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Exercice N° 3:

Le montage est réalisé par une presse et du fait que les rugosités ne sont pas négligeables par rapport
au serrage S, le serrage après montage (serrage réel) est inférieur au serrage avant montage (serrage
théorique donné par l’ajustement) et ceci à cause de l’écrasement des rugosités lors du montage.

On rappelle que les rugosités c’est l’empreinte laissé par l’outil de coupe lors de l’usinage d’une pièce.
Ces rugosités peuvent être faibles et négligées après rectification de la pièce mais les rugosités subsistent
toujours.
L’assemblage est :

 40 H7s6
Frette (en majuscule) :  40 H7, selon les tables d’ajustement ES = 25 m et EI = 0

Arbre (en minuscule) :  40 s6, selon les tables d’ajustement es = 59 m et ei = 43 m

Et donc

Smin = ei – ES = 43 – 25 = 18 m

Smax = es – EI = 59 – 0 = 59 m
Ces serrages correspondent au serrage avant montage (donné par les ajustements) et donc :
Savm(min) = 18 m et Savm(max) = 59 m ça représente le serrage théorique donné par l’ajustement.

1°) L’effort nécessaire pour réaliser le montage est donné par l’expression de la capacité mais utilisée
dans le sens inverse en utilisant Pmax (on se met dans le cas le plus défavorable):

F   d L pmax f

( )

Avec Smax = Savm(max) = 59 m pourquoi ? Car au fur et à mesure que l’arbre s’emmanche dans la

frette il rencontre les rugosités et donc le serrage avant montage Savm.

Arbre (creux), ici la bague ; = 3.240

Frette, ici la culasse: = 2.007


E1 = 9.4 104 N/mm2 ; E2 = 7 10 N/mm
4 2
; f = 0.2 (frottement arbre/frette)

On a donc : = 23.09 N/mm2


( )

F   d L pmax f =  x 40 x 10 x 23.09 x 0.2 = 5802.4 N donc F  5802.4 N

Finalement l’effort minimal ou nécessaire au montage est F1 = 5803 N

Remarque : en utilisant la formule de la capacité dans le sens inverse (F   d L pmax f) lors du


montage ou démontage, il ne faut pas utiliser la réserve d’adhérence k, car il faut utiliser tout l’effort ce
qui n’est pas le cas lorsqu’on vérifie la capacité ou l’aptitude de l’assemblage car dans ce cas cela
représente une sécurité (transmettre les efforts sans glissement).

2°) Vérifions la capacité ou l’aptitude de l’assemblage à transmettre l’effort Fmax = 1 kN :

k F   d L pmin f ici on utilise la réserve d’adhérence qui est prise égale à 1 dans cet exercice

( )

Avec : Smin = Sapm (min), le serrage minimum après montage puisque les rugosités vont s’aplanir
après le montage.
Et donc :

( )

Or Sapm = Savm – 1.2 (Rz1+Rz2) Rz1 : rugosité de l’arbre ; Rz2 : rugosité de la frette

Sapm : Serrage après montage

Savm : serrage avant montage et donc donné par l’ajustement

Pourquoi 1.2 (Rz1+Rz2) ?, tout d’abord la rugosité et sur le rayon. Les rugosités de la frette et de

l’arbre vont s’aplanir (s’écraser) et on estime que 60% des rugosités vont disparaitre après

montage bien sûr sur le rayon, c’est-à-dire (0.6 x Rz) et comme le serrage est donné sur le
diamètre et que les rugosités de l’arbre et la frette s’aplanissent, le serrage diminue donc de

(2 x 0.6 x Rz1 + 2 x 0.6 Rz2) c’est à dire de 1.2 (Rz1+Rz2)


Savm (min)= ei – ES = 43 – 25 = 18 m (donné par l’ajustement)

Sapm (min)= Savm (min) - 1.2 (Rz1+Rz2) = 18 – 1.2 x (3.2 + 3.2) = 10.32 m

= 4.04 N/mm2
( )

On revient donc à la formule de la capacité, k F   d L pmin f



A savoir

F doit être inférieur à 1014.9 N pour que l’assemblage puisse être apte à transmettre un effort.
Or l’effort à transmettre est au maximum de 1000 N

Par conséquent, l’assemblage est capable de transmettre l’effort sans glissement.

3°) dans la bague, c’est-à-dire l’arbre creux, on :

( )
Avec :

( )

Où : Smax = Sapm (max), le serrage maximum après montage puisque les rugosités vont s’aplanir
après le montage et donc :

( )

Savm (max)= es – EI = 59 – 0 = 59 m (donné par l’ajustement)

Sapm (max)= Savm (mac) - 1.2 (Rz1+Rz2) = 59 – 1.2 x (3.2 + 3.2) = 51.32 m
Et donc Pmax = 20.08 N/mm2

Ce qui donne

( )
Exercice N°4 :
On ne donne pas rugosités, elles sont donc négligées par rapport au serrage.

1°) Cela veut dire que la pression p qui cause la rupture de la frette est comprise entre pmin et

pmax:
pmin  p  pmax
Où pmin et pmax sont calculées en utilisant l’ajustement  20 H7y6, puisque c’est celui qui cause le
plus souvent la rupture.

Comme la rupture de la frette a lieu quand :  frette  R ; R : limite à la rupture

Et si la rupture à lieu le plus souvent pour l’ajustement  20 H7y6

Alors la limite à la rupture R est tel que : Rmin  R  Rmax

Où Rmin est calculé en utilisant Pmin à partir de Smin de l’ajustement  20 H7y6

Et où Rmax est calculé en utilisant Pmax à partir de Smax de l’ajustement  20 H7y6

Par conséquent :

et
( ) ( )

Calculons alors Pmax et Pmin :

( )

Frette (en majuscule) :  20 H7, selon les tables d’ajustement ES = 21 m et EI = 0

Arbre (en minuscule) :  20 y6, selon les tables d’ajustement es = 76 m et ei = 63 m

Alors :
Smin = ei – ES = 63 – 21 = 42 m

Smax = es – EI = 76 – 0 = 76 m
Arbre (plein) = 0.7

Frette, ici la culasse: = 2.85

E1 = 2.1 105 N/mm2 ; E2 = 1.8 10 N/mm


5 2
On a finalement :

pmin = 109.536 N/mm2

pmax = 198.208 N/mm2


Ce qui donne :

( )

Et :

( )

Finalement : 394.33 N/mm2  R  713.55 N/mm2

2°) L’ajustement le plus fort possible est lié à la résistance de l’assemblage (Arbre + Frette) et donc il se
détermine par rapport à la pression maximale par conséquent nous déterminons la condition sur Smax ,

Cette condition est donnée par la condition de résistance de la frette, l’arbre est supposé résister en
toute sécurité:

Frette:

( )

Et donc : ( ( ) ) et donc pmax  102.78 N/mm2

Arbre (plein) = 0.7

Frette, ici la culasse: = 2.85

E1 = 2.1 105 N/mm2 5


; E2 = 1.8 10 N/mm
2
et d = 20 mm
Et

( )

On aura finalement : Smax  30.408 N/mm2

En adoptant pour la frette le  20 H7 et Smax = es – EI (EI = 0), on aura :

es  30.408 N/mm2
En consultant les tables d’ajustement, la position de tolérance pour l’arbre la plus proche par

valeur inférieure et qui donne es  30.408 N/mm2 est :

 20 p7
Par conséquent, l’ajustement le plus fort compatible avec la résistance de la frette (l’arbre résiste)

est:  20 H7p6

3°) Capacité de l’assemblage :

k F   d L Pmin f

( )

 20 H7p6 , on a : ei = 22 m et ES = 21 m

Smin = ei – ES = 22 – 21 = 1 m par conséquent: pmin = 2.608 N/mm2


Finalement :
 
; = 1747.8 N
Par conséquent : F  1747.8 N
L’effort maximal que peut transmettre l’assemblage sans glissement est :

Fmax = 1747 N