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9®*'ANNÉE — N° 6 (Nouvelle Série) NOVEMBRE-DÉCEMBRE 1946

LES
CAHIERS ASTROLOGIQUES
Sous la direction de A. VOLGUINE

SOMMAIRE

A. Volguine .... Astrologie chez les Incas.


André Barbault . . • De Ptoleméé à Morin.
H. Beer................ Fruits statistiques ët autres.
F.-Xavier Kieffer . La Section dzOr dans l’Astrologie (fin).
XXX.............. -.Observations sur quelques conjonctions
importantes.
AIan Léo . ............ Les degrés du Zodiaque et leur significa­
I R. Jacquemin ...
F.-Xavier Kieffer .
tion. x
Le symbolisme des Nombres et Cycles. o\.
Les perturbations cosmiques.
L. Ternier.............. Note sur les thèmes non-généthliaques.
H. Le Riche ..... Hortus Astrologiae : Thème de Jules
Verne. .
'A. Volguine ......... Le Dictionnaire des Constellations (suite).
François Allaens .. Destin de l’Univers (suite).
Les Nouveaux Livres.

EDITIONS DES CAHIERS ASTROLOGIQUES


15, rue Rouget-de-l’lsle, NICE .

Prix : 75 Fn
L'augmentation de Irais occasionnée par des
hausses successives des matières premières allant jus­
qu'à 10 nous oblige à notre grand regret de porter
le prix de /’abonnement pour 19-17 à -100 ir. pour la
France et'150 l'r. pour l'étranger. AToz/s espérons que
nos abonnés et lecteurs accepteront cette augmenta­
tion exigée par les conditions économiques actuelles,
et nous resteront fidèles. Ils savent que les Cahiers
Astrologiques ne bénéficient d'aucune subvention,
qu'ils refusent les annonces d'officines douteuses
d'horoscopes et ne comptent (pie sur leurs abonnés
pour poursuivre leur tâche de porte-voix du mouve­
ment astrologique,
'Comme par le passé, nous publierons en 1947 des
travaux originaux, des traductions d'œuvres étran­
gères et des pages posthumes inédites de grands as­
trologues disparus au cours de là deuxième guerre
mondiale : E. Caslant, R, Fructus ; K.-E, Krafft et
Gabriel Trarieux d'Egmont, sans compter la publica­
tion de textes anciens. et rares comme « Destin de
I L nivers >• de François Allaeus. D'autre part, une
plus grande place sera réservée à l'analyse'des tra­
vaux de nos confrères anglais et américains de. la
presse astrologique étrangère, .
A’oifs prions nos abonnés de nous envoyer le.
montant de leur abonnement avant le 1’ janvier
1917. Fusse cette date nous ferons parvenir à nos
abonnés de France le premier ATu de 19-47 contre
remboursement de 420 jr„ sauf avis contraire de leur
part.
Les Cahiers Astrologiques.
9"’“ Année — N'1 6 (Nouvelle Série) • Novembre-Décembre 1946

LES
CAHIERS ASTROLOGIQUES
REVUE D'ASTROLOGIE TRADITIONNELLE
Paraissant tous les deux mois sous la direction de
A. VOLCUINE
Rédaction et Administration : Abonnement (6 numéros) :
France : 400 francs — Etranger : 450 francs
15, Rue Rouget-de-l’ls1e
Prix du numéro : 75 francs.
NICE (A.-M.) C. C. Postaux : Marseille 290-35.

Astrologie chez les Incas

Quand‘un ouvrage est terminé, il reste toujours un certain nom­


bre de notes non utilisées,- en marge du volume, mais souvent non
moins intéressantes pour cela. Voulez-vous que nous feuilletions en­
semble’ les notes non utilisées dans « L'Astrologie chez les Mayas
et les Aztèques » ? Elles concernent les Incas.
D’après Carcilase de la Vega, historien péruvien du XVIe siècle,
fils de Sabastiano et d’une princesse inca de sang royal, le grand
prêtre du Soleil ne communiquait ses prévisions de l’avenir collectif
qu’au roi et il ne lui était pas permis de divulguer ce qu'il savait de
la science divine. Cette remarque prouve, d’un côté, que l’Astrologie
américaine (car vraisemblablement la même chose exista chez les
Mayas et les Aztèques) était scellée par le secret initiatique, ce
qui rend encore plus difficile toute tentative de sa reconstitution et,
d’autre côté, que l’éthique astrologique était autrement plus déve­
loppée que de nos jours quand les astrologues se plaisent à jeter dans
la foule leurs prédictions de guerres et de calamités multipliées à.
l’infini dans le roulernent des rotatives !
Bien qu’il soit d’usage de parler de la « superstition » et du
fatalisme des peuples américains (comme d’ailleurs de toutes les ci­
vilisations qui nous ont précédés), ils ont certainement eu la même
idée du libre-arbitre que les meilleurs esprits de l’Occident M. Mar-
282 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

montai, un académicien du XVIII” siècle (donc un « immor el » ou­


blie de nos jours) met dans la bouche du grand pretre ces paroles
qu’il a probablement trouvées dans un ouvrage antérieur, inconnu de
moi :
...« Si l’avenir était inévitable, ce dieu bienfaisant (Soleil,) nous
épargnerait la douleur de le prévoir ; et sans nous affliger d avance
du pressentiment de nos maux, il laisserait à I esprit humain son
aveuglement salutaire, et au temps son obscurité. Puisqu'il, daigne
nous éclairer, ce n’est pas inutilement ; et les malheurs qu il nous
annonce, peuvent encore se détourner »... (I)
De même que la civilisation japonaise est attribuée à la manifes­
tation directe de la Déesse du Soleil et du Dieu de la Lune, — ce
qui, en somme, veut dire que l’évolution de l’humanité dépend en
tout premier lieu des forces extra-terrestres, — la civilisation des In­
cas est attribuée par les légendes aux deux enfants du Soleil — le
sage Manco et la belle Oello, sa sœur et son épouse. Ils transforment
les peuplades sauvages et nomades en sédentaires, changent leur re­
ligion et fondent l'empire des Incas. A une lieue de Cusco, au bord
du lac, s’élevait au moment de la conquête un magnifique temple
au Soleil construit, selon les croyances, à l'endroit exact où les en­
fants du Soleil descendirent sur la terre.
C était le centre de l’empire organisé, comme tous les anciens
états, selon les règles de la Géographie Astrologique (2), bien qu’un
peu spéciale : l’adaptation locale de ces règles voulut qu’il y eut 13
villages à l’orient (comme nous l’avons vu au cours de ('Astrologie
chez les Mayas et les Aztèques, c’était le chiffre préféré des anciens
américains), 40- au midi,'30- à l’occident et 20- au nord. Cette
répartition correspondait certainement aux facteurs .cosmiques bien
que ces correspondances nous échappent.
Garcilaso de la Vega cité plus haut, qui communique ces don-
nces, a conserve les noms des 12 empereurs qui ont régné'sur le
?rem,e/e VUe' Ce Chiffre Semble être symbolique comme
te œ ch?nJ£'S grlteS * deS Gnq Souverains de l’ancienne his-
tuire cbinoise, mais I histoire connaît fréquemment de ces soi-disant
« coïncidences », comme les 12 maréchaux de Bonapart?o? certaT
nes dynasties européennes disparues après avoir «fourni 12 mis

pondre exactemen^aux Jo des 'nCas semblent corres-


port avec ces derniers £ léFhfstOriogÏÏp^® En Set"]’5
Manco est l'initiateur et le ’ tn ®"et> ,e premier
le Bélier commence la roue zodiacale c°™mence la série comme
sa douceur, sa persuation et « î ;f,ls a'né Sinchi Roca Par
- tés du Taureau, deuxième signe P™?' e nÜ sont"eHes pas les quali-
Loque Yupangué quMuTsuSa ’ '’empire vers ’e midi,
vers les 4 points cardinaux en forçant h3 aCCrOissement du PaVs
, ■ ’ en ror?a"t la soumission de ses voisins

- V,.;r Parh- 777» tome i, p.


ASTROLOGIE CHEZ LES INCAS 283

sans verser leur sang (le troisième signe, celui des Gémeaux n’est-il
pas celui des voisins).
Le quatrième roi Maïta Capac fut obligé de combattre pour
conquérir le pays de Cunti Suyu. Le cours du Soleil a changé depuis
de solstice et avec lui les méthodes. Néanmoins, on le représente
comme un souverain clément qui se fait aimer par les peuples vain­
cus.
La tradition affirme, que son successeur, le ‘fils ainé du précé­
dent, Capac Yupangué fit des conquêtes beaucoup plus grandes que
ses prédécesseurs (en analogie certaine avec le signe royal et expan­
sif du Lion). Il élargit l’empire jusqu’à la mer au couchant ; jusqu’à
Tarira, au pays des Charcas au midi ; jusqu'au pied de la montagne
des Antis à l’orient, et jusqu’à Racuna, dans la province de Chinca,
au nord. On le représente comme un des plus grands souverains incas
et son retour à Cusco fut le plus beau triomphe.
Il semble qu’à partir du sixième inca - Roca surnommé Pleure-
Sang, l’empire entre dans une époque de décadence. L’agrandisse­
ment cesse (d’ailleurs, le signe de la Vierge n'est pas celui de l’ex­
pansion).
Le septième Viracocha est représenté comme un roi juste comme
le signe de la Balance, sans que nous connaissions grand-chose de
son règne.
Le huitième - Pachacutec est en lutte avec des révoltes caracté­
ristiques pour le signe du Scorpion.
' Le neuvième porte le nom de Yupangué (comme le troisième
dont le signe correspondant est opposé au Sagittaire, et comme le
cinquième dont le signe zodiacal appartient à la même triplicité que
la neuvième).
Le dixième est Tupac Yupangué dont nous ne connaissons pas
les faits, mais sous le règne du onzième incas - Huaïna Capac le
plus doux et le plus juste des rois (ne sont-ce pas les caractéristiques
du Verseau ?!) trois révoltes formidables embrasent tout l’empire.
En analogie avec la nature réformatrice et même .révolutionnaire du
signe correspondant, ce souverain, en mourant, partage le pays entre
ces deux fils afin de pouvoir surveiller davantage ses sujets. Ces der­
niers étaient en pleine guerre, fratricide quand les conquistadors, de
Pizarre touchaient le sol du Pérou. Ce double pouvoir semblable à
deux poissons du douzième signe du Zodiaque a terminé l’empire des
Incas.
Si nous sommes en présence de l’arrangement astrologique de
l’histoire comme-il y en a tant (I), nous devons y voir une nouvelle
preuve de la connaissance intime de la nature de chaque signe du
Zodiaque. Mais si ces 12 règnes successifs ont réellement existé, il
faut avouer qu’il y a un déroulement cyclique étonnant par sa netteté.
Peut-être un jour reviendrons-nous encore à la question si obscure

(x) Voir, en outre, Le Symbolisme do la Vio légendaire do Mouse.


284 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

de l'ésotérisme astrologique de l'Histoire. Pour le moment, elle sort


de notre sujet et est capable de nous entrainer très loin de I empire
des Incas.
Notons pour terminer que si les prêtres de I empire du Pérou
avaient, comme ceux du Yucatan et du Mexique, la réputation d être
non seulement astrologues, mais aussi magiciens, plusieurs indices
permettent de supposer également l’emploi, consciemment et incons­
ciemment, de la Magie Noire par les Espagnols. Girolamo Benzoni qui
a vécu dans le Nouveau Monde de 1541 à 1555, raconte (1) com­
ment le prêtre sacrilège* Fernand de Luques qui a accompagne Pizar-
re dans son expédition, célébrait une messe particulière sur la poupe
du navire avant le départ qui devait les amener au Pérou. Au cours
de cette cérémonie, qu’on peut qualifier de « messe à rebours »,
il rompit l’hostie en trois, en « scellant du sang dzun Dieu l’alliance »
de Pizarre, d’Almagre (2) et de lui-même. « Ainsi, dit-il, soit partagée
la dépouille des Indiens ! » « Pigliarono l’hostia consacra ta del santis-
simo sacramento, Giorando di non romper mai la fede », dit Benzoni,
C’est un historien auquel on peut se fier, car ses données sont d’une
précision absolue et ses déductions d’une logique impeccable. Ainsi,-
par ex., il prédit dans son ouvrage la décadence de la domination
espagnole dans le Nouveau Monde.

A. VOLGUINE.

U) llistoriu (kl Mon do nuovu... i, 3.


.b,5,.,?’în tarare prétend. dans sa Découverte et conquête du Pérou, i, io,'qu’A]ma-
pre était le fils naturel de Fernand de Luques.

. > Q^el<illes jours après la parution de L’Astrologie chez les Mayas


e? , ^z^9l!eS> de A.y olguine, le docteur Gilbert Grosvenor, président
de Ig Société américaine de Géographie, a annoncé à la presse la décou-
' erte de nouveaux vestiges de la civilisation maya datant de vingt-deux
dansSfrimrfntorOtl/> epres huit années de fouilles au Sud du Mexique,
, i reglou 1era-Cruz. Cinq grosses têtes finement sculntées
dont deux de trois metres de haut et pesant plus de-vingt tonnes cha-
d^ ,°Jeent ° tro'lva lle. la P'"s sensationnelle de cesfouillfs Une
des q estions les plus intéressantes qu'a soulevé celte découverte est
De Pfolémée à Morin

Pour peu qu’un individu vienne à s’occupe^ d’astrologie, il ne tarde


pas à constater la pleine valeur de son édifice séculaire. La notion et la
signification traditionnelles du Zodiaque, des planètes, des maisons et des
aspects, sont aussi bien vérifiées par l’expérience de tous les jours que
contrôlées par les statistiques, telles que Krafft, par exemple,, a pu les
effectuer sur plusieurs milliers de cas.
La reconnaissance des bases traditionnelles de l’astrologie nous
impose le respect des Anciens et nous incite à nous pencher sur leurs
œuvres. Il ne s’agit pas, sans doute, de les croire aveuglément ; notre
conduite intellectuelle ne doit pas cesser d’être critique et objective,
mais elle doit aussi et surtout se montrer compréhensive, s’efforcer de sai­
sir, de sentir, de comprendre ce. qui a été conçu dans un autre esprit que
le nôtre. Certes, tout ce qu’ont dit les Anciens est loin d’être vérité pure,
mais puisque les données initiales ont été même étrangement confirmées,
on est en droit de supposer que leur enseignement contient d'autres exac­
titudes et, donc, d’en attendre de nouvelles vérités. Nous autres, astrolo-
ques du XXP siècle, aurions-nous pu découvrir l’astrologie ? Certes, non.
De même que les bases, dites-vous bien que beaucoup de données ne
nous sont pas accessibles au stade où nous eq sommes de l’esprit collectif
« positiviste ». Si bien qu’il est encore très sage d’aller puiser aux sources
vives des auteurs anciens, des vérités qujen leur temps le génie instinctif
spontané, non faussé par un raisonnement artificiel, pouvait encore perce­
voir. Il n’est qu’une astrologie, celle de la Tradition ; les tentatives de
réforme, d’ailleurs aussi maladroites que malheureuses, sont simplement
le fait d’esprits qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre.
Les réformateurs ont beau faire; ils ne sortiront jamais de la notion des
signes, planètes et maisons, bref des bases traditionnelles ; ils ne peuvent
que compliquer,, escambter ou défigurer ; mais ils feront toujours pâle
figure en face d’une œuvre aussi puissante que celle d’un Morin. Tôt ou
tard, il faudra bien revenir vers la sagesse antique.
La Tradition est donc loin d’être lettre morte, et l’étude des princi­
pales œuvres qui jalonnent l’histoire astrologique est, à mon avis, de
première nécessité. Surtout quand on compare diverses œuvres anciennes
nouvellement traduites, à la faiblesse et l’inégale qualité, souvent médio­
cre, de productions contemporaines parmi l’abondante floraison des dix
dernières années. Les traductions ont été jusqu’ici assez pauvres. De tou­
tes les œuvres de grands noms, Ptolémée, Cardan, Firmicus Maternus,
Villon, Ferrier, Junctin, Morin..., seuls quelques bribes, quelques frag­
ments d'auteurs nous sont connus. Les Cahiers Astrologiques sont certai-
286 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

ncmcnt bien inspirés de s’engager dans la voie des traductions ; à nous


de les soutenir.
Parmi les sources de la Tradition, on a coutume d’en admettre deux
essentielles, d’en classer deux au-dessus des autres : Ptolemee qui nous
lègue tout le savoir de son temps, appelé pour cette raison le « I rince des
Astrologues .> et Morin, de Villelranche,. souvent nomme le plus grand
astrologue français, qui figure en bonne place pour I œuvre capitale qu il
nous a laissée, somme de trente années d etudes « L Astrologia balltca,
en vingt-six livres.
Les œuvres de ces deux principaux auteurs ne nous sont malheu­
reusement pas entièrement connues. Nous attendons la traduction du
Quadnpartit que nous pro'mel M. Chacornac ; mais la connaissance du
Centilcque et les fragments du Quadripartii trouvés ça et la dans les
manuels nous permettent déjà de juger Plolémée. Qu importe si le Cenü-
ioque n’est pas, comme le prétend Morin, 1 oeuvre du Prince des Astro o-
gue • il est l’esprit de son époque et cela seul compte plus que tout le
reste De Morin, nous sommes davantage aptes à laire œuvre de critique
avec la traduction de Selva sur les Déterminations et depuis la traduction
générale de Jean Hiéroz et surtout la traduction intégrale de son livre sur
l’astrologie mondiale.
Ce qui donne une importance particulière et une pleine valeur aux
œuvres de ces deux auteurs, c'est qu elles sont 1 esprit d époques typiques
dans l’évolution de la pensée collective. Aussi, pour bien comprendre
ces auteurs, il faut les situer dans leur temps.
Ptomélée vécut au Ib sièce de notre ère. En ces temps anciens, la
pensée collective était noyée en pleine subjectivité et ne pouvait conce­
voir les choses qu’à travers le prisme de l’élément subjectif souverain.
Il importe de tenir compte de ceci, nous qui voyons avec un esprit de
plus en plus objectif et qui tendons naturellement à rejeter des préceptes,
aphorismes, sentences... qui avaient leur pleine valeur à leur époque,
parce que dans l’esprit du temps, mais que nous ne pouvons plus com­
prendre parce que nous sommes précisément sortis de la pensée collec­
tive qui les a enfantés. Au fur et à mesure que la pensée collective s’est
épurée de sa gangue inconsciente et subjective, elle s’est éloignée de
l’esprit qui s'efforça de saisir l’astrologie à cette époque antique.
Tout le monde est d'accord pour dire que les aphorismes tradition­
nels ne doivent pas être pris à la lettre et jugés à la forme, mais qu’il
faut en saisir la substance en remontant à l’esprit. Précisément, ceci con­
siste à se replacer dans l’esprit de l’époque où ils furent conçus, à se
retremper dans la pensée subjective d’il y a deux mille ans. Autrement,
il est impossible de les comprendre d’après l’esprit de notre temps, avec
notre raison logique actuelle, élaborée progressivement.

Les valeurs auxquelles s'adresse l’esprit ne sont pas immuables ;


elles se déplacent avec le temps suivant l’évolution de la pensée collec­
tive ; aussi, les valeurs des anciens ne répondent plus à celles de notre
époque ; le décalage est évident ; il est essentiel de rétablir la liaison-
Au temps de Ptolémée, l'astrologie ne pouvait pas être révélée autrement
que sous la forme des aphorismes que nous connaissons. Vus avec notre
esprit actuel, ils sont illogiques, incohérents, entachés d’erreurs, bref
inacceptables scientifiquement. L’évolution de la pensée à un stade de
logique nous fait rechercher une autre vérité astrologique, une vérité de
notre époque, conforme à l’esprit collectif du XXe siècle. Mais je suis
DE PTOLEMÉE A MORIN 287

persuadé que l’astrologie de Ptolémée est parfaite dans l’esprit de son


époque et est pleinement satisfaisante pour les valeurs auxquelles elle
s’adresse. Mais,, alors, ne nous laissons pas prendre aû piège ; n’ayons
surtout pas la prétention de croire que la nouvelle vérité astrologique que
nous recherchons pour la pensée objective du XXe siècle sera absolue. Elle
ne peut être que relativement plus viaie que celle de Ptolémée. Demain,
dans deux mille ans, nos successeurs ne comprendront peut-être plus nos
valeurs actuelles, de même que nous ne comprenons plus celles des
Anciens, de nos ancêtres d’il y a deux mille ans. Toutefois, à mesure que
notre pensée collective s’engage d’un pas de plus en plus assuré vers
l’objectivité scientifique, nous nous rapprochons d’une vérité de plus en
plus ferme et stable. Aussi, y a-t-il beaucoup de chances pour que les
astrologues de l’an quatre mille comprennent mieux l’œuvre des astrolo-
ques de l’an deux mille, que les deux astrologies se rapprochent sensi­
blement, alors que nous sommes fort éloignés et comprenons malaisément
le message de nos prédécesseurs du début de notre ère. Mais, pas d’illu­
sion ; il y a encore beaucoup de subjectif dans ce que nous faisons ; ne
croyons surtout pas que nous façonnons du définitif. Bien loin de là
encore.
Dans son Avant-Propos de L’Astrologie Mondiale de Morin, Jean
Hiéroz déclare que L’Astrologia Gallica est plutôt le premier traité d’astro-
logie scientifique que le dernier traité d’astrologie traditionnelle.
Morin marque, en effet, une coupure assez nette dans l’histoire de
l’astrologie. Il se situe précisément à une époque de transition où la
pensée collective effectue un ultime renversement des valeurs : nous
entrons dans l’histoire moderne, dans l’ère extravertie de l’esprit scienti­
fique, de la science moderne où la subjectivité est détrônée par l’objec­
tivité.
Ptolémée est l’astrologue du système géocentrique qui porte d’ail­
leurs son nom ; tandis que Morin est, si l’on peut dire, l’astrologue du
système^ héliocentrique. Bien qu’il se fit, dit-on, le défenseur du système
de Pto&éfée, il vécut de 1583 à 1656 et assista, contemporain de Képler,
à la naissance de l’astronomie moderne qui établit le système héliocentri­
que. Et il fut inspiré par l’esprit de son époque.
Ne croyons pas que les découvertes scientifiques arrivent à n’importe
quel moment ; nous autres, astrologues, sommes bien placés pour le
savoir. En vérité, la réalité physique du système héliocentrique ne pouvait
être identifiée et admise qu’à une certaine étape de l’évolution de l’esprit
vers l'objectivité (I). Et cette découverte capitale du monde par la science
représente un pas décisif dans cette évolution, mais marque en même
temps que le franchissement du monde objectif, un éloignement définitif
de l’esprit subjectif de l’Antiquité- C’est bien le moment où l’on sort du
monde obscur de l’Antiquité pour s’engager dans l’ère scientifique de
l’histoire moderne.
C’est d’ailleurs l’époque où l’astronomie détrône l’astrologie : une
valeur objective supplante une valeur subjective- Celle-ci est réfutée puis­
qu’on découvre une autre réalité : le Soleil est le centre du système pla-

(i) Comment autrement ne pas -’étonner, a\cc les a-tronomes cux-mèmes, que des
esprits aussi éminents qu*Euclide. Archimède, Diophante, Apollonius, véritables créateurs
des mathématiques, aient refusé d’admettre le système de Philodaü- et d’Aristarque, et
qu’il ail fallu attendre de nombreux siècle- plus lard. Copernic, Képler cl Newton.
288 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES
nétaire dans lequel la Terre n’est plus qu’une petite planète. Mais les
hommes de science sont maintenant hypnotisés par la réalité physique
qui, pour eux, est seule à compter ; alors qu’il existe des réalités plus
subtiles qui. pour ne pas exister physiquement, n’en sont pas moins
réelles. Pour eux, le système de Ptomélée n'existe pas ; il a été une
simple erreur. Ce n’est pourtant pas sans raison que ce système s’est
imposé pendant plus de quatorze siècles, affirmant une vue subjective
de la pensée collective. Ce système existe bel et bien au niveau de l’indi­
vidu que nous sommes. Tout se passe, pour nous, comme si la Terre
était bien le centre du monde autour duquel gravite le ciel entier.
Si l’horoscope est la figure du ciel relative au moment et au'lieu de
sa naissance, l’homme n’est-il pas le centre de l’univers ? « Elle était
toute petite, ma vie, mais c’était une vie, c'est-à-dire le centre des choses,
le milieu du monde h, exprime Anatole France. Le Moi des psycholo­
gues se place bel et bien au centre de l’univers, à la manière du système
géocentrique. Même s’il n’est pas une réalité astronomique, le système
de Plolémée est Réel ; aussi réel que celui de Copernic ; aussi vrai que
l'astrologie de Ptomélée est parfaite en son temps, comme celle de Morin
le devient à son épeque. Je sais bien que certains « astrologues scientifi­
ques n seront scandalisés. Et pourtant...
Morin se situe au cœur du XVII'' siècle, à l'époque de Descartes dont
il était l'ami. Il vivait donc l’ère cartésienne de méthode, d'analyse, d’or­
dre et de clarification. Aussi, ne pouvait-il pas reproduire Ja. tradition ;
il était d un autre temps. Au lieu de reproduire dévotement la tradition,
dit Hiércz, il passa celle-ci au crible de son clair génie. ' Il commença
d abord par rejeter tout ce qui ne répondait pas à la logique dé? son temps;
il réfuta, disséqua, épura : puis, il introduisit la méthode, l’analyse, l’or­
dre ; il établit les véritables principes de la science astrologique et la
pourvut d une technique rigoureuse-
• Dpja’ Ja coupure de son époque ne lui permettait plus de communier
' avec l antiquité, de comprendre parfaitement la tradition. Aussi, dans
son oeuvre d épuration condamna-t-il certaines valeurs dans le génie sub-
jectil des anciens ; certaines subtilités furent littéralement sapées. Par
contre, il introduisit des éléments nouveaux, engagea T astrologie dans la
moderne a C°nqUete du monde obîectif et dans l’esprit de la science

Nous allons prendre un exemple saisissant :


’c:LrOrin con?7lence KYfe XXI des Déterminations en discutant sur les
drf ,«rs- Te?e,S’ 11 co'?d?mn,e ’’erreur des Anciens qui ont fcdt
de la seule significatton essentielle des planètes « significateurs univer
teL’ijn- pr,nîlpal fondemJent, des prédictions. La théorie des Si(SL
rnX II est celle de la vertu analogique des planètes, selon la­
quelle celles-ci possèdent par essence une analogie avec différentes caté
gones et especes de choses ou d’êtres sublunaires afferentes.cate-

te '■ * Æ

Morin considère que « cette doctrine s’écarte grandement ri» I.


qué\\^tordreeLatûCrer * mal C°mpr,S * enC°re plus mal aPP’i-

En effet, il ne soupçonne pas une réalité subjective bue n'ont


manque de sa.s.r les anciens ; il ne voit que la réalité objective, ks
DE PTOLEMÉE A MORIN 289

faits réels ; mais il les voit bien, ce qui lui permet d’édifier solidement.
Le Soleil,. par lui-même, dijt-il, ne signifie pas plutôt la vie que
le pere, ni 1 epoux plutôt que les honneurs, ni la conscience plutôt que
les' chefs, etc. En interprétant les significations du Soleil dans le thème
natal, on ne doit donc à priori, donner Ja préférence à aucune de ces
analogies au détriment d’une autre. De l’autre côté, ajoute-t-il, on ne
doit pas non plus attribuer au Soleil à la fois toutes ses significations
par analogie possibles, c est-à-dire on ne doit pas le considérer en
même temps comme significateür et du père, et de l’époux et de
la vie et des honneurs, etc., car on trouverait alors des pronostics
forcément de même qualité pour toutes ces catégories à la fois, résul­
tat qui serait tout ce qu’il y a de plus absurde, et serait à chaque
instant infirmé par 1 observation. Par exemple, quand un sujet féminin
voit son père mourir jeune et son époux vivre longtemps.
De là, Morin édifie sa savante technique des « Déterminations
qui met au point l’étude astrologique de la vie objective, ce à quoi
nous lui devons être reconnaissants.
Mais, si Morin a raison dans son œuvre constructive logique et
impeccable, la vérité n’est pas dé son côté lorsqu’il réfute l’enseigne­
ment traditionnel des Significateurs Universels. En conquérant le monde
objectif, il perdait de. vue le monde subjectif. .
Pour le démontrer, je ferai appel à la psychologie de la vie subjec­
tive, de l’inconscient, c'est-à-dire à a psychanalyse. Il est curieux de voir
des disciplines nouvelles, dont la psychanalyse, rejoindre des acquisitions
antiques, conquêtes du génie empirique et intuitif de l’instinct.
En effet, on constate en psychanalyse que les directives incons­
cientes de chaque individu sont précises et l’amènent à réagir d’une
manière semblable dans toutes les circonstances analogues’ de la vie.
Il s’agit du « transfert », phénomène très général qui trouve son appli­
cation dans tout domaine de l’affectivité humaine. Dans le transfert,
la réaction déterminée par une certaine situation tend à se reproduire
ultérieurement dans toutes les situations ayant avec la première une
analogie affective ; ainsi, la « réaction-type », créée par cette pre­
mière situation, tend alors à se transférer sur des situations nouvelles
affectivement senties comme analogues à la première. Nous voyons
donc une orientation psychologique initiale produire les multiples
manifestations et la série de conséquences d’un « complexe ». Mais
ce qui est infiniment intéressant, et ce à qüoi je veux en revenir, c’est
que les résultats s’enchaînent selon un rapport d’analogie générale,
identique en psychanalyse comme en astrologie. Les analogies qui réac­
tivent les complexes psychanalytiques sont communes au vieux sym­
bolisme des astrologues chaldéens.
Ainsi, disent les psychanalystes, la réaction-type provoquée par
le père se reportera naturellement sur toute personne ou entité suscep­
tible de lui être assimilée affectivement, c’est-à-dire précisément : le
frère, l’époux, le chef, les autorités, Dieu... Mais, voilà nos person­
nages que de tout temps les astrologues ont rangés dans les attributions
du significateür- universel le Soleil I
Qu’un sujet ait un complexe de révolte contre le père, et il réa­
lisera certains modes de conduite dans la vie. .11 affirmera des instincts
agressifs, se montrera brutal, révolté ; indiscipliné dans la vie sociale,
il sera en rivalité avec ses frères, ne supportera pas l’autorité des supé-
LES CAHIERS ASTROLOGIQUES
290
«. PJJ- i « :,£roi“»Xi^
révnlulionnaire. conlro I Bl*l°r',c asuologiguc d'une dissonance
conséquences se retrouvent dans le cas astroiogiq
Soleil-Mars, par exemple.
De même l'expérience subjective de la mère, pour un individu

symbolisme lunaire.
Le rapport analogique ne joue pas seulement qu entre ces diffé-
rents personnages ; il touche les catégories différentes du système sym-
bolique.
Ainsi, on peut comprendre que sous le même symbole solaire se
range la Vie à côté du père, celui-ci étant une personnification du
principe générateur. Mais, par exemple, quel rapport logique peut-on
concevoir entre, par exemple, le père et la conscience ou les honneqrs
qui font, eux aussi, partie du symbolisme solaire ? Aucun lien n appa­
raît au premier abord, et pourtant- le Soleil a tout aussi bien trait a
la conscience morale et aux honneurs qu’au père, et il doit exister un
rapport analogique, un lien entre ces différents termes du système
symbolique.
Là encore, la psychanalyse établit le pont., D après ce qu elle
enseigne, le père est pour l’enfant la première matérialisation du devoir
moral ; il finit par être assimilé affectivement, digéré psychiquement,
et devient-dans l’âme humaine l’instance moralisatrice, la conscience
morale, le « surmoi » psychanalytique. Elément solaire, la conscience
morale est donc issue de l’incorporation psychique du pere, cet autre
élément solaire ; elle en est la répercussion inconsciente, l’élément sub­
jectif. De la conscience morale, nous arrivons à l’honneur, dont le père
est l’exemple premier, le souvenir décisif, et par suite aùx honneurs
eux-mêmes.
De même, dans le symbolisme lunaire, voyons-nous le lien s’éta­
blir entre des termes aussi différents d’aspect extérieur que la vie ins­
tinctive, ’le peuple, l’enfance, les gens simples. L’investigation
psychanalytique découvre précisément une nette identité entre ces
trois modes : la foule, l’enfant, le primitif. Elle révèle la cojnmunauté
de leur nature psychique, de leur substance psychologique faite de
l’autre terme : l’instinctiyité. Ce qui les caractérise en commun, c’est
précisément l’élément instinctif lunaire : prédominance de la person­
nalité incosciente sur la personnalité consciente, affirmation de l’ins-
tinctivité, caractère influençable, suggestible, crédule, dépourvu de sens
critique. Nature pensant en image et donnant libre cours à l’imagipa-
tion ; donnant la préférence à l’irréel sur le réel, vivant dans le rêve ;
docile, incapable de vivre sans, maître ; ayant soif d’obéissance, ayant
le désir d’être dominé, subjugué ; se soumettant instinctivement à celui
qui s’érige en maître, en chef, etc.
Comme tout cela est loin, évidemment, de l’esprit logique, inca­
pable de renouer avec cette richesse synthétique et symbolique !
Dans son livre L Astrologie selon Morin de Villefranche, Jean Hiéroz
renouvelle les condamnations malheureuses de son maître :
n « 'O.n COI!So5t f Quels lamentables fiascos peuvent conduire de
telles regies ! Si la Lune était significatrice d’une part de la mère et
DE PTOLEMÉE A MORIN 291

d'autre part des qualités instinctives, il existerait un lien obligatoire


entre ces deux ordres de choses. Tout individu dont la mère mourrait
en accouchant serait, de ce fait, voué aux pires instincts... »

• Eh bien oui ! et c’est là le prodige de la Tradition, ce lien entre


la mère et les qualités instinctives est réel ; il existe bel et bien dans
la réalité psychologique.

L’intérêt exclusif de l’enfant qui vient de naître est la succion,


l’acte de têter. Et la (onction de nutrition qui domine toute l’existence
à cet âge est associée à l’image de celle qui en est la dispensatrice. Le
bébé confond le sein maternel et la mère en sa propre humanité comme
sa propre substance, comme une partie de lui-même. Cette première
attraction paraît devenir chez l’enfant comme le centre même des
premières manifestations instinctives. I^t plus tard, la mère reste pour
l’enfant grandissant, la puissance attractive sur qui se règle tout le jeu
des instincts et des tendances affectives.
Que l’instinct soit troublé chez l’orphelin qui a été privé de sa
mère, c’est là une vérité qui n’échappe pas au psychologue. « C’est une
grande disgrâce pour un enfant de n’avoir pas connu sa mère », déclare
le docteur Allendy dans son étude sur « Paracelse » : le manque d’une
sollicitude féminine au cours des premières années dessèche toute une
partie de la vie affective et, faute de T initiation précoce de la ten­
dresse, l’homme se trouve en grandissant, étranger au monde des fem­
mes, inapte à entrer en contact avec son rôle complémentaire dans
l’humanité.

Ainsi, les anciens ont découvert les liens infiniment subtils d’une
réalité subjective, et leur prodigieuse intuition s’est surtout appliquée
dans cette voie, alors que depuis Morin nous cherchons au dehors,
dans la réalité objective, dans les manifestations extérieures.

Pour Ptolémée, tandis que le Soleil symbolisait F humanité mas­


culine, l’expérience affective du père reportée dans la vie sur toute »
image masculine, virile et directrice, la Lune, elle, symbolisait F éternel
féminin, l’appel intérieur de la femme chez l’homme, l ame féminine, j
l’anima de Jung. Pour Morin, plus rien de tout cela. La Lune n’a plus ,
de signification que située dans une maison du ciel ou maîtresse de j
cette maison, et perdra sa signification abstraite profonde pour une I
signification concrète : elle personnifiera en maison III la sœur ou la I
cousine, en IV la mère, en V la maîtresse ou la fille, en VI la tante 1
ou la servante, en VII l’épouse ou la collaboratrice, en VIII la veuve, I
en IX la belle-sœur ou l’étrangère, en X la supérieure, la directrice, J
en XI l’amie et en XII l’ennemie.

Aujourd’hui, quand nous lisons Schoner : « Autant de planètes f


avec qui le Soleil se joint par aspects pratiques (exacts), autantde 1
maris. », nous ne manquons pas de prétention à condamner cette règle i
parce que « notre » observation vient la démentir. Jugement hâtif. Là
encore, nous oublions simplement qu’il s’agit d’une réalité subjective
et non objective. Une femme a-t-elle à sa nativité un Soleil qui réalise
deux aspects importants ? Son âme est sensible à deux types masculins, (
son idéal la porte vers deux sortes de partenaires ; mais rien ne dit
qu’elle aura forcément deux maris.
LES CAHIERS ASTROLOGIQUES
292

complémentaires. .

supérieur de Part.
Morin de Villefranchc. par l’étude de la « Sphère Locale », en
s’efforçant de localiser et de déterminer les tendances generales
universelles, nous a ouvert à l’objectivité et a fait de l.astrologie un
science pourvue d'une technique parfaite.
L’astrologie des anciens m’apparaît donc comme une astrologie
subjective qui a cependant confondu 1 objectif et le subjectif. Celle
de Morin apporte un éclaircissement : elle gagne 1 objectivité mais en
même tempsPperd de vue le subjectif. C’est donc à nous de completer
l’œuvre du grand astrologue français en faisant retour a Ptolemee .
après avoir découvert l'objectif, nous ferons la conquête du subjectif.
Sur cette évolution de l'astrologie à travers les siècles, le docteur
Ferrière dans son Influence des Astres, émet ce point de vue : L astro­
logie traditionnelle correspond au stade de la prescience, qui est celui
de la clairvoyance ; l’astrologie scientifique, au stade de la science,
qui est celui de la raison ; enfin, la typocosmie naissante, dont il est
le représentant avec Krafft, correspond au dernier stade, celui de la
conscience, terme couronne par 1 intuition.
J’adhère pleinement à cette conception .: Ptolémée : prescience-
thèse. Morin : science-antithèse. Aujourd’hui, nous arrivons au terme :
conscience-synthèse.
Maintenant, ce. qui s'impose à nous, c’est la conquête, ôu plutôt
la reconquête, du subjectif. Etape capitale !
Reconnaître en un enfant son type », celui vers lequel il évo­
luera .; entrevoir dans un adulte l'« archétype » qu’il sera peut-être
appelé à « matérialiser » dans une œuvre ; situer l’équilibre, psychique
et les problèmes affectifs d’une existence, définir l’équation de son
évolution spirituelle, voici des diagnostics et nos pronostics autrement
plus féconds et plus rares que de lire à quelqu'un son caractère ou de
prédire la date de son mariage ou de son succès professionnel.
Pour y parvenir, il faut faire retour à la Tradition antique qui
possède tous les secrets de cet art, si nous, savons et voulons les
découvrir.
Le terme final de la connaissance astrologique : conscience- syn­
thèse, ne peut être compris, aujourd’hui, que comme le croisement des’
lignes : Ptolémée-Morin, subjectif-objecif.
Mais le moyen terme, le stade intermédiaire (astrologie scientifi­
que) est absolument incapable — seul — de nous faire accéder au
stade terminal, si l’on n’envisage pas le retour à la thèse, si l’on ne
puise pas à la source originelle.
Il est puéril de penser un seul instant que les matériaux actuels
utilisés par « l\astrologie scientifique » et appuyés sur la démarche à
DE PTOLEMÉE A MORIN 293

courte vue d une étroite raison raisonnante, puissent être un jour


créateurs et nous faire accéder à cette synthèse.
Les subtilités profondes de l’astrologie passeront régulièrement
a travers les mailles du coup de filet des statistiques, tant que celles-ci
ne seront pas établies sur la notion de spécificité de l’élément astro­
logique, c est-a-dire conçues dans l’« esprit » astrologique. Alors qu elle
se révèle à peine capable de sa mission de contrôle de la tradition,
comment 1 astrologie « scientifique » peut-elle envisager une œuvre
constructrice de synthèse ?
Je le répète et le dis bien haut : Nous autres, astrologues du XX*
siècle, aurions-nous pu découvrir l’astrologie ? Au grand jamais !
Parce que notre esprit individuel est modelé sur l’esprit collectif au
stade stérile d’antithèse du « positivisme », ses vérités premières nous
échappent, ses principes essentiels comme ses vérités profondes.
Allons donc rechercher les éléments fondamentaux de cette syn­
thèse dans l’inconscience de l’humanité primitive ; allons y puiser la
vérité livrée dans sa naïveté d’enfant (s’il est vrai comme le confirme
la psychanalyse, que l’humanité évolue comme l’homme, que'l’histoire
individuelle est parallèle à l’histoire collective, que l’ontogénie repro­
duit la phylogénie, ce que l’astrologie conçoit depuis toujours danp sa
vaste synthèse).
C'est cette Astrologie Traditionnelle même, ressuscitée dans le génie
du temps, avec la science du XXe siècle, épaulée de statistiques et revivi­
fiée au contact des synthèses nouvelles, psychanalyse, psychologie des
archétypes..., qui sera la synthèse de demain.

André BARBAULT.

«CCCULTA»
Revue de vulgarisation des Sciences Secrètes
2, Rue des Halles — PARIS
Le numéro mensuel : 30 francs ; par poste : 31 francs
Abonnement 6 numéros : 160 francs
Fruits Statistiques et autres

A propos de "La Combustion" de M. E. Symours

Il y a des livres qui, si minces et sobres qu’ils soient, vous font


réfléchir. Le livre précité, publié par l’éditeur de ces « Cahiers »,
compte parmi eux. Tous ceux auxquels le progrès en Astrologie tient
au coeur, sauront gré à l’auteur. Quelle diversite de themes passion­
nants développe-t-il devant nos yeux, de la longévité au suicide, des
dons artistiques aux talents politiques et militaires, pour en citer quel­
ques-uns seulement. Quelle somme de travail, la réunion des presque
trois mille cas et leur examen statistique sous l’angle de la Combustion
représentent-elles !
Mais la peine de l’auteur a été amplement rémunérée par ses ré­
sultats. Ainsi, par sa distinction entre les Conjonctions solaires proches
(0 à 5") et éloignées (6 à 10u), il a réussi à découvrir que seulement
la Combustion ETROITE de MARS est vraiment néfaste pour notre
vitalité. Ceci vaut également pour la vitalité en général (longévité),
que pour la tuberculose pulmonaire, que pour la mort violente et pour
ses cas de suicides. U s’agit donc d’un phénomène physique et psy­
chique, vérifié par la statistique.
Il m’a toujours paru utile de confronter les résultats de la statis­
tique avec la vie réelle, représentée par ma grande collection de cas
individuels,, pour trouver et la mesure dans laquelle les règles gagnées
par la statistique sont applicables et, si possible, leur raison d’être.
Eh bien, j’y trouve parmi mes douzaines de cas avec Mars combuste
de rares exemples d’une conjonction PROCHE, parmi lesquels le musi­
cien Tsdhaïkowsky (1°) et Berlioz (4"). On sait la vitalité restreinte
des musiciens en general. Krafft a, ■ en outre, démontré statistiquement
que les mêmes données astrologiques sont communes aux enfants morts
jeunes et aux musiciens. Notre résultat concorde donc et avec feu
Krafft et avec Mr. Symours. Je suppose que ma collection contient si
peu de cas de Mars avec la Combustion étroite en raison de la grande
mortalité provoquée par cette constellation.
Allons un peu plus loin encore, en regardant la galerie des per­
sonate marquees par un Mars avec une Combustion ÉLOIGNÉE.
Voie* Fredenc-Guillaume, le terrible roi-sergent, avec son fils, Frédé­
ric H ; Lenme accompagné du docteur Gœbbels ; Pierre le Grand à coté
de son predecesseur plus brutal encore ; Ivan le Terrible ; Blücher avec
son egal, Pilsudski, pour en nommer quelques-uns. L’impression qui se
FRUITS STATISTIQUES ET AUTRES 295

dégagé de ce defile est que ce sont des êtres arbitraires, volontaires


et militants qui ont survécu a la brûlure de leur Mars justement parce
que le Soleil, point hylège, n'était pas trop atteint;
LE SOLEIL BRULÉ PAR MARS ? C’est le contraire de toutes
les theories .courantes ! C’est bouleversant. Mais pourquoi pas ? En
Astro-médecine, on le sait, le Soleil représente le cœur et Mars la
chaleur, provoquée par l’oxydation, la fièvre. Ne serait-il pas plus
logique et naturel de supposer le cœur attaqué par cette chaleur que
le contraire ? Une autre observation faite par moi ainsi que par Krafft
parle en faveur de cette hypothèse : l’OPPOSITION MARS-SOLEIL
est bien plus néfaste encore que la Conjonction, de sorte qu’on ne
trouve presque pas d’adultes stigmatisés par cet angle. Tous ceux dont
je connais les cas sont caractérisés par une excitation extrême, toujours
enclins à s’enflammer.
Ce n’est donc guère le voisinage du Soleil* qui est vraijnent dan­
gereux. Rapprochons ici les résultats d’une enquête de Von Klbckler
sur les Conjonctions solaires concernant les cas de SUICIDES, donc
des cas d’une excitation anormale, contenus dans son gros volume
statistique « Astrologie als Erfahrungswissenschaft ” (p. 237). Les chif­
fres mis entre parenthèses représentent les fréquences générales.
SOLEIL conj. Neptune 4.65 (5,6) conj. Uranus 9,3 (6)
Saturne 0 ! (7,2) MARS 20,93 (8,81)
Vénus 18,6 Mercure 37,2 (30,4)

Ces résultats ne' sont pas conformes dans tous les détails avec
ceux obtenus par Mr. Symours, mais en principe certainement en ce
qui concerne MARS, le maléfique, pour les suicides aussi bien que pour
ces 400 autres cas de mort violente. Dans mon idée que c’est Mars
qui brûle plutôt le Soleil, j’ai consulté un livre de Mr. C.E.O.
Carter concernant les accidents, problème similaire ou presque à la
mort violente. Là (p. 32) j’ai trouvé, outre la Conjonction Soleil-
Mars, celle aussi de MERCURE-MARS fortement accusée. Laissons
parler les chiffres d’abord ; ils ont un langage éloquent, je pense : . .
MARS conj. Soleil 0 à 5° : 8 6 à 10" : 4 (normale 3,3)
» >> Mercure » 9 » 10 »

Mettons ici à côté la faiblesse relative de la Conjonction éloignée


de Mars et Soleil, pour regarder le parallélisme évident entre les Con­
jonctions solaires'et mercuriennes, toutes les deux formées avec des
fréquences pareilles par MARS. 11 semble bien que c’est cette planète
qui pousse les sujets sous les roues, etc., par sa brûlure, parce que Mars
a les MEMES EFFETS CONJOINT AU SOLEIL ET A MERCURE.
Je pense donc qu’il faut élargir le cadre de la Combustion.
Ce qui m’a fréppé le plus, dans l’enquête de Mr. E. Symours sur
632 cas d’ALIENATION MENTALE, c’est son résultat NEGATIF pour
Mercure combuste, donc conjoint au Soleil. On sait que feu Caslant
était d’un autre avis, et que d’autres confrères aussi regardent cet aspect
comme funeste pour l’esprit. Sans aller plus, loin, j’avais trouvé régu­
lièrement des anormités mentales qui rendaient les sujets bizarres, quant
à la Combustion proche.
296 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

Je suis heureux de me trouver, ici aussi, en compagnie de Mr. Car­


ter qui, dans <c Some Principles of Horoscopic Delineation » (p. 83),
s’exprime ainsi en parlant de la démence :
« Mercure, en étroite conjonction avec un autre corps, est mau­
vais, mais il semble qu’il aiguise alors l’esprit. »
Plus spécialement pour Mercure combuste, le même auteur dit,
dans son « The Astrological Aspects » (p. 25) :
« Je voudrais proposer de dire que cette conjonction trop étroite
fait PERDRE LA FLEXIBILITÉ AINSI QUE L’IMPARTIALITÉ. Le
sujet est incliné au dogmatisme et à l’opiniâtreté. »
Je dirais que Mercure combuste donne des IDÉES FIXES, donc
des anormalités mentales qui paralysent l’esprit tout en le stimulant.
Cette monomanie chauffe le cerveau a blanc, de sorte que l’individu
devient aveugle pour tout ce qui dépasse le cadre de ces idées fixes,
mais dans ce cadre il est d’une perspicacité très profonde. Vérifions
cette thèse sur le vif. Je trouve dans ma collection ces personnalités
bien connues pour la Combustion 100 %, c’est-à-dire avec l’orbe zéro :
SAVONAROLE, possédé par la pureté des mœurs, exécuté ;
MUSSOLINI, l’inventeur et monomane du fascisme, exécuté ;
LOUIS XVI, le fanatique du royalisme sacro-saint, exécuté ;
GUETEAU, le fanatique assassin d’un président des Etats-Unis, exé­
cuté ;
H. v. KLEIST, le dramaturge génial allemand, suicidé ;
E. A. POE, l’auteur des histoires de l’horreur, empoisonné par.l’alcool ;
KANT, le grand philosophe.
Mais alors, Kant un bizarre, voire un monomane ? N’est-il pas un
dementi personnifié à notre thèse ? Au contraire, il est un exemple
excellent. Pendant des années entières, il se tenait enfermé dans sa
demeure, et quand il se promenait, il le fit avec une précision méti­
culeuse telle que les bourgeois de Konigsberg réglèrent leurs horloges
d apres son passage. Pour son œuvre, on n’a qu’à lire ses écrits psy­
chologiques pour etre sûr qu’il était aveugle vis-à-vis de la nature
humaine.
Allons un peu plus loin pour regarder les. personnalités frappées
d une Combustion mercunenne plus large, allant jusqu’à 5 DEGRÉS.
Voici quelques-uns :
In^TSCHKE’ le proPa8andiste fanatique du néo-germanisme (1”)
PROUDHON et LENINE (2 ) ; 1 ’
Oliver CROMWELL (4") ;
HITLER et CHARLOTTE de Mexique (5“).

Louis XVI, le r oi méconnu, qui était un véritabîe7avant meme


FRUITS STATISTIQUES ET AUTRES 297

On comprend donc que Mr. Symours trouvait sa statistique néga­


tive pour les aliénés,' pourtant positive quant aux savants, et ceci éga­
lement pour les conjonctions Soleil-Mercure supérieures et inférieures.
Cette Combustion, pour parler allégoriquement, rend aveugle sur un
œil, mais l’autre voit trois fois plus qu’un œil normal. Est-ce bon ?
Est-ce mauvais ? Cela dépend des autres facteurs astrologiques qui co­
opèrent des aspects, des maisons et des signes..
Espérons que les recherches ultérieures de Mr. Symours, auxquelles
il fait allusion, attribueront à la solution de ces problèmes aussi.

H. BEER.
Magagnosc.

Les Cahiers Astrologiques présentent a larédactionde Destins ses


•sincères condoléances à l'occasion de la mort d Eric Samt-Enc survenue
le 12 septembre dernier, à Paris- L’occultisme perd en lui un vulgarisateur
et un propagandiste convaincu.
Nous croyons intéressant de publier ici les éléments de son thème
natal (qui nous ont été communiqués en son temps par Eric Samt-Enc lui-
même) : le 5 décembre 1906, Vers 6 heures du matin, Pans :
■Soleil _ 12° I 1’14’’ Sagittaire Jupiter — 8’54 Cancer R.
Lune — 28’42'47” Cancer Saturne — 8’45’30” Poissons.
Mercure — 1’13’ Sagittaire R. Uranus — 7’6’ Capricorne.
Vénus — 4’7’ Sagittaire R. Neptune — 12’30’ Cancer R.
Mars — 22’27’ Balance Pluton — 22’26’ Gémeaux R.
MC — 12’ Vierge Caput — 5’Il' Lion
XI — 12° Balance
XII ~ 5° Scorpion
Asc — 23°5’. Scorpion
II —- 24° Sagittaire
III — 3° Verseau
La Section d’Or dans l’Astrologie’”
(Fin)

Le calcul de la Section d’Or. — Un parcours donné est à diviser


de telle manière que le secteur majeur soit la moyenne proportion­
nelle entre le parcours entier et le secteur mineur.
Nous posons donc le théorème suivant : en réduisant, sur un par­
cours continuellement divisé, le secteur mineur par le secteur majeur, .
on divisera ainsi ce dernier d’une façon continuelle.
Diviser un parcours déterminé selon la
Section d’Or, revient à dire , qu’un par­
cours donné est à diviser continuellement.
La loi s’exprime ainsi : le petit parcours
E B est au grand parcours A E, comme
le grand parcours A E est au tout A B.
Soit AB = a le parcours donné,
on élève sur lui la perpendiculaire
BC = J/2a, et trace CA, puis on dé­
crit autour de C un cercle avec C B, '
qui coupe C A en D, et, en faisant
A E) = A E sur AB, on a ainsi A B
divisé en E continuellement.
Démonstration de cette proposition
________ _____
: étant_donné que A E __ = AD
= b, et le cercle autour de C avec CB coupant la ligne droite AC
pour la seconde fois en F, de même D F = a et AF = A D ou
Aar+ n l: a = a : b’ ou bien a : b *- b : (a — b) ou encore A :
A e. : d t.
. Pour ceux que ne sont pas familiarises avec les formules mathé­
matiques, voici comment mieux comprendre la démonstration arithmé­
tique :
Le parcours ou 1‘étendue linéaire AB = 100 mm. ou cm. doit être
arithmétiquement divise se on la Section d’Or. Ceci est facile à faire à
I aide du theoreme de Pythagore.
Voici la formule :
AE — ( |/ A B2t b C) — DC

\î) Voir les numéros 4 et 5.


LA SECTION D’OR DANS L'ASTROLOGIE ' 299

Traduit en chiffres, nous aurons :


100- -l- 5(? = 10,000 -F 2500 - 12500
\/‘ 12500 = HI.80304
AC = 111.80304
AE = 111,80304 — 50 - 61,80304
Section d'Or pour 100 = 61,80304 = 61,80
T 38,19696 = 38,20

100,00000 = 100,00

La méthode de travail, — La division selon la Section d’Or a


été appliquée de temps immémorial. Les points d'intersection entre le
secteur majeur et mineur sont des points sensitifs.
11 est fort utile de connaître les divisions selon la Section d’Or
d’un thème tant au point de vue de l’interprétation qu’aux fins de véri­
fications, et surtout pour trouver les axes principaux et secondaires.
Bien que ceux-ci ne fournissent pas toujours des éléments nouveaux à
l’interprétation, ils apportent néanmoins un éclaircissement très appré­
ciable dans des cas difficiles à. interpréter.
Pour faciliter le travail, on réunit dans un tableau toutes les divi­
sions selon la Section d’Or qui se rapportent à un thème, à savoir les
divisions :
1° entre Soleil, Ascendant, M.Ç., Lune, Mercure, .Vénus, Mars, Jupi­
ter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton ;
2U entre Lune, Ascendant, M.C., Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Sa­
turne, Uranus, Neptune et Pluton ;
3° entre Mercure, Ascendant, M.C., Vénus, Mars, Jupiter, Saturne,
Uranus, Neptune et Pluton ;
4" entre Vénus, Ascendant, M.C., Mars, Jupiter, Saturne, Urânus, Nep­
tune et Pluton ;
5” entre Mars, Ascendant, M.C., Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune
et Pluton ;
6° entre Jupiter, Ascendant, M.C., Saturne, Uranus, Neptune et
Pluton ;
7° entre Saturne, Ascendant, M.C., Uranus, Neptune et Pluton ;
8° entre Uranus, Ascendant, M.C., Neptune et Pluton ;
9° entre Neptune, Ascendant, M.C. et Pluton ;
1 0° et enfin entre Pluton, Ascendant et M.C.
Supposons par exemple que les positions des corps celestes dans
un thème seront les suivantes :
Asc. 2° 11’ Lion Mars 19°30’ Verseau Jupiter 8°26’ Sagittaire
Vénus 2°26* Bélier Neptune 24° 12’ Gémeaux Pluton 14Q40’ Gémeaux
Uranus 12°04’ Sagittaire Soleil 26°29’ Verseau Mercure 2° 01’ Poissons
M.C. 11°39’ Bélier Lune 7° 41’ Vierge Saturne 2° 03’ Capricorne
les cahiers astrologiques
300

Section d’Or Les points d’intersection


Secteurs tombent à
PLANETES DWaitce
mineurs majeurs
Soleil : 62’44’
59’27’ 96’15’ 25°56’
Ascendant .. 155"42’ 354’24’
17l,15’ 27’55’ 343’44’
M.C................... 45“ 10’
64°29’ 104’19’ 222’10’ 262’
Lune ............ 168“48’
2’07’ 3’25’ 328’36’ 329’54’
Mercure .... 5*32’
13°34’ 22’23’ 340’03’ 348’52’
Vénus ............ 35’57’
2«4û’ 4" 19’ 322° 10’ 353’49’
Mars.............. 6’59’
29’49’ 48’14’ 278’15’ 296’40’
Jupiter .... 78’03’
20’38’ 33’25’ 292’41’ 305’28’
Saturne .... 54” 03’
28’25’ 46’ 270’29’ 298’04’
Uranus .... 74’25’
44’58’ 72’45’ 11’33’ 40’20’
Neptune ... 117’43*
41’19’ 66’52’ 7’48’ 33’21’
Pluton .......... 108’11’
Lune :
13’34’ 21’57’ 135’34’ 144’07’
Ascendant .. 35’31’
etc,, etc...

Nous obtenons ainsi pour un thème 1 30 points d intersection selon


la Section d’Or. Nous classons ensuite ces divisions par signe et maison,
pour constater lequel des signes et laquelle des maisons groupe le plus
grand nombre de divisions selon la Section d Or. Si par exemple le
signe du Capricorne coïncide avec la 6* maison, et que ce signe, et cette
maison réunissent le plus grand nombre de divisions, ces deux éléments
doivent tout particulièrement retenir notre attention. Nous procéderons
alors de la même façon pour les signes ef maisons recueillant dans la
suite le plus grand, nombre de divisions.
Bien que le système des divisions selon la Section d’Or ait des
avantages incontestables, il n’est pas si facile, comme on pourrait le
croire tout d’abord, de l’appliquer. 11 faut déjà une certaine expérience,
mais en s’initiant aux proportions harmoniques d’un thème, on acquiert
peu à peu cette aptitude qui permet de reconnaître comment les dif­
férents facteurs sont disposés dans un thème.
Si une planète occupe un point d’intersection dans l’horoscope, et
si celui-ci coïncide avec plusieurs autres points, c’est qu’on se "trouve
en présence d’un axe principal auquel il faut attribuer "\ine signification
particulière : l’action de cette planète sera plus intense.
Il est évident, et c’est là un principe qu’il faut appliquer constam­
ment, qu’une concordance seule ne doit pas fixer un présage. 11 faut'
qu’il y ait plusieurs concordances et que les axes déterminés par les
points sensitifs établis selon la Section d’Or fournissent à nos conclu­
sions un élément d’appréciation net et incontestable.
Il y a des horoscopes qui nous réservent des surprises. Bien qu’ils
aient ete verifies exacts pendant un temps assez long, bn se trouve
soudain en presence d un fait inattendu, les planètes qui interviennent
se trouvant en un endroit qu’aucun aspect, qu’aucune Direction n’avait
désigné. Pour se tirer d’embarras, on tente d’expliquer ce phénomène
LA SECTION D’OR DANS L’ASTROLOGIE 301

par. une etoile. fixe située a. proximité, ou- quelque autre intervention.
Mais en .examinant la question de près, on constate que, presque tou­
jours, il se trouvait là un point sensitif résultant de l’intersection de la
distance qui sépare deux planètes selon la Section d’Or.
Notre travail a pour but egalement de contribuer d’une part à
deceler les artifices toujours répandus dans 1 astrologie, et qui sont très
souvent la source d’erreurs graves, d’autre part à perfectionner l’art
t d’interpréter un thème.
Remarquons qu il y a des cas —- abstraction faite d’indications
erronées sur 1 heure de naissance — qui.sont extrêmement difficiles à
pénétrer et à démêler, surtout, si Neptune est placé en 8" maison. II
s'agit ici presque toujours de personnes exceptionnelles, psychologique-
ments déséquilibrées, dont la vie est caractérisée par des actes supé­
rieurs, par exemple ceux désignés comme génies, ou des êtres au con­
traire dont la vie est marquée par des actes bas et cruels. Dans de
tels horoscopes on ne retrouve guère l’harmonie des nombres.
Une erreur qu’il faut éviter ! — En appliquant les divisions de la
Section d’Or à l’étude d’horoscopes, il faut éviter une fausse applica­
tion, qui peut donner lieu à des interprétations erronées. Voici comment
éviter, cette erreur ; rapportons-nous à la figure ci-après.
L. nomme esc place’ sur la terre (H). Autour de lui est le Zodia-
que. Un point d’intersection entre deux planètes ne peut donc le tou­
cher qu’une seule fois, comme le dé­
montre nettement notre figure. Admet­
tons qu’une planète se trouve à 1 6“ Scor­
pion, l’autre à 20° Verseau, la distance
entre les deux planètes est donc de 94°.
Or, nous connaissons, à l’étranger, des
astrologues qui ont calculé, la Section*
d’Or non seulement d’après la distance
de 94°, mais aussi d’après celle de 360°
— 94” = 266° ; ceci est évidemment
faux et illogique.
Il est incontestable que le sujet ne
saurait être touché que par le rayon
émanant des planètes distancées de 94“ ;
les ondes pénétrantes dans la grande, dis-
• tance de 266° s’éparpillent dans l’uni-
____ réfléchies
être au Zodiaque, puisque celui-ci
n’est pas une surface qui renvoie les rayons qui la frappent.
L’interprétation. — Pour montrer comment les divisions selon la
Section d’or peuvent enrichir et élargir l’interprétation d’un thème,
prenons par exemple les combinaisons resultant d un aspect Mars-
Uranus.
Ses caractéristiques se résument ainsi :
P Principe : Faire soudain des efforts, extraordinaires et concen­
trer toutes ses facultés vers la réalisation d un but déterminé ;
2° Correspondances psychologiques :
a) Effets positifs = énergie extraordinaire et active, qui sera
soudainement mise en œuvre, désir impétueux d indepen­
dance et de liberté, refus catégorique de ceder ou de
faire des concessions, courage, fermeté résolue, decision
rapide ;
302 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

b) Effets négatifs = nature contradictoire et violente, entête-


ment, opiniâtreté, intolérance, manque d équilibré moral,
désir impétueux de liberté, fortes tensions d ordre psycho­
logique, impatience, humeur combattive, violence, preci­
pitation ;

3" Correspondances d’ordre social : homme violente, héros des


guerres de l'indépendance, révolutionnaire ;

4" Possibilités d’événements :


a) Dans le sens positif = des etforts extraordinaires condui­
sent à des résultats positifs et remarquables ;
b) dans le sens négatif = endurer subitement des épreuves
dures, lutte pour l’existence, accidents, blessures.
Après avoir posé brièvement les principes d’un aspect Mars-
Uranus, résumons en quelques mots les combinaisons auxquelles donne
lieu le passage de l’un des corps célestes désignés ci-dessous sur une
des divisions selon la Section d’Or, qui coupent l'aspect Mars-Uranus :
Soleil -
a) Homme agissant subitement et d’une manière décisive, nature
susceptible d’efforts soudains et progressifs ;
b) Accident ou opération, blessures corporelles.
Lune •=»
a) Energie dictée par des sentiments ; désir de faire quelque
chose d’extraordinaire ; ambition ;
b) Accouchement douloureux ; accident ou blessure d’une per­
sonne féminine.
Mercure =
a) Désir d’agir indépendamment ; exigences trop grandes à
egard de ses nerfs, causant le surmenage ; invention ; mise
en œuvre d une action bien préméditée ;
b) Opération chirurgicale ou blessure ; nervosité.
Vénus =
a) Forte irritabilité passionnée ; emploi de méthodes coercitives
ou de contrainte morale pour se faire aimer ; accroissement
nrématV'' energle danS 'eS affaireS d'amour : accouchement
premature >
b) Opération chirurgicale chez une femme.
Jupiter =
a) Faculté de saisir au juste moment une situation et d'agir en
consequence ; réussite dans un concours ; chance da^s des
entreprises extraordinaires ; ans aes
b) Accident ou opération.
LA SECTION D’OR DANS L’ASTROLOGIE
303
Saturne =
a) Violence ; manque d’adaptation ;
b) Efforts énergiques pour obtenir une séparation ; blessure grave,
operation grave avec danger de mort.
Neptune —
a) Guet-apens, mauvaise foi, supercherie, astuce ; manière d’agir
sournoise ; désir de faire tort à autrui ; mauvaises intentions ;
b) Asthénie par suite de surmenage.
Pluton =
Méthodes violentes ; abus de pouvoir ; force autoritaire ; violence.
Nœuds de Lune =
Excitation en presence de tierces personnes ; commotion par des
„ événements soudains en compagnie de tierces personnes.
Ascendant =
Ambiance agitee et excitée ; violence ou émotion causée en pré­
sence d’autres personnes par des événements inattendus ; acci­
dents ou blessure corporelle.
M.C. =
Caractère inflexible, désir d’indépendance, pas de milieu, tout ou
rien, travail très productif ; méthodes violentes, blessure, acci­
dent.
Il va sans dire que ces brèves indications se précisent davantage
lorsqu’on tient compte des signes et des maisons.
Utilisation du tableau des valeurs de la Section d’Or. — Nous
faisons suivre un tableau des degré de 1 à 360 divisés selon la Sec­
tion. d’Or. Son utilisation est très simple et ne demande pas d’expli­
cation particulière.
Si vous aviez par exemple à diviser I I 7°49’ vous procéderiez de
la façon suivante en vous servant du tableau :
Secteur majeur Secteur mineur
117° 72°19’ 44°41’
4- 0°49’ + 0°30’ + 0°19’ ,

117°49’ 72°49’ 45°00’

Pour les minutes, vous prenez donc les degrés correspondants du


tableau en déplaçant la virgule de deux chiffres vers la gauche.

F.-Xavier KIEFFER.
304 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

Valeurs de la Section d’Or en degrés et minutes d’arc


pour le Zodiaque de 1 à 360"

SECTEUR SECTEUR SECTEUR SECTEUR


DEGRÉS MAJEUR MINEUR DEGRÉS MAJEUR MINEUR

1 0 37 0 23 41 25 21 15 39
2 1 14 0 46 42 25 58 16 02
3 1 51. 1 09 43 26 35 16 25
4 2 28 1 32 44 27 12 16 48
5 3 05 1 55 45 27 49 17 11
6 3 42 2 18 46 28 26 17 34
7 4 20 2 40 47 29 03 17 57
8 4 57 3 03 48 29 40 18 20
9 5 34 3 26 49 30 17 18 43
;o 6 H 3 49 ' 50 30 54 19 06
h 6 48 4 12 51 31 31 19 29
12 7 25 4 35 52 32 08 19 52
13 8 02 4 58 53 32 46 .
14 20 14
8 39 5 21 54 33 23 • 20 37
15 9 16 5 44 55 33 00
16- 21 00
9 53 6 07 56 34 36
17 21 24
10 30 6 30 57 35 14
18 21 46
Il 08 6 52 58 35 51
19 22 09
H 45 7 15 59 36 28
20 12 22 22 32
7 38 60 37 05
21 12 59 22 55
8 01 61 37 42
22 13 36 23 18
8 24 62 . 38 19
23 14 13 23 41
8 47 63 38 56
24 14 50 9 10 24 04
25 64 39 34 24 26
15 27 9 33 65
26 16 04 40 11 24 49
9 56 66 40 48
27 16 41 10 19 25 12
28 67 41 24 25 36
17 19 10 41 68
29 17 56 42 02 25 58
11 04 69 42 39
30 18 32 Il 28 26 21
31 70 43 16 26 44
19 10 H 50 ' 71
32 19 47 43 53 27 07
12 13 72
33 20 24 44 30 27 30
12 36 ’ 73 45 07
34 21 01 12 59 27 53
35 74 45 44 28 16
21 38 13 22
36 75 46 22 28 38
22 15 13 45
37 76 46 59 29 01 ■
22 52 14 08
38 77 47 35
23 29 14 31 29 25
39 78 48. 17
24 06 ' 14 54 29 43
40 79 48 50
24 43 15 17 30 10
80 49 27 30 33
LA SECTION D’OR DANS L’ASTROLOGIE 305

SECTEUR SECTEUR SECTEUR SECTEUR


DEGRÉS MAJEUR MINEUR DEGRÉS MAJEUR MINEUR
n 0 ’ O ’

81 50 04 30 56 121 74 48 46 12
82 50 41 31 19 122 75 25 46 35
83 51 18 31 42 123 76 02 46 58
84 51 55 32 05 124 76 38 47 22
85 52 32 32 28 125 77 16 47 44
86 53 10 32 50 126 77 53 48 07
87 53 46 . 33 14 127 78 30 48 30
88 54 23 33 37 128 79 07 48 53
89 55 00 34 129 79 44 49 16
90 55 38 34 22 130 80 21 49 39
91 56 15 34 45 131 80 58 50 02
92 56 32 35 08 132 • 81 35 50 25'
93 57 28 35 32 133 82 13 50 47
94 58 06 35.54 134 82 50 51 10
95 58 43 36 17 135 83 26 51 34
96 59 20 36 40 1,36 84 04 51 56
97 59 57 37 03 137 84 41 52 19
98 60 34 37 26 138 •85 18 52 42
99 61 12 37 48 139 85 55 53 05
100 61 48 38 12 140 86 32 53 28
101- 62 26 38 34 141 87 09 53 51
102 63 03 38 57 * 142 87 46 • 54 14
63 40 39 20 143 88 23 54 37
103
104 64 17 39 43 144 89 00 55 00
105 64 54 40 06 145 89 37 55 23
65 31 40 29 146 90 14 55 46
106
66 08 40 52 147 90 52 x 56 08
107
66 45 41 15 148 91 29 56 31
108
67 22 41 38 ' 149 92 06 56 54
109
42 00 150 92 43 57 17
110 68 00
42 23 151 93 20 57 40
Il 1 . 68 37
42 46 152 93 57 58 03
1 12 69 14
43 09 153 94 34 58 26
113 69 51
43 32 154 95 11 58 49
1 14 70 28
43 55 155 95 49 59 H
115 71 05
71'42 44 18 156 96 25 59 35
1 16 59 58
72 19 44 41 157 97 02
117 60 2,0
72 56 45 04 158 97 40
118 60 43
73 33 45 27 159 98 17
1 19 61 06
74 10 45 50 160 98 54
120
306 . LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

SECTEUR SECTEUR SECTEUR SECTEUR


DEGRÉS MAJEUR MINEUR DEGRÉS MAJEUR MINEUR
'• ° * O ’

161 99 31 61 29 201 124 14 76 46


162 100 08 61 52 202 124 51 77 09
163 100 45 62 15 203 125 29 77 31
164 101 22 62 38 204 126 05 77 55
165 101 59 63 01 205 126 43 78 17
166 102 36 63 34 206 127 20 78 40
167 103 13 63 47 207 127 57 79 03
168 103 50 64 10 208 128 34 79 26
169 104 28 64 32 209 129 1 1 79 49
170 105 05 64 55 210 129 48 80 12
171 105 42 65 18 211 130 25 80 35
172 106 19' 65 41 212 131 02 80 58
173 106 56 66 04 213 131 40 81 20
174 ' 107 33 66 27 214 132 16 81 44
175 108 10 66 50 215 132 54 82 06
176 108 47 67 13 216 133 31 82 29
177 109 24. ■ 67 36 217 134 08 82 52
178 110 01 67 59 218 134 45 83 15
179 110 38 68 22 219 135 22 83 38
180 III 16' 68 44 220 135 59
161 84 01
.111 53 69 07 22.1 136 36
182 84 24
112 29 69 31 222 137 13
183 84 47
113 07 69 53 223 137 50
184 85 10
113 44 70 16 224 138 27
185 85 33
114 21 70 39 225
186 139 04 85 56
114 58 71 02. 226
187 139 41 86 19
115 35 71 25 227
188 140 19 86 41
116 12 71 48 228
189 140 58 87 02
116 49 72 11 229
190 141 33 87 27
117 26 72 34 230,
191 . 142 10 87 50
118 04 72 56 231
192 142 46 88 13
118 41 73 19 232
193 143 24 88 36
119 18 73 42 233
194 119 55 144 01 88 59'
74 05 234 144 38
*195 . 120 32 74 28 89 22
196 235 145 16 89 44
121 09 74 51 236-
197 121 46 145 52 90 08
75 14 237
198 122 23 146 29 90 31
75 37 238
199 123 00 147 07 90 53
76 00 239
200 123 37 147 44 91 16
76 23 240
X. 148 21 91 39
LA SECTION. D.'OR DANS L'ASTROLOGIE 307

SECTEUR SECTEUR SECTEUR SECTEUR


DEGRÉS MAJEUR MINEUR DEGRÉS MAJEUR MINEUR

241 148 58 92 02 281 173 41 107 19


242 149 35 92 25 282 174 18 107 42
243 150 12 92 48 283 174 55 108 05
244 150 49 93 11 284 175 32 108 28
245 151 26 93 34 285 176 10 108 50
246 152 04 93 56 286 176 47 109 13
• 247 152 40 94 20 287 177 24 109 36
248 153 17 94 43 288 178 02 109 58
249 153 55 95 05 289 178 38 110 22
250 154 32 • 95 28 290 179 15 110 45
251 155 08 95 52 291 179 52 1 1 l 08
252 155 46 96 14 292 180 29 11131
253 156 23 97 37 293 181 06 111 54
254 157 00 97 00 ‘ 294 181 43 112 17
255 157 37 97 23 295 182 20 112 40
256 158 14 97 46 296 182 58 113 02
257 158 51 98 09 297 183 35 1 13 25
258 159 28 98 32 298 184 12 113 48
259 160 05 98 55 299 184 49 114 11
260 160 43 99 17 300 185 26 1 14 34
261 161 20 99 40 301 186 03 114 57
262 161 56 100 04 302 186 40 115 20
263 162 34 100 26 303 187 17 115 43
■264 163 11 100 49 304 187 54 116 06
265 163 48 101 12 305 188 31 1 16 29
266 164 25 101 35 306 189 08 1 16 52
267 165 02 101 58 307 189 45 117 15
268 165 39 102 21 308 190 22 117 38
269 166 17 102 43 309 190 59 118 01
270 166 53 103 07 310 191 37 1 18 23
167 31 103 39 311 192 14 1 18 46
271
168 08 103 52 312 192 51 119 09
272
168 45 104 15 313 193 28 119 32
273
169 22 104 38 314 194 05 119 55
274.
105 01 315 194 42 120 18
275 169 59
105 24 316 195 19 120 41
276 170 36
4 05 49 317 195 55 121 05
277 171 13
106 II 318 196 33 121 27
278 171 49
106.33 319 197 10 121 50
279 172 27
106 56 320 197 48 122 12
280 173 04
308 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

SECTEUR SECTEUR
SECTEUR SECTEUR
DEGRÉS MAJEUR MINEUR
DEGRÉS MAJEUR MINEUR

122 35 341 210 46 130 14


321 198 25
122 58 342 211 23 130 37
322 199 02
123 21 343 212 01 130 59
323 199 39
123 44 344 212 38 131 22
324 200 16
200 53 124 07 345 213 15 131 45
325
201 31 124 29 346 213 52 132’ 08
326
202 07 124 53 347 214 29 132 31
327
328 202 44 125 16 348 215 06 132 54
329 • 203 22 125 38 349 215 43 133 17
330 203 59 126 01 350 216 20 133 40
331 204 35 126 25 351 216 57 134'03
332 205 13 126 47 352 217 34 134 26
333 205 50 127 10 353 ' 218 11 134 49
334 206 27 127 33 354 218 49 135 11
335 207 04 127 56 355 219 26 135 34
336 207 41 128 19 356 220 02 135 58
337 208 18 128 42 35 7 220 40 . 136 20
, 338 208 55. 129 05 358 221 17 ' 136 43
' 339 209 32 129 28 359 221 54 137 06
340 210 09 129 51 360 222 31 137 29

Celle étude de F. Nacier Kie/fer fait ressortir toute une série


de chif/res, notamment 108. Ory ce nombre se retrouve jusqu'à CAstro­
logie Stellire des Anciens. Hipparque donne 1080 comme le nombre
total des astérismes du ciel, c'est-à-dire 10 à chacun des 108 « A7avali­
sas ’• de l'Astrologie Hindoue.
Observations sur quelques
Conjonctions importantes(,)

. VIII. — CONJONCTION SOLEIL-URANUS

Les individus dont l’horoscope présente cette conjonction ( pour­


vu qu’alors le Soleil ne reçoive aucun autre aspect de première impor­
tance, notamment de Mars ou de la Lune), sont avant tout des hommes
d’action et, en principe, des tempéraments non sédentaires (peu doués
pour le travail de bureau et toutes occupations requérant peu d’activité
motrice et s’effectuant dans une ambiance tranquille ; nécessité d’une
atmosphère excitante).
Le maréchal Davout, Wellington, les généraux Mangin et Gordon,
d’autre part Cook, l’amiral Byrd, dans un genre un peu différent,.Met­
ternich ou Philippe II, sont des exemples très typiques de ce que peut
produire cet aspect, dans tout son relief, sur le plan psychologique.
L’intelligence paraît essentiellement pratique, méthodique et précise, en
général peu intuitive, plutôt rationaliste, d’allure « géométrique » si
on peut dire, avec néanmoins d’étranges aberrations, des étroitesses, de
la sécheresse. Le caractère est rude, peu souple, manquant par dessus
tout de sensibilité, — les tendances se montrant rarement libérales et
conciliantes — Il y a de l’entêtement, de la présomption, fréquemment
de l’autoritarisme, mais aussi des aptitudes de chef, des capacités d’or­
ganisation et au besoin d’administration, un sens assez juste et fin des
relations nécessaires dans les communautés humaines ( économiquement
et politiquement, utilitairement et matériellement surtout —■ la compré­
hension « sympathique » des besoins et aspirations d’autrui demeurant
en même temps très limitée).

(i) Voir N03 6, 7 cl 9 ta la première série, ainsi que le> >'oa et 4 de


la nouvelle.
310 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

Ce qui étonne et prouverait en apparence que le Soleil demeure


Finalement, de beaucoup, l’élément prédominant de la combinaison, ce
sont les préjugés aristocratiques ou bourgeois fréquents, le souci des
préséances, des privilèges, le respect des castes sociales et des traditions
(croyances fermes), le vigoureux instinct de propriété, en somme les
propensions conservatrices et hiérarchisantes.
L’orgueil très accentué (orgueil de classe éventuellement) semble
la base de l’intransigeance, de la combattivité et la cause de la médiocre
ouverture d’esprit (peu d’idées personnelles, imagination et aptitudes
philosophiques couramment faibles). La personnalité manifeste presque
constamment, à cet égard (même chez les sujets les mieux doués), une
raideur et comme une tension caractéristiques.
Dans les cas vulgaires, l’individu paraît non seulement facile à
juger, à définir, à connaître d’après ses seules aptitudes, parce que cons­
titué tout d’une pièce, d’un bloc (à l’occasion, jusqu’au ridicule et à
l’outrance), mais encore invraisemblablement superficiel, particulière­
ment pauvre en ressources intérieures autres que les ressources volon­
taires.
Physiologiquement, la complexion semble de type nerveux-bilieux,
sans disfonctions spécifiques. Contrairement à ce qu’on pourrait suppo­
ser, le danger de mort violente, accidentelle, est relativement minime,
malgré des risques certains entre 47 et 52 ans notamment* ; néanmoins,
l’aspect ne paraît pas favoriser spécialement la longévité, puisque la
durée moyenne de la vie s’avère d’environ quatre ans plus courte que
d habitude.
Naturellement, à part des hommes d’Etat et des politiciens (Catbe-
rme de Medias, Oscar II, Gustave III de Suède, A. de Mun) et des
soldats (Cavaignac, Lannes, Souvarov, Oudinot, Kléber, Joubert), on
rencontre dans ce groupe un certain nombre de navigateurs-explorateurs
(Bougainville, Peary, Tromp) et de coloniaux, très typiques ici (Corm-
WelHng?on)8.aS Ha‘g’ L°rd Cromer et> déjà cités’ Mangin, Gordon,

maticXnsnnM»ntnpiteDdr h°mTes de lienee et spécialement des mathé­


maticiens (dont P. Duham est un cas évolué), des mécaniciens des
calculateurs, des ingénieurs .et des industriels (Stephenson, Richard-
Lenon, Montgolfier, Congrève). Enfin, parmi les littératems les his­
toriens et sociologues, Barbey d’Aurevilly, Lamennais, Mme de Staël
Quesnay, Pestalozzi, mettent en valeur quelques effets remarquables
ealJaurn-JO"C?°n e”visa6îe- Les commerçants, les négociants les avo­
cats, les juristes sont plutôt rares. Il arrive mm ’ j -
des exagérations de la sexualité (de préférence che ]t,,corresp.ondeJ.a
nairement sublimées, au sens où l’entendent 1 homme), ordi-
exemple en mysticisme (Sainte Thérèse d’Avilai e psyc.^analyste!> Par
sur le plan artistique (Lope d?^ tt
cependant d’autres influences très puissantes aX^Lt jt ,chez .t>UI
sens), à moins encore ou’ell^c n» $ agissent dans le meme
verve ironique, satirique ou polémique *J?.ns .une sorte de
Richter, Voss). La continuité U ï 'Mathunn Riguier, Jean-Paul
dessems et les projets (après h trentake surtout
au debut, maigre la possibilité de quelques éclat, et b püogres
QUELQUES CONJONCTIONS IMPORTANTES 311

une destinée fulgurante et facile), tels sont les traits dominants de la


carrière.
Des attaques, des épreuves plutôt morales, voire quelque scandale,
une période de discrédit, vers 25 ans, ont parfois pour résultat de modi­
fier sensiblement l’orientation et le genre de vie.
En résumé, cette conjonction tend surtout, semble-t-il, à exagérer
et à porter à leur paroxysme certains défauts du Solaire, sens mettre
aucunement en relief les qualités positives qu’on attribue traditionnelle­
ment à URANUS (ainsi l’intolérance, le sectarisme non exceptionnels
cadrent mal avec l’humanitarisme, l’absence d’idées préconçues, la vaste
curiosité d’esprit de l’Uranien classique).
Serait-il absurde d’admettre que la façon un peu singulière- dont
les deux astres coopèrent alors représente une face et une illustration
nette du phénomène de la combustion ?

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Les Degrés du Zodiaque ,
et leur signification suivant Alan Léo
Traduction et annotations
de P. E. A. GILLET

(•es significations donnent. au rebours du Calendrier Ihélntiquc


de Christian et des Monomères de Costcsèquc (2) qui se cantonnent dans
un symbolisme parfois très obscur, un sens clair et positif a chacun des
degrés du Zodiaque : Alan Léo court ainsi le risque, en devenant pré­
cis. d'etre moins exact. mais c'est un risque couru allègrement et qui.
le lecteur s'en convaincra par l'usage, n'est que très rarement fatal a
notre auteur.
Il faut seulement tenir compte du fait que. le texte étant très con­
densé. il est nécessaire. pour en tirer toute la substance, de l'entendre
dans un sens large, par exemple quand il est parlé de « frères », d'en­
tendre « frères et somrs ». z
Les degrés à prospecter utilement sont ceux du soleil, de la Lune,
de l'Ascendant et du Maître de chaque signe. : le degré du Soleil rensei­
gne sur l'individualité du né ; celui de la Lune sur sa personnalité (3) ;
celui de l'Ascendant sur ses qualités physiques; celui du Maître de
chaque signe, sur la Maison locale dont la cuspide occupe le signe
considéré.
L'influence de chaque degré s'étend de 311 avant lui à 29’ après.

ARIES (LE BELIER)


Décan du Bélier.
1" Positif, impétueux, indomptable ;.crée sa propre destinée.
2" Entreprenant, ingénieux et pratique ; un organisateur.
3U Ardent, raffiné et subtil ; capacités, littéraires et poétiques ; efforts
ambitieux. '

x (i) Cf. Alau Leu. — Xstrology tor all. Vol. I, pp. 23.) cl s?.
(2) Gf A. Co4esèque. La Predetermination de l’A venir.
; Pour Alan Léo. <• indhidualilé n veut dire, à peu prt% qualités innées, qu'elles
restent latentes ou non ; « personnalité », qualités acquises.
LES DEGRÉS DU ZODIAQUE

4” Impulsif et sensuel ; cependant


capable d’un grand attachement,
5° Magnanime bien qu’autoritaire
maine de l’art. capacités créatrices dans le do-
6» Déceptions ; existence entravée et taches répugnantes.
7 Nature spirituelle ; idéal élevé ; mariage rêvé
?" ÜSpnt ‘«"éraire et ingouvernable ; turbulent et vindicatif.
Esprit philosophique et sympathique nature ; nombreux voyages.
10 Peut s elever haut ; ambitieux de prestige ; a des amis bien placés.
Décan du Lion.
1 I Piocheur, adonné aux sciences ; espérances réalisées.
12* Aspirations étouffées, épreuves subies ; intuitions spirituelles.
13 Agressif et destructeur, lascif ; ^projets abandonnés.
14 Caractère violent mais généreuse nature ; désirs véhéments.
15 Timide et irrésolu, mais bien disposé ; écrivain capable.
I 6” Homme public, orateur persuasif ; cependant attaché à sa famille.
I7 Inclinations transcendantes ; aime les enfants et est heureux avec
eux.
1 8 Expérimentateur subtil, dévoué a la science ; humeur chagrine.
1 9° Esprit fertile et nobles dispositions ; amant passionné.
20° De la ressource et de 1 autorité, mais avec quelque chose de peu
scrupuleux dans le caractère.

Décan du Sagittaire.
21° Actif et impressionnable ; des aventures en mer.
22° Profond, quelque peu mélancolique ; ambitions réalisées.
23° Chercheur de choses étranges ; nombreuses erreurs.
24° Nature calme ; philosophe et patient dans l’affliction.
25° Esprit agité, enclin aux voyages ; son destin est à l’étranger.
26° A des inspirations ; génie créateur ; artiste.
27° Grand-prêtre de quelque culte ; puissant et autoritaire.
28° Sombre et méditatif, mais attentif et tenace en ses desseins ; vit
en reclus.
29° Idéals élevés et grand pouvoirs pour les réaliser; des enfants
célèbres ; entreprises florissantes.
30°Initié aux mystères ; prophète de quelque nouvel ordre.

TAURUS (LE TAUREAU)


Décan du Taureau.
1° Habile et triomphant ; grand pouvoir d’intrigue.
2° Profond étudiant des sciences secrètes ; est soumis à sa femme ;
apte à la magie.
3° Disposition généreuse ; esprit philosophique ; nombreux voyages.
4° Habitué à l’autorité, discipliné ; poste élevé.
5° Fondateur d’une secte dont il garde la loi.
6° Double nature : ascète ou glouton.
314 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

7" Résolu et entreprenant ; initiateur de systèmes ; beaucoup d en-


nemis.
8" Nature opiniâtre, déterminée et pleine de ressources ; positions
influentes.
9" Pensées profondes et parole expressive ; gains par les parents.
10" Ferme et persuasif ; casanier ; vit avec ses parents.
Décan de la Vierge.
Riche nature, ardente et généreuse ; du génie artistique.
1 lM
12"Laborieux, diligent et précis ; adepte des sciences expérimentales.
Raffiné et artiste ; réalisateur ; bien servi par ses inférieurs.
13*‘
14°Personnalité influente tendances mystiqes ; mariage infortuné.
15°Prompt à la sympathie ; nature religieuse, mort à l’étranger.
16°Subtil et d'action circonspecte ; a dés amis à la Cour.
Esprit aiguisé et puissant : conceptions originales ; de l’influence
1 7*
dans le monde.
18" Grandes sympathies et large tolérance ; protecteur d’œuvres cha­
ritables.
19Ù Plein de ressources et habile à agir ; chef de parti.
20° Confiant en soi et redoutable ; est la source de sa propre fortune.
Décan du Capricorne.
2 I ° Nature versatile, féconde en ressources ; facilité de parole.
22" Très attaché à ses intérieurs et à ses affections ; beaucoup de
voyages par eau.
23° Ardent et passionné ; veut réussir à tout prix.
24° Pur et humble d esprit ; patient travailleur.
25° Grande intuition et dons poétiques : vit en reclus.
26 Puissance, autorité, fermeté, souvent peu sqrupuleux ; mort d’un
associé.
27" Eloquent et persuasif : mariage fortuné.
28° Intrépide et persévérant ; fortune dans son emploi.
29 Volonté puissante et grande capacité d’organisation ; prospérité
a la campagne.
30° Favori de la fortune ; large et bienfaisante influence.

(A suivre.)

...Tout ce qiti t'arrange m'arrange* ô Cosmos* rien ne m'est préma-


taré ni tardif de ce qui* pour toi* vient à Theure.
MARC-AURELE.
Symbolisme des Nombres et Cycles

; Par,,la réduction théosophique des Nombres représentant les mil-


lesimes d années, on obtient des éléments d’appréciation très intéres­
sants, surtout quand on les compare aux lames du Tarot.
Par exemple, pour les années de guerre : 1815 -= 15, Typhon-
Fatalité ; 1870 = 16, la Tour foudroyée, la Ruine ; 1939 - 22, le
Mât, le Crocodile, le Fou... La fin des guerres : 1871 = 17, l’Etoile
des Mages ; 1918 et 1945 - 19, la Lumière Resplendissante !
Un millésime d année traité par la réduction peut donner une
teinté générale à la période envisagée, mais si nous examinons la con­
tinuité des chiffres obtenus pour des années qui se suivent, nous cons­
tatons que nous sommes en présence de deux progressions, une pour
les années consécutives et une autre qui est particulière au commence­
ment de la dizaine d’années. Ainsi 1910-191 1-1912, etc. - 11-12-13,
etc..., et 1910-1920-1930, etc. = 11-12-13, etc...
La réduction obtenue pour une année donne plus on moins d’effet,
selon que le chiffre trouvé sera, ou non, de même nature que celui
du commencement de la dizaine. Par exemple : 1815 — 1 5, la Fata­
lité ; 1810 = 10, le Sphinx, le Trône aussi, car les d 2 premières
lames du Tarot ont une relation avec les Maisons Astrologiques. Fata­
lité pour le Trône ; 1870 - 16, ici le pronostic était double ! 1914
était fonction de 1910 = 1 1, la Force, le Lion muselé. 1939 dépen­
dait de 1930 = 1 3, le Squelette Faucheur (quelle précision ! I).
Ceci nous donne espoir que 1948 ( == 22) n’aura peut-être qu’un
effet atténué, partant de 1940 = 14, mais que faut-il penser de
1950 =15 et des années qui suivent dans cette dizaine : 1951.— 16
et 1957 = 22 ?
Il faut remarquer aussi que ces progressions ne sont pas conti­
nues. Ainsi la réduction 1 2 a été obtenue pour la dernière fois en 1920
après une période de ,711 ans qu elle avait animee. Ce nombre ne re­
apparaîtra que l’an 2019, et a partir de cette date il reviendra dans
chaque dizaine pendant une période de 891 ans.
En raison du décalage d’un an au commencement de chaque
dizaine, ces progressions représentent réellement un Cycle Novenaire.
Par ailleurs, la Profection Onomantique justifie pleinement un
Cycle Duodénairê qui m’a toujours donné satisfaction bien que prati­
quant surtout la Judiciaire. Cette méthode a de plus 1 avantage de
316 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

pouvoir être calculée mentalement puisqu’on ne tient pas compte du


degré, mais simplement du signe solaire.
Nous sommes maintenant en présence de deux cycles, celui de
9 ans et celui de 12 ans. Leurs significations particulières se complè­
tent mutuellement, le premier ayant un sens collectif, le second ser­
rant de plus près l’individu par son signe solaire de naissance. Mais
il faut reconnaître que la grande précision n'est pas encore trouvée,
un signe zodiacal intéressant toutes les personnes nées pendant le même
mois astrologique. Ce qu’il faut retenir, c’est la teinte générale de l’an­
née et le sens des événements, non leur gravité.
D’autres systèmes cycliques pourront aussi être étudiés avec profit,
notamment ceux de 19-28 et 15 ans, qui sont à la base du CompuL
Pour éclairer la question, il ne s'agit pas d’établir un Cycle, mais
une série de Cycles qui chevauchent les uns sur les autres comme des
roues dentées et qui agissent lorsque certaines de leurs dents vien­
nent coïncider...

R. JACQUEMIN.

ÈRE DU VERSEAU
Si l'ère du Verseau, symbolisée par Ganymède qui fut enlevé au
^<■'1 par des Aigles, a commencé par la découverte de l'avion (André
Costeseque a brillamment démontré que tous les deart. - r
représentés par V image des oiseaux, onttraüll'M^
demander si la montée de Ganymède au ciel ne nrA ' • ’ °” $C
conquête des autres planètes par l'hommeet le.P<1S aUSSi U
Les perturbations cosmiques
sont les signes précurseurs
de nouveaux troubles sur la terre

Dans leur numéro de septembre-octobre 1946, les Cahiers Astrologiques


signalaient que les gigantesques taches solaires observées au début de cette
année étaient apparues à une époque non comprise dans le cycle ordinaire
des taches solaires. C’est contre toute attente que ces taches se sont mon­
trées et dans des proportions ^telles que jamais encore elles n’avaient été
observées. Le prochain’ maxima de la période de réapparition des taches
solaires devait se produire en 1949-50.
Or, la réapparition de nouvelles taches-énormes de fin juillet à la mi-
août a prouvé à nouveau que l’apparition périodique de maximas des taches
solaires dépendait directement des planètes Jupiter-Saturne. Vers le 20 juillet
1946 le Soleil entra en conjonction avec Saturne et cette conjonction eut
lieu dans l’orbe du carré que Jupiter forme avec elle. Cette configuration
se formait à partir des deux signes cardinaux :^Cancer-Balance.
L’influence, directe des planètes Saturne-Jupiter sur l’apparition des
taches solaires ne peut plus être mise en doute.
Dans les premières journées d’août les taches solaires prirent une exten­
sion dépassant de beaucoup les dimensions des taches observées au début
de cette année. Sur des étendues que notre imagination ne saurait se
représenter, les protubérances projetaient des vapeurs brûlantes, se faisaient
d’énormes éruptions projetées de l’intérieur du Soleil vers sa surface et
de là dans les couches supérieures de l’atmosphère terrestre sous forme de
substances radioactives. Ces émanations intensifiées d’énergie solaire dans
le cosmos influencent de façon toute particulière les événements qui se
déroulent sur cette terre.
Les taches solaires apparues de fin juillet au début d’août étaient accom­
pagnées d’aurores boréales qui purent être vues non seulement dans la
zone tempérée au nord de l’équateur, mais qui s’étendirent jusqu’aux con­
fins de la zone tropicale, un phénomène qui n’avait pas encore été observé
dans ces proportions. En même temps, de formidables orages éclataient dans
différentes, régions de la terre de même que sévissaient d’importantes inon­
dations, de très fortes pluies, des vagues de chaleur intenses et subites,
suivies de refroidissements encore plus marqués et plus inattendus qu’ac­
compagnaient des troubles de la radiodiffusion.
Dans l’Etat d’Illinois, aux Etats-Unis, les inondations prirent des pro­
portions angoissantes. Un typhon’ d’une extraordinaire violence souffla sur
le Japon. Dans la région du Haut-Nil, des tempêtes d’une force inaccoutu­
mée s’élevèrent que suivirent de telles pluies que la crue du Nil atteignit
un degré non enregistré depuis deux siècles. Les dépressions atmosphéri­
ques qui se succèdent ne permettent plus guère d’attendre pour cette année
un beau temps de quelque durée.
318 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

La psyche humaine aussi a été influencée par ces rayonnements radio­


actifs : c’est ce qu’ont montré les troubles qui se sont produits aux Indes,
et qui causèrent la mort de plus de 2.000 personnes.
Un des phénomènes les plus curieux, qui est certainement en rapport
avec l'intensification de l’activité des taches solaires et qua signalé 1 Institut
géophysique de l’Académic russe des Sciences à Moscou, c est le réchauf­
fement de la température arctique, qui agit sur le climat de toute 1 Union
Soviétique.
De même l’atmosphère lourde qui pèse sur la Palestine, sur tout l’es­
pace méditerranéen et qui représente toujours encore un foyei de périls,
l’activité accrue de la ligue panarabe, qui, le moment venu, n’hésiterait pas
à susciter une nouvelle guerre sainte», les séries daccidents dans piesque
tous les pays, sont en rapport direct avec les perturbations cosmiques con­
sécutives à l’apparition des taches, solaires.
C’est ainsi que les perturbations observées à la surface du Soleil pro­
voquent directement et indirectement des troubles aux longues répercus­
sions dans le cosmos et sur la terre, et ces troubles se feront sans doute
encore sentir pendant un certain temps sur la terre ; au moins jusqu’à
l’approche de l’équinoxe.
L’action des rayonnements radioactifs émanant des taches solaires res­
semble aux réactions en chaînes produites par la désagrégation des atomes
avec leur immense dégagement de forces, radioactives ; cette action se dé­
tache du corps agissant et se propage continuellement aussi bien dans le
monde physique que dans la psyche humaine. Les forces ainsi déchaînées
exercent une action troublante et même destructrice sur les événements
terrestres, et, comme l’énergie atomique échappe au contrôle de l’homme,
ces forces néfastes semblent rompre tous les liens qui les disciplinent et
menacent de dissoudre l’ordre régissant jusqù’ici l’univers.
Selon toutes probabilités, il faut s’attendre à voir réapparaître d’énor­
mes taches solaires entre le 25 octobre et le 18" novembre 1946, surtout
autour du 1er novembre, lorsque le Soleil, en conjonction avec Jupiter, se
trouvera en carré avec Samrne. Non seulement la recrudescence des taches
solaires s’accompagnera d’aurores boréales très étendues, elles seront aussi
les signes précurseurs de nouveaux bouleversements sur la terre.

F.-Xavier KIEFFER.

P- S. — Dans la presse américaine et anglaise j’ai trouvé une thèse


relative à l’origine des perturbations cosmiques, qui me semble susceptible
d’être retenue.
Les extraordinaires troubles observés durant cette année seraient, sup­
pose-t-on, en rapport direct avec- les explosions des bombes atomiques. Les
auteurs des articles rappellent cette loi, selon laquelle dans le cosmos aucune
parcelle de .matière ne se dissolverait entièrement, mais changerait de forme.
Les observatoires anglais et américains ont reçu l’ordre d’examiner ce
problème et essaient de discerner ce qui est simple supposition et ce qui
est réalité. Il est fort probable que nous devions nous attendre à de nou-
x elles revelations, mais il est indubitable que de formidables perturbations
n ont rompu, il est étrange de le constater, leur périodicité normale que
depuis 1945, — la meme année où explosa la première bombe atomique.
En plus de 1 apparition d’énormes taches solaires, les astronomes signalent
maintenant des perturbations encore absolument inconnues et d’un cenre
tout nouveau. s
Il s’agit de gigantesques traînées de brouillard noir d’origine cosmique
qui n avaient pas encore été observées dans cette étendue. On peut admettre
que ces trainees de brouillard sont en rapport avec les taches solaires
Des astronomes américains sont d’avis que ces énormes nuages, formés
de particules cosmiques minuscules, provoquent sur la terre, aussitôt qu’ils
atteignent 1 atmosphere terreste, les perturbations les plus grandes
Note sur les Thèmes non généthliaques

A la suite de notre article sur Le Verrier (I), il nous a été de­


mande pourquoi nous n avions pas parlé du thème de la découverte
de Neptune.
Avant d aborder cette question, nous allons rappeler que Chois-
nard, répondant à une étude de Caslant sur le naufrage du « Titanic »
(2), avait publié un article intitulé « Doit-on faire l’horoscope d’un
objet ? » (3), où il exposait avec sa clarté coutumière les raisons
de sa méfiance, ou tout au moins de sa réserve, en regard de tels
thèmes.
Ses arguments,, que nous pourrions reprendre entièrement à notre
compte, quitte à provoquer un flot de protestations, n’ont certaine­
ment pas convaincu Caslant, car il écrivait, quelque vingt ans plus
tard, que tout ce qui est créé et évolue peut être étudié sous forme
horoscopique : une ville, un bateau, une bataille... et peu de temps
avant sa mort il étudiait de cette façon l’offensive allemande du
10 mai 1940 (4).
Bien qu’on ne puisse affirmer sans preuve que des thèmes de
cette espèce ne riment à jrien, il serait utile de démontrer, avec des
arguments suffisants, qu’ils sont fondés sur autre chose qu’une géné­
ralisation toute gratuite de l’astrologie généthliaque.
Il n’y a rien d’impossible à priori pour qu’une collectivité —
famille, société, cité, etc... — formée • d’individus, ait quelque chose
qui puisse' ressembler à un thème natal.
On comprend facilement que si plusieurs personnes se réunissent
pour fonder une association, c est parce qu elles ont dans leurs themes
personnels des éléments communs ou comparables, et que ceux-ci peu­
vent constituer une sorte de thème collectif.. Mais cela ne démontré
pas que l’association ait pour cela un veritable theme au sens geneth-
liaque du terme, c’est-à-dire une carte du ciel établie a un instant
donné et à un lieu déterminé qui puissent être considérés comme
instant et lieu de .naissance.

(i) C’ahiers Astrologiques, >q»lembrc:<»clobrr


(a) L’Influence Astrale, juillet 191'ÿ
(3) L’Influence Astrale, même numéro.
('•) Elude parue dans les Cahiers Astrologiques en janvier 19'16.
320 LUS CAHIERS ASTROLOGIQUES

M. Volguine a montre que dans les grandes dates de l’histoire


polonaise, certains aspects se reproduisent d une façon frappante («PP
silions Mars-Pluton, conjonctions Soleil-Venus et Lune-Jupi er) c q
pouvait les considérer comme appartenant au « theme de la Pologne ».
Sans être aussi affirmatif sur un thème dont 1 existence. est dour
tcuse, nous ne voyons aucun inconvénient à admettre que ces aspects
sont caractéristiques de la collectivite polonaise» que son theme existe
ou non.
Nous ne ferons pas non plus de difficultés pour admettre qu une
personne appartenant à une collectivité petite ou grande, çphemere
ou durable, soit appelée à avoir un rôle important dans sa destinee
si son propre thème présente quelques-unes des caractéristiques astro­
logiques de la collectivité, et que celle-ci subira des alternances de
succès ou de revers suivant les transits et les directions qui affecte­
ront le thème de cette personnalité représentative.
Pour prendre un exemple d’actualité, il est remarquable que les
succès incontestables remportés, aux élections récentes, par les partis
démocrates-chrétiens dans les pays d’Europe à forte population catho­
lique, coïncident avec des transits particulièrement harmoniques d Ura­
nus et de Jupiter dans le thème de Sa Sainteté le Pape Pie XII.
Mais nous estimons cela insuffisant pour en conclure que l’Eglise
catholique ait un véritable thème (5).
De même toute entreprise humaine, œuvre d’un individu, ou de
plusieurs ayant entre eux des affinités astrales, peut être soumise au
moins partiellement aux mêmes, influences que ses auteurs et par suite
posséder une sorte de thème plus ou moins comparable à un horo­
scope natal.
En poussant plus loin, on peut encore imaginer, toujours sous
réserve de vérification, qu'une invention ou une découverte subira des
lois analogues, du fait qu’elle va participer à la vie de l’humanité.
Mais que penser de la découverte d’une planète ?
En quoi la première observation d’un astre qui existe depuis la
formation du système solaire, peut-elle être comparée à une naissance
et par là être soumise aux lois astrologiques ?
Il paraît raisonnable de considérer une telle découverte comme un-
incident de la vie de l’astronome qui en est l’auteur, volontaire ou non,
mais non comme un événement affectant la planète elle-même.
On voit mal le fait d’être nouvellement reconnue par les hommes,
peut agir sur l'influx qu’une planète nous envoie depuis des millions
de siècles.

(5) Pour éhidi<*r ra>irok»k’ie de* collectivités, h semble qu’on devrait procéder du
>impk« au complexe eu commençant par la plu> petite des associations, celle de deux per-
soimivs <pjj < uniment pour fonder un foyer. Si nue x>riélc nombcnisc à de-» caractéristiques
astral plus on .moins ocmparuldes a un thème natal, cola devrait être vrai aussi pour un
ménage, ce qui ne veut pas «lire néevs-airement que le thème J’im foyer soit la carte du
vie! établir à la date du ni.triage.
P e'1 <’«rîeu\ que de nombreux astrologue- dressent des thèmes de ministères, de
sociétés, rte.... et qu’on semble <v’rc fort peu ocenue de ce qui ]>ourrait être des « thèmes
de foyers
NOTE SUR LES THÈMES NON-GÉNÉTHLIAQUES 321

Au point de vue astrologique, la découverte d’une planète est


peut-etre une affaire de transits ou de directions dans le thème de
1 astronome, et il ne nous semble pas qu’on puisse en dire davantage.
Nous avons remarqué que la découverte de Neptune coïncide avec
le transit de cette planète sur la position de Mercure natal, maître de
1 ascendant de Le Verrier et à la direction exponentielle au carré de
Neptune, mais il nous paraît très imprudent d’en conclure à une rela­
tion de cause à effet, car il s agit d’un événement isolé.
Pour conclure positivement à une relation causale, il faudrait dis­
poser de centaines d’événements semblables, et ce n’est pas le cas,
car on ne découvre, pas souvent de nouvelles planètes — astéroïdes
mis à part — et c’est d’ailleurs heureux, car l’astrologie, déjà bien
compliquée, deviendrait absolument inextricable !
Dans 1 impossibilité-de faire autrement — et sous peine de tomber
dans des divagations — nous avons présenté notre étude sur Le Ver­
rier, comme une curiosité qui ne contredit pas l’astrologie traditionnelle,
mais il serait osé de dire qu elle en apporte une vérification, et encore
plus qu’elle démontre une loi nouvelle.
Quoi qu’il en soit, que les transits constatés au moment de la
découverte de Neptune soient une simple coïncidence, ou au contraire
qu'ils en aient été l’une des causes, cela n’a .rien à voir avec un pré­
tendu thème de la découverte.
Certains astrologues, non seulement admettent la non-absurdité
d’un tel thème, mais encore vont jusqu’à prétendre que les planètes
nouvellement observées n’agissent sur nous qu’à partir du jour où leur
existence nous a été révélée !
Au risque de soulever de vives réprobations, nous prétendons que
soutenir de semblables idées n’est pas une position d’astrologue scien­
tifique.
Pour se convaincre du rôle effectif permanent de Neptune, Ura­
nus et Pluton, il suffit de replacer ces planètes dans les thèmes anciens
où elles manquent, et de les interpréter de nouveau.
Dans cet ordre d’idées, nous ne pouvons mieux terminer cette
note qu’en citant quelques extraits de l’excellent ouvrage de M. Ker-
neiz : «Le Vrai Visage de 1 Astrologie » (6).
Voici ce que dit cet auteur, qui ne sort jamais de la voie du
bon sens, à propos de Neptune et de Pluton.
NEPTUNE : « On le considère généralement comme puissant et béné­
fique dans les Poissons, tandis qu’il serait maléficié dans la Vierge. Son
passage actuel (1937) dans ce signe est bien fait pour justifier cette hypo­
thèse, et son passage précédent a coïncidé avec l’ère de décadence de l’an­
cien régime qui a précédé la Révolution française. Il est non moins inté­
ressant d’étudier ses traversées des Poissons. De 1682 à 1698, il a marque
l’apogée de l’absolutisme royal issu des temps troubles du début du
XVir siècle. »

(61 Editions Tallandier 1937.


322 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

PLUTON : « Si nous nous reportons à l’Histoire, nous verrons que ses


passages précédents en ce lieu du Zodiaque (le Cancer) se sont signalés par
de grands conflits idéologiques par des heurts de civilisations, et aussi qu’ils
ont souvent marqué des étapes importantes dans le développement de. l’es­
prit humain. Son précédent passage aux positions occupées par lui dans le
ciel en 1936 et en 1937 (elles varient peu d’une année à Vautre) a coïncidé
avec la révolution d’Angleterre en 1688, la Déclaration des Droits et la décou­
verte de la gravitation universelle par Newton, point de départ de toute la
science moderne ; l’avant-dernier passage a été marqué par des bittes reli­
gieuses d'une grande ampleur, le concile de Ferrare, la proclamation de
l’antipape Félix V et, en France, la lutte du pouvoir des rois contre celui
des papes, synthétisée dans la Pragmatique Sanction de Bourges.
« Plus loin encore dans le passé, aux environs de 1190, c’est l’avènement
de Richard Cœur-de-Lion en Angleterre, la troisième croisade et... la révé­
lation d’Aristote à l’Europe ignorante par Averroès, ' cadi de Cordoue, qui
lui a donné un aliment intellectuel qui devait lui suffire jusqu’à la décou­
verte de la gravitation par Ncivton.
« Enfin, en 450 de notre ère, non seulement Pluton mais aussi Neptune,
occupaient dans le Zodiaque une place sensiblement la même qu’aujourd’hui.
Ce fut à cette époque qu’Attila envahit la Gaule et que son armée fut
taillée en pièces aux Champs Catalauniques. »

L. TERNIER. -
Hortus Astrologiæ(,)

VERNE (Jules), écrivain et auteur dramatique


Né à Nantes, le vendredi 8 février 1828, à midi
Mort à Amiens, le vendredi 24 mars 1905, à 2 heures
Source de renseignements
Naissance : état civil
Mort f la famille

NOTICE

, . Jules Verne est issu d une famille de magistrats originaire de la


region parisienne. Son père est avoué à Nantes. Sa mère est la fille
d un armateur de cette ville. A 1 2 ans, Jules Verne, qui est un enfant
uiy peu extravagant, s embarque en qualité de mousse sur un trois-
mats en partance pour les Indes ; mais son père a le temps de le
rejoindre à Paimbœuf et le ramène au foyer paternel.
Jules Verne fait ses études au lycée de Nantes. Il est doué d’une
mémoire extraordinaire ; mais il n’est pas un élève remarquable. 11 est
plus joueur que studieux.
En 1848, après avoir obtenu son baccalauréat et commencé le
droit avec son père, il part pour Paris pour suivre les cours de la
faculté de droit. Son père voudrait qu’il soit avocat. 11 fait la connais­
sance d’Alexandre Dumas père, qui dirige le Théâtre historique. Tout
en préparant sa thèse de droit, Jules Verne écrit des pièces de théâtre.
Jusqu’en 1852, il cherche le succès avec des œuvres dramatiques
sans pouvoir y parvenir. De 1853 à 1860, il crée des livrets d’opéra-
comique.
Le 10 janvier 185 7, il épouse une jeune fille dont il a fait la
connaissance au mariage d’un de ses amis à Amiens.
En 1862, Hetzel fonde une maison d’édition pour l’éducation
et la récréation de la jeunesse, et lance une revue. Ce . programme
ouvre des horizons à Jules Verne. Il conçoit l’idée d’écrire des romans
scientifiques. Il va devenir le créateur d un genre nouveau dans la
littérature.

(i) Voir le îf° 5.


LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

En 1863. il publie d’abord, dans la revue d’Hetzel, le premier


livre de la série: « Cinq semaines en ballon, voyage de découvertes ».
La forme nouvelle de ces récits et la vulgarisation des inventions ré­
centes fondent rapidement la réputation de Jules Verne. 11 ne s’arrête
pas en chemin et faire paraître successivement une quantité formi­
dable de. romans instructifs, de lecture facile et qui obtiennent tous
un succès toujours grandissant.
En 1866, Jules Verne s'installe au Crotoy, près d’Amiens, où
habitent les parents de sa femme. Il écrit sans relâche dans le calme
de la baie de la Somme.
En 1867, avec son frère Paul qui est marin, il fait un voyage en
Amérique. 11 visite Terre-Neuve, les chutes du Niagara, etc... ; puis
revient au Crotoy.
En 1872, son père meurt et il subit un-profond découragement.
Cependant, l’horizon se rassénère et le succès éclatant de « Vingt mille
lieues sous les mers » le rend à l’espérance. Il est couronné par l’Aca­
démie Française.
En 1874, Jules Vernes pense à revenir au théâtre, ses premières
.amours. Il fait représenter, en collaboration avec Dennery, « Le tour
du monde en quatre-vingts jours », « Les enfants du capitaine Grant ».
HORTUS ASTROLOCIAE . 325
Ces pièces, écrites un peu dans le même esprit que les romans scien
tifiques, contribuent à augmenter la réputation de Jules Verne.

i|,lPer<1 presqu,c en même temps sa mère et son éditeur


et ami Hetzel. Il en est profondément affecté, d’autant que victime
q un accident qui 1 a immobilisé, il n’a pas pu revoir sa mère avant
sa. mort.

ELEMENTS DES THEMES PRINCIPAUX


Naissance. — Latitude géogr. : -|- 47’13. Temps sidéral : 21 h. 14 m.
Long. Lat. Décl.
Soleil............... ... = 318’45’48” — 15’13’ I = 79’
Lune ............... .. . = 224’26’ 4-1" 22’ — 14’53’ II = 96’
Mercure ......... ... = 322’43’ — 1**54’ — 15**45’ III = 115’
Vénus ............. ... = 348’21’ — 1’14’ — 5 ° 45’ IV = 136”
Mars ............... .. . = 240’32’ 4-, 0**50’ — 19’28’ V = 165’
Jupiter ........... ... ■= 223’46’ J- 1’14’ — 14’49’ VI = 209’
Saturne ......... ... - 104-19’ R — 0’12’ -F 22’30’ VII = 257’
Uranus ........... ... = 299’26’ — 0**31’ — 20’48’ VIII = 276’
Neptune ......... ... = 287’5’ 4- 0"41’ — 21’42’ IX = 295’
Nœud asc. ... .. . = 209*42’ X = 316’
Nœud des. ... ... = 29’42’ XI = 345’
XII = 29’

Principaux aspects :

Conjonction du Soleil et de Mercure ; carré du Soleil à la Lune ;


trigones de la Lune à Vénus et .Saturne ; conjonction de la Lune et
de Jupiter ; trigones de Vénus à Jupiter et Saturne ; sextile de Mars
à Uranus ; trigone de Jupiter à Saturne ; carré d’Uranus aux nœuds.

REVOLUTION SOLAIRE DU 8 FEVRIER 1905, A 4 h. 32 m.


Latitude : "T 49"54’ — Temps sidéral : 1 3 h. 42 m.
Long. Lat. Décl.
Soleil............. .... . — 318**46’ — 15’13’ I = 268’
Lune ................... — 359’40’ apogée — 1’50’ — 1’49’ II = 309’
Mercure ............. . — 298’30’ — r*4’ — 21’32’ III = 354°
Vénus ................. 5’18’ + 0’47’ 4- 2’50’ IV = 27’
Mars ................... 221’47’ + 1’45’ — 13’42’ V = 51’
Jupiter ............... 24’55’ — 1’6’ 4- 8’38’ VI = 70’
Saturne ........ 322’55’ — 1’9’ ' 4- 14’58’ VII = 88’
Uranus ............... — 272’46’ — 0’13’ 4- 23’38’ VIII = 129’
Neptune <■........... _ 95’44’ R — 1’1’ 4- 22’19’ .IX = 174’
Nœud asc............ — 160’26’ X = 207’
Nœud des. ..... — 340’26’ XI = 231’
i XII = .250’
326, LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

Principaux rapprochements :
M.C. révol. transite Caput natal ; Mercure révol. transite Uranus
natal ; Mars révol. transite Lune natale ; Mars révol. transite Jupiter
natal ; Jupiter révol. transite Cauda natal ; ISaturne révol. transite
Mercure natal.
Mort. — Lat. 49'5 4'. Temps sidéral : 8 h. 6 m.
Long. Lat. Décl.
Soleil ................. 3° r 4- 1*12’ I = 59
Lune................... 262*59’ périgée + 5*51’ — 12*15’ II = 82'
Mercure .......... ... — 16*37’ + 0*36’ — ' 7*6’ III = 100’
Vénus ............... 41*41’ + 5*44’ — 20*48’ IV = 109’
Mars ................. ... — 234*33’ + l°30’ — 17*27’ V = 143’
Jupiter ............ ... — 33"29’ — 0*58’ + 11*46’ VI = 182'
Saturne............ ... — 328°3’ — 1*13’ + 13*18' VII = 239’
Uranus ............ ... — 274*8’ — 0*14’ — 27*37’ • VIII = 262’
Neptune .......... ... — 95*23' — 0*59’ T 22*21’ IX = 280*
Nœud asc. ... ... = 158’6’ X = 299’
Nœud des. ... ... — 338*6’ XI = 323‘
XII = 2°

Principaux rapprochements :
M.C. de la mort transite Uranus natal ; Soleil de la mort transite
Vénus révol. ; Soleil de la mort carré Uranus et Neptune révol. ;
Lune de la mort est à sa place natale ; Mercure de la mort carré
Saturne et Neptune natal ; Lune de la mort transite Mars révol. ;
Mars de la mort carré Saturne révol. et Mercure natal ; Jupiter de la
mort transite Cauda natal ; Saturne de la mort carré Mars natal ;
Uranus de la mort carré Vénus révol. ; Neptune de la mort carré
Vénus révol.
H. LE RICHE.
(A suivre.)

LE THEME DU MARECHAL MONTGOMERY


Le dernier numéro r/’Astrology contient le thème du maréchal
Montgomery dont les données ont été communiquées par sa femme. Il
est né le 17 novembre 1887, à 21 h. 17 m. Les éléments de son thème
sont :
Milieu du ciel — 17°30’ Bélier ; AsC — 8° Lion ; •
Soleil — 25°30’ Scorpion ; Lune — 0° Capricorne ;■
Mercure — 25° Scorpion ; Vénus — 9° Balance ; x
Mars ' -- 20° Vierge ; Jupiter — 18° Scorpion
Saturne — 16°30 Lion B. ; üranus — 15°30 Balance •
Neptune — 29° Taureau R ; Pluton — 4° Gémeaux R.
La note qui accompagne ces donnée# fait ressortir. que Mars se'
trouve près d'un degré guerrier (22° de la Vierge) et que Jupiter n'est
1>as loin de la place qu il occupait dans le thème de Napoléon Iw oui
avait egalement la Lune dans le Capricorne. 1
Le Dictionnaire des Constellations"12
4
3

La constellation de la Couronne Boréale n’est pas très grande et


s etend en longitude de I a 27 du signe du Sorpion et, en latitude, de
52 a 56° Nord, c est-a-dire entre les constellations beaucoup plus impor­
tantes d Hercule, du Bouvier et d Ophiucus. Le catalogue britannique
lui donne 2 1 étoiles dont les plus brillantes dessinent, en effet, dans le
ciel une couronne. Neuf de ces étoils sont facilement visibles à l’œil nu.
La principale étoile est La Perle (qui porte aussi les noms d’Alphecca,
de Margarita et d’Ariadne), de seconde grandeur. Elle influence tout par-
ticulèrement 8, I I et 12” du Scorpion (2).
Malgré ses dimensions relativement restreintes, la Couronne Boréale
a joué un grand rôle dans l’Astrologie antique, beaucoup plus grand que
la Couronné Australe.
En accord avec le symbolisme universel de la couronne qui exprime
la dignité, la victoire, la joie, l’honneur et la récompense, cette constel­
lation exprime essentiellement l’idée de succès ou d’élévation, surtout si
elle se trouve au Milieu du Ciel ou contient le maître de celui-ci (ce que
nous voyons dans- les thèmes aussi différents que ceux d’Henri IV, de
G. Bidault et d’Auguste Lumière). On peut même se demander si la
présence de n’importe quelle planète dans ces degrés ne facilite pas
l’ascension (les thèmes à l’appui de cette supposition sont nombreux en
commençant par Michel Ange qui a ici la Lune, en passant par Ramsay
Macdonald et Sadi-Carnot qui ont ici Saturne, et en terminant par
Maurice Schumann dont Jupiter reçoit l’influence de cette constella­
tion (3). Néanmoins, le succès est surtout grand avec la Lune et Haly
a remarqué déjà que « la Lune au Milieu du Ciel, jointe à la Couronne
Boréale, annonce grands honneurs et élévation au-dessus de la condition
natale ».
« Primitivement », dit Pline (4), « on ne couronnait que les dieux... -
Bacchus fut le premier qui se couronna de lierre », ce en quoi on peut

(1) Voir Les Cahiers Astrologiques à partir du N° '5 de la première série (iq38k
(2) 2°, 3n cl Z|° du Scorpion -olon F. 'Holl-Whwlcr.
(3) Evidemment, la nature propre de la planète .intervient toujours. Ainsi, par exemple,
Uran-us, dans ces degrés ne'semble pa- donner un succès durable cl .stable cl comme exemple
de celte position, nous pouvons citer au«>i bien le thème d’Edouard A III que celui de G. van
Sevcren, le fameux utopiste -voulant créer un état indépendant de la .Flandre englobant pres­
que toute la Hollande, une bonne -moitié de la .Belgique et la -Flandre française, qui jK'ril
lamentablement dans un camp de concentration en 19*10, on encore, le thème de Marjorie
Livinglon qui, patronnée par Conan Doyle, a vu sa vague de succès autour de if)3o -pour
ses écrits «dictés» par des entités de l’au-delà et que personne ne prend plus au sérieux.
(4) Histoire nat. XVI, à. •
328 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

voir, peut-être, l’origine indienne des couronnes, car cela se


la conquête des Indes. Mais pour nous autres astrologues, cette. liaison
de la couronne avec Bacchus a une unportancc toute part
Bacchus-Dionysos est, rappelons-lc, dieu de 1 inspiration de 1 ivressu
divine et de la fureur orgiastique. Si les mots grecs de purification et d ns
piration proviennent de la même racine que le mot : B^hus jLes usai
essentiellement sur un plan plus bas le dieu du ,vin 1 f?af(îrme
physique et de la jouissance sexuelle. Et, de ce fait, Robert Fludd affirm
que l’influence de cette constellation rend voluptueux et enclin a 1 adultéré,
ce qui est très juste quand l'Ascendant se trouve dans cette partie du
ciel. L’amour, surtout l’amour sexuel, joue un grand role dans ces nais­
sances.
« Le miracle de l’Âmour, dit Philippe Metman (2) éveillant tous
les souvenirs et permettant ainsi de sè dégager du labyrinthe des fan­
taisies et des sentiments, fut symbolisé non seulement par un fil unissant
toutes choses, mais encore par une auréole. Ariadne a reçu en present
d’Aphrodite lors de ses noces avec Dionysos une guirlande resplendis­
sante. Suivant une légende presque oubliée, elle la donna a Thesee.
Cette guirlande emplit le labyrinthe d’une telle clarté qu il y trouve son
chemin. Autour du front de l'être sanctifié par Dionysos resplendissait
cette guirlande. Sous le nom de « Couronne » elle fut placée parmi les
étoiles. Elle doit avoir été, d'après son essence la plus secrète, le Zodiaque
lui-même. Car cette auréole consacrée à Dionysos est ce qui confère à
la femme le don d’éclairer les sombres chemins d’erreur du sentiment
viril de la lueur de la claire intuition. Et Dionysos, qui est aussi un Dieu
du Soleil, est le guide à travers l’année de l'âme ».
La couronne d’Ariadne qui est le symb.ole mythologique de la
Couronne boréale, était un ouvrage de Vulcain (3) ; elle était d’or et
de pierres précieuses de l’Inde, et cette richesse doit être mise en paral­
lèle avec l’enrichissement accompagnant l’élévation qu’elle présage.
Un autre mythe lie cette constellation avec la couronne que Thésée
a reçu d’Amphitrite, une troisième — avec une couronne de lierre que
Bacchus a déposé au ciel avant de descendre au séjour de Pluton pour
y ramener sa mère, etc. Il ne nous semble pas intéressant, ni utile de
rapporter ici toutes les versions particulières qui ont certainement leur
signification astrologique (ou astronomique), mais cette dernière n’est
pas toujours facile à déceler. Le rapport de la Couronne boréale avec
Thésée semble, par exemple, procéder de celle d’Hercule qui est incarné
justement dans l’image de Thésée. Notons seulement, que certaines tra­
ditions rattachent même cet astérisme à l’image de l’œuf cosmique.
Ptolémée donne à cette constellation la nature de Vénus et de
Mercure, et l’élément vénusien perce visiblement dans l’influen'ce de la
Couronne boréale telle qu’on la constate quotidiennement. Déjà Mani-
lius dit qu’elle inspire les penchants pour des occupations douces et
tranquilles, ainsi que pour la propreté, la bonne grâce et l’élégance de
la parure. On lui donne également l’amour du luxe, des parfums, des

,-i) Bwn que primitivement. celui-ci pursue vire identifié à Sonia des Hindous.
Les Astres ei lu Bcstipéc, Paris, 19'11. p. r.*;.
U») Rapjirhms que tulcain pré'idv au signe de la Balance qui renfermait celle constel­
lation, il y a «leux mille am. et qui en est encore voisin.
LE DICTIONNAIRE DES CONSTELLATIONS 329

fleurs et de beaux jardins, des aptitudes ou, tout au moins, des goûts
artistiques, 1 habileté pour les arts appliqués et le pouvoir de diriger les
domestiques et les inférieurs. Cette influence vénusienne perce même
dans 1 aphorisme cite par R. Ambelain ( 1 ) qui dit que la Couronne
boréale avec le Seigneur de la VIH’’ maison présage la mort par le poison.
Ce même auteur affirme (2) .que sur la pointe de VII cette cons­
tellation marque la lassitude, le laisser-aller, la négligence, les regrets,
le scepticisme et la dépression, mais les vérifications (malheureusement
peu nombreuses) auxquelles j’ai procédé, ne semblent pas confirmer
cette attribution.
Par contre, elle apporte toujours avec le Soleil une situation d’auto­
rité, malgré quelques échecs ou désillusions, surtout au cours de la
première moitié de la vie. Avec la Lune et en accord parfait avec la
légende de l’abandon d’Ariadne par Thésée avant qu’elle soit consolée
par Bacchus, elle présage dés désillusions et des troubles sentimentaux
et, en cas de deux mariages, rend le second plus heureux que le premier.
Enfin, avec le maître du Milieu du Ciel, elle favorise nettement tout ce
qui concerne la marine.
Notons pour terminer que cette petite constellation a certainement
un sens mystique ou initiatique qui nous échappe, car ce n’est pas, sans
raison que Virgile l’appelle Gnossia Corona et que le nom de Gnosienne
se rencontre souvent chez les auteurs postérieurs.

A. VOLGUINE.

(à suivre).

(i) Cité par H. Anihdain : Eléments (FAstrologie Judiciaire, p. <»3.


p. «•<».

errata

N" 3, p. 152 : fig. 2 : au lieu de Poissons, lire Verseau ; et au lieu de


Verseau, lire Poissons.
b 157 : Sig. 5 •• dans la colonne Lune pour le Sagittaire, au lieu
de 0, lire 3.
/V° 4, p. 208, 22" ligne : au lieu de dans le tableau RAV (fig. 4), lire
.dans le tableau RAV (fig. 5).
Destin de l’Univers*”
Observé par
François ALLÆUS
Arabe Chrétien •
en l'année 16 54

DOUZIÈME MAISON

Me restant à parler de J-C. et de la religion chrétienne, je confesse


derechef avec l’Eglîse catholique, apostolique et romaine, que l’incarna­
tion du Verbe est un très grand bienfait de la bonté divine envers les
hommes, et que celui-là commettrait une impiété horrible, qui attribuerait
aux astres ce mystère, auxquelles les plus viles actions des hommes ne
sont pas mêmes soumises. Mais comme ce même J.C. en plusieurs endroits
de l’Écriture est comparé à une pierre, à un agneau, à un lion et à d’autres
choses tant animées qu’inanimées, il ne semble pas indigne de sa divine
majesté, de le comparer aux astres, puisqu’il a voulu que sa nais­
sance fut signifiée par une Etoile, et si des causes universelles, on tire
certaines convenances ou allégories avec cette admirable nativité qui a
été le remède universel du monde affligé. L’Ange messager de Dieu
annoncé que celui-là doit naître qui nait sous les Gémeaux, maison de
Mercure, que l’Antiquité a cru aussi être messager des Dieux. Les Gé­
meaux sont un signe du Zodiaque, mais -à deux corps, dans lesquels
paraissent deux étoiles. : l’une, plus éclatante de la 2** grandeur,
l’autre plus petite, mais qui prend la force, de celle à laquelle elle est
jointe. La 1" est appelée par les astrologues, Apollon ; la 2', Hercule,
à cause de ses hauts faits et récompensé de la divinité, après avoir
délivré le monde d’une quantité innombrable de monstres par ses
travaux. Les poètes ont exprimé cela par Castor et Pollux, gémeaux nés
d’un père divin et d’une mère mortelle, avec cette clarté toutefois du
supérieur à l’inférieur, que l’un de ces frères rachetait la mort de l’autre
par la sienne. Cela ne signifie-t-il pas deux natures en J.C. : la divine et
l’humaine, dans un seul support du Verbe. L’humaine, exposée à mille
travaux pour le salut du monde, mais couronnée de la résurrection et
d’une gloire immortelle. J.C. naquit l’an 42 de l’Empire d’Auguste et
du monde 3972, au 1" degré des Gémeaux, tout le monde étant en paix,
lui, qui est dévot, donnait la paix spirituelle au monde, sous Vénus Alfri-
daire de cette maison, conciliation de la paix et de l’Amour ; alors les

(<) \oir Les Cahiers Astrologiques, numéros 7 ù iü Je la première série cl 3 et A


Je la n..u>eUe,
DESTIN DE L’UNIVERS 331

affaires des Romains allaient heureusement sous Auguste, parce que le


monde était venu au signe des Gémeaux, aux sextile et aspect ami de
la ville de Kome. Cette ma>son toutefois est des Ennemis, des prisons,
des malheurs car J.C. s est soumis et les siens à tout cela. Il a pour
ennemis mortels les docteurs mercurieux, qui lui ont fait enfin souffrir
le dernier des supplices pour le salut du monde. Et sa religion pendant
toute cette 12e maison, c’est-à-dire pendant tout l’espace de 360 ans,
a ete affligée de persécutions continuelles. Elle a augmenté toutefois par
tout cela et le sang, des martyrs a ete fait la semence des chrétiens.
J'C* estné le 24 décembre à minuit. Il avait donc dans l’Ascendant le
3° degré de Libra, et dans la 9", les Gémeaux, ascendant de sa religion.
Ainsi donc la figure particulière répond à l’Universelle. Ce signe aérien
et maison de Mercure prouve ce que nous voyons, que jamais religion
dans le monde ne fut si adonnée à la science, à la spéculation et au rai­
sonnement, aux disputes et à la controverse, parce que Mercure et les
deux maisons se regardent de quadrat ennemi. Les Gémeaux, signe
aérien, présidant à l’Occident, signifient que cette religion aura sa princi­
pale force en Occident, et qu’elle s’y multipliera.
En mettant l’indice du cercle tournant au l’r degré des Gémeaux
et à l’an du monde 3972, on peut faire ce jugement général du passage.
Saturne dans sa 7" maison du mariage, signifie que les maîtres de cette
religion vivent dans le célibat. Le passage de Jupiter par Saturne et de
Mars par Jupiter a autant de force que la grande conjonction des 3 pla­
nètes supérieures et signifie un grand changement dans la religion ;
Jupiter, approchant de Saturne, signifie que les possesseurs de cette
religion cherchent volontairement la pauvreté et la mort même, et qu’il
leur semble glorieux de mourir de la sorte. La 10" avec le Soleil, Mars
et Mercure, venant avec Jupiter, promet des rois, des guerriers et des
sages du monde qui se soumettent à la piété. La II* avec Vénus, passant
par la 10", montre que cette religion mettra des rois d’accord, et qu’il
lui appartiendra de confirmer les alliances parmi eux.

SECONDE CIRCULATION OU DEPUIS J.-C.

PREMIÈRE MAISON

Dans les années précédentes, un peu avant la naissance de J.C.,


toutes les nations auguraient de plusieurs causes un grand changement
des choses. Les juifs, par le défaut de la race royale, les Romams par
une infinité de prodiges que vous verrez dans Baromus, et la grande paix
du monde dans Auguste, rassemblent à la tranquillité qui precede les
grands tremblements de terre. Les prophètes promettaient coqune un
nouveau ciel une nouvelle terre et toutes es choses nouvelles. Cet heu­
reux état des choses espéré et ce renouvellement en mieux ne parut pas
aussitôt après la naissance de J.C. et tout le temps de la 12 maison ,
au contraire, il semblait que les choses depenssaient pendant que les
tyrans traitaient partout cruellement les chrétiens, pendant que les legions
entières, les villes et mille millions d’hommes se présentaient volontaire­
ment à la mort pour la foi chrétienne. Mais toujours le monde achevé
™Protection* et le retour s’est fait à la V maison, alors véritable­
ment toutes choses sont devenues nouvelles, comme Josue commanda eu
Si de s’arrêter et de ne point toucher à son heure accoutumée,pen­
dant qu’il ^montait ses ennemis, ainsi d.t Ongene, homehe II sur
332 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

Josué, au moment où le soleil vint, la fin du monde était proche, mais


il retint et arrêta le jour de la consommation et l’empecha. de paraître
parce qu’il devait être le salut des nations et qu’on devait remporter
la victoire sur la puissance des Ténèbres. La religion chrétienne devait
être la cause du bien espéré, mais elle se forme dans la 12' maison,
comme dans le ventre de sa mère, parmi les chaînes, parmi les ordu­
res, parmi les douleurs et parmi les convulsions que l’Eglise souffrit
en le mettant au monde pendant neuf ou dix grands, mois ou environ
du grand monde, jusqu’à ce que l’Empereur Constantin se fit chrétien,
car alors il accorda de grands privilèges à la religion chrétienne. Il
empêcha l’idolâtrie qui régnait quasi dès le commencement da monde,
et il abattit les temples des idoles, ou, à la façon des chrétiens, il -
les purgea et les dédia. Enfin il transféra le siège de l’Empire à Cons­
tantinople, lors du quadrat du Soleil, de Mars et de Mercure, et de
la ville de Rome. Censoriûs, à la fin du 14 chapitre du jour natal, dit
des anciens augures et des douze vautours qui apparurent à Romulus
avant de bâtir la ville, qu’ils signifiaient qu’elle devait durer douze
cents ans. Cela semblait être le vrai temps de la restitution du monde,
d’où les démons présentés par Jésus-Christ avant cela, lui disaient en
se plaignant : pourquoi êtes-vous venu nous tourmenter avant le temps.
Le trine de Jupiter et le sextile de Vénus qui se rencontraient alors
favorisaient la religion, et Mercure même, fridaire de cette maison ;
toutefois le quadrat de Mars, ennemi de la religion, signifiait les Ariens
qui combattaient l’Eglise alors et qui niaient la divinité de J.-C. i
x L’an 420, au 4* de l’Ecrevisse, le royaume de* France commença
à Pharamond, né dans un signe aqueux. Il avait autrefois dans ses
armes des crapauds qui sont aqueux. Aujourd’hui des lys, fleurs blan-
1 ches qui se réjouissent dans les eaux, et ses soldats se distinguent par
le blanc. 11 vint au terme de Mars, qui signifie sa force belliqueuse.
On peut conjecturer la splendeur de ce royaume et qu’un jour il éten­
dra son empire par toute la terre, parce qu’il a une naissance quasi
pareille à celle du monde en la disposition des signes et des planètes.
Il souffrira toutefois de grands changements à cause de la maison de la
Lune dans l’horoscope, et parce que les autres signes mobiles occupent
les lieux cardinaux. Mais à la façon du monde, comme nous avons dit
à la 7P, il renaîtra de ses cendres et il redeviendra phis illustre par
ses maux, et il fleurira davantage lorsqu’on croira qu’il est complè­
tement abattu.
L’an de J.-C. 623, au 22r de l’Ecrevisse^ Mahomet publie sa secte.
Elle naît avec le Cœur du Lion, de nature de Jupiter et de Mars, ce
qui signifie à la vérité une fausse religion, à cause de Mars, mais splen­
dide, puissante par la guerre, et comme maîtresse de la mer. Ce degré
de l’Ecrevisse est lé terme, de Jupiter, dont ils se vantent d’être les
plus purs adorateurs de Dieu.
Si on prend les termes selon Ptolémée, c’est le terme de Vénus,
laquelle est aussi proche du sommet du ciel dans la figure particulière,
d’où vient que le vendredi, jour de Vénus, est sàcré parmi eux, comme
le samedi, jour de Saturne, parmi les juifs, et parmi nous autres chré­
tiens, le dimanche, jour du Soleil. Ils sont aussi très adonnés aux
choses vénériennes, et ils sont quasi les seuls à présent dans le monde
qui admettent la polygamie. Alors la 10° maison, qui est des Empires,
passe par la Tête de Méduse ; qui signifie malheur à ceux qui .com­
mandent, et surtout à Rome.
(A suivre.)
Les Nouveaux Livres

Lucien P. Caille « Inconscient dans l’Horoscope » (Ed. des Cahiers


Astrologiques, Nice ; prix : 60 fr.). L’auteur qui s’est surtout fait remar-
quer par ses articles parus dans « Destins », dont il est le rédacteur, avait
primitivement destiné cette longue étude à notre revue. 11 aurait fallu
remettre sa parution a 1 année prochaine, faute de place, et c’est pour
éviter cela qu elle a ete publiée sous forme de brochure. C’est la première
publication consacrée à la méthode pratique et l’interprétation psycho­
analytique de 1 horoscope ; les astrologues goûteront tout particulière­
ment le? significations attribuées aux aspects entre planètes, y compris
ceux de Plutôn.
H.-M. de Campigny « Les Traditions et les doctrines Esotériques »
(Ed. Astra, 10, rue Rochambeau, Paris (IX”) ; prix : 220 fr.). Nous
nous excusons auprès de l’éditeur de ne signaler qu’aujourd’hui, cet
ouvrage fort bien illustré, paru il y a 9 mois, omission due au manque de
place. C’est un exposé très serré et clair de l’ensemble de la doctrine
théosophique. Toutefois certains passages, comme par exemple celui sur
l’Astrologie (p. 8) où l’auteur affirme que « rares sont les « astrolo­
gues » d’aujourd’hui, capables d’ériger exactement un thème », exigent
des réserves. Néanmoins, ce livre est chaleureusement à conseiller aux
personnes désirant faire connaissance avec l’histoire occulte de l’huma­
nité.
• Philippe d’Aquin « Interprétation de l’Arbre de la Cabale » (Ed.
des Cahiers Astrologiques, Nice ; prix : 120 fr.). Rares sont les per­
sonnes qui connaissent ce texte du XVIIe siècle, formant le VIT volume
des « Maîtres de l’Occultisme », car la première édition datant de 40 ans
a,été tirée à 250 exemplaires. En plus de la préface du Dr Marc Haven,
cette nouvelle édition contient une étude inédite de Daniel Nazir, « La
Porte étroite de la Kabbale », formant à elle seule un précieux apport
dans la littérature kabbalistique pratiquement inexistante en librairie de
nos jours. La collection des « Maîtres de l’Occultisme », alliant d’une
manière heureuse les traités anciens avec les écrits modernes, devient
avec chaque volume de plus en plus indispensable à celui qui veut étudier
sérieusement le domaine de l’Occulte.
Jean Mallinger « Notes sur les secrets ésotériques des Pythagori­
ciens » (Ed. Niclaus, Paris ; prix : 75 fr.). Ce sont véritablement des
notes ou plutôt des articles sur les différents points des prescriptions ou
de la doctrine de Pythagore, comme la prohibition des fèves, les Akous-
334 LES CAHIERS ASTROLOGIQUES

mata concernant le pain et le sel, etc., et non un expose complet du


pythagorisme. L’auteur est très bien documente et les citations d auteurs
anciens abondent. Son but est de fournir sur chaque sujet les opinions
des anciens, et tout lecteur lui sera reconnaissant pour cette documen­
tation de tout premier ordre. Il termine son livre en faisant ressortir les
différences entre les conceptions pythagoriciennes de la vie d outre-tombe
et nos croyances actuelles.
Jean Mallinger, « Les Secrets Esotériques dans Plutarque » (Ed.
Niclaus, Pars ; prix : 85 fr.). Cet ouvrage, tout en étant indépendant,
forme la suite du précédent ayant été compose selon la meme formule.
Plutarque, qui était le Grand Prêtre de l'Oracle d’Apollon à Delphes,
était très versé dans l’Esotérisme, et cet ouvrage fait ressortir (avec des
développements considérables) ce qu il dit sur le Feu vivant, les statues
animées des anciens, sur les mystères de 1 Hades et les états posthumes,
etc. Les astrologues liront surtout avec fruit les passages concernant 1 éso­
térisme de la Lune.
Th. Terestchenko « Initiation » (Ed. des Cahiers Astrologiques,
Nice ; prix : 150 fr.). On peut traiter le problème de 1*Initiation soit
de l’extérieur, en parlant de la transmission, des conditions et des quali­
fications nécessaires, comme l’a fait R. Guénon dans un de ses derniers
ouvrages, soit de l’intérieur, en aidant effectivement le lecteur à suivre
la voie. C’est cette deuxième formule, plus difficile que la première,
qui a été adoptée par Th. Terestchenko. De ce fait, c’est un vrai ouvrage
de chevet pour ceux qui cherchent réellement l’élévation spirituelle.
Augustin Chaboseau « La Philosophie Bouddhique » (Ed. Astra,
Paris) illustrations de Jean Chaboseau. Ce livre est une réimpression de
l’Etude sur la Philosophie bouddhique ayant paru en 1891 chez Georges
Carré à Paris. L’étude qu’a fait l'auteur sur le Bouddhisme comme reli­
gion et philosophie contient une biographie succinte mais fort bien docu­
mentée de Sakya-Mouni. Chaboseau expose de façon claire les principes
de l’enseignement de Gautama Bouddha, cristallisant les correspondances
entre ce système d’une part et ceux de la Chine, de l’Egypte, de la
Cabbale, etc. Un important chapitre est consacré à la littérature boud­
dhique, un autre au Bouddhisme du point de vue social et le livre se
termine par une apologie de la philosophie scientifique dont la devise :
Volonté-Justice-Affinité, contenue dans le Bouddhisme, devra, tôt ou
tard, remplacer le Christianisme dans le monde civilisé.
M. C. Poinsot « Formulaire d’Occultisme Pratique » (Ed. Niclaus,
Paris). L’auteur offre un excellent livre à tous ceux qui s’intéressent à
l’OccuIte et qui désirent appliquer ses enseignements et préceptes à la
vie quotidienne. Ce formulaire résume en son titre son contenu ; il est,
en effet, un manuel pour la pratique de l’occultisme, sans phrases inutiles,
sans détails superflus, mais contenant tout ce dont un lecteur curieux et
néophyte doit être informé.
TABLE DES MATIÈRES

Allaeus (François) : Destin de l’Univers .................................... 16, 219, 330


Barbault (André) : Les Cycles Planétaires et leurs interférences ......... 172
» » De Ptolémée à Morin ................................................. 286
Beei' (H.) : Fruits statistiques et autres .................................................
Bressendorf (Otto von) : Sur le sens et rorigine des Symboles des
Planètes (trad, par Massotte) ...................................... t.................... 52
Bunge (Hans) : L’Horoscope et la Destinée .............................................. 39
Caslant (E.) : Note sur les Conjonctions et Amas Planétaires ............... 6 *
Centre International d'Astrologie Scientifique ........................... 164
Costesèque (André) : Le Mystère de la Convergence des Destinées .... 18
» » Hitler est-il encore vivant? ...................s. 43
» .» Le docteur Petiot, criminel de grande envergure. 132
» » Astrologie et Archéologie ........................ «230
Errata .................... 215
Gattefossé (R.-M.) : Les Runes Scandinaves et VAstrologie ....... z.......... 178
Gillet (P.-E.-A.) : Directions. Révolutions. Transits ................................. 21
» s> Domiciles diurne et nocturne ...................................... 34
Voir Robson (Vivian E.) et Léo (Alan).
Herbais de Thun (Vicomet Ch.) : Une méthode remarquable d’inter­
prétation appliquée ....................................................... 146
Hiéroz (Jean) : La Théorie des Aspects dans Morin de Villefranche .. 116
» » Le Calcul des Probabilités appliqué à l’Astrologle .. 239
Jacquemin (R.) : Symbolisme des Nombres et Aspects Planétaires ... 203
» Le Symbolisme des Nombres et Cycles ............ 315 *
Kieffer (F.-Xavier) : La Section d’Or dans l’Astrologie ............. 183, 249
» » Des rapports mystérieux entre les taches du Soleil
et les Evénements terrestres ...................... ;.. 267
* » » Les perturbations cosmiques .................................. 317
Le Contellec (Yves) : Ceux de la Résistance ............................................... 84
» » La Tempête Astrale ........................... 277
Léo (Alan) : Les Degrés du Zodiaque et leur Signification (trad, par
P.-E.-A. Gillet) .................................................. ;................ . ................
Le Riche (H.) : Hortus Astrologiœ ...................................... 263, 323
Malagié (M.) : La Triple Conjonction Saturne-Mars 1945-1946 ............. 128
» Planètes et Couleurs ............................................................ . 254
Massotte (A.) : voir Bressendorf.
Mort d’André Costesèque (La) .................................................................... 198
Note rectificative ............................................................................................ WÏ
LES CAHIERS ASTROLOGIQUES
336
„ .. . 56, 107, 166, 222, 278, 333
Nouveaux Livres (Les) .............................
-Privât (Maurice) : Les Origines des Maisons ......... •................................. 9
Provens (Jean) : Deux cas vécus d’utilisation de VAstrologie Lunaire .. 35
» > Pluton, le libérateur de l’énergie intra-nucléaire -.... 258
Robson (Vivian E.) : Etudes d'Astrologic Hindoue (trad, par P.-E.-A.
Gillet) ....................... U1’ 152’ 208’ 271
Scribe: La Censure et VAstrologie ........................................ 46
Surany (G. de) : Planètes et Couleurs ....................................................... 36
Symours (Ed.) : Horoscope et Destinée .................. :................................. 136
Terestchenko (Th.) : Géomancie et Astrologie et leurs rapports avec la .
Science des Nombres ............................................................................ 27
Ternier (L.) : La rectification des heures natales ................................... 12
» Quelques Directions symboliques ....................... 119
» A propos de la Trutine d’Hermès ..................................... 206
» Centenaire de la découverte de Neptune : Le Verrier et
son thème ............ 234, 319

Volguine (A.) : Charles de Gaulle et son thème ......................... 1


» Le Dictionnaire des Constellations .... 48,. 159, 216, 327
» Quelques adaptations locales de VAstrologie Lunaire .. 51
» Le Langage et VAstrologie ........................... 113
» Lettres et Opinions au sujet du « Maître de Nativité ». 148
» L’Orbe des Aspects ............. 169
> La Géographie Astrologique ................. 225
» Astrologie chez les Incas ................................................. '. 281
XXX. : Observations sur quelques Conjonctions importantes ........ 108, 200

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contenait les ephémérides de Pluton de I860 à 1940.
1944 ........................... 33 fr (franco 3G fr.),
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20 fr. (franco 22 fr.).
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lationnée dans V Aslrologia Gallica (1661) et'traduite par
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