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TABLEAU

Formes de bénévolat/volontariat :

LES FORMES DE VOLONTARIAT

Différentes modalités et formes de volontariat existent, permettant aux jeunes de


s’engager dans des projets, en France ou à l’international, en faveur de l’intérêt général.
1)Le service civique

Le service civique peut prendre différentes formes. La forme principale est l’engagement
de service civique, ouvert aux jeunes âgés de 16 à 25 ans et donnant lieu à une indemnité
prise en charge par l’État. La loi du 10 mars 2010 prévoit que le service civique peut
également prendre la forme d’un volontariat associatif pour les personnes âgées de plus
de 25 ans. Il consiste en une mission d’intérêt général effectuée à temps plein pendant 6 à
24 mois, en France ou ailleurs dans le monde, dans une structure agréée par l’Agence du
service civique.

2)Le volontariat franco-allemand - VFA


Associations françaises et allemandes envoient et accueillent simultanément un ou
plusieurs jeunes volontaires et assurent leur accompagnement en concertation. Le
volontariat franco-allemand est donc basé sur la réciprocité et le partenariat associatif.
Pour les jeunes Français ou résidents en France, ce volontariat prend la forme d’un
service civique effectué en Allemagne, en réciprocité avec de jeunes Allemands qui font la
même expérience d’engagement en France.

3)Le service volontaire européen - SVE


Destiné à encourager la mobilité des jeunes de 18 à 30 ans, le SVE leur permet de se
mettre au service d’un projet d’intérêt général à l’étranger durant 2 à 12 mois, et de vivre
une expérience formatrice, de développer leur citoyenneté active et de faire preuve de
solidarité, de découvrir une autre culture, une autre langue, etc.

4)Le volontariat de solidarité internationale - VSI


Le volontariat de solidarité internationale consiste en un engagement d’une personne
majeure pour une mission de développement ou d’urgence humanitaire dans un pays du
Sud ou de l’Est, au sein d’une association reconnue par l’Etat et agréée, pour un temps
déterminé. Ce volontariat est un engagement à l’international du service civique.

5)Le volontariat international en entreprise - VIE


Destiné principalement aux étudiants, jeunes diplômés, ou chercheurs d’emploi, de 18 à
28 ans, le Volontariat International en entreprise permet au volontaire d’effectuer une
mission d’ordre commercial, technique ou scientifique au sein d’une entreprise française à
l’étranger, pendant 6 à 24 mois.
6)Le volontariat international en administration – VIA
D’une durée de 6 à 24 mois, le volontariat international en administration (VIA) s’adresse
aux jeunes de 18 à 28 ans désirant participer à l’action de la France dans le monde en
matière d’action culturelle, de protection de l’environnement, de développement technique,
scientifique et économique, et d’action humanitaire.

7)Le volontariat pour l’insertion - Défense 2e chance


Le volontariat pour l’insertion, dispositif « Défense 2ème chance » (D2C), permet aux
jeunes de 18 à 21 ans en échec scolaire ou en difficulté d’insertion sociale et
professionnelle, de bénéficier d’une formation durant 6 à 24 mois.

8)Le volontariat de sapeur-pompier


"196 800 sont sapeurs-pompiers volontaires. Ce sont des hommes et des femmes,
citoyens ordinaires, qui, en parallèle de leur profession ou de leurs études, tout en tenant
compte de leur vie familiale, ont choisi de conserver une disponibilité suffisante pour
répondre immédiatement à toute alarme émise par le centre de secours dont ils
dépendent. Ils suivent régulièrement des formations et peuvent assurer tous les types de
missions incombant aux services d’incendie et de secours. 56% des volontaires ont moins
de 35 ans. Ils perçoivent une indemnité sous forme de vacations horaires ainsi qu’une
"prestation de retraite" lorsqu’ils ont accompli au moins 20 ans de service".

LES FORMES DE BENEVOLAT :

• La théorie et la pratique distinguent le « bénévolat informel » (aide aux voisins,coup


de main...), appelé parfois bénévolat direct ou bénévolat de proximité, du «
bénévolat formel ». Ce dernier s’exerce dans le cadre d’une structure,le plus souvent
associative.

Recherches :

Le bénévolat se définit comme le concours apporté par une personne à l'organisation,


l'animation ou encore le fonctionnement d'un organisme sans but lucratif, en dehors de
tout lien de subordination. Il doit s'agir d'un engagement libre sans contrepartie de quelque
nature que ce soit.

Le bénévolat se distingue du salariat et du volontariat associatif.

—>Dans le cas du salariat , il existe un lien de subordination et un salaire versé au


salarié. Ainsi ,selon la jurisprudence ,est requalifié salarié d'une association
l'accompagnateur d'un stage en montagne, ayant bénéficié d'avantages en nature,
de nourriture et de logement qui s'apparentent à une rémunération et enlèvent ainsi
son caractère bénévole à son activité (Soc. 17 avr. 1985: Bull. civ. V, no 238).

—>Dans le second cas, le volontariat doit se distinguer du bénévolat en ce qu'il


permet à un individu de s'engager auprès d'un organisme sans but lucratif pour une durée
déterminée (qui ne peut excéder 3 ans). S'il accomplit, comme le bénévole, sa mission
sans contrepartie, il peut néanmoins percevoir une indemnisation lui permettant d'assurer
sa subsistance.
Le volontariat ne peut s'exercer qu'au sein d'une association ou fondation agréée à cet effet soit par
le ministre chargé de la vie associative, soit par le préfet. L'importance du bénévolat pour le monde
associatif justifie qu'un certain nombre de garanties et de droits soient accordés aux bénévoles.
Dans le même sens, les pouvoirs publics ont développé une politique incitative en faveur
du bénévolat. L'exercice du bénévolat est ainsi encouragé auprès des salariés en
permettant la prise en compte, par les accords collectifs, des contraintes résultant de
l'exercice de fonctions de responsabilité bénévoles par certains salariés.
Le salarié peut ainsi bénéficier d'un congé de représentation, lui permettant comme son
nom l'indique, de représenter une association aux réunions d'une commission ou d'une
instance publique instituée par la loi, un décret ou un arrêté, placée auprès d'une autorité
de l'État ou d'une collectivité territoriale (pour un maximum de 9 jours par an) (C. trav., art.
L. 3142-51). Le salarié peut également utiliser ses jours de réduction du temps de travail
(RTT) pour une activité bénévole(L. no 2000-37 du 19 janv. 2000 relative à la réduction
du temps de travail).

Il peut solliciter un congé solidaire (de 2 à 4 semaines) lui permettant de se consacrer à un


projet d'aide au développement porté par une structure d'un pays du Sud. Cette mission
est exercée sur ses congés annuels, avec le soutien financier de l'employeur pour les frais
de mission. Ou encore un congé de solidarité internationale (6 mois au maximum) lui
permettant de participer à une mission d'entraide située hors de France. Dans ce cas, sa
rémunération est suspendue (C. trav., art. L. 3142-32).

Facilité également au regard de la situation de certains bénévoles comme les retraités ou


encore les chômeurs. La loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte
contre les exclusions (C. trav., art. L. 5425-8) a reconnu aux demandeurs d'emploi la
possibilité d'exercer une activité bénévole.Ce bénévolat ne peut pas s'exercer chez un
précédent employeur, ni se substituer à un emploi salarié, il doit rester compatible avec
l'obligation de recherche effective et permanente d'un emploi.

S'agissant des retraités, ceux-ci peuvent être bénévoles à condition que leur action ne
vienne pas se substituer à une activité salariée. Ce bénévolat n'a pas de conséquence sur
leur pension de vieillesse, même s'ils ont été salariés de cette association avant leur
retraite. En revanche, les pré-retraités ne peuvent pas être bénévoles dans l'association
au sein de laquelle ils ont travaillé avant qu'ils ne soient mis en pré-retraite.

Les pouvoirs publics ont également souhaité promouvoir l’activité bénévole en termes de
formation avec la création, dès 1985, d'un fonds destiné à financer des actions de
formation (L. no 84-1208 du 29 déc. 1984, de finances pour 1985, art. 62). Le Fonds de
développement de la vie associative (FDVA) permet l'attribution à des associations de
subventions destinées, à titre principal, au financement d'actions de formation tournées
vers la conduite du projet associatif, au bénéfice des bénévoles responsables élus,
responsables d'activités ou adhérents (Décr. no 2011-2121 du 30 déc. 2011 relatif au
fonds pour le développement de la vie associative).

De même, ont été créés des dispositifs permettant d'obtenir la validation de l'expérience
associative aux fins d'accéder à des formations ou d'obtenir un diplôme. On peut citer
l'exemple de la licence professionnelle avec la possibilité d'accéder aux formations
conduisant à cette licence par la validation des études, des expériences professionnelles
ou acquis personnels (Arr. du 17 nov. 1999 relatif à la licence professionnelle).
La loi no 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté a également
créé le dispositif de la réserve civique, permettant à tout volontaire de plus de 16 ans de
servir les valeurs de la République en participant, bénévolement et occasionnellement,
à la réalisation de projets d'intérêt général. Les missions relatives au service civique
peuvent être pratiquées au sein d'une personne morale de droit public mais également au
sein d'organismes sans but lucratif au titre d'un projet d'intérêt général répondant aux
orientations de la réserve civique et aux valeurs qu'elle promeut. Toute association
d'intérêt général est donc susceptible d'accueillir ces réservistes. Ne sont pas concernées
les associations cultuelles, politiques, les organisations syndicales, les congrégations,
ainsi que les fondations d'entreprise.

Cette même loi met en place un congé pour l'exercice de responsabilités associatives
ouvert à tout salarié du secteur privé ou à tout agent public lui permettant de siéger à titre
bénévole au sein des organes d'administration et/ou de direction d'une association et d'y
exercer des fonctions de direction ou d'encadrement. Ce dispositif ne concerne que les
associations poursuivant un intérêt général, au sens des dispositions de l'article 200, 1, b
du code général des impôts, et déclarées depuis au moins trois ans.

Le bénévolat constitue un engagement libre et sans contrepartie de quelque nature que


ce soit, dans le cadre d'un contrat moral. Le bénévole participe à l'animation et au
fonctionnement d'un organisme d'intérêt général, en dehors de tout lien de subordination.

Le Conseil économique, social et environnemental a rappelé que le bénévole se définit


comme «celui qui s'engage librement pour mener une action non salariée en direction
d'autrui en dehors de son temps professionnel et familial». Il en découle qu'à la différence
d'un travail salarié, le bénévolat se caractérise par l'absence de tout lien de subordination
juridique et de toute rémunération sous quelque forme que ce soit (ni en espèces, ni sous
forme d'avantages en nature)

Le bénévolat se caractérise par la participation à l'animation et au fonctionnement d'un


organisme sans but lucratif, sans contrepartie, ni aucune rémunération sous quelque
forme que ce soit en espèces ou en nature hormis, éventuellement, le remboursement
pour leur montant réel et justifié des dépenses engagées par les bénévoles dans le cadre
de leurs activités associatives. *

Les joueurs membres d'une association sportive ne répondent pas à la définition fiscale du
bénévolat puisque leur participation à la vie associative a pour contrepartie directe l'accès
au sport qu'ils ont choisi de pratiquer ou d'enseigner. Or le bénévolat doit rester exclusif de
toute contrepartie, directe ou indirecte. *

Le bénévole peut être remboursé de toutes les dépenses engagées dans le cadre de ses
activités associatives sur la base de leur montant réel et justifié; 7

Les frais engagés par les joueurs pour la pratique d'un sport ne sont pas éligibles à la
réduction d'impôt prévue par l'art. 200 CGI même lorsque ces derniers renoncent à leur
remboursement. En revanche, les frais engagés par les entraîneurs, éducateurs ou
arbitres strictement au titre de leur activité bénévole, ainsi que ceux supportés par les
autres personnes bénévoles de l'association, y compris les dirigeants, sont susceptibles
d'ouvrir droit à l'avantage fiscal, par exemple pour les déplacements réalisés lors du
transport gratuit des joueurs sur le lieu de leur activité sportive.

S'agissant de la prise en compte de leurs frais, les bénévoles peuvent soit en demander
le remboursement à l'association, soit y renoncer expressément et bénéficier de la
réduction d'impôt relative aux dons prévue à l'art. 200 CGI. Pour que les bénévoles
puissent bénéficier de cette réduction d'impôt pour les frais qu'ils engagent, l'association
doit répondre aux conditions définies à l'art. 200 CGI, c'est-à-dire avoir pour objet l'un de
ceux limitativement énumérés audit article et être d'intérêt général, ce qui implique que
son activité ne soit pas lucrative, que sa gestion soit désintéressée et que l'organisme ne
fonctionne pas au profit d'un cercle restreint de personnes. En outre, il doit être établi que
toute personne placée dans la même situation aurait pu obtenir le remboursement effectif
par l'association des frais engagés, si elle en avait fait la demande.
Ensuite, ces frais, engagés dans le cadre de l’activité bénévole pour participer à des
activités entrant strictement dans le cadre de l'objet de l'association, doivent être dûment
justifiés. Enfin, le contribuable doit renoncer expressément au remboursement de ces frais
par l'association et l'organisme doit conserver, à l'appui de ses comptes, les pièces
justificatives correspondant aux frais engagés par le bénévole.

La L. no 2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à l'engagement


éducatif a créé un statut de volontariat associatif dans le cadre d'un contrat de droit privé.
Ne relevant pas du C. trav., le contrat de volontariat est conclu par écrit entre une
association agréée ou une fondation reconnue d'utilité publique et une personne de plus
de seize ans, de nationalité française ou communautaire, ou résidant régulièrement en
France depuis plus d'un an. La mission de volontariat ne peut durer plus de deux ans et
une même personne ne peut accomplir plus de trois ans de volontariat au cours de sa vie.
Les volontaires disposent, durant le temps de leur engagement, d'une protection sociale
complète ainsi que d'une indemnité mensuelle. Les associations qui bénéficieront de
l'agrément au titre du volontariat associatif pourront solliciter l'agrément du service civil
volontaire auprès de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances.
Cet agrément ouvre droit à un financement par cette agence permettant de prendre en
charge tout ou partie de l'indemnité versée au volontaire. * Rép. min. no 102673: JOAN Q
31 oct. 2006, p. 11373.

Les membres adhérents d'une association peuvent accomplir, sous l'autorité du président
de l'association ou de son délégataire, un travail destiné à la réalisation de l'objet social en
ne percevant, le cas échéant, que le strict remboursement des frais exposés par eux et
ceci sans relever des dispositions du C. trav. Toutefois, la seule signature d'un contrat dit
«de bénévolat» entre une association et une personne n'ayant pas la qualité de sociétaire
n'exclut pas l'existence d'un contrat de travail si les conditions en sont remplies. Tel est le
cas lorsque les intéressés effectuent un travail d'accompagnement des voyageurs sous
les ordres et selon les directives de l'association qui a le pouvoir d'en contrôler l'exécution
et de sanctionner les manquements éventuels et lorsqu'ils perçoivent une somme
forfaitaire dépassant le montant des frais réellement exposés. (Soc. 29 janv. 2002)
Ne saurait être reconnu comme bénévole et doit être qualifié de salarié d'une association
un accompagnateur de stage en montagne ayant bénéficié d'avantages en nature, de
nourriture et de logement susceptibles de constituer une rémunération et enlevant à
l'activité son caractère bénévole. :Soc. 17 avr. 1985

Le fonctionnaire mis à disposition d'un organisme privé ne relève pas du bénévolat : Civ.
2e, 21 juin 2005,

23. Lorsque le bénévole engage des frais pour le compte d'une association, celle-ci peut
les lui rembourser sur justificatifs. Ces remboursements de frais ne sont pas soumis à
charges sociales. En revanche, si ces sommes vont au-delà des frais engagés, il s'agit
bien d'une forme de rémunération et la Cour de cassation s'est déjà prononcée à plusieurs
reprises à ce sujet: ces sommes doivent alors donner lieu à cotisations sociales par
l'association qui organise ce service. Il y a lieu d'appeler l'attention sur le fait que, dès lors
qu'un bénévole se trouve dans un lien de subordination avec l'association utilisant ses
services et que son activité à un caractère lucratif au sens des dispositions de l'art. L.
8221-4 C. trav., une requalification de la relation en contrat de travail est toujours
susceptible d'être opérée par les tribunaux. Dans ce cas, le tribunal ou l'Union de
recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF)
pourront exiger le versement d'une rémunération à ces personnes, avec versement des
cotisations sociales.

. Une association sportive a employé une personne en contrat à durée déterminée de 6


mois en contrat unique d'insertion (CUI). Au terme de ce CDD, le salarié poursuit son
activité au sein de l'association sans être rémunéré mais en étant indemnisé pour ses frais
de déplacement. Alors qu'il réclame devant le juge les salaires correspondants, la cour
d'appel constate, au vu des pièces justificatives produites, qu'il a poursuivi son activité en
tant que bénévole et ne saurait prétendre au paiement d'un salaire. ( Soc. 4 nov. 2015)

Selon que le lien établi entre l'association et l'un de ses membres relève du bénévolat ou
du salariat, le contentieux susceptible d'en résulter sera confié au juge administratif ou au
juge judiciaire. Il résulte ainsi des dispositions des art. L. 1411-1 C. trav. que la
compétence expressément attribuée au conseil de prud'hommes suppose l'existence d'un
contrat de travail.C.

Un demandeur d'emploi, même indemnisé, peut exercer une activité bénévole que ce soit
dans une association ou ailleurs. Cependant, il doit, à l'égard de Pôle emploi, respecter un
certain nombre de contraintes. A défaut, il peut être condamné à rembourser les
allocations versées et perdre son droit à indemnisation. L’activité bénévole ne doit pas
s'exercer chez un précédent employeur, ni se substituer à un emploi salarié, et doit
permettre à l'allocataire de respecter ses obligations à l'égard de Pôle emploi. Tel n'est
pas le cas d'une femme qui, pour remplacer un salarié malade, exerce depuis plus d'un an
une activité à temps plein dans l'entreprise de son fils. ●  (Rouen, 9 oct. 2014)

Un demandeur d'emploi ne saurait prétendre au versement d'une allocation chômage à


raison d'une activité bénévole exercée au sein d'une association et ce, alors même, que
précédemment, il accomplissait cette même activité en tant que salarié de l'association.
(Soc. 29 juin 1999)

Si tout demandeur d'emploi peut cumuler ses allocations avec une activité bénévole, c'est
à condition que cette activité ne s'accomplisse pas chez un ancien employeur. (Soc. 23
mai 2017)

La Cour de cassation a pu estimer qu'obtient frauduleusement des allocations de


chômage la personne qui exerce une activité, même bénévole, qui ne lui permet pas
d'accomplir les actes positifs de recherche d'emploi. (Crim. 27 févr. 1996)

Le dommage subi par un bénévole dans l'accomplissement de sa mission associative


entraîne la responsabilité de l'administration dès lors que dans l'accomplissement de cette
mission, le bénévole est regardé comme un collaborateur bénévole du service à l'égard
duquel la responsabilité de l'établissement public peut être engagée en l'absence de faute.
( CE , sect., 31 mars 1999)

Lorsqu'une convention d'assistance bénévole lie une association à un bénévole, celle-ci


est responsable du préjudice subi par ce dernier et doit en conséquence réparer les
conséquences des dommages corporels qu'il a subis, sauf à prouver la faute commise par
le bénévole. ( Reims, 14 janv. 2014, no 12/01237)

Est condamné à 4 mois d'emprisonnement avec sursis et à 5000 euros d'amende le


président d'une association qui n'a pas respecté les obligations entourant l'organisation
d'un spectacle faisant appel à des artistes étrangers. La notion de bénévolat est, en effet,
identique pour des artistes français ou étrangers: elle suppose une absence totale de
rémunération. Dans le cas contraire, l'organisateur est présumé employer des artistes qu'il
recrute en application de l'art. L. 7121-3 C. trav. ( Civ. 2e, 17 janv. 2007)

Définition du bénévole :

- Est considéré comme bénévole au sens strict la personne qui apporte un concours
spontané et désintéressé à une association humanitaire, caritative, ou à une œuvre
sociale, culturelle ou éducative sans but lucratif. Le recours au bénévolat dans les
structures économiques à vocation lucrative est admis avec des réserves (Soc. 14 mars
1973,).
- Même dans le cas où des personnes semblent prêter bénévolement leur concours à
une association, les services de contrôle peuvent vérifier qu'il ne s'agit pas en réalité
d'une relation de travail subordonnée (Soc. 29 janv. 2002 n o 99-42.697) 
-

La loi no 2006-586 du 23 mai 2006 (JO 25 mai) a créé le contrat de volontariat associatif.
Distinct du salariat et du bénévolat, ce contrat, conclu entre une association ou une
fondation reconnue d'utilité publique et une personne âgée de plus de seize ans, organise
une collaboration désintéressée entre l'organisme agréé et le volontaire. Ce type de
contrat, qui n'est pas régi par le code du travail, a pour objet l'accomplissement d'une
mission d'intérêt général n'entrant pas dans le champ d'application de la loi no 2005-159
du 23 février 2005 relative au contrat de volontariat de solidarité internationale, et
revêtant un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif,
familial ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique, à la défense de
l'environnement naturel, à la défense des droits ou à la diffusion de la culture, de la langue
française et des connaissances scientifiques. Les dispositions de la loi du 23 mai 2006
sont complétées par le décret no 2006-1024 du 21 août 2006 qui précise les modalités du
concours financier relatif au volontariat associatif, et le décret no 2006-1205 du
29 septembre 2006 qui énumère les mentions devant figurer dans le contrat de volontariat.

- Dès lors qu'une personne prête son concours à une entreprise relevant du secteur
marchand ou à une association sans but lucratif, les services de contrôle doivent vérifier la
nécessité de la présence de l'intéressé pour le fonctionnement de la structure, ce que la
Cour de cassation appelle aussi la présence utile au fonctionnement. Si tel est le cas, le
bénévolat doit être exclu ; deux solutions sont alors possibles : la personne peut être un
salarié, ou un travailleur indépendant. Il convient alors de vérifier si les conditions de la
subordination juridique entre le prétendu bénévole et la structure sont remplies. Si tel est
le cas, l'emploi de faux bénévoles constitue le délit de travail dissimulé par dissimulation
de salarié. L'élément intentionnel se déduit du montage frauduleux utilisé par l'employeur
pour donner l'apparence du bénévolat à une relation de travail salariée. En l'absence d'un
lien de subordination, il peut s'agir d'un travailleur indépendant qui n'a pas satisfait à ses
obligations d'immatriculation au registre du commerce ou au registre des sociétés.

- Les services de contrôle sont fréquemment confrontés à l'exemple suivant : pour la


rénovation d'une maison individuelle, un propriétaire fait appel à un membre de sa famille,
un ami ou un voisin qui s'avère être un faux bénévole. Cette personne doit-elle être
considérée comme le salarié du propriétaire ou comme un artisan non immatriculé ? Dans
le premier cas, seul le propriétaire doit être mis en cause pour dissimulation de salarié.
Dans le second, l'artisan non immatriculé et le propriétaire sont respectivement mis en
cause pour exercice d'un travail dissimulé et recours à une personne qui exerce un travail
dissimulé. Le faux artisan peut donc être poursuivi, comme le montre l'affaire suivante :
B. H. refaisait à ses moments perdus la toiture de la grange de Madame P., en se faisant
aider par son ami J. K. Se disant bénévoles, ils n'étaient ni l'un ni l'autre inscrits au registre
du commerce et des sociétés ni au répertoire des métiers et n'avaient fait aucune
déclaration sociale ou fiscale. La Cour de cassation confirme la décision qui avait
condamné B. H. : « le prévenu a exercé une activité artisanale à titre lucratif sur un
chantier de réfection complète d'une toiture de 60 m, en omettant volontairement d'une
part, de requérir son immatriculation au répertoire des métiers et de procéder aux
déclarations exigées par les organismes de protection sociale et par l'administration
fiscale, et d'autre part, alors qu'il employait un salarié, d'accomplir au moins deux des
formalités prévues par le code du travail (art. L. 3243-2), la cour d'appel a justifié sa
décision » (Crim. 10 déc. 1996, no 96-80.608 ).

Listes des références :

-Soc. 17 avr. 1985: Bull. civ. V, no 238 : « Ne saurait être reconnu comme bénévole et doit
être qualifié de salarié d'une association un accompagnateur de stage en montagne ayant
bénéficié d'avantages en nature, de nourriture et de logeme nt susceptibles de constituer une
rémunération et enlevant à l'activité son caractère bénévole. »

-Loi no 2000-37 du 19 janv. 2000 relative à la réduction du temps de travail


-Code du travail,art. L. 3142-32.

-Décr. no 2011-2121 du 30 déc. 2011 relatif au fonds pour le développement de la vie associative).

-La Loi no 2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à l'engagement éducatif.

-(Crim. 10 déc. 1996, no 96-80.608 ).

-l'art. L. 7121-3,Code du travail

- Civ. 2e, 17 janv. 2007

-Soc. 17 avr. 1985

-Soc. 23 mai 2017

- art. 1411-1 du Code du travail

- Soc. 29 juin 1999

-CE , sect., 31 mars 1999