pas minorée, alors f tend vers −∞ en a.
Co

Démonstration. Si f est décroissante, on considère la fonction croissante − f .


Et on applique le théorème précédent.

Corollaire
Si f est monotone sur un intervalle, alors f admet en tout point une limite à droite
et une limite à gauche.

11.1.6.b) Limite d’une fonction composée.

Théorème de composition des limites


Soient f et g deux fonctions réelles définies sur I et J , avec f (I ) ⊂ J , et a et b ap-
partenant à I¯ et J¯, tels que : lim f (x) = b et lim g (x) = ` alors :
x→a x→b

lim (g ◦ f )(x) = `
x→a

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Démonstration. Soit ε > 0. ∃δ > 0 |:¯ ¯ y − b ¯ É δ ⇒ ¯g (y) − `¯ É ε


¯ ¯ ¯ ¯

∃δ0 > 0 | |x − a|¯ É δ0 ⇒ ¯ f (x)


¯ − b É δ et :
¯
¯
0
|x − a| É δ ⇒ ¯g ( f (x)) − `¯ É ε

Corollaire
En particulier, la composée de deux fonctions continues est continue (locale ou
globale).

Exemples:
µ ¶
1
x sin −−−−−→ 1.
x x→+∞

11.1.6.c) Caractérisation de la limite avec les suites

Théorème
Soit f une fonction telle que lim f (x) = ` .

N
x→a
Soit u une suite qui tend vers a, alors f (u n ) tend vers `.

Démonstration. Soit ε > 0.


O
RR
On suppose a et l réels.
∃η > 0 | |x − a| É η ⇒ ¯ f (x) − `¯ É ε
¯ ¯

∃N ∈ N | n Ê N ⇒ ¯ |u n − a| ¯É η.
.A

On a : n Ê N ⇒ ¯ f (u n ) − `¯ É ε
On a démontré que : u n → a.
sO

Les autres cas, se traitent de façon identique.

Théorème
f converge vers `, si et seulement si toute suite u n qui converge vers a, vérifie
ur

f (u n ) tend vers `
Co

Démonstration. Contraposée. On suppose que f ne tend par vers `, alors on peut


construire une suite qui tend vers a et telle que f (u n ) ne tende pas vers `.
f ne tend pas vers ` si et seulement si : ¯
∃ε > 0 | ∀η > 0∃x | |x − a| É η et ¯ f (x) − `¯ > ε
¯
1
On pose : η n = et on choisit u n tel que :
n
1 ¯¯
|u n − a| É et f (u n ) − `¯ > ε.
¯
n
La suite (u n ) tend vers a mais f (u n ) ne tend pas vers `.

Remarque. Ce théorème est utile pour :


— prouver la limite éventuelle de la fonction.
— Montrer qu’une fonction n’a pas de limite. Exemple : x 7→ sin(x) n’a pas de limite en
π
+∞. u n = 2nπ et v n = + 2nπ
2
f (u n ) = 0 et f (v n ) = 1 convergent vers des limites différentes. La fonction n’a pas de
limite en +∞.

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11.2 Aspect local : continuité d’une fonction en un point

11.2.1 Définition et prolongement par continuité

Définition : continuité en un point.


Soient f : I 7→ R et a un réel de l’intervalle I .
Si la limite en a existe elle ne peut être que f (a) et on dit que la fonction est conti-
nue en a (local) : lim f (x) = f (a)
x→a

Remarque. On ne peut parler de continuité au point a, que si a est un réel, et que la fonction
est définie en a.

Définition : prolongement par continuité.


Soient a un réel de I¯, et f une fonction définie sur I \ {a}.
Si a une borne de l’intervalle I ou si la fonction est définie sur I \{a}, et qu’elle a une

N
limite réelle en a, alors on peut la prolonger par continuité au point a, en posant :
f (a) = lim f (x)
x→a

O
RR
Remarque. Pour le prolongement par continuité, au départ la fonction n’est pas définie en a.
On lui donne une valeur en a, pour que le fonction ainsi prolongée soit continue en a.

Exemples:
.A

— fonctions usuelles, fonctions puissances prolongées en 0.


ϕα (x) = x α = e α ln(x) α ∈ R . Si α > 0 , alors la fonction se prolonge par continuité
sO

en 0, en posant :
ϕa (x) → 0
x→0
sin(x)
— f (x) = . On a : f (x) → 1 .
ur

x x→0
La fonction f peut être prolongée par continuité en 0 en posant f (0) = 1.
Co

11.2.2 Continuité à droite, et à gauche

Définition
f est continue à droite au point a si la restriction de f à D = [a, +∞[ ∩ I est conti-
nue.

Définition
f est continue à gauche si la restriction de f à D = ]−∞, a] ∩ I est continue.

Théorème
f est continue à droite au point a si et seulement si la limite à droite en a existe et
est f (a).

Théorème
f est continue à gauche au point a si et seulement si la limite à gauche existe et est
f (a).

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Théorème
f est continue au point a si et seulement si elle est continue à gauche et continue
à droite, au point a.

Exemples:
• fonction partie entière.
Elle est continue en tout point de R/Z .
En tout point de Z , elle est continue à droite et discontinue à gauche.
− 1
• f (x) = 0 si x É 0 et f (x) = e x 2 se x > 0.

* Méthode
On étudie la continuité à droite et à gauche, lorsque la fonction a des expres-
sions différentes à gauche et à droite de a.

11.2.3 Image d’une suite par une fonction continue

N
Théorème

O
Soit f une fonction continue en a, et u une suite d’éléments de I telles que : lim u =
a ∈ I . Alors : lim f (u n ) = f (a)
RR
Application : u n+1 = f (u n ), la limite ` éventuelle doit vérifier nécessairement :
` = f (`).
.A

11.2.4 Opérations
sO

11.2.4.a) Combinaisons linéaires.

Propriété
ur

— La somme de deux fonctions continues en a est continue en a.


— Le produit d’une fonction continue en a par un scalaire est une continu en
a.
Co

Les deux propriétés se traduisent par : toute combinaison linéaire de fonctions


continues en a est continue en a.

11.2.4.b) Produit et quotient

Propriété
— Le produit de deux fonctions continues en a est continue en a.
— Le quotient de deux fonctions continues en a avec le dénominateur qui ne
s’annule pas est continue en a.

11.2.4.c) Composition

Propriété
Soient f : I 7→ R et g : J 7→ R. Si f est continue en a et g est continue en f (a), alors
g ◦ f est continue en a.

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11.3 Aspect global : continuité d’une fonction sur un in-


tervalle

11.3.1 Définition et propriétés générales

Définition
La fonction f est continue sur l’intervalle I (global) si elle est continue en tout
point a (local) de I .
f est continue sur I si et seulement si : ∀a ∈ I : lim f (x) = f (a)
x→a

Propriétés
— L’ensemble des fonctions continues d’un intervalle à valeurs dans I est noté
C 0 (I , R) ou C (I , R).
— C 0 (I , R) est un sous-espace vectoriel de F (R, R).
Il est contient la fonction nulle et est stable par combinaisons linéaires.
∀(α, β) ∈ R2 , ∀( f , g ) ∈ (C 0 (I ))2 ) : α f + βg ∈ C 0 (I )

N
— C 0 (I , R) est un sous-anneau de F (R, R) .
Il contient la fonction constante égale à 1, et est stable par addition et par

O
produit.
Remarque :(*) c’est un sous-espace vectoriel et un sous-anneau.
RR
C’est une sous-algèbre de l’ensemble F (I , R).
g
— Si f ne s’annule pas sur I , et f et g deux éléments de C 0 (I , R), alors ∈
f
.A

C 0 (I , R)
— sup( f , g ) et inf( f , g ) sont continues et en particulier f + = sup( f , 0) et f − =
sO

sup(− f , 0) sont continues.


¯ ¯ ¯ ¯
f + g +¯f − g¯ f + g −¯f − g¯
sup( f , g ) = et inf( f , g ) =
¯ ¯ 2 ¯ ¯ 2
f + ¯f ¯ − f + ¯f ¯
f+= et f − =
ur

2 ¯ ¯2
On a : f = f + − f − et ¯ f ¯ = f + + f − .
f + et f − sont deux fonctions à valeurs positives.
Co

— Soient f : I 7→ R et g : J 7→ R deux fonctions continues telles que f (I ) ⊂ J .


Alors g ◦ f est continue sur I .

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11.3.2 Les grands théorèmes


11.3.2.a) Théorèmes des valeurs intermédiaires

Théorème des valeurs intermédiaires


Soient a et b deux réels tels que : a < b.
Si f : [a, b] 7→ R est une fonction qui vérifie :
• f est continue sur [a, b]
• f (a) et f (b) sont de signes différents : f (a) f (b) É 0
alors :

∃c ∈ [a, b] tel que f (c) = 0

Remarque. On retient : une fonction continue sur un intervalle qui change de signe s’annule
au moins une fois sur cet intervalle.

Démonstration. La démonstration s’effectue en 3 étapes :

N
— Construction de deux suites.
— On démontre qu’elles sont adjacentes.

O
— On montre que la limite commune aux deux suites est un zéro de la fonction.
RR
1. On construit deux suites adjacentes, par la méthode de dichotomie.
On construit les suites par récurrence :
— Initialisation :
.A

On pose : a 0 = a et b 0 = b.
— Hérédité :
sO

an + bn
Soit αn = : αn est le milieu du segment [a n , b n ].
( 2
Si f (a n ) f (αn ) Ê 0 alors on pose :a n+1 = αn et b n+1 = b n .
Si f (a n ) f (αn ) < 0 alors on pose :a n+1 = a n et b n+1 = αn .
ur

Par construction, f (a n ) est du même signe que f (a) et f (b n ) est du même


signe que f (b) : f (a n ) f (a) Ê 0 et f (b n ) f (b) Ê 0.
Co

2. Démontrons que les suites (a n ) et (b n ) sont deux suites adjacentes.


b−a
Démontrons par récurrence que : ∀n ∈ N : b n − a n = n .
2
— Initialisation : la propriété est vraie pour n = 0 :
b−a
b0 − a0 = b − a = 0
2
b−a
— Hérédité. On suppose que : b n − a n = n .
2
On 2 cas :
an + bn
Soit : a n+1 = a n et b n+1 = .
2
an + bn
Soit : a n+1 = et b n+1 = b n .
2
Dans les deux cas on a :
bn − an 1 b − a b − a
a n É a n+1 É b n+1 É b n et b n+1 − a n+1 = = = n+1
2 2 2n 2
b−a
— Conclusion : ∀n ∈ N : b n − a n = n
2
On en déduit que : ∀n ∈ Nb n − an Ê 0.
Et de cette inégalité, on déduit que (a n ) est croissante et (b n ) est décroissante.

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On a démontré que :
— ∀n ∈ N, a n É b n
— La suite (a n ) est croissante et la suite (b n ) est décroissante.
b−a
— Et lim b n − a n = 0 car b n − a n = n → 0.
n→+∞ 2
3. Les suites (a n ) et (b n ) sont adjacentes.
Elles sont donc convergentes et ont la même limite réelle.
Soit c ∈ R la limite commune des suites (a n ) et (b n ).
Montrons que : f (c) = 0.
(a n ) converge vers c ∈ [a, b] , et f est continue sur [a, b], donc : f (c) = lim f (a n ).
n→+∞
De f (a n ) f (a) Ê 0 on déduit que f (c) f (a) Ê 0. f (c) est du même signe que
f (a).
De même de f (b n ) f (b) Ê 0 on déduit que f (c) f (b) Ê 0. f (c) est du même signe
que f (b).
Or f (a) et f (b) sont de signes contraires. On en déduit que :
Et : f (c) Ê 0 et f (c) É 0 ⇒ f (c) = 0

N
Remarque. C’est une démonstration constructive. On a la preuve de l’existence de c, et en plus

O
une méthode pour approcher sa valeur, avec une précision aussi petite que l’on veut.
RR
Corollaire
Toute fonction polynomiale de degré impair admet au moins une racine réelle.
.A

Démonstration. Les limites en −∞ et +∞ sont −∞ et +∞ si le coefficient dominant


est strictement positif, ou +∞ et −∞.
sO

Dans tous les cas, la fonction est continue et change de signes donc s’annule.

Corollaire
ur

Toute fonction continue sur un intervalle qui ne s’annule pas, est de signe constant
sur cet intervalle.
Co

Théorème des valeurs intermédiaires général


Si f est continue de [a, b] sur R , toute valeur comprise entre f (a) et f (b) est atteinte
par la fonction f sur l’intervalle [a; b].

∀d ∈ [ f (a), f (b)]( ou [ f (b), f (a)]), ∃c ∈ [a, b] | d = f (c)

Démonstration. On considère la fonction g définie sur [a, b] par : g (x) = f (x) − d .


Et on applique le théorème précédent à la fonction g .
g (a) = f (a) − d É 0 et g (b) = f (b) − d Ê 0.
g est continue sur [a, b], change de signe sur cet intervalle, donc s’annule.

Remarque. Dans les problèmes, on utilise souvent la stricte monotonie, pour montrer l’unicité
de la solution.

Théorème des valeurs intermédiaires abstrait


L’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.
Autrement dit, une fonction continue transforme un intervalle en un invervalle.

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Démonstration. Soient y 1 et y 2 deux valeurs de f (I ).


Soit par exemple x 1 et x 2 tels que : f (x 1 ) = y 1 et f (x 2 ) = y 2 .
Soit : d ∈ J = [y 1 , y 2 ], ou J = [y 2 , y 1 ].
On applique le théorème des valeurs intermédiaires.
Et on a : ∃c ∈ J tel que : f (c) = d . Et d ∈ f (I ).
On en déduit que f (I ) est un intervalle.

Remarques:
— La réciproque est fausse en général.
Une fonction peut transformer tout intervalle en intervalle et ne pas être continue.
Par exemple, toute fonction dérivée, vérifie le théorème des valeurs intermédaires
(théorème de Darboux), mais n’est pas forcément continue.
On considère µ ¶la fonction :
1
f (x) = sin si x 6= 0, et f (0) = 0.
x
La fonction f n’est pas continue en 0, car elle n’a pas de limite quand x tend vers 0 en
étant différent de 0. µ ¶
1
Si l’intervalle I ne contient pas 0, alors x 7→ sin est continue et f (I ) est un inter-
x

N
valle.
Si 0 ∈ I , alors f (I ) = [0, 2π], qui est un intervalle.

O
— On verra que si la fonction est monotone, elle est continue si et seulement si elle trans-
forme un intervalle en un intervalle.
RR
— Si la fonction est continue, elle transforme les intervalles fermés et bornés en inter-
valle fermé et borné.

Théorème
.A

Soit une fonction f : [a, b] 7→ R. Si :


— f est continue,
sO

— strictement monotone
— et change de signe sur [a, b],
alors elle admet un unique zéro sur cet intervalle.
ur

Démonstration. Elle est continue et change de signe sur [a, b]. Elle admet donc un
Co

zéro sur cet intervalle.


Elle est strictement monotone donc injective. Elle s’annule en un unique point.
La continuité et le changement de signe donne l’existence.
La stricte monotonie donne l’unicité.

11.3.2.b) Réciproque d’une fonction continue strictement monotone

Théorème
Soit f est une fonction monotone sur un intervalle I .
f est continue si et seulement si f (I ) est un intervalle.

Démonstration. On utilise l’existence de la limite à droite et à gauche pour une


fonction monotone et on fait une démonstration par l’absurde.
On suppose f croissante sur I .
On suppose qu’il existe a ∈ I , tel que f ne soit pas continue en a.
Au point a, il existe une limite à droite et une limite à gauche.
Supposons que la limite à droite `, soit différente de f (a).

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On a : f (a) < `.
Soit d tel que f (a) < d < `.
` = lim+ f (x). Il existe b ∈ I , tel que :
x→a
` É f (b). ` = i n f { f (x), a < x}.
On a : f (a) < d < f (b).
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe c ∈ [a, b] tel que : f (c) = d .
On a : a < c et f (c) < `, contradiction avec : ` = i n f ( f (x), x > a)

Théorème de la bijection
Si f est une application continue strictement monotone sur un intervalle I , alors
elle réalise une bijection de I sur J = f (I ) qui est un intervalle.
La bijection réciproque f −1 : J 7→ I est continue et strictement monotone de même
monotonie que f .

Démonstration. On a : f −1 (J ) = I . f −1 est monotone et transforme un intervalle en


un intervalle.

N
D’après ce qui précède. f −1 est continue.

O
Remarques:
Ce théorème est utile pour démontrer la continuité des fonctions réciproques : arccos, arcsin,
RR
arctan, argsh, argch, argth.

11.3.2.c) Image d’un intervalle fermé et borné.


.A

Théorème
L’image par une fonction continue d’un intervalle fermé borné est un intervalle
sO

fermé borné.
Si f est continue sur [a, b], alors :
f ([a, b]) = [m, M ] avec m = mi n f (x) et M = max f (x)
x∈[a,b] x∈[a,b]
ur

Et : ∃x 1 ∈ [a, b] | f (x 1 ) = m et ∃x 2 ∈ [a, b] | f (x 2 ) = M
Retenir : une fonction continue sur un intervalle fermé borné est bornée et atteint
Co

ses bornes.

Remarque. Cela signifie que f prend toutes les valeurs comprises entres m et M .

Exemple. Soit f une fonction continue sur [a, b] telle que : ∀x ∈ [a, b] : 0 < f (x).
Montrer qu’il existe m > 0 tel que : ∀x ∈ [a, b] : m É f (x).
Le minimum de f est atteint en un point x 0 et on pose : m = f (x 0 ).

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11.4 Continuité des fonctions à valeurs complexes

Définition
a ∈ I , ` ∈ C et f ∈ F (I , C) ; f (x) → ` ⇔ | f (x) − `| → 0
x→a x→a

Propriété
La limite si elle existe est unique.

Propriété
f tend vers ` = a + i b(a, b) ∈ R2 , si et seulement si Re( f ) et Im( f ) tendent respecti-
vement vers a et b lorsque x tend vers a.

Propriété
Toute fonction qui a une limite finie en a est bornée au voisinage de a.

N
Définition
f est continue en a si f (x) → f (a) .

O
x→a
RR
Propriété
f est continue en a si et seulement si Re( f ) et Im( f ) sont continues en a.
.A

Propriété
f est continue sur I si et seulement si elle est continue en tout point de I .
sO

Propriété
f est continue sur I si et seulement si Re( f ) et Im( f ) sont continues sur I .
ur

Propriété
Co

Opérations sur les limites (continuité) : combinaison, linéaire, produit et quotient.

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