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6 États limites

de service

04
50
069
52
6.1 Généralités [7.1]

3:1
.14
28
.1
73
Les états limites de service courants concernent :

3.1
:16
 la limitation des contraintes ;
67
18
 la maîtrise de la fissuration ;
81
:88

 la limitation de la déformation.
45
35
4 02

Pour le calcul des contraintes et des déformations, on peut considérer la


95
F:
BN

section non fissurée tant que la contrainte de traction maximale ne


:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

dépasse pas f ct,eff.


x.c
rvo
ola

Cette valeur peut être remplacée par f ctm ou f ctm,fl à condition que le
ch
s
iv.

calcul de la traction minimale des armatures soit basé sur la même valeur.
un

La valeur f ctm , peut être prise en compte pour le calcul de la largeur des
fissures.

6.2 Limitation des contraintes [7.2]


La contrainte de compression dans le béton doit être limitée afin d’éviter
les fissures longitudinales, les microfissures ou encore des niveaux élevés
de fluage, lorsque ceux-ci pourraient avoir des effets inacceptables pour
le fonctionnement de la structure.

141
A Règles générales

6.2.1 Calcul des contraintes


Le calcul des contraintes à l’état limite de service est habituellement fait
en considérant une valeur du coefficient d’équivalence n à appliquer aux
sections d’acier, qui vaut :
Es
n=
E cm
1 + ϕef,ELS

Le coefficient ϕef,ELS est le coefficient de fluage correspondant la combi-


naison considérée :

04
50
M0Eqp
ϕef,ELS = ϕ∞

069
52
M0Ed

3:1
.14
 M0Eqp : moment sous combinaison quasi-permanente ;

28
.1
73
 M0Ed : moment sous combinaison caractéristique, fréquente ou

3.1
:16
quasi-permanente ;
67
18
 Si une grande précision n’est pas nécessaire, on pourra prendre
81
:88

ϕ∞ = 2 et :
45
35

• n = 15 pour le calcul des contraintes sous combinaison caractéris-


4 02
95

tique, ou
F:
BN

• n = 18 pour le calcul des contraintes sous combinaison quasi-


:
om
x.c

permanente.
rvo
ola
ch
s
iv.

6.2.2 Contrainte de compression du béton [7.2]


un

Des fissures longitudinales peuvent apparaître si le niveau de contrainte


sous la combinaison caractéristique de charges excède une valeur critique.
Une telle fissuration peut conduire à une réduction de la durabilité.
En l’absence d’autres dispositions telles que augmentation de l’enrobage
des armatures dans la zone comprimée ou confinement au moyen
d’armatures transversales, il peut être pertinent de limiter les contraintes
de compression à une valeur k1 f ck dans les parties exposées à des envi-
ronnements correspondant aux classes d’exposition XD, XF et XS .

142
États limites de service

La valeur de k1 est fournie par l’Annexe nationale. La valeur à utiliser


est 0,6.
 Si, sous charges quasi-permanentes, la contrainte dans le béton est
inférieure à k2 f ck , on peut admettre que le fluage est linéaire.
 Si la contrainte dans le béton excède k2 f ck , il convient de considérer
un fluage non linéaire.
La valeur de k2 est 0,45.

6.2.3 Contrainte de traction des aciers [7.2]


La contrainte des aciers sera limitée de façon à éviter les déformations
non élastiques et les fissurations ou déformations inacceptables.
6

04
50
06
 On peut considérer qu’un niveau de fissuration ou de déformation

9
52
inacceptable est évité si, sous la combinaison caractéristique de charges,

3:1
.14
la contrainte de traction dans les armatures n’excède pas k3 f cyk .

28
.1
73
 Lorsque la contrainte est provoquée par une déformation imposée, il

3.1
:16
convient de limiter la contrainte de traction à k4 f cyk .
67
18
81

Les valeurs de k3 et k4 sont fournies par l’Annexe nationale. Les valeurs à


:88

utiliser sont k3 = 0,8 et k4 = 1 .


45
35
02

 On peut considérer qu’un niveau de fissuration ou de déformation


4
95
F:

inacceptable est évité si, sous la combinaison caractéristique de


BN
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

charges, la contrainte de traction dans les armatures n’excède pas


x.c
rvo

0,8 f yk .
ola
ch

 Lorsque la contrainte est provoquée par une déformation imposée, il


s
iv.
un

convient de limiter la contrainte de traction à f yk .

6.3 Maîtrise de la fissuration [7.3]


6.3.1 Limite de l’ouverture calculée des fissures
[7.3.2]
La fissuration du béton doit être limitée de façon à ne pas porter préju-
dice au bon fonctionnement de la structure et ne pas rendre son aspect
inacceptable.

143
A Règles générales

La fissuration est normale dans les structures en béton armé soumises à


des sollicitations de flexion, d’effort tranchant, de torsion ou de traction
résultant soit d’un chargement direct soit de déformations gênées ou
imposées.
Les fissures peuvent être admises sans que l’on cherche à en limiter
l’ouverture sous réserve qu’elles ne soient pas préjudiciables au fonction-
nement de la structure.
La valeur limite de l’ouverture calculée des fissures wmax est donnée par
l’Annexe nationale. La valeur à utiliser est indiquée ci-dessous, sous com-
binaison quasi-permanente. L’attention est attirée sur le fait qu’il s’agit
d’une valeur conventionnelle de calcul.

04
 Pour les classes d’environnement X0 et XC1, la garantie d’aspect est

50
069
assurée pour une ouverture de fissure inférieure à 0,4 mm. La limita-

52
3:1
tion de la fissuration n’a pas d’incidence sur la durabilité.

.14
28
Sauf indication spécifique des DPM, on peut considérer que les dis-

.1
73
3.1
positions constructives minimales imposées par ailleurs permettent

:16
d’assurer la maîtrise de la fissuration. Le calcul de wmax n’est alors pas18
81
67
requis.
:88
45

 Pour les classes d’environnement XC2, XC3, XC4, l’ouverture des fis-
35
02

sures est limitée à 0,3 mm.


4
95
F:

Dans le cas des bâtiments des catégories d’usage A à D, et sauf indi-


BN
:
om

cation spécifique des DPM, on peut considérer que les dispositions


x.c
rvo

constructives minimales imposées par ailleurs permettent d’assurer la


ola

maîtrise de la fissuration. Le calcul de wmax n’est alors pas requis.


ch
s
iv.
un

 Pour les classes d’environnement XD1, XD2, XS1, XS2, et XS3,


l’ouverture des fissures est limitée à 0,2 mm.
En l’absence d’exigence spécifique, comme l’étanchéité à l’eau par
exemple, on peut admettre que la limitation des ouvertures calculées aux
valeurs wmax ci-dessus sera satisfaisante du point de vue de l’aspect et de
la durabilité.
L’ouverture des fissures peut être calculée suivant les indications qui sui-
vent. Une alternative simplifiée consiste à limiter le diamètre ou l’espace-
ment des barres suivant les indications qui suivent.

144
États limites de service

6.3.2 Section minimale d’armature [7.3.2]


Si la maîtrise de la fissuration est requise, une section minimale d’arma-
ture doit être mise en place dans les zones pouvant être soumises à une
contrainte de traction.
La section minimale d’armature peut se déduire de l’expression :
kc k f ct, eff Act
As, min =
σs

Dans le cas général :


 As, min est la section d’armature de la zone tendue ;

04
50
 Act est l’aire de la zone de béton tendu. La zone tendue est la partie de

069
52
la section dont le calcul montre qu’elle est tendue juste avant la for-

3:1
.14
mation de la première fissure ;

28
.1
 σs est la contrainte maximale admissible. Cette valeur est égale à f yk ,

73
3.1
sauf si une valeur plus faible est nécessaire pour satisfaire aux limites
:16
d’ouverture des fissures, en fonction du diamètre ou de l’espacement 67
18
81
:88

des barres ;
45
35

 f ct, eff est la résistance à la traction du béton effective au moment sup-


4 02
95

posé de la formation des fissures. f ct, eff est égale à f ctm, ou à une valeur
F:
BN

inférieure f ctm (t), si le calcul est fait avant 28 jours ;


:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om
x.c

 k est le coefficient prenant en compte l’effet des contraintes non uni-


rvo
ola

formes auto-équilibrées :
ch
s
iv.

• k = 1,00 pour les éléments de section (âmes, ailes...) dont la plus


un

grande dimension est inférieure à 300 mm,


• k = 0,65 pour les éléments de section (âmes, ailes...) dont la plus
grande dimension est supérieure à 800 mm ;
les valeurs intermédiaires sont obtenues par interpolation ;
 kc est le coefficient prenant en compte la nature de la distribution des
contraintes, avant fissuration :
• en traction pure :
kc = 1,0

145
A Règles générales

• en flexion simple ou composée :


. pour une section rectangulaire ou l’âme d’un caisson ou d’une
section en T :
 
σc
kc = 0,4 1 − 1
k1 hh∗ f ct, eff
. pour les membrures d’un caisson ou d’une section en T :
Fcr
kc = 0,9  0,5
Act f ct, eff
NEd
σc = est la contrainte moyenne du béton de la section considérée.

04
bh

50
06
NEd est l’effort normal de service sous la combinaison d’action

9
52
considérée. La compression est positive.

3:1
.14
h ∗ = min {h et 1,0 m}

28
.1
73
k1 caractérise l’effet de l’effort normal sur la distribution des

3.1
:16
2h ∗
contraintes. k1 = 1,5 dans le cas d’une compression et vaut 67
18
3h
81
:88

dans le cas d’une traction.


45
35

Fcr est l’effort de traction dans la table juste avant la fissuration due
4 02
95

au moment de fissuration calculé avec f ct, eff .


F:
BN
:
om
x.c

6.3.3 Maîtrise de la fissuration sans


rvo
ola

justification par le calcul [7.3.3]


ch
s
iv.
un

Dans le cas de dalles de bâtiment fléchies sans effort normal significatif


de traction, aucune mesure particulière n’est nécessaire pour le contrôle
de la fissuration dans la mesure où la hauteur totale n’est pas supérieure
à 200 mm et les dispositions constructives minimales sont respectées.
Lorsque l’on a prévu au moins les armatures minimales définies ci-des-
sus, la limitation des fissures à des valeurs acceptables et l’absence de fis-
suration incontrôlée peuvent être assurées dans les conditions suivantes,
la contrainte de l’acier σs étant calculée immédiatement après fissuration,
sous la combinaison d’actions considérée.

146
États limites de service

 Si la fissuration est due principalement à des déformations gênées, le


diamètre des barres ne doit pas excéder les valeurs du tableau 6.1.
 Si la fissuration est due principalement au chargement, le diamètre
des barres ou leur espacement ne doit pas excéder les valeurs du
tableau 6.1.
Les valeurs du diamètre maximal du tableau sont basées sur les hypo-
thèses suivantes : c = 25 mm ; f ct,eff = 2,9 MPa ; h cr = 0,5 ; d = 0,9 h ;
k1 = 0,8 ; k2 = 0,5 ; kc = 0,4 ; k = 1,0 ; kt = 0,4 et k = 1,0 .
Les valeurs de l’espacement maximal du tableau sont basées sur les
mêmes hypothèses complétées par : h = 400 mm et un seul lit d’arma-
tures.
6

04
50
06
Le domaine couvert par le tableau 6.1 peut être élargi en utilisant la

9
52
méthode de calcul de l’ouverture des fissures ci-après.

3:1
.14
28
Tableau 6.1

.1
73
3.1
Contrainte de l’acier σs (MPa) 160 200 240 280 320 360 400 450

:16
67
18
Ouverture limitée à 0,4 mm
81
:88

Diamètre maximal des barres HA (mm) 40 32 20 16 12 10 8 6


45
35
02

Espacement maximal (mm) 300 300 250 200 150 100


4
95
F:

Ouverture limitée à 0,3 mm


BN
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

Diamètre maximal des barres HA (mm) 32 25 16 12 10 8 6 5


x.c
rvo
ola

Espacement maximal (mm) 300 250 200 150 100 50


chs
iv.

Ouverture limitée à 0,2 mm


un

Diamètre maximal des barres HA (mm) 25 16 12 8 6 5 4 -

Espacement maximal (mm) 200 150 100 50

Dans le cas des poutres de hauteur totale supérieure à 1 000 mm, il


convient de prévoir des armatures de peau supplémentaires afin de maî-
triser la fissuration sur les joues de la poutre.
On peut admettre que la fissuration due à l’effort tranchant est contrôlée
de manière satisfaisante si les espacements des armatures transversales
sont conformes aux dispositions constructives minimales.

147
A Règles générales

6.3.4 Calcul de l’ouverture des fissures [7.3.4]


Selon les Recommandations professionnelles, le calcul de l’ouverture des
fissures dispense du calcul de section minimale d’armature.
La largeur de calcul des fissures peut se déduire de la relation :
wk = sr, max (εsm − εcm )

avec :
 wk l’ouverture de calcul de la fissure ;
 sr,max l’espacement maximal des fissures ;
 εsm la déformation moyenne de l’armature sous la combinaison

04
d’actions ;

50
06


9
εcm la déformation moyenne du béton entre fissures sous la combi-

52
3:1
naison d’actions.

.14
 

28
σs − kt ρfct,eff 1 + αe ρp, eff

.1
73
σs
On peut prendre (εsm − εcm ) =
p, eff
 0,6

3.1
:16
Es Es
67
18
81

avec :
:88
45

 σs la contrainte des armatures tendues calculée en section fissurée ;


35
4 02

Es
95

 αe = ;
F:
BN

E cm
:
om

As
x.c

 ρp, eff = , avec Ac, eff la surface effectivement tendue. Il s’agit


rvo

Ac, eff
ola
ch

généralement de la zone de béton entourant les armatures tendues,


s
iv.
un

d’une hauteur h c,ef = min [2,5(h − d) ; (h − x)/3; h/2] ;


 kt = 0,6 pour un chargement de courte durée ;
 kt = 0,4 pour un chargement de longue durée.

■ Distance entre les armatures inférieures à 5(c + ∅/2)


Dans le cas où la distance entre les armatures est inférieure à 5(c + ∅/2) ,
l’espacement maximal des fissures peut être calculé par :

sr, max = k3 c + k1 k2 k4
ρp,eff

148
États limites de service

En outre, la valeur de sr,max ne peut être inférieure à la valeur déterminée


dans le cas où la distance entre les armatures est inférieure à 5(c + Ø/2).
avec :
 c l’enrobage des armatures ;
 ∅ le diamètre moyen des armatures ;
 k1 = 0,8 pour les barres à haute adhérence ;
 k2 le coefficient prenant en compte la répartition des contraintes :
k2 = 1,0 en traction simple, k2 = 0,5 en flexion ; k2 est la valeur inter-
ε1 + ε2
polée en cas de traction excentrée , ε1 et ε2 étant les déforma-
2ε1
tions maximale et minimale en limite de la section considérée, calcu-

04
lées en section fissurée ;

50
069
 k3 et k4 les coefficients donnés par l’Annexe nationale. Les valeurs à

52
3:1
utiliser sont :

.14
28
 k3 = 3,4 pour un enrobage inférieur ou égal à 25 mm

.1
73
3.1
= 3,4(25/c)2/3 pour un enrobage supérieur à 25 mm (c en mm).

:16
 k4 = 0,425 67
18
81
:88
45
35

x
02

ε2 = 0
4
95
F:

h d
BN

A A Niveau du centre de
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

hc, ef gravité des armatures


x.c
rvo
ola

ε1 B Aire de la section effective


ch

B de béton autour des


s
iv.
un

(a) Poutre ou dalle armatures tendues

B hc, ef
ε2
B Aire de la section
d effective de béton
h d autour des armatures
tendues en partie supérieure
ε1
hc, ef
C C Aire de la section effective
de béton autour des armatures
(b) Membrures tendues tendues en partie inférieure
Figure 6.1

149
A Règles générales

■ Distance entre les armatures supérieure à 5(c + ∅/2)


Dans le cas où la distance entre les armatures est supérieure à 5(c + ∅/2)
ou s’il n’y a pas d’armature adhérente dans la zone tendue, l’espacement
maximal des fissures peut être calculé par :
sr, max = 1,3(h − x)

En outre, la valeur de sr,max ne peut être inférieure à la valeur déterminée


dans le cas où la distance entre les armaturés est inférieur à 5(c + ∅/2) .

04
A

50
069
52
3:1
.14
∅ h–x

28
B

.1
73
3.1
c

:16
67
18
81
:88

w
45
35
02

C
4
95
F:
BN

D
:
om

D E
x.c
rvo
ola
ch

5(c + ∅ /2)
s
iv.
un

A Axe neutre D Espacement des fissures pour


un espacement des armatures
B Béton tendu > 5(c + ∅ /2)

C Espacement des fissures E Ouverture réelle des fissures


pour un espacement des
armatures ≤ 5(c + ∅ /2)

Figure 6.2 Ouverture des fissures en fonction de la distance à l’acier

150
États limites de service

Exemple de flexion simple ELS

On calcule les contraintes dans la section dont les armatures ont été
déterminées à l’état limite ultime de résistance (voir « Exemple de
flexion simple ELU » en paragraphe 5.1.2).
On prendra en compte pour la suite la section d’acier théorique. On
peut naturellement prendre en compte la section réelle mise en œuvre,
pour peu que celle-ci ait été choisie.
On se limite dans cet exemple à la situation B, la plus courante.
• Ferraillage
La section d’acier théorique est As = 12,8 cm2. On choisit de disposer
deux lits de 3 files, soit 6 barres. Après optimisation on disposera 5 HA
16 et 1 HA 20, soit 13,2 cm2.

04
50
Les calculs suivants sont faits avec la valeur théorique de la section d’acier.

06
Calcul des contraintes :

9
52
3:1
Section d’acier As = 12,8 cm2

.14
As 12,8

28
ρ= = = 0,00677

.1
Pourcentage d’acier

73
bd 30 · 63

3.1
:16
• Sous la combinaison caractéristique
  67
18
2
81

Position de l’axe neutre α = 15ρ 1+ −1


:88

15ρ
45
35
02

 
4
95

2
F:

= 15 · 0,00677 1+ −1 = 0,361
BN

15 · 0,00677
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om
x.c

x = αd = 0,361 · 0,63 = 0,227 m


rvo

On écrit l’équilibre des moments, par exemple, au point de passage de


ola
ch

l’axe neutre.
s
iv.

2x x 2 2x
un

Équation d’équilibre MscB = Nc + Ns (x − d) = K b


3 2 3
+15K As (x − d)2
MscB
Coefficient K =
x3
b + 15As (x − d)2
3

0,225
= = 52,53
0,2273
0,30 + 15 · 0,00128(0,227 − 0,63)2
3

151
A Règles générales

Contrainte du béton σc = K x = 52,53 · 0,227 = 11,9 MPa


Contrainte des aciers σs = 15K (x − d)
= 15 · 52,53(0,227 − 0,63) = −317 MPa
• Sous la combinaison quasi-permanente
 
2
Position de l’axe neutre α = 18ρ 1+ −1
18ρ
 
2
= 18 · 0,00677 1+ −1
18 · 0,00677
= 0,387
x = αd = 0,387 · 0,63 = 0,244 m
On écrit l’équilibre des moments, par exemple, au point de passage de
l’axe neutre.

04
2x

50
MscB = Nc + Ns (x − d)

06
Équation d’équilibre

9
3

52
3:1
2
x 2x

.14
= Kb + 18K As (x − d)2

28
2 3

.1
73
MscB

3.1
Coefficient K K =

:16
x3
b + 18As (x − d)2 18
67
3
81
:88

0,171
= = 35,0
45
35

0,2443
+ 18 · 0,00128(0,244 − 0,63)2
02

0,30
4
95

3
F:

σc = K x = 35,0 · 0,244 = 8,5 MPa


BN

Contrainte du béton
:

σs = 18K (x − d) = 18 · 35,0(0,244 − 0,63)


om

Contrainte des aciers


x.c

= −243 MPa
rvo
ola
ch

• Section minimale d’armature


s
iv.

La section minimale pour la maîtrise de la fissuration est donnée par :


un

kc k f ct,eff Act
As,min =
σs
Section homogène Ahom = bh + 18As = 0,30 · 0,70 + 18 · 0,00128
= 0,233 m2
h2
Moment statique Mhom = b + 18As d
2
0,702
= 0,30 + 18 · 0,00128 · 0,63
2
= 0,0880 m3

152
États limites de service

Mhom 0,0880
Axe neutre xhom = = = 0,378 m
Ahom 0,233
Aire de béton tendu Act = b(h − xhom )

= 0,30 · (0,70 − 0,378) = 0,0967 m2


Contrainte admissible σs = f yk = 500 MPa, ou plutôt 240 MPa, pour
respecter la condition sur le diamètre maximal (voir tableau 6.1).
0,70 − 0,30
Coefficient de dimension k = 1,00 − 0,35 = 0,72
0,50
Coefficient de contrainte kc = 0,40 en flexion simple
kc k f ct,eff Act
Armature minimale As,min =
σs
6

04
0,40 · 0,72 · 2,56 · 0,0967

50
06
= = 3,0 cm2

9
52
240

3:1
.14
• Maîtrise de la fissuration sans justification par le calcul

28
.1
La section d’armature mise en œuvre est supérieure à la section mini-

73
3.1
male pour la maîtrise de la fissuration. La contrainte de traction des

:16
aciers est de 243 MPa sous combinaison quasi-permanente.
67
18
On peut admettre que la limitation de l’ouverture des fissures à 0,4 mm
81
:88

est assurée si le diamètre des aciers n’est pas supérieur à 20 mm, ou si


45

l’espacement est inférieur à 250 mm, ce qui est le cas.


35
4 02
95

• Calcul de l’ouverture des fissures


F:
BN

La largeur d’ouverture de calcul des fissures peut se déduire de la rela-


:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

tion wk = sr,max (εsm − εcm )


x.c

Calcul du terme (εsm − εcm) :


rvo
ola

h−x h
ch

h c,ef = min[2,5(h − d) ; ; ]
s
iv.

3 2
un

0,70 − 0,227 0,70


= min[2,5 · 0,07 ; ; ]
3 2
= min[0,175 ; 0,158 ; 0,35] = 0,158 m
Ac,eff = bh c,ef = 0,30 · 0,158 = 0,0474 m2
As 0,00128
ρp,eff = = = 0,0270
Ac,eff 0,0474
Es 200 000
αe = = = 6,45
E cm 31 000
kt = 0,4 pour un chargement de longue durée

153
A Règles générales

f ct,eff
σs − kt (1 + αe ρp,eff )
ρp,eff σ
εsm − εcm =  0,6 s (valeur minimale)
Es Es
2,56
243 − 0,4 (1 + 6,45 · 0,0270)
0,0270 243
=  0,6
200 000 200 000
198 146
= 
20 000 200 000
= 0,99 ‰  0,73 ‰
Calcul du terme sr,max :
∅ 16
Espacement de référence = 5(c+ ) = 5(30+8+ ) = 230 mm
2 2
en supposant que le diamètre des cadres est de 8 mm.

04
50
Dans le cas où la distance entre les armatures est inférieure à

06

9
52
5(c + ) , l’espacement maximal sr,max des fissures peut être cal-

3:1
2

.14
28
culé par :

.1

73
sr,max = k3 c + k1 k2 k4

3.1
ρp,eff
:16
= enrobage des armatures = 38 mm 67
18
c
81

∅ = diamètre moyen des armatures = 16 mm


:88
45

k1 = 0,8 pour les barres à haute adhérence


35
02

k2 = 0,5 en flexion
4

 2/3  2/3
95
F:

25 25
BN

k3 = 3,4 = 3,4 = 2,57 pour un enrobage


:
om

c 38
x.c

supérieur à 25 mm
rvo

= 0,425
ola

k4
ch
s

16
iv.

sr,max = 2,57 · 38+0,8 · 0,5 · 0,425 = 97,7+100,7 = 198 mm


un

0,0270
La largeur d’ouverture de calcul des fissures :
wk = sr,max (εsm − εcm ) = 198 · 0,00099 = 0,20 mm < 0,4 mm

154
États limites de service

Exemple de flexion composée ELS


On calcule les contraintes sous les combinaisons à l’état limite de ser-
vice dans la section dont les armatures ont été déterminées à l’état limi-
te ultime de résistance en flexion composée (voir l’encart « Exemple de
flexion composée ELU » en paragraphe 5.1.2).
Dans le cas présent, il s’agit de la combinaison caractéristique.
On prendra en compte pour la suite la section d’acier théorique. On
peut naturellement prendre en compte la section réelle mise en œuvre,
pour peu que celle-ci ait été choisie.
On ne tient pas compte des imperfections géométriques à l’ELS.
• Effort normal positif
Mser 0,405
Excentricité e= = = 1,013 m

04
Nser 0,400

50
c = yG − e = 0,221 − 1,013 = −0,792 m

06
Centre de pression

9
52
On calcule les coefficients de l’équation du 3e degré : y 3 + 3 py + 2q = 0

3:1
.14
Section d’acier As = 17,8 cm2

28
.1
73
Coefficient 3 p

3.1
A
:16
b b As
3 p = −3 c2 + 3( − 1)(c − h o )2 − 6n s (c − d ) − 6n (c − d)
67
18
bw bw   b b
81
w w
:88

1,50 1,50
= −3 (−0,792) + 3 − 1 (−0,792 − 0,16)
45

2 2
35

0,40 0,40
4 02
95

0,00178
−6.15 (−0,792 − 0,63)
F:
BN

0,40
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

= −7,057 + 7,477 + 0,570 = +0,990


x.c
rvo

Coefficient 2q
ola
ch

b b A As
s

2q = +2 c3 − 2( − 1)(c − h o )3 + 6n s (c − d )2 + 6n (c − d)2
iv.
un

bw bw   wb b w
1,50 1,50
= +2 (−0,792) − 2
3
− 1 (−0,792 − 0,16) 3
0,40 0,40
0,00178
+6.15 (−0,792 − 0,63)2
0,40
= −3,726 + 4,745 + 0,810 = 1,829
Encadrement de y c − h < y < c,
soit −0,792 − 0,70 = −1,492 < y < −0,792
Solution de l’équation y = −0,958 m
Axe neutre x = c − y = 0,166 m

155
A Règles générales

Coefficient K
Nser
K =
x2 (x − h 0 )2
b − (b − bw ) + n A s (x − d ) + n As (x − d)
2 2
0,400
=
0,1662 (0,166 − 0,16)2
1,50 − (1,50 − 0,40) + 15 · 0,00178(0,166 − 0,63)
2 2
0,400
= = 48,2
0,0207 − 0,0000 − 0,0124
Contrainte du béton σc = K x = 48,2.0,166 = 8,0 MPa
Contrainte des aciers
σs = n K (x − d) = 15.48,2(0,166 − 0,63)
= −335 MPa

04
50
06
• Effort normal négatif

9
52
3:1
Mser 0,405
e= = = −1,013 m

.14
Excentricité
Nser −0,400

28
.1
c = yG − e = 0,221 + 1,013 = +1,234 m

73
Centre de pression

3.1
On calcule les coefficients de l’équation du 3e degré : y 3 + 3 py + 2q = 0
:16
As = 25,3 cm2 67
18
Section d’acier
81
:88

As
3 p = −3c2 − 6n
45

Coefficient 3 p (section rectangulaire


35

bw
02

sans acier comprimé)


4
95
F:

0,00253
BN

= −3(1,234)2 − 6 · 15 (1,234 − 0,63)


:
om

1,50
x.c

= −4,568 − 0,092 = −4,660


rvo
ola

Coefficient 2q
ch
s

As
iv.

2q = +2c3 + 6n (c − d)2 (section rectangulaire sans acier comprimé)


un

bw
0,00253
= +2(1,234)3 + 6.15 (1,234 − 0,63)2 = +0,0867
1,50
= +3,758 + 0,055 = +3,813
Encadrement de y c − h < y < c,
soit 1,234 − 0,70 = 0,534 < y < 1,234
Solution de l’équation y = 1,119 m
Axe neutre x = c − y = 0,115 m

156
États limites de service

Nser
Coefficient K K = 2
x
b + n As (x − d)2
2
−0,400
=
0,1152
1,50 − 15 · 0,00253(0,115 − 0,63)
2
−0,400
= = 41,6
0,00992 − 0,01954
Contrainte du béton σc = K x = 41,6 · 0,115 = 4,8 MPa
Contrainte des aciers σs = n K (x − d) = 15 · 41,6 · (0,115 − 0,63)
= −321 MPa

04
50
État limite de déformation [7.4]

06
6.4

9
52
3:1
.14
28
6.4.1 Généralités [7.4.1]

.1
73
3.1
:16
La déformation d’un élément ou d’une structure ne doit pas être préju-
67
18
diciable à leur bon fonctionnement ou à leur aspect.
81
:88

Il convient de fixer des valeurs limites appropriées des flèches, en tenant


45
35

compte de la nature de l’ouvrage, des finitions, des cloisons et acces-


4 02
95

soires, et de sa destination.
F:
BN
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

Il convient de limiter les déformations aux valeurs compatibles avec les


x.c
rvo

déformations des autres éléments liés à la structure tels que cloisons,


ola

vitrages, bardages, réseaux ou finitions.


ch
s
iv.
un

Dans certains cas, une limitation des déformations peut être nécessaire
afin d’assurer le bon fonctionnement de machines ou d’appareils sup-
portés par la structure, ou pour éviter la formation de flaques sur les
toitures-terrasses.

6.4.2 Limites de flèches [7.4.1]


Les limites de flèches données ci-dessous devraient généralement assurer
un comportement satisfaisant des constructions telles que logements,
bureaux, bâtiments publics ou usines.

157
A Règles générales

L’aspect et la fonctionnalité générale de la structure sont susceptibles


d’être altérés lorsque la flèche calculée d’une poutre, d’une dalle ou d’une
console soumises à des charges quasi permanentes est supérieure à /250
où représente la portée.
Il convient de limiter à /500 les déformations d’un élément après
construction, sous charges quasi permanentes, susceptibles d’endomma-
ger les éléments de la structure avoisinants l’élément considéré.
Pour plus d’informations sur les déformations et leurs valeurs limites, on
peut se reporter à l’ISO 4356.

6.4.3 Cas de dispense du calcul [7.4.2]

04
50
069
52
Il n’est généralement pas nécessaire de calculer les déformations de

3:1
.14
manière explicite, des règles simples suffisant pour éviter les problèmes

28
.1
de flèche en situation normale.

73
3.1
:16
Des vérifications plus rigoureuses sont nécessaires pour les éléments ne
67
18
81

satisfaisant pas ces conditions limites ou lorsque d’autres valeurs limites


:88
45

que celles admises dans les méthodes simplifiées conviennent.


35
4 02
95

■ Section rectangulaire
F:
BN
:
om

Les règles simples concernent les limites du rapport portée/hauteur des


x.c
rvo

poutres et dalles en béton armé données par les expressions suivantes,


ola
ch

établies en admettant que la contrainte de l’acier tendu de la section la


s
iv.
un

plus sollicitée de la travée est égale à 310 MPa à l’ELS, ce qui correspond
sensiblement à un acier f yk = 500 MPa :
  3/2
 ρ0  ρ0
= K 11 + 1,5 f ck + 3,2 f ck −1 si ρ  ρ0
d ρ ρ



 ρ0 1 ρ
= K 11 + 1,5 f ck + f ck si ρ > ρ0
d ρ − ρ 12 ρ0

158
États limites de service

où :

 est la valeur limite du rapport portée/hauteur ;
d
 K est un coefficient qui dépend du système structural ;

 ρ0 est le pourcentage d’armature de référence f ck × 10−3 ;
 ρ est le pourcentage d’armature tendue de la section la plus sollicitée ;
 ρ est le pourcentage d’armature comprimée nécessaire dans la sec-
tion la plus sollicitée ;
 f ck est exprimé en MPa.

■ Valeurs de base du rapport portée/hauteur utile

04
Les valeurs du rapport l/d du tableau résultent des formules ci-dessus

50
06
pour des cas courants, avec un béton C30, σs = 310 MPa , pour ρ = 0,5 %

9
52
3:1
(béton faiblement sollicité) et 1,5 % (béton fortement sollicité),

.14
28
en l’absence d’effort normal de compression.

.1
73
3.1
:16
67
18
l/d pour l/d pour
81

Système structural K
ρ  0,5 % ρ  1,5 %
:88
45
35

Poutre sur appuis simples 1,0 20 14


402
95
F:

Dalle unidirectionnelle sur appuis simples 30 25


BN
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

Travée de rive d’une poutre continue 1,3 26 18


x.c
rvo

Travée de rive d’une dalle


ola
ch

unidirectionnelle continue
s
iv.
un

Travée de rive d’une dalle bidirec- 35 30


tionnelle continue le long d’un
grand côté

Travée intermédiaire d’une poutre 1,5 30 20

Travée intermédiaire d’une dalle 40 35


unidirectionnelle ou bidirectionnelle

Plancher-dalle pour la plus grande portée 1,2 24 17

Poutre en console 0,4 8 6

Dalle en console 12 10

159
A Règles générales

Dans le cas des dalles bidirectionnelles, il convient de considérer la plus


petite portée. Les valeurs indiquées sont généralement sécuritaires. Le
calcul est susceptible de montrer fréquemment que des rapports plus
faibles peuvent convenir.

■ Niveau de contrainte

Lorsque l’on admet d’autres niveaux de contrainte pour les aciers tendus
à l’ELS, il convient de multiplier les valeurs obtenues par le rapport :
310 500
= A
σs f yk As,s,prov
req
où :

04
50
06
 σs est la contrainte de l’acier tendu à l’ELS dans la section la plus sol-

9
52
3:1
licitée ;

.14
28
 As, prov est la section d’acier effective dans la section considérée ;

.1
73
3.1
 As, req est la section d’acier nécessaire à l’ELU dans la section considérée.

:16
67
18
■ Section en T
81
:88
45

Pour les sections en T, lorsque le rapport de la largeur de la membrure à


35
4 02

la largeur de l’âme est supérieur à 3, il convient de multiplier les valeurs


95
F:

de /d par 0,8.
BN
:
om
x.c
rvo

■ Grande portée
ola
ch

 Dans le cas des poutres et des dalles autres que les planchers-dalles, de
s
iv.
un

portée supérieure à 7,00 m, supportant des cloisons susceptibles


d’être endommagées si les flèches sont excessives, il convient de
7
multiplier les valeurs de /d données par .
eff
 Dans le cas des planchers-dalles dont la plus grande portée est supé-
rieure à 8,5 m et qui supportent des cloisons susceptibles d’être
endommagées si les flèches sont excessives, il convient de
8,5
multiplier les valeurs de /d données par .
eff

160
États limites de service

6.4.4 Vérification des flèches par le calcul [7.4.3]


Lorsqu’un calcul est nécessaire, les déformations doivent être calculées
dans des conditions de chargement qui font l’objet de la vérification. La
méthode de calcul doit représenter le comportement réel de la structure,
avec un degré de précision adapté aux objectifs du calcul.

■ Influence de la fissuration
 Il convient de considérer comme non fissurés les éléments qui ne sont
pas censés être chargés au-delà du niveau de chargement qui provo-
querait, dans une section quelconque, un dépassement de la résistan-
ce en traction du béton.

04
 Pour les éléments dont on prévoit qu’ils seront partiellement fissurés,

50
06
il convient de les considérer comme se comportant d’une manière

9
52
3:1
intermédiaire entre l’état non fissuré et l’état entièrement fissuré.

.14
28
.1
S’ils travaillent principalement en flexion, leur comportement peut être

73
3.1
calculé de manière appropriée en utilisant l’expression :
:16
67
18
α = ξαII + (1 − ξ)αI
81
:88
45

où :
35
02

 α est le paramètre de déformation considéré (déformation, courbu-


4
95
F:

re, rotation ou flèche) ;


BN
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

 αI est la valeur du paramètre calculé dans l’état non fissuré ;


x.c
rvo

 αII est la valeur du paramètre calculé dans l’état entièrement fissuré ;


ola
ch

 ξ est un coefficient de distribution qui tient compte de la participa-


s
iv.
un

tion du béton tendu dans la section :


 2
σsr
ξ=1−β
σs
• ξ = 0 pour les sections non fissurées ;
• β est un coefficient prenant en compte la durée ou la répétition du
chargement ; β = 1,0 dans le cas d’un chargement unique de cour-
te durée ; β = 0,5 dans le cas d’un chargement prolongé ou d’un
grand nombre de cycles de chargement ;

161
A Règles générales

• σs est la contrainte des armatures tendues calculée en supposant la


section fissurée ;
• σsr est la contrainte des armatures tendues calculée en supposant la
section fissurée sous les conditions de chargement provoquant la
première fissure.
σsr Mcr
Le rapport peut être remplacé par dans le cas de la flexion
σs M
simple, Mcr représentant le moment de fissuration.

■ Caractères du béton
En règle générale, on utilisera la valeur de résistance à la traction f ctm.

04
Lorsqu’on peut montrer qu’il n’y a pas de contraintes axiales, provoquées

50
069
par le retrait ou les effets thermiques, on peut utiliser f ctm, fl .

52
3:1
.14
Dans le cas de charges d’une durée telle que le béton subit un fluage, la

28
.1
déformation totale peut être calculée en utilisant le module d’élasticité

73
3.1
effectif du béton :
:16
67
E cm 18
E c, eff =
81

1 + ϕ(∞,t0 )
:88
45
35
4 02

■ Déformation due au retrait


95
F:
BN

Les courbures dues au retrait peuvent être évaluées par :


:
om
x.c
rvo

1 S
= εcs αe
ola
ch

rcs I
s
iv.
un

 εcs est la déformation libre de retrait ;


 S est le moment statique de la section d’armature par rapport à l’axe
passant par le centre de gravité de la section ;
 I est le moment d’inertie de la section ;
Es
 αe est le coefficient d’équivalence effectif : αe = .
E c,eff
Il convient de calculer S et I pour l’état non fissuré et pour l’état entière-
ment fissuré, et d’interpoler comme indiqué ci-dessus pour tenir comp-
te de l’état de fissuration.

162
États limites de service

■ Intégration numérique

La méthode la plus rigoureuse pour déterminer la flèche consiste à cal-


culer la courbure dans un grand nombre de sections le long de l’élément,
puis à calculer la flèche par intégration numérique.
Dans la plupart des cas, on pourra se contenter de deux calculs :
 dans un premier temps en supposant l’élément non fissuré ;
 dans un deuxième temps en supposant l’élément entièrement fissuré,
puis on interpolera comme indiqué ci-dessus pour tenir compte de
l’état de fissuration.

04
6.4.5 Recommandations professionnelles

50
069
52
3:1
Les Recommandations professionnelles détaillent pour les bâtiments cou-

.14
28
rants une méthode conventionnelle, justifiée par son usage traditionnel.

.1
73
3.1
Il s’agit de la méthode de calcul des flèches nuisibles des poutrelles et
:16
poutres de bâtiment, mentionnée dans l’Annexe nationale dans la note à 67
18
81
:88

la clause 7.4.3 2(P). Elle est basée sur la formule 7.18 de la clause 7.4.3 (3)
45
35

en choisissant comme paramètre de déformation la flèche à mi-portée de


4 02
95

la travée considérée, en tenant compte du processus de chargement.


F:
BN
:
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om

■ Limites des flèches nuisibles


x.c
rvo
ola

La flèche nuisible a pour valeur : wt − wd


ch
s
iv.
un

où :
 wt est la flèche totale ;
 wd est la flèche qui s’est produite avant la mise en œuvre des éléments
fragiles.
La flèche nuisible est limitée à :

 si  7 m,
500

 et 1,4 cm + si > 7 m.
1 000

163
A Règles générales

■ Paramètre de déformation
La formule (7.18) s’écrit w = we .ζ + wh .(1 − ζ )
dans laquelle :
 we est la flèche calculée avec l’hypothèse que toutes les sections
droites de l’élément sont fissurées,
 wh est la flèche calculée avec l’hypothèse que toutes les sections
droites de l’élément ne sont pas fissurées,

 ζ coefficient de distribution qui tient compte de la participation du
béton tendu.

■ Hypothèses liées à l’application de cette méthode

04
50
06
 Il existe un élément fragile pour lequel la flèche de l’élément qui le

9
52
3:1
porte peut être nuisible, ce qui justifie le calcul.

.14
28
 On adopte un seul coefficient d’équivalence acier béton, soit n = 15 ,

.1
73
3.1
aussi bien dans le cas des sections droites non fissurées et homogé-

:16
néisées (indice h), que dans celui des sections droites fissurées ou effi-
67
18
81

caces (indice e).


:88
45

 À défaut de justifications particulières on passe des déformations ins-


35
02

tantanées du béton (indice i), à celles de longue durée (indice v), par
4
95
F:

le coefficient ϕ = 2 .
BN
:
om

 Les flèches provenant des gradients de déformations imposées (tem-


x.c
rvo

pérature, retrait) sont négligées.


ola
ch

 Il est tenu compte de la continuité en se ramenant à l’étude d’une


s
iv.
un

poutre isostatique associée soumise au seul moment en travée Mt et


Mt 2
en admettant la formule w = , avec la distance entre nus des
10E I
appuis, E le module de déformation du béton (indice i ou v) et I le
moment d’inertie de la section de béton (indice h ou e).
 Le moment de première fissuration du béton Mcr est celui qui conduit
à la contrainte de traction f ctm,fl dans la section droite homogénéisée.

164
États limites de service

■ Méthode de calcul conventionnelle


On considère les moments en travée associés aux chargements suivants :
 Mp dû au poids propre de l’élément ;
 Mc dû aux charges d’équipement mises en œuvre avant les éléments
fragiles ;
 Mr dû aux charges d’équipement mises en œuvre après les éléments
fragiles ;
 Mq dû aux charges d’exploitation.

La flèche totale wt a pour valeur :


wt = wet ζt + wht (1 − ζt )

04
avec :

50
Mp+c+r 2 Mq 2

069
 wet = +

52
3:1
10E v Ie 10E i Ie

.14
Mp+c+r 2 Mq 2

28
 wht = +

.1
73
10E v Ih 10E i Ih

3.1
:16
 ζt = 0 si Mp+c+r+q < Mcr

67
18
81

Mcr
:88

=1− si Mp+c+r+q > Mcr


45

M p+c+r+q
35
4 02
95

La flèche à déduire wd est celle qui s’est produite avant la mise en œuvre
F:
BN
:

des éléments fragiles.


© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

om
x.c

 Si cette mise en œuvre intervient immédiatement après le décoffrage


rvo
ola

de l’élément porteur, elle a pour valeur :


ch
s
iv.
un

wdi = wedi ζdi + whdi (1 − ζdi )

avec :
Mp+c 2
• wedi =
10E i Ie
Mp+c 2
• whdi =
10E i Ih
• ζdi = 0 si Mp+c < Mcr

Mcr
=1− si Mp+c > Mcr
M p+c

165
A Règles générales

 Si cette mise en œuvre intervient très longtemps après le décoffrage


de l’élément porteur, elle a pour valeur :
wdv = wedv ζdv + whdv (1 − ζdv )

avec :
Mp 2 Mc 2
• wedv = +
10E v Ie 10E i Ie
Mp 2
Mc 2
• whdv = +
10E v Ih 10E i Ie
• ζdv = 0 si Mp+c < Mcr

Mcr
=1− si Mp+c > Mcr

04
50
Mp+c

069
52
3:1
Selon le temps écoulé entre le décoffrage du gros œuvre et la mise en

.14
28
œuvre des éléments fragiles, il appartient au concepteur de choisir la

.1
73
valeur convenable comprise entre wdi et wdv , caractérisée par un coeffi-

3.1
:16
cient ψ compris entre 0 et 1 tel que wd = wdi + ψ (wdv − wdi ) .
67
18
81
:88
45
35
4 02
95
F:
BN
:
om
x.c
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ola
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iv.
un

166

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